Aujourd’hui sur le pod, je parle avec William Fortin, Staff Software Engineer chez Tome, un SaaS AI-driven de San Francisco pour la création de présentations marketing & ventes.
Tome c’est des millions d’utilisateurs, >50 employés, un HQ à SF, une dernière round de financement série B de 43M menée par Lightspeed Venture Partners, avec une valo à 300M post-money.
On retrace son parcours de dev impressionnant, de Coveo à Pleo à Tome aujourd’hui.
On couvre ensuite plusieurs points, comme :
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
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William Fortin:Ça, c'est sorti. On a « pluggé » OpenAI en moins de deux semaines. J'étais sur un hackathon, je suis resté à SF pendant deux semaines. On a « shippé » ça le 23 décembre. Puis on a eu pogné un million de « users » pendant le temps des Fêtes.
François Lanthier Nadeau: OK, le gars en marketing en moi capote un peu, fait que...
William Fortin: On a éclaté des sondages sur nos clients, j'en parle, ils sont vides. J'ai pas reçu un plus grand, mais je te parle avec le sourire. Ils ont un coup, on les a fait, je reprends. pas avec mes souvenirs.
François Lanthier Nadeau: Tu continues de vivre cette life jusqu'à mon dernier souvenir. What's up, folks ? C'est Francisco Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse où on jase de croître qu'un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. Abonnez-vous, laissez-nous un review sur Spotify, Apple Podcasts ou votre plateforme préférée. Ça nous motive big time. On drop un épisode de semaine minimum juste des discussions sans filtre avec fondateur ou employé clé en SaaS. Assurez-vous aussi que votre SaaS est listé sur saspasse.com. Bouton mauve, ajoutez votre SaaS. Il y a déjà au-dessus de 285 compagnes. Si vous cherchez un emploi ou un employé en SaaS au Québec, allez sur saspace.com slash emploi avec un S, notre job board. By the way, notre employeur certifié Coveo a de sacrés beaux postes d'affichés là-dessus, donc check it out. On prend un break d'événements pour l'été, les amis. On laisse la chance à tout le monde de recharger les batteries, nous inclus. Le prochain événement SASPACE va avoir lieu à Montréal en septembre. Plus d'informations bientôt. La prochaine retraite privée. pour fondateurs SaaS, ça, SaaSpasse en octobre. Pour celle-ci, on cherche des fondateurs entre 100 000 et 1 million de revenus annuels récurrents. Il y a 10 places disponibles maximum. Vous pouvez appliquer sur SaaSpasse.com ou nous écrire à bonjourhi.SaaSpasse.com pour questions, détails. SaaSpasse, l'organisation, la compagnie, on rentre en saison de renouvellement et de vente pour les partenariats 2025. Il y a déjà une couple de fournisseurs, d'employeurs, puis même de tools, right, de SaaS pour les SaaS qui m'ont apprécié. Donc, si c'est quelque chose qui vous intéresse, vous pouvez m'écrire directement sur LinkedIn françois.SaaSpasse.com. On va travailler activement là-dessus, pas mal à partir de maintenant, en fait, quand ce pod-là va sortir. Sinon, toutes les news du podcast, des partnerships, des events, la plateforme, ça sort sur LinkedIn puis notre newsletter. Donc, allez vous abonner. Aujourd'hui sur le pod, je parle avec Will Fortin. staff software engineer chez Tome, un SaaS AI-driven de San Francisco pour la création de présentations marketing et ventes. Tome, c'est des millions d'utilisateurs, au-dessus de 50 employés, un QG à SF, une dernière ronde de financement série B de 43 millions, avec une valorisation à 300 millions post-money. Donc, c'est des gros bidoux. On retrace le parcours de dev impressionnant de Will, pour commencer. qui passe de Playo pardon, Coveo à Playo à Tome aujourd'hui. Puis ensuite, on couvre plusieurs points intéressants comme les cultures de travail Europe versus États-Unis versus Québec, la compensation, rémunération pour dev en fonction de la géographie. Will, il y a des vraiment belles idées là-dessus, puis moi, je joue un peu comme l'avocat du diable. On parle du design ops, le take de Will sur l'éducation pour les devs, les cultures remote, comment optimiser les time zones et les communications. C'est quoi construire du produit avec des large language models dans un space qui bouge vraiment vite. Real avec les AI tourists versus des vrais clients. Acquérir un million d'utilisateurs après un hackathon de deux semaines juste avant les fêtes. Et la pression et réalité de travailler dans une business qui est financée par le VC et qui est en hypercroissance. C'était un event live devant Andian chez Coveo à Québec, celui-là. Donc la version YouTube vaut vraiment la peine, c'est un beau spot. C'est mon pote Émile David de Saint-Pax Product qui a fait ça. Ça vaut la peine d'aller jeter un oeil. Puis dans les questions, à la fin, Jean-Michel Lacroix de Capien demande à Will de nous raconter pourquoi Reid Hoffman, qui est aussi sur le board de Tome, pense que PowerPoint est peut-être dû pour se faire tasse. All right, on passe au show. Let's go ! Je connais pas fait ici, mais je connais pas le son, je connais pas ce que ça fait, mais c'est facile. Will, bienvenue sur SaaSpasse.
William Fortin: Merci de m'avoir sur place. C'est la première fois que je suis de retour dans les bureaux de chez Coveo depuis très longtemps. C'est vraiment beau. Je suis content de voir tout ce monde-là aussi. Fait que merci de m'avoir.
François Lanthier Nadeau: Ça me fait plaisir, man. C'est toujours une bonne excuse pour creuser sur des sujets qui nous intéressent les deux. Je commence tout le temps le pod en posant la question Te rappelles-tu comment on s'est connus pour que le monde catche comment ces genres de relations-là de professionnels émergent ?
William Fortin: Yes. Il y a eu quand même plusieurs petits moments qu'on s'est croisés. Quand j'étais chez Playo très remote, on avait loué un bureau de Robunkart qui partageait les bureaux avec Snipcart. Je pense qu'on s'est croisés, mais je pense que tu m'as intimidé un peu dans le temps. Je ne sais pas trop. Le gars avec les tattoos, je ne sais pas. On ne s'est pas tant parlé, mais on s'est croisés à quelques reprises. Mais la fois où on s'est plus connus pour vrai, c'est… On a fêté l'embauche de
François Lanthier Nadeau: Maxime Laboissaner chez Playo,
William Fortin: qui déménageait à Copenhague. Quelques jours avant qu'il quitte, on a fêté ça. Puis on a appris à amuser quand même.
François Lanthier Nadeau: Exact, man. Excellent recap. Je vais juste ajouter que toi, tu m'intimidais parce que tu avais les cheveux bleachés. Tu n'étais pas game, il faut te parler. Tu faisais du surf en plus. All right. Will, pour que le monde catche un peu quel genre de personnage, ça ressemblait à quoi ta carrière, fais-nous un recap un peu des grosses étapes qui t'ont amené jusqu'ici, puis après ça, on va pouvoir creuser.
William Fortin: Yes. Dans le fond, j'ai fait mon bac en génie logiciel à l'Université Laval, puis j'ai ensuite commencé ma première job en tant que software engineer chez Coveo, ici même. J'ai fait trois ans chez Coveo, ça m'a amené ensuite chez Playo pour cinq ans. J'ai été comme le premier engineer… front-end focus chez Playo dans le 14e employé. Passé 5 ans, je pense qu'il y a maintenant 600-800, je ne sais pas le dernier chiffre du nombre d'employés. Puis par la suite, je suis chez Tome depuis bientôt 3 ans. Ça fait que c'est ça, je me décrirais un peu comme un front-end dev. Maintenant, je suis un peu full stack, la description change tout le temps, mais c'est toujours ce qui est visuel, c'est ça que j'aime. Puis, je suis un gars qui aime bien tout ce qui est sport. Tu parlais surf, kite surf, wakeboard, mountain bike. Tout ce qui est un peu risqué à se casser la gueule. J'aime quand même ça.
François Lanthier Nadeau: Faut juste pas que tu te pètes les phalanges trop.
William Fortin: C'est ça.
François Lanthier Nadeau: Tu perds en value sur le market. Will, Tome, moi j'ai utilisé le tool. J'ai fait un petit peu de research aussi, évidemment, avant le pod. Explique au monde, genre, le elevator pitch-ish. C'est quoi que ça mange en hiver à Tome ?
William Fortin: Ça a changé au cours du temps, comme toute bonne startup. Mais à la base, Tome, c'est un outil de présentation qui se veut être un remplacement plus moderne, plus rapide aux outils qu'on connaît comme PowerPoint ou Google Slides. Mais dans l'ère du mobile, dans l'ère de l'intelligence artificielle. Donc, il a utilisé la Generative AI pour générer ta présentation le plus rapidement possible. Puis là, on a fait récemment un pivot vers plus les sales, parce que c'est des gens qui font des présentations en PowerPoint 10, 12, 15 fois par jour. C'était comme un client qui était vraiment bien positionné à essayer d'optimiser leur workflow à eux. On utilise les présentations, l'AI, les outils de sales pour faire des présentations. Ça n'enlève pas que c'est encore un outil de présentation pour monsieur, madame, tout le monde, mais on focus beaucoup sur le sales dans notre pitch.
François Lanthier Nadeau: C'est des équipes qui ont de l'argent et du budget aussi.
William Fortin: Ben, il faut le vendre, le software, pour payer ces investisseurs-là.
François Lanthier Nadeau: En termes de... T'as-tu une idée, mettons, un ordre de grandeur, genre quantité d'employés, funding, valo, les affaires qui sont publiques, facile à faire.
William Fortin: Oui, dans le fond, en ce moment, on est environ 50 employés. On a eu environ 80 millions de funding, valuation. C'est ribé. C'est ribé, exact.
François Lanthier Nadeau: Je ne sais pas pourquoi je l'ai fait de bon.
William Fortin: C'est une série B, on peut... Ouais, c'est une série B, valo environ de 300 millions, qui est backée principalement par Greylock Ventures, qui est principalement Reid Hoffman, pour ceux qui savent, c'est le founder de LinkedIn, qui a fait son propre VC fund, qui est sur notre board, le dernier board qui était, c'est OpenAI.
François Lanthier Nadeau: Comment il va ce temps-ci ?
William Fortin: Malheureusement, je ne suis pas en first name basis avec Reid, mais il est sur le board de Tom. Donc, c'est quand même cool de voir que c'est un gars qui a été acheté par Microsoft dans LinkedIn. Il y a quand même des opinions très intéressantes envers PowerPoint versus Tom. C'est quand même un cool gars à avoir sur ton board.
François Lanthier Nadeau: C'est ça qui arrive quand tu pognes une startup qui est aussi trendy et bien financée que Tom à SF. Tu as un who's who sur LinkedIn. Oui. Ex-engineer chez Facebook, Reid Hoffman. Il y a des gros noms qui circulent. Je pense qu'il y a de l'extérieur, ça a l'air impressionnant. Puis, ce que je me demande en fait comme question, c'est quand le monde a vu Will Fortin, ils ont-ils eu cette impression-là, tu penses ?
William Fortin: Oui. C'est vrai que je pense que c'est une question que je me pose tout le temps. C'est un peu comment je me suis ramassé là. Puis, il y a l'espèce de…
François Lanthier Nadeau: Syndrome l'imposteur.
William Fortin: Exact. Parce que je pense qu'on a le classique, le petit québécois. Tu regardes le CV, tu te dis… Je ne sais pas, mais je pense qu'aujourd'hui, tu parles de KVO à n'importe qui en tech. Moi, de l'avoir sur mon CV, ça crée plein de discussions. Il y a plein de monde qui s'arrête.
François Lanthier Nadeau: C'est dommage.
William Fortin: En fait, je pense que je ne parle jamais à quelqu'un qui ne sait pas c'est quoi Coveo, par exemple. En Europe, c'est un peu la même chose avec Playo. Playo est connu vraiment bien en Europe. Fait que je pense que mon CV, quelqu'un qui arrive en SF, puis qui creuse un peu, va peut-être comprendre, mais à première vue, c'est sûr que quand tu m'assoies à côté de mes collègues qui sont ex-Google, ex-Meta, j'ai eu des croûtes à manger, mais finalement, je pense que je suis bien sorti. Une expérience qui m'a permis de vraiment bien me démarquer quand même.
François Lanthier Nadeau: Je pense que oui, parce que l'espèce d'apogée de tout ça, c'est vraiment le fait que tu sois assis ici aujourd'hui pour que SaaSpasse. D'ailleurs, ça me dérange plus si tu prends le logo pour ta carrière. Il n'y a pas de trouble. Mais au-delà, on parle de logo, puis au-delà d'un logo, mettons, Coveo, quand tu as starté, ça a aussi été une expérience, je vais assumer, riche. Ma question, c'est, à part traîner ce logo-là comme... street cred sur ton CV, y'a-tu des trucs que t'avais appris, mettons, chez Coveo, qui ont stické, qui sont restés avec toi, que t'as gardés ?
William Fortin: Ouais, 100%, ben, tu sais, de un, chez Coveo, j'ai la plupart de mes amis d'aujourd'hui, j'en ai que je côtoie à tous les jours, qui sont soit encore chez Coveo ou ils sont allés ailleurs, mais aussi en termes de pratiques de software, y'a une rigueur chez Coveo qui est quand même... que je porte encore. Puis il y a aussi eu des expériences, comme par exemple, j'ai eu la chance d'avoir des stagiaires, d'un peu me casser la gueule à gérer des gens qui sont là pendant deux, trois mois, ils s'en vont après. C'est moins high risk de ce côté-là, puis c'est plein de belles expériences, parce que je pense que j'ai eu la chance de le faire à plusieurs reprises, puis il y a encore des situations que j'ai vécues que je suis capable d'appliquer ailleurs en termes de management.
François Lanthier Nadeau: Il y a des stagiaires qui écoutent le podcast qui sont là.
William Fortin: Il est là.
François Lanthier Nadeau: C'est l'Aïs sister of John Allen. Cool, man. Y'a-tu une manière que tu nous expliques, pour ceux qui sont peut-être moins well-versed dans les startups qu'on a nommées, on a expliqué Tom, Coveo, on sait pas mal tous c'est quoi, comme tu disais. Playo, par exemple, ça peut être peut-être un what the fuck pour certaines personnes. Fais-moi un elevator pitch, encore une fois, if, là, de tu.
William Fortin: Tout le monde qui travaille pour une entreprise a eu souvent à faire un rapport de dépense. Tu es allé à une conférence, par exemple, puis tu la payes de ta poche, tu veux te la faire rembourser. Playo est un outil de rapport de dépense automatisé et une carte de crédit qui est reliée à ça. Quand tu fais un achat, automatiquement, tu reçois une notification sur ton téléphone qui te demande de prendre une photo de la facture. Puis tout le reste est automatisé parce que l'information que tu avais besoin revient du provider Mastercard, par exemple. Fait que ton équipe de finance est contente avec toi parce que tout est géré du début jusqu'à la fin. Puis, tu n'oublies pas de courir après ton reçu. Puis, tu es remboursé tout de suite au lieu d'attendre ta prochaine paye.
François Lanthier Nadeau: Puis ça, Playo, ça a été launché 2010-ish à peu près. As-tu une idée ?
William Fortin: Dans le fond… Toi,
François Lanthier Nadeau: tu es rentré quand maintenant ?
William Fortin: Je suis rentré… Ça fait à peu près huit ans que ça existe, quelque chose comme ça.
François Lanthier Nadeau: OK, good. Ton rôle là-bas, c'était quoi ?
William Fortin: C'est ça, moi j'étais front-end dev.
François Lanthier Nadeau: Genre le projet sur lequel tu travaillais et tout ?
William Fortin: Ben c'est ça, au début tu rentres dans une start-up, t'es le premier front-end dev, fait que c'est un peu, ben, c'est tout ce qu'il faut afficher à l'écran. Pick ça, moi je peux. Fait que là, l'app avait été faite, elle était déjà fonctionnelle, on n'avait pas encore de clients payants, on avait comme donné des cartes de crédit pré-loadées avec 20 piastres. à du monde pour qu'il l'essaye. C'était comme, teste ça, tu peux dépenser 20$ dans une conférence puis vois comment ça fonctionne. À partir de là, ça a quand même explosé parce que les gens voyaient la valeur. C'est un produit qui s'explique vraiment rapidement. Tout le monde a comme vécu cette peine-là. Ça a été ça, l'application web, de voir les expenses de tout le monde en temps réel. de pouvoir afficher les reçus, de pouvoir les uploader, de pouvoir ajouter un commentaire. Puis après ça, tout le côté comptabilité, que tu dois exporter ce rapport-là dans tes autres logiciels comptables. Ça, c'était tout sur quoi j'ai travaillé.
François Lanthier Nadeau: Mais là, toi... Tu fais un bon bout du début de ta carrière dans une compagnie bien établie, avec des systèmes, des processus, une équipe en place, Coveo. Il n'y avait pas un niveau de risque ou de peur, ou peut-être l'inverse, de l'excitation, quand tu t'es dit, Chris, je m'en vais dans une startup danoise. Je ne sais pas s'il a fallu que tu ailles en Europe, carrément à Copenhague, direct. Je vais être le 16e. Tu sais, il y a un... Plus gros niveau de risque en termes de mots de carrière, comment tu as vécu ça ?
William Fortin: Oui, je pense qu'il faut que je t'explique un peu d'où ça vient. Dans le fond, j'ai rencontré chez Coveo Marc-André Poulin, qui a travaillé ici chez Coveo. On a eu la chance de travailler sur un projet qui existe encore chez Coveo, qui est Usage Analytics qui était dans le fond recueillir toutes les données des recherches des gens pour savoir sur quoi ils cliquent, puis réutiliser ces données-là pour optimiser les résultats de recherche. Ça, c'était à la base, c'était une espèce de petite équipe expérimentale. C'était moi, Marc-André, Guillaume Simard. Puis, c'était comme, on essaie de voir si ça marche. Puis finalement, rapidement, c'était comme, oui, ça fonctionne. Puis cette équipe-là est devenue un vrai projet. Puis Marc-André a quitté pour aller faire une maîtrise en sécurité informatique au Danemark. Puis sur le side, sur AngelList, il a trouvé une startup quand même cool qui s'appelait Playo. Puis finalement, il a droppé sa maîtrise, puis il était le founding engineer chez Playo. Puis nous, on est restés en contact, puis un moment donné, il fait Hey, j'ai besoin d'un front-end, puis le timing était bon pour moi. Fait que c'était pas juste comme un saut dans le vide, je savais que j'avais bien travaillé avec Marc-André, qu'on s'entendait bien. Puis oui, après ça, il y a tout ce stress-là qui arrivait. Je suis allé... Au début, il voulait que je vienne pendant trois mois au Danemark. Là, c'était comme pendant le temps des fêtes, c'était comme pas le moment le plus nice, fait que j'ai comme... On a négocié un six semaines au Danemark, qui a été une expérience vraiment cool. Le Danemark, c'est un très bel endroit.
François Lanthier Nadeau: Parle-moi-en de ça, parce que là, tu avais vécu la tech à Québec, je pense que tu avais chillé un peu à Montréal aussi. Là, tu arrives dans un environnement tech européen, danois. Y'a-tu des contrastes, disons, au hip-hop ?
William Fortin: La tech au Danemark est quand même encore assez early. En Europe, tu as plein de hub tech Tu penses à la maison à Berlin, il y a des grands, grosses startups. Ça brasse pas mal plus. Danemark, c'est pas très long que tu les nommes, les startups connues de là. Puis sinon, il faut que tu ailles en Suède, il faut que tu t'éloignes un petit peu. Nous, on était dans le fond dans une espèce d'incubateur avec d'autres startups. C'est quand même un... Ben tu sais, ça ressemble un peu au bunker. Tu arrivais là, tu te promenais avec du monde d'autres start-up, puis à chaque... Une fois par mois, je pense, il y avait un genre de déjeuner, puis le monde, ils montraient leur progrès. Fait que c'était quand même un... C'est quand même... C'est spécial, le Danemark, parce que c'est vraiment petit. Tu sais, moi, je suis allé à maintes reprises, puis quand je vais au Danemark, je croise du monde, puis ils font Hey, salut Will ! Tu sais, genre... C'est quand même ça qui... Tu sais,
François Lanthier Nadeau: ça me fait ça sur Saint-Joseph, ça me fait au pays, au Grand-Ville.
William Fortin: Tu sais, c'est ça qui est spécial. C'est que Copenhague, c'est... très très très très petit, puis tu sais, c'est ça un peu, ça ressemble au Québec pour ça.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, tu me dresses un portrait, mettons, de la quantité de start-up tech ou à quel point ça boom la tech. Parle-moi de la culture de travail. Tu sais, mettons, moi j'ai travaillé avec des Américains, avec des Israéliens, avec des Québécois évidemment, une couple d'Européens, mais moins, tu sais, fait que parle-moi s'il y a un contraste là, genre.
William Fortin: Ouais, certainement, mais dans le fond, tu sais, après avoir vécu Québec, Europe, San Francisco, c'est comme parce que le Québec est un espèce d'heureux mélange. On a quand même des idéologies de genre, il faut que tu prennes des vacances. Il y a des trucs. Mais admettons, première semaine que j'étais au Danemark, vendredi soir à 4h30, je suis comme bien dans ma zone encore en train de travailler sur une feature. Mon CTO vient derrière moi, m'ouvre une bière et il dit là, c'est terminé.
François Lanthier Nadeau: Ah ouais, Dieu.
William Fortin: Puis, fait que là, c'est un autre niveau de comme, c'est terminé. Ils sont très forts sur le comme, il faut que tu ailles du plaisir, il faut que tu ailles du bien-être, la famille. Tu sais, le hugué qu'ils appellent, qui est l'espèce de mot danois qui est comme, tu te mets une couverte, puis tu te mets des chandelles, puis tu écoutes un film. Cuckooning, un peu. Il n'y a pas de traduction. Mais ils sont très, très forts sur ça.
François Lanthier Nadeau: Le mot, oui.
William Fortin: Hugué, H-Y-G-G-E. Je sais même pas si je le dis comme il faut.
François Lanthier Nadeau: M'excuse.
William Fortin: J'ai tenté d'apprendre les prononciations, pis c'était un désastre. J'ai laissé faire.
François Lanthier Nadeau: On va mettre ça dans les show notes, comme ils disent. Alright, man. Fait que là... Comme tu dis, est-ce qu'il y avait des designers d'interface quand tu es rentré, mettons ?
William Fortin: Oui, il y avait un designer au moment où je suis rentré. Mais Playo a évolué à une grosse, grosse, grosse équipe.
François Lanthier Nadeau: Exact. Puis, tu t'es rendu à un bout… Quand ton bout de carrière chez Playo s'est terminé, tu travailles sur des trucs comme le design ops, puis des affaires où est-ce que la proximité entre le dev puis la designer ou la dev puis le designer… C'est le nerf de la guerre, mettons. Ma question pour toi, c'est en fonction de toute cette expérience-là, puis celle que tu as chez Tom aussi, as-tu l'impression que tu peux être une bonne personne designer en SaaS si tu n'as aucune base de programmation ?
William Fortin: Ça, c'est vraiment une bonne question parce que...
François Lanthier Nadeau: Thanks.
William Fortin: Parce que, dans le fond, j'ai travaillé avec différents types de designers. J'ai travaillé avec des designers qui ne veulent rien savoir de coder puis d'autres qui codent mieux que... que possiblement bien des devs. Donc là, je te dirais que ça dépend en fait de ce que tu recherches à exprimer comme design. Un designer qui fait beaucoup d'interactions, qui fait des animations, c'est toujours tannant parce que tu es assis à côté de ce designer-là et tu es là « ouais mais là, c'est quoi le timing que tu veux ? » Si tu veux que ça rapetisse, si tu veux que ça grandisse en combien de temps, puis là il va te pointer du pixel pushing pendant une journée. Surtout remote, c'est vraiment pénible parce que là, Il faut envoyer des screenshots avec des lignes rouges un peu partout. Une animation, ça se décrit mal.
François Lanthier Nadeau: Intéressant.
William Fortin: Fait qu'un designer qui code va pouvoir le faire un prototype, que ce soit en… Tu n'es pas obligé d'être dans le langage que toi, tu vas le coder, mais au moins, tu es capable de le voir, de regarder le code, de regarder la logique. Fait que pour ce genre de truc-là, où tu as vraiment… Maintenant, il y a plein d'outils aussi pour faire ça, mais c'est quand même… Il y a une espèce d'étape de traduction qui a de la p
*. la perte tout le temps.
François Lanthier Nadeau: En petit tel, puis code, mettons.
William Fortin: Ouais, même exemple, Figma à code. Tu as un inspecteur, tu peux voir, OK, ça, c'est telle couleur, ça, c'est telle grandeur, mais quand ça bouge et que ça évolue, bien là, c'est un peu plus… Je pense que quand c'est vraiment des choses, beaucoup d'interactions, je parle d'animation, mais ça peut être juste comme, tu navigues à travers une app, il y a plein de choses qui se passent. Du feedback beaucoup. Fait que des mocs statiques Figma, ce n'est pas toujours… Tu arriveras très rarement au résultat que le designer recherche, puis il va souvent être déçu de ce qui va arriver. Fait que quand un designer est capable de vraiment soit te l'exprimer, te le montrer, c'est ça que je veux, puis là tu peux soit exactement le prendre puis le copier-coller, ça c'est le meilleur monde, ou même, moi j'ai eu des designers qui sont venus dans mon code puis qui ont dit ben check, j'ai changé ça, ça, ça puis ça c'est super agréable. Mais il y a d'autres designers qui se spécialisent dans… l'architecture d'information ou plus l'expérience utilisateur qui est vraiment d'autres sortes de design que ce n'est pas nécessairement nécessaire. Mais en tant que dev, c'est sûr que aussi, quand le designer sait si c'est difficile ou pas, ou c'est faisable ou pas, il y a des gens qui sont un peu trop dans les nuages. Des fois, ils sont comme, Ça, ce que tu viens de me montrer, ça prend trois ans. Puis là, ils sont comme, OK. Alors que, tu sais, on ne le fera pas. C'est un peu aussi ça, juste d'avoir une espèce d'idée de grandeur. Ça, c'est très compliqué. Ça, ça prend 15 minutes. Puis, tu sais, de savoir qu'est-ce que tu es en train de pitcher avant de le pitcher aux investisseurs. Wow, je veux ça, clairement.
François Lanthier Nadeau: Chez Tom, en ce moment, les designers à qui tu co-travailles, cohabites, quel drôle de verbe, ils codent-tu ?
William Fortin: Oui. Ouais, la grande majorité des cas. Sinon, ils ont des outils. Tu sais, chez Facebook, il y a un outil que peu de gens utilisent parce qu'il est comme trop compliqué. Mais c'est Origami qui est comme un figma que tu peux attacher plein de frames. Puis tu peux... Tu t'enverrais ça, tu cliquerais, puis tu penserais que c'est une vraie app. Ok. Tu peux vraiment faire ça en fait. Mais c'est super difficile à utiliser. Il y a juste du monde chez Facebook qui était dans le team d'Origami qui utilise ça. Là, ben... On est chanceux, on a des ex-meta qui étaient surorganisés. Donc,
François Lanthier Nadeau: ils peuvent vous former un.
William Fortin: Ben, eux, ils sont là-dessus, mais les autres, ils codent. Parce que par nécessité, ils étaient comme, c'est trop de va-et-vient. Ils l'ont appris sur le tas. Fait que, tu sais, c'est pas du code que tu prends puis tu mets en production du jour au lendemain. Mais, tu sais, il y en a beaucoup qui c'est comme, OK, là, je comprends exactement ce que tu veux, puis on peut le productizer.
François Lanthier Nadeau: Très cool. Justement, l'espèce de traduction ou de communication, passer la balle du design jusqu'au code, ça en est un défi, mettons, dépendamment de la... Ce qui m'intéresse, c'est que je sais que Playo, c'est de la fintech, right ? Ça implique de l'argent, ça implique de l'information sensitive, tout ça. Techniquement, ça a été quoi le défi le plus challenging, mettons, chez Playo ?
William Fortin: Ouais, chez Playo, les défis sont, bien, tu sais, la sécurité en général qu'une application qui gère de l'argent amène. Mais c'est plus en amont, tu sais, tu as plein de partenariats. Aujourd'hui, c'est de mieux en mieux parce que tu as des third parties que tu peux utiliser qui vont… Rails, là ? Ouais, ou dans le fond, des fournisseurs de paiements. Tu vas fournir un API que tu vas dire, bien, check. Quand la carte de crédit a une transaction, envoie-moi un REST API ou un webhook ou quelque chose qui va me notifier. Nous, il a fallu qu'on build ça avec des vieux protocoles ou avec des… des banques qui ne savent pas c'est quoi un REST API. Eux, c'est des FTP ou des vieilles affaires. Il y a eu plein de choses qui ont été duct-tapées, que tu veux cacher le plus possible, puis c'est buildé sur des technologies modernes, mais qui a une espèce de couche de boîte que tu veux abstraire le plus possible. Ça a été ça, le plus gros défi.
François Lanthier Nadeau: Puis ça, juste pour que je comprenne bien, ça vient de la nature un peu plus archaïque de la technologie chez des... partenaires ou institutions financières, mettons.
William Fortin: Ouais, exact. Parce que tu peux pas malheureusement, comme toi, du jour au lendemain, te faire une carte de crédit. Il y a plein de certifications nécessaires.
François Lanthier Nadeau: Berge, il va falloir qu'on en a une.
William Fortin: Tu sais, c'est fait que tu dois passer par des partenaires qui, eux, ont ces certifications-là, bancaires. Puis eux, ils ont des pratiques. Mais là, c'est ça. Comme je te disais, depuis le temps, ça a évolué, puis il y en a des fournisseurs qui ont, tu sais, des Stripe puis tout ça. Tu sais, Stripe, avant, pernaient pas... te permettait pas de faire ça. Maintenant, tu peux te créer ta propre carte de crédit pour ta compagnie qui est Powered by Stripe.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis là, vu que j'ai mentionné Designer Ops comme concept, je pense que ça vaudrait la peine de double-cliquer dessus. Tu as donné une super belle conférence là-dessus. Je l'ai écoutée au complet puis je ne m'en rappelle pas. Ce n'est pas parce que ce n'était pas une bonne conférence. C'était excellent, mais ma mémoire n'est pas super top. J'ai fait beaucoup de commotions. Si tu veux, on pourra en parler. C'est fait. What the fuck is design ops ?
William Fortin: Dans le fond, ce qu'on a réalisé chez Playo, c'est que on avait beaucoup d'équipes qui étaient indépendantes. Il y avait chacun leur designer, leur dev, leur product manager, designer. Puis là, tu décryptes ça à plusieurs équipes qui travaillent sur différentes parties du software, différentes intégrations. Puis là, bien... Le temps avance, puis tu te ramasses que si tu vas dans telle partie du software ou telle autre partie, tu sais clairement quelle équipe a fait quel bout de software, puis qui est un petit peu plus polished, puis qui est un petit peu plus broche à foin. Puis le monde refaisait souvent la même chose. La blague souvent que le monde me dit, c'est que moi je fais des boutons. Mais dans le fond,
François Lanthier Nadeau: Luke de chez Spotify c'est ce qui dessine les triangles, les rectangles. Exact, c'est ça.
William Fortin: J'ai même pas eu la preuve. Fait que le but, c'était de fournir une espèce de boîte à Lego de formulaires, boutons, toutes les composantes que tu utilises pour créer un UI dans les différentes équipes, puis que nous, on fournisse ça aux équipes. Fait qu'eux, ils peuvent, comme un bootstrap, par exemple, pour les gens qui sont...
François Lanthier Nadeau: Fait qu'on n'est pas nécessairement dans un design system. Explique-moi la différence, je suis content.
William Fortin: Designer c'est comme l'encapsulation de Designer. Un Designer va fournir un Designer une librairie de composantes. C'est comme toute l'encapsulation des opérations qu'une équipe de design a à faire. Il y avait beaucoup de choses aussi qui étaient répétitives du designer justement qui devait, voici les maquettes, voici comment les implémenter. Nous, on avait fait des outils pour que... générer du code à partir de Figma pour que les gens n'avaient plus besoin de dire C'est quoi la couleur de ça ? C'est quoi la grosseur de ça ? C'est comme beaucoup d'automatisation. Maintenant, il y a plein d'outils aussi.
François Lanthier Nadeau: Les storybooks de ce monde. Exact.
William Fortin: Cool.
François Lanthier Nadeau: Puis ça, c'est-tu quelque chose, c'est-tu un skill set qui t'a suivi ? Continues-tu de jouer un peu ce rôle-là aujourd'hui ?
William Fortin: C'est toujours quelque chose que moi, j'aime beaucoup. Là, chez Tome, c'est comme pas la meilleure utilisation de mon temps parce qu'on a aussi... Tome, c'est comme une seule surface, un seul écran. C'est une page avec plein, plein, plein d'interfaces, mais tu n'as pas beaucoup de sections. Playo, c'était vraiment… OK, là, tu as la vue admin, tu as la vue financière, la vue export, la vue user. Ça faisait que c'était des expériences différentes, donc des besoins différents aussi d'implémentation. C'est vraiment plus… une seule application. Fait qu'on peut réutiliser plus le code parce qu'ils vivent un peu plus ensemble. Le besoin va venir, je pense, à force d'évoluer. Mais c'est clair que c'est quelque chose que j'aime faire. Mais pour l'instant, je le fais moins.
François Lanthier Nadeau: Chez Playo, t'as fait combien d'années à peu près ? 5 ans. Là-dessus, la majorité, t'étais pas physiquement à Copenhague.
William Fortin: Exact.
François Lanthier Nadeau: Fait que t'as vécu ce lifestyle remote-là. Là, tu le vis chez Tom. Fait que ma question pour toi, c'est qu'est-ce qui fait une bonne culture d'entreprise SaaS remote versus une mauvaise ? Si tu as des exemples, yours,
William Fortin: yours. Ouais, ça, c'est vraiment aussi quelque chose qui me tient vraiment à cœur. Dans le fond, le remote, c'est... Une bonne culture d'entreprise remote, c'est d'être, un, de lâcher prise que toute l'information va être disponible tout le temps. Il faut comme accepter... Le wiki... Ouais, c'est ça. C'est ça,
François Lanthier Nadeau: mettons.
William Fortin: Parce qu'au début, il faut que tout se passe à l'écrit. Il faut que tu multiplies un peu l'espèce de version trop intense du remote qui devient un peu désagréable. Il faut que tu sois comme un… Parce qu'on a fait, au début, quand on a commencé chez Playo, on avait une webcam dans le bureau, tout le temps on. Tu pouvais juste passer. Puis nous, qui étions remote, parce que c'était principalement au bureau à Copenhague que ça se passait, on était comme trois remote. Le monde, il pouvait juste passer et dire salut. C'était comme… correct à un très petit stade de compagnie, puis ça a vite été dérangeant. C'était un peu le talent d'avoir ta caméra à une tout le temps. Je ne suis pas sûr que le monde voudrait faire ça aujourd'hui. Mais une bonne culture, c'est comme... Là, il y avait les time zones qui étaient vraiment différentes. Fait que d'optimiser pour les time zones, de ne pas les voir comme un encombrant. Parce que ça fait que... Moi, je commençais ma journée, au Danemark, il y avait six heures de différence. Il y avait déjà beaucoup de choses qui s'étaient passées. Quand je finissais ma journée, les gens avaient fini depuis à peu près midi.
François Lanthier Nadeau: Tu finisses à 4 heures. C'est ça.
William Fortin: Tu avais ton après-midi complètement libre d'interruption, de tape sur l'épaule, de peux-tu te déranger, j'ai besoin de cette information-là Si tu apprends à bien te lancer la balle de chaque côté, en vrai, tu as une journée de 30 heures, pas 24 heures. parce que la journée continue.
François Lanthier Nadeau: C'est quelque chose qui me buzz avec Playo. On dirait que ma perception de la compagnie, c'est tout le temps que c'est beaucoup plus remote que c'est en vrai. La majorité du staff est à Copenhague.
William Fortin: Puis aujourd'hui, au début, c'était ça, on était trois remote. On avait un gars en Slovénie, deux Québécois et toutes les gens au Danemark. Aujourd'hui, il y a des bureaux à Lisbonne, à Berlin. Ils sont distribués. En termes juste d'avoir plusieurs bureaux, ils sont déjà un peu remote parce que tu as des gens dans ces différents hubs-là.
François Lanthier Nadeau: Mais dans les cinq ans que tu étais là, c'était une minorité qui était remote ?
William Fortin: Oui, quand même une minorité, mais il y en avait beaucoup.
François Lanthier Nadeau: Ok. Pis là, chez Tom, même chose, right ?
William Fortin: Là, chez Tom, minorité. On est pas mal tout le monde basé à San Francisco.
François Lanthier Nadeau: Dis-moi, Will, d'abord, pourquoi... Il doit y avoir quelque chose dans le lifestyle ou la carrière plus remote qui te fait triper au point d'aller dans des compagnies qui sont pas nécessairement 100 distribuées pis te dire, j'adore votre compagnie, yo, je travaille avec vous autres, mais moi, je suis remote, genre.
William Fortin: Ouais, ben tu sais, juste pour être clair, le dream, c'est une... compagnie 100% remote, je pense. Parce que tout le monde vit les mêmes... Pour toi, mettons. Parce que tout le monde vit le même... C'est con, mais la pandémie, ça a été bon pour ça. Moi, j'avais fait du remote avant la pandémie. Tout le monde a fait du remote. Tout le monde a goûté à ça. Puis là, pendant la pandémie, le monde était là. Je sais pas comment tu fais. C'est pourri, le remote. Je sais pas, mais c'est pas ça. Je veux dire, t'es pas en dedans pendant 24 heures, pendant deux ans. Fait que... Fait que... Ce n'est pas ça, mais il y avait quand même beaucoup de leçons à tirer de tout ça. Je suis content que tout le monde ait vu c'est quoi. On le sait maintenant que le monde a pris goût. Moi, c'est ça, le lifestyle, c'est clair. Au Danemark, c'était cool parce que j'avais toujours mon après-midi 100 libre. J'ai besoin d'être focus, de ne pas me faire déranger pour être productif. J'ai besoin aussi de pouvoir aller en mountain bike. J'en ai tiré mon épingle du jeu. Je suis allé… En novembre, au Brésil, pendant un mois, faire du kite. Avec les time zones, même chose, je suis capable de shifter un peu mon horaire, d'aller faire une ride de kite pendant une heure, travailler, finir, retourner faire une autre ride. Ça, c'est quelque chose qui est impossible dans un job au bureau.
François Lanthier Nadeau: Que ce soit chez Playo ou chez Tom, ces genres de trips ou aventures ailleurs qu'au Québec, tu as fait ça régulièrement.
William Fortin: Oui, chez Playo, ce qui était cool, c'est qu'on avait vraiment une équipe multiculturelle. On avait du monde un peu partout. Il y avait un gars qui habitait en Afrique du Sud. Il était comme, à un moment donné, ce serait cool que vous veniez. On s'est ramassé plusieurs à aller en Afrique du Sud, passer trois semaines là. Même chose au fait du kite là. On a fait... Là, je n'ai pas participé à ça, il y a du monde qui est allé en Slovénie. On s'est promenés un peu. Maintenant, je le fais un peu plus comme pour moi, un peu plus en plus petit groupe, mais ça, ça l'a amené. Je sais que, admettons, dans ma liste, je veux aller en Grèce, j'ai une couple d'ex-collègues de chez Playo qui sont là. Je sais que je vais avoir des locals qui vont m'amener au spot.
François Lanthier Nadeau: Ça change l'expérience de voyager vraiment. Oui, à 100 OK. Puis là, Tu seras pas loin, mon téléphone sonne. Euh... Euh... Où est-ce que je m'en vais avec mes skis ? Tome. Play-House, ça semble du moins de l'extérieur une belle compagnie qui semble avoir de la forte croissance. T'étais là early, fait que tu devais avoir des stock options, quelque chose, quelque chose, avec un potentiel de upward mobility, genre de montée dans la compagnie, tout ça. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, tu tires la plug pis tu vas chez Tome, genre ? Il y a de quoi chez Tome de vraiment cool qui t'intéresse, qui t'attire ?
William Fortin: Oui, j'ai quand même regardé dans ma carrière et je me suis rendu compte qu'il y a à peu près 250 employés. C'est comme mon break point.
François Lanthier Nadeau: Pourquoi ? Explique-moi.
William Fortin: Il y a un niveau de restriction, de règles, de politique qui est nécessaire à ce qu'une compagnie de ce size-là fonctionne. Puis il y a l'espèce de bump, que c'est comme le passage un peu, l'adolescence d'une compagnie, que tu sais, elle ne sait pas trop ce qu'elle veut. Puis c'est comme un peu désagréable, cette phase-là. Fait que souvent, c'est là que j'ai quitté, parce que c'était... Tu sais, je pense que toute bonne compagnie passe à travers ça. Puis le avant est un peu tannant, puis le après est bien correct. Mais il y a l'espèce de pendant qui est désagréable. Puis je me suis rendu compte que c'était comme... Moi j'aime ça être dans les débuts, quand je suis quitté chez Playo, j'étais comme en bas de 50, on était super productif, il y avait moins de faut-tu-demande à lui puis lui, puis tu as besoin de rassembler tout le monde pour avoir une idée, tu es plus check, je pense qu'on va faire ça puis il y a un autre qui dit ok, let's go C'est vraiment ce genre de vibe-là qui moins m'allume. Je suis rendu à peu près à ce stade-là chez Playo pour regarder vers une plus petite.
François Lanthier Nadeau: Pour ceux qui ne connaissent pas l'essai de, je ne me rappelle plus, je pense que c'était un genre de software engineer big time, commando versus infanterie versus police, je le mettrais dans les show notes aussi, mais ça explique les différents vibes ou même les différents profils psychologiques du monde qu'il va y avoir dans une startup qui devient une scale-up qui devient quasiment une étonnation, genre une grosse compagnie. Puis il y a beaucoup de ce que tu dis qui file justement la vibe commando de on peut aller se salir les mains, on est une petite équipe agile, très guérilla et tout ça. OK, ça m'intéresse. La beauté de la chose, c'est qu'en tech, des startups, ils en popent constamment. Fait que si tu es un ingénieur ou un professionnel quelconque, peu importe ta discipline, puis que tu es un 0 à 1, tu vas toujours avoir des belles opportunités de travail. Tu n'es pas nécessairement obligé. d'aller de 1 à toutes les autres affaires qui viennent après. Puis il y en a qui, au contraire, vont triper. Ils vont dire, moi, à partir du moment qu'il y a 100 personnes, je suis capable de scaler ça à une équipe d'engineering puis une infra, tu ne croiras pas à ça. Exact. Ça dépend vraiment beaucoup des profils psychologiques puis c'est important de matcher ton profil au cycle de croissance des compagnies qui fit le plus avec.
William Fortin: Oui. J'aimerais ça un jour essayer une vraie grosse compagnie qui a comme un vécu.
François Lanthier Nadeau: Oui, un vécu.
William Fortin: Parce que l'espèce de structure aussi est quand même intéressante. Tu sais, quand tu parles à du monde qui ont été chez Google, Ou chez Meta, tu as un problème sur React, tu vas taper sur l'épaule au gars qui écrit React. Dan ! C'est ça, hey Dan, what's up ? C'est vrai, j'ai des collègues qui m'expliquent ça, puis je suis comme, ça c'est quand même une opportunité d'apprentissage incroyable. Fait que d'avoir ce genre de ressources-là à côté de toi, ça doit être très cool aussi. Mais ça vient que c'est ça, l'espèce de...
François Lanthier Nadeau: Une charge, une l'odeur, dépendamment de quand tu le vois.
William Fortin: Yes.
François Lanthier Nadeau: Tom, en ce moment, est-ce que c'est fair de dire que vous êtes pré-Product Market Fit ?
William Fortin: Ouais, 100% fair.
François Lanthier Nadeau: Fait que dans cette optique-là, je pense que la sagesse startup old school, c'est parler avec ses clients, right ? Yes. C'est quelque chose qui prend beaucoup de place en ce moment dans ton day-to-day ou genre dans le day-to-day de la compagnie ?
William Fortin: À moi, non. Mais nos designers font ça vraiment, vraiment régulièrement. Puis ce qui est cool, c'est que là, toutes les calls sont enregistrées. Alors on peut aller.
François Lanthier Nadeau: Allons dans les spécifiques. C'est quoi qu'ils utilisent pour enregistrer ça ? Où c'est que ça arrive l'information ? Tu peux-tu le consulter ?
William Fortin: Ouais, dans le fond, on utilise Google qui est comme un assistant dans Zoom qui va comme faire un espèce de résumé. Tu peux voir qui a parlé à quel moment, puis vraiment comme aller dans les endroits qui t'intéressent parce que des fois, c'est des calls assez longs. Exact.
François Lanthier Nadeau: Via le transcript, tu peux pogner des timestamps et voir des trucs.
William Fortin: Dernièrement, je travaille sur une feature depuis février. On vient de la montrer à certains des clients qui étaient vraiment intéressés à cette feature-là. On regardait leur feedback. Après ça, on leur a demandé d'essayer. On regarde un peu comment ils se plantent.
François Lanthier Nadeau: Tu as dit que les designers parlaient beaucoup avec le monde. Avez-vous des gens qui produisent pas mal aussi ? Non,
William Fortin: c'est ça. En fait, nos designers sont un peu une espèce de... d'hybrides entre un Product Owner, Product Manager, Designer. Donc, ils ont vraiment... On est très design driven. Notre co-founder, c'est un designer. Donc, tout ce qui est décision, produit... Les designers, en fait, on les appelle les Product Designer vraiment. Donc, c'est eux qui vont vraiment avoir une influence sur le roadmap le plus possible et qui vont jaser avec les clients le plus possible.
François Lanthier Nadeau: Chez Playo, l'espèce de conversation client, expérience client, puis prendre cette information-là, puis faire en sorte qu'elle vive quelque part, puis qu'elle soit utile dans les décisions de produit, c'était-tu présent aussi beaucoup moins ?
William Fortin: Un peu moins, mais ce n'était pas le même genre de discussion. C'était plus des product managers, justement, qui allaient avec les clients. Puis là, c'était des besoins plus comptables. Vraiment, tu as des... des checkbox à cocher quand vient le temps, quand tu achètes ce genre de software-là. Alors que Tome, la différence, c'est que c'est vraiment comme... Il y a des gens qui ont vécu dans PowerPoint depuis leur tendre enfance. Les cours, malheureusement. Ils ont des espèces de piliers ou des habitudes, puis on essaie de casser ces choses-là ou de comprendre un peu qu'est-ce qu'ils recherchent, qu'est-ce qui est painful de ce côté-là. Alors que le côté fintech était plus comme... Ben moi, j'ai tel software, pis j'ai tel compliance, pis tel rapport à faire. Fait que c'est plus comme technique, là, comme discussion à avoir que qu'est-ce que t'en penses de cette feature-là.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, tu viens de me donner un rôle qui est comme double en discipline, mettons product designer chez Tom. Je t'en donne un autre qui est peut-être moins multifacette, là, mais genre une personne en développement, carrément en développement applicatif. Toi, tu as commencé front-end, mais tu te disais, Ah, c'est pas mal full-stack, dépendamment de la compagnie, dépendamment de mes tâches, puis tout ça. T'as-tu l'impression, t'as engagé du monde aussi, tout ça, t'as-tu l'impression que pour une personne dev aujourd'hui, t'as vraiment plus de valeur sur le marché si t'es full-stack, bord en bord, ou peut-être plus même spécialisé ?
William Fortin: Ouais, ben c'est ça, ça c'est, tu sais, dans le fond... D'être full stack, c'est jamais une mauvaise chose, parce que tu te rends utile un peu partout. Mais moi, j'avais un peu cette croyance-là que d'être full stack, c'est d'être bon dans rien. Il y a quatre personnes. Pardon à tous les full stack dans la salle. Mais non, c'est juste, je pense que tu dois quand même avoir une espèce de... C'est quoi qui t'allume ? Parce que quand tu demandes à un dev, c'est quoi ton truc ? Je pense que tu dois quand même... savoir c'est quoi qui t'aime, c'est quoi que tu es bon dedans, puis c'est quoi que tu optimises, mais d'être ouvert à, tu sais, moi, je ne suis pas bon, quand vient le temps de gérer des queries à la base de données, mais je l'ai fait, puis je l'ai appris. Puis maintenant, c'est vraiment cool, parce que je peux faire une feature de A à Z, je n'ai pas besoin de demander la permission à un DevOps pour déployer dans telle place, puis je n'ai pas besoin de... Tu sais, ça, ce full stack-là, je pense que c'est vraiment important d'être ouvert à ça. Avant, j'étais comme je veux rien savoir, moi je fais mon truc. Je pense que maintenant, c'est comme...
François Lanthier Nadeau: Quand est-ce que tu as changé de mindset ?
William Fortin: Ben, il y en a un, c'est quand on a été... Quand je suis arrivé chez Tom, la stack, c'est 100% TypeScript, de front-end au back-end. Fait que déjà, tu sais, c'était... Moi, de jouer dans le TypeScript en front-end, c'est mon terrain de jeu. Fait que j'étais quand même dans le même langage, dans le même setup. C'était facile à le faire. Fait que déjà, il n'y avait pas cette barrière-là à changer de langage. Je suis capable de... changer de langage, mais c'est déjà comme ça de moins que tu es comme je vais l'essayer voir et je te frais ça Il y a un autre truc, c'est que chez Tom on fait beaucoup de pair programming, il y a des tâches que c'est comme je ne sais pas comment le faire, je vais me pogner quelqu'un, on va le faire ensemble et je vais savoir comment le faire la prochaine fois.
François Lanthier Nadeau: Pour le monde qui sont peut-être moins à l'aise ou qui connaissent moins ce concept-là, pair programming entre deux lignes.
William Fortin: Dans le fond, c'est quand tu programmes à deux personnes, il y en a un qui chauffe et l'autre qui fait le copilote. C'est vraiment ça. Il y a des gens qui vont dire que c'est bien bizarre d'avoir deux personnes sur le même écran, mais c'est un outil de partage de connaissances. Tu apprends vraiment beaucoup rapidement en regardant quelqu'un qui est bon faire la chose dans laquelle il est bon.
François Lanthier Nadeau: Je pense que les gestionnaires peut-être moins éduqués vont faire il y a un temps qui est perdu, ce n'est pas efficace Au contraire, c'est la bonne de le monde aussi. De catcher d'avoir quelqu'un qui te dit… cette ligne-là, ça marche pas à cause de ça. C'est tellement un feedback différent quand la personne, je sais pas, est à côté de toi, ou si t'es remote, tu peux utiliser des affaires comme Tupole, pis en tout cas, il y a plein de software. C'est tellement différent que, genre, dans un comment, dans une... Ouais, dans une poll request. Exact. Dans une PR, c'est plus impersonnel. Anyway.
William Fortin: Ben c'est ça, pis la feedback loop est très, très, très rapide. Fait que quand vient le temps de la poll request, le code, je l'ai vu, on l'a écrit ensemble, je l'approuve, pis ça fait qu'il y a un aspect. Ça rend que c'est moins asynchrone, c'est moins le dream encore du remote. Mais là,
François Lanthier Nadeau: tu paies un programme, même si tu es remote avec du monde SF, tu utilises un soft quelconque ? Oui,
William Fortin: c'est aussi simple que Zoom paie. Il y a des features dans VS Coveo que tu peux, comme Google Docs, avoir des curseurs. Tu n'as pas besoin d'être plus compliqué que ça.
François Lanthier Nadeau: All right, folks. Break de 30 secondes pour vous parler de notre partenaire certifié, le Chiffre, a.k.a. le bras droit de l'entrepreneur tech. C'est une firme comptable, moderne, tech-enabled. qui organisent et opèrent toute votre fonction finance. Comptabilité cloud, pay, fiscalité, check. C'est des vétérans du SaaS, qui accompagnent aussi votre croissance. Prévisions, planification financière, aide aux subventions et financement. Ils ont aidé des SaaS bootstrapped, funded, et plusieurs qui ont exit. Donc, peu importe votre étape de croissance, faire affaire avec le chiffre, c'est comme ajouter un vétéran à votre team la veille des séries. Il vous aide à gagner la game, peu importe l'objectif, que ce soit des grosses transactions, acquisitions ou du financement. Leurs conseillers vont se parquer devant votre but et ne pas en laisser passer une. C'est The Real MVP. Check out leur entrevue sur saspace.com slash tonnerre avec un S slash L-E, très dignon, chiffre, ou sur notre YouTube. OK ? De retour au pod. Puis là, on a parlé justement de... On a parlé de différentes géographies où tu peux travailler. On a parlé de différents rôles, même de salaire un peu. On a commencé à toucher là-dessus. Puis une des discussions que toi et moi, on a eues, qui est vraiment intéressante, je l'ai eue avec Guillaume, je l'ai eue avec plein d'autres gens, c'est... Est-ce que le salaire d'une personne en tech, prenons un développeur quelconque, devrait varier en fonction d'où cette personne-là habite ? C'est-à-dire, on est-tu pour ou contre l'espèce d'arbitrage géographique de la compensation ?
William Fortin: Ouais, bien là, je vais te donner mes idéaux à moi, là, pis, tu sais, dans le fond...
François Lanthier Nadeau: Vas-y.
William Fortin: Tu sais, je te réponds avec une question. Est-ce que tu penses que la personne qui travaille en Inde, qui fait exactement la même pull request que la personne qui travaille à San Francisco, le code est la même qualité ?
François Lanthier Nadeau: est-ce que tu trouves que la personne qui travaille en Inde son code vaut moins cher son temps vaut moins cher écoute ça c'est une question piège fait que le podcast va finir là alright laisse moi dire honnêtement ce que je pense là c'est le fun ça va être crunchy là je joue le rôle de l'avocat du diable en passant un serpent ça veut pas dire que je don't hold it against me alright c'est juste enregistré je pense que ta question est cadrée d'une manière où est-ce que je répondrais Of course, ce code-là a la même valeur. Par contre, moi, je vais flipper la table un petit peu et je vais dire, l'argent que je paye pour ce code-là, là-bas, n'a pas la même valeur. C'est probablement ça que la majorité du monde qui font l'arbitrage vont justifier. Le coût de la vie, tu le vois même entre Québec et Montréal. Des fois, des petites distances, ça change de quoi sur le salaire. Moi, personnellement, d'un point de vue... idéaux, comme tu disais, je side avec toi. C'est-à-dire que je pense fortement que tu devrais... Tu produis la même value, on est dans un market global, c'est méga décentralisé, man, on lift le monde par en haut, tu sais. Je le feel à 100%. Mais pour avoir été tête dans des budgets, pour avoir vu la pression financière qu'il peut y avoir sur une compagnie, je l'ai vu chez Dude man. On engageait en Ukraine, on engageait ailleurs qu'à SF et à Tel Aviv parce que c'était genre... Puis il fallait réussir à survivre à Tel Crunch, puis tout, fait que...
William Fortin: Ben c'est ça.
François Lanthier Nadeau: C'est un mess, là.
William Fortin: Ben c'est ça, fait que je vais te donner à l'intérieur la version plus nue. Ouais, ouais, pas de doute. Parce que là, c'est comme... C'est la spicy réponse, mais... Le... Tu sais... Par exemple au Danemark, c'est un endroit où le coût de la vie est élevé. Donc, de se positionner quand même avec un salaire qui est… Tu n'es pas capable de compétitionner avec San Francisco, par exemple.
François Lanthier Nadeau: Exact.
William Fortin: Mais tu es capable de compétitionner avec bien des grandes villes. Donc, là, tu te dis, nous, nos salaires vont être basés sur le Danemark, puis il n'y aura pas de changement de ce côté-là. C'est encore juste une question de comment toi, tu veux être compétitif dans le market. Toi, si tu mets une règle d'un multiplicateur sur le coût de la vie dans ta ville, good for you, mais dans le fond, le chaleur, c'est la chose la plus facile à gamer. Mais le chaleur plus haut que tout le monde, tu vas avoir plus d'applications. C'est un peu une métrique qui fait partie de comment tu veux te marketer en tant que compagnie pour trouver du monde.
François Lanthier Nadeau: C'est tellement touché parce que là, je vais double down là-dessus, mais mettons un SF, Silicon Valley en général, mettons. La quantité d'argent qu'il y a de disponible dans ce, je ne sais pas combien, kilomètre carré, est tellement plus grosse que la quantité d'argent qu'il y a de disponible pour financer, lever, monter des compagnies tech, mettons ici, que je me dis, dans cette optique-là, on a-tu aussi cet arbitrage-là qui fait du sens de… Ou plutôt qu'il ne ferait pas de sens pour nous de dire J'en ai su des salaires de SF, de certains ingénieurs, puis j'étais comme... Ma compagnie casserait ! Je payais tout le monde ce prix-là. Ce qui est le plus hot dans ce que tu as dit, je trouve, c'est Choisis ta ligne. Tu dis Mon référent à moi pour telle raison, c'est ça. Puis on s'amarre sur ce référent-là puis tu prends une position. J'aime vraiment ça.
William Fortin: On le savait chez Playo, tu avais quelqu'un qui arrivait de New York, on était comme on ne sera pas capable parce que cette personne-là s'attend à un certain salaire qui est élevé, plus élevé que ce qu'on était capable d'aller chercher. Là après c'est ça, c'est vraiment une question de comment tu vas devoir aller jouer ailleurs. Après ça va être des stock options ou avec d'autres conditions, des vacances, c'est quoi ton… parce que malheureusement tu as beau avoir la plus hot… Le plus hot produit, ben ok, tu vas avoir du monde vraiment passionné. Tu sais, tu as des designers qui arrivent d'une compagnie d'instruments de musique, ou de Teenage Engineering, par exemple, que tout le monde veut être là. Ben là, tu sais, tu peux avoir, il y en a peu qui ont ce edge » -là, ben genre, ben check, nous,
François Lanthier Nadeau: on fait juste… Tu le fais pour la passion de… Ouais, ouais, non, je comprends. Je m'en vais-tu là ? Je m'en vais-tu pas là ? Je vais mettre une pin là-dedans, on n'est pas obligé d'en parler, mais il y a une montée de plusieurs, plusieurs compagnies, les Sherpas, Athena... En tout cas, il y a plein de middlemen qui vont aller dans un marché donné géographique comme les Philippines, par exemple, et ils vont dire, nous, on trouve de l'excellent talent ici, on le forme, puis on le match avec des postes ouverts aux US, en Amérique du Nord, en Europe, peu importe où. Puis là, il y a cet arbitrage. Puis eux, carrément, leur pitch, c'est prendre des engineers, des marketeurs, des designers, des assistants virtuels qui sont aussi bons que tu aurais dans ton marché média, paye. 50-75% moins cher. Puis ces business-là sont en train de boomer, right ? Fait que je suis curieux de voir l'impact à long terme que ça, ça peut avoir. Parce que c'est pas... Le salaire qui est payé à ces business-là, c'est pas une affaire de sweatshop, genre. Fait que ça monte aussi le salaire dans ces areas-là. Je ne sais pas comment ça va play out tout ça, mais ça m'intéresse vraiment.
William Fortin: Je pense qu'il ne faut pas se cacher qu'il va y avoir une espèce de réajustement qui va se faire avec les AI aussi qui arrivent dans le game. L'autre jour, notre gars de Customer Support a fait un script en Python, il ne sait pas coder. Il ne l'avait jamais codé, il a chat GPT, his way out of it.
François Lanthier Nadeau: Donc lui, il met juste CS, Customer Support, Customer Science, I don't care. Voilà, c'est ça.
William Fortin: C'est fait. C'est quand même caboté de voir que tu vas être capable d'aller chercher tes besoins en programmation pour des trucs simples, encore pour le short term.
François Lanthier Nadeau: Ça va mettre une pression.
William Fortin: Il y a ça aussi.
François Lanthier Nadeau: San Francisco, c'est comme la fable, le mythe de la tech. Ton expérience personnelle. T'es allé à SF récemment, t'as des collègues là-bas, etc. Les plus gros contrastes entre SF comme culture de travail, la tech en général, puis ici ?
William Fortin: Ouais, ben c'est quand même capoté. San Francisco, tu débarques la première fois, tu prends ton Uber, puis là, ben tu croises les taxis, pas de conducteur, puis après ça, t'as des billboards de Notion, puis de... des pays à l'essai de mène de l'implicité c'est un peu petit nous on a des billboards de parfum c'est des billboards de l'épilogé écrit jean ask your software engineer c'est quand même assez capoté déjà ça fait que c'est déjà si tu veux au café tu es dans filtre en a parlé de kubernetes de ces deux tech en général de vici funding tu peux faire de l'espionnage industriel si tu veux au café de macchiato fait que ça c'est déjà un espèce de vibe qui est Personnellement, un peu too much pour moi. Pourquoi ? Je ne sais pas. Moi, il faut que j'arrête de parler du travail à un moment donné. Je suis au café et je ne sais pas. Je m'imagine que tu es au parc et tu te chiles et ça parle encore de VC Funding. Moi, j'ai le résident. C'est un peu désagréable. Mais c'est ça, le monde, il vit, il baigne là-dedans au day-to-day. La ville ? La ville, récemment, c'est… quand même assez bizarre parce que là, il y a beaucoup de sans-abri, la crise du fentanyl, tout ça, c'est quand même assez palpable dépendamment d'où tu vas dans San Francisco. Fait que c'est pas une ville très... Ben, tu sais, c'est une belle ville quand tu vas dans les beaux spots, mais c'est un espèce de no man's land en même temps. Et puis, t'as du monde avec leur backpack, avec leur MacBook Pro à 4000$, puis t'as la personne qui fait du fentanyl. C'est un peu bizarre, tu sais, avec des tanks. Ça fait un espèce de contraste.
François Lanthier Nadeau: Ça ne t'a pas fait donner le goût d'accrocher ton dosoir de gars remote, mettons.
William Fortin: Non, je ne l'ai pas fait. C'était ma place. Mais aussi, tu sais, c'est un espèce de monde incroyable que tu marches dans la rue et tu es comme Hey, ça c'est GitHub qui est là, ça c'est Cloudflare.
François Lanthier Nadeau: La densité et la concentration de talent et de capital, c'est insane.
William Fortin: Tu peux avoir n'importe qui en speed dial. Tout le monde connaît tout le monde. Ça fait que le réseautage est super bon, mais nous autres, pendant le temps des fêtes, on était down parce qu'on avait un problème avec Octa, parce qu'on avait busté nos limites, parce qu'on a explosé en termes de user base pendant le temps des fêtes. Mon CEO a texté le CEO d'Octa et il a dit qu'il fallait nous débarrasser au PC. Ça, ça n'arrive pas à grands autres endroits qu'à SF. C'est un espèce de... À chaque fois, il faut que je me pince un peu. C'est spécial.
François Lanthier Nadeau: C'est cool d'avoir un account personnel aussi. Hum... Hum... Je parle-tu de Jenny Heu tout de suite ? Non, je te pose une question par rapport au fait que Tom, en ce moment, tu l'as dit, c'est pré-product market fit. Vous avez fait un pivot, tu l'as expliqué c'était quoi le pivot. Vous êtes en train, j'imagine, de générer de plus en plus de revenus, mais ça reste que si tu check la valorisation, si tu check les millions qui ont été éjectés là-dedans, en ce moment, tu travailles très fort sur un produit qui ne génère pas, mettons, d'énormes revenus ou qui en génère peut-être pas beaucoup même. Là, c'est une question de noob, de gars qui n'a jamais été fondé ici et tout ça. Ça « feel » -tu bizarre, ce côté-là, mettons ?
William Fortin: Ouais, 100%. C'est bizarre, c'est sûr. Mais tu sais, quand tu es là-dedans, c'est aussi du gaz pour aller vite. Tu as de l'argent, donc tu es comme « ah, il y a tel software qui règle ça » . C'est comme un « pay to be good » dans un jeu vidéo. Tu as plein d'affaires vite. C'est comme « ah ouais, on a... » on ne va pas le builder nous-mêmes, on va prendre un partner pour ça. Il y a beaucoup de choses qui te permettent d'aller vraiment vite, d'un peu tricher. Oui, ça file un peu comme de la triche, mais en même temps, tout le monde joue dans cette game-là. Mais oui, ça a été toujours un peu bizarre. J'ai eu la chance d'être chez Coveo et chez Playo que c'était dans le temps du Product Market Fit. On savait qu'on buildait quelque chose qui était utile, qui fonctionnait et que le monde aime. Là, je pense qu'on en a du monde, mais c'est encore de le faire valoir. Puis dans un espèce de monde où les gens n'ont pas encore trouvé comment monétiser bien de l'AI, je pense que tout le monde s'entend que ça va marcher. Mais c'est encore dans une phase où il y a du monde qui font un peu n'importe quoi. Ils ne savent pas comment le monétiser. Puis tout le monde joue un peu avec les tools. Ah, je l'essaye. Ça marche-tu ? J'aime-tu pas ?
François Lanthier Nadeau: C'est très user curieux, mettons.
William Fortin: C'est ça. Nous, on appelle ça des AI tourists. C'est vraiment ça. Fait que nous, on a eu de la misère un peu à convertir notre monde. Fait que ça a été ça, beaucoup le pivot. C'est qu'on sait que ces gens-là font... Parce que, tu sais, OK, tu dis, Hey, toi, tu fais des PowerPoints, mais t'en fais, je sais pas, une fois par mois. Meta ça, c'est quand même rare qu'on bust out le PowerPoint. Fait que là, il faut que tu trouves quelqu'un qui en fait régulièrement, qui a besoin de ça. Qui ? Bien là, c'était un de ces personnages-là qui fitait.
François Lanthier Nadeau: Ça va être une personne qui doit aller vendre un software quelconque ou un produit quelconque à des execs, puis qui doit avoir un beau deck pour faire ça. C'est ça,
William Fortin: parce que le feature, dans le fond, c'est des gens qui font le même deck, le même pitch très souvent, mais qui changent un petit peu pour tel client, tel autre client. Puis là, c'est la même présentation de, mettons, 150 slides, puis là, ils pigent une quinzaine de slides pour tel client. Ils en pigent une vingtaine pour tel autre client. Puis là, nous, on vient… automatiser tout ça en posant des questions au début c'est qui ton client puis là on est capable de feeder les réponses avec ton Google Call pour la prochaine présentation que tu vas faire elle a déjà le feedback de ce que le user voulait fait que là on peut dans
François Lanthier Nadeau: le fond mettre ton meeting de sales sur autopilot exact c'est qu'il s'incrémente s'améliore de façon incrémente au rythme que tu apprends sur le marché que tu parles avec tes clients que tu build tes features ça c'est débile Ça veut dire que vous êtes plugé sur une couple de sources de data différentes, certaines avec sales, certaines avec marketing.
William Fortin: Exact. C'est ça, c'est tout nouveau. C'est ça le pivot. C'est ça, on s'intègre dans Google on s'intègre dans des différents calls de SEC, il y a un 10K, c'est comme tous tes documents financiers pour les compagnies publiques, on peut aller parser ça. On pitche ça dans des modèles LLM qui sont capables d'ingérer ça. Puis là, on a différents modèles qu'on pitch pour aller générer leur...
François Lanthier Nadeau: J'imagine qu'il y a du monde qui va peut-être vouloir gosser avec, puis ça a l'air aimant, tom.app.
William Fortin: tom.app, oui.
François Lanthier Nadeau: Parfait..com doit être cher.
William Fortin: Oui, malheureusement. Oui.
François Lanthier Nadeau: Pas assez de fonds.
William Fortin: On sait quand il expire, fait qu'on va essayer de...
François Lanthier Nadeau: Hey, man. À un moment donné, j'espère qu'il va le compter. Guillaume St-Mort va venir sur le podcast. Oui, allez-y. Contre son histoire de domain name, c'est la meilleure histoire. Excellente histoire. Fait que ça, ça va être un gros teaser. il manquait pas ça subscribe fait que t'as parlé de Jenny Height de Name Drop le fameux LLM toi est-ce que tu vis des des eureka du fun ou des affaires tough par rapport à travailler avec ce nouveau tolling là qui est plus autour du de l'intelligence artificielle générative ouais ben tu sais le problème c'est que c'est un peu une espèce de bazooka pour tout faire fait qu'au début t'es comme
William Fortin: Ah, on pitche ça dans OpenAI, on pitche ça dans Cloudflare. On veut un peu trop. Il y a un mime, c'est lui qui met de la sauce sur sa salade, comme huit étages de la sauce. C'est un peu la AI sauce. Ça, c'est un peu le problème, mais aussi c'est une façon de rendre le software magique. On a eu des moments où ça a marché tout seul, c'est vraiment cool. Ça, de pouvoir aller piger dans ces trucs-là, que tu es comme, hey, check ça, ça va le faire tout seul, ça, c'est vraiment, vraiment cool.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que vous, il y a-tu des data scientists où le core de la valeur générée par l'AI vient des modèles existants ?
William Fortin: Oui, le core vient des modèles existants, mais on a des ML engineers qui vont aller faire soit le fine-tuning pour vraiment optimiser les queries dans des modèles spécifiques. On est en train de builder nos propres modèles aussi. On a un head of AI qui vient de chez Meta, qui lui a quand même de la bonne expérience de ce côté-là. On a des gens d'anciennes compagnies comme Scale AI. On a du monde avec des grosses pointures en termes d'AI. Moi, je suis moins exposé à ça, mais ils font tout ce qui est la plateforme pour savoir, justement, dans tel cas, on va l'envoyer à tel modèle, dans tel autre cas. Puis là, les modèles évoluent vraiment rapidement aussi. On a eu GPT-3, 3.5, 4. À chaque fois qu'il y a des nouveaux modèles, il faut, un, c'est des opportunités d'avoir des coûts moindres parce qu'à chaque fois qu'il y a un update, ils sont soit plus rapides ou ils sont soit plus performants. Notre bill OpenAI, c'était 12 000 par mois la dernière fois que j'ai checké. Il faut essayer d'optimiser ça de ce côté-là.
François Lanthier Nadeau: Mais c'est ça, le rythme, l'espèce de frénésie auquel ces modèles-là et ces compagnies-là churn des produits ou des APIs, ça amène un lot de chaos dans votre développement produit. En termes d'une crud, une web app SaaS qui n'a pas d'AI ou whatever, oui, il y a des nouveaux frameworks et le monde s'estime, c'est quel le meilleur, mais genre, ship le code, le front-end, le back-end, ça peut tenir ensemble longtemps en tabarouette avant d'avoir de quoi de life-changing qui arrive.
William Fortin: Le plus tannant là-dedans, c'est que tu ne peux pas genre unit tester un LLM. Tu te trouves en OpenAI, c'est un autre produit, puis tu vas changer un mot dans ta prompt, puis ça ne marchera plus. Ça, c'est arrivé à quelques reprises, c'est comme ouais, on va tweaker ça, on va rajouter ça puis là, c'est complètement cassé. Fait que là, il y a beaucoup de jobs de plateforme que tu dois dire ok, bien là, comment on fait pour… tester un modèle, envoyer juste 10% du trafic dessus, voir si ça fonctionne, avoir de l'observabilité, voir si... Fait qu'il y a toute cette espèce de poutine-là, qu'il y a des compagnies qui se spécialisent à faire ça. Fait que je pense que ça, on va avoir un lot de compagnies qui ne vont pas perdre justement de tester des modèles sur une partie du trafic, tout ça. Fait que nous, c'est ça le problème, c'est que c'est vraiment expérimental, puis c'est, essaye-le, check si ça marche, puis là, bien, ça va-tu marcher pour les... Les 20 millions de users qu'on a qui roulent des queries, les chances qu'ils vont...
François Lanthier Nadeau: C'est 20 millions ?
William Fortin: Oui, on est à 20 millions de users.
François Lanthier Nadeau: C'est pour ça que vous avez dépassé vos...
William Fortin: Oui, non, non.
François Lanthier Nadeau: OK.
William Fortin: C'est 10 millions de users en 9 mois, dans le fond, entre le moment qu'on a launché...
François Lanthier Nadeau: Il faut avoir des revenus, une startup financière, il faut que ça aille de la croissance.
William Fortin: C'est ça. Au moins, on peut show up pour ça.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Mais sentez-vous une pression là-dessus aussi, genre ? top-down, les execs ou la suite de ça, ils sont comme yo, les monthly active users Ouais,
William Fortin: c'est certain. Surtout, quand on a levé notre série B, c'était comme no man's land tu levais une série B pendant la COVID ou en sortant de la COVID, il fallait que tu ailles des revenus. Nous, on n'en avait pas. Mais je pense qu'on avait la growth pour aller démonter ça. Puis, fait que... C'est comme un des use cases que les AI fonctionnent bien et qui se portent bien à ça. Je pense que tout se place quand même. Parce qu'à la base, le Tom, il n'y avait pas d'AI. Oui, c'était vrai.
François Lanthier Nadeau: Les premiers PR, PR, press release. Oui. Les premiers trucs de presse que j'ai lus sur Tom, justement, ça ne parlait pas d'AI.
William Fortin: Non, c'était juste comme, ça s'est sorti, on a plugé OpenAI en... Mais moins de deux semaines, j'étais sur un hackathon, je suis resté à SF pendant deux semaines. Et on a shippé ça le 23 décembre. Puis on a eu pogné un million de users pendant le temps des fêtes.
François Lanthier Nadeau: C'est ça le gars en marketing en moi qui a pote un peu. Fait que, il y a sûrement d'autres mondes qui se demandent, mais genre, ça a été quoi les canaux de distribution, d'acquisition qui ont fait que le user count est genre explosé de même chez ton ?
William Fortin: Ben, là c'est ça, il y a eu l'espèce de... On a surfé la même vague qu'OpenAI. OK,
François Lanthier Nadeau: ça genre lift...
William Fortin: OpenAI a sorti son API, puis nous, on était chanceux, on avait eu un early access. On s'est pluggés dans les premiers. Tout le monde était sur Product Hunt, puis sur Twitter, puis tous les tools qui génèrent de l'AI. Il n'y a pas eu tant de... On était sur Product Hunt, mais je recommanderais... Pas tant de monde d'utiliser ça comme canal de distribution.
François Lanthier Nadeau: Ouais, c'est rendu bruyant.
William Fortin: Ouais, ça fait que ça, ça a fonctionné pour nous, mais c'était étonnamment organique. Même tout le monde était comme, qu'est-ce qui se passe ?
François Lanthier Nadeau: Moi, j'ai utilisé Tome avant de lancer SaaSpasse pour justement... J'avais comme les thèses, les idées de SaaSpasse, ça va ressembler à ça. Puis je disais à Tome j'ai normalement des slide decks là-dessus. Ça, puis finalement, je ne sais pas pourquoi j'ai utilisé Gamma à plat. Moi,
William Fortin: j'ai vu, j'étais déçu.
François Lanthier Nadeau: je m'excuse mais mais le moment magie que tu parles c'est ça aussi qui fait que tu cher pics à ça devient un gars avec l'espèce de viralité moi je n'ai parlé à plein de monde je sais c'est l'espèce de scaffolding de mon deck mon pitch d'est moi SaaSpasse c'est fait dans moi je les ai tous finis après j'ai changé plein d'affaires mais genre on dirait que ça enlève un c'est
William Fortin: le syndrome de la page blanche c'est tout le monde arrive sur la gamme Tu sais pas par où partir là, tu dis ben check c'était ça j'avais envie de parler, pis là tu pars avec une base que tu vas probablement complètement effacer parce que tu sais, c'est très générique là.
François Lanthier Nadeau: C'est pour tout à régénérer.
William Fortin: Juste là. Pis là ben avec toutes les autres informations qu'on va aller injecter avec des sources externes de ta compagnie, ben là on va rendre ton contenu. vraiment unique parce que sinon c'est un autre. Le monde, ils disent tous qu'on fait des open AI rappers. On est passé ça. Je pense qu'il y en a eu plein. On en a été un. Là, on ne l'est plus.
François Lanthier Nadeau: Makes sense. Écoute, je nous amène vers le finish line pour qu'on puisse ouvrir les questions bientôt. Je vois le temps passer. J'ai mal un petit peu aux fesses. C'est parce que quand je buvais encore de l'alcool, je suis tombé dans une échelle. Je me suis déplacé le coccyx. Ça fait que là, aujourd'hui, c'est plus difficile pour moi. C'est pour ceux qui ont ri, sérieux. C'est vraiment... C'est une vraie histoire, par exemple. Tabarnak. Oversharing much encore, Frank. Dude, j'ai le goût de finir par le côté plus éducation. Parce que toi, tu es littéralement enseigné à l'Université Laval. Parle-moi de pourquoi tu es enseigné. Puis parle-moi de comment... les devs slash designers slash artisans en SaaS peuvent apprendre à part à l'école traditionnelle ?
William Fortin: Oui. Dans le fond, moi et Vince Séguin, on a travaillé ensemble chez Coveo et on est encore bons amis à ce jour. Lui, il donne encore le cours à l'Université Laval. Moi, c'était un peu trop pour moi. Je ne sais pas comment il fait pour elle. Il a une job full-time, un poste haut placé, puis il donne le cours en plus. Mais dans le fond, à la base, on a fini notre bac, puis Vince il avait... corrigé pour la directrice de programme pour lui donner un cours à l'université. Donc lui, il la côtoyait de temps en temps. En finissant notre bac, elle a comme demandé as-tu du feedback sur le cours de génie logiciel ? Puis lui, il a comme dit ben, on n'apprend rien sur le web. On avait fait des stages, puis on a tout appris, nos affaires qu'on utilise au day-to-day, sur le tas. Donc on a des principes de programmation de base qui sont vraiment importants à connaître, mais… Un API, moi, en sortant de mon bac, je ne savais pas. Ça, c'était quand même assez spécial. Le feedback, ça a été ça. C'est comme, on devrait voir des technologies web d'une certaine façon. Elle a dit, c'est parce qu'il n'y a personne pour donner le cours. Puis là, Vince, il a dit, on pourrait le donner, nous, le cours. Puis là, c'est... Tout était là. Moi, j'étais down parce que les deux, on avait... travailler ensemble sur des projets et tout ça. Je pense qu'on se trouvait hot, je ne sais pas trop. Mais on était là genre, on va monter le cours qu'on aurait aimé avoir.
François Lanthier Nadeau: C'est fucking cool. Pourquoi, votre carrière est en train de commencer, vous avez plein d'affaires à faire, tu veux faire du kitesurf partout dans le monde. Non mais, as-tu un désir de redonner, de passer le suivant ?
William Fortin: Ben oui, c'était ça. C'était comme de dire… Je pense qu'on peut améliorer le programme. Puis tu sais, c'est cool, j'ai reçu quelques messages cool par après qui étaient comme Hey, j'ai trouvé la job de rêve, puis genre, dans mon entrevue, tous les trucs qu'ils m'ont demandé, c'était dans votre cours.
François Lanthier Nadeau: Il y a un doute que j'ai croisé tantôt au début de l'UVN qui m'a dit justement que tu avais été son prof, que tu avais joué à l'influence. C'est fucking cool.
William Fortin: Ouais, tu sais, ça, c'est cool. Fait que c'était vraiment juste d'améliorer le programme, puis les élèves, ils ont tellement trippé. qui ont fait une pétition pour que le cours devienne obligatoire au programme.
François Lanthier Nadeau: Si,
William Fortin: c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Si j'avais eu un feedback, j'aurais monté le prix du cours direct.
William Fortin: C'est ça. Le gars de marketing. Oui, c'est ça. On a fait un deuxième cours qui était comme la suite, avec un plus gros projet qui lui est optionnel. On a fait ça pendant plusieurs années. Moi, j'ai arrêté justement parce que c'était un... Surtout avec le Danemark, ça faisait que j'étais au Danemark à des moments que Vince devait prendre le cours tout seul. C'était un peu… Par la suite, il a juste continué. Il y a des chargés de cours qui l'aident pour tout ça. C'est très cool. Shout-out à Vince.
François Lanthier Nadeau: Toi, tu as 10 ans d'expérience. Oui, 10-12.
William Fortin: 10-12,
François Lanthier Nadeau: parfait. Tu as une critique belle carrière. Je suis content que tu en aies parlé aujourd'hui à ce point-là. Il y a du monde qui commence, qui va écouter ça. J'ai deux questions pour toi. Comment est-ce que toi, tu continues d'être sharp ? de t'éduquer, de t'améliorer. Pour ceux qui commencent, as-tu des suggestions, pro-tips, conseils ?
William Fortin: C'est un moment difficile pour les juniors de sortir parce qu'il y a un million de tech qui apparaît et ça bouge extrêmement vite. Ce que je dirais, c'est de trouver c'est quoi que vous aimez. puis d'un peu essayer de se spécialiser dans quelque chose. Moi, ça a été le front-end pour moi. J'étais comme ça, j'aime ça, je vais double down là-dedans.
François Lanthier Nadeau: Tu as découvert ça parce que tu as gossé, tu as essayé, tu t'es trouvé des clients, tu as essayé de faire des projets open.
William Fortin: Les stages ont vraiment aidé pour ça. C'est sûr que quand l'éducation… Je pense que si je recommençais, j'ai fait juste deux stages, j'aurais pu en faire trois. Je conseillerais aux gens de faire le plus de stages possibles.
François Lanthier Nadeau: Tu avais fait ton stage aussi ? Non,
William Fortin: je n'ai pas fait mon stage.
François Lanthier Nadeau: Je ne me le demandais.
William Fortin: Mais Vince avait fait son stage chez Coveo, puis c'est un peu la raison pourquoi j'ai... Il a fait ses deux stages chez Coveo, puis j'étais comme, ça a l'air vraiment cool, fait que c'est pas après. Mais ouais, je dirais ça, puis tu sais, de l'information, il n'en manque pas. Il y a des chaînes YouTube, il y a des comptes Twitter, il y a vraiment toute de l'information. Granée, aïe ! Ouais, exact. Fait que je pense que c'est juste d'être curieux, puis de trouver c'est quoi le format d'information qui marche. C'est-tu du... Des blogs, des YouTube. Moi, j'aime bien YouTube de ce temps-ci. Fait que c'est pas mal mon truc. Mais Twitter aussi, ben gros, tu te follow des accounts qui sont trop intéressants. Essayer aussi. Prendre un petit side project de quoi tu tentes, de quoi tu allumes, qui va vraiment voir le... Ouais, ça sert à lire les mains,
François Lanthier Nadeau: c'est ça. Pour finir, une petite philosophique, puis après ça, on va ouvrir aux questions. Il y a une... Il y a un micro pas loin, Oli va s'en occuper dans pas loin, c'est bon. Y'a-tu des erreurs que t'as le goût de partager que t'as faites durant ta carrière que tu pourrais peut-être éviter à du monde qui commence ou juste qui est là-dedans ?
William Fortin: Ouais, ouais, ben t'sais, y'en a une couple que c'est plus en termes... J'ai eu un passage vers le management un peu en tant que team lead, pis j'ai eu tendance à donner mon feedback des fois un peu trop soft, t'sais, quand tu veux être trop un good guy. Ouais,
François Lanthier Nadeau: moi j'en ai fait tout le long terme.
William Fortin: Puis là, tu te rends compte finalement, tu as tellement sugarcoated ton prestat, personne ne s'est compris. Puis de fait, tu arrives trois semaines plus tard et tu es comme ce n'était pas ça, pas en tout Ça, c'est vraiment, je pense, le gros learning. Ça a été comme ça va faire mal, mais ça va peut-être être mieux que si tu traînes ça trop longtemps Mais c'est tough. Fait que ça. Puis plus en termes techniques, c'est l'espèce de chasse du shiny new things. C'est tellement cool de vouloir essayer la nouvelle tech puis le nouveau framework, puis le nouveau LLM ou peu importe. Essaye-le, mais d'essayer de baser ton projet autour d'une tech, c'est jamais vraiment une bonne idée. Puis c'est arrivé d'être comme, on a ce use case parfait pour utiliser cette nouvelle tech-là, c'est pas une bonne idée.
François Lanthier Nadeau: des solutions qui cherchent des problèmes alright man t'as-tu des shameless plugs ?
William Fortin: ben comme tu disais, allez essayer Tom pis donnez-moi des nouvelles c'est clair que c'est mon bébé en ce moment on a une grosse feature qui s'en vient que je travaille très fort dessus pis je pense que ça va rendre Tom encore plus expressif,
François Lanthier Nadeau: encore plus intéressant si le monde veut le follow up avec toi poser d'autres questions, Will Fortin sur LinkedIn, c'est cool ? parfait, man, merci Will merci beaucoup merci à toi alright c'en était un long celui-là il y a un micro d'installer par là où que je regarde on a comme le floor d'ouvert pour un 10-ish minutes si le monde a des questions à poser à Will juste dire votre nom c'est quoi que vous faites dans la vie pis c'est quoi votre question votre temps de renfance c'est non on en parle pas allez salut
François Lanthier Nadeau4: Oh, pas de son. Oui, salut. Jean-Michel, moi je suis founder de SaaS aussi. Je voulais savoir, nous on fait un peu la guerre à PowerPoint dans ce qu'on a à faire. Il en pense quoi, Reid Hoffman de PowerPoint ?
William Fortin: C'est ça qui est intéressant, c'est que Reid Hoffman, c'est le temps d'avoir autre chose. Puis aussi, c'est que le problème de PowerPoint, c'est qu'il ne peut pas nécessairement évoluer ou complètement changer du jour au lendemain. C'est tellement implanté dans... profondément dans le workflow des gens, que tu ne peux pas arriver et dire, Bien, check, voici ce nouveau PowerPoint complètement refait. Fait que soit il va y avoir un nouveau produit qui va être plus comme... Ou tu sais, il y a un co-pilot qui parle pour aller s'intégrer dans l'AI et tout ça. Mais c'est comme une espèce de produit qui ne peut pas vraiment évoluer, qui est comme figé dans le temps. Puis c'est comme un peu malheureux, mais ça donne la place à du monde comme nous de... d'aller chercher cette opportunité-là. Cool,
François Lanthier Nadeau4: merci.
François Lanthier Nadeau: Excellente question. N'hésitez pas, s'il y en a d'autres qui ont le goût de chitchat un tout petit peu, votre nom, votre rôle. Salut, moi c'est Maxime,
François Lanthier Nadeau5: développeur chez Kimobi. Tu as parlé de... de la rigueur que tu as appris chez Coveo et que ça a vraiment été important dans ta carrière. Mais il y a aussi une école de pensée, tu sais, comme Facebook, on dit move fast, break things par exemple. Puis c'est un peu quoi les avantages et les inconvénients de la rigueur au niveau early stage dans les startups ?
William Fortin: J'aime vraiment cette question-là. C'est d'être rigoureux au bon moment puis d'être scrappy au bon moment. C'est vraiment... Puis ça, tu vas l'apprendre d'avoir fait une... Architecture incroyable qui va scaler pour un produit qui a zéro user, c'est complètement inutile. Puis tu sais, c'est con, mais il n'y a pas si longtemps, on avait un all-hands avec Tom, puis la première slide, c'était Coveo Fast Break Stuff. Puis Tom est un produit qui est quand même assez polished, qui est assez... Tu sais, justement, on a beaucoup de designers, c'est un beau produit. Mais... Fait qu'au début, il a fallu avoir quand même une base relativement stable, clean. Il y avait une rigueur là. Puis là, on est dans une espèce de phase qu'il faut itérer, il faut faire des trucs qui sont rapides parce que la compétition est là, tout ça. C'est vraiment une question de timing, de choisir son moment, puis d'être prêt à faire des trucs qui tiennent avec du duct tape, puis de revenir, puis ça pogne, c'est vraiment hot, puis ça pète. Ça pète parce qu'il y a du monde qui l'utilise. Good job. Exact.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Puis l'espèce de peur mortelle de la dette technique. Mais man, si tu accumules assez de dette technique pour réussir à avoir le temps et le cash de la payer dans 5 ans, good job. Tu t'es rendu et tu n'es pas mort. C'est une drôle de balance. On l'a vécu nous autres aussi.
William Fortin: Je trouve que la dette technique, c'est du code qui fait de l'argent.
François Lanthier Nadeau: C'est bien.
William Fortin: Dans le fond, la feature est out there, il y a quelqu'un qui paye pour, il y a quelqu'un qui va la pousser à une certaine limite, puis tu vas devoir faire du software scalable. Je ne vous dis pas de faire de la merde tout le temps, c'est juste de choisir son moment. Il y a des produits qui vont avoir l'épreuve du temps, qui vont avoir besoin de cette rigueur-là, puis il y a des moments où il faut hacker des choses, puis il faut aller vite.
François Lanthier Nadeau: Je pense qu'il faut être cognisant de son... C'est-à-dire qu'il y a des affaires... Vous autres, mettons, là, ça va être un petit peu plus sensitive, mais à la base, c'était genre des diapos de storytelling. Ça n'a pas besoin d'être méga sécuritaire, puis comme grosse, grosse, grosse protection de toute la data. Si c'est de la fintech, puis tu gères les cartes de crédit du monde, là, il y a une rigueur qui va juste s'imposer par la nature du produit que tu construis. Mais dans d'autres cas, quand c'est plus low stakes, mettons, il y a... il y a des coins qui peuvent être coupés plus rond.
William Fortin: C'est ça. Puis là, après, il y a ta vélocité qui vient en compte. Parce que si tu as tout le temps fait du duct tape, puis là, tu es tout le temps en train de réparer, puis tu fais juste atteindre des feux, tu ne fais pas de nouvelles features. Fait qu'il faut quand même que tu ailles du monde qui sont prêts à balancer ça, puis à faire du stock solide, puis faire du stock scrappy qui va finir par être soit jeté, parce que ça n'a pas servi, ça ne sert à rien, ou ça sert vraiment, puis là, on investit dedans.
François Lanthier Nadeau5: Excellente question. J'en avais une autre. Tom, c'est comme un remplaçant de PowerPoint, si j'ai bien compris. C'est un peu le genre de produit que beaucoup de personnes utilisent. Comment vous faites pour avoir des early testers ? Comment vous faites pour l'acquisition des testers ?
William Fortin: C'est ça, on a été chanceux qu'on a des gens qui ont sauté sur le produit directement. Des early, des gens qui veulent essayer, des gens qui sont tannés de PowerPoint, il y en a. Ça n'a pas été un problème. Là, c'est plus la nouvelle approche sales. On a des partenaires, des compagnies qui vendent avec Tome. Eux sont des early partenaires qui sont sur Slack directement avec nous, qui vont nous donner leur feedback. Puis nous, on génère leur sales deck avec l'AI. C'est comme ça que, pour l'instant, on se positionne pour cette partie de produit-là. Puis évidemment, le but, c'est d'avoir de plus en plus d'entreprises qui utilisent ça. Puis là, ça va être certains early adopters qui vont être.
François Lanthier Nadeau5: Fait que c'était plus des compagnies ou des gens indépendants, mettons ?
William Fortin: Les deux. On a vraiment des utilisateurs organiques puis on a des compagnies.
François Lanthier Nadeau5: All right,
François Lanthier Nadeau: thanks. On peut en prendre deux ou trois autres. Peut-être des quick, rapid fire. Let's go.
François Lanthier Nadeau6: Support salut. C'est Thomas, je travaille en BI à CGI. Premièrement, merci pour la belle discussion. C'était super intéressant. Puis j'aimerais ça poursuivre dans une lignée peut-être un petit peu plus philosophique. Moi, je trouve que tu as une carrière super intéressante. Tu travailles à l'international, tu travailles sur plusieurs projets, tu es occupé des postes de gestion. Puis je serais curieux de t'entendre, tu sais, après 12 ans, c'est quoi les éléments pour lesquels tu es le plus reconnaissant dans ta carrière, les choses qui t'ont le plus marqué, que tu cherishes aujourd'hui ?
William Fortin: Oui, c'est... C'est quelque chose que je me suis posé quand même récemment. Je pense qu'il y a des moments que tu regardes dans ta carrière et que tu te dis, si je n'avais pas pris ce call-là ou si je n'avais pas répondu à cette email-là. Connu cette personne-là. Puis il y a une espèce de suite qui est assez… Il a fallu que je connaisse Marc-André pour aller chez Playo. Après ça, il y a eu ce email-là d'un… On n'a pas parlé, mais c'est un recruteur qui m'a cold-emailé pour Tom. C'est quand même cool ça. C'était un VC Recruiter. Il m'a envoyé comme cinq compagnies que lui, il trouvait intéressantes pour mon profil. Un, c'est rare que tu aies un email qui est pertinent. Il n'y a pas de développeur Java. Je ne fais pas de Java. Déjà, c'était comme j'ai lu son email, j'ai pris son call. Il y a un peu ces espèces de moments-là dans la vie. Oui, c'est ça. Comme tu dis, c'est très philosophique, mais de revoir ces moments-là, puis c'est comme, si je n'avais pas connu cette personne-là, si je n'avais pas pris ce call-là, je serais à un endroit différent.
François Lanthier Nadeau: Moi, je vais le dire, je vais faire de la méga self-promotion, mais fLanthier Nadeau.com, j'ai écrit un blog récemment, puis il y a une section, un blog post, qui s'appelle Good enough, long enough puis il y a une section qui est sur la chance, Lucky enough Puis une des affaires que le monde a du succès, il y en a qui ne vont pas le reconnaître, la majorité du monde smart va le reconnaître, le dumb luck de rencontrer une bonne personne. Moi, d'avoir fait un stage chez Spectrum, que j'avais Georges comme mentor, que j'avais du monde que j'allais aimer assez et qui allait m'aimer assez pour m'endurer, d'être dans l'e-commerce alors que je ne l'ai pas choisi, de la COVID, vendre au top de la COVID. Tu comprends ? La quantité de dumb luck que j'ai eue. Oui, il y a du talent, il y a de l'énergie, il y a de l'effort, mais il faut reconnaître, man, cette chance-là. Puis moi, pour augmenter ta surface d'exposition à la chance, ce que je dis tout le temps, c'est genre, dis oui un petit peu plus. C'est vraiment… Dis oui à des affaires que tu n'aurais peut-être pas dit oui. Va prendre un café avec quelqu'un que tu n'aurais peut-être pas dit oui. Surtout au début de carrière. Parce qu'en début de carrière, la monnaie d'échange que tu as le plus, c'est du temps et de l'énergie. Plus tard, tu vas être plus focus, tu vas avoir plus de high stakes dans les projets, dans ta famille, dans ta carrière. Tu vas devoir dire non à plus d'affaires. Quand tu commences, un petit peu plus de oui et d'essai, c'est le temps. Oui, vraiment. Je ne dirais pas en gros.
William Fortin: Mais oui, la chance, c'est pas au faux. C'est bon d'acknowledge un peu. Il y a beaucoup de monde qui sont self-made. FDB. Excellente question,
François Lanthier Nadeau: merci. Cool, merci les gars. On va en prendre une dernière.
François Lanthier Nadeau7: Salut, je m'appelle Seb, développeur chez Nexap. Et le gars qui a repris ta charge de cours quand t'es allé au Danemark. Une question pour toi. T'es un dev qui est quand même impliqué dans la communauté de dev de la ville de Québec. Avec tes expériences et tes voyages à l'international, Penses-tu quelque chose qui manque dans la ville qu'on pourrait s'inspirer et rapporter chez nous ?
William Fortin: Oui, vraiment une bonne question. Un, des mouvements comme SaaSpasse, c'est vraiment cool d'avoir du monde qui se rassemble. Non, mais c'est vrai, on s'en est parlé, je suis à la saugue de ça. Je pense qu'il y a juste des meet-ups, des moments où les gens se rassemblent, il n'y en a pas assez. L'autre jour, j'étais à San Francisco et... c'était Notion qui avait un panel avec plein de designers sur les high, puis c'était comme, venez, on va jaser. Puis il y en a ça à chaque semaine, si ce n'est pas plusieurs fois par semaine. Fait que, tu sais, bien, un, je pense que le…
François Lanthier Nadeau: Mousser la communauté, puis la densité de choses qui se passent, je pense qu'on a moins ce réflexe-là de builder ensemble, puis on build plus en silo. Moi, j'ai buildé en silo pendant 18 ans et demi. Fait que c'est pour ça que je fais SaaSpasse, mettons. Mais pis y'a pas de permission à demander pour ces affaires-là, right ? Tu peux genre aller sur meetup.com, sur Evenbright, faire un meetup de genre fans de l'Université Laval qui ont fait de la programmation pis qui travaillent à Star en tech à Québec, pis genre tu vas avoir trois personnes, mais Chris, la richesse de ces conversations-là pis ces relations-là va peut-être genre multiplier dans d'autres choses, tu sais. Fait qu'y'a pas de permission à demander pour connecter ensemble, man, pis créer des nouvelles affaires, pis c'est quelque chose que je crois fermement. Merci. Alright. Fait que j'imagine que le monde a enfin envie d'aller aux toilettes, boire. Ben, bonne nouvelle. Il nous reste facilement une heure pour faire ça. Merci d'avoir été là tout ce temps-là. C'est bien smart.
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