Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Marc Sanfaçon, co-fondateur & SVP technologie chez Coveo, une plateforme d’expériences numériques enterprise à la fine pointe du AI, search, et personnalisation, ainsi qu’une licorne techno bien de chez nous.
Coveo c’est une compagnie cotée en bourse, 700 employés, des clients dans plus d’une cinquantaine de pays, deux bureaux principaux à Québec & Montréal, et plus d’une centaine de millions revenus annuels.
À travers l’histoire personnelle de Marc, on retrace les débuts de Coveo, en plongeant dans un chapitre clé de la tech au Québec. On passe du premier Timex Sinclair 1000 de Marc en ‘82 à l’acquisition de Copernic par Mamma.com, qui a mené à la création de Coveo par Laurent Simoneau, Richard Tessier, et Marc.
Mais ce show-là, c’est plus qu’un cours d’histoire sur Coveo. C’est une exploration d’un parcours >30 ans en tech qui a marqué le paysage de la tech au Québec. C’est l’histoire d’un jeune dev passionné de Ste-Foy qui a dû devenir un leader et trouver sa place dans sa propre compagnie devenue plus grande que nature.
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Marc Sanfaçon:Si tu fais des recherches sur le net, puis j'en ai fait en masse, quand tu passes de IC, de compteur individuel, jusqu'à un genre de gestionnaire, je connais peu de gens, je ne suis pas sûr que j'en connais, qui ont trouvé ça facile. Moi, ça a pris deux ans facile. Juste ça...
François Lanthier Nadeau: Pourquoi tu disais fuck ? Parle-moi-en plus.
Marc Sanfaçon: Imagine, là, tu... Tu as un problème, je ne sais pas, ton index n'allait pas assez vite pour indexer des documents. Je passais une semaine et demie à coder. Après ça, j'ai fait des tests de performance. C'est comme, fuck, j'ai 40 plus rapide. Instant gratification. Je suis comme,
François Lanthier Nadeau: yeah ! Ta loupe de rétroaction.
Marc Sanfaçon: C'est instantané. Le client reçoit l'affaire. Tu dis, regarde, ça va mieux, merci beaucoup. Mais là, quand tu as un problème avec un employé ou tu veux coacher quelqu'un à devenir meilleur de telle affaire, tu lui parles. Ça fait trois mois. et t'essayes de te coacher. Puis là, tu te dis, tabarnak, il ne comprend pas. Il n'y a pas besoin,
François Lanthier Nadeau: Mathieu. Non, j'exagère. Je comprends. Comment est-ce que tu veux dire ? Je vais continuer de vivre cette life jusqu'à mon dernier souffle. What's up, folks ? C'est Sansfaçon Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, où on jase de contre un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. Abonnez-vous, laissez-nous un review sur Spotify et Apple Podcasts sur votre plateforme préférée. Ça nous motive big time. On drop un épisode semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Assurez-vous aussi que votre SaaS est listé sur SaaSpasse.com. Bouton mauve, ajoutez votre SaaS. Il y a déjà au-dessus de 280 compagnies. Si vous cherchez un emploi ou un employé en SaaS, allez sur SaaSpasse.com slash emploi avec un S, notre job board. Notre employeur certifié CVO a d'excellents postes d'affichés là-dessus aussi, donc check it out. Le prochain événement SaaSpasse aura lieu en septembre, mesdames et messieurs. Je vais annoncer ça bientôt, on va prendre un break pour l'été. La prochaine retraite privée pour fondateur SaaSpasse aura lieu en octobre. Si ça vous intéresse de participer, allez sur saspace.com slash retraite avec un S, écrivez-nous sur LinkedIn ou à bonjourhi.saspace.com. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Marc Sansfaçon cofondateur et SVP technologie chez Coveo, une plateforme d'expérience numérique enterprise à la fin pointe du AI, search et personnalisation, ainsi qu'une licorne techno bien de chez nous. Coveo, c'est une compagnie cotée en bourse. 700-ish employés, des clients dans plus d'une cinquantaine de pays, deux bureaux principaux à Québec puis Montréal, puis plus qu'une centaine de millions de revenus annuels. À travers l'histoire personnelle de Marc, on retrace les débuts de Coveo en plongeant dans un chapitre clé de la tech au Québec. On passe du premier Timex Sinclair 1000 de Marc en 82 à l'acquisition de Copernic par Mama.Com Dot. qui est amené à la création de Coveo par Laurent Simonot, Richard Tessier et Marc. Mais ce show-là, c'est plus qu'un cours d'histoire sur Coveo, c'est une exploration d'un parcours d'over 30 ans en tech qui a marqué le paysage de la tech au Québec. C'est l'histoire d'un jeune dev passionné de 5 fois qui a dû devenir un leader et trouver sa place dans sa propre compagnie devenue plus grande que nature. Donc, on couvre l'achat de Copernic par Mama.Com le subséquent spin-off en Coveo avec genre 3 mois de cash dans la banque. la transition clé de Coveo vers le cloud, la solitude de la position de co-founder slash exec, la relation avec Salesforce, la compétition pour la propriété intellectuelle, la longévité des carrières chez Coveo, l'ampleur des défis de sécurité et d'infra. Fun fact, il y a deux personnes de temps plein qui font juste gérer les coûts de l'infra cloud AWS. Sinon, on parle de l'expérience de Marc comme mentor et admin de CA. et le drapeau rouge numéro 1 de Marc en entrevue candidat. Ah, et Marc, il prend la peine aussi de challenger mon amour pour leur fameuse machine à eau Coupa Station avec du feedback constructif. C'est un honneur pour moi d'avoir reçu Marc sur le pod. On passe au show. Let's go. C'est possible. Marc Sansfaçon, bienvenue sur SaaSpasse.
Marc Sanfaçon: Merci, ça fait plaisir d'être là.
François Lanthier Nadeau: Yes, disons que ma bucket list de parler avec une légende de la tech de Québec est cochée.
Marc Sanfaçon: Ouais, mais légende là, je suis un peu gêné. Je sais,
François Lanthier Nadeau: je sais, laisse-moi te lancer un peu de fleurs. Normalement Marc, je commence tout le temps en demandant comment on se connaît, mais comme tu as dit tantôt...
Marc Sanfaçon: On ne se connaît pas. Exact.
François Lanthier Nadeau: On ne se connaît pas. Ben, je t'ai croisé et je t'ai serré la pince rapidement dans vos bureaux à Québec. Puis tu m'as dit, je vais venir sur le podcast. Puis j'étais comme, merci de faire ça avec moi. Puis ça finit là. Mais écoute, on va apprendre à se connaître à travers cette conversation-là. Fait que, t'es-tu game de me faire un petit peu un récapitulatif du parcours professionnel ou même personnel qui t'a amené au rôle que t'occupes aujourd'hui chez Coveo puis de mentionner ce rôle-là aussi ?
Marc Sanfaçon: Oui, absolument. Funny fact, je suis né à Sainte-Foy, vraiment pas loin de nos bureaux aujourd'hui où on est. J'ai commencé à triper sur l'informatique vraiment jeune, à 12 ans. Il y a pas mal de gens qui écoutent ton podcast qui n'étaient pas nés à ce moment-là, je t'imagine. Puis écoute, mon premier ordinateur, c'est un Timex Sinclair, deux cas de mémoire. That was fun.
François Lanthier Nadeau: C'était où chez vous ça ? T'étais-tu dans le sous-sol ?
Marc Sanfaçon: T'étais dans ma chambre branchée sur une TV de 12 pouces noir et blanc, genre quelque chose comme ça. Incroyable. Ouais, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: À quelle année ça, mettons ?
Marc Sanfaçon: Écoute, 12 ans, c'est pas mal. Je sais pas si j'ai besoin de chez moi. Il y a 182 et je sais pas si j'en ai eu.
François Lanthier Nadeau: Incroyable.
Marc Sanfaçon: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Ça, c'était ludique, c'était pour le fun quand t'étais kid. T'étais pas en train de programmer.
Marc Sanfaçon: Ben, écoute. j'achetais des revues puis il y avait comme des listings en basic puis là je programnais ça puis souvent ça ne marchait pas parce que c'était du basic qui n'était pas compatible ça fait que j'essayais d'adapter ça c'était vraiment drôle puis étais-tu comme un règleur
François Lanthier Nadeau: de problèmes ou un gars qui pense en logique quand tu étais flow avant justement je pense que j'ai toujours été comme ça mettons que je vais au bloc Lego vraiment oui oui absolument tu es toujours exact
Marc Sanfaçon: C'est ça. Puis là, à 14 ans, c'est quand même un fait important, j'ai rencontré Richard Tessier, qui est l'autre fondateur de Coveo.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Marc Sanfaçon: Fait qu'on est devenus amis à partir de ce moment-là déjà.
François Lanthier Nadeau: Fait que les trois cofondateurs de Coveo, c'est…
Marc Sanfaçon: Laurent Simonot Richard Tessier et Marc Sansfaçon.
François Lanthier Nadeau: Et puis Marc Sansfaçon.
Marc Sanfaçon: Oui.
François Lanthier Nadeau: Parfait.
Marc Sanfaçon: Exact.
François Lanthier Nadeau: Et là, tu l'as rencontré à quel âge, Richard ?
Marc Sanfaçon: 14 ans. J'avais 14 ans. Lui, 12. Oui.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis vous étiez chum d'Elle-de-Port ? Oui.
Marc Sanfaçon: On est devenus amis et on est encore amis aujourd'hui plus que jamais. Oui, absolument. Après ça, fast forward un peu, j'étais en informatique. Je me suis ramassé rapidement avec un job en 1991 chez Berklin.
François Lanthier Nadeau: Ça faisait quoi ça dans la vie ?
Marc Sanfaçon: C'était de la synchronisation manufacturière. Ça fait que ça, logiciel de synchronisation dans des manufactures qui, par exemple, T'as des jobs à faire, pis t'as une machine qui fait de la peinture, ben là faut que tu fasses le setup de la peinture rouge, mettons, pis après ça la peinture jaune, pis après ça... Fait qu'il faut que t'es face dans le bon ordre, pis il faut que tu détermines c'est quoi le bill of materials, les produits, etc. Fait que j'ai travaillé là pendant presque 8 ans.
François Lanthier Nadeau: Pis t'avais gradué de l'université de la barre ?
Marc Sanfaçon: Non, j'ai fait un DEC en sciences pures au cégep Saint-Foy, après ça j'ai fait un DEC en informatique, c'est comme un accéléré, 16 mois. J'ai recommencé à travailler tout de suite.
François Lanthier Nadeau: Je vais me permettre de creuser dans toute l'affaire parce que je veux geek out tout le temps que je peux avec toi. C'était quoi les langages de programmation ou même le hardware sur lequel tu travaillais ? Tu en faisais-tu juste ?
Marc Sanfaçon: Écoute, on avait un cours de COBOL. C'était super fun. Tu codais et tu envoyais la job sur le serveur. À un moment donné, tu savais si ça avait marché. C'était vraiment bizarre.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Mais écoute, on avait des PC à ce moment-là. C'était des boîtes que tu ouvrais le capot. Je ne sais pas, à ce moment-là, c'était quoi ? C'était-tu les 386 ou quelque chose comme ça ?
François Lanthier Nadeau: Parce que quand j'ai commencé à écouter en… Parce qu'Apple avait déjà des personal computers à ce moment-là. Le Mac…
Marc Sanfaçon: Oui, il y avait le Mac 85.
François Lanthier Nadeau: Mais la programmation, du moins dans notre cas, je ne sais pas si c'est plus.
Marc Sanfaçon: C'est ça, mais j'ai fait du C. J'ai commencé à faire du C au Cégep. Puis quand je commençais chez Berklin, c'était du C qu'on faisait à grandeur. C'était du C sur Unix. C'était pas Linux à ce moment-là, c'était Unix. On avait Interactive Unix, SEO Unix. Après ça, il fallait qu'on porte notre logiciel sur d'autres serveurs de Unix parce que c'était pas pareil. Il fallait que tu portes sur SEO. Mais là, si tu voulais aller sur HP, c'était pas la même chose. Puis à un moment donné, ils ont sorti le 64 bits. Ils en ont sorti un que là, il n'y avait plus rien qui marchait. Il a fallu qu'on porte le alpha, qu'il s'appelait. Il a fallu qu'on porte notre logiciel sur ça, avec des compilateurs qui donnaient des arrêts, c'était le bordel.
François Lanthier Nadeau: Oh boy.
Marc Sanfaçon: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Puis là, tu commences sur le marché de l'emploi, entre guillemets, ben pas entre guillemets.
Marc Sanfaçon: Non, non, c'était pas entre guillemets.
François Lanthier Nadeau: Tu commences sur le marché de l'emploi. Il n'y a pas d'interface web ben ben encore, right ? Non, non, non. Moi, je l'ai eue chez nous, ça avait l'air en 98, je pense.
Marc Sanfaçon: Non, c'est ça. Mais moi, j'ai commencé à travailler en 91, j'avais un terminal. Exact. J'avais un clavier, un écran ambre qui était branché sur un ordinateur 486 avec 16 mb de mémoire, puis on était 4 ou 5 à travailler là-dessus.
François Lanthier Nadeau: Incroyable.
Marc Sanfaçon: Quand on partait à compiler, les cartes compilaient, c'était...
François Lanthier Nadeau: Fait que la joke de, genre... Je ne suis pas en break, mon code qu'on pile, ce n'était pas une joke.
Marc Sanfaçon: Non, c'était ça.
François Lanthier Nadeau: All right. Là, tu fais ton bout de chemin chez Berklin. Berklin, oui. Après, qu'est-ce qu'il se passe ?
Marc Sanfaçon: Berklin se fait acheter par une compagnie à l'anlèche qui s'appelle Bang.. 95, 96, quelque chose comme ça. Et puis, je continue là un peu. Après ça, vers fin 99, je me dis que ça décline. Le bureau, c'est moins le fun. Je me cherche un job. J'ai deux choix. Louis Fait à ce moment-là, il est parti chez Recruitsoft, qui devient Taleo.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Puis, ça fait que je passe une entrevue à ce moment-là. J'ai une offre d'emploi là. Et puis, j'ai mon ami Richard, qui avait travaillé avec moi chez Berklin, mais qui était rentré chez Copernic, puis qui me dit, Hey Marc, on aurait peut-être une job pour toi. Ça fait que je rencontre Laurent, que je connais un peu.
François Lanthier Nadeau: C'est celui qui avait starté Copernic ?
Marc Sanfaçon: Non, Laurent, c'était Marc Bouchard.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, exact, excuse.
Marc Sanfaçon: Puis, c'est avec Laurent, il me passe son entrevue. Je le connaissais, Laurent, un peu d'amitié avec Richard, évidemment. Et puis, il commence à m'expliquer. Puis essentiellement, tu sais, c'est regarde, on veut faire un engin de recherche compétitionné Alta Vista. On fait comme, je fais comme, bon, je ne connais rien pour l'engin de recherche, tout ça. Ah, puis by the way, c'est pas mal moins payant si tu viens travailler chez nous que chez Taleo. Je fais comme, it's a deal. Ça fait que j'étais là.
François Lanthier Nadeau: Mais tu avais cet appétit de startup-là, I guess, de genre…
Marc Sanfaçon: Oui, bien, j'avais l'appétit, je pense, de… Je sais pas, ça m'a appelé, là, d'aller travailler avec mon chum Richard, pis tout ça. Pis tu sais, je suis rentré là en 2000, janvier 2000. Il y avait deux personnes qui travaillaient sur un prototype de search engine. OK. Mais c'était dans SQL Server. Dans SQL Server. Ouais, les queries prenaient des... c'était tellement long. Michel Lemay travaille encore chez Coveo aujourd'hui, pis il était dans ceux-là. Il est rentré en septembre 99, quelque chose, si mon mémoré est bonne. J'ai écrit les premières lignes de code de nos librairies de base dans C++ du produit qu'on vend aujourd'hui. Il y a plusieurs de ces lignes de code-là qui roulent encore dans le cloud aujourd'hui. C'est un capoté. Dans ce temps-là, les librairies de base dans C++, il n'y en avait pas tant que ça. Le boost et toutes ces affaires-là, ça commence. Mais là,
François Lanthier Nadeau: c'est ça, juste parce que je vous confie un peu. Est-ce que c'était à l'intérieur de Copernic que vous avez commandé à faire ça ? Oui. OK, parfait.
Marc Sanfaçon: Je m'en viens. Vas-y. Dans le fond, on part et c'est comme, OK, on fait un… L'engin de recherche pour le web. On commence à travailler là-dessus. Puis là, je suis seul. Avec Michel, puis là, un moment donné, on travaille ensemble. On commence à bâtir l'équipe. On fait les crawlers. Après ça, il faudrait bien faire l'index. Une fois qu'on a des documents de crawler, on va essayer de faire un index. On commence à faire un index. La première version de l'index, c'était assez poche. C'était vraiment amiable. C'est rendu comme à la quatrième, cinquième version. Ça commence à être pas pire. Mais là, il y a comme un nouveau joueur dans le marché qui commence à être populaire, ça s'appelle Google, je ne sais pas si tu connais. On a vraiment regardé ça et on a fait comme ouais, je pense que quatre gars à Québec contre Google, je pense que ça ne va pas marcher notre affaire. C'est là qu'on a dit on va faire un engin de recherche pour entreprise. On a fait Enterprise Search. Pendant trois ou quatre ans, pendant un bon trois ans, on a eu le luxe de développer et de ne pas avoir de clients. Fait que Copernic...
François Lanthier Nadeau: Pourquoi vous avez dit ce luxe-là ? Parce qu'il y avait...
Marc Sanfaçon: Copernic était comme split en deux, si on veut. Il y avait comme toute la partie consumer. Donc, tout le Copernic agent, puis Copernic en tant que tel qui permettait de faire de la méta-recherche. Je ne sais pas si vous connaissez Copernic.
François Lanthier Nadeau: Il me semble que j'avais ça sur mon ordinateur. Oui,
Marc Sanfaçon: sûrement. Donc, dans le fond, tu rentrais une recherche, ça envoyait des recherches sur plein de search engines. Ça ramenait les résultats, puis ça les re-rankait. Ça a marché super bien dans les années. C'était le fun, tu pourrais rerouler tes recherches, puis voir les changements dans tes résultats, etc. quand Google est arrivé tranquillement les résultats de Google étaient toujours les meilleurs dans ce que Copernic retournait puis à un moment donné c'est juste je pense que ça existe encore comme compagnie l'argent venait du côté consumer ?
François Lanthier Nadeau: consumer,
Marc Sanfaçon: puis là dans le fond ça finançait le côté enterprise mais à un moment donné ils ont comme fait là il fallait qu'on va vendre donc là on a bâti le produit puis Vers la fin 2004, mi-2004 à peu près, il y a une compagnie qui a voulu acheter Copernic qui s'appelait Mama.Com à ce moment-là, qui était the mother of all search engines Vous chercherez ça sur Internet. Et puis, il n'était pas intéressé par la partie entreprise.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Fait que, dans le fond, il y avait comme deux choix. Soit que tous les employés qui étaient là, ils faisaient des packages puis ils s'en allaient. Ou Laurent a eu l'idée folle de dire, Hey, guys, on essaie-tu de faire un spin-off ? Fait que là, on a fait comme, Why not ? OK. Ma blonde m'avait déjà trouvé fou quand j'avais accepté une job moins chère, voir les Gécoperniques. Quand j'ai dit qu'on faisait un spin-off avec trois mois de cash dans le compte de banque, elle a dit, Vous êtes complètement débile.
François Lanthier Nadeau: OK. Là, toi, tu étais dans ta mi-vingtaine à ce moment-là, au début vingtaine ?
Marc Sanfaçon: Ça, c'était en 2005. Ça fait que j'avais quelques années. J'avais quoi, 35 à peu près.
François Lanthier Nadeau: Ah, OK. Puis, ta blonde, à cette époque-là, avais-tu une job grass study ? Est-ce que le risque de rémunération était distribué dans le couple ? C'est ça que j'essaie de dire.
Marc Sanfaçon: Ma blonde était infirmière à ce moment-là.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Ça fait qu'elle avait de l'argent. On avait deux enfants. C'est plus la partie start-up avec les deux jeunes enfants qui ont compliqué la patente.
François Lanthier Nadeau: Ah. Fait que l'investissement en temps. Oui, c'est ça. Mama.Com eux, ils n'étaient pas conscients ou du moins, ils n'avaient pas peur de ce joueur-là, Google, qui arrivait et qui faisait du web search. Ce n'était pas…
Marc Sanfaçon: Écoute, dans toute cette partie-là, je n'ai pas été impliqué de ce qu'ils ont fait. Mais probablement, mais ils ne voulaient pas… La partie entreprise, la partie sur laquelle on développait, notre Coveo qui s'est rendu Coveo. On n'avait pas de clients, peut-être un client. Puis ça, on dit, c'est juste des dépenses, on ne les veut pas. Puis ça, on a fait le spin-off 2005. Laurent a commencé à partir avec son pack-sac, puis essayer de vendre la compagnie pour avoir du funding.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Puis...
François Lanthier Nadeau: À qui il allait parler, mettons, pour essayer de faire du financement ?
Marc Sanfaçon: Il était à plein de monde. Il était à plein de monde. Écoute, à ce moment-là, Laurent avait commencé un billet.
François Lanthier Nadeau: Puis,
Marc Sanfaçon: il y a un de ses profs de MBA qui avait embarqué dans un founding pour l'aider. Il y a eu comme des angels un peu au début. On a eu un fonds qui s'appelait Accès Capital, qui a été très, très important pour nous dans les débuts. Puis, c'est ça. Par après, on a eu de la misère un peu. Ça n'a pas été facile. Mais écoute, on a eu des ups and downs, je pense, comme toutes les startups.
François Lanthier Nadeau: Ça a été combien de temps avant, mettons, la première embauche clé ?
Marc Sanfaçon: Tu veux dire, une fois qu'on a fait Coveo, la première embauche clé ?
François Lanthier Nadeau: Oui.
Marc Sanfaçon: Ça, c'est une bonne question.
François Lanthier Nadeau: C'est-tu un an, six mois, cinq ans ?
Marc Sanfaçon: L'embauche qui a suivi, clé, qu'on dit wow, cette personne-là, honnêtement, je ne saurais pas quoi répondre là. C'est pas grave. Je ne voudrais pas faire de peine à tous les autres.
François Lanthier Nadeau: La première embauche, c'est cool. Je veux dire, la première fois qu'il y a quelqu'un qui est rentré sur votre payroll.
Marc Sanfaçon: Écoute, quand on a fait, c'est ça qui est ça. Quand on a fait le spin-off, on est parti avec une partie 18. On était 18. Dans le fond, toute la partie de Copernic qui ne voulait pas, on est essentiellement parti, je dis toujours 18, entre 15 et 18 personnes. On avait trois mois de cash dans le compte de banque.
François Lanthier Nadeau: OK. Là, Marc, je vais poser une question. J'hésite à la poser plus tantôt. Au pire, si on se rend compte qu'on la comprend. Mais dans le fond... Il y avait une partie de ce code-là que vous avez pu partir avec.
Marc Sanfaçon: Exactement, absolument.
François Lanthier Nadeau: Et des personnes.
Marc Sanfaçon: Oui.
François Lanthier Nadeau: Fait que Mama.Com ou l'acheteur a été méga legit avec vous autres ou…
Marc Sanfaçon: Ça a été compliqué, OK ? Ça a été compliqué, OK. Bon, fair notice, Laurent, c'est un excellent négociateur, OK ? Mais Laurent, dans le fond, Laurent a fait beaucoup de négociations avec Marc Bouchard et compagnie. Puis, on a dit, bien regarde, on va partir une business, mais tu sais, on va garder l'IP sur le code.
François Lanthier Nadeau: C'est bon, c'est ça que je me demandais en fait. Oui, c'est ça.
Marc Sanfaçon: On a gardé l'IP sur le code, c'était quand même assez important.
François Lanthier Nadeau: Bien oui.
Marc Sanfaçon: Puis ça nous a permis de, bien là on avait genre peut-être deux clients, ça nous a permis de partir puis de faire. Puis il y a une transition importante, c'est que vers la fin qu'on était chez Copernic, on a eu un client qui nous a demandé est-ce qu'on indexait SharePoint ? On a fait non. Fait que là on a regardé, on a dit bon. On pourrait peut-être faire un connecteur pour SharePoint. On a fait un connecteur et une intégration complète dans SharePoint. Ça, ça a été vraiment le premier produit qui a lancé Coveo. Quand on a parti de Coveo, on a fait un 30-day trial qu'on a fait sur SharePoint. Tu le downloadais, tu l'installais, puis ça a réindexé ton site SharePoint. Ça a remplacé automatiquement le search box. Dans ce temps-là, on va voir que ce n'est pas mieux aujourd'hui, mais dans ce temps-là, le search de SharePoint, c'est vraiment la marde. Écoute, c'était tout en or par défaut. Fait que si tu cherchais Marc sans façon, ça te sortait des résultats avec Marc. Puis, il y avait des résultats avec sans façon. Puis, c'était n'importe quoi. C'était pas trié. Puis, tout le nous, c'était full trié. On avait des facettes. C'était facile à filtrer. Incroyable. Le monde, malheureusement, pas assez parce que c'était pas consumer. Mais le monde qui l'installait, il appelait le bureau. Dans ce temps-là, il y avait des téléphones. Vous vous en direz, il y avait des téléphones, mais on parle plus dedans. Mais dans ce temps-là... Il appelait, il disait, vous savez que je peux envoyer ton chèque parce que le trial finit demain et il ne va pas avoir maraché la tête si ça ne marche plus. C'était quand même vraiment cool.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, vous commencez ça, vous réussissez clairement à ne pas run out de cash. Je ne sais pas si c'est parce que ce produit-là a amené assez d'argent, ce connecteur avec Sharepoint ou si c'est parce que Laurent et d'autres mondes ont déverrouillé un peu de financement qui a été injecté comme capital. Mais avez-vous perdu des joueurs along the way ? Genre, tu sais, cette crew, cette équipe initiale-là qui est venue de Copernic avec vous, sont-tu, genre, pas mal été là dans les cinq premières années, mettons ?
Marc Sanfaçon: Ben, il y a un moment donné, il a fallu qu'on fasse des mises à pied parce qu'on manquait d'argent. Manquait de cash, ok. Ça, c'est arrivé. Mais le corps de l'équipe d'index, mettons, et tout ça, sont encore avec nous aujourd'hui.
François Lanthier Nadeau: Ok.
Marc Sanfaçon: Donc, on a des gens qu'on va... Ça fait 25 ans qu'il travaille avec nous. Moi, ça fait 24 ans en janvier.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Il y en a une couple que ça fait 24 ans. Michel Lemay, comme je t'ai dit, ça fait 25 ans. Frédéric Paré, qui est un des vendeurs, ça va faire 25. Je ne sais pas où il est. Oui, j'ai entendu dire que c'est comme ça que tu y es. Je ne le connais pas, mais il m'a contacté sur LinkedIn.
François Lanthier Nadeau: Des fois, tu chutes ta chatte.
Marc Sanfaçon: C'est correct.
François Lanthier Nadeau: OK. Fait que là, on a comme vraiment dépoussiéré le début, genre vraiment la genèse de Coveo, puis ta carrière en même temps. Fait que là, ça me donne les bases historiques que j'ai besoin pour la suite. Là, je fais un saut dans le aujourd'hui pour que le monde comprenne un petit peu un day in the life. Fait qu'un jour quotidien de ta vie, ça ressemble à quoi dans le rôle que tu occupes aujourd'hui chez Coveo ?
Marc Sanfaçon: C'est bon.
François Lanthier Nadeau: Ça va me donner un hint de la compagnie rendue.
Marc Sanfaçon: C'est bon. À ce moment-là, pour revenir dans ce temps-là, 2005 jusqu'à à peu près 2012, le gros de ma job, c'était de coder. Même en 2012, il y avait quand même une bonne équipe. Je gérais un peu, mais moi, mon focus était coder. C'est ça. En 2012, j'ai commencé à moins coder en essayant de ne pas coder. J'aime trop ça. C'est complètement codé. Mais aujourd'hui, c'est très différent. Aujourd'hui... Dane, déjà, c'est un peu comme une boîte de chocolat. Je dirais ça de même. Tu ne sais pas ce que tu vas pogner. Mais écoute, moi, mon travail, c'est super important, les gens. Je pense que chez Coveo, puis en fait, je crois pour n'importe quelle compagnie, ce qui fait la compagnie, c'est les gens.
François Lanthier Nadeau: Absolument.
Marc Sanfaçon: Donc, pour moi, prendre soin des gens, parler avec eux, développer une certaine relation, c'est super important. Je crois beaucoup en la passion. Je pense que les gens doivent être passionnés. Je suis passionné dans la vie. Je suis passionné à mon travail. Puis j'espère que les gens le sont. Ça fait que j'essaie de... Ça tourne autour de tout.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. C'est qui les joueurs clés qui sont autour de toi ? Qui t'interagit chaque jour ? C'est-tu des VP ? C'est-tu des directeurs, directrices ? C'est... Oui.
Marc Sanfaçon: Oui, il y a quelques VP, quelques directeurs, directrices. directrice, mais tu sais, ça peut être n'importe qui. Je peux aller parler avec des gens qui peuvent venir me parler pour n'importe quoi. Tu sais, je fais des one-on-one, ma porte est ouverte, si le monde veut me parler, c'est n'importe quand.
François Lanthier Nadeau: Je vais m'en rappeler la prochaine fois que je viens au bureau.
Marc Sanfaçon: Sans problème, ça va me faire plaisir. Mais tu sais, une dame de life, oui, c'est n'importe qui, mais tu sais, je vais faire... J'ai essayé en préparation, j'ai essayé de diviser ça en cinq catégories que je ne me souviendrai plus, mais je vais essayer. Tu sais, clairement, les one-on-one avec les gens, on parle de... C'est quoi les défis présentement ? Est-ce que je peux aider dans quelque chose ? Je peux-tu débloquer quelque chose ? Je peux-tu te nuire ? Ce genre de choses-là. Après ça, il y a tout ce qui est un peu plus stratégique. Donc, on va parler avec, tu sais quoi, peut-être plus sur le roadmap stratégique. Des fois, c'est direction de compagnie. Des fois, c'est des affaires avec l'équipe de management. Ce genre de choses-là peuvent arriver. Ensuite de ça, j'essaie de m'impliquer techniquement, somehow. Ça fait que révision de design, discussion de... d'architecture de scalability, j'essaie de faire ce genre de choses-là. C'est comme présentement, on est en train de travailler sur une feature de sécurité et d'encryption. J'essaie de poser des questions, de faire des directions et de comprendre comment ça va.
François Lanthier Nadeau: Continuer de gratter ton itch. Oui,
Marc Sanfaçon: puis je vois comme deux avantages. En fait, il y en a plusieurs, mais j'en vois deux importants. Un, oui, je veux rester impliqué et tout. puis veut, veut pas, ça me fait partie de mes passions. Puis si je n'avais pas ce petit affaire-là, ça me manque. Exact. Puis je m'aperçois que ça a un impact incroyablement plus fort que je pensais envers les gens des équipes quand je m'implique.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Même juste aller dans un sprint review, là, puis poser des questions, là, les gens font comme, Hé, attends un peu, là. Lui, en haut, là, il s'intéresse à ce que je dis, puis tout ça. Fait que je pense que c'est vraiment, vraiment cool. Fait que ça, ça fait partie d'une autre chose. Des appels clients. Souvent, je me ramasse avec des appels clients. En quoi ?
François Lanthier Nadeau: Genre découverte ?
Marc Sanfaçon: Non, il y a deux... Il y a deux parties. Mode vente.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Marc Sanfaçon: Oui, il y a ça. Mais ça va être question technique. Est-ce que votre plateforme a scale ? Est-ce que vous êtes capable de faire ça ? Comment c'est sécurisé ? Souvent, la plateforme a scale. Mais là, tout ça,
François Lanthier Nadeau: ça arrive sur ton bureau ou sur ton... Oui. Ça fait des gros clients. Oui, là,
Marc Sanfaçon: tu te rends compte que c'est des gros clients. Mais tu sais, dès le début, je faisais tout le temps ça. Puis après ça, l'autre aspect, c'est, mettons, qu'il y a un incident. On a eu un incident dans le club, mettons, un downtime. Bien là, on s'organise pour ne pas que ça escalade. Mais admettons, notre gros client, il veut... Il veut qu'on l'avertisse à toutes les fois qu'on fait des déploiements. Puis, il faut que j'y dise que ça n'arrivera pas. Il faut que j'explique pourquoi. Ça, ça arrive aussi. Puis après ça, le cinquième point, c'est quoi ? C'est n'importe quoi. N'importe quelles affaires qui peuvent arriver dans un bureau de VP, puis dans un bureau de fondateur, ça arrive.
François Lanthier Nadeau: Comment ? J'ai tellement de questions. je vais être un peu off script Marc mais je pense juste que ça va faire plus de sens d'en parler en ce moment parce qu'il y a quelque chose il y a un filon qui t'a mentionné pis j'ai le goût qu'on tire dessus c'est que pendant plusieurs plusieurs années t'as shippé du code, t'es clairement un programmeur passionné par la discussion qu'on a eu avant qu'on enregistre pis celle qu'on a là je le vois mettons pis je le sens pis aujourd'hui tu essaies de rester proche de la technologie, de l'innovation, de ce qui est technique, mais il n'en reste pas moins que tu es un leader, tu es un gestionnaire, tu es un... C'est SVP ou... Oui,
Marc Sanfaçon: SVP. Ça, on peut en parler du titre, parce qu'on peut faire une parenthèse drôle, parce que quand on a fait le spin-off, quand on a créé Coveo, mon titre, c'était CTO.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: C'est Laurent qui a... Oui, c'est avec Laurent, il était CEO. Puis... Vers 2011 à peu près, il a décidé de step down de CEO, puis Louis est devenu CEO. Là, Laurent, il disait, Marc, j'ai besoin d'un titre, puis je pense que ça va être CTO. Je lui ai comme fait, go for it. Du coup, ça ne me dérange pas tant que je continue à faire ma chose. Ça fait que là, c'est une facture, je ferme la parenthèse, ça me fait rire. Mais oui, SVP, excuse-moi.
François Lanthier Nadeau: SVP puis fondateur, puis je pense que tu as juste moins les mains dans la poutine technique. Sais-tu comme, je trouve que c'est un mot galvaudé, le deuil, mais tu sais, ça reste... que l'image est assez bonne. C'est-tu un peu un deuil de, Chris, man, j'ai amené de la valeur comme ça pendant, genre, over une décennie, si c'est pas plus, pis là, c'est plus comme ça que j'amène de la valeur. Genre, t'sais, j'ai le goût que tu me parles de ça. C'est juste,
Marc Sanfaçon: c'est une excellente question. Mais, fair notice, j'ai encore codé des features l'année passée, là. Ok, c'est fait. Oui, oui, t'enlèves pas tes creds. Non, non, tu m'enlèves pas mes creds, mais t'sais, j'ai encore fait une couple de bugs dans le soft, là, dans les derniers mois, là. Mais t'sais, j'essaie de plus en faire, là. Non, pour de vrai, j'essaie de plus coder, pis je pense que... Mais écoute, je pense que si tu fais des recherches sur le net, puis j'en ai fait en masse, quand tu passes de IC, de compteur individuel, jusqu'à un genre de gestionnaire, je connais peu de gens, je ne suis pas sûr que j'en connais en fait, qui ont trouvé ça facile. Moi, ça a pris deux ans facile à dire.
François Lanthier Nadeau: Juste à...
Marc Sanfaçon: Mais tu sais, imagine...
François Lanthier Nadeau: Pourquoi tu disais fuck ? Parle-moi-en plus.
Marc Sanfaçon: Imagine, là, tu... Tu as un problème, je ne sais pas, nous autres, l'index n'allait pas assez vite pour indexer des documents. Puis là, je passais une semaine et demie à coder. Puis après ça, j'ai fait des tests de performance. C'est comme, fuck, j'ai 40 plus rapide. Instant gratification. Puis là, je suis comme, yeah !
François Lanthier Nadeau: Tu as un groupe de, tu as un loop de rétroaction.
Marc Sanfaçon: C'est instant, c'est instantané. Le client, il reçoit l'affaire. Puis là, tu dis, hey, regarde, ça va mieux, merci beaucoup. Mais là, quand tu as, je ne sais pas, tu as un problème avec un employé où tu veux coacher quelqu'un à devenir meilleur de telle affaire. Tu y parles, puis ça fait trois mois que tu essaies de le coacher, puis là, tu te dis, tabarnak, il ne comprend pas vite, ça. Non, j'exagère, mais tu comprends. Mais c'est plus qu'à un moment donné, après un certain temps, six mois, tu fais comme, oh wow, OK, je pense que... Les affaires que j'ai dites, ça a marché. Puis l'autre affaire qui est super tough dans un rôle comme moi, puis je vais... On va coter Louis ici. Louis Fait dit CEO is a lonely job Mais je peux dire qu'à SVIP, qu'au fondateur, c'est un lonely job aussi. Je n'ai pas beaucoup de feedback, moi, dans ma vie. J'ai beaucoup de monde qui vient de chialer qu'il y a des affaires qui ne marchent pas. Les feux. Mais de genre Hey, Marc, telle affaire, je pense que tu devrais faire attention quand tu le dis. Telle affaire, je n'ai pas bien pris ça. Ou Hey, merci beaucoup, ça, c'était vraiment cool. Je n'en ai pas beaucoup. En plus de ne pas avoir le feedback du soft qui va plus vite, T'as pas le feedback de ce que j'ai fait, ça marche-tu, ça marche pas. Puis les conversations que t'as, c'est souvent pour essayer de faire grandir les gens, de faire régler des conflits entre deux personnes, de faire... Fait que c'est vraiment difficile de tomber dans ce mindset-là. Puis l'autre affaire qui était tough, c'est qu'essentiellement, moi, j'étais quelqu'un qui... Je crie ça un peu du monde, là. Moi, je faisais du développement logiciel, puis quand les autres allaient pas assez vite, je poignais le code, j'arrêchais ce qu'il avait fait, je le réécrivais, puis ça allait bien plus vite. J'en avais mieux. J'avais bien l'archétype. Oui, fait que... Vous avez pas guère. De... De changer, de changer. Puis, fun fact, parce que j'ai fait un test psychométrique quand je suis rentré chez Copernic. Puis, je l'ai relu l'autre fois. Ma blonde a dit, c'est toi. Puis, tu te fous du monde. Oui, effectivement. Mais, je referai le même test aujourd'hui. J'espère que je serai un peu mieux. Je pense que je le suis honnêtement. Mais, tout ça, c'est vraiment du travail sur soi que tu dois faire. Puis, c'est là l'affaire d'arriver là. Ça fait qu'aujourd'hui, j'en retire beaucoup de gratification puis de plaisir dans mon travail. Mais les premiers mois, c'est à poste cette transition-là. J'ai trouvé, moi, j'ai trouvé vraiment difficile.
François Lanthier Nadeau: Puis je vais sûrement l'avoir dit dans l'intro anyway, mais mettons pour qu'on ait une idée de l'ampleur de Queveo. Aujourd'hui, Queveo, c'est disponible, je veux dire, ça a des clients dans, je ne sais plus, 50, quelques pays, je pense. En termes de chiffre d'affaires, I guess, c'est public. C'est public.
Marc Sanfaçon: Allez le voir, c'est public.
François Lanthier Nadeau: On est une compagnie publique. On peut aller sur Google, checker ça rapidement. Mais Needless to say, c'est une licorne technologique québécoise. C'est coté en bourse. Es-tu là ou une des premières licornes tech québécoises à aller en bourse ?
Marc Sanfaçon: Je pense que...
François Lanthier Nadeau: De Québec, Québec.
Marc Sanfaçon: Je pense que l'autre avant, à mon souvenir, quand on était en bourse, l'autre avant, c'était Industrielle Alliance. qui avait une valorisation. Mais les…
François Lanthier Nadeau: Mais en tech… Les Taleo… Taleo, oui, Taleo. Taleo.
Marc Sanfaçon: Taleo, mais il était… Oui, tu as raison. Puis Taleo, il avait été en… OK, c'était Bourse canadienne. Taleo avait été en Bourse américaine.
François Lanthier Nadeau: En Bourse américaine. OK, c'est bon. Fait que tu sais, puis en termes d'employés, Marc, c'est genre 700, quelque chose ?
Marc Sanfaçon: 700 employés, à peu près 250 à 300 dans la R&D. Bureau Québec, 225 personnes. Bureau Montréal, 250. Après ça, bureau à Londres. bureau en Hollande.
François Lanthier Nadeau: Parfait. Fait que, clairement, que du début de l'histoire qu'on a racontée, qui était genre 2005, où est-ce que vous êtes partis avec 13 ou 18 personnes de Copernic, puis vous avez starté Coveo, à ce qui se passe aujourd'hui, ton rôle, pas juste ton rôle, mais la réalité dans laquelle tu joues ton rôle est genre violemment différente, c'est genre le jour puis la nuit. Fait que, ma question pour toi, c'est, en fait, j'en ai deux. Est-ce que t'as... T'as eu comme un moment donné un déclic qui a fait Je tripe tellement sur la plateforme qu'on construit puis le potentiel que ça a, que j'ai pas le choix d'accepter que ça se quête avec des humains. Parce que tu me dis plutôt, c'est les humains, les bonnes compagnies, on les construit avec des bons humains, etc. Puis oui, mais comme c'est juste une fonction aussi de genre, même si t'es un 10x, 20x développeur, tu pourras jamais programmer puis designer une solution qui va se caler autant que celle qui a je sais plus combien d'ingénieurs aujourd'hui. Fait que t'as-tu comme unlock un peu ça, le genre de... Ouais, ça va passer par d'autres monde que moi, tu sais. Pis ça a été tough, ça !
Marc Sanfaçon: C'est une bonne question. Écoute, la vraie raison pourquoi à un moment donné j'ai arrêté de coder, c'est parce qu'il y en a du monde qui m'ont dit Marc, faut que t'arrêtes de coder.
François Lanthier Nadeau: Ben pourquoi ils t'ont dit ça, mettons ?
Marc Sanfaçon: Parce qu'il fallait que je gère pis fallait que je lead. Ils m'ont dit Écoute Marc, y'a pas d'autres personnes qui peuvent faire ça. Pis je veux dire, ben Guillaume Simard était dans ceux-là qui m'ont dit ça, by the way. Il doit s'en souvenir. Là comme Marc, je sais bien que t'as l'air d'avoir beaucoup de fun, mais... Il faut que tu lides. Est-ce que je l'ai fait en me disant, je le sais, c'était clair dans ma tête qu'on avait des gens super performants et qu'on pouvait avancer et tout. Je pense que je continue à coder parce que c'est vraiment une passion. J'embarque là-dedans et je ne vois pas le temps passer. Puis faire le switch à ça, honnêtement. Les premières semaines, tu reviens chez vous, puis là, tu fais comme...
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que j'ai fait cette semaine ?
Marc Sanfaçon: C'est pas la première fois que je l'entends. C'est juste ça. Pendant des semaines, si ce n'est pas des mois, je dis à ma blonde, Ouf, Adipi, comment ça va ? Bien, il est deux heures et quart vendredi, puis je suis revenu à la maison. Je n'ai aucune idée de ce que j'ai fait cette semaine. Je pense que c'est pas là. Je parlais avec du monde. Je pense que je les ai guidés. Mais tu sais, ce n'est pas juste de la gestion. Il y avait aussi beaucoup de... de produits quand même dans ce temps-là. Ça, c'était cool, mais c'était quand même d'essayer le produit, trouver des bugs dans le produit. On partait un produit, on partait notre produit cloud à ce moment-là.
François Lanthier Nadeau: Au même moment que Guillaume Simard était pas mal dans l'équipe, ça, le début du cloud. Guillaume,
Marc Sanfaçon: il est probablement rentré, écoute, il pourrait te respecter ou commenter sur une vidéo, mais je dirais peut-être 2008, je dirais, quelque chose comme ça, 2009, puis ça, c'était en 2012.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est bon. Ça me mène à mon autre question que j'avais quand même parqué dans ma tête qui est... Tu te ramasses, t'es un fondateur, un cofondateur, souvent les cofondateurs vont... faire la job qui doit être faite pour le bien de la compagnie, même si ce n'est pas nécessairement leur passion première ou même s'ils n'ont pas nécessairement des connaissances ou une expertise incroyable là-dedans. Clairement, tu t'es comme ramassé à cette conjoncture-là et tu l'as fait. Tu le fais encore. Absolument. Mais tu me dis, oui, mais ma feedback loop est plus longue et j'ai juste moins de sources de feedback. Ma question pour toi, c'est... tu essayé de t'entourer de monde ? Tu t'es fait un petit community de feedback à l'interne, à l'externe. Comment tu fais pour continuer de croître là-dedans ?
Marc Sanfaçon: Ça a changé beaucoup au fil du temps. En 2012, on s'entend. En 2012, il y a peut-être un directeur à R&D à ce moment-là qui se rapporte à moi pour comment on gère les choses. Oui, j'essaye d'avoir du feedback et de donner des directions si ça marche bien. Aujourd'hui, on est pas mal mieux structuré, évidemment. Puis, il y a plus de feedback. On a aussi, dans notre compagnie, comme dans plein de compagnies, on a aussi des HRBP, donc des gens qui sont des business partners HR avec nous. OK. Ça fait que ça, c'est vraiment cool parce que c'est des gens avec qui on peut… Puis, tu sais, shameless plug, Laurent je l'utilise beaucoup pour bouncer des idées. Puis, j'aime beaucoup ça parce que je me fais une idée sur une situation. Puis j'y ai pensé, puis je suis certain que j'ai la bonne situation. Puis là, j'explique ça à Laurent puis là, elle me sort une question de champ gauche. Puis là, je suis là. Je me dis que ça vient d'où, cette question-là ? Ça fait que ça permet, je pense, moi, ça me permet de grandir puis de voir des choses différentes. Ça fait que j'ai cette feedback loop-là un peu avec elle.
François Lanthier Nadeau: Puis c'est quoi ton rôle à elle ? HR, business, explique au monde c'est quoi pour ceux qui connaissent pas.
Marc Sanfaçon: Dans le fond, elle, son rôle, c'est vraiment d'appuyer les managers au sein de la R&D. dans les situations HR ou dans tout ce qui est un peu HR related, les perf reviews, ce genre de choses-là.
François Lanthier Nadeau: En bouche, tu envoies aussi ?
Marc Sanfaçon: Oui, exactement. Mais en bouche, on a des recruiters qui font ça, qui sont spécialisés là-dedans. Dans le contexte de la HR VP, de Laurent c'est beaucoup ça. Puis moi, elle est proche des VP, de Richard, moi, Nicolas, des VP, puis c'est de l'appui de ce côté-là.
François Lanthier Nadeau: Ça en est une manière de...
Marc Sanfaçon: Ça en est une manière que j'ai du feedback, mais j'ai quand même du feedback de quelques personnes, ça arrive, mais je le vois aussi. Comme je t'ai dit tantôt, je vais poser une question dans un Sprint Review, ce qui est complètement banal, et puis là, après, mon Slack s'allume. J'ai trois personnes qui me disent Marc, tu as posé telle question, mais je voulais te dire, on a fait telle affaire, puis c'est deux fois plus vite que t'avais avant, puis tu as parlé... Ah, t'as fait un R&D update où on fait des présentations, t'as parlé des coûts, je veux juste te dire, regarde, on a diminué les coûts de 10 à telle affaire, puis c'est juste un début. Fait que, tu sais, je le vois que les gens, OK, ils écoutent ce que je dis, puis c'est important pour eux. Mais oui. Mais, tu sais, c'est rare que, tu sais, maintenant, on a des, on a un logiciel qui s'appelle Small Improvements pour faire les, en fait, on utilise WordD pour faire les Perfume. j'en rentrerai pas dans ce sujet là je vais devenir moche mais mais on a comme des tanks dedans là pis tu sais le monde font des tanks entre eux pis c'est bien cool là mais tu sais le monde sont gênés ils m'en font pas ou ils trouvent que c'est un truc de cul comme je t'ai dit tantôt pis c'est pas ça là mais c'est pas ça j'en veux pas c'est pas ça le point mais tu sais cette feedback là des gens qui sont allés dire hey Marc t'as l'affaire c'était vraiment cool ou hey Marc t'as l'affaire j'aimerais ça discuter j'ai pas compris ce que tu voulais dire puis pour que moi j'essaie de m'améliorer ce qui est une partie super importante de comment je suis ben il y en a très peu sur 250 personnes il y en a des fois avec qui je parle j'arrive à ma chaîne à café et salut moi j'ai telle personne en R&D toi t'es qui d'où t'es dans ma gang ben l'inverse arrive aussi salut moi c'est Marc tu me passes en entrevue il y a trois ans ah ok je m'en souviens plus
François Lanthier Nadeau: C'est quoi le Dunbar number, qu'on peut s'organiser à peu près à 100 ou 70 ? On n'est pas capable de tout garder dans notre... C'est 9. Le Dunbar number, c'est...
Marc Sanfaçon: C'est moi qui l'aime bien, c'est 9.
François Lanthier Nadeau: Tu sais ce que ça me fait, je vais y lancer des fleurs indirectement, mais ce que ça me fait penser, c'est que des gars comme, mettons, Guillaume Simard, qui vont avoir le... Pas le défaut, le default, donc le réflexe de tout le temps... Pas mal de dire ce qu'ils pensent, jamais avec mauvais soin, mais essayer de bouger les choses vers la vérité, vers un meilleur, enlever le status quo, puis que les choses et les gens s'améliorent, mettons, genre. Ça vaut cher d'avoir ça dans ta team, parce que si t'as jamais personne qui te challenge puis qui te dit ces choses-là, toi, tu deviens qu'à pogner de la rouille puis être dans ton propre status quo.
Marc Sanfaçon: C'est mauvais si les gens te disent pas ces choses-là puis ont peur de te donner du feedback, peu importe la raison. Ben c'est qu'eux autres, ça devient comme, ils deviennent capotés en disant, il a encore fait ça, il a encore fait ça, il a encore fait ça. Plutôt que de dire, hey Marc, quand tu fais telle affaire, ben... J'aimerais ça que tu fasses plus ça. Whatever, c'est quoi ?
François Lanthier Nadeau: Peut-être bien qu'après ce podcast-là... Peut-être !
Marc Sanfaçon: On ne sait pas. On ne sait pas, j'espère,
François Lanthier Nadeau: honnêtement. Là, on a beaucoup parlé de ton rôle en ce moment. Je vais double-cliquer sur une question. Tu me dis si tu as l'impression qu'on lui a répondu ou pas. Qu'est-ce qui est le plus fun dans ton rôle en ce moment ? Et qu'est-ce qui est le plus tough ?
Marc Sanfaçon: Oui. Est-ce qu'on a répondu à ça ? Le plus tough...
François Lanthier Nadeau: La partie feedback.
Marc Sanfaçon: Oui.
François Lanthier Nadeau: Puis genre...
Marc Sanfaçon: Oui, le plus tough, de ne pas avoir de feedback, c'en est une, là. Mais le plus tough, c'est vraiment gérer les humains. C'est facile de gérer un ordinateur et un bug, même si des fois, ils sont tough à trouver. Mais tu sais, gérer un humain, c'est difficile. Puis ça, oui, ça, c'est la partie tough. La partie tough, c'est ça. La partie le fun, écoute, c'est les gens. C'est de... C'est de rentrer dans... Je dis qu'il y a du monde qui ne me donne pas de feedback, mais j'arrive à ma chaîne à café, puis tu as le gars que ça fait un an qui est là, puis il me fait des blagues. Je dis, hey, Marc, check. J'ai fait une vidéo un moment donné, qui était vraiment en poche, by the way, mais le monde va en rire de chez Coveo, mais sur la sécurité, sur comment c'est important. À l'intérieur de la compagnie. Oui, puis c'est vraiment mauvais. C'est dégueulasse. Et puis là, le gars, il dit Hey, Marc, viens voir. Puis là, je rentre dans son pod. Puis là, il a mis un screenshot de cette vidéo-là dans son background. C'est quand il lock, c'est ça. Puis là, je fais comme Coyo. C'est un feedback. Et voilà. C'est capable de troller. Absolument. Absolument. Non, non, il y en a beaucoup qui me trollent. Puis c'est bien correct. On va essayer de l'avoir,
François Lanthier Nadeau: ce screenshot.
Marc Sanfaçon: Ah, oui. C'est cool. God. Pardon. Oh, petit coup. Ah, non.
François Lanthier Nadeau: Bang. Quand est-ce que Coveo a pogné, mettons, un niveau de traction ou ce qu'on appelle typiquement dans le milieu product market fit que vous étiez confiant qu'on peut ouvrir les valves, que ce soit en embauche ou aller chercher du capital, ça va être facile. Y a-t-il un point d'inflexion qui vaut la peine d'être mentionné ou ça a tout été pendant l'incrémental ?
Marc Sanfaçon: Écoute, je pense que c'est le… Ce qui fait que Coveo est rendu où il est rendu aujourd'hui, c'est une pivot sur le cloud. C'est ça. C'est que jusqu'en 2010-11, notre produit principal, c'est Coyo Enterprise Search. Tu le downloads, tu l'installes sur ton serveur chez vous, puis that's it. Puis quand on fait des updates, on espère que vous les installez somehow. Quand il y a un bug, on essaye de comprendre c'est quoi le bug, puis pouvez-vous nous envoyer vos nouveaux logs. Et puis là, on commence à faire une première version du cloud, qui est essentiellement un wrapper d'API, de UI, alentour de notre produit.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Windows.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Puis… Ça fait que ça,
François Lanthier Nadeau: on peut se poser un peu sur ce moment-là, ce qui est charnière. Oui.
Marc Sanfaçon: 2011, on commence à travailler là-dessus, une petite équipe qui commence à mettre les épis à l'auto. Mais parallèlement à ça, on est en train de sortir une grosse version qu'on appelle CS7, Coveo Enterprise Search 7. OK. Ça fait que tu as comme tout le main team qui travaille sur Coveo Enterprise Search 7. Puis là, on pogne… C'est le moment où Laurent step down de CEO. On part ça. Puis l'idée, dans le fond, c'est de faire un produit qui va s'intégrer à Salesforce. Parce qu'il n'y a pas de temps de compagnie SaaS à ce moment-là. Salesforce en est une, là on a poussé nos softwares, puis let's go. Laurent, il dit, on s'intègre là-dessus. Ça fait qu'on commence à faire, on ouvre un compte sur AWS avec ma carte de crédit personnel au début. Let's go, on part. Puis écoute, on fait un wrapper, API. puis on est capable de provisionner des nouvelles machines Windows, d'installer notre produit, toutes ces patentes-là. On a des API en com, fait qu'ils ont tout embedé là-dedans puis on fait une intégration dans Salesforce. Puis là, on est rendu probablement mi-2012, quelque chose comme ça. Premier client qu'on a pour Coyo for Salesforce, c'est Exfo. La tangoise d'un des gars qui travaille... Sur notre version 1 de tout ça, elle est là-bas, elle est au service à la clientèle. Baf, on est tous contents. Mais le deuxième client qu'on a, c'est Salesforce.
François Lanthier Nadeau: Salesforce l'humeur. Oui. Laisse-moi prendre un peu de recul. Salesforce a été une cible d'intégration prioritaire à cause de son volume, à cause de...
Marc Sanfaçon: À cause du no-class, à cause du no-software. Oui, mais il y avait deux affaires. Il y avait... Le côté service à la clientèle, on s'est dit, OK, on peut aller aider les agents à trouver les données des cases, les knowledge base, ce genre de choses-là.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Marc Sanfaçon: Et le fait que Salesforce sont dans le cloud, le modèle est dans le cloud. Ça fait qu'en attaquant les clients dans le cloud, on est comme plus facile de dire, nous autres non plus, on ne vendra pas un software. Parce que dans le temps, envoyer ton software… part, il faut qu'il le download, il faut qu'il l'installe, tout ça. Alors qu'essayer un logiciel dans le cloud, c'est beaucoup plus facile. C'est obvious aujourd'hui, en 2012.
François Lanthier Nadeau: Vous aviez déjà une relation avec Salesforce ?
Marc Sanfaçon: Non, on l'a bâti.
François Lanthier Nadeau: À travers cette initiative-là de mettre Coveo dans le cloud.
Marc Sanfaçon: À travers beaucoup de billets d'avion de Laurent, Richard et plein d'autres personnes.
François Lanthier Nadeau: Comment vous avez décidé d'allouer des ressources à ce pivot-là, ou du moins cette nouvelle initiative-là d'aller plus dans le cloud ?
Marc Sanfaçon: Écoute, ça, c'est vraiment Laurent. Laurent, il a comme dit, regarde, on fait ça et on essaye ça. Puis Marc, tu me sors des ressources. Puis là, j'ai fait, il faut qu'on livre ça. Il faut qu'on fasse les deux. OK, on va faire les deux. On a tassé du monde. On s'est ramassé avec des gens qui étaient très juniors à ce moment-là. Guillaume Simard était là-dedans. Mais il y en avait d'autres, évidemment, qui ont embarqué dans cette bandwagon-là.
François Lanthier Nadeau: Ça devait être excitant pour vous autres.
Marc Sanfaçon: Oui, c'est sûr. Mais c'est excitant. On a fait ça vraiment start-up style parce qu'on a pris un bureau en face de nos vrais bureaux.
François Lanthier Nadeau: Asti, au revoir.
Marc Sanfaçon: qui était à l'abandon. Les fils réseau tombaient du plafond. C'était ça.
François Lanthier Nadeau: C'est bien hot. Je n'avais pas ce bout-là.
Marc Sanfaçon: Oui. Donc là, on a fait ça là. Puis après ça, on était dans nos bureaux sur Saint-Jean-Baptiste. Après ça, on a déménagé dans nos bureaux actuels.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: Puis ça, c'était en 2012. Puis dans le fond, pour ta réponse, c'est quand Coveo for Salesforce, on l'a vendu à Salesforce. Là, après ça, ça a ouvert pas mal de portes. Parce que là, quand on allait voir les autres clients, ils nous disaient, non, non, on garde le search de Salesforce. Puis on disait, oui, mais Salesforce utilise notre search. C'est comme,
François Lanthier Nadeau: hein ? Oui, ta preuve sociale, ton effet logo, c'était énorme. C'est ça.
Marc Sanfaçon: OK. Ça, ça l'a lancé pas mal.
François Lanthier Nadeau: Combien de temps ça a pris de closer Salesforce, mettons, tu penses ?
Marc Sanfaçon: Oui, je ne sais pas. Ça a dû prendre une bonne année, là. Oui.
François Lanthier Nadeau: Puis aujourd'hui, vous avez encore une relation très proche avec Salesforce, j'imagine. OK. J'ai le goût que tu me dises s'il y en a qui te pop vraiment dans ta tête, sinon on passe à l'autre. Des bons coups, des erreurs que toi personnellement, tu as l'impression avoir fait.
Marc Sanfaçon: Ok.
François Lanthier Nadeau: À travers les 24 ans que tu as dit récemment, que tu vas avoir récemment. 24 ans chez Coveo.
Marc Sanfaçon: Oui, 24 ans chez
François Lanthier Nadeau: Coveo. Il y a-tu des erreurs ou des bons coups qui sont top ? Oui,
Marc Sanfaçon: évidemment, des erreurs, il y en a plein. Je pense que... Je pense que pour ne pas faire d'erreur, ça te prend de l'expérience. Puis pour avoir de l'expérience, il faut que tu fasses de l'erreur. C'est trop compliqué. Il y a une couple d'erreurs qu'on a faites que plein de gens en font. On avait une plateforme, dans l'exemple de Cloud V1, on l'appelait V1. On avait une plateforme V1 et on a décidé de faire une plateforme V2. C'est vraiment une mauvaise idée.
François Lanthier Nadeau: Au lieu d'avoir une version Evergreen. Oui,
Marc Sanfaçon: c'est ça. On a quand même parti d'un modèle qui était mostly single tenant à un modèle qui... multi-tenant, c'est que c'était comme compliqué, mais on aurait pu le faire différemment. Bien, bien, aujourd'hui, la plateforme est top et tout, mais tu sais, ça nous a pris trois ans à migrer nos clients veillant vers la prochaine plateforme. C'est que ça, c'est une erreur que j'aurais pas dû faire, j'aurais pas dû pousser pour ça.
Participant 4: OK.
Marc Sanfaçon: Ouais, ben tu sais, des fois, il y a des gens qui sont en place, qui sont toxiques, que tu gardes trop longtemps, c'est classique. Ils sont super bons, mais... Ouais, c'est ça. Les bons coûts, oui, quelques bonnes embauches, quelques bons flares sur des embauches. Le côté technologique, je pense que c'est forcé d'admettre que l'index, c'est pas mal moi qui l'a designé puis qui l'a codé. J'imagine que ça fait partie un peu des coûts, des affaires desquelles je suis fier. C'est ça,
François Lanthier Nadeau: c'est ça.
Marc Sanfaçon: Mais, oui, je pense que, puis ça, c'est plus moi, je pense, de passer d'un gars qui se crisse du monde, comme je te disais, à quelqu'un qui... qui care beaucoup à propos des gens et qui veut les faire grandir et qui essaie, moi aussi, de grandir. Je trouve que c'est un bon coup personnel. Je le dis humblement. Je le dis très humblement. Mais oui. Mais c'est ça.
François Lanthier Nadeau: OK. All right, folks. Brique de 30 secondes pour vous parler de notre partenaire certifié Léviat Légal, un cabinet d'avocats boutique en technologie et capital de risque. Léviat Légal, c'est des programmeurs en cravate. Ils ont carrément développé du software à l'interne. pour automatiser les tâches répétitives puis passer l'économie aux clients. Donc, bye-bye facture exorbitante puis documents à papier infini. Leur philosophie, leur process est designé pour fiter avec la réalité des SaaS. Ils sont là pour des besoins transactionnels, genre financement en stock options, ou plus ponctuels, comme de l'accompagnement légal à temps partiel. Un paquet d'entrepreneurs qui sont venus sur le pod font affaire avec eux puis me les ont recommandés. Check out leur entrevue sur SaaSpasse.com slash partenaire avec un S slash Léviat-Légal ou sur notre YouTube à puis le pod avec Guillaume, le fondateur, est bourré de knowledge. Épisode 73, check it out. Sinon, direct à la source, leviatlegal.com. OK, de retour au pod. Est-ce que la compétition d'un point de vue technologique, le fait d'autres solutions aux produits numériques, est-ce que c'est quelque chose qui te hante, qui t'habite, auquel tu dois penser régulièrement ? Comment tu gères cet aspect-là ? Si tu as le goût de parler de ça, sinon on va en une et il n'y a pas de...
Marc Sanfaçon: Je vous dirais clairement, il y a beaucoup de compétitions, surtout encore plus avec Jenny High maintenant. Tout le monde embarque là-dedans, il y a plein de compétitions partout. Puis tu sais, veux, veux pas, Si tu recules, il y a une dizaine d'années, c'était compliqué de faire un search engine. Aujourd'hui, il y en a plein d'open source. Tu es capable de monter une solution quand même basic, mais relativement rapidement. Bâtir une solution qui handle des cas complexes, c'est une autre histoire totalement. Oui, je pense qu'il faut toujours suivre c'est quoi que la compétition fait, côté technologique, comment on fait pour leverager ce qui... qui existe dans le marché de plus en plus versus nécessairement tout builder. On ne build pas tout, mais je pense que ça, c'est la partie qui est super importante. C'est difficile des fois de garder, de suivre le beat de certains projets open source, par exemple, où il y a full de contributeurs et il y a full de vélocité et tout. Mais en même temps, je pense qu'il faut essayer d'y aller avec nos forces et faiblesses. La beauté d'un logiciel comme le nôtre, de notre plateforme, c'est que... c'est une plateforme qui est très horizontale. On peut faire n'importe quoi avec ce qui a rapport à la gestion documentaire. On peut faire du e-discovery comme du e-commerce. On peut tout faire. Mais le gros downside de notre plateforme, c'est qu'on peut tout faire. On peut faire du e-discovery. À un moment donné, il faut que tu te dises, non, nous, on va faire ça. Puis nous, on est très bons dans les cas complexes. On n'ira pas chercher un petit client de e-commerce qui a 102 produits. On va aller chercher… Un cas complexe, on a des cas complexes où le client a 300 000, il a 3 millions de SKU, puis il a 100 000 clients, puis chaque client a un prix différent. Tu fais ça.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Sanfaçon: C'est là qu'on a appliqué pour un brevet, pour comment on le fait, parce que c'était quand même assez compliqué. C'est un gros différenciateur, parce que la plupart des technos vont flattener le data. Les 3 millions de SKU fois 100 000. ça en fait beaucoup des documents dans un index.
François Lanthier Nadeau: Tu as mentionné brevets. C'est-tu une chose qui... Je ne suis vraiment pas familier avec la question de juste... C'est quoi le mot ? Déposer des brevets ? Obtenir des brevets ? C'est-tu quelque chose que vous faites souvent ? C'est quelque chose qui est un avantage ?
Marc Sanfaçon: Pas nécessairement souvent, mais quand on a des bonnes idées et des affaires, on fait comme, attends un peu, on va en faire. Il y a des compagnies qui font beaucoup ça. Je pense que c'est un peu moins populaire, mais quand on a une bonne idée, comme cette idée-là était quand même assez importante pour nous. Ce que ça fait,
François Lanthier Nadeau: c'est que ça protège cette innovation-là. Exactement.
Marc Sanfaçon: De compétition. Exactement.
François Lanthier Nadeau: Mais ça, c'est ça, ça doit être rendu pour des trucs qui sont assez LG. Oui, c'est ça,
Marc Sanfaçon: exact.
François Lanthier Nadeau: Le reste du code est quasiment tellement tout démocratisé, les toolings open source et tout ça. Comment est-ce que tu apprends l'information à propos de la compétition ? Sais-tu des... des ingénieurs ou des vendeurs dans ton staff ou dans la compagnie que de temps en temps tu bouffes avec ou tu as un meeting avec, c'est-tu toi qui cherches activement, tu parles avec un client et ils te disent non, mais X, les autres sont capables de faire ça, ça, ça avec le search. Comment cette information-là arrive dans ton cerveau ?
Marc Sanfaçon: C'est un peu tout ça. OK. C'est un peu tout ça. Dans le fond, c'est la compétition chez nos clients. Un client qu'on gagne, on apprend un peu des affaires sur la compétition. Les press releases, les affaires d'élastique, c'est quand même assez facile de jouer avec. On est capable de les voir. Algolia, on suit pas mal ce qu'ils font. On a des gens qui font ça aussi au niveau de nos équipes, qui suivent la compétition, qui montrent des decks. C'est quoi leur rôle ?
François Lanthier Nadeau: C'est-tu des product marketers ? Oui,
Marc Sanfaçon: c'est dans l'équipe de product marketing.
François Lanthier Nadeau: Intelligence à la compétition.
Marc Sanfaçon: Côté engineering, maintenant, tout ce qui est ML, on a des gens qui font des conférences. Côté church, c'est la même chose. Il y a une grosse conférence qui s'appelle les stacks qui avait lieu la semaine passée, d'ailleurs. On a des gens qui vont voir qu'est-ce qui se passe. OK, telle affaire, c'est intéressant. OK, ils sont où par rapport à nous ? OK, nous, on est là. Ce genre de choses-là.
François Lanthier Nadeau: Puis tantôt, dans tes bons coups, Marc, tu as dit que certains des bons coups, c'est d'embaucher des perles ou des gens qui bougent l'aiguille un peu dans la compagnie. As-tu des trucs ou des leçons pour comment... engagé du talent top tier, mettons ?
Marc Sanfaçon: Ben, tu sais, c'est... J'étudie des trucs. C'est une bonne question. Je pense que... Je pense qu'à force de faire des entrevues, tu réussis à détecter certaines affaires. Puis tu réussis à poser les questions. pour aller chercher les réponses que tu veux. Là, je fais moins de... Je me ramasse souvent dans le processus d'entrevue vers l'entrevue finale. Je ne suis pas sur les entrevues techniques. À ce moment-là, je vais chercher vraiment est-ce que cette personne-là va fitter dans l'équipe et comment elle réagit par rapport au feedback, comment elle réagit par rapport...
François Lanthier Nadeau: Tu testes un fit culturel plus.
Marc Sanfaçon: Oui, je vais tester un fit culturel. Mais en effet, en masse, les entrevues techniques... plus de temps aujourd'hui. Ça dépend à quel moment je me fais rentrer dans le process. Mais pendant un bout de temps, j'ai passé en entrevue tous les gens qu'on embauchait à Arrédé. Jusqu'à une centaine d'employés quasiment.
François Lanthier Nadeau: T'as-tu un pattern ou une tendance qui est un drapeau jaune ou un drapeau rouge sur un candidat qui te vient en tête ? Ou l'inverse ?
Marc Sanfaçon: Oui, je veux dire quelqu'un qui parle beaucoup en jeu, mettons. Ah,
François Lanthier Nadeau: intéressant.
Marc Sanfaçon: je fais ça, je fais ça, je fais ça, j'ai fait ça, j'ai fait ça, j'ai fait ça.
François Lanthier Nadeau: OK. Bye. OK.
Marc Sanfaçon: OK. C'est vrai ça. Vous étiez 32 dans l'équipe, tu en as fait beaucoup des choses. Souvent, comment cette personne-là va se comporter dans l'équipe, dans la culture ? Parce que quand tu bâtis une équipe de R&D, comme j'ai fait, comme on a fait chez Coveo, à un moment donné, la culture devient importante. On a des gens qui vont fêter leur vingtaine. qui ont leur 24 ans chez Coyo on ne les retient pas avec des chaînes. Il faut qu'il y ait quelque chose qu'on fait bien. Il y a quand même un bon niveau de rétention. On parlait de Guillaume, quand je l'ai embauché, il m'a dit moi je suis ici trois ans et je pense qu'il est resté sept ans. Mais je pense qu'il y a quelque chose qui a fait que la culture est importante. Des gens passionnés, des gens qui veulent bouger les choses, qui veulent la faire avancer. Tu ne veux pas briser cette culture-là. Donc, ça, c'est important d'aller le chercher quand tu embauches. Ça fait partie des choses qu'on regarde beaucoup. Mais après ça, on se trompe. Puis là, ce n'est pas contre la personne, mais il faut que tu réagisses le plus vite possible.
François Lanthier Nadeau: Oui, ce n'est pas la partie la plus fun.
Marc Sanfaçon: Non. Non, mais il faut que tu vois ça. Probablement, il faut que tu le fasses de façon respectueuse. Ce n'est pas contre la personne. Mais il faut que tu vois que l'inverse, de garder une personne qui ne fait pas, c'est tellement pire parce que là, tu craques. toute ta culture, puis toute ton équipe actuelle. Puis ça, si tu veux pas ça, jamais.
François Lanthier Nadeau: Absolument. Ça me rappelle certains souvenirs. Écoute, on a beaucoup parlé du cloud déjà. Fait que je pense pas que je vais recreuser là-dessus. Mais là, ce qui est nouveau-ish, mettons, chez Coveo, c'est plus la partie d'AI, spécifiquement generative AI. Fait que ma question pour toi, c'est, d'un point de vue technique, sur l'infrastructure qui est nécessaire, Pour utiliser cette technologie-là pour créer des expériences personnalisées, donner des réponses pertinentes au monde, peu importe que ce soit en e-com ou à l'intérieur d'une grosse compagnie, l'infrastructure technique, c'est-tu coûteux ? C'est-tu complexe ? Y'a-tu des petits hints que tu peux nous donner de ça ressemble à quoi ?
Marc Sanfaçon: Ouais. En partant, juste pour relativiser un peu, on est un des très gros clients d'Odyssey Canada. Ouais, OK. proche du top 10.
François Lanthier Nadeau: C'est bon.
Marc Sanfaçon: Ça fait qu'on a quand même beaucoup, notre infrastructure cloud est quand même assez grosse. Il y a pas mal de gens. On a deux personnes qui font juste gérer les coûts cloud chez nous, dans l'équipe. C'est leur job à temps plein. Incroyable. Oui. Maintenant, notre infrastructure fait qu'il y a beaucoup de données qui rentrent, il y a beaucoup de requests qui rentrent par seconde. puis là ta question c'est plus par rapport à comment on gère les données c'est ça, puis l'AML il y a plusieurs aspects à cette question-là premièrement comment tu fais pour donner accès aux data scientists et à ceux qui font les ML models aux données alors qu'ils ne peuvent pas avoir accès aux données clients parce que c'est des données clients et les données clients il faut qu'ils restent en cloud tu ne peux pas copier les données du cloud c'est un aspect qui est compliqué donc tu as cet aspect-là qui est qu'on doit gérer, qu'on doit faire, soit essayer de faire de l'anonymisation, soit essayer de... ou les faire... travailler avec une partie de données d'un client qui a accepté. Mettons, on a un partnership avec client XYZ, on est en train de faire un mail model juste pour eux autres, pour optimiser whatever, le revenue per visit. Ben là, eux autres vont nous dire OK, ben on accepte que vous utilisez nos données pour faire ça. Puis à ce moment là, on travaille avec ces données de clients là.
François Lanthier Nadeau: Là, eux, il faut que dans leurs terms of service, après ça, ils disent qu'il y a un de leurs third party. Ouais, exactement, c'est ça.
Marc Sanfaçon: Mais écoute, l'architecture, En arrière, majoritairement sur AWS, on utilise Snowflake comme data lake. Puis, toute notre pipeline de machine learning va aller siphonner data de Snowflake. Pendant un bout de temps, c'était sur S3. C'était pas mal en migration vers Snowflake. Puis, les ML models sont générés. On a notre propre plateforme de hosting de ML model qui est capable de faire de la réplication. Vous avez développé ça vous-même. Oui, c'est ça. Parce que dans le temps, il n'y en avait pas tant qui faisaient exactement ce qu'on avait de besoin. Aujourd'hui, on pourrait en faire. Écoute, là, c'est moins un peu... Pas de stress. C'est ça. Mais c'est ça. La plateforme qu'on a développée permet de loader des modèles et les répliquer sur plusieurs machines ou des régions, puis ce qu'elle est in, ce qu'elle est out, au besoin. Mais c'est quand même assez complexe tout ce qu'on fait. Puis, l'autre affaire, c'est qu'un engin de recherche, incluant l'ML Model, il faut que ça réponde vite. À part la partie GNI, où le monde est prêt aujourd'hui à attendre 3, 4, 5, 8 secondes avant de le voir, je veux dire, il faut que tu vois déjà rapidement que ça va répondre. Mais un search engine, tu veux que ça soit rapide.
François Lanthier Nadeau: C'est parce que les attentes de l'utilisateur ont été modulées. en fonction des microsecondes parce que Google a écrit combien de microsecondes il générait de résultats. Puis, un des petits trucs de UX qu'OpenAI a fait de vraiment cool avec ChatGPT, c'est justement de générer caractère par caractère pour que tu aies l'impression d'être en train de pogner de la valeur puis des réponses même si elle n'est pas finie, ta réponse. Tu peux le lire de même, mais c'est moins le fun. Il y a comme un sentiment de Oh,
Marc Sanfaçon: c'est déjà… Il travaille puis on sait que ça s'en vient. Il n'est pas bugué. Oui,
François Lanthier Nadeau: exact. Parce que… OK. Oui. Puis, t'as parlé de quelque chose, t'as dit, Hey, j'ai du staff qui est juste dédié à manager nos coûts de WS, mettons. Ça m'a comme fait penser au niveau plus comme sécurité, compliance, tout ça. C'est-tu gros comme cost structure chez KVO, en termes de salariés qui sont sur la sécurité, les compliance, tout ça ? Ça doit être méga important quand même.
Marc Sanfaçon: On a... On embauche, by the way, dans l'équipe de sécurité officielle. Notre defensive security, elle serait le fun d'avoir plus de monde. Pour l'instant, c'est peut-être une équipe de quatre personnes, je pense, en défense. En défense,
François Lanthier Nadeau: c'est tellement un titre hot.
Marc Sanfaçon: Oui, non, c'est ça, c'est vraiment cool. Si JP m'entend, puis il dit Marc, tu as dit quatre, mais on est trois. Je ne vais pas en entendre parler, mais en tout cas. Mais écoute, c'est une chose super importante. La sécurité dans le cloud, il faut que ça soit la priorité zéro. tous les SaaS. Celle-là, c'est une problématique.
François Lanthier Nadeau: Mais surtout, c'est quel client que vous avez.
Marc Sanfaçon: Exact. Puis, par contre, je dis toujours, quand j'ai embauché mon directeur en sécurité il y a longtemps, il disait, il faut faire ça, il faut faire ça, il faut faire ça, telle affaire, telle affaire, telle affaire, telle affaire. Là, je fais comme, j'ai une bonne idée, on arrête, dans ce temps-là, peut-être qu'il y avait 125 développeurs, on arrête les 125 développeurs pour la prochaine année puis on fixe des vulnérabilités. C'est ça. Oui, ça n'a pas bien de bon sens.
François Lanthier Nadeau: Tu l'as caricaturé pour...
Marc Sanfaçon: Tous les jours, il en sort des nouvelles vulnérabilités. Ça ne marchera pas. Comment on fait ça ? Je pense qu'on a réussi à faire quelque chose que... Es-tu encore là ? Oui, absolument. De façon incrémentale, de façon incrémentale, tu améliores tout le temps ta posture de sécurité. C'est exact. Tu pars d'une startup où tu as huit personnes qui ont le compte admin de ton AWS à 250 personnes qui l'ont pu. À un moment donné, c'est comme... Puis qu'ils n'ont plus accès, puis ça prend des temps pour accès, puis c'est compliqué d'aller se loguer dans le cloud, puis idéalement, ils n'iraient pas. Je veux dire, c'est un exemple, mais c'est ça qu'il faut que tu fasses en sécurité. En tout cas, moi, je trouve que c'est une bonne approche. Quand tu pars d'une startup à une grosse business, plus ça va aller, plus ça va être... tight, puis plus tout le temps. Mais oui, il y a quand même beaucoup de dépenses dans notre compagnie en sécurité. Les softwares qu'on a, on a plein de softwares qui monitorent notre cloud live, qui a des modèles AI là-dedans qui déterminent chaque service est supposé de faire tel behavior. Quand le service change trop, ça lève des alertes. On s'assure que c'est ce que tu as genre d'affaires-là. Tu n'as comme pas le choix d'avoir ça.
François Lanthier Nadeau: J'imagine que le cutting edge, puis la crème de la crème en sécurité, c'est le iPad. quand je rentre dans le bureau pour... Ah oui, oui, oui, ça c'est...
Marc Sanfaçon: Ça c'est vraiment hot, oui, oui, c'est vraiment hot. Surtout que souvent, l'imprimante marche pas. Après ça, tu te promets, c'est hot.
François Lanthier Nadeau: C'était comme un petit code, en tout cas, une petite carte, dans le fond.
Marc Sanfaçon: J'aime bien ça. C'est pas mal, le seul. Ton nom, il est long à écrire, en plus.
François Lanthier Nadeau: Puis on dirait que si je viens pas assez souvent, faut que je le refasse, je pense qu'il y en a un qui peut se rappeler anyway. je veux juste te dire bon le iPad c'est tel que tel il y a des normes de sécurité pour rentrer chez Coveo c'est normal je respecte ça mais la machine Coupa j'en parle à chaque fois que je parle de chez Coveo la machine Coupa moi j'adore ça c'est genre mon dada si je voulais pas avoir ma propre compagnie je viendrais travailler pour la machine Coupa juste pour la machine Coupa la machine Coupa pour ceux qui écoutent c'est comme un petit écran t'as un UI pour choisir les saveurs d'eau pétillante et ou sucrée que tu veux te faire avec la grosseur Ça te fait ça, custom.
Marc Sanfaçon: Tu as toujours un peu le goût du précédent, par exemple. Moi, je l'applique tout le temps flat. Je me ramasse tout le temps avec un goût de melon d'eau, de framboise.
François Lanthier Nadeau: Feedback client.
Marc Sanfaçon: Ah, feedback client. C'est ça, exact. Pouvez-vous me fixer ça, s'il vous plaît ? Pouvez-vous tirer les premières gouttes ailleurs que dans mon verre parce qu'il goutte encore ?
François Lanthier Nadeau: Imagine si je mets ça comme preview. c'est ça le premier les cofondeurs de Coveo tu le vois je suis vraiment fier on parle de fucking quoi alright ouais j'ai une question un petit peu plus personnelle pour toi tu sais Coveo là le 24 ans c'est-tu Copernic plus Coveo ouais ok c'est bon ben Coveo ça fait plus de 20 ans mettons ouais clairement ça a été un succès à plein d'échelles clairement ben tu sais vous êtes rentré en bourse c'était en 2021 21 ok je pensais que ça allait en 2021 ouais probablement que si tu voulais prendre une retraite au chaud confortable à quelque part tranquille tu pourrais financièrement parlant à moins qu'il y ait des... en tout cas c'est son option si tu me dis qu'elle est mauvaise, tu me dis qu'elle est mauvaise mais pourquoi tu fais pas ça puis pourquoi tu es encore motivé à rentrer à job à construire de quoi à amener ça plus loin qu'est ce qui brûle encore c'est la passion j'aime ça
Marc Sanfaçon: J'ai beaucoup de plaisir. Il y a plusieurs affaires. Évidemment, je pense qu'au fil du temps, tu te mets à y penser pareil. Je veux dire, j'ai plus 25 ans. Je suis plus proche de la retraite que du début de ma carrière. Mais je ne me vois pas arrêter. Pas tout de suite. Même après, mettons, après Coveo, what's next après Coveo ? Mettons, dans 5 ans, c'est une bonne question. What's next ? Il va falloir que je reste impliqué, que je fasse des choses. probablement être sur des boards ou ce genre de choses-là, pas du coaching. Ça, je trouve que ça pourrait être le fun. Ma blonde aussi, elle a changé de travail. Elle est infirmière à la base. Maintenant, elle est directrice du centre Bonenfant Dion à la maison Michel-Sarrazin, une maison de fin de vie. C'est un centre de jour. Ça complie énormément là-dedans. Ça change beaucoup. cette perspective là parce que quand tu étais infirmière avant à compter si à compter quasiment les heures qui restent à travailler à sa retraite alors que l'autre c'est comme garde à l'aime vraiment seul puis c'est une belle mission cette organisation oui vraiment j'allais c'est
François Lanthier Nadeau: quelque chose moi je fais du bénévolat quand même assez souvent le fait que je vais pas en fait puis au plus je l'ai dit très haute le méga personnel mais j'ai longtemps fait de l'anxiété et de l'angoisse par rapport au concept de la mort. Une psy que j'avais, elle m'avait dit, peut-être que pour des exercices d'exposition, tu devrais juste appeler-le et aller prendre visite et voir comment les gens se sentent qui sont dans cette maison-là. Tu vas voir que ce n'est pas si sombre ou si épeurant que ce que tu penses. Je me rappelle le gars qui m'avait accueilli, il y avait une sorte de sérénité ou de calme, ce gars-là, et de présence. Je me suis dit que... Ok, man. Ça a comme morphé un petit peu ma vision de cette espèce de menace-là que je me créais dans ma tête. Puis le lieu aussi physiquement, comment c'est organisé quand t'arrives avec les arbres. C'est quelque chose. Fait que kudos à ta blonde, c'est fucking cool.
Marc Sanfaçon: Ouais, merci. C'est très cool.
François Lanthier Nadeau: Fait que t'as-tu déjà investi dans des startups ou des projets au Québec, mettons ? C'est-tu le genre d'affaires qui t'intéresserait peut-être ?
Marc Sanfaçon: Ben oui, je suis absolument pas fermé. Je l'ai jamais fait, par contre. Mais ? J'ai fait du coaching avec une couple de gens en start-up. Keith Beaudoin, Mathieu Simard. Ben oui ! Il est cool. Qu'est-ce qu'il t'a dit après ? Mathieu Simard. Il avait parti à Apple dans le temps. Oui. Je ne connais pas, par exemple. Puis c'est ça. Mathieu avait été stagiaire chez Coveo. Il m'a appelé. Marc, on a besoin d'un mentor. C'est ça, c'est cool. Je peux faire une espèce de programme pour avoir du financement ou un prêt, je ne sais plus trop, pour la start-up. OK. Puis je suis embarqué dans l'espèce de mentorat. Canada, je ne sais plus comment ça s'appelle. Puis j'ai été menteur pour eux autres, j'ai été dîner une couple de fois, je les ai écoutés et tout ça. Puis après ça, quelques années après, je me suis fait approcher par Louis-Félix Boulanger qui était chez Bon Look, qui avait travaillé depuis le début aussi, puis il avait besoin de quelqu'un sur le board. Honnêtement, je vais dîner avec, full syndrome de l'imposteur, je fais comme, je vais apporter quoi, je me sentais un peu comme ça. Mais finalement, je suis rentré et j'ai vraiment aimé ça, j'ai appris plein de choses. Mais Bon Look, Je suis rentré en 2018 sur le board, puis quand on l'a mis en 2020, eux autres, ils géraient quand même pas mal de magasins. Mettons que ça change un peu l'optique de la business. Puis là, ils ont été achetés en 2021 par F.Y.A. Doctors. Ça fait que le board a été dissous. Je ne suis plus là.
François Lanthier Nadeau: Tu as-tu aimé cette expérience-là ? Vraiment. D'arriver à un board.
Marc Sanfaçon: Vraiment. Là, en tout cas, je viens de signer sur une autre compagnie. Ce n'est pas encore public, mais ça va être annoncé bientôt. Je vais être sur le bord de cette autre compagnie.
François Lanthier Nadeau: Ce que je peux te dire, c'est que tu as comme investi dans un projet québécois sans le savoir. C'est que tes lignes de code que tu as écrites en 2005, qui ont réussi à créer un produit, qui ont généré de l'argent, qui ont fait que la compagnie aille publique, qui ont fait que Hélène, Florence et Marilou soient employés chez vous, et que SaaSpasse finalement, on travaille avec vous autres. Ben, vous êtes devenus partner. Moi, c'est le client le plus hot. Tu comprends ? D'avoir Coyo comme partner, c'était un gros achievement pour moi. Ça aide à propulser. SaaSpasse. SaaSpasse, c'est all about. Lever tous les startups et redonner un spotlight sur les scale-ups aussi. Tout notre écosystème lève par en haut parce que je trouve ça malade, les talents qu'on a au Québec. Je trouve ça cool que tu aies joué le rôle de mentor. Moi, les... Écoute, à mon échelle, j'ai été mentor pour certaines personnes, puis le feeling d'ordonner, c'est malade.
Marc Sanfaçon: J'aime ça. J'ai toujours fait ça. J'ai toujours aimé ça. Mais fun fact, tu parles de ton espèce de diagramme sur la table. J'ai trouvé ça intéressant, mais mon fils, il est en informatique aussi. Il a un stage à Vancouver, chez AWS, l'année passée.
François Lanthier Nadeau: C'est cool. Nice.
Marc Sanfaçon: Et puis, il est tombé sur le code search, puis il a comme fait, je vais chercher mon nom. Il a cherché son nom, Jérémy Sansfaçon. puis là, il est tombé sur du code que j'ai écrit dans un projet open source back then qu'eux autres utilisent à l'interne, puis ils m'envoient le commit, puis ils disent Papa, c'est toi, tu sais, capoté ? Je trouvais ça vraiment drôle.
François Lanthier Nadeau: C'est fort. C'est très fort. J'en ai vu une programmation pas mal,
Marc Sanfaçon: ce qu'il y a là-dedans. C'est drôle.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que le Interactive AI a changé quoi que ce soit dans ton quotidien, toi ?
Marc Sanfaçon: Oui, clairement. J'utilise ça presque tous les jours.
François Lanthier Nadeau: As-tu un exemple ?
Marc Sanfaçon: Étant une compagnie francophone, pour moi, le français, c'est quand même assez important. J'aime ça quand je fais des communications, mettons, à la R&D au complet, je vais l'écrire en français, mais évidemment, je dois l'écrire en anglais. Ça fait que je vais l'utiliser pour traduire. Vraiment meilleur que Google Translate. Je peux des fois pas partir de la page blanche. Tu peux utiliser ça. Quand je codais encore Copilot, c'était quand même assez... C'est assez nice. J'étais impressionné de ce que ça faisait il y a quelques mois quand j'ai utilisé ça. Oui, ça. Évidemment, notre produit fait ça aussi. Des fois, quand tu te ramasses à faire quelque chose dans notre produit, tu es capable d'aller poser des questions sur notre aide en ligne. Ça te montre comment le faire. C'est cool. Ce n'est pas nécessairement ça que j'utilise tous les jours. Mais beaucoup sur, c'est ça, traduction, essayer de générer des pages blancs. Trouver. Faire de la recherche avec, j'ai toujours peur qu'ils mentent.
François Lanthier Nadeau: Ouais, je sais, c'est grave.
Marc Sanfaçon: Là, j'oublie la côte de Laurent, mais c'est genre, la GPT, il ment de façon, tu sais, il est très confiant quand il ment. Je suis comme ça, non mais, avec confiance et éloquence, genre, il ment avec confiance et éloquence. Mais c'est ça, pareil, parce que tu poses quelque chose, puis là, si tu ne vas pas checker les faits, tu ne sais pas, il t'a sorti quelque chose. Quand c'est sorti, tu sais, qui sont les fondateurs de Coveo ? Puis il y avait Laurent, puis trois personnes qu'on ne connaissait pas.
François Lanthier Nadeau: il y a pas ici je vais te partager un use case que moi j'ai fait récemment dans ma business SaaSpasse, mettons, il y a différentes manières de monétiser, c'est plus un play médiatique que software, mais bon il y a une petite partie software avec la plateforme web il y a différentes manières de monétiser, puis je voulais réfléchir à ça, puis j'avais deux heures et demie à tuer sur l'autoroute en revenant de Montréal j'ai pris ChatGPT, je l'ai mis en mode euh... que je lui parle voice Grosso modo, je l'ai traité comme une espèce de coach, thérapeute d'affaires. J'ai dit alright Je l'appelais Chad. J'ai dit alright Chad, aujourd'hui, je veux te parler de ma business. Pose-moi des questions sur ma business. Ma business, c'est ça que ça fait. Demande-moi comment je fais de l'argent. Je disais voici comment je fais de l'argent. Je veux changer ça, je veux diversifier telle, telle, telle affaire. Il me posait des questions. Soit moi, je sortais une idée, ou lui sortait une idée que je faisais. Ça, je n'y avais pas pensé. Demandez-moi un peu plus d'infos sur, mettons, Patreon. OK, c'est quoi les pricing plans de Patreon ? OK, ça serait quoi les économiques si, mettons, j'ai 100 personnes qui payent ? Puis, tout ça s'écrit en chat au complet pendant que moi, je chauffe en parlant en chat GPT. J'arrive chez nous, je dis, Hey, avant qu'on finisse, fais-moi un résumé de ça. That's it. Puis, tu sais, toute ma session un peu stratégique, je suis seul. J'étais comme, Qu'est-ce que ça marche bon, genre, vraiment ? Ah, c'est cool. Moi, je suis bon.
Marc Sanfaçon: C'est un bon use case.
François Lanthier Nadeau: Moi, je suis bien aimé,
Marc Sanfaçon: ça. Nice.
François Lanthier Nadeau: Ok. Est-ce que t'as changé d'idée sur quelque chose dans les cinq dernières heures ? On lui a répondu.
Marc Sanfaçon: Non, il n'a pas répondu. Je souris parce que j'y ai vraiment pensé longtemps avant d'arriver avec une réponse. Oui, j'ai changé d'idée sur plein de choses, visiblement. Des choses qui sont futiles, mais c'est probablement pas ça. Ben écoute...
François Lanthier Nadeau: Ça m'intéresse, pareil.
Marc Sanfaçon: Écoute, celle-là, ma blonde, elle va l'écouter, elle va la trouver drôle, mais écoute, moi j'aime les chiens. On a perdu notre chien il y a deux ans, puis j'étais vraiment déçu. Ça fait qu'on a décidé d'avoir un autre chien. Puis là, ma blonde puis ma fille ont dit, ce serait vraiment le fun d'avoir un deuxième chien, en même temps. Je suis comme, non, juste un chien. Juste un chien, juste un chien. Fait que visiblement, j'ai changé d'idée parce que maintenant, j'ai deux chiens. Je ne m'en souviens pas, mais j'ai changé d'idée. Non, faire ça à part, je pense que, tu sais, j'ai parlé de ma carrière, tu sais, IC versus manager, tu sais. J'ai fait le switch de manager, mais tu sais, Je pensais pas que j'aimerais ça. Je sais pas si c'est un bon changement d'idée, mais j'étais pas sûr que je le faisais un peu comme par nécessité. Comme on disait ailleurs. À un moment donné, dans la business, vraiment, tu peux faire des choses que d'autres personnes font, mais il y a des choses qui sont pas faites parce que t'es pas mal la seule qui peut le faire, ou au moins qui est capable de dire qu'il faut le faire puis de diriger les personnes à le faire. Puis ça, cette affaire-là, j'aimais pas ça au début. Je pensais pas aimer ça. Puis aujourd'hui, je prends beaucoup de plaisir à faire ça.
François Lanthier Nadeau: Je pense que t'as changé d'idée finalement sur la valeur que ce rôle-là a ou la capacité de ce rôle-là à te rendre heureux peut-être.
Marc Sanfaçon: Oui, oui, quelque chose comme ça.
François Lanthier Nadeau: Fait.
Marc Sanfaçon: J'ai changé d'idée. J'aimais pas le scotch puis le whisky, puis maintenant, j'adore ça.
François Lanthier Nadeau: T'es sérieux ?
Marc Sanfaçon: Oui, puis j'aimais pas le gin, puis j'haïs tout le temps. OK. Exact.
François Lanthier Nadeau: pour finir marque de dessus des chaînes les splugs des url que ce que le monde regarde des embauches à faire peu importe écoute évidemment
Marc Sanfaçon: on embauche ce que je pense qu'en sécurité jp aimerais bien ça travailler avec vous il vraiment cool en sécurité gestionnaire gestion produit on a des embauches puis écoutez contactez-moi si vous voulez qu'on jase de quelque chose. Sur LinkedIn,
François Lanthier Nadeau: tu peux me voir. Absolument. Moi, je vais te la faire aussi la poste, saspoce.com slash partenaire avec un S slash Coveo. On a des belles entrevues custom. Il y en a plus qui s'en viennent aussi sur les différents types de rôles chez Coveo. Toutes les postes qui sont ouverts sont là aussi. Sinon, vous googlez Coveo carrière, vous avez un méchant beau site carrière direct. Écoute Marc, ça a été vraiment un plaisir et un honneur. Je suis très content que tu sois venu sur le pod. Merci.
Marc Sanfaçon: Ça me fait plaisir.
François Lanthier Nadeau: Merci à toi. Victor, sois-en. Sois-en. Et... Réagis. Réagis.
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