Aujourd’hui sur le pod, je parle avec Alexandre St-Aubin, directeur général et associé, et Nicolas St-Aubin, co-fondateur & directeur des opérations chez Thirdbridge, une boîte de développement mobile & web de MTL, aussi créateurs d’un podcast que j’aime bien — L’Update.
Thirdbridge c’est presque 60 employés, 12 ans d’existence, une forte croissance, une vingtaine de beaux et certains très gros clients.
On couvre brièvement leur parcours de dev à entrepreneurs à leaders, pour ensuite toucher plusieurs points :
Ah, et Nic nous explique pourquoi il est assez confortable avec la position d’être une famille vs. une équipe de sport, mais avec une nuance.
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François Lanthier Nadeau:Comment vous voyez ça d'un point de vue entrepreneurial ou même stratégique ? La présence au bureau, ça devrait-il être obligatoire ? Comment vous, vous le gérez ? Comment vos employés se sentent-ils ? Parlez-moi un peu plus de ça.
Alexandre St-Aubin: C'est vraiment sur une banque volontaire. On a des super beaux espaces de bureaux et en réel et à Québec. Puis le but, c'est de donner envie aux gens d'y aller. On est dans un coworking qui s'appelle La Console. C'est vraiment un bel endroit. C'est sur Saint-Joseph, dans Saint-Roch, en dessous des viaducs. C'est un magnifique endroit. Puis on a du plaisir. Comment ? C'est un rock. Oui, absolument. C'est sûr qu'il y a une chocarde.
François Lanthier Nadeau: Moi, je suis rentré dans un vieux bourge du lac Beauport, donc c'est un rock. Au moins, tout le monde se parle du sol. Ça crie, je suis capable. Moi,
Alexandre St-Aubin: c'est notre équipe.
François Lanthier Nadeau: Ce sont nos collègues. Virge !
François Lanthier Nadeau: Si vous cherchez un emploi ou un employé en SaaS au Québec, allez sur SaaSpasse.com slash emploi avec un S, notre job board. By the way, notre employeur certifié Coveo a de sacrés beaux postes d'affichés en dev, produits, marketing, vente. Check it out. Le prochain event SaaSpasse aura justement lieu le jeudi 23 mai à Québec chez Coveo. Je vais jaser optimisation carrière, travailler remote, compensation culture, puis generative AI avec... William Fortin, software engineer chez Tome, qui est un SaaS très AI-driven de San Francisco pour créer des présentations de marketing et vendre. Les billets commencent à partir pas mal. Ils sont dispos sur Evenbright, bannière de notre site et en show notes. Si vous voulez me faire plaisir, amenez un ami, quelqu'un qui ne connaît pas encore, SaaSpasse. La première retraite privée pour fondateur, SaaSpasse à un lieu il n'y a pas longtemps, au Manoir des Porches, à Trois-Rivières, une épique propriété de messieurschalet.com. Ça a été un franc succès. On a ri, on a échangé. On a connecté avec six founders, tout ça avec un chef privé. Shout-out à mon collègue Alex de SaaSFace qui est pâté avec ses skis de cuisine. Si ça vous intéresse de participer à la prochaine, allez sur SaaSface.com ou écrivez-nous sur LinkedIn ou à bonjourhiatSaaSface.com. On vous enverra les détails. Toutes les news sur le podcast, nos partenariats, les événements, la plateforme web, ça sort sur LinkedIn et sur notre newsletter. Donc, si vous ne nous suivez pas encore, Allez-y, abonnez-vous, ça serait vraiment, vraiment apprécié. Aujourd'hui sur le pod, je parle avec Alex Saint-Aubin, directeur général et associé, et Nicolas Saint-Aubin, cofondateur et directeur des opérations chez Third Bridge, une boîte de développement mobile et web de Montréal. Ils sont aussi les créateurs d'un podcast que j'aime bien, l'Update. Third Bridge, c'est presque 60 employés, 12 ans d'existence, une forte croissance, une vingtaine de beaux et certains très gros clients. Donc, on couvre brièvement leur parcours de dev à entrepreneur à leaders pour ensuite toucher sur plusieurs points, comme rouler une entreprise tech en famille, a.k.a. la fratrie Third Bridge, cultiver une culture d'entreprise saine, designer et distribuer une image de marque doublement profitable, lancer un SaaS et échouer sa commercialisation, déployer le EOS, Entrepreneurial Operating System, dans sa business et beaucoup plus. Ah, pis Nick nous explique aussi pourquoi il est quand même assez confortable avec la position d'être une famille, entre guillemets, versus une équipe de sport comme compagnie, mais il ajoute de la nuance intéressante. Alright, on passe au show, let's go ! Nicolas et Alex Saint-Aubin de Third Bridge, bienvenue sur SaaSpasse.
Alexandre St-Aubin: Merci de nous recevoir.
François Lanthier Nadeau: Comment ça va ?
Alexandre St-Aubin: Top, merci de nous recevoir, on est bien. C'est une belle journée, on peut sentir l'été, ça me plaît. Yes, ça va super bien, bien content d'être là.
François Lanthier Nadeau: Cool man, puis moi je suis content parce qu'il y a quelques mois déjà, je pense, c'était moi qui étais l'invité sur le pod de Tert Bridge, on a eu vraiment du fun, c'était un de mes podcasts le plus le fun enregistré que j'ai fait. Thanks. Fait que je suis content qu'on puisse flipper la table de bord puis vous parler plus de votre aventure à vous autres.
Alexandre St-Aubin: Puis je te relance, c'est un des podcasts qu'on a le plus de fun à réécouter aussi.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Alexandre St-Aubin: On en a profité.
François Lanthier Nadeau: Ouais, c'était cool. Fait qu'Alex, on va commencer par toi, j'aime ça que le monde me fasse un petit recap un peu de... On fera pas le comment on s'est connu, parce qu'on s'est connu via le podcast. J'ai parlé avec Virge, puis on a collaboré là-dessus. Mais j'aime ça que le monde me fasse une séquence un peu de highlights de qu'est-ce qui s'est passé dans leur carrière qui les a amenés au rôle qu'ils ont là. Fait que dis-moi un peu ton rôle, ça, puis après ça, on va faire ça.
Alexandre St-Aubin: Le rôle, c'est directeur général chez Third Bridge. Ça n'a pas toujours été. Fait que je vais faire un petit recap, mais j'ai le goût, dans le contexte, de dire que la première chose que je suis, c'est un grand frère puis un fils à maman.
François Lanthier Nadeau: OK, parfait.
Alexandre St-Aubin: Le projet de rendre maman fière m'habite. en continu.
François Lanthier Nadeau: Oui, Tome est bardiste.
Alexandre St-Aubin: Je pense qu'on a réussi notre shot, mais je le garde là, proche du cœur. Ça me motive énormément, mais elle n'a aucune tolérance pour la médiocrité. J'ai essayé. Elle me motive beaucoup. Elle nous motive beaucoup. Puis, même si je pense qu'on a réussi à la rendre fière, je m'efforce de le faire davantage, de plus en plus. La première chose que je suis, c'est un grand frère, un fils à maman. La deuxième chose, un nerd, un informaticien, un fan de science-fiction. Puis ça s'écline dans mon travail parce qu'étant informaticien, on est capable de répondre à des besoins et des problèmes qui sont restés sans solution trop longtemps. Puis on est en train de construire à chaque fois un produit novateur qui n'existe pas, puis qui, d'une certaine façon, est de la science-fiction en soi. Ça fait que ça ramène ma passion dans le travail. C'est ça qui m'a amené vers l'informatique. J'ai fait tous les postes chez Third Bridge d'entrée de... de... disons...
Participant 3: De......
Alexandre St-Aubin: Exact, merci Dev, chef d'équipe, directeur des opérations que Nick a comme rôle maintenant et qui fait bien mieux que moi d'ailleurs. Puis maintenant, directeur général, la dernière chose que je veux nommer, directeur général, j'essaie d'être un leader inspirant qui déploie son plein potentiel et qui incite ses collègues à faire de même.
François Lanthier Nadeau: Le du coup.
Alexandre St-Aubin: Nick,
François Lanthier Nadeau: même chose.
Nicolas St-Aubin: C'est toujours dur de passer après Alex, mais c'est l'histoire de ma vie. C'est le petit père en France. Yes, donc directeur des opérations chez Tullbridge, aussi cofondateur. Moi dans le fond j'ai cofondé l'entreprise pendant que j'étais encore à l'université en 2012 avec trois potes puis au début c'était très freelance organisé, on avait des petits mandons, on se les séparait, on travaillait à côté de la piscine, on avait bien du fun. Puis quand on a fini les études, il y en a deux qui ont laissé le projet, puis avec l'autre partenaire on a continué temps plein. Puis c'est ça, à la base moi j'ai une formation d'ingénieur logiciel, j'étais dev au début, passé à chef d'équipe. Passé à directeur des opérations après Alex, comme l'histoire de ma vie. Et voilà.
François Lanthier Nadeau: Comment vous... En fait, co-fondé, je vais te le demander à toi. Comment tu décrirais Third Bridge en deux ou trois lignes ?
Nicolas St-Aubin: Oui, Third Bridge, on est une compagnie de développement d'applications mobiles et web sur mesure. Puis comment on essaie de se démarquer ? On se dit que pour nous, faire du code de qualité, c'est la base. Mais ce qu'on cherche à faire, c'est des interfaces, des logiciels qui sont tellement intuitifs que tu n'as même pas besoin d'explications pour les utiliser. C'est-tu bien dit ? Tu es meilleur que moi dans ces affaires.
Alexandre St-Aubin: C'est à toi qu'il a demandé, oui.
François Lanthier Nadeau: Parfait. Puis là, ça fait 12 ans-ish, dans le fond, que ça roule. Tout est rentré quand ?
Alexandre St-Aubin: Il y a 8 ans. Il y a 8 ans ? C'était un projet étudiant, j'ai le goût de dire. Au début, c'était un stage. C'était moins sérieux que celui-là, évidemment. Puis en graduant... La grosse clientèle est venue dans notre direction. Moi, j'avais exactement la stack dans une autre agence dont Nick avait besoin. Puis c'est sûr qu'on voulait travailler ensemble. C'est pas pour rien qu'on a fait la même formation universitaire ou presque. Puis je le regardais du coin de l'œil à fonder son entreprise. Au début, comme je le disais, pas très sérieux, mais ça reste que des beaux projets que vous aviez dès le départ. Puis surtout une belle motivation. Fait que dès qu'ils ont eu besoin d'aide, puis ça s'adonne que j'avais exactement la bonne stack, bien on a commencé à travailler ensemble. Ils m'ont fait des belles promesses, Pierre-Étienne et Nick, les fondateurs. Ils les ont toutes tenues et surpassées même.
François Lanthier Nadeau: Ah ouais ? Mais qu'est-ce qui fait que vous aviez déjà le goût de travailler ? Tu dis, on voulait travailler ensemble, on avait le goût de travailler ensemble. Tu sais, il y a des frères et sœurs et whatever que ce ne sera peut-être pas le premier réflexe. Tu sais, moi, ma sœur, je l'aime d'amour, Andréane Lanthier Nadeau, athlète internationale en vélo de montagne, enduro. Shout-out à Andréane, mais genre, on s'arracherait la face si on travaillait ensemble. Fait que, qu'est-ce qui fait que tu dis ça ?
Alexandre St-Aubin: On l'entend souvent d'ailleurs, ça. C'est pas tout le monde, c'est pas toutes les fratries, je pense, qui peuvent avoir cette synergie-là.
François Lanthier Nadeau: C'est un beau mot, fratrie, merci.
Alexandre St-Aubin: On est meilleurs amis depuis sa naissance. Ça, c'est...
François Lanthier Nadeau: Vous avez une belle relation de grandir ensemble, mettons, genre.
Alexandre St-Aubin: Même que j'exclus pas Émilie là-dedans, notre soeur qui est aussi dans l'entreprise.
François Lanthier Nadeau: Oui, Charlotte.
Alexandre St-Aubin: Charlotte Émilie qui est en congé parental en ce moment. Félicitations. C'est un autre projet très important, probablement bien plus important que Third Bridge. On la salue. Beau courage de prendre ce congé-là.
François Lanthier Nadeau: Moins important que SaaSpasse. Il y a un siège vide en ce moment.
Alexandre St-Aubin: Elle l'entendra. Mais oui, voilà, on est tissés serrés. On est meilleurs à trois qu'individuellement, puis on le sent à chaque fois qu'il en manque un. On est corrects, on est moins bons, puis on le sent. Fait que dès qu'on a eu l'occasion de travailler ensemble puis que le projet soit professionnel, il était familial depuis le début. Là, il devenait professionnel, puis on pouvait créer cette synergie-là au travail, ramener la valeur que la fratrie avait pour nous dans un projet professionnel. C'était le rêve.
François Lanthier Nadeau: Moi, ça, pour moi, les gars, c'est incroyable. C'est une des affaires que j'avais dit à Virge, je pense, parce qu'au début, elle m'avait demandé un peu de feedback. Vous avez lancé votre propre podcast, l'update, qui est malade, que j'aime beaucoup, que je suis allé dessus, c'est ça. Puis j'avais écouté une couple des premiers épisodes pour mieux catcher un petit peu c'est quoi la business, c'est qui le monde, etc. Puis celui où est-ce que vous parliez justement de la fratrie et des relations familiales dans la compagnie, pour moi, j'étais comme mind-blown. C'était comme un concept d'entrepreneuriat tellement old school dans ma tête, la fratrie, qui était mixé avec... La technologie est tellement new school chez eux. Hostie que c'est hot. On dirait que quand il y a deux affaires la même auxquelles je pense pas qu'ils se mixent, ça allume dans ma tête. Mais la question que j'ai pour toi, c'est pourquoi tu penses que vous aviez une aussi bonne relation que ça growing up ? Aviez-vous des parents qui instillaient un peu cette valeur-là de la famille ? Aviez-vous d'autres exemples de familles plus vieilles que la fratrie grandissait bien ensemble ? Moi, je trouve ça incroyable.
Nicolas St-Aubin: Ben écoute, c'est sûr que les valeurs familiales chez nous sont fortes, mais effectivement, comme Alex a dit, on se le fait dire souvent, le traic, mes frères et soeurs, je les aime, mais je ne suis pas sûr que ça marcherait. Je ne sais pas ce qui fait en sorte qu'on ait une aussi belle complicité que c'est possible. Nos parents ont toujours travaillé fort à ce qu'il y ait une belle entente et qu'on s'aime, et on a montré un bel exemple à ce niveau-là aussi. Alex et moi, autant que, dépendamment de comment tu nous connais, il y a du monde qui va dire que vous vous ressemblez beaucoup, vous êtes très similaires, autant qu'on est très... différents de façon complémentaire. Tu sais, Alex est CEO, DG, ce qui est quelqu'un de beaucoup plus visionnaire, beaucoup plus dans la vision, mais moins dans l'exécution. Moi, je suis traiteur à terre, je vais exécuter. Fait que je pense qu'on a cette complicité-là avec Émilie aussi, qui est beaucoup plus structurée que nous, beaucoup plus organisée, qui va nous ramener un peu sur terre, elle aussi. Fait que je pense que les astres étaient alignés pour qu'on fasse une équipe de rêve.
François Lanthier Nadeau: C'est incroyable.
Nicolas St-Aubin: Bien dit.
François Lanthier Nadeau: Puis là, donne-moi un peu une idée de l'ampleur de Third Bridge en termes de n'importe quel chiffre que tu peux me lancer pour que j'ai un portrait métrique un peu dans ma tête.
Nicolas St-Aubin: Fait qu'on est une équipe, j'ai checké notre logiciel RH avant de venir ici, 59 à ce jour.
François Lanthier Nadeau: Nice !
Nicolas St-Aubin: Puis on est là depuis 12 ans. On a, je ne sais pas, le nombre de clients est difficile à dire. Ça dépend du ongoing, mais je dirais qu'on jongle avec à peu près une vingtaine de projets en parallèle.
François Lanthier Nadeau: OK, fait que vous misez plus sur la qualité, au moins le... Le revenu d'un client que le nombre d'un client,
Nicolas St-Aubin: mettons ? Revenu, sure, vision,
Alexandre St-Aubin: ça va être le thème, mettons.
François Lanthier Nadeau: Le piste, tu dirais que c'est plus au niveau de la vision ?
Alexandre St-Aubin: Il faut qu'on... Écoute, je vais te le dire bien simplement, il faut que chaque fois que le client me donne une pièce, il en gagne deux. Puis il faut que j'y explique ça, puis que ce soit limpide. Puis c'est une question de savoir qu'on est en train de mettre nos énergies puis nos efforts dans quelque chose qui est porteur. Fait que c'est là qu'on va chercher de la qualité, mettons. C'est comme ça qu'on valide si on veut travailler avec un client ou non, on est de plus en plus sélectif. et on se le permet.
Nicolas St-Aubin: C'est un beau luxe de se rendre là, by the way. Oui, vraiment. C'est très confortable. Ce n'est plus le fun pour tout le monde. Même les devs qui travaillent, c'est cool d'avoir une vision à long terme. Autant au niveau de ton employeur que des projets sur lesquels tu travailles. De créer de la valeur à long terme et de voir que ce n'est pas juste comme Hey, on ship ça. Un logiciel, tu le ships, tu le mets en ligne. Dans six mois, il ne sert à rien.
François Lanthier Nadeau: Tout est là depuis day one. Des projets alimentaires que tu fais pour mettre un peu de pince à la table. Tu le fais pas parce que l'industrie du client te passionne, tu le fais pas parce que la personnalité du client t'a fait tomber en amour avec. C'est ça.
Nicolas St-Aubin: Ah, il y avait beaucoup de ça.
François Lanthier Nadeau: Exact. Puis moi, ce que j'ai vu, c'est vraiment intéressant. Snipcard, j'en ai parlé un peu dans le pod de l'update, puis le monde pourrait checker s'ils veulent. Ça a été lancé dans une agence de service, qui est Spectrum, qui faisait du développement logiciel similaire à ce que vous faisiez, mais avec un moins gros focus sur les apps mobiles. Puis tu vois vraiment rapidement... Quand une pomme pourrite dans le panier de clients arrive, l'effet que ça a sur le reste de la compagnie, c'est que les gars étaient intransigeants par rapport aux clients de marde Ils n'hésitaient pas à mettre des clients à la porte pour préserver un peu l'espèce de... sanity de l'équipe pis le bonheur de l'équipe. Fait que ma question pour vous, qui est un peu champ gauche, mais c'est aujourd'hui, est-ce que ça vous arrive même malgré le filtre sélectif dont vous avez parlé, de peut-être prendre un client que c'est comme, fuck, c'est pas un fit, pis si oui, êtes-vous en mode, comme avec les employés, un peu qu'on dit genre, hire slow, fire fast, genre, c'est pas mal ça, ou ?
Alexandre St-Aubin: Mais écoute, oui, on fait notre possible pour valider avant, mais on n'a pas, tu sais, des heures et des heures pour... qualifier un client, mettons. Fait qu'on va poser toutes nos questions stratégiques, on va valider la vision, la valeur qu'on va créer, l'alignement des valeurs, là je parle plus des valeurs disons philosophiques de l'entreprise, telle du client, puis finalement on va se faire tous les scénarios catastrophes, on va essayer d'exploser le risque. Fait qu'on fait notre analyse le plus rigoureusement possible dès le début, mais oui, je te garantis qu'on se trompe encore à ce jour. Par contre, on a démontré beaucoup d'efforts puis on a éduqué le client en cours de route, ce qu'on faisait pas nécessairement avant. Fait que quand vient le moment de dire Hey, on s'est trompé en théorie le client est d'accord avec nous. puis on passe à autre chose de façon beaucoup plus confortable que ce qu'on a fait dans le passé, maintenant.
Nicolas St-Aubin: En théorie.
Alexandre St-Aubin: En théorie.
Nicolas St-Aubin: Mais c'est pas mal plus dur, je trouve, si ça séparait d'un client, si ça séparait d'un employé, parce qu'il devient très dépendant de toi, puis c'est dur de juste dire, Hey, ça marche plus, trouve-toi une autre solution. Puis passer d'une équipe de dev à une autre, c'est un gros gap.
François Lanthier Nadeau: Y a-t-il des cas, clients, où est-ce que la dépendance technologique envers Third Bridge était tellement forte que c'est devenu un sujet ? que le client a dit, écoute, il faut qu'on internalise quelques affaires. Si jamais vous autres vous faites frapper par une bus, moi, qu'est-ce qui se passe ?
Nicolas St-Aubin: C'est souvent le cas. Quand on a des gros clients, des gros projets de même, souvent, c'est très clé à leur business. Ils ne peuvent plus se passer du logiciel. Il y en a pour qui, c'est comme ça qu'ils gèrent leurs opérations carrément.
François Lanthier Nadeau: Exact. D'avoir un joueur externe qui est tout le temps imbriqué dans l'opération de valeur qu'ils font.
Nicolas St-Aubin: Puis ça, on le fait. Souvent, dire au client, tu devrais commencer à penser à te construire une équipe interne. Moi, j'ai déjà passé des entrevues pour des clients.
François Lanthier Nadeau: Tu l'as fait,
Nicolas St-Aubin: ça ? Oui, j'ai. puis vraiment essayer de trouver, tu sais, ça c'est le type de profil qu'il te faut, puis monter ça avec le client pour que le projet ait la plus grande pérennité possible. Puis c'est vraiment win-win dans ce temps-là, parce qu'après ça, tu sais, s'il est trop dépendant de nous, puis ça ne marche plus bien, même si ça marche bien, c'est juste... Fait que toi, ta propre équipe, tu sais, je suis capable de cerner que je pense que tu es rendu là dans ton évolution d'entreprise, d'avoir ta propre équipe. Puis souvent, après ça, on garde une belle relation, qu'on a besoin d'un projet où là, on a comme un blitz de développement. on va t'aider, puis après ça, tu repars avec de ton bord, puis vas-y à ton rythme.
François Lanthier Nadeau: Je pense que tu cultives un petit peu aussi la qualité du referral et des références que tu vas avoir en finissant ça avec classe comme ça, puis en essayant de ne pas faire un vendor lock-in qui ne marche pas. OK, puis au niveau, c'était 59, 56 ? 59. Vous voyez, 59 personnes humaines. T'as aidé, c'est bizarre. Il y en a une à deux. J'écoute Monster avec mes enfants. Il a besoin de 4 écrans. Ouais, fait que ma question, c'est le split du staff, ça ressemble à quoi en termes de genre qui fait quoi, YouTube, genre bien du monde au commercial, bien du monde en back-end, en front-end, tu sais, juste me donner une idée.
Alexandre St-Aubin: On est un guichet unique. Tu peux venir chez nous et tu as le design jusqu'à support technique et service après-vente. Mais le gros de l'équipe, je dirais 40 personnes, ça doit être des devs, des ingénieurs logiciels. On a deux personnes au marketing qui font une job d'un armé. On va avoir deux stagiaires cet été, donc il va y en avoir quatre. Puis on a deux personnes talent et culture. On a en vente deux personnes aussi. Puis au design, on a cinq personnes. On a au support une personne en ce moment. Puis, apparence qualité 3. Fait que là, je pense que je t'ai tout nommé. Puis, on a 8 directeurs.
François Lanthier Nadeau: OK. Avec la réputation puis le succès que vous avez eu à date, probablement que ce serait possible de rouler l'entreprise sans faire d'efforts de commercialisation vraiment aigus. Pourquoi vous décidez de faire de la vente, du marketing, tout ça ? Est-ce que vous avez des ambitions de croître ?
Nicolas St-Aubin: Oui, oui, tout à fait. On a comme objectif de doubler l'entreprise en 3 ans.
François Lanthier Nadeau: Oui,
Nicolas St-Aubin: ce qu'on faisait en un an jusqu'à récemment, mais à un moment donné, ça...
François Lanthier Nadeau: C'est juste la loi de je ne sais pas quoi.
Nicolas St-Aubin: Oui, exact. Oui, carrément, on veut croître, on veut prendre plus du marché québécois, on veut aller chercher d'autres marchés aussi. On est en train de démarcher en Europe et aux États-Unis aussi. Oui, bien ambitieux.
Alexandre St-Aubin: Sincèrement, dans notre domaine, si on n'est pas en train de croître, on n'est pas en train de mourir. C'est une des phrases un peu galvaudées, mais ça reste qu'on a des gens hyper ambitieux, hyper brillants chez nous. Si on n'est pas en train de... croître avec eux et leur offrir des nouveaux défis, des nouvelles opportunités. On va leur dire bye et ce sera très normal. On a cette responsabilité envers l'équipe, envers les clients aussi, qui s'attendent à ce qu'on aille chercher de l'expérience autour, pas juste avec eux, qu'on apprenne d'autres choses avec d'autres clients et qu'on ramène ça dans leur projet. C'est une responsabilité de croître rendu là. On n'a pas le choix, je te dirais.
François Lanthier Nadeau: Hum, c'est bien dit, c'est une responsabilité de croître. T'es-tu allé à l'école pour devenir entrepreneur, quelque chose ? On dirait même que t'as...
Alexandre St-Aubin: Je devais aller à l'école pour être entrepreneur, mais j'ai juste fait mon premier module de 12, l'école d'entrepreneurship de Beauce. J'en ai rêvé depuis longtemps, j'attendais d'être prêt, je le suis, je me suis lancé, je reviens de là. Mon premier séjour était la semaine passée.
François Lanthier Nadeau: C'est très cool, j'ai vu ça passer sur LinkedIn, puis je me suis dit... L'école d'entrepreneurship de Beauce, je pense que Spectrum a déjà fait un site web pour eux autres way back, fun fact. Mais moi, je suis jamais allé. Il y a de la distance entre moi et cette entité-là. Je ne sais pas très beaucoup c'est quoi. Quand j'ai vu ton post, j'étais comme Pourquoi il va à l'école ? C'est vraiment une noob comme question. Je te repose un peu cette question-là vu que je l'ai lancée. Pourquoi tu vas là ?
Alexandre St-Aubin: Trois raisons. La première, je veux apprendre le métier que je fais à l'instinct depuis 8 ans, je veux l'apprendre sur les bancs d'école. J'ai le syndrome du premier de classe, vois-tu ? Je veux aller à l'école, apprendre à faire mon travail comme c'est écrit dans les manuels, puis après ça, me l'approprier puis le faire à ma sauce. OK. Première raison, c'est celle-là. Me conforter, adresser mon syndrome d'un imposteur, mettons. La deuxième raison, c'est réseauter. On est 31 dans ma cohorte.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Alexandre St-Aubin: Toutes des gens hyper brillants avec une drive contagieuse. J'ai beaucoup de plaisir avec ces gens-là, puis on a juste passé 5 jours ensemble, puis on aura 11 autres occasions.
François Lanthier Nadeau: OK, j'imagine qu'il y a une...
Alexandre St-Aubin: qualification si tu dis que la courte à thames la valeur c'est pas genre petit gens qui désirent vu un hélico breuze libère puis c'est un investissement de temps évidemment 5 12 x 5 jours sur place que tu es carrément déconnecté ton entreprise de ta famille de ta vie personnelle tu es vraiment juste sur place tu es censé ouvrir ton ciel rendu là ok Puis la plupart des gens le respectent, c'est une espèce de détox des communications, ça fait beaucoup de bien. Après ça, tu payes le prix quand tu reviens. Là, je reviens, j'ai l'impression qu'il faut que je clenche trois semaines en une. Ah oui,
François Lanthier Nadeau: passez sur votre petit podcast en plus.
Alexandre St-Aubin: C'est le vendredi après-midi, tu me fais plaisir, c'est vraiment le bout ludique.
François Lanthier Nadeau: C'est un niveau d'engagement que je ne savais pas. C'est énorme. Un bon niveau d'engagement.
Alexandre St-Aubin: Puis après ça, ça coûte très cher aussi. Évidemment, l'entreprise me supporte là-dedans, ça ne sort pas de ma poche. On le fait pour Third Bridge. Puis, il y a aussi, comme je le disais, des entrevues très rigoureuses. Ils ne font pas rentrer des entrepreneurs qui n'ont pas de vision, qui n'ont rien à offrir. Chaque membre de ma cohorte a quelque chose à offrir à la cohorte. Puis d'ailleurs, ils ont ce dicton, mettons, que tu apprends 50 du programme, des modules que tu vas voir théoriques, tu apprends l'autre 50 en réseautant avec ta cohorte.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis, laissez-moi backtrack puis refaire un pas vers le début de Third Bridge pour nous amener vers une place que j'ai envie qu'on aille. Fait que, toi, au début, t'es en mode étudiant, t'as des chums qui ont aussi des skills, j'imagine, en développement web, développement logiciel. Vous faites une couple de projets alimentaires, ça commence à prendre une certaine traction. Fais-moi un peu le scénario de les joueurs au départ, fait que à la période un peu plus académique-universitaire, puis les joueurs dans l'équité, les actionnaires, ensuite, quand est-ce que... La mouvance du cap table, basically.
Nicolas St-Aubin: Right.
François Lanthier Nadeau: Genre, j'ai le goût de cacher c'est qui qui est impliqué, puis quand. Ouais.
Nicolas St-Aubin: Ok, good. Fait que ouais, quand on a fondé les 4 au début, c'était bien straightforward, 25 chaque, puis rien de bien compliqué. Finalement, il y en a 2 qui ont laissé aller le projet, ils n'étaient pas sûrs avant la fin des études et tout. Fait qu'on s'est ramassé, Pierre-Étienne et moi seulement, 50 On avait besoin d'aide, on avait besoin de main-d'oeuvre, puis on est allé chercher Alex, qui avait les compétences. On n'avait pas le salaire pour le payer, fait qu'on lui a offert des parts. T'as regretté ? Ouais, à moi, un moment. Il n'y a pas un jour qui passe. À ce moment-là, je pense que c'était
Alexandre St-Aubin: 15 Sur cinq ans, je pense trois ans.
Nicolas St-Aubin: On avait un genre de vesting. On l'a accéléré beaucoup. Jamais tant respecté cette histoire-là. Éventuellement, ma soeur est venue rejoindre l'entreprise.
François Lanthier Nadeau: Ça fait combien d'années après qu'Alex arrive ?
Nicolas St-Aubin: Une année.
François Lanthier Nadeau: Ça s'est fait vite une fois que ça a décollé des bonnes écoles Quand Kim-Li est venue,
Nicolas St-Aubin: on était quoi ? On était genre 6-8, je ne me rappelle plus. commencé à être bien cabochon avec les finances, puis tout ce qui était supposé être structuré, on était des ingénieurs, on codait, puis tant que l'argent était là, on était correct. Fait qu'on avait un peu besoin de cette aide-là de CFO. Émilie était intéressée par l'actionnariat, la compagnie familiale, on trouvait ça bien cool aussi. Fait que là, on a fait un gel, on a redistribué les parts, puis là, on a augmenté le pourcentage qu'Alex a, on a augmenté le pourcentage qu'Émilie a, puis on est allé un peu en fonction de... Vu qu'on est cofondateur, puis Aytian et moi, on a un petit peu plus... Alex, tu arrives un peu avant Émilie, un peu plus, puis après ça, Émilie. Puis là, dernièrement, il y a deux employés clés qui sont là depuis... En fait, c'était nos premiers employés. On a été super chanceux parce qu'on n'avait pas des gros salaires à leur offrir. Pas grand-chose à leur offrir, pis c'est deux génies là, fait que...
François Lanthier Nadeau: Ben des défis pis une super crise de belles vibes, j'imagine, aussi.
Alexandre St-Aubin: Pis ça a attiré les bonnes personnes qui sont encore là à ce jour.
François Lanthier Nadeau: C'était ça, on était plus de snip aussi, man, je veux dire...
Nicolas St-Aubin: Ben moi, je nous considère chanceux. Après, effectivement, je pense que c'était le fun, la vibe était cool, mais c'était-tu assez pour justifier ces deux génies-là qui restent chez nous ? Tant mieux si celles-là étaient. Fait que eux, dans le fond, qui sont rendus super clés à l'entreprise, des gars hyper brillants, on leur a offert aussi une partie de l'actionnariat.
Alexandre St-Aubin: Respectivement, notre directeur technique, Jérôme Kenny salutations, puis Mohamed Ali Larraki, qui est le chef de l'ingénierie.
François Lanthier Nadeau: OK. Sweet. Eux, ça fait 9-10 ans qu'ils sont là ?
Alexandre St-Aubin: Moins que ça. 7-8 ? Mettons 7.
François Lanthier Nadeau: C'est bon. Toi, quand t'es rentré, y'avait-tu déjà du staff, des employés salariés ? Ou t'étais comme un peu le premier hybride ?
Nicolas St-Aubin: Y'avait un autre gars en vesting qui a pas resté, lui, qui est parti. Je sais pas si on pouvait pas le payer. Puis on avait des stagiaires. On prenait tout le temps des stagiaires. Fait qu'une couple de stagiaires, on mettait à titre.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis là... Mettons, en termes de taille, puis probablement de chiffre d'affaires, la compagnie aujourd'hui est beaucoup plus grosse, elle a une ampleur plus importante qu'à l'époque. Est-ce que les défis, puis les stakes, les enjeux, mettons, qui sont plus critiques, ont affecté votre relation familiale ou amicale entre actionnaires ?
Nicolas St-Aubin: Honnêtement, pas tant. On a vraiment une belle relation de confiance et de collaboration. Moi, je n'ai jamais senti qu'il y avait eu quoi que ce soit de friction. Un petit peu plus les discussions d'action, parce que c'est un peu arbitraire de qui a combien. À ce moment-là, il y avait peut-être un petit peu plus. Mais côté enjeu de l'entreprise, je n'ai jamais senti qu'il y avait de gros chicanes. On se parle beaucoup. Tu sais, Pierre-Étienne, mes enfants l'appellent tonton. C'est vraiment comme un ami super proche. Non, je pense qu'on est... En tout cas, moi, je... T'es-tu fâché contre quelqu'un d'îlé ?
Alexandre St-Aubin: Je vais dire l'inverse. Au contraire, le projet était familial. Comme je disais tantôt, il est devenu professionnel. Mais tout est aligné. Ça renforce notre lien. Et on a tellement de plaisir à travailler ensemble. Tous les matins, on va se rencontrer à 8h45 et on va faire notre Spectrum. On n'est pas en agile, on est en direction, mais on a gardé cette habitude-là de se donner rendez-vous tous les matins, se dire qu'est-ce qu'on a fait hier, qu'est-ce qu'on a l'intention de faire aujourd'hui, quels sont les bloquants avec lesquels tu peux m'aider. Spectrum classique, mais ça crée de la valeur au niveau professionnel et professionnel. personnelle, cette relation-là, je te dirais.
François Lanthier Nadeau: OK. Pierre-Étienne, c'est quoi, lui, son rôle aujourd'hui dans la compagnie ?
Alexandre St-Aubin: Directeur des ventes.
François Lanthier Nadeau: Directeur des ventes.
Alexandre St-Aubin: Oui, président aussi.
François Lanthier Nadeau: Fait que OPS, opération, direction générale, vente et président. Puis CFO, finance pour Émilie.
Alexandre St-Aubin: Oui.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est bon. Puis y a-tu d'autres membres dans l'équipe de direction ?
Alexandre St-Aubin: Oui. Y a quatre autres personnes. Les deux qu'on a nommées tantôt. Directeur technique et chef d'ingénierie. Puis on a aussi Virge que tu connais, qui a été notre animatrice de balado. Il y a une directrice marketing, puis on a une directrice talent et culture.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis, écoute, j'essaie de voir c'est où j'ai envie d'aller, parce que j'ai le goût de double-cliquer sur l'aspect familial, fait que je vais le faire. Est-ce que le travail a bleed in, ou genre a débordé dans la vie personnelle, slash la vie familiale, beaucoup ? Puis si oui, comment vous allez gérer ça ?
Nicolas St-Aubin: C'est assez violent à quel point c'est tout le temps Turd Bridge, mais nos vies.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est ça.
Nicolas St-Aubin: Moi, à noter aussi que mon épouse travaille chez Turd Bridge comme chef de l'équipe design. Chez nous, il faut qu'on se mette des limites. On parle de ça sans arrêt. Même mon plus vieux, il commence à parler plus. Tu le vois comme un homme, il est comme là, il a changé de sujet. C'était insupportable. Fait que ouais, faut qu'on se mette des p'tites limettes avec ma blonde surtout, pis là après ça les parties de famille, nos parents aussi, un moment donné ça va faire la compagnie pis...
François Lanthier Nadeau: Mais pis comment vous faites, vous êtes vous mettre des... C'est-tu un signe de... de yeux genre ok là on se calme, genre y'a quelqu'un qui lance une flèche pis...
Nicolas St-Aubin: On est pas mal à l'aise de dire là ok là on change de sujet, ou même ma mère va le dire là, là ok on change de sujet, là c'est assez, pis non non on le sait là faut qu'on nous arrêter, fait qu'y'a pas, y'a zéro mal à l'aise de nous dire là ta gueule, j'en peux plus t'entendre parler de ça.
Alexandre St-Aubin: Même nous on se tanne.
Nicolas St-Aubin: individuellement. Je veux dire, même nous, vraiment, on est étonné.
Alexandre St-Aubin: Tu peux passer à autre chose, puis décrocher pour revenir en poste.
François Lanthier Nadeau: Puis c'est sûrement aussi qu'il y a justement ce débordement-là dans la vie personnelle ou familiale. Il vient d'une bonne place, que vous aimez tout ce que vous faites, que vous vous souciez fortement de la compagnie, de sa croissance, de sa santé, de tout ça. OK. Puis, est-ce que vos parents ont eu des inquiétudes ou des doutes par rapport au fait que vous ayez tout en business ensemble ?
Alexandre St-Aubin: Pas sans tisseau, moi. Mon père était sur le conseil, on appelle ça le comité consultatif. Lui, il a travaillé, il a fait une grosse carrière chez Desjardins. OK. Comment il appelait ça ? J'ai dit, c'est Venture Capital en anglais, mais lui, il appelait ça... Capital de risque. Capital de risque. Il était VP. Et puis après ça, il a été promu à VP Marketing. Le lien, je ne l'ai pas vu, mais ça reste qu'il a toujours fait un excellent travail et on l'a mis sur le comité aviseur. Donc, lui, on l'a impliqué d'une certaine façon. Puis, notre mère, comme je te le disais, je pense qu'elle est juste fière de voir ça et de voir la bonne entente. Puis, c'est que de l'amour.
Nicolas St-Aubin: Très cool. Oui. Il y a un risque associé au fait qu'on a vraiment nos yeux dans le même palier. Genre, si Tert Bridge s'écroule, on a une couple qui se ramasse dans la rue, incluant ma femme et moi. C'est un petit risque associé à ça, mais nos parents nous ont jamais fait sentir quoi que ce soit.
François Lanthier Nadeau: Côté attraction puis rétention de talent, avez-vous l'impression que cette unité familiale-là ou cette image familiale-là, ça a été un avantage sur le marché de l'emploi ?
Alexandre St-Aubin: Ah oui, c'est sûr. J'ai envie de te nommer le chiffre. On a... Un taux de roulement volontaire à zéro. C'est... Depuis les 5 ou 11 années, mettons. Ouais, mettons. On peut remonter à 5, mettons. Puis c'est une grande fierté pour nous. On le met dans tous nos pitchs. Cette stat, elle parle beaucoup. Fait que oui, c'est contagieux, ce sentiment-là. Ça crée un noyau hyper solide de gens qui s'aiment pour vrai, avec toute l'authenticité du monde, puis qui vont l'exprimer ouvertement, puis qui vont démontrer de l'amour aussi, très naturellement, à tous les autres collègues. Fait que oui.
Nicolas St-Aubin: Moi, je pense que c'est une de nos plus grosses forces. Je pense que c'est une de mes plus grosses forces en tant qu'entrepreneur. Engager quelqu'un qui est dans ta famille ou qui est un ami, tu es automatiquement à confiance absolue. C'est aussi une source de motivation. Moi, j'adore mon frère, ma soeur, mon ami. Des jours où tu es moins motivé, c'est comme bas-toi le cul C'est pour eux que tu le fais aussi. C'était pour des collègues aussi, je le ferais. Mais en tout cas, pour moi, il y a une petite coche de plus à ce niveau-là. Puis après, je pense qu'effectivement, ça impacte énormément notre culture interne. Les employés le sentent, c'est très familial, très chaleureux. Puis même au niveau des clients, autant à l'interne qu'à l'extérieur, je pense que ça se ressent. Puis c'est une des raisons pour lesquelles c'est le fun de travailler avec nous. Surtout en termes de développement, le chef, je veux dire, tu vas voir nos compétiteurs, ils vont te livrer le même code. De même, il n'y a pas 8000 façons de le faire. Je pense qu'on est bon, mais à partir d'un certain point où tu livres un certain niveau de qualité, on est tous pareils. Mais ce qui va faire la différence, c'est ta relation. On va travailler au long terme ensemble.
François Lanthier Nadeau: On est plein de choses à faire financière.
Nicolas St-Aubin: Exact.
François Lanthier Nadeau: Ils vont pas faire 20% de plus que les SDP. Si ils te donnent du bon service, qu'ils t'éduquent, qu'ils t'ont confiance en eux, ça va te voir.
Alexandre St-Aubin: Et s'il y a pas de roulement aussi, tu vas parler à une personne. On a l'expérience avec nos institutions financières de se faire remplacer le conseiller à tous les années.
François Lanthier Nadeau: C'est pas le fun,
Alexandre St-Aubin: tu recommences à zéro. Mais là, si tu viens chez nous, tu nous parles, tu parles à une personne, tu sais que tu vas y reparler l'année prochaine, puis dans 5 ans, puis que tu vas avoir bâti une relation, tu vas avoir investi dans la relation pour le long terme.
François Lanthier Nadeau: Il y a de quoi qui me chicote. Quand j'étais plus jeune, je trouvais qu'une entreprise, c'était... Bon, on avait des liens de camaraderie très forts, on avait beaucoup, beaucoup de fun, on sortait ensemble, on était des amis. Fait que, tu sais, le fait de dire une entreprise, c'est une famille ça faisait du sens dans ma tête. Mais en vieillissant, puis en scalant un peu la business, puis en voyant d'autres affaires se passer, le truc du gars de Spotify Toby, là, qui disait ben, c'est une équipe de sport plus que... Une famille, une entreprise. Ben, ça résonne de plus en plus fort avec moi. Ma question pour vous, c'est est-ce que vous êtes capable de garder cette vibe, cette atmosphère, cette culture familiale-là, mais d'opérer un peu comme une équipe de sport ? Tu as dit qu'on a un taux de 0% d'attrition volontaire. Ça veut dire que des fois, il y a des joueurs que ça ne fonctionne pas et qu'il faut les laisser aller. C'est juste normal ?
Alexandre St-Aubin: Encore une fois, c'est de la responsabilité d'un gestionnaire, d'un leader. On a une responsabilité envers l'équipe de performer et de trouver des gens qui fitent. dans le contexte.
François Lanthier Nadeau: Parce que je vais t'exprimer vraiment plus raw, ce qui me gosse, c'est souvent, il y a des gens qui vont penser à la famille et dire que la famille, tu y pardonnes tout. Ou la famille, tu laisses passer les affaires que tu ne laisserais pas passer à quelqu'un d'autre. Ou tu fais plus d'efforts que tu aurais fait, puis tout ça. C'est la famille, qu'est-ce que tu veux ? Tu deals with it. Tu acceptes des affaires qu'en entrepreneuriat ou dans une équipe compétitive, tu n'accepterais pas. Comment vous faites pour séparer les deux ?
Nicolas St-Aubin: Mais, ouais, c'est une question intéressante, puis j'y ai beaucoup pensé, puis on s'est fait challenger par rapport à ça aussi, par rapport à nos valeurs, justement, des fois, tu sais, quelqu'un qui marche pas, puis c'est peut-être même pas parce qu'il est pas bon, c'est peut-être juste, finalement, à ce projet-là, on n'a pas besoin de cette compétence-là, puis il n'y a pas de place chez nous, fait qu'on laisse la personne aller, puis là, on se fait challenger, on est supposé être une famille, puis tu sais, on a des valeurs très proches, puis là, vous renvoyez quelqu'un sans, tu sais, sans avoir réellement essayé, en tout cas, en n'ayant pas donné l'apparence que vous alliez vraiment essayer, puis ça m'a fait réfléchir, genre... C'est-tu vrai ? On est-tu en train de bouchiter tout le monde dans notre approche ? On dirait qu'avec du recul, je me dis que ça fait partie de la game. Même dans une famille, il faut que ça marche. Garder quelqu'un quand tu n'es pas capable de justifier financièrement ou au niveau du client ou de compétence, ce n'est pas responsable. Il y a une notion de responsabilité aussi quand tu gères une famille. Ce n'est pas une finalité renvoyée. Tu renvoies quelqu'un, souvent, c'est pour son bien. C'est ça que j'essaie de dire aux gens. Quand tu renvoies quelqu'un... Il ne fit pas ici, c'est pour son bien lui aussi, puis c'est correct, puis il va sûrement être mieux ailleurs. C'est une relation à double sens. Moi, je veux garder l'idée de la famille, parce que j'aime ça, puis ça colle beaucoup avec notre brand, puis avec ce qu'on fait. Mais je ne pense pas que ça veut dire de tolérer tout, puis d'être irresponsable avec l'argent ou avec la gestion.
Alexandre St-Aubin: La famille entrepreneuriale est fonctionnelle.
Nicolas St-Aubin: Exact, c'est vrai chez nous, on se tient bien.
Alexandre St-Aubin: Ça reste que c'est une de nos faiblesses. Là, on l'adresse. On est de mieux en mieux à ce niveau-là, mais oui, ça a été une faiblesse pendant un bon moment. Je pense qu'on commence à avoir le bout, mais tu nommes une de nos faiblesses, c'est certain. C'est vraiment intéressant.
Nicolas St-Aubin: On a essayé beaucoup, des fois, des troisième, des quatrième, des cinquième chance, puis on s'achète en essayant de garder la personne parce qu'effectivement, ça fait partie de notre culture. Puis là, on est un peu dans une autre vibe, puis tu ne veux pas que tu grossisses, tu n'as pas le choix, il faut que tu sois plus tête sur tes finances, puis tout. On le sent, mais moi, je me rends tête à garder l'idée que c'est une famille, mais juste une famille avec plus de règles.
François Lanthier Nadeau: Je respecte ça. Est-ce que vous pensez que... Parce que là, j'extrapole un petit peu sur le modèle d'entreprise familiale qu'on a vu à l'époque. On pense à, je sais pas, un fermier des terres agricoles qui apprend à ses enfants à le faire, ses enfants reprennent la terre pis la compagnie familiale, tout ça. Le concept de reprenariat, pensez-vous qu'on serait capable, dans un monde hypothétique, de créer du reprenariat en une entreprise technologique comme Third Bridge où, genre, les dynamiques de marché bougent trop vite, pis comme c'est des compagnies qui nice et meurent trop rapidement, pis y'a pas cette notion de legacy-là, pis... de passer la balle à une autre génération d'entrepreneurs dans votre propre famille.
Alexandre St-Aubin: C'est l'objectif, je pense, de créer une compagnie invincible. C'est d'ailleurs le livre de business que je lis en ce moment, The Invincible Company. Est-ce qu'on y arrivera ? Je te jure qu'on n'est pas rendus. Mais s'il est invincible, il va falloir que quelqu'un la reprenne à un moment donné. Il me reste quoi ? Il me reste 20 ans, je te dirais, sur le marché du travail, si je réussis ma shot. Il faut que quelqu'un s'en occupe par après. J'espère que c'est Gaston, ton fils, puis mon fiole qui le prendra, mais on peut rêver. Ça reste que oui, ça va être un projet, mais on est là pour le pas.
Nicolas St-Aubin: C'est intéressant que ce soit du reprenariat familial. Moi, le népotisme, je n'aime pas ça. Non, c'est pas grave. Mais je trouve qu'il y a de quoi. Je ne sais pas si ça va être lui le plus compétent pour le faire. Je ne veux même pas me mettre cette idée-là ou mettre cette impression-là. Fais ce que tu veux, je m'en fous. Puis, tu sais, c'est très spécifique ce qu'on fait. Admettons, si c'est de l'agriculture, tu as fait ça toute ta vie en grandissant, mais mon gars, il ne te cadrera pas avant longtemps ou peut-être jamais. Mais peut-être que ça soit repris à l'interne d'entreprise pour revenir à notre métaphore familiale de l'entreprise, d'autres employés qui auraient le goût de le faire et qui lèveraient la main. sans vendre à quelqu'un d'autre ou éventuellement quand nous on est fatigué et on a le goût de passer la balle, mais de le passer à l'intérieur, ça j'aimerais beaucoup ça aussi.
François Lanthier Nadeau: Ça peut rester indestructible même si ça reste pas dans la famille, entre guillemets.
Alexandre St-Aubin: Absolument. Moi ce que j'aimerais vraiment éviter c'est que ça aide à des intérêts étrangers. On est en train de bâtir de la valeur pour le Québec. Ce serait donc bien dommage qu'on l'ait bâti pour que quelqu'un d'autre arrive, un américain par exemple, avec ses gros sabots, ça c'est à moi, puis il l'achète puis il dilue un peu les ressources puis il prend juste les clients puis ce qu'il tente. Ça me briserait le cœur. Ça va être sûr qu'on va essayer d'éviter maintenant.
François Lanthier Nadeau: Tu es fier d'entreprendre au Québec ?
Alexandre St-Aubin: Vraiment. Je trouve qu'on a une culture différente, évidemment, en tant que Québécois. Puis on a cette espèce de cohésion Québec. On veut tous s'aider mutuellement. Moi, je vais favoriser un produit québécois avant de prendre un produit étranger, c'est certain. On pense tous beaucoup plus local depuis la pandémie. Fait que oui, nos valeurs québécoises sont responsables aussi de comment on a grandi. Puis des personnes qu'on est aujourd'hui. Fait que grande fierté d'être Québécois.
François Lanthier Nadeau: Dirais-tu que ça se reflète dans vos choix de SaaSes à l'interne ? Y'a-tu des SaaSes québécoises que vous utilisez qui ont fité pour certains use cases ou peut-être que vous avez pas eu le temps de checker ça encore ?
Nicolas St-Aubin: Pour le vrai, on est juste pas... On est pas assez éduqués ou pas assez sévères là-dessus. Toi, plus que moi. Mais c'est souvent, on a besoin de quelque chose, on prend le meilleur outil. Mais comme là, en tout cas, faudrait qu'on se fasse un petit effort, là. Question piège, mais tu nous es eu. Ouais.
François Lanthier Nadeau: Non, mais je pense... Moi, mettons, je les ai propulsés à ça sur le podcast, mais je vais le faire encore une fois. messive par exemple pour gérer les communications internes, le courriel avec les clients. C'est un produit et une compagnie incroyable. J'ai utilisé ça pour Snipcard, j'ai utilisé ça pour SaaSface pour Grip. C'est juste une petite plug, mais ce n'était pas un piège. Vous avez répondu honnêtement et c'est ben legit. J'ai le goût que vous me parliez un peu de votre industrie parce que là le monde dit qu'ils développent des logiciels, des apps, etc. C'est ben cool, mais ils n'ont pas 50 000 clients. Est-ce qu'il y a des tendances ou des verticales que vous visez plus ? Ça ressemble à quoi vos clients types, mettons ?
Alexandre St-Aubin: Toutes les industries se numérisent de nos jours, right ? Mais ça reste que nous, on est particulièrement présents dans le commerce de détails, dans le medtech, dans le fintech, puis ce qu'on appelle le proptech, fait que l'immobilier, mettons.
François Lanthier Nadeau: OK.
Alexandre St-Aubin: Puis c'est parce que ça donne que ces gens-là ont une vision très numérique, mais je pense qu'on est agnostique au niveau de l'industrie. Fait qu'on serait pertinent pour toute personne qui a un besoin logiciel. créatif, quelque chose qui n'existe pas, quelque chose qui n'est pas off the shelf.
François Lanthier Nadeau: Ok, et si tu ne peux pas nécessairement le slicer à la verticale, peux-tu le slicer en termes de down, up market ? C'est-tu des grosses compagnies, c'est-tu des petites compagnies, genre y'a-tu un target ?
Alexandre St-Aubin: Ça aussi on est assez agnostique, on a des startups et on a des big corp,
François Lanthier Nadeau: mais là,
Alexandre St-Aubin: à la taille où on est, c'est sûr qu'on vise plus haut. On va essayer d'aller chercher des clients qui ont les moyens de leurs ambitions.
François Lanthier Nadeau: Ok. C'est quoi votre plus gros client ou le client dont tu es le plus fier maintenant ? C'est deux questions différentes, prends le que tu veux.
Nicolas St-Aubin: Euh... Ouais, c'est parce que c'est plus gros que le client. On s'est fait briefer dernièrement qu'on n'avait plus le droit d'en parler. Tu verrais, on a du site et on a le droit de l'avoir sur le site. Mais non, le client, je suis plus fier. Moi, personnellement, il y a un projet qui s'appelle Prélib. C'est une clinique de dépistage d'ITSS qui se veut le plus sans friction, le plus sans gêne possible. Il veut vraiment briser le stigma autour d'aller se faire dépister des ITSS. Puis ça passe beaucoup par le numérique. Puis on a tout développé, l'infrastructure numérique, toute l'expérience numérique avec eux. C'était vraiment de zéro. C'est une start-up. Maintenant, ils sont rendus avec 4 ou 5 cliniques à travers le Québec. C'est vraiment en ligne, ton dossier médical. Tu réponds à un questionnaire en ligne. Ça te fait un diagnostic en ligne de ce que tu es sensible d'avoir. Après ça, tu prends ton rendez-vous. Quand tu arrives là, il y a un iPad qui t'ouvre la porte pour vraiment éviter qu'il y ait un malaise de quelqu'un qui t'attend ou quoi que ce soit. Tu fais tes tests toi-même. Tu as un iPad qui te fait un genre de onboarding custom à les tests que tu as besoin de faire. Il y a juste les prises de sang que ça prend une infirmière, mais c'est super discret, puis c'est super rapide aussi de recevoir ces résultats. Fait que c'est vraiment... En tout cas, pour moi, j'aime beaucoup l'aspect, bien, déjà social.
François Lanthier Nadeau: À 18 ans, j'aurais aimé ça.
Nicolas St-Aubin: Ouais, ouais, c'est ça. Moi aussi, ça me sert à moi et maintenant à Marketing et tout, mais à l'époque, j'aurais... C'est très cool. Mais ouais, c'est vraiment un beau produit. Ça a un impact social. C'est un peu une révolution. Puis, tu sais, un des plus gros challenges avec ce produit-là, c'était même pas tant, tu sais, le... Tout ce qui est numérique, le développement se faisait bien. C'était tout le temps en train un peu de confronter le statu quo médical qui a plein d'avocats, le collège des médecins qui s'en mêlent et tout. Puis ça, c'était cool aussi de voir, on force les choses à bouger, puis on essaie des nouvelles affaires, puis ça simplifie. Pour moi, j'ai beaucoup aimé ce produit-là.
François Lanthier Nadeau: Je te pose la même question.
Nicolas St-Aubin: All right. Moi,
Alexandre St-Aubin: je vais plugger l'archipel de l'avenir. C'est une application web qui a été inventée par... un... En fait, ça s'appelle l'ArchiApp. Le produit s'appelle l'ArchiApp. L'organisme s'appelle l'Archipel de l'avenir. Leur mission, c'est de rendre autonome des adultes atteints de l'autisme.
François Lanthier Nadeau: OK.
Alexandre St-Aubin: Et puis, c'est une formation qu'ils leur donnent en présentiel. Mais là, ils sont supportés par notre produit logiciel, puis ils peuvent partir avec ça chez eux. Puis ils vont avoir une référence numérique pour les guider dans des tâches aussi simples que de faire le lavage. Puis sincèrement, pas besoin d'avoir... Pas besoin d'être atteint de l'autisme pour... profiter de tout ce qui est expliqué sur cette plateforme-là. Mais ça reste que c'est ça le public cible, c'est ça leur mission. Ça, je suis avoué que très fier de ce qu'on a réussi à créer, mais ça, c'est quelqu'un qu'on avait... C'est une cliente qui a une vision, vraiment. Elle a habité d'une mission et d'une vision très forte. Ça fait que c'est validé à tous les niveaux. Puis en plus, ça a un impact social.
Nicolas St-Aubin: Ça fait chaud au cœur.
François Lanthier Nadeau: Vous considérez-vous comme des entrepreneurs d'impact ? C'est-tu quelque chose que vous tentez de prioriser quand ça passe ?
Nicolas St-Aubin: Honnêtement, je pense pas que c'est notre mission première, pis je pense pas que c'était ça l'idée quand on est parti en business.
François Lanthier Nadeau: Moi j'ai aucun jugement de valeur là-dedans. Je pense que tu peux entreprendre de la manière que tu veux, comme tu veux, marché libre.
Nicolas St-Aubin: C'est gentil parce que sinon... Non c'est pas rien. Mais non, non, mais tu sais, je pense qu'à la base, on était quatre chums, c'était beaucoup d'avoir du fun. Je pense qu'on a une mission à l'interne de créer une ambiance de travail super le fun. Fait qu'il y a quand même un impact au niveau de nous à l'interne.
François Lanthier Nadeau: La vie des employés, la vie des employés.
Nicolas St-Aubin: Exact. Pis... Créer une culture de travail qui donne envie de se lever le lundi beaucoup. Puis après, côté nos clients, c'est sûr que nous et nos employés aussi, on va toujours être très motivés, très inspirés par des projets de même qui ont un impact social. Je pense que ça fait plaisir à l'équipe. Mais on ne se cache pas qu'on prend des projets très commerciaux, à but lucratif, pour financer les projets qu'ils sont. Fair enough.
François Lanthier Nadeau: Êtes-vous à l'aise de parler de votre stack ?
Alexandre St-Aubin: ou on peut se poser un moment je vais vraiment les actions ok ben parlement de la stack grosso modo le les technos à l'interne on est encore une fois je te sers ce mot là à chaque fois agnostique si le client arrive avec des préférences tech on va les respecter on est capable de travailler normal toutes les tech mais si on a le choix ça va être javascript full stack on est capable c'est beaucoup plus porteur que ce soit entre les équipes ou entre le back end front end et qu'on va se faire du type script en back end on va se faire du react en front end puis du react native quand ça va être mobile avec ses taux de javascript sont le choix
Nicolas St-Aubin: Mais dernièrement, l'équipe a commencé à migrer vers Svelte parce que React, ça devenait un petit peu plus compliqué comme les frameworks.
François Lanthier Nadeau: Oui, j'ai arrêté de suivre après Snip mais Svelte, je savais que c'était quand même lightweight, quand même developer friendly pas mal et tout ça.
Nicolas St-Aubin: On a des projets, et c'est très efficace pour le SEO aussi, pour avoir une belle présence SEO. On a des projets plus de cette nature-là. Là, on essaie Svelte. L'équipe a l'air de triper. Moi, je ne développe plus, donc je ne sais pas, mais ça a effectivement un cool framework.
François Lanthier Nadeau: Mais là, tu as dit, on est agnostic dans la mesure où si le client arrive avec des préférences, pourquoi le client arriverait avec des préférences ? Parce qu'il y a un héritage techno ou d'être technique ? C'est même existant. OK, c'est bon. Il peut s'intégrer là-dedans.
Alexandre St-Aubin: C'est pas mal plus simple. S'ils veulent récupérer aussi le projet à l'interne et qu'ils ont des spécialistes.NET, par exemple, on va les accommoder.
François Lanthier Nadeau: Alright folks, break de 30 secondes pour vous parler de notre partenaire certifié Léviat Légal, un cabinet d'avocats boutique en technologie et capital de risque. Léviat Légal, c'est des programmeurs en cravate. Ils ont carrément développé du software à l'interne pour automatiser les tâches répétitives et passer l'économie au client. Donc bye bye factures exorbitantes et documents à papier infini. Leur philosophie, leur process est designé pour fitter avec la réalité des SaaS. Ils sont là pour des besoins transactionnels, genre financement en stock options ou plus ponctuel comme de l'accompagnement légal à... temps partiel. Un paquet d'entrepreneurs qui sont venus sur le pod font affaire avec eux puis me les ont recommandés. Check out leur entrevue sur SaaSpasse.com slash partenaire avec un S slash Léviat, très union légale ou sur notre YouTube. Ah, puis le pod avec Guillaume, le fondateur, est bourré de knowledge. Épisode 73, check it out. Sinon, direct à la source, Léviat. OK, de retour au pod. Puis, c'est quoi, mettons, une technologie old school, obscure, bizarre, mettons, cobol ?
Alexandre St-Aubin: Ouais, on ne le sait pas. Quand on tombe dans du C-Sharp,
François Lanthier Nadeau: vraiment, c'est pas un tout vieux stock.
Alexandre St-Aubin: C'est pas que c'est la vieille façon de faire de iOS. J'ai goûté à un PHP, mais c'est encore maintenu. C'est juste qu'on est chialé.
François Lanthier Nadeau: Ah, ben, il y a des beaux frameworks. C'est quand même belle communauté. Mais ma question pour toi, c'est, mettons, tu pognes un projet que l'héritage, il est comme... C'est genre... C'est-tu Cobol ou Cobol ? Je dis-tu la bonne affaire ? Je pense qu'il y a un T. On mettra ça dans les chaussons d'autres. Mais là, c'est comme, le projet est vraiment hot, puis là, il faut qu'on s'en revire de bord à l'interne, puis qu'on fasse genre, c'est qui qui va travailler là-dessus ? Avez-vous un système de loterie de genre, cette technologie-là, ça va être un cauchemar, puis ça va être toi qui le fais ?
Alexandre St-Aubin: C'est toujours les mêmes.
François Lanthier Nadeau: Ah ouais ? Parce que t'as des quoi ? T'as des polyvalents ? Exact.
Alexandre St-Aubin: Moi, j'aime dire qu'à l'université, en tant qu'ingénieur ou informatique, ils nous ont appris à apprendre. Ça devrait pas te choquer de devoir... apprendre une nouvelle technique même si ça n'a pas été existant. Il est tellement rare.
François Lanthier Nadeau: Je ne parle pas de ce type de temps ce matin.
Alexandre St-Aubin: Il répond à tout.
François Lanthier Nadeau: C'est vraiment rare. Matica. Pour vrai, Daud, tu es tellement éloquent. C'est vraiment beau.
Nicolas St-Aubin: Merci beaucoup. En même temps, on est honnête dans le sens que si un client nous arrive avec une technique qu'on ne connaît pas, on va le dire. Je ne m'en cache pas que ce ne sera pas le travail le plus efficace. C'est possible, mais on n'a pas peur. Mais effectivement, il y a une équipe qui est notre souffle-douleur de toutes les affaires qu'on ne connaît pas. Ça n'a pas dans cette équipe-là,
Alexandre St-Aubin: mais c'est leur rôle. C'est des curieux, c'est des gars intelligents, puis ils ont de la volonté. Fait que voilà, ils sont victimes de leur propre succès, mettons.
François Lanthier Nadeau: Il y a un truc, je pense qu'on s'en était parlé peut-être sur le couch, en dehors du studio, quand j'étais venu sur votre pod. Ma curiosité est par rapport à l'évolution des applications mobiles dans le marché en général. Est-ce qu'il y a encore... autant de demandes qu'au départ. Est-ce que c'est un gros pourcentage de votre chiffre d'affaires, si vous voulez en parler ? Parlez-moi un peu de ça, un petit update pour Frank, des apps mobiles 2024.
Nicolas St-Aubin: Par rapport à quand on a commencé, on a commencé en 2012, puis on développait déjà avant, genre 2010-2011, mais c'était relativement nouveau. Le premier iPhone sorti en 2007, puis c'était vraiment l'époque où tout le monde voulait une app, même si ça ne servait à rien. Fait qu'un resto, c'était basically leur version mobile de leur site web. Puis c'était vraiment un bon moment pour avoir une petite compagnie pour commencer. Parce que tu sais, ce que tu disais au début des projets juste pour alimenter le cash flow, il y en avait un puis un autre. Des apps qui servent à rien, on peut encoder à longueur de journée. Puis là, ça a évolué. Puis aussi à cette époque-là, les web apps c'était moins hot. Les gens comprenaient moins que sur le web, ils ne se faisaient pas peur de quoi. Ça fait que c'était beaucoup des sites web vitrines, des apps semi-utiles. On en faisait aussi des utiles. Mais avec le temps, les gens ont comme catch-up, mané comme, OK, ça sert à rien d'avoir des apps à tout prix. Puis le mobile est devenu beaucoup plus un médium spécialisé pour t'inviter, pour avoir des features très spécialisées mobile, puis t'inviter un peu dans la poche des gens, si on veut, puis dans leur quotidien. Fait que maintenant, c'est beaucoup plus dans cette optique-là. Puis les projets mobiles qu'on fait sont beaucoup plus gros. Fait que ça a comme bien évolué avec notre croissance de business. Maintenant, les apps mobiles, souvent, c'est plus réfléchi, c'est très custom aussi. Tu peux tellement faire l'affaire avec un cell. Fait que... pas nécessairement une recette qui marche tout le temps. Il faut un peu que tu t'adaptes à chaque business, ce qui rend une autre grosse force maintenant. Puis les web apps aussi, des fois, qui sont la solution, dépendamment des besoins. Fait qu'un peu plus... Au début, c'était très vitrine, puis on a évolué à être plus applicatif.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Nicolas St-Aubin: Le marché aussi.
François Lanthier Nadeau: Les fonctionnalités plus avancées, plus creuses.
Alexandre St-Aubin: Il y a un gros pourcentage de notre chef d'affaires, c'est mobile.
Nicolas St-Aubin: Oui.
Alexandre St-Aubin: OK. J'ai le goût de dire, ils ont 80 OK.
François Lanthier Nadeau: Intéressant. À chaque app mobile, il y a-tu une web app qui suit, j'imagine ?
Alexandre St-Aubin: Excellente question, il y a toujours du web. Le mobile n'existe pas sans web, que ce soit une API, une base de données, le cloud est tout le temps là. Il y a toujours du web, c'est pour ça qu'on est expert en web aussi, mais on met le mobile de l'avant à cause du pourcentage de chiffre d'affaires. C'est notre spécialité, c'est notre facteur de différenciation aussi.
François Lanthier Nadeau: Êtes-vous game de me donner un autre exemple d'une app mobile ? qui a des fonctionnalités quand même sophistiquées et avancées dedans que vous avez faites dans les 2-3 dernières années.
Alexandre St-Aubin: Oui, oui, oui, on est game certain, il faut juste la trouver. Oui, j'en ai une en tête,
Nicolas St-Aubin: mais il faut la skipper.
Alexandre St-Aubin: Oui, oui, oui. Éric, mettons, on a une application en fintech qui est quand même très intéressante. Un produit qui est réservé à des ingénieurs. Ça fait que là, il y a la petite clique, mais ça reste que c'est une app d'investissement. OK. Puis ça, ça a un... le cas d'utilisation mobile n'est pas tout le temps pertinent dans ce cas-ci. Tu veux avoir au bout de tes doigts une possibilité d'investir, de faire le suivi de tes investissements et d'avoir toutes les actions.
François Lanthier Nadeau: C'est un well simple pour un génial.
Alexandre St-Aubin: Exactement.
François Lanthier Nadeau: Je sais qu'il est écrit sur leur site. C'est le hasher du basher J'ai le goût qu'on rentre dans quelque chose qui va... Là, écoute, vous... Vous vous buildez du service, vous faites du service. Moi, ça m'intéresse parce que, comme je l'ai dit, on est né Snipcard au départ dans une business de service. Puis là, j'en fais un petit peu aussi du service avec Grip, qui est plus une agence marketing. Fait que, tu sais, la notion de comment gérer les clients, comment est-ce qu'elle est accompagnée, tout ça, je pense que c'est intéressant. Puis je pense que c'est pertinent qu'on en aille parler autant parce qu'il y a plein de SaaS qui naissent dans une agence de service, dans le monde de développement web. À un moment donné, le monde se dit, Ah, là, on commence à avoir du cash, ce serait cool, on aurait du revenu annuel récurrent, puis de ne pas avoir à gérer les clients à la pièce, etc. Vous avez eu une réflexion similaire à un moment donné, puis vous en avez lancé un, SaaS. Avec tout le respect que je vous dois, je pense que la conclusion, ça a été... Est-ce que je peux dire que c'est un échec ou genre vous avez maillé ? Oui, oui, tout à fait. C'est bon, parfait. Mais... Foule pas fort. J'avais dit de ne pas m'en dire. Ma question, c'est... Pourquoi pis quand vous avez décidé de lancer un SaaS pis après je vais ship in avec d'autres questions pis by the way je trouve ça méga important qu'il y ait du monde justement qui a fait swinguer le bat ça a pas marcher expliquer exactement pourquoi c'est vraiment pas tout le monde qui devrait le faire pis y'en a qui se pètent la gueule plus qu'ils devraient en avoir pourquoi pis quand ?
Nicolas St-Aubin: Je pense qu'en fait, on avait beaucoup la mentalité de G-Soft qui ont lancé des produits, qui était une compagnie de service. Je pense que c'était un peu le rêve de bien des compagnies de service, du moins le nôtre. Mais ce n'était pas structuré. C'était comme, si on a une opportunité, on le fait. Mais il n'y avait pas de plan clair qui était notre première erreur à la base. Finalement, c'était très scratchy on itch.
François Lanthier Nadeau: Dog fooding, un problème que vous aviez.
Nicolas St-Aubin: Puis c'était, au final, la plateforme, c'était un peu gestion d'espace de bureau. Ça faisait un peu de tout, mais entre autres, à l'accueil, accueillir les gens. Un iPad à l'accueil, tu rentres ton nom, ça envoie une notification pour qu'on vienne te chercher. Un registre de visite aussi. Puis gestion des salles de conférence. Nous, dans le fond, on a souvent été coloc avec d'autres entreprises qui nous accueillaient et on se louait.
Alexandre St-Aubin: C'est quelqu'un qui est à côté de vous, qui était sur votre pod aussi, sur l'update ? Nos derniers colocs, on ne les a pas invités sur l'update, c'est Talsom. qui sont en transformation numérique.
François Lanthier Nadeau: Celui qui disait que le service était plus court que le produit. Y'a ça, un nexus. Nexus, avec tes collègues. Ah, pas collègues, excusez-moi. Quoiqu'on est voisins maintenant, on est dans un building au nord de l'Est.
Nicolas St-Aubin: On est... Ouais, ils sont dans les bureaux en dessous de nous. Right.
François Lanthier Nadeau: Excuse pour la sidetrack. Continue. C'est ça le pain que vous aviez identifié, gestion de l'espace de bureau.
Nicolas St-Aubin: Exact. Fait qu'on a fait ça, puis on avait des stagiaires. C'était tout le temps des stagiaires qui travaillaient là-dessus quand on n'avait pas de projet pour eux.
François Lanthier Nadeau: OK.
Nicolas St-Aubin: Puis on faisait des petits features cool aussi, genre on avait un fût de bière au bureau, fait que là on avait un feature qu'on savait qu'il restait combien de bière dans l'appli. Dans la real time Ouais, ouais. Mais on présentait ça aux gens, puis tout le monde était comme hey, c'est hot puis c'était un peu comme, on l'utilisait comme pitch de vente, on a fait ça, c'était un feature cool, pour montrer un peu les objets connectés. Puis on a eu plein de l'intérêt de des gens qui disaient on veut ça dans nos bureaux, on veut ça dans nos bureaux fait que là nous on s'est excité, on a senti... Hey, c'est type Hey, on développe un produit, blablabla mais tu sais, aucune étape genre... qu'il faut que tu fasses, de valider ton marché, parler à des utilisateurs. Ce qu'on fait pour vos clients en plus. Ouais, c'est ça. Rien à cordonner ma chaussée. Puis tu sais, checker ça existe-tu, parce que ça existait. Puis on a comme tout développé ça. Puis ouais, c'est ça. Là, je ne veux pas aller en avance de tes questions. Fait qu'on a tout développé ça, puis après ça, on a décidé de se lancer là-dedans puis de le commercialiser.
François Lanthier Nadeau: OK.
Nicolas St-Aubin: Je te laisse aller dans les questions. Je ne peux pas en parler longtemps.
François Lanthier Nadeau: Non, mais c'est ça. C'est de vrai de ça qu'on va faire. Qui était owner de ça ? Y'a-tu quelqu'un qui était responsable ?
Alexandre St-Aubin: On a pluggé notre meilleur là-dessus. Il était là-dessus temps plein pendant longtemps.
Nicolas St-Aubin: Notre pire échec.
Alexandre St-Aubin: Temps plein ? Ouais, il ne faisait que ça parce qu'on voulait réellement investir dedans et on y croyait. Ok. Voilà, on a mis Nick en charge de développer le produit. Puis ça faisait en sorte aussi que les autres pouvaient rester focus sur le service. Ça aussi, c'est un grand sacrifice quand t'es en service de commencer à développer le produit. Ouais. Dérangement, gros changement de focus, puis on s'est dit, pour minimiser l'impact négatif de ça, on va maintenir qu'il va être capable de rester intéressé par la business, fidéliser, etc. sans nécessairement être obligé de travailler dans le service. Il va être capable de faire avancer le produit.
François Lanthier Nadeau: OK. Quelles ressources vous avez décidé d'allouer, qu'elles soient humaines, qu'elles soient en capital ou en temps ? C'est-à-dire, vous avez mis des limites.
Nicolas St-Aubin: Bien, c'était un peu ça l'enjeu. On ne l'a pas structuré suffisamment. Si on a décidé, admettons, moi, je vais être temps plein là-dessus.
François Lanthier Nadeau: Fait que, bien, déjà ça, je vais être là-dessus. Ouais, papa est content.
Nicolas St-Aubin: On avait notre directeur des ventes, puis Aytian, qui vendait un peu la solution puis qui déhait beaucoup. Puis lui, en théorie, il était supposé jongler entre les deux. Puis je pense que ça, c'est une zone dangereuse, là, où est-ce que là, tu perds ton focus, tu sais plus où donner de la tête, puis tu te fais tirer d'un bord puis de l'autre. Fait que je pense que ça, c'était inconfortable pour lui. On a engagé quelqu'un en marketing. Encore là, c'était flou, mais c'était promouvoir le produit, mais un peu le service, mais un peu le produit. Puis là, encore là, lui, il se faisait tirer d'un bord puis de l'autre. Pas super efficace, puis on a engagé un autre dev qui était en plein avec moi là-dessus.
François Lanthier Nadeau: OK. Fait que cette personne-là est rentrée strictement pour... C'était quoi le nom du produit ?
Nicolas St-Aubin: Offi.
François Lanthier Nadeau: O-F-F-I ?
Nicolas St-Aubin: Exact.
François Lanthier Nadeau: C'est très cool.
Nicolas St-Aubin: Tu voulais le domaine.
François Lanthier Nadeau: On fait une enchère. Ouais. Où c'est que je veux aller à partir de là ? Est-ce que vous rendiez des comptes au reste de la compagnie sur les progrès ou les milestones, entre guillemets, de Offi ?
Nicolas St-Aubin: C'était très organique, il n'y avait pas de structure claire encore. Autre gaffe selon moi, si une compagnie de service voudrait faire ça, je recommanderais de le structurer énormément et de vraiment isoler les deux business qu'on n'avait pas faits en mettant des ressources qui étaient prises entre les deux. Même côté finance, on ne s'était pas mis de limites. C'était comme, OK, on paye ça. On a réalisé plus tard, on a tout investi ça et on n'avait pas tant calculé.
Alexandre St-Aubin: Parce que ça finit par coûter des centaines de milliers de dollars.
Nicolas St-Aubin: Ça a rapporté zéro. Non, pas zéro. On faisait 50 piastres par mois.
François Lanthier Nadeau: Bien là, c'est ça, moi, ma prochaine question, est-ce qu'il y a eu des dollars qui sont rentrés dans l'entreprise Apartheid of E.
Nicolas St-Aubin: Jusqu'à très récemment. Honnêtement, c'était cabochon, puis là, je suis comme très, mettons, négatif.
François Lanthier Nadeau: La gèle un peu. Oui, oui,
Nicolas St-Aubin: en ce moment, c'est ma thérapie. Mais on n'était pas si peu, puis on avait réussi à le vendre. C'était ça qui était notre, je pense, la force. On a quand même beaucoup vendu la solution. Puis même si on n'avait pas trop fait nos études, puis qu'on a réalisé, OK, il y en existe d'autres qui font à peu près exactement ce qu'on fait. Le marché québécois était très généreux de se dire Ah, si il y a une solution québécoise, on va aller vers vous. Même si on était moins mature, même si on avait moins fait nos preuves. Ça, c'était vraiment cool. Puis la vente, elle allait quand même bien. Puis on avait pogné un petit élan de vente. Puis on avait commencé à le vendre. Puis là, on était vraiment excités. OK, on a fait plein d'erreurs. On n'a pas été en attrapeur, mais on réussit à le vendre. C'est vraiment cool. C'est vraiment valorisant. Puis là, il y a eu la pandémie. Puis c'était un outil de gestion d'espace de bureau. Ça fait qu'on venait de vendre le commande. Il y en a plus que la moitié qui nous ont appelé en disant annule notre abonnement tout de suite C'était combien ? L'abonnement ?
François Lanthier Nadeau: Oui.
Nicolas St-Aubin: C'était par nombre de personnes, mais c'est la variante, je vais vous dire, comme 20$ puis 100$ par mois. OK,
François Lanthier Nadeau: donc c'était quand même un low price point. Oui,
Nicolas St-Aubin: mais c'était pour valider le marché. On avait fait des petits calculs, mais c'était vraiment juste valider à nous-mêmes qu'on peut le vendre.
François Lanthier Nadeau: Penses-tu que s'il n'y avait pas eu de pandémie, peut-être que Fee serait… C'est le focus. On n'avait pas le focus,
Alexandre St-Aubin: on n'avait pas la méthodologie. pas mal sûr qu'on s'en allait dans le mur d'une façon ou d'une autre. Ça a juste devancé le moment où on a tiré la plogue.
Nicolas St-Aubin: Ce qui est cocasse dans ce histoire-là aussi, c'est que comme Alex a dit, notre père qui est en capital de risque, il nous l'avait flagué depuis le début. On l'avait présenté à notre père qui était toujours conseiller dans l'entreprise. Il a dit, moi, je serais bien prudent à votre place parce que nous, on ne finance pas des compagnies qui ont déjà un service. et qui crée un produit parce qu'on sait que dès qu'il y a une embûche, ils vont se retourner vers le service direct. Puis là, on était là, non, pas nous.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que le moment où vous avez tiré la plug, est-ce que vous avez dû aussi congédier des ressources ?
Nicolas St-Aubin: Non. Oui. Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Il l'a oublié lui. Pas lui qui l'a fait. Ouais, c'est ça. Euh, le gars de marketing.
François Lanthier Nadeau: Ok.
Nicolas St-Aubin: Mais il est pas juste parti volontairement ? Ben, c'était, c'était tu au début de la connexion. Ben non,
François Lanthier Nadeau: 0% d'attrition volontaire d'eux.
Nicolas St-Aubin: Au début de la COVID, tu avais comme les renvois temporaires. Ah oui,
François Lanthier Nadeau: oui.
Nicolas St-Aubin: On met fin à ton poste temporairement, mais c'est un renvoi déguisé. En tout cas, peut-être pas pour tout le monde, puis il y en a qui ont repris leur job après, mais dans notre cas, c'était ça, je pense. Un renvoi non assumé, puis lui, il s'est trouvé un autre job après.
François Lanthier Nadeau: T'es humble de le dire comme ça, au moins. pas moi ça va ok office a été beaucoup de lignes de code ça a été mais c'est où l'en ce moment ce vestige le reste un guide un ghetto
Nicolas St-Aubin: brie pot sombre et heureux avec un autre domaine je t'invite je veux mais on a notre peau puis ça existe encore c'est du vieux code maintenant le cm et c'est un peu un truc d'ingénierie aussi le tissu C'est le risque de mettre un ingénieur en charge d'un projet ou de partir dans ses délais de Hey, c'est un feature-là, alors vraiment, genre le fun à programmer plutôt que celui-là qui va être vraiment pertinent. Ça serait peut-être un conseil aussi, de mettre quelqu'un en charge du produit plutôt qu'en charge de l'ingénierie en premier. Je pense que c'est peut-être un bon point de départ pour une startup.
François Lanthier Nadeau: Puis avez-vous réussi à recycler peut-être des parties du code dans la mesure où c'était du dogfooding ? Vous aviez le problème...
Alexandre St-Aubin: ça peut continuer de rouler sur votre réseau interne votre ipad local je sais pas trop s'il fallait qu'on remette au fil en place je prendrai l'autre solution qui est déjà plus mature de celle là et puis d'actualité à on le fait ce qui s'appelle qui qu'elle aussi que je sache j'ai vu ce soir que je sens que je dis bien le gil a rencontré justement gph
François Lanthier Nadeau: y ça ce serait la solution que je vois que je choisirais on les a rencontrés aux autres pour parler de tout justement que vous êtes c'est le genre de truc que vous considérez utiliser pour me tenter de bridge
Alexandre St-Aubin: potentiellement. La chalandage au bureau n'est pas comme avant du tout. On n'a pas le même besoin. On a des très beaux bureaux au nord de l'Aigle, mais il doit y avoir en moyenne 3-4 personnes par jour. Ce n'est pas comme avant. On n'a plus de problème de conflit de salle de conférence. Quelqu'un qui cogne à la porte, personne ne vient le chercher.
François Lanthier Nadeau: Probablement que ça a été ça aussi pour plein de ces solutions-là qui étaient déjà peut-être profitables ou du moins en bonne croissance. Paf, pandémie. La peine est moins forte, peut-être que ça les a fait ça aussi.
Alexandre St-Aubin: Je pense que l'enjeu que G5 doit adresser en priorité,
Nicolas St-Aubin: c'est réserver ton poste de travail en hot seat. Mais le plus, même avec la pandémie, on avait un feature qui, lui, a pris en popularité, même si la plupart ont juste perdu, mais c'était le registre d'invités, puisque c'est devenu ultra important.
François Lanthier Nadeau: Pour la sécurité et compliance. Exact.
Nicolas St-Aubin: Et on a même créé un genre de... Tu te connectes sans contact, donc tu avais un QR code avec ton cell plutôt que de toucher au iPad. Pas à part la pandémie au début.
François Lanthier Nadeau: OK.
Nicolas St-Aubin: Avant qu'on tire la plage.
François Lanthier Nadeau: J'ai le goût qu'on double-clique sur la notion de présentiel versus à distance pour votre staff, vos équipes, tout ça. Comment vous voyez ça d'un point de vue entrepreneurial ou même stratégique ? La présence au bureau, ça devrait-tu être obligatoire ? Comment vous, vous le gérez ? Comment vos employés se sentent-ils ? Parlez-moi un peu plus de ça.
Alexandre St-Aubin: C'est vraiment... sur une banque volontaire. On a des super beaux espaces de bureaux et en Réal et en Québec. Puis le but, c'est de donner envie aux gens d'y aller. On est dans un coworking qui s'appelle La Console. C'est vraiment un bel endroit. C'est sur Saint-Joseph, dans Saint-Roch, en dessous des viaducs.
François Lanthier Nadeau: Ah,
Alexandre St-Aubin: Saint-Roch. C'est un magnifique endroit. Puis on a du plaisir, comment ?
François Lanthier Nadeau: Saint-Roch.
Alexandre St-Aubin: Oui, c'est sûr qu'il y a une petite crowd.
François Lanthier Nadeau: Moi, je suis en train d'un vieux bourge du lac Beauport, le fait que Saint-Roch, au moins, tout le monde se parle du sol. Man, ça crie, je capote.
Alexandre St-Aubin: Moi, c'est notre équipe,
Participant 3: ça. Ce sont nos collègues.
François Lanthier Nadeau: Virge ! J'avais pas une petite pièce. OK, je savais pas que vous aviez des bureaux dans un coworking comme ça à Québec. Y a-tu bien du staff à Québec ? À part, je suis un... Je suis 15 ans, mettons. Sti, quand même.
Alexandre St-Aubin: Ben, y en a un qui ont même déménagé. Ben oui, c'est un endroit... Moi, j'ai déménagé en cours de pandémie. J'étais à Montréal mes 34 premières années de vie. Puis, au début de pandémie... déménager à Québec.
François Lanthier Nadeau: C'est à Québec ?
Alexandre St-Aubin: Yes, sir.
François Lanthier Nadeau: Ben voyons donc.
Alexandre St-Aubin: Mais oui.
François Lanthier Nadeau: Crém, on est reprendre un café, quelque chose ?
Alexandre St-Aubin: Oui, oui, oui. I'll take you up on that for sure. Let's go.
François Lanthier Nadeau: Quand t'es pas à l'école d'entrepreneuriat de Beauce.
Alexandre St-Aubin: Je vais être à Québec, en effet. Mais à Montréal tous les semaines de ce temps-ci. Mais c'est là qu'est la business en général parce que le ballon des 59 est à Montréal pas mal. Mais voilà, pour répondre à ta question, le présentiel, c'est sur une base volontaire. Ça reste que j'ai l'impression qu'il y a des gens dans nos équipes qui en ont besoin. Puis il faut le faire de façon intelligente pour que quand tu... présente au bureau t'es pas tout seul. On appelle ça du leadership présentiel. On le fait de façon très naturelle. Au départ, on le forçait. On se disait, on a chacun un objectif stratégique ce trimestre d'y aller deux fois par semaine. La direction,
François Lanthier Nadeau: attends.
Alexandre St-Aubin: Ceux qui sont des leaders présentiels, on l'a pas.
François Lanthier Nadeau: Ça veut dire quoi, leader présentiel ? C'est que je vais t'annoncer.
Alexandre St-Aubin: Tu vas dire où tu vas y aller. C'est du déo. Une hygiène pluripotente. Respectable. Grand initiative de Odin. Maintenant, ça se fait très naturellement. On le fait simplement. Tu as, le vendredi, un simple post sur Slack automatique qui te demande quelle journée tu vas au bureau la semaine prochaine et est-ce que tu vas apporter tes chiens.
Nicolas St-Aubin: Ok. C'est nice. On savait qu'on restait remote first et qu'il n'y aurait jamais d'obligation d'aller au bureau, mais on a quand même pris le local au Nord de l'Aix aussi pour faire les événements. Soit ce mois-ci, comme hier, il y avait un événement de produits. Non, pas du design.
Alexandre St-Aubin: L'événement s'appelle Design Concept, donc c'est une espèce de meet-up. C'est la première fois qu'on héberge cette communauté-là, mais ça fait partie de notre stratégie. C'est super. C'est un bel événement.
Nicolas St-Aubin: Comme du rayonnement de marque un peu simple, comme on a le local, il est utilisé pour faire des événements. Puis des événements internes aussi, on appelle ça le Rockfest, qu'on fait à chaque trimestre. C'est notre rencontre trimestrielle qu'on a renommée le Rockfest. Puis ça, c'est au bureau au Nord de l'Église. Ça fait que c'est pour pouvoir recevoir le monde. Mais tu sais, l'espace, souvent on voit 25% de l'espace que c'est des bureaux, puis le reste, c'est la TV, la table de ping-pong, le chilling spot.
François Lanthier Nadeau: Fait que vous regardez pas vos états financiers, pis là vous voyez la ligne de dépenses, pas hypothèque, excuse, mais genre loyer, bail, pis vous êtes pas genre...
Nicolas St-Aubin: Ben, c'est pas kiff-kiff, mais avant ça, on louait des espaces pour faire nos événements, fait que c'était genre des microbrasseries pis des places de même.
François Lanthier Nadeau: Fait que tu gonflais ta dépense là.
Nicolas St-Aubin: Ben, c'est plus cher le loyer, mais pas tant, pis on avait aussi des coworking pour pouvoir permettre aux gens d'aller au bureau, fait que... Honnêtement, je pense qu'on est à une différence de 3-4 milles de ce qu'on payait avant. C'était pas si pire que ça.
François Lanthier Nadeau: Il faut des dépenses extérieures. Ouais. Puis là,
Nicolas St-Aubin: c'est chez nous, c'est dog-friendly, j'amène mon chien. Il est au bureau en ce moment.
François Lanthier Nadeau: C'est cat-friendly aussi ?
Nicolas St-Aubin: Moi,
François Lanthier Nadeau: je suis allé à la juque aux chats.
Nicolas St-Aubin: Si quelqu'un veut amener son chat avec mon chien, bonne chance. Personne ne l'a jamais demandé. D'ailleurs, les chats, ça se voyage un peu moins bien, mais c'est la première fois qu'on nous le demande.
François Lanthier Nadeau: Moi, c'est parce que je ne veux pas en voir si jamais je vais vous voir. Il n'y en aura pas de. Je suis d'accord un peu à ce jour que les chats, c'est des suppos de Satan. Puis, as-tu déjà écouté Constantine avec... Yes, sir.
Alexandre St-Aubin: Kenny Reeves.
François Lanthier Nadeau: Kenny Reeves, merci. Comment tu fais pour aller en enfer dans cette movie-là ?
Alexandre St-Aubin: Tu regardes dans les yeux du chat.
François Lanthier Nadeau: Tu mets les pieds dans l'eau et tu regardes qui ? Un chat dans les yeux.
Alexandre St-Aubin: Tu prends ça comme une preuve. Je veux dire que...
François Lanthier Nadeau: C'est juste ce que Kenny Reeves a fait.
Alexandre St-Aubin: Un documentaire, c'est comme ça.
François Lanthier Nadeau: Mais je vais juste faire un mini-parentaise sur les chats. Après ça, on move on. L'autre jour, j'ai travaillé dans mon... J'ai comme un rez-de-jardin, c'est comme un sous-sol, pas sous-sol. Puis il y a une fenêtre qui donne sur dehors, où que je suis. Puis là, je travaille. Puis il est tard, il est vraiment tard, il fait noir. Puis là, ton écran, il t'illumine un peu, ça fait que les choses autour de toi, tu les vois un petit peu moins bien. Puis mon voisin, il a des chats. Puis ces chats, ils viennent tout le temps sur mon terrain, ils n'ont aucun respect pour la propriété privée. Je suis un chat communiste. Mais... Fait que là, je vois de quoi, tu sais, genre un peu du coin de l'œil. Puis là, je suis comme... Je me dis dans ma tête, ça serait-tu drôle, tu sais, si c'était genre un animal sauvage ou ben non, un chat, tu sais. Puis là, je shrug off, je continue de taper. Puis là, je vois de quoi dans le coin. Je fais ça de même. Puis là, le temps que l'écran, genre, arrête de m'aveugler puis que ma vision... Hé, le chat du voisin, il était de même, dude. Ses yeux verts démons, il me fixait, dude. Genre, minuit, le soir, j'ai fait... c'est fini la parenthèse la parenthèse sur le beau port c'est pas facile les boys un des compliments que je vous avais déjà fait offline puis j'avais entre autres je pense que je l'ai fait à Virge en tout cas Virge tu l'entendras pour la première fois là c'est par rapport à votre marque votre image de marque la façon dont t'as été designé la façon dont t'es construite puis la façon dont t'es distribué sur les réseaux sociaux entre autres LinkedIn... Que ce soit l'update, le podcast, mais aussi Third Bridge, carrément ce qui se passe à l'interne, les embauches, les bons coups. Toi, tu es très transparent au niveau de tes initiatives de leadership, ce que tu penses. Ma question pour vous, c'est, quand est-ce que c'est devenu un focus, votre marque Third Bridge, au-delà de juste ce que vous faites, vos employés, vos clients, etc. ?
Alexandre St-Aubin: Mettons quand on a embauché Virge. Elle est arrivée avec vraiment, j'aime l'appeler le petit génie de la gang, elle a une créativité. sans limite, puis elle nous a imposé ces choses-là. Ça s'adonne que c'est la cousine de ma blonde aussi. On est encore dans le népotisme. Je la connais depuis qu'elle a, je vais vous dire, 16 ans, peut-être même avant, 14. Je savais qu'il y avait de l'or dans sa petite tête, puis je voulais qu'elle vienne travailler avec nous. T'as dit qu'elle a une petite tête ? Fait que voilà. Autre parenthèse. Quand on l'a reçu, est arrivé l'onboarding le plus raté du monde, d'ailleurs.
François Lanthier Nadeau: Ah oui ? Parce que vous n'aviez pas eu de ressources marketing avant ? Exact.
Alexandre St-Aubin: C'était une de nos premières embauches de la pandémie pour remote aussi,
François Lanthier Nadeau: je pense.
Alexandre St-Aubin: La première journée, on était dans notre appart montréalais à ma copine et moi, donc sa cousine. Puis Virge on lui a donné un laptop et on lui a dit Rends-toi utile. Puis elle s'est rendue utile. Ben oui, clairement. On n'en revenait pas. C'est ça, son onboarding était scandalisé. Donc là, on a appris. Maintenant, on onboard Elle est arrivée avec un feu sacré et une intention de vraiment avoir un impact et se rendre utile. Puis elle l'a réussi. Elle nous a forcé à... publié sur LinkedIn régulièrement. Maintenant, c'est devenu extrêmement naturel. Au départ, il fallait nous tourner le bras. Après ça, elle nous a forcé à lancer un balado et ça ne nous tentait pas. Maintenant, c'est rendu hyper naturel. Elle nous a forcé à sortir de notre zone de confort et à profiter de cette bannière-là qui est le LinkedIn des gens de l'entreprise qui est du marketing et hyper accessible si tu te donnes la peine de l'utiliser.
François Lanthier Nadeau: Daud, saviez-vous qu'il y a un API d'un... il y a un end point dans l'API de LinkedIn que tu peux utiliser pour automatiser des messages de ta compagnie, de ta page de compagnie, mais de les faire faire par des employés. Tu peux, genre, automatiser, tu sais, un peu, certaines choses que vous faites. C'est-à-dire, bon, vous avez un nouvel épisode du podcast qui sort, un beau client, une belle réussite, un casse-t-il, vous êtes comme, hey, telle personne, tu sais, prends le temps de publier ça à peu près là, dans la semaine, moi, je vais le faire là, tu sais, vous. Vous espacez en ce moment, je pense, la publication des partages.
Alexandre St-Aubin: On a checké notre plage.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Puis ça, c'est génie en termes de distribution. Je l'ai dit à ma team, puis je pense que j'ai dit à Virge aussi. C'est super bon. Mais on checkait le... En tout cas, je suis en train de rassembler toutes mes stats dans un dashboard, puis c'est un de mes amis en BI, il m'aide. Puis il checkait le pays de LinkedIn pour checker des affaires. Puis là, on était là, Huh, tu peux littéralement aller poster on behalf de tes employés comme compagnie sur LinkedIn. des messages. Fait que là, écoute, si le monde connaît ça, écrivez-moi. J'ai juste vu le endpoint. On a checké la description.
Alexandre St-Aubin: Ça va poster des niaiseries chez leur.
François Lanthier Nadeau: J'étais là, Chris, ça fait du sens, mais genre, voir qu'il y a ça dans la... En tout cas...
Alexandre St-Aubin: On va faire la recherche, parce qu'on peut l'apprendre.
François Lanthier Nadeau: Ouais, ben moi, c'est genre random. C'est parce qu'on révisait un peu les endpoints. All right. C'est ça que je m'en vais avec mes skis. Parfait. L'image de marque pour des ingénieurs, des devs et des marketeurs, souvent ça peut être labellé ou étiqueté comme une dépense un peu frivole. Une dépense que c'est de l'argent qu'on lance dans les airs, c'est du pelletage de nuages, on n'est pas capable de savoir s'il y a une attribution ou un retour sur ces investissements-là. Alors que clairement dans votre cas, je peux vous le dire d'un point de vue qualitatif, ça marche. C'est-à-dire que moi quand je pense à une firme pour faire du dev... d'AppMobile ou de WebDev à Québec, c'est vous qui êtes. Vous êtes dans mon feed tout le temps. Vous êtes dans ma tête tout le temps. Je pense à vous. Les références et les recommandations vont venir comme ça. Oui, ça marche. Je le vois. J'en suis une preuve. Mais est-ce que vous essayez de le mesurer côté image de marque un peu ? Le reach, les impressions. Est-ce que c'est quelque chose que vous essayez de mettre un chiffre là-dessus ?
Nicolas St-Aubin: Premièrement, merci. C'est vraiment gentil.
François Lanthier Nadeau: Je le pense.
Nicolas St-Aubin: J'espère. Mais ouais, en tout cas, moi ce que je trouve, puis tu as raison par rapport aux ingénieurs, moi j'étais victime de ça, je ne suis pas sûr que c'est pour nous, je ne suis pas sûr que c'est nécessaire. Puis du fait aussi qu'on a peu de clients puis qu'on est très bouche à oreille, je me disais, on n'est pas dans le volume, ça ne sert à rien d'avoir une image de marque forte. Puis là, de fil en aiguille, ça a été très incrémental, on en donne un petit peu plus, un petit peu plus. Puis à chaque étape, on voyait que, dans le fond, ça a un méga impact. Tu croises des gens qui te font déjà confiance, ils te connaissent déjà. Ça aide beaucoup les ventes. Notre chaîne platform aussi, il y a un gros pourcentage que ce n'est pas des clients qualifiés, mais ils ne dérougent pas. On en reçoit, donc au volume, tu finis par en avoir un qui est pertinent. Après, pour les métriques, ce n'est pas moi qui les check le plus.
Alexandre St-Aubin: Oui, mais justement, comme ambassadeur, on l'a tous les lundis. Pour tous les gens qui ont cet engagement-là de publier fréquemment sur LinkedIn, on se donne rendez-vous le lundi pour 15 minutes et on s'update sur... Justement sur quoi on a travaillé comme le post de la semaine, mettons.
François Lanthier Nadeau: Fait que vous l'avez organisé ça ?
Alexandre St-Aubin: Absolument. Puis on mesure le nombre d'impressions, on se le dit. Ma blonde, ça la fait tellement rire quand elle assiste à ces meetings-là. Tout ce qu'elle entend, c'est moi qui me vante. J'ai eu 1700 impressions, j'ai eu 11 likes, 3 repartages, puis 7 commentaires, puis elle a gagné. C'est cool, man ! Fait que c'est juste pour se garder motivé. Ce rendez-vous-là fait en sorte qu'on respecte nos engagements. Si on ne l'avait pas, je pense que ça serait un peu plus free-for-all.
François Lanthier Nadeau: OK. Ça me rappelle dans mes... mes premiers jours chez Snipcard, mes premières années, pardon. Moi, je faisais un article de blog. Je n'étais pas encore capable de ranker sur Google. Je voyais 7 views. Je n'avais pas enlevé mon IP, donc c'était sûrement à moi. Toutes les devs dans le team de Snip, mais surtout de Spectrum, j'allais voir personnellement. J'ai harcelé. Quand tu auras une seconde, sur Twitter, un petit tweet sur Starseed, ça serait malade, s'il te plaît. Ce n'était vraiment pas structuré, mais de la voir... Vous, c'est volontaire, right ? Je deviens ambassadeur un peu de la marque sur LinkedIn, si ça me tente. Puis après ça, on le structure pour... Je vais se traiter ça avec sérieux, genre, comme si c'était un autre projet. Je suis sur ce malade-là.
Nicolas St-Aubin: Bien, c'est du développement des affaires, finalement. Ça coûte moins cher que de payer un billet à un événement, mais c'est... probablement plus efficace pour la visibilité.
François Lanthier Nadeau: C'est vrai.
Nicolas St-Aubin: Peut-être même, j'ai un goût d'en rajouter, ça nous force à découvrir notre voix. Puis,
Alexandre St-Aubin: il y a plein de choses que j'ai écrites dans une publication LinkedIn que je vais redire dans un balado. Ça va me forcer à structurer ma pensée de façon éclair.
François Lanthier Nadeau: Ta marathe va se cristalliser.
Alexandre St-Aubin: Au contraire, je vais reprendre des choses que j'ai déjà dites, je vais les mettre au clair puis je vais publier sur LinkedIn. Ça te force à réfléchir à ce que tu as à dire puis à ce que tu as à offrir aussi comme commentaire.
François Lanthier Nadeau: Il me reste deux fleurs à vous lancer. Après ça, on va... Arrête. On va être un critique. Par rapport à l'image de marque, une chose que je voudrais que les gens se rappellent aussi, c'est qu'esthétiquement et visuellement, il doit y avoir une constance. À chaque fois qu'il y a un employé ou que la compagnie publie quelque chose, c'est facile en scrollant, même si je ne consomme pas le contenu qui est publié par un employé ou par la compagnie directement, c'est facile de cliquer Ah, c'est Third Bridge Vous avez le bleu, vous avez le blanc, vous avez la faune, vous avez les gilets blancs. Le scheme de couleurs, il revient vraiment facilement. Puis ça, c'est très brillant. Puis c'est un conseil que je donne au monde qui écoute s'ils veulent booster leur image de marque. Bon, dernière fleur. Je suis un fan, oui, de l'image de marque. Je suis un fan du podcast aussi. J'ai écouté plusieurs des épisodes. Je ne les ai pas tous écoutés. J'ai trouvé ça vraiment intéressant parce que ça respecte un petit peu, genre, certaines valeurs que j'ai de transparence, de ne pas se prendre trop au sérieux, de creuser puis de geeker out sur la tech puis la business, qui sont deux passions pour moi. Ma question pour vous, c'est, quand est-ce que la genèse de... l'update, on start un podcast, c'est arrivé, puis pourquoi vous avez décidé de le faire ?
Nicolas St-Aubin: Ouais, bien écoute, c'est encore une fois Virge c'est son idée, puis moi, personnellement, tu sais, Alex a dit que lui, je pense, c'était plus pénible pour toi au début, où moi, j'adore les podcasts.
François Lanthier Nadeau: D'enregistrer, de venir enregistrer ?
Nicolas St-Aubin: Ouais, de m'exposer comme ça, puis de me dire que j'allais avoir un micro dans la face, ça me tentait pas grand-tout.
François Lanthier Nadeau: Ah ouais ? T'es bon, en tout cas, pour toi ?
Nicolas St-Aubin: Ouais, moi, j'avais... J'avais vraiment hâte qu'on fasse ça, on en parlait depuis longtemps, puis j'avais le goût de ce projet-là, j'avais le goût de recevoir du monde, leur poser des questions, de moi aller au podcast en tant qu'invité ou en tant qu'animateur, ça me parlait beaucoup. J'avais peur que ce soit un égo-trip par contre, fait que je m'en tenais loin personnellement en disant, c'est-tu vraiment de la valeur pour l'entreprise ou c'est juste moi qui ai le goût de se faire des fonds de l'entreprise pour se payer ça ? Puis, on en a beaucoup parlé, puis à force de réaliser, comme j'ai dit que... Le rayonnement de la marque avait un impact finalement sur nos ventes, avait un impact sur notre capacité à aller chercher des mandats, à aller engager. On a fini par réaliser dans le fond, c'est sûr que c'est pertinent pour nous. Puis au-delà de ça, je pense que des initiatives de même de rayonnement de marque, c'est quand même une dure de réaliser. Autant qu'on a des KPIs et tout, c'est dur de calculer l'impact direct quand on fait 4-5 ventes par année au final. Exact,
François Lanthier Nadeau: c'est ça.
Nicolas St-Aubin: Mais moi, un peu je trouve que c'est aligné avec juste la raison pour laquelle on a créé l'entreprise. On était 4 chums qui avaient du fun. Oui, c'est ça. C'est quoi un podcast si c'est pas ça ? Fait que je me suis dit, t'sais, tant qu'à avoir une initiative de rayonnement de marque, pourquoi pas juste en faire une qu'on va triper, pis au pire, on se plante pis on arrête, comme avec Coffee ou comme...
François Lanthier Nadeau: Un truc que je trouve cool, c'est que ça force des checkpoints ou des moments où on se concentre sur un sujet, pis qu'est-ce que nous, comme compagnie, on pense de X, Y, Z ? Pis souvent, c'est le genre de choses que tu vas avoir à répéter tout le temps, partout, pis des fois, tu vas le répéter à du monde similaire, pis eux... Tu n'auras pas à le répéter parce qu'ils vont le trouver, justement, le podcast. Ils vont arriver dans leur tête, dans leurs oreilles, whatever. Puis, ils vont catcher un peu c'est quoi ta philosophie sans que tu répètes les mêmes affaires à chaque démo, call client ou genre nouvelle embauche, entrevue, whatever.
Alexandre St-Aubin: À chaque pitch.
François Lanthier Nadeau: Exact, oui, c'est ça. Ça, j'aime vraiment ça. Puis, moi, je pense aussi que le play, côté podcast, côté RH, attraction de talent, clairement. People want to do business with people. On voit les humains, on voit la vibe, on voit les conversations, on voit la passion. C'est genre... à qui je vais monter en appliquant.
Nicolas St-Aubin: Il y a eu un candidat dernièrement qui avait tout écouté, puis tu gagnes des points quand tu fais ça.
François Lanthier Nadeau: Ben c'est ça, 100%.
Nicolas St-Aubin: Tu parlais du onboarding aussi. Je suis rendu dans le onboarding. Si tu veux en apprendre plus, tu vas écouter tel épisode du podcast, tu vas comprendre une couple d'affaires, puis on va se trouver. C'est smart.
François Lanthier Nadeau: C'est smart.
Nicolas St-Aubin: OK.
François Lanthier Nadeau: Bon, avant qu'on se fasse quitter dehors du studio par Nicolas il me reste une couple de questions qui m'intéressent vraiment, donc je vous les passe en mitraille. Let's go. On répond vite. On y va aussi sans mitraille. Quel conseil vous donneriez à des jeunes devs qui deviennent entrepreneurs, slash leaders, slash managers, qui ne font pas juste coder ? Toi, en premier.
Alexandre St-Aubin: Hum... Attends,
François Lanthier Nadeau: je n'étais pas prêt. Vas-y,
Alexandre St-Aubin: Alex. La phrase galvaudée, philosophie à Saint-Saëns, Your network is your network Il faut le faire. C'est quelque chose qu'il faut que je me répète continuellement parce que ça ne me vient pas naturellement. On est des geeks, on est des informaticiens, ingénieurs.
Nicolas St-Aubin: Bien s'entourer.
Alexandre St-Aubin: Bien s'entourer et développer le réseau.
Nicolas St-Aubin: Parfait. Moi je vais y aller avec, je pense qu'en tant que dev, tu as un peu le feeling que tu es juste utile si tu codes au début. Puis moi j'avais beaucoup ce sentiment-là de genre c'est là que je suis utile. Puis de s'enlever ça de la tête puis de réaliser qu'en étant un bon manager ou en empowerant les autres, tu peux avoir pas mal plus d'impact qu'en faisant ton beau petit bout de code à toi. Fait que si tu veux être entrepreneur, de peut-être faire la paix avec ça, puis de développer cette skill-là.
François Lanthier Nadeau: De te valoriser, pas juste avec des lignes de code, puis des tests qui roulent. Ah,
Nicolas St-Aubin: c'est addictif, le code. Ah ouais, puis c'est facile de se convaincre. Ah non, c'est juste là, j'ai de la valeur, mais en réalité, pas tant.
François Lanthier Nadeau: Malade, je t'aime ça. Alex, EOS, c'est une méthode d'organiser ton entrepreneuriat, t'accompagner en 30 secondes. C'est quoi cette méthode-là ? Pourquoi tu l'utilises et où le monde peut en apprendre plus ?
Alexandre St-Aubin: L'acronyme, c'est Enterprise Operating System. J'ai le goût de dire que ça fait exactement ce que l'Agile fait pour une équipe de production, mais pour ta gestion d'entreprise. Ça te donne les bonnes cérémonies, puis tu te mets à les implémenter à ta façon, comme tu fais de l'Agile, tu le fais à ta sauce. Tu ramènes ça chez vous pour que tu développes ta stratégie, que tu la communiques bien, puis que tu atteignes tes objectifs stratégiques. Si les gens veulent en savoir plus, c'est très facile. Le manuel d'utilisation s'appelle Traction. Ça a été écrit par Gino Wickman. Un excellent livre, tout entrepreneur devrait le lire.
François Lanthier Nadeau: Parfait. Je recreuse un tout petit peu. Est-ce que c'est tough de faire accepter l'espèce de changement ou les processus, les cérémonies à l'échelle de la compagnie ?
Alexandre St-Aubin: Non, ça prend un engagement, puis beaucoup de temps, beaucoup de jus, beaucoup de communication, mais les gens veulent ça, puis c'est ce qu'une entreprise responsable devrait faire, à mon avis.
François Lanthier Nadeau: OK. Votre pricing model, ça ressemble à quoi ?
Nicolas St-Aubin: Un peu all over the place pour être honnête. Notre préféré, c'est sûr que c'est Retainer, le temps immatériel, qui est le plus safe pour nous, qui va nous allouer, nous garantir des ressources par mois sur un projet, qui va nous permettre de faire notre meilleur travail, de travailler réellement en agile, de faire des sprints, de se réajuster, et de ne pas avoir le stress de vous livrer à telle date pour tel budget. Par contre, souvent pour les nouveaux clients, il n'y a pas cette confiance-là. Ça prend un petit peu plus de temps avant de dire je suis une dépense mensuelle pour toi et tu ne regardes pas. Pas que tu ne regardes pas, mais ils sont fiers. Fais-nous confiance, on va te faire de la qualité. On est très dans le forfaitaire pour les nouveaux projets. Puis on essaie de se diriger vers du retainer, vers du budgeté mensuel, puis un peu plus de liberté du côté de l'ingénierie pour livrer le plus de valeur possible.
François Lanthier Nadeau: Super. Quels sont des drapeaux rouges par rapport à un nouveau client qui vous approche ?
Alexandre St-Aubin: On l'a nommé tantôt, puis je disais que ce serait le thème de la vision. Si on a l'impression qu'on n'a pas un projet porteur, je ne veux certainement pas ta pièce si je... pas pour te la redonner à un certain point dans le processus.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce qui est le plus difficile dans votre business en ce moment ?
Nicolas St-Aubin: Moi, je pense que c'est un peu notre croissance. C'est peut-être une réponse un peu d'entrepreneur d'Ousberg. On croit trop vite. No worries. Je trouve que... Moi, j'ai... Puis même lui, on n'avait pas une tonne d'expérience de travail avant de faire admin de l'entreprise. Ça fait qu'on apprend un peu notre métier pendant qu'on le fait. Puis je trouve qu'à chaque tranche de 15-20 employés, c'est une nouvelle business. Fait qu'à chaque fois, c'est comme, ah, on commence à être confortable avec cette structure-là, puis cette taille-là, puis ah, bien, il faut réapprendre complètement une nouvelle affaire à chaque... Puis là, il faut peut-être mettre un autre poste à telle place pour que ça fonctionne. Puis là, je pense qu'on est dans un point tournant en ce moment. Tu sais, à 40, ça marchait, mais là, on s'en est vers le 60, ça ne marche plus. Tu sais, bien, il y a des affaires qui ne marchent plus, là, par exemple. Fait que pour moi, ça, c'est mon gros souci en ce moment.
Alexandre St-Aubin: Ton gros défi.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce qui est le plus fun ?
Alexandre St-Aubin: La stratégie. À mon sens, perso, c'est qu'on a justement réussi les cérémonies dont on parlait avec l'Enterprise Operating System. Quand on l'a la semaine prochaine, notre retraite stratégique de leadership, on l'a tous les trimestres, ça va tellement être fun. On va se faire un deux jours de stratégie pure. Ça fait qu'on va geek out sur notre stratégie entrepreneuriale puis on va faire de la cohésion d'équipe avec des collègues de luxe, dont ma famille.
François Lanthier Nadeau: Puis après ça, tu as la machine justement bien huilée, bien organisée pour exécuter des visions.
Alexandre St-Aubin: Absolument.
François Lanthier Nadeau: Où est-ce que tu vois Third Bridge dans cinq ans ?
Nicolas St-Aubin: Moi, là en ce moment, on a fait la décision de se focusser sur le service exclusivement, fait qu'on a exclu le produit. Moi, ce que je veux, c'est devenir le fournisseur de luxe du Québec, le premier choix en termes de développement d'applications mobile web. Je pense qu'on s'en vient dans le top 5 probablement en ce moment, puis je pense qu'on va continuer de gravir les échelons jusqu'à temps qu'on arrive au top.
François Lanthier Nadeau: To the top baby.
Alexandre St-Aubin: Écoute, même réponse, puis je vais rajouter un peu de science-fiction là-dedans. Je pense qu'on va commencer à développer des applications pour les lunettes de AR VR, ce Appmobile a sorti dernièrement.
François Lanthier Nadeau: Intéressant.
Alexandre St-Aubin: Je pense que ça, c'est la suite des choses. On veut rester mobile, mais ça, c'est du mobile pour moi. On va commencer à travailler ces technos-là dans un futur.
François Lanthier Nadeau: Très intéressant. On va pouvoir s'en reparler à Québec.
Alexandre St-Aubin: All right.
François Lanthier Nadeau: Avez-vous changé d'idée sur quelque chose dans les cinq dernières années ?
Nicolas St-Aubin: Pour moi, le gros, c'était le produit. Je viens de le mentionner, mais c'était quelque chose qui nous a trotté dans la tête. Même après avoir tiré la plaque sur Ruffy, c'était pas clair qu'on n'allait pas voir un produit. Je pense qu'on avait encore ce petit... Je sais pas, fantasme, mais cette idée-là. Puis c'était pas non plus clair à travers tous les admins de l'entreprise. On n'était pas tout à même en regard d'autre. Une de nos retraites stratégiques, justement, c'est assis, puis on était comme, qui veut oui, qui veut non ? Puis là, on détermine, puis on fait une réponse. Puis on le dit, on le communique clairement. Quand t'es rendu 40, 50 d'une entreprise, c'est pas juste décider qu'on part Ruffy sur un coin de table qu'on avait fait quand on était 8. Fait que là, c'est de décider et de le communiquer clairement. Puis, tu sais, s'il y a quelqu'un qui est là en se disant On va faire un produit un moment donné, bien, c'est pas la bonne entreprise, désolé. Puis, versus, tu sais, aussi d'être en service puis tout d'un coup imposer un produit au monde, peut-être que ça pourrait déranger des gens. Fait que...
François Lanthier Nadeau: Focus.
Nicolas St-Aubin: Oui, exact.
François Lanthier Nadeau: OK. Avez-vous des shameless plugs pour finir ?
Nicolas St-Aubin: Avec plaisir, ça va être évidemment, tu l'as dit, notre balado.
Alexandre St-Aubin: L'update Turbidge.Ca qui est sur notre site web, qui est sur Appmobile Podcasts, Spotify, Google, puis YouTube. Merci. Toutes. Toutes. Ça va être la plug numéro un. Après ça, le site web pour notre section carrière, turbidge.ca, à ne pas confondre parce qu'il y en a quelques-uns. Turbidge.Ca et puis la section carrière pour les postes qui sont ouverts en ce moment. On embauche assez agressivement.
Nicolas St-Aubin: Parfait. Je ne sais pas si on s'est fait une belle promotion de tout ça aujourd'hui, mais notre LinkedIn, si vous voulez être assolé de Tuckbridge, allez.
François Lanthier Nadeau: Les boys, merci pour votre présence. Ça fut un plaisir de vous avoir.
Nicolas St-Aubin: Pareil, oui. Merci.
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