Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Marie Lavoie, co-fondatrice chez CoeurWay, une solution d'intelligence artificielle qui automatise la prise de notes médicales et le remplissage de formulaires.
On retrace son riche parcours académique et professionnelle, ainsi que sa transition de professionnelle de la santé à fondatrice/CEO.
On couvre un paquet de trucs :
Ah, et aussi, Marie nous raconte comment les aînés qui font des jump squats en Norvège l’ont inspiré
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Marie Lavoie:Quand on a fait le switch, on s'est dit, est-ce qu'on prend notre cash down de maison ?
François Lanthier Nadeau: Oui.
Marie Lavoie: Puis la réponse, ça a été oui. C'est vraiment cash down de maison qui a été dans l'entreprise pour commencer. Oui, let's go, pas besoin de tout de maison. On achètera ça plus tard. Puis c'est ça, il y a eu ça. Après ça, du financement qu'on est allé chercher de notre entourage.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie Lavoie: Oui, il y a un 250 000, en fait, une personne qui était dans notre entourage qui... qui voyaient autant que nous l'impact qu'une solution comme Curwee pourrait avoir. Puis c'est ça, il a fait l'investissement. Puis nous, ça nous a permis de faire un deux ans vraiment de R&D solide tempête.
François Lanthier Nadeau: Solide tempête.
Marie Lavoie: Je ne sais pas comment le dire, mais vitesse grand V. Ça s'est passé. On est avec les rôdes, ils sont d'ici, on est avec les champagnes, ils sont vides. J'ai pas réussi avec moi, mais je te parle avec le sourire. Ils sont repouss, on les a faits, je reprends. pas avec mes souvenirs.
François Lanthier Nadeau: Je continue de vivre cette life jusqu'à mon dernier souvenir. What's up, folks ? C'est Français Antoine. Bienvenue sur SaaSpasse. Vous mangez de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. Abonnez-vous et laissez-nous un review sur Spotify, Apple Podcasts ou votre plateforme préférée. Ça nous motive big time. On drop un épisode semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec fondateurs ou employés clés en SaaS. Assurez-vous aussi que votre SaaS est listé sur SaaSpasse.com. Le bouton mauve Ajouter votre SaaS est déjà au-dessus de 270 compagnes. Si vous cherchez un emploi ou un employé en SaaS au Québec, allez sur SaaSpasse.com slash emploi avec un S. C'est notre job board. Le prochain event de SaaS SaaSpasse.com aura lieu la semaine prochaine à Montréal, au Santec, le jeudi 18 avril. Je vais jaser de développement produit et de diversification des revenus de service et de plus encore avec Jean-Gabriel Philippe, cofondateur chez Chrono Innovation et Chronoscope. Procurez-vous vos billets avant que ça sell out Ils sont dispos sur Evenbright, bannière de notre site en show notes. La première retraite privée pour fondateurs de SaaSpasse.com aura lieu demain. Assez excitant. Si ça vous intéresse de participer à la prochaine, allez sur SaaSpasse.com slash retraite avec un S ou écrivez-nous sur LinkedIn ou à bonjourhi à SaaSpasse.com. On vous enverra les détails. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Marie Lavoie, cofondatrice chez Curway. Une solution d'intelligence artificielle qui automatise la prise de notes médicales et le remplissage de formulaires. On va retracer son riche parcours académique et professionnel, ainsi que sa transition de professionnel de la santé à fondatrice CEO. On couvre un paquet de trucs, dont le financement de Kerway, c'est-à-dire de l'épargne perso au Lavoie Money au Seed Round, le timing entre la health tech et l'intelligence artificielle. La réalité d'être co-founders, parents et conjoints en même temps, les expériences en incubateur, accélérateur et plus encore. Ah pis aussi, Marie nous raconte comment les aînés qui font des jump squats en Norvège l'ont inspiré. Alright, on passe au show ? Let's go ! Marie Lavoie, bienvenue sur la cour.
Marie Lavoie: Salut Frank !
François Lanthier Nadeau: Comment tu vas ?
Marie Lavoie: Ça va super bien, et toi ?
François Lanthier Nadeau: Ça va bien, je suis content de te rencontrer en vrai.
Marie Lavoie: Yes !
François Lanthier Nadeau: La dernière fois que je t'ai vue, c'était sur un écran Microsoft Teams Mega, puis c'était le Z. Yep,
Marie Lavoie: yep, j'étais dans mon beanbag.
François Lanthier Nadeau: Les pittales de la vraie vie sont plus le fun. Fait que, t'étais à Montréal ? J'étais à Montréal. Donc, on a profité de ce moment-là pour enregistrer le pod dont on parlait depuis un petit bout. Tu te rappelles comment on s'est connus ? LinkedIn.
Marie Lavoie: LinkedIn. Yes.
François Lanthier Nadeau: Mon collègue Alexandre Bergeron, de temps en temps, il analyse les gens dans la communauté. SaaSpasse, le monde qui se suive, SaaSpasse, les nouveaux SaaS, le monde. Puis il a dit, eux autres, c'est vraiment sharp ce qu'ils font. La fille, il faudrait que tu y parles. Je t'ai dit, yo, ça te tente-tu nous sur le podcast ? Il t'a dit, sure, mettons, en rapide.
Marie Lavoie: Oui, oui, ça ressemble pas mal à ça.
François Lanthier Nadeau: Tu me ferais-tu un mini highlight de ta carrière, genre les grosses étapes qui t'ont menée au rôle que tu as dans le caraway aujourd'hui ?
Marie Lavoie: Yes, absolument. À la base, Marie, c'est une professionnelle de santé qui est devenue une businesswoman. Comment ça s'est passé, tout ça ? C'est que je peux aller à côté de mes études. J'ai étudié à UOttawa en psychologie. UOttawa ?
François Lanthier Nadeau: UOttawa ? Oui, Université d'Ottawa,
Marie Lavoie: en psychologie, parce que je voulais vraiment aider la santé mentale des gens.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Marie Lavoie: Finalement, après un an, j'ai comme fait « oui, oui, je veux aider la santé mentale des gens, mais je suis vraiment sensible comme personne. Fait que j'ai dit « je vais les aider différemment, je vais aller en sciences de l'activité physique » . Ça va être cool.
François Lanthier Nadeau: C'est mental aussi.
Marie Lavoie: C'est ça. Je vais montrer aux gens comment prendre soin d'eux, comment bouger, bien manger, le sommeil, tout ça. Donc, à ce moment-là, j'étais comme, OK, j'ai vraiment trouvé ma vocation. C'est ça que je vais faire dans la vie. Je vais être kinésiologue. Puis là, plus ça avançait aussi au niveau des sciences, je me disais, oui, c'est important de savoir comment le corps fonctionne, l'esprit, tout ça, mais il faut que tu saches aussi comment bien le communiquer au patient, au final. qui fait vraiment le changement. Fait que j'ai fait plus un switch niveau social. Fait que c'était sciences de l'activité physique, mais côté plus counselling. Puis ça m'a même amenée à vouloir en savoir plus sur le marketing. Fait que j'ai fait un an en Norvège, en marketing du sport.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie Lavoie: Parcours atypique, d'être à mon université, on s'entend. J'ai pas juste dit je m'inscris puis je suis le parcours atypique.
François Lanthier Nadeau: Il y a comme un... Il y a un désir d'aider profond, mettons, probablement en toi, aider les autres, mais aussi de partager une bonne nouvelle. Le marketing, c'est un peu ça aussi. Des fois, dire comme Hey, il faut que le monde soit conscient de telle affaire. Mais là, la Norvège, j'ai comme Ok, comment ça tu es allé en Norvège, mettons ?
Marie Lavoie: Il y a quelqu'un qui est venu nous présenter que c'était possible de faire des échanges étudiants, puis il y avait plusieurs choix. Puis la Norvège, c'était juste comme Il y a du ski.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est ski.
Marie Lavoie: J'ai appris à skier. En Norvège ? Je voulais faire ça, oui. Après ça, côté, c'est cool d'être en Europe du Nord. J'ai fait le switch là-bas. J'ai tellement aimé ça faire du ski, faire des crêpes et tout ça, et être là-bas que j'ai resté un an de plus pour travailler vraiment dans mon domaine. J'étais kinésiologue en Norvège. J'ai vraiment trippé là-bas.
François Lanthier Nadeau: Tu as expérimenté la social-démographie. Je ne peux y avoir parlé. T'inquiète pas, c'est pas le pire fuck-up que j'ai fait. On continue. Fait que t'as expérimenté la social-démocratie scandinave.
Marie Lavoie: On va dire ça comme ça. Surtout les personnes âgées qui font des squats, sauter. Ça, ça m'a particulièrement marquée.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que ça veut dire ?
Marie Lavoie: Des jump squats.
François Lanthier Nadeau: Des jump squats comme au crossfit, genre ? Ouais,
Marie Lavoie: genre des personnes âgées sont vraiment en forme.
François Lanthier Nadeau: Ah ouais ?
Marie Lavoie: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Versus ici, mettons, c'est plus rough.
Marie Lavoie: C'est différent.
François Lanthier Nadeau: C'est un autre contexte. C'est différent. Oui. OK, cool. Puis là, tu as fait... Qu'est-ce que tu faisais concrètement là-bas ? Tu étais kiné en enveige ou c'est quoi que tu faisais ?
Marie Lavoie: Bien, moi, je dis que j'étais kiné, mais là-bas, ça n'existe pas, ce poste-là. Mais je faisais ça dans un gym. Ça fait que c'est plus comme un personal trainer.
François Lanthier Nadeau: Nice.
Marie Lavoie: Oui.
François Lanthier Nadeau: Nice.
Marie Lavoie: Personal trainer axé sur si jamais tu as des douleurs chroniques, des choses comme ça, je peux te prendre en charge.
François Lanthier Nadeau: Très cool. Puis le... Avant la pandémie, mettons, ou après ? Oui, ça,
Marie Lavoie: c'est 2017-2018.
François Lanthier Nadeau: OK. Tu reviens au Québec. C'est quoi le prochain step ?
Marie Lavoie: On fait la prochaine étape. Je suis revenue au Saguenay. J'ai trouvé un emploi là-bas. Je suis vraiment comme kinésiologue dans un gym. J'ai rencontré l'amour de ma vie dans le gym.
François Lanthier Nadeau: Let's go.
Marie Lavoie: Par la suite, j'ai changé de poste. J'ai changé d'entreprise jusqu'à être kinésiologue en chef. Puis là, à ce moment-là, je me dis Wow, c'est trop hot ! Au final, je suis comme à l'apogée de ma carrière. Vraiment nice, Marie, good job. Puis là, est tombée la pandémie. Puis ça, ça nous a fait beaucoup réfléchir sur qu'est-ce qu'on veut vraiment. Puis ça m'a amenée justement à dire Regarde, on est deux kinésiologues, parce que moi, je suis kinésiologue, Antoine aussi, mon co-founder.
François Lanthier Nadeau: C'était pas ton patient, il n'y avait pas une relation d'autorité douteuse dans le début de votre...
Marie Lavoie: Non, notre première date, c'était genre au gym. On s'est dit, on va tous s'entraîner ensemble mercredi, genre, chest day, all right, let's go. Fait que c'était le même, que ça commence. C'est fort, c'est fort. Depuis day one, que tu sais, les deux, on est quand même assez entrepreneurs. On n'est pas assez entrepreneurs, on est très entrepreneurs. Puis on avait plein d'idées d'affaires, puis on voulait se décoller quelque chose. On ne savait juste pas quoi, puis quand. Puis là, quand il y a eu la pandémie, justement, c'est là qu'on s'est dit, on est deux kids confinés dans notre salon. On peut-tu comme... Faire des vidéos pour que les gens sachent comment prendre soin de leur santé. C'est vraiment un désir d'aider. À un moment donné, les gens nous approchaient. Le marketing disait que nous pourrions monétiser ça. Il y aurait de l'argent à faire avec ça. On était comme Ah, ce n'est pas fou. On pourrait nous faire vivre au final. Mais finalement, il y a Fitcam qui est arrivé et qui nous a recrutés à ce moment-là.
François Lanthier Nadeau: Fitcam, ça marche quoi en hiver ? C'est où ? Parle-nous plus de ça.
Marie Lavoie: Oui, en fait, Fitcam, c'est une entreprise new-yorkaise. C'est la gestion française, en fait, de France.
François Lanthier Nadeau: Ça appartient aux Français ?
Marie Lavoie: Oui, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Mais c'est headquartered, mettons, en New York ? En New York,
Marie Lavoie: oui, en plein ça. Puis eux, ils ont vu ce qu'on faisait. La product manager a fait, c'est cool, on cherche exactement ça dans notre équipe. Êtes-vous d'ordre pour joindre la team ? Puis on a fait comme...
François Lanthier Nadeau: Puis ils vendent quoi, Fitcam ?
Marie Lavoie: Oui, en fait, eux, c'est avec la caméra du cellulaire. Ils sont capables de voir si tu fais des squats, des push-ups, des mouvements, des choses comme ça, des attirements. Puis là, nous, à ce moment-là, c'était plus une app fitness. Puis nous, on a vu le potentiel au niveau de l'industrie de la santé. Donc, c'est là que ça a pivoté vers... On met ça entre les mains des physiothérapeutes, les physical therapists, pour qu'ils fassent le suivi avec leurs patients.
François Lanthier Nadeau: OK, ça fait qu'il y a eu comme un pivot un peu que c'est fait pendant votre passage là-bas ?
Marie Lavoie: Oui.
François Lanthier Nadeau: Puis vous, au départ, vous avez été embauché, vous avez joint cette équipe-là pour faire du marketing, faire du consulting. C'était quoi un peu votre rôle ? Parce que c'est toi puis ton chum de l'époque.
Marie Lavoie: C'est ça, c'est une startup vraiment innovante. C'est une technologie qu'ils avaient développée, eux, avant la pandémie. Ils avaient déposé des patents, des brevets, tout ça. Puis évidemment, quand tombait la pandémie, tout le monde voulait faire cette technologie-là. Ça a rendu une bonne idée. Puis nous, notre rôle, en fait, on faisait plein de choses. On faisait le content creating, les social media. On était inclus aussi dans les calls avec les hôpitaux et les professionnels. On soutenait la product manager à ajuster le produit.
François Lanthier Nadeau: Ça vous a fait de l'expérience de marketing, de tech, en health tech.
Marie Lavoie: Yes.
François Lanthier Nadeau: C'était-tu tough ? Parce que t'as pas, toi, ou la compagnie pour laquelle tu travaillais, En Norvège, vous n'avez pas vendu de la techno ou des produits à des professionnels de santé, mais à New York, c'est ça, un peu plus facile.
Marie Lavoie: Oui, absolument.
François Lanthier Nadeau: C'était-tu tough de vendre ça ? C'était-tu tough l'adoption des produits et services de Fitcam mettons, pour les professionnels de la santé ?
Marie Lavoie: Au début, oui, parce que c'était plus côté fitness, justement. Le use case n'était pas full défini. Puis là, quand le pivot a été fait vraiment d'un côté de la santé, c'est là que les opportunités se sont ouvertes, comme je te dis, les hôpitaux. plutôt qu'ils étaient intéressés à faire affaire avec nous, qui ont fait affaire avec nous, puis plus les professionnels de santé directement, les physical therapists.
François Lanthier Nadeau: OK. Fait que là, tu fais un bon bout d'expérience pour cette compagnie-là, New York. Tu travailles remote du Québec, c'est ça ?
Marie Lavoie: Hum-hum.
François Lanthier Nadeau: Puis à un moment donné, bon, ce chapitre-là se termine, puis tu décides de lancer Curway. Tu sais, ça a été quoi, la genèse de Curway ?
Marie Lavoie: Oui, bien, en fait, là, on a tellement aimé l'expérience de Fitcam. T'es... avec une compagnie aux États-Unis, tout ça, qu'on s'est dit, on va faire quelque chose qui n'est pas pareil, là. On va faire un outil pour les professionnels de santé, parce que ça, j'ai vraiment aimé ça faire ça, mais au Québec. Puis que ça va être nous les shareholders, ça va être nous les fondateurs.
François Lanthier Nadeau: OK, parce que vous aviez cette fibre entrepreneuriale-là, les deux, là.
Marie Lavoie: Oui, absolument.
François Lanthier Nadeau: Puis, Keroué, en mettons deux lignes, ça fait quoi ?
Marie Lavoie: Oui, Keroué, en fait, là, c'est un outil basé sur l'intelligence artificielle qui génère la documentation pour les médecins.
François Lanthier Nadeau: Ok.
Marie Lavoie: Automatiquement.
François Lanthier Nadeau: Quel genre de documentation ? On a entendu que je suis noble. Oui,
Marie Lavoie: les médecins, on ne s'en rend pas compte, mais ils ont 20 heures par semaine à faire de paperasse. Moi, en tant que teen, j'avais 5 heures par semaine et je trouvais que c'était une problématique.
François Lanthier Nadeau: Ok.
Marie Lavoie: C'est pour ça qu'on s'est dit, les médecins, c'est jusqu'à 10 et 20 heures, on va régler ça avec la tech. C'est sûr qu'il y a quelque chose à faire avec ça.
François Lanthier Nadeau: C'est des suivis de dossiers clients, c'est des notes. Oui,
Marie Lavoie: notes. Parce que quand tu vas voir ton médecin, soit qu'il tape devant toi pour faire ses notes ou qu'il écrit sur un formulaire. Ça demande une charge administrative. Un coup que tu es parti, il doit continuer à remplir des formulaires et s'assurer que ses notes font du sens. Parce que ce n'est pas juste comme j'ai vu Frank, il m'a dit qu'il avait mal à la tête, je l'envoie la semaine prochaine, il a pris des Tylenol. Ça demande vraiment une structure que l'ordre exige.
François Lanthier Nadeau: Ok, ok, ok.
Marie Lavoie: Donc, nous, on sort ça, tout prompté, ready. Puis la documentation aussi, on génère la documentation qui est remplie, en fait.
François Lanthier Nadeau: Ok. La documentation versus les notes, c'est quoi ça, vraiment ?
Marie Lavoie: Bien, je pourrais plus dire notes puis formulaire. Ok, c'est bon.
François Lanthier Nadeau: Comme ça serait... Ok.
Marie Lavoie: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Puis là, toi, t'es pas dev de formation, t'es pas nécessairement une personne tech à la base. Est-ce qu'Antoine, lui, ton... copain slash co-founder slash mari slash père de ses enfants. Tous ces titres. Est-ce que lui était plus tech ? Comment vous avez... Parce que tu as parlé d'intelligence artificielle, tu as parlé d'une app, carrément, d'un produit numérique. Où est-ce que cette source tech apparaît dans votre équipe ou dans votre compagnie ?
Marie Lavoie: On s'est bien entourés, justement, du moment qu'on a su qu'on voulait faire de la tech. Ce n'est pas nous qui l'avons fait, c'est vraiment notre équipe de dev. Donc, très rapidement... Quand l'idéation est en cours, on a fait intervenir une personne de notre entourage qu'on savait qui était codeur. On est allé chercher. Il était dans une entreprise. On a dit Hey, viens-t'en ! Viens dans le projet. Puis après, à un moment donné, il a dit... Il s'appelle Bastien. On lui a dit Bastien ! Là, est-ce que tu voudrais un salaire ou un autre dev avec toi ? Parce que lui, il était comme en transition de son autre entreprise. Il dit, je veux un autre dev. Puis là, ça a été là que ça a déboulé, qu'on est rendu à 12 aujourd'hui. On a commencé 3-4, puis ça a vraiment grossi rapidement, en moins de deux ans.
François Lanthier Nadeau: Ça, on est après la pandémie, pendant la pandémie ?
Marie Lavoie: Pas mal pendant.
François Lanthier Nadeau: Mais là, tu te dis, tu veux-tu un salaire ? Ou un autre dev, mettons. L'argent, il vient-il de vos économies ? Est-ce qu'il y a eu un financement du love money ? C'est quoi concrètement ?
Marie Lavoie: Oui, nous, c'est sûr qu'on a eu à prendre une décision. Quand on a fait le switch, on s'est dit est-ce qu'on prend notre cash down de maison ?
François Lanthier Nadeau: Oui.
Marie Lavoie: La réponse a été oui. C'est vraiment le cash down de maison qui a été dans l'entreprise pour commencer.
François Lanthier Nadeau: Let's go.
Marie Lavoie: Oui, let's go. Pas besoin de tout une maison. On achètera ça plus tard. Puis c'est ça, il y a eu ça, après ça, du financement qu'on est allé chercher de notre entourage.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie Lavoie: Oui, il y a eu 250 000, en fait, une personne qui était dans notre entourage, qui voyait autant que nous l'impact qu'une solution comme Curwee pourrait avoir. Puis c'est ça, il a fait l'investissement. Puis nous, ça nous a permis de faire un, deux ans vraiment de R.E.D., solide, tempête.
François Lanthier Nadeau: Solide, tempête.
Marie Lavoie: Je ne sais pas comment le dire, mais tu sais. Vitesse gravée, là. Je comprends.
François Lanthier Nadeau: Ça s'est passé, là. Puis là, OK. Ça me soulève un paquet de questions. J'imagine premièrement que ces personnes ou parties-là dans votre entourage qui ont fait des investissements à titre d'investisseurs privés, c'était pas institutionnel, une ronde officielle ou quoi que ce soit, ils croyaient beaucoup en vous, croyaient beaucoup en votre mission. Est-ce que vous leur avez fait un pitch ? Vous essayez de vous monter un peu, vous êtes allé voir ces personnes-là ?
François Lanthier Nadeau 5: Oui. Oui, oui, absolument.
François Lanthier Nadeau: Très cool. Puis... Parce que moi, ce qui me bug un peu mentalement, c'est... En fait, ça me bug pas, c'est juste que moi, je serais pas capable de faire ça. Le fait que vous êtes un couple co-founder, right ? Ça m'impressionne. Genre, je trouve ça vraiment hot, mais quel genre de relation ou de vibe ça prend pour que deux co-founders soient aussi, tu sais, deux amoureux, deux parents, deux... Toutes ces réponses-là.
Marie Lavoie: C'est une bonne question. Bien, tu sais, ça serait de commencer par des petits projets puis voir de... Est-ce que ça fonctionne, les petits projets, avant de se lancer vraiment dans une business ? C'est certain. Ça, c'est quelque chose qu'on a fait de notre côté. Sinon, ça prend pas d'ego. Mais ça, c'est pour tout le monde en business. L'ego, il faut que tu la mettes de côté.
François Lanthier Nadeau: Nice.
Marie Lavoie: Mais c'est ça. Je guess que quand tes rôles sont bien distribués et tes responsabilités, ça va bien. Parce qu'au début, c'est certain que ça a pris de l'ajustement. Ça n'a pas été magique et ça n'a pas super bien fonctionné du jour 1. puis c'est normal. Mais le but, c'est qu'on se communique puis on s'adapte.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que vous êtes capable de tracer une ligne entre la vie personnelle puis professionnelle, mettons, quand vous êtes à la maison ?
Marie Lavoie: On a appris,
François Lanthier Nadeau: oui.
Marie Lavoie: Le nombre de soufflés de famille qui ont parlé de business coté, puis à un moment donné, ça devient comme trop ton cerveau, parce que c'est comme si tu travaillais tout le temps. Fait que oui, on a fait cette coupure-là que, tu sais, quand on est rendu à la maison, on était avec les enfants, puis... Si on parle de business, on va se demander la permission avant.
François Lanthier Nadeau: Ah, OK. Oui. OK, legit. Puis là, tu dis, OK, nous, on est des professionnels de la santé. On a vu des produits qui s'adressent à des professionnels de la santé. On a une idée pour, genre, en créer un nouveau produit. On a parlé à certains professionnels de la santé. J'essaie de voir qu'est-ce qui te donnait assez confiance pour prendre... le cash down dont tu parlais, l'investissement des gens, le love money dont tu parlais, puis dire, on se craint du R&D, on développe pendant un an, deux ans. Tu sais, t'étais sûr que c'était un besoin ? T'étais...
Marie Lavoie: C'est le timing. C'est qu'on voyait que le timing, c'était comme, c'est maintenant ou jamais, là.
François Lanthier Nadeau: Dis-moi en plus là-dessus. Non, mais tu sais, au niveau, c'est des choses dans le marché qui t'ont fait dire, genre, dans les évolutions technologiques, dans votre vie personnelle, c'est que... Qu'est-ce que tu veux dire par timing ?
Marie Lavoie: Bien, on a toujours été obsédé, mettons, par la problématique de la paperasse. Au début, on a comme exploré, puis on a vu, OK, c'est vraiment un gros problème. Fait qu'on a pris un petit moment pour s'asseoir pour dire comment on peut le régler de la meilleure façon.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie Lavoie: Puis là, quand on a trouvé que ça allait être avec l'IA, on est allé all-in là-dedans, puis on savait que ça allait s'en venir. Puis là, effectivement, en ce moment, c'est un gros buzzword, puis c'est... C'est la technologie que tout le monde parle, que tout le monde veut. Donc, c'est une question de timing.
François Lanthier Nadeau: Une autre question qui me trottait dans l'esprit, c'est le fait que vous avez une compagnie privée, puis que vous vendez un software, une web app, peu importe, un produit numérique, à une industrie qui est souvent publique, la santé, les médecins, tout ça. Comment c'est reçu ? C'est-tu tough, ça ? Je ne connais pas beaucoup ça.
Marie Lavoie: Oui, bien, en ce moment, c'est vraiment un bon timing, tant au niveau privé qu'au niveau public. Parce que ça porte d'un vrai besoin terrain des médecins, avoir au moins de paperasse.
François Lanthier Nadeau 5: Oui.
Marie Lavoie: Puis avant qu'on arrive dans le marché ou d'autres compétiteurs, les médecins ne savaient pas que ça existait une solution comme ça. Fait que maintenant que c'est là, les financements sont là, au niveau public, au niveau privé. Il y a beaucoup d'ouverture aussi. On a parlé aussi à Christian Dubé, il est venu au Saguenay.
François Lanthier Nadeau 5: OK.
Marie Lavoie: Puis on a pris le temps de lui présenter ce qu'on faisait. C'est ça ? C'est le ministre de la Santec.
François Lanthier Nadeau: C'est ça.
Marie Lavoie: Puis par la suite, lui a sorti un appel d'intérêt pour une solution. Ça s'appelle Solution infonuagique de reconnaissance vocale
François Lanthier Nadeau: Let's go.
Marie Lavoie: OK, que oui. Fait que là, on a appliqué bien évidemment à ce appel.
François Lanthier Nadeau: Ça, c'est pour desservir certains centres de santé. C'est quoi l'appel ?
Marie Lavoie: Oui, en fait, eux, c'est vraiment directement au ministère. Ça va être à grande échelle.
François Lanthier Nadeau: OK. Fait que là, vous êtes en train de travailler là-dessus ? Oui,
Marie Lavoie: absolument. On regarde pour ça.
François Lanthier Nadeau: Puis tu me parlais aussi offline un petit peu de la loi 20.
Marie Lavoie: Ah oui, absolument.
François Lanthier Nadeau: Concrètement, c'est quoi ça ?
Marie Lavoie: La loi 20, en fait, ce que ça dit, c'est que le gouvernement va dire aux médecins de prendre plus de patients pour réduire les listes d'attente.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie Lavoie: Sauf que les médecins sont déjà débordés beaucoup avec la paperasse qu'ils ont à faire. Donc, dernièrement, ils ont signé justement un genre de pétition pour dire que c'est assez la paperasse, il faut faire quelque chose. Puis pas plus tard qu'hier, le gouvernement a annoncé justement qu'il enlevait certains formulaires qui étaient... T'as rendu compte que c'était des formulaires qui étaient pas nécessaires, qui étaient déjà remplis par les physios, fait que pourquoi le faire remplir par le médecin ? Fait que déjà, ils font un effort, puis si on est vraiment content, ça va aider à réduire ce fardeau-là. Ça reste que il y a des fardeaux qui sont nécessaires, qui pourront jamais être enlevés. Que nous, c'est là qu'on se positionne, c'est ça qu'on automatique.
François Lanthier Nadeau: Fait qu'au niveau de notre société, même notre gouvernement, il y a un push dans la direction que votre produit va aussi, fait que ça, c'est fucking cool. Ok, make sense ? Alright folks, break de 30 secondes pour vous parler de notre partenaire certifié, le Chiffre, a.k.a. le bras droit de l'entrepreneur tech. C'est une firme comptable, moderne, tech-enabled, qui organise et opère toute votre fonction finance. Comptabilité cloud, pay, fiscalité, check. C'est des vétérans du SaaS, qui accompagnent aussi votre croissance. Prévisions, planification financière, aide aux subventions et financements. Ils ont aidé des SaaS bootstrapped, funded, et plusieurs qui ont exit. Donc, peu importe votre étape de croissance, Faire affaire avec le chiffre, c'est comme ajouter un vétéran à votre team la veille des séries. Ils vous aident à gagner la game, peu importe l'objectif, que ce soit des grosses transactions, acquisitions ou du financement. Leurs conseillers vont se parquer devant votre but, puis pas en laisser passer une. C'est The Real MVP. Check out leur entrevue sur saspace.com slash partenaire avec un S slash L E très union chiffre ou sur notre YouTube. OK ? De retour au pod. Puis le premier dev dont a parlé Bastien, par exemple, qui rentre avec vous autres, qui s'implique. Y'avait-tu, lui, de l'expérience en IA, en intelligence artificielle, ou vous êtes allé chercher ça ailleurs, ou comment c'est associé ?
Marie Lavoie: Parce que les tic-tacs qu'on utilise sont tellement nouveaux que même si on prendrait quelqu'un qui a 20 ans d'expérience, il faudrait qu'il réapprenne de A à Z toute la tâche.
François Lanthier Nadeau: Ou jouer avec un gros modèle de langage ou des OpenAI, API.
Marie Lavoie: C'est tellement nouveau qu'anyway, il faut que tu le réapprennes. C'est un peu de même que je le vois. C'était pas nécessairement quelqu'un en IA. Fait qu'on est une jeune team qui apprend justement à ce modèle-là.
François Lanthier Nadeau: C'est très cool. Votre parcours de financement, mettons, là, on a comme mis deux étapes. Votre investissement personnel, après ça, un investissement de Lavoie Money. Avez-vous levé d'autres cashs de d'autres types ? Est-ce que vous comptez le faire ? C'est quoi le...
Marie Lavoie: Ouais, ben, tu sais, il y a beaucoup des subventions comme les bons d'équipation, ces choses-là.
François Lanthier Nadeau: Ouais, c'est vrai.
Marie Lavoie: que là, on est en train de ramasser. Puis on lève aussi une safe round en ce moment.
François Lanthier Nadeau: OK. Une round de safe. Une safe avec... OK. Puis tu as parlé de bondes d'incubation. Ça, c'est quand tu es dans les accélérateurs-incubateurs. Tu peux-tu m'en dire plus là-dessus ?
Marie Lavoie: Yes, yes, absolument. Bien, nous, personnellement, on a passé par Incubes Desjardins, qui est au Saguenay.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Marie Lavoie: Après, on a fait le camp à Québec.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Marie Lavoie: Puis là, on vient tout juste de terminer notre parcours à Esplanade.
François Lanthier Nadeau: Ça fait que vous avez accéléré en masse.
Marie Lavoie: Oui, c'est ça. Ça fait bien parce que tu te ramasses avec une gang d'autres entrepreneurs qui sont... quand même au même stade que toi, fait qu'on apprend ensemble, tu sais, dans une communauté, c'est ça que je trouve cool. Puis ça,
François Lanthier Nadeau: comment t'as découvert ça, toi, dans ton parcours entrepreneurial ? T'as d'autres entrepreneurs qui t'ont dit, Yo, tu devrais checker ce programme d'incubation d'accès. Comment ça arrive dans ta tête,
Marie Lavoie: ça ? C'est une bonne question, l'incub, comment j'ai entendu parler de ça ? Le Saguenay, c'est petit, là, qu'est-ce que je l'ai entendu, puis j'ai vu... Incubateur numérique, ah moi je suis dans le numérique, let's go, tu sais, ça m'a amené là, puis c'est eux qui m'ont parlé du camp après ça.
François Lanthier Nadeau 5: OK.
Marie Lavoie: Puis le camp c'était à Québec, puis là à un moment donné j'étais rendue à un point que je voulais étendre mon réseau de contact à Montréal. Ouais. Puis moi l'impact c'est important, puis c'est ça qu'on fait, tu sais, on a de l'impact avec notre technologie. Fait que quand j'ai vu qu'Esplanade c'était à Montréal, puis c'était relié sur les entrepreneurs d'impact, j'ai dit c'est là qu'on va.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est bon. Puis là, tu as parlé de réseau de contact. C'était-tu une des motivations premières pour participer à ces programmes-là, mettons ?
Marie Lavoie: C'est certain que c'était ça le but pour celui-là à Montréal. C'était dans cette optique-là.
François Lanthier Nadeau: Y a-t-il d'autres avantages qui se présentent à toi dans un parcours d'incubation et d'accélération ?
Marie Lavoie: Ça t'amène des outils de plus, c'est certain. Moi, à la base, je suis professionnelle de santé. Donc, ça fait deux, trois ans que j'apprends à être une CEO, c'est certain. Donc, pour moi, c'est des outils pour mieux performer puis manager la team aussi, tout ça. Cool.
François Lanthier Nadeau: Mettons que je fais l'avocat du diable, y a-tu des downsides ou des désavantages à participer à des programmes comme ça ? Est-ce que c'est un défocus ? Moi, je ne l'ai jamais fait, donc c'est un petit peu plus alien pour moi.
Marie Lavoie: C'est de bien y penser avant de se lancer parce que c'est sûr que ça demande une certaine implication. Mais dès que tu sais pourquoi tu y vas, ça vaut la peine. Il y en a que c'est des approches par cohorte, que justement, tu as des meetings à chaque deux, trois semaines. C'est sûr que c'est le fun, tu en apprends, mais le désavantage, je guess, c'est le côté de personnalisation. Des fois, il y a des ateliers que c'est comme, nice, oui, let's go, ça, j'en ai besoin. Ou, ah, ça, soit que je ne suis pas encore rendu là ou que j'en sais déjà trop, donc ça m'est moins utile à moi.
François Lanthier Nadeau: Non, ça fait vraiment du sens. C'est plus cookie cutter, puis en même temps, OK. Ça dure combien de temps, un programme d'accélération et d'incubation comme ça ? Ça peut être trois mois, un an ?
Marie Lavoie: Mettons, l'incub, c'était deux ans, ou 18 mois, quelque chose du genre. Le camp, c'était des parcours de six mois.
François Lanthier Nadeau: As-tu gardé contact un peu avec des entrepreneurs que tu as rencontrés ?
Marie Lavoie: C'est certain. Les entrepreneurs et aussi les coachs qui sont là-bas. Je vois ça comme... Mettons que tu veux faire une recette. Ta recette, c'est business. Au lieu de dire, je vais aller chercher des oeufs là-bas, puis je vais aller chercher une carotte là-bas, puis je vais aller à l'épicerie, puis tout va être là. Je vois ça de même un peu pour les coachs. Tout est là dans l'incubateur. C'est comme un écosystème qui est créé pour ça.
François Lanthier Nadeau: Ça fait que là, vous avez mis combien de temps en développement du produit ? Puis l'état du produit actuel, il est-tu commercialisable, Keroué, en ce moment ?
Marie Lavoie: Commercialisable et commercialisé.
François Lanthier Nadeau: OK. On vient de juste annoncer.
Marie Lavoie: Justement, on est allé par l'approche de faire des partenariats avec des cliniques privées, comme celle qu'on vient de juste annoncer avec Unimédic au Saguenay. Donc, c'est ça. C'est commercialisé.
François Lanthier Nadeau: C'est quoi, bro ? C'est vraiment cool. C'est pour Mettons. Puis, offline, tu me parlais un peu du fait que 2024, c'est vraiment votre année de référence par rapport à là, on va sur le marché. On a parlé avec plein de professionnels de la santé, on a écrit des lignes de code, on a buildé un produit qui, selon nous, a de la valeur. Allons le vendre et le valider encore plus, mettons. Absolument. Là, tu as parlé de partenariat. C'est quoi vos méthodes d'acquisition ? Comment vous essayez d'aller vendre et vous ramasser dans les mains des professionnels de la santé ?
Marie Lavoie: Oui, absolument. Premièrement, nous, on fait du sales enabling marketing Ça veut dire que notre marketing va venir soutenir nos sales. à différents points dans notre sales funnel. Les personnes en sales, en fait, c'est des ambassadeurs. C'est vraiment des médecins, pharmaciens, professionnels de santé qui vont vendre de peer-to-peer.
François Lanthier Nadeau: OK. Mais là, eux autres sont-ils sous ton payroll ou c'est comme plus un programme de...
Marie Lavoie: Ils sont sous le payroll. Oui, c'est les employés qu'on a. OK.
François Lanthier Nadeau: Et eux autres, ils ont dit, je tripe sur ce que vous faites, sur vous autres. Je m'en reviens. OK. Oui,
Marie Lavoie: absolument.
François Lanthier Nadeau: C'est nice, ça.
Marie Lavoie: Oui. Un médecin qu'on a rencontré, justement, dans un événement de médecins, lui est ambassadeur pour l'association de médecins. Oui, c'est normal,
François Lanthier Nadeau: tout le client...
Marie Lavoie: C'est fini.
François Lanthier Nadeau: Ok, fait que là, tu parles de peer-to-peer, c'est littéralement peer-to-peer, parce que c'est des professionnels de la santé qui parlent à d'autres professionnels de la santé. C'est pas un petit coin-coin de Saint-Mokouma qui arrive et que tu es comme, qu'est-ce que tu veux me vendre ? Fait que la vente... direct entre guillemets, c'est un canal qui fait du sens dans cette industrie-là, genre d'avoir un contact direct de personne à personne, mettons le content marketing ou le SEO, j'imagine que les médecins, genre oui, en ont des problèmes, mais sont occupés, genre sont dans leur routine, leurs habitudes, je ne sais pas à quel point ils glouglent pour trouver des solutions.
Marie Lavoie: Oui, je suis en train de te dire que tu t'en vas, nous c'est sûr qu'on parle beaucoup plus aux gestionnaires au début, les gestionnaires de clinique ou de GMF.
François Lanthier Nadeau: C'est bon.
Marie Lavoie: Puis c'est plus quand on est rendu plus loin, mettons, à montrer une démo en live, que là, ils vont intervenir les médecins.
François Lanthier Nadeau: C'est bon.
Marie Lavoie: Pour avoir comme un peu l'approbation de leur professionnel, dire OK, c'est bon, ça marche, on va le faire rentrer.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis qu'est-ce que vous avez trouvé le plus tough à propos de vendre du software à ce type de client-là à date ?
Marie Lavoie: Bien, c'est vraiment une bonne question que tu me poses. Je pense que c'est le 2FA. On veut tellement être sécurisé. Nous, on pensait que le 2FA, c'était facile d'utilisation. On voyait ça comme une norme de sécurité. Finalement, c'est plus difficile qu'on pensait. C'est une barrière, dans le fond.
François Lanthier Nadeau: Intéressant. Pour vos utilisateurs. De l'utiliser comme il faut ?
Marie Lavoie: Juste de l'utiliser.
François Lanthier Nadeau: L'éducation client un peu...
Marie Lavoie: Oui, c'est ça. C'est ça qu'on fait.
François Lanthier Nadeau: Puis, est-ce qu'en ce moment, parce que... Tu me disais, moi, quand j'étais kin, 5 heures de paperasse, un médecin de famille X va en avoir 20 heures de paperasse.
Marie Lavoie: Oui.
François Lanthier Nadeau: Fait que, oui, peux-tu aider tout ce monde-là ? Ou là, vous êtes comme en train d'essayer des verticales. Genre, on va essayer les physios, on va essayer les médecins de famille, on va essayer les urgentologues. Je dis un peu n'importe quoi, mais comment tu vois ça un peu ?
Marie Lavoie: En ce moment, on est en ligne d'un médecin.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie Lavoie: C'est comme ça qu'on voit, justement, à court terme. Parce qu'eux,
François Lanthier Nadeau: ils ont stoppé. pain-là plus fort. C'est ça.
Marie Lavoie: Parce que, comme je te dis, le but, c'est d'avoir de l'impact. Le but, c'est de faire en sorte que les médecins vont pouvoir voir plus de patients. On veut réduire les listes d'attente. Donc, c'est vraiment ça, notre use case en ce moment, qu'on est focus. Puis, c'est certain qu'il y a d'autres verticaux qui nous approchent. Puis que ça serait bien intéressant, mais au final, on est vraiment focussé sur la santé, for now.
François Lanthier Nadeau: Puis là, tu disais, notre team est rendu comme 12 personnes ou quelque chose de même. Ça, c'est quoi la... composition de l'équipe. Je ne veux pas savoir leur numéro de la science sociale, mais en même temps...
Marie Lavoie: Je vais te mettre ça simple. La moitié de la team, c'est le seul produit. Et l'autre moitié, c'est sales and marketing.
François Lanthier Nadeau: Parfait.
Marie Lavoie: Il y a moi dans le milieu. C'est comme nulle part, mais partout.
François Lanthier Nadeau: Je comprends. Parfait. J'aime ça quand c'est simple. Tout le monde est sur le payroll aussi. C'est hot. C'est très, très hot. C'est hot jusqu'à temps que t'aies pas assez de cash pour payer tout le monde. Ouais, ça me s'est déjà arrivé. On a trouvé des solutions. Ça, tu as du bois, t'as pas de problème, tout va bien aller.
Marie Lavoie: Ouais, c'est ça. Des runaways de deux semaines, on a connu ça. De ne pas avoir beaucoup de runaways,
François Lanthier Nadeau: mettons.
Marie Lavoie: De deux semaines. À chaque deux semaines, on était comme, Oups, pédale, qu'est-ce qu'on fait ? C'était stressant.
François Lanthier Nadeau: On vendait un enfant. C'était pas ça. C'était drôle, mais... Ouais, je... C'est vraiment intéressant, man. J'aimerais ça... Girl ? Fair enough. Mon équipe aussi, ils font ça, genre.
François Lanthier Nadeau 5: Hey, what's up, man ?
François Lanthier Nadeau: Vieux réflexe d'adolescent qui se passe cool, qui écoute du rap, là, je m'excuse. Puis comment t'as... Moi, ce qui m'intéresse aussi par rapport au produit, c'est que là, je comprends à qui qu'on le vend. Je comprends pourquoi ce produit-là est pertinent et qu'il a une valeur. Je comprends un peu comment il est développé derrière, le genre de tech que vous avez, tout ça, le financement derrière. Fait que là, j'ai beaucoup de trucs en... tête, mais comment vous le pricez ? Ça, pour moi, ça m'intéresse vraiment. Vous faites des tests, vous faites des études, vous faites des tests. Là, en ce moment, à un, on essaie de le vendre X, à l'autre,
Marie Lavoie: Y.
François Lanthier Nadeau: Comment ça se price un produit de même pour des médecins ?
Marie Lavoie: Comme tu dis, c'est de faire des tests, c'est certain. Nous, comment ça fonctionne, au niveau des recoupements de professionnels, c'est des free trials qu'ils vont faire pendant deux semaines. Après ça, on va avoir une discussion pour les... les amener vers d'autres tiers justement, comme plus team ou pro.
François Lanthier Nadeau: OK, vous avez combien de plans, mettons, de pricing ?
Marie Lavoie: C'est trois.
François Lanthier Nadeau: Trois, OK, un classique menu un peu abasté. OK, puis le free trial, il est-tu vraiment hands-on pour ton équipe ? As-tu un account manager ou quelque chose, une personne qui est proche du médecin pendant ce temps-là pour être sûr qu'il pogne de la value ou c'est comme l'outil est tellement intuitif que tu n'as pas besoin de mettre... Du monde dans les culottes de tes utilisateurs, carrément.
Marie Lavoie: Non, c'est ça. On a comme un chat, un bot. L'utilisateur va nous parler directement sur l'app à partir de là.
François Lanthier Nadeau: Fait que tu pars un peu comme... Oui, c'est ça,
Marie Lavoie: tu pars qu'il est là. Sinon, c'est sûr que ça passe beaucoup par le gestionnaire. C'est lui qui fait la gestion. qui donne les accès et qui va faire le suivi avec ses professionnels.
François Lanthier Nadeau: La première personne à convaincre, c'est cette espèce de gestionnaire de GMF de clinique-là.
Marie Lavoie: Oui, absolument.
François Lanthier Nadeau: Puis cette personne-là, es-tu dans l'app aussi ?
Marie Lavoie: Oui, elle aussi est dans l'app. Puis on a justement développé une offre de service pour cette personne-là. Parce que lui aussi, ça a de la valeur pour lui de pouvoir faire un résumé de ses rencontres. C'est plus gestion.
François Lanthier Nadeau: Oh, OK. C'est bon.
Marie Lavoie: Ça fait qu'on complète un peu avec cette offre-là.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, le prix, ça ressemble à quoi ? T'es-tu à l'aise d'en parler ? On n'est pas obligé d'en parler. Y'est-tu public, maintenant ? Y'est pas public, parfait !
Marie Lavoie: Je vais pas m'avancer au cas où que je dirais le chiffre et comme finalement, je voulais payer 10 fois plus tard.
François Lanthier Nadeau: J'ai entendu sur un podcast obscur que c'était juste 2$. Alors, fair enough. Écoute, il y a quelque chose dans ton parcours qui, moi, m'impressionne. Ça m'impressionne de tous les parents, en fait. Mais c'est une entreprise puis un projet en soi d'avoir un enfant, puis d'en monter une autre aussi, d'en monter une autre avec Keroué, mettons. Comment tu balances... Puis on s'entend, t'es pas concierge qui passe la mope une fois par semaine chez Keroué, t'es la CEO. Je fais tout le temps des références aux concierges. Puis à un moment donné, je me dis, je vais pas être un concierge dans l'audience. Ils vont dire Fuck ce podcast-là, fuck ce gars-là Tout ça pour dire que t'as beaucoup de responsabilités, puis t'es très occupée avec Carway mais t'as aussi beaucoup de responsabilités comme maman. Comment tu balances les deux, mettons ?
Marie Lavoie: Bien, je délègue. Comme je pourrais pas faire ma business toute seule, ma famille aussi, je vais chercher un support system autour de ça.
François Lanthier Nadeau: Ça ressemble à... Oui,
Marie Lavoie: c'est sûr qu'on a mamie. qui est dans...
François Lanthier Nadeau: Let's go, mamie.
Marie Lavoie: Merci, mamie. On t'aime pas. Oh non. C'est pas grave.
François Lanthier Nadeau: C'est pas grave. C'est pas grave. Oh non, je regarde la caméra. Why ? C'est un réflexe.
Marie Lavoie: Je le parlais à mamie. Let's go, mamie.
François Lanthier Nadeau: On verra si on le coupe. Moi, je le garderai. C'était le fun. Mais t'as un système de sport. autant dans ta business que dans ta vie personnelle.
Marie Lavoie: Ben oui, c'est certain.
François Lanthier Nadeau: OK. Mais il y a des choses qui... OK, c'est bon. Parce que moi, je ne sais pas si j'en veux des enfants. J'en parle de temps en temps sur le podcast. C'est comme comment tu structures ton... Comment tu traces la ligne entre le travail et... Laisse-moi rembobiner. Mon travail, j'aime beaucoup ça. J'y pense souvent. Puis ça fait partie de ma vie à beaucoup de pourcentages. Quand je suis chez nous le soir, les fins de semaine, soit des fois j'ai besoin de travailler, ou des fois je veux travailler, ou des fois je parle du travail. Fait que tu sais, je voudrais pas que ça prenne trop de place dans ma vie de couple en ce moment, ou dans ma vie future de famille. Puis toi, ce que je me dis, c'est que c'est en plus ton co-founder, c'est ton mari, c'est le père de tes enfants. Fait que comment tu fais pour genre tracer cette ligne-là, tu sais, un peu ?
Marie Lavoie: Comment que je pourrais dire ça ? Moi, au contraire, ça m'aide. Genre d'avoir des enfants parce que... Si j'en avais pas, je pense que je me pêcherais vraiment à 100% dans ma business, puis je ferais un burn-out. Je mets ça à l'extrême.
François Lanthier Nadeau: Oui, je comprends la question.
Marie Lavoie: Au début, ça a beaucoup aidé parce que ça me forçait à dire, Là, j'arrête, je prends du temps avec mes enfants. C'est un temps de ressourcement pour moi. C'est drôle à dire, mais ça me donne un break de la business. Quand je suis à la business, je suis comme, Ah, j'ai un break des enfants. C'est comme les deux, j'ai un ressourcement dans les deux. C'est le même que je trouve mon équilibre.
François Lanthier Nadeau: OK. Je te l'ai-tu posé plutôt, cette question-là, par rapport à...
Marie Lavoie: Tu me l'as posée, mais là, je te réponds différemment. Tu me demandais un peu, tu sais, le côté...
François Lanthier Nadeau: Coupe.
Marie Lavoie: Parce que, tu sais, c'est sûr qu'au début, tu sais, on était newbie là-dedans, les start-up, puis les business, puis les bébés, puis tout ça. Fait que là, notre vie professionnelle débordait dans notre vie personnelle. Puis des fois, notre vie personnelle débordait dans notre vie professionnelle. Ah,
François Lanthier Nadeau: c'est ça.
Marie Lavoie: Fait que ça faisait des fois que, tu sais, on s'ostinait, mais au travail.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Marie Lavoie: On a même été jusqu'à faire des suivis de couple pour s'assurer qu'on prenne soin de nous. On s'est dit, wow, à ta peu. On est au milieu de pas mal de choses.
François Lanthier Nadeau: C'est un noyau.
Marie Lavoie: Le noyau, il se solidifie, mais pas dans cinq ans, tout de suite. On a accéléré notre développement personnel de chacun de notre côté, mais aussi en tant que couple.
François Lanthier Nadeau: Christian vraiment. Vous êtes mature comme parent et comme entrepreneur.
Marie Lavoie: C'est important.
François Lanthier Nadeau: Puis, tu es présidente du CA aussi, de la Fondation Équilibre. Parle-moi un peu de cette fondation-là, ton rôle comme présidente du CA, c'est quoi cette fondation-là ?
Marie Lavoie: Oui, la Fondation Équilibre, en fait, c'est une fondation qui est pour la santé mentale au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Donc, elle a comme rôle, justement, de ramasser les dons pour la redistribuer où est-ce que c'est nécessaire dans la communauté. Puis moi, c'est ça, je suis présente du CA, donc du conseil d'administration. C'est vraiment, tu sais, le but, c'est de continuer à s'impliquer dans ce volet-là. Parce que oui, avec Curwee, j'aide la santé mentale des professionnels de santé. Puis avec la Fondation Équilibre j'aide la santé mentale des usagers directement sur le terrain. Fait que l'impact... Elle est comme plus directe maintenant, tandis que Kerwey elle est en train de se créer. C'est sûr que ça va être un gros impact aussi, mais elle est en train de se créer.
François Lanthier Nadeau: OK. Qu'est-ce qui fait que tu veux avoir un impact comme ça ? Je suis fine.
Marie Lavoie: Je suis pas fine. Je sais pas, bien...
François Lanthier Nadeau: As-tu eu des challenges, toi, du monde proche de toi, qui ont eu des challenges de santé mentale ? Ou as-tu lu une statistique un jour qui t'a jeté sur le cul ?
Marie Lavoie: Oui, bien oui.
François Lanthier Nadeau: C'était souriant.
Marie Lavoie: T'as raison. J'en ai parlé aussi un petit peu dans un autre podcast qui était vraiment centré sur... Non, mais là,
François Lanthier Nadeau: c'est notre podcast. C'est notre podcast. On ne parle pas des autres.
Marie Lavoie: On ne parle pas des autres. Mais c'est l'application équilibre.
François Lanthier Nadeau: Ah, bien là, shout-out au podcast de l'application équilibre.
Marie Lavoie: On a créé quelque chose pour parler sans tabou. Puis oui, tu as une sorte que dans ma famille, j'ai quelqu'un qui a des problématiques de santé mentale. OK.
François Lanthier Nadeau: Oui. Fait que l'empathie, proximité à ça, ça t'a primé un peu à essayer d'aider ce côté-là.
Marie Lavoie: Oui, oui. Moi, c'est ma mère, en fait. Aujourd'hui, je n'y parle plus, justement pour me protéger en ce moment. Fait que c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Wow.
Marie Lavoie: Fait que j'ai toujours été curieuse à savoir, mais pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que... Qu'est-ce qu'elle aurait pu faire de différent pour pas que ça se rende là, mettons ?
François Lanthier Nadeau: Prévenir aussi, puis pas juste...
Marie Lavoie: Puis moi, je voyais comme mon grand-père, qui avait comme une maladie similaire, mais qu'en vieillissant, il est correct. Mais mon grand-père, il va jouer dehors, il bouge du bois, il mange bien, il dort. Fait que là, c'est là, on dirait peut-être qu'il est devenu mon obsession pour les bonnes habitudes de vie en lien avec la santé mentale. Je voyais que ça avait de l'impact.
François Lanthier Nadeau: Puis comment tu prends soin de la tienne ? Tu as parlé, mettons, de thérapie, c'est un outil. Oui,
Marie Lavoie: la thérapie, c'est certain. Moi,
François Lanthier Nadeau: je suis convaincu que la thérapie, c'est un outil dans la boîte d'entrepreneurs. J'en fais depuis plusieurs années. Là, tu réussis-tu, malgré tes doubles rôles, justement, de mère, d'épouse, de fondatrice CEO, tu réussis-tu à faire du sport, à bouger pareil ? Oui,
Marie Lavoie: j'ai réussi à aller au gym.
François Lanthier Nadeau: Tu vas au gym ? C'est quoi que tu fais comme sport, mettons ?
Marie Lavoie: Gym.
François Lanthier Nadeau: Gym ? Combien tu benches ?
Marie Lavoie: Je ne bench plus parce que là, avec mes épaules, je fais plus du dos.
François Lanthier Nadeau: Oui, oui, excuse. Mais c'est des faces. Fait que, OK, fait que... Tu vas au gym, t'es-tu plein air ou moins plein air ?
Marie Lavoie: Ah oui, oui, j'adore le plein air. T'es plein air ? Je fais de la raquette, puis... La raquette. Ouais.
François Lanthier Nadeau: Mon Dieu que j'aime ça,
Marie Lavoie: faire de la raquette. Qui y a à venir avec les kids aussi ?
François Lanthier Nadeau: OK, ce qu'ils font, ce qu'ils alpins, ce qu'ils...
Marie Lavoie: Ce qu'ils te font, puis sinon, snowboard.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie Lavoie: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Ouais. Fait que ton chum, il est-tu aussi actif que toi, ou...
Marie Lavoie: Gym.
François Lanthier Nadeau: Gym aussi.
Marie Lavoie: Je veux l'initier au snowboard.
François Lanthier Nadeau: OK. Ouais. Ça, c'est comme un défi.
Marie Lavoie: Ça va être cool. Ouais.
François Lanthier Nadeau: Il y a une question que j'aime bien se poser aux professionnels, aux founders qui passent sur le pod, c'est qu'est-ce qui est le plus dur de travailler avec toi ? Parce que là, t'es fine, t'es motivée, tu veux aider le monde, t'as plein d'expérience. Mettons qu'on creuse un peu. Oui.
Marie Lavoie: Je suis pas patiente. Je suis pas patiente.
François Lanthier Nadeau: C'est bon, t'es arrivée en avance au podcast, ça a dû être tough.
Marie Lavoie: Ah ça c'est correct, c'est correct. C'est plus... Les small talk, un peu moins. Il faut que ça aille droit au but. Mais les small talk sur la santé, nice. En dehors de ça, c'est difficile.
François Lanthier Nadeau: Fait que c'est... Puis ça se reflète-tu aussi dans genre, là, le projet n'avance pas, puis c'est supposé d'avancer. Bien,
Marie Lavoie: c'est sûr. Oui, oui. C'est ça. Parce que moi, je suis comme let's go. Moi, je vois ce qui s'en vient dans l'année prochaine, puis l'autre année d'après, puis l'autre année d'après. Fait que, gg, bravo, mais let's go. Il faut que ça avance.
François Lanthier Nadeau: Il y a-t-il des erreurs qui étaient faites, que tu as envie de partager, ou que tu es à l'aise de partager ?
Marie Lavoie: J'en ai fait pas mal plus qu'une. C'est normal. J'ai compte vu. L'important, c'est de se relever et d'apprendre de ça. Mousseline, moi, personnellement, c'est d'embaucher sans faire de processus d'embauche.
François Lanthier Nadeau: OK, oui. Pourquoi ? Ouais ! Chunk M, Watch Feeling...
Marie Lavoie: Ben c'est ça, c'est ça. Ok, ok. Fait que c'est sûr que c'est triste parce que ça l'a amené qu'il a fallu faire des mises à pied.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Marie Lavoie: Mais, qu'est-ce que tu veux ? Alors, on a appris de ça, puis maintenant, on fait des processus d'embauche.
François Lanthier Nadeau: Ton processus d'embauche qui est comme plus robuste. Oui,
Marie Lavoie: c'est ça. Je suis comme la gatekeeper de qui va rentrer.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que tu faisais que tu faisais ces embauches-là, mettons, full rapidement ? J'ai fait cette erreur-là, by the way. C'est pas un jugement, c'est vraiment de la curiosité. C'est-tu parce que t'aimais la personne ou que t'avais un rôle qui était comme là, il faut que ce rôle-là se compte ? Oui,
Marie Lavoie: c'est ça. C'était juste comme on se rendait compte qu'on avait ce besoin-là.
François Lanthier Nadeau: Puis là,
Marie Lavoie: telle personne connaît ça, cette affaire-là,
François Lanthier Nadeau: Puis t'es pas patiente aussi, fait que c'est comme, let's go ! Mais moi, j'ai appris que aussi, le processus d'embauche, il faut être patient, même si c'est lourd, même si t'as un rôle qui brûle, le siège brûle, il faut qu'il y ait quelqu'un qui s'assoie dessus là. Puis t'sais,
Marie Lavoie: c'est le modèle américain aussi qu'on avait, dans le sens que genre, let's go ! Puis à un moment donné, on a fait un... On est allé à Boston, au Santec, faire une mission là-bas. Puis il y avait dit, t'sais, higher, slow, fire,
François Lanthier Nadeau: fast.
Marie Lavoie: Fait que là, moi, j'étais comme... OK, firefast. OK, si il y a des problématiques en ce moment, il faut que j'enligne le fire.
François Lanthier Nadeau: T'as crissé tout le monde dehors.
Marie Lavoie: Tout le monde, non. Non, pas tout le monde. Non,
François Lanthier Nadeau: mais je comprends.
Marie Lavoie: C'est tough parce que tu te lis d'amitié avec ces personnes-là aussi.
François Lanthier Nadeau: Oui. Envoyer du monde, c'est la pire tâche de CEO que j'ai eu à faire. Puis c'est une des plus importantes. Puis est-ce que c'est important que ce soit toi qui le fasses ?
François Lanthier Nadeau 5: Absolument.
François Lanthier Nadeau: Surtout au début. Qu'est-ce que tu dirais qui est le plus tough versus le plus le fun dans ta job chez Kerway en ce moment ? Ça peut être n'importe quoi, ça peut être au niveau du produit, de ton rôle, comment ton identité évolue, le financement, n'importe quoi.
Marie Lavoie: Le plus tough, je pense que c'est d'apprécier le D2D. Parce que comme je disais tantôt, je suis un an, deux ans plus tard dans ma tête, dans mes plans stratégiques.
François Lanthier Nadeau: avec la gratitude c'est important d'avoir de la gratitude sauf que je trouve ça tough ouais c'est de balancer un peu la vision long terme où est ce que je vais arriver puis la satisfaction dans le court terme un peu le processus faut que j'en profite aussi puis je l'aime ouais vraiment ok puis qu'est ce qui est le plus le fun le plus le fun c'est la vibe L'équipe ?
Marie Lavoie: Je vibe là-dedans. Je me sens comme sur mon X. C'est vraiment du fun. Quand j'amène des projets, le monde embarque. On va se structurer de telle façon, guys. On va se structurer de telle façon. Il embarque. C'est vraiment cool. De voir qu'on a notre entrée au marché. Avoir la game de la business. J'aime bien ça.
François Lanthier Nadeau: OK. Nice. Makes sense. Il y a une question un petit peu plus... Là, on s'en va vers notre closing, mais il y a une question un petit peu plus philosophique que j'aime beaucoup, c'est... Est-ce que t'as changé d'idée sur quelque chose dans les cinq dernières années, que ce soit personnel ou professionnel ?
Marie Lavoie: Bien, certainement. Moi, à la base, je suis professionnelle de santé. Puis j'étais sûre que c'était ça, ma dream job. Puis finalement, pouf ! Bien non, l'entrepreneuriat, c'est bien plus cool. Fait que là, je suis rendue vraiment une businesswoman.
François Lanthier Nadeau: Comme ton identité, quasiment.
Marie Lavoie: Oui, c'est un gros pivot. C'est certain. Je vais toujours avoir vu... Ça va faire partie toujours de mon histoire. Marie, je suis professionnelle de santé à la base. Mais maintenant, je suis une businesswoman.
François Lanthier Nadeau: Fair enough. Ça make sense. Y a-t-il quelque chose qu'on pourrait faire pour rendre SaaSpasse plus utile pour toi ou ta team ?
Marie Lavoie: Bien là, il faut que vous venez au Saguenay, là. 100 On peut faire un event, mettons. Ça serait cool. Oui,
François Lanthier Nadeau: c'est sur la liste. Oui, OK, cool.
Marie Lavoie: Parce qu'il y a une communauté là-bas.
François Lanthier Nadeau: Je sais. J'ai un Philippe Boilly, Dominique Marie Psylio, Ventrix Watch, Telencube dont tu parlais. Oui. Il y a sûrement d'autres mondes. Boria,
Marie Lavoie: 5-5-5-5.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est sûr qu'on va venir. C'est sûr qu'on va venir. Tu vas être capable de m'aider à vendre des billets pour l'événement ?
Marie Lavoie: Bien, c'est certain.
François Lanthier Nadeau: Oui. Non, ça me parle. Parfait. Puis juste pour finir, as-tu des shameless plugs, des jobs qui sont ouverts, des trucs à envoyer, checker, à promouvoir, whatever ?
Marie Lavoie: Ce que j'envoie dans l'univers aujourd'hui, c'est que, oui, parle-en à ton médecin.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie Lavoie: Parce qu'au final, en nous connaissant, nous, on va pouvoir l'aider.
François Lanthier Nadeau: C'est comme une nouvelle twist sur les maladies. Avant, c'était genre telle maladie. Parle-en à ton médecin. Oui, c'est ça. Careway, not software, pas de maladie.
Marie Lavoie: Parle-en à ton médecin. C'est ça, la prochaine fois que tu y vas. Non,
François Lanthier Nadeau: mais ça fait du sens. Non,
Marie Lavoie: mais pour vrai, il y a quelqu'un de notre team qui l'a fait pas plus tard qu'il y a deux semaines.
François Lanthier Nadeau: Ah oui ?
Marie Lavoie: Puis il était tellement content, elle s'est mise à faire des petits sons, genre hi ! Puis lui, ça fait genre 20 ans que c'est son médecin, puis il était comme, Je ne savais pas qu'un médecin pouvait faire des sons comme ça. C'est insane.
François Lanthier Nadeau: C'est le médecin qui faisait les petits sons.
Marie Lavoie: Le médecin était tellement comme, Oh my God, ça existe, comme ça !
François Lanthier Nadeau: J'adore ça. J'adore l'image. On va finir là-dessus. Merci beaucoup pour ton temps.
Marie Lavoie: Merci !
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