Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Vanessa Bernard Dreifuss, CPO & VP marketing chez Unito, une solution d’optimisation & d’automatisation de workflows.
Lancé en 2015, Unito c’est ~5K clients, post-série B de 20M, ~80 employés à MTL.
On discute du parcours carrière de Vanessa — le chemin et l’attitude qui l’a menée à devenir VP + CPO, et les challenges de gérer toutes les parties prenantes impliquées. Elle explique aussi le processus d’embauche et de rémunération d’Unito, qui est assez cool.
C’est une conversation triplement fascinante pour moi :
1. On creuse sur un SaaS d’ici en pleine expansion
2. Ce même SaaS unifie plusieurs SaaS qu’on utilise quotidiennement
3. C’est un produit qui compétitionne consciemment dans un marché féroce, ça j’admire ça
Sinon on geek out produit, marketing, GTM, pricing, PLG…
Quand je parle avec des vétérans comme Vanessa, c’est le seul moment où je m’ennuie de travailler dans une plus grosse business financée, avec du monde fucking talentueux.
Ah, et Vanessa me fait flasher sur pourquoi la plus grosse compétition en SaaS, c’est souvent le status quo.
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Vanessa Dreifuss:La plus grosse compétition, et je pense que c'est celle qui existe dans quasiment tous les SaaS du monde, c'est le statu quo.
François Lanthier Nadeau: Explique-moi plus ce que tu veux dire.
Vanessa Dreifuss: C'est-à-dire que les gens font déjà quelque chose sans toi. C'est good enough maintenant. Exact. Il y a une forme d'inertie, il y a une forme d'inertie qui peut s'installer ou qui est déjà installée en fait. Et donc, c'est quoi les dynamiques auxquelles les... clients font face, qui font en sorte qu'ils veulent sortir de cette inertie-là, et comment est-ce que nous, on peut le capturer. Donc ça, c'est sûr que c'est notre plus gros concurrent. Tu peux faire du copy-paste, ou de ta vie si tu veux. C'est pas forcément une super bonne idée, mais c'est le cas.
François Lanthier Nadeau:What's up folks, c'est François Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, où on jase de croire entre un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. Abonnez-vous et laissez-nous un review sur Spotify, Apollo Podcasts ou votre plateforme préférée. Ça nous motive big time. On drop un épisode semaine minimum juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Assurez-vous aussi que votre SaaS est listé sur SaaSpasse.com. Bouton mauve, ajoutez votre SaaS, il y a déjà au-dessus de 270 compagnes. Si vous cherchez un emploi ou un employé en SaaS au Québec, allez sur SaaSpasse.com slash emploi avec un S, notre job board. Le prochain event SaaSpasse aura lieu à Montréal au Centec le jeudi 18 avril. Je vais jaser de développement produit et diversification des revenus de service, et plus encore avec Jean-Gabriel Philippe, cofondateur chez Chronoscope Innovation et Chronoscope. Les billets sont dispos sur Evenbright, la bannière de notre site, en show notes. Réservez le vôtre avant que ça sell out. La première retraite privée pour fondateur, SaaSpasse, s'en vient tranquillement, en fait très rapidement, dans une semaine-ish. On a un spot qui s'est libéré last minute, donc si ça vous intéresse, allez sur saspace.com slash retraite avec un S ou écrivez-nous sur LinkedIn ou à bonjourhighatsaspace.com puis on vous enverra les détails. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Vanessa. Bernard Dreyfus, CPO et VP Marketing chez Unito, une solution d'optimisation et d'automatisation de workflows. Lancée en 2015, Unito, c'est environ 5000 clients, poste série B de 20 millions, puis à peu près 80 employés à Montréal. On discute du parcours carrière de Vanessa, le chemin puis l'attitude qui l'a mené à devenir VP plus CPO, des challenges qui viennent de gérer toutes les parties prenantes impliquées à ce stade-là. Elle explique aussi le processus d'embauche et de rémunération d'Unito qui est assez cool. Pour moi, c'est une conversation triplement fascinante. Un, pourquoi ? Un, on creuse sur un SaaS d'ici en pleine expansion. Deux, ce même SaaS unifie plusieurs SaaS qu'on utilise quotidiennement dans nos compagnies. Puis trois, c'est un produit qui compétitionne consciemment dans un marché féroce, puis ça, j'admire ça. Simonac on geek out produit, marketing, go-to-market, pricing, product-led growth. Quand je parle avec des vétérans comme Vanessa, c'est le seul moment où je m'ennuie de travailler dans une plus grosse business financée, avec du monde fucking talentueux comme ça. Ah pis, Vanessa me fait aussi flasher sur pourquoi la plus grosse compétition en SaaS, c'est souvent le statu quo. Alright, on passe au show, let's go ! Vanessa, bienvenue sur SaaSpasse.
Vanessa Dreifuss: Je suis contente d'être là.
François Lanthier Nadeau: Oui, je suis content que tu sois là. Je demande tout le temps aux invités au départ comment on se connaît, mais dans ton cas, ce ne sera pas une relation qui date de décennie. Je vais faire le meilleur coup de pas. J'ai directement Outreach sur LinkedIn parce que le but, c'est d'avoir... des professionnels en SaaS et des founders en SaaS qui sont fucking sharp sur le podcast, qui peuvent apprendre des trucs aux autres, partager des histoires. Puis ça faisait une couple de fois qu'Unito poppait dans mon feed ou dans mes conversations avec du monde. Maxime Garand-Rousseau, qui est venu sur le pod, sa copine Gabrielle. Elle est chez vous comme PMM. Puis là, j'étais comme, point. Cette personne-là, dans cette compagnie-là, je checkais un peu ton pedigree, tout ça. J'étais là, je la veux sur le pod. écoute tu me pas ghosté tu m'as répondu tu me dis what's up c'est quoi un peu ce que tu fais pis là t'es là fait que je suis vraiment reconnaissant ben pareil je suis super contente merci good fait qu'au départ juste pour dresser un portrait un petit peu chronologique de ton parcours professionnel je demande tout le temps un mini recap juste des highlights de qu'est ce qui t'a amené dans ton rôle de CPO puis VP marketing chez UNITO aujourd'hui
Vanessa Dreifuss: Je vais quand même commencer avec ma tendre enfance parce qu'il y a certains éléments qui sont pertinents. Je dirais que la chose peut-être la plus pertinente et qui a un impact maintenant sur ma vie professionnelle, c'est le fait que j'ai beaucoup déménagé. Je suis née au Venezuela, j'ai habité cinq ans aux États-Unis, j'ai habité trois ans en Thaïlande, j'habitais à Singapour, en France. Mon accent va le trahir. Et donc, en fait, j'ai vraiment eu à m'adapter, à évoluer très vite quand j'étais enfant. Et je pense que d'une façon générale, ça impacte la façon dont j'approche ma vie professionnelle aussi. Je suis assez à l'aise avec l'ambiguïté, avec le changement, avec s'adapter à des personnes, à des environnements vraiment...
François Lanthier Nadeau: Les marchés de faire.
Vanessa Dreifuss: Exactement. Et donc, oui, ça a eu un impact. Mais pour venir vraiment plus sur des questions professionnelles, en fait, au début, je ne me sentais pas particulièrement destinée à faire de la tech. Mais en 2006, je crois, j'étais à Singapour. Je travaillais pour J.C. Decaux, qui est en fait la plus grande compagnie au monde de publicité extérieure, celle qui fait des panneaux dans les aéroports, dans les abribus, etc. Et à Singapour, à cette époque-là, il y avait déjà des smartphones. Et tu pouvais déjà faire des choses qui étaient folles d'un point de vue technologie, que je voyais dans un médium qui est assez archaïque, parce que quand on y réfléchit, des panneaux publicitaires, c'est très statique, voilà. Mais là-bas, tu pouvais télécharger de la musique à partir d'un abribus sur ton téléphone. L'iPhone n'existait même pas.
François Lanthier Nadeau: En 2006, là.
Vanessa Dreifuss: Et là, je me suis dit, OK, j'ai envie d'être en tech. Et donc, ça a été un moment qui a vraiment influencé après le reste de mon parcours. Et après, j'ai fait différentes choses. J'ai travaillé dans le plus gros site d'information en France, lemonde.fr. Puis, j'ai immigré au Québec. Yay !
François Lanthier Nadeau: Il y a 13 ans déjà. Bonjour,
Vanessa Dreifuss: hi ! Exactement. Je travaillais chez William, donc en agence. On construisait des sites, des applications mobiles, des sites e-commerce, etc. C'était ultra varié, beaucoup, je dirais, dans le bit aussi, particulièrement dans tout ce qui est cosmétique. Et puis, je suis passée chez Tata Communications, qui est un géant en termes de télécommunication. On ne s'en rend pas nécessairement compte, mais en fait, les trois quarts des routes Internet internationales sont en fait gérées par Tata.
François Lanthier Nadeau: Donc, ils ont des gros câbles dans l'océan.
Vanessa Dreifuss: Exactement. Puis, une partie de ce qu'ils font, c'est comme... protéger les câbles des requins.
François Lanthier Nadeau: Tu fais une vidéo d'un requin qui mange Internet.
Vanessa Dreifuss: C'est bon. Mais ça fait partie d'un énorme groupe indien qui a des centaines de milliers d'employés. C'est huge. Donc, ce n'était pas du tout la même dimension que l'agence montréalaise qu'était William à l'époque. Là, je suis vraiment rentrée. J'ai travaillé sur une nouvelle ligne de produits qui était API-based. Donc on faisait vraiment du B2B, donc on vendait différents types de UCAS à des telcos qui eux-mêmes ensuite allaient construire des services là-dessus pour pouvoir l'offrir à leurs utilisateurs. Donc on a certains de nos produits qui à la fin ont fini, je pense que j'avais calculé, c'était 300 millions d'utilisateurs. Donc ouais, c'était super intéressant. La beauté des API-based products, c'est que tout le monde peut construire ce qu'il veut en top. Et donc, toi, tu es vraiment là pour pouvoir offrir des briques. Et puis, eux, ils construisent des maisons et elles peuvent être toutes différentes. Et ça, c'est super cool.
François Lanthier Nadeau: Bonne analogie bien vulgarisée. Puis, Unito, en deux, trois lignes, mettons.
Vanessa Dreifuss: Oui. En fait, juste après ta communication, je suis partie chez LMNTI.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Vanessa Dreifuss: Et puis ensuite, je suis allée chez Unito.
François Lanthier Nadeau: Ok.
Vanessa Dreifuss: Mais donc, ouais, Unito, je peux rentrer dans ce que c'est, si tu veux. Ouais. Donc, Unito, c'est une compagnie montréalaise.
Participant 4: Oui.
Vanessa Dreifuss: Qui a été fondée en 2015. Et vraiment, l'idée de base, c'est de pouvoir faire des intégrations simples et qui puissent être bidirectionnelles. Ça veut dire... que l'information peut circuler entre différents outils SaaS dans le monde. Donc, quand on dit simple, ça veut dire que tu es un founder d'une entreprise en tech, par exemple, ou Tu es un marketing director ou différents types de profils peuvent se connecter très facilement pour pouvoir faire en sorte que des workflows puissent avoir lieu entre différents outils qui sont séparés, qui sont des silos de façon naturelle. Et là, ça ne devient plus des silos. L'information et la vérité, d'une certaine façon, est distribuée à travers tous les outils que tu intègres.
François Lanthier Nadeau: Donne-nous, mettons, un ou deux exemples de Two-Way Sync. d'un outil à l'autre.
Vanessa Dreifuss: Oui, c'est extrêmement fréquent qu'il y ait une équipe qui soit une équipe technique qui vive dans un outil comme Jira, par exemple, doivent collaborer avec des gens qui ne sont pas aussi techniques qu'eux et qui, en général, n'ont pas du tout envie d'être dans Jira et qui vivent ailleurs. Donc, par exemple, dans Asana ou Monday ou Trello. Toute cette gang-là. Et donc, les gens qui sont dans Asana ne veulent pas être dans Jira. et les gens dans Jira ne veulent pas être dans Asana. Néanmoins, la collaboration doit avoir lieu. Et l'idée, c'est que certains items dans des projets puissent circuler entre ces deux outils-là. Donc, admettons, il y a un update sur un projet. On peut tout simplement faire un commentaire dans Jira. Puis la personne dans Asana verra le commentaire qui va apparaître de façon native dans la tâche de Asana. Tu changes la due date, la due date va changer ensuite chez Jira, etc. Donc, c'est comme un ping-pong continuel en temps réel de tout peut être updaté de n'importe quel côté de l'équation.
François Lanthier Nadeau: Nice. Dans l'exemple que tu dis, j'imagine que faire un bridge entre des équipes de produits et de marketing, ça doit être un use case qui arrive. Oui,
Vanessa Dreifuss: ça arrive très fréquemment. Mais même au sein de très grosses équipes marketing, tu peux avoir une équipe qui va gérer un site web, par exemple, ou une application mobile. et ils ne vont pas avoir les mêmes outils que les personnes en contenu. Ils vont peut-être être dans Airtable ou encore une fois dans un autre outil, mais il faut qu'ils collaborent parce qu'au moment du lancement, il y a des dépendances, par exemple.
François Lanthier Nadeau: Mais tu sais, je ne sais pas si tu connais un peu, moi, on avait une startup qui s'appelait Snipcart on l'a vendue, c'était un logiciel de commerce en ligne pour programmeurs, puis c'est une plus grosse compagnie qui est un CMS qui nous ont acheté stratégique pour avoir notre tech, notre talent, etc. cette grosse compagnie était distribué à travers l'israël le brésil le canada les états unis et un petit peu même en europe fait même à l'intérieur d'une même d'un même département disons un peu comme tu dis tu avais du monde qui détestait notion pour mourir pitié monde et mettons ce d'israélien puis comme le monde en israël utilisait monde des actifs map d'avoir un champion monday au bureau d'israël le mot aux states qu'il fallait qui travaillent sur un lunch, mettons, avec quelqu'un ou une campagne dans Monday, ça les faisait chier. Fait que là, je suis comme en train de repasser tout de suite et de me dire, on aurait pu juste faire, prends tout ce que tu veux, on va faire les bons syncs.
Vanessa Dreifuss: C'est exactement ça.
François Lanthier Nadeau: Tout le monde va être content.
Vanessa Dreifuss: Parce qu'en fait, tous ces outils-là sont spécialisés et sont spécialisés pour une fonction ou un profil de personnes données. Et donc, ça devient difficile de pouvoir changer. Puis ça peut être coûteux aussi, parce que tu n'as pas vraiment besoin de 15 licences pour des outils qui font un peu la même chose. Donc, en fait, tu peux aussi rationaliser les licences. Si, d'un seul coup, tu n'as pas besoin d'avoir accès à Salesforce ou à Jira, c'est des outils qui sont de façon notoire assez chers. Mais si tu viens de temps en temps faire un update dans Salesforce ou checker quel est le statut de quelque chose, tu n'as pas besoin d'une licence. Tu pourrais tout simplement voir ça ailleurs dans l'outil dans lequel tu travailles.
François Lanthier Nadeau: Surtout qu'il y a de ces outils-là qui sont gratuits. Les très lourds, ça n'en est pas accessible. All right. Puis, aujourd'hui, ton rôle CPO. Chief Product Officer et VP Marketing chez Unito. Je fais un pas de recul pour revenir un peu dans certaines transitions de ta carrière qui m'intéressent particulièrement, mais avant d'aller là. As-tu une couple de métriques à me balancer pour un portrait plus métrique de Unito ?
Vanessa Dreifuss: Oui. Ce qui serait intéressant de partager, c'est que Unito, c'est un outil qui est utilisé par des petites entreprises, mais aussi par des très grandes entreprises. On a à peu près 60% de notre marché qui est nord-américain, principalement les États-Unis. On a 5000 clients à peu près. Et on est vraiment assez fort dans tout le secteur tech et professional services. Donc les agences, les entreprises de consultation, etc. Parce qu'il y a souvent... Beaucoup de collaborations qui ont lieu et donc beaucoup d'outils.
François Lanthier Nadeau: L'adoption de ces outils-là qui est déjà là.
Vanessa Dreifuss: Exact, exact.
François Lanthier Nadeau: Puis vous avez quel âge ? C'est quand que ça… 2015. 2015. Cool. Toi, t'es arrivée quand ?
Vanessa Dreifuss: Moi, je suis arrivée en 2020.
François Lanthier Nadeau: 2020. OK, cool, cool, cool.
Vanessa Dreifuss: Et on venait juste de lever en fait la série A avec Basmar, qui est un super gros VC des États-Unis. Et on a levé la série B en 2022. J'ai pas envie de dire de bêtises. Là, on n'est pas de série B. C'est bon,
François Lanthier Nadeau: c'est bon. Puis il y a combien d'emplois en ce moment ?
Vanessa Dreifuss: On est 80, j'ai envie de dire.
François Lanthier Nadeau: Cool. Distribué pas mal ou un bureau à Montréal ? Non,
Vanessa Dreifuss: c'est Montréal. On est 100 Montréal.
François Lanthier Nadeau: Puis c'est hybride, le monde va-tu pas mal au bureau ?
Vanessa Dreifuss: C'est hybride. Donc, on a un bureau où tout le monde peut venir si ça les intéresse. Et après, on a des moments forts où on cherche à avoir les employés ensemble. Donc, de façon trimestrielle, on va avoir des quarterly kick-offs. Puis là, il y a tout le monde qui va venir au bureau. Et ensuite, c'est vraiment aux squads de s'organiser et aux équipes de s'organiser. Donc, si... elles ont besoin de travailler de façon collaborative, par exemple en début de projet, ça peut être recommandé qu'ils viennent au travail, mais c'est vraiment après à chaque équipe de pouvoir s'organiser sur ce plan-là.
François Lanthier Nadeau: Claire. Puis la question par rapport à ta carrière qui m'intéressait, c'est quand est-ce un peu que la transition, soit dans ta tête ou dans le marché, s'est faite entre le service puis le produit ? C'est vraiment un parcours qui m'intéresse de voir Bon, là, mettons, Le Monday William, je veux dire, tu créais plusieurs choses, oui, beaucoup de numérique, mais pour un paquet de clients, right ? C'était comme des nouveaux projets ou des nouveaux produits ou sets à chaque fois.
Participant 4: Puis là,
François Lanthier Nadeau: à un moment donné, tu pognes un paradigme plus avec Tata, puis, bien, LMNTI, on pourrait y revenir, mais Unito, où est-ce qu'il est là ? Tu fais du produit vraiment numérique, un produit pour vraiment plusieurs personnes. Y a-tu quelque chose dans ta tête qui s'est passé de, t'es curieux de la diversité de toutes ces affaires-là ? À un moment donné, je vais me focusser plus sur... Parle-moi de ça.
Vanessa Dreifuss: Ouais, je pense qu'il y a beaucoup de vertus, je trouve, à être dans le service. Parce que tu peux voir plein de clients, tu comprends très vite aussi le contexte de différentes industries, différentes tailles d'entreprises. Honnêtement, je trouve que c'est une très bonne école parce qu'il faut que tes rendus soient toujours top-notch. Donc, c'est une façon vraiment de venir... je pense, plus vite excellent parce qu'on te juge. Oui, on te juge tout le temps, on te paye en fait pour faire de quoi. Mais au bout d'un moment, je trouverais ça intéressant de pouvoir me dire, ok, mais qu'est-ce qui se passe une fois que c'est livré, une fois que c'est ça, c'est plus de mon ressort. Et donc, c'est là où je me suis dit, ok, on passe côté produit parce que là, tu regardes les choses sur le long terme, la trajectoire, elle n'est pas en semaines ou en mois, elle est en années.
François Lanthier Nadeau: L'impact est plus grand.
Vanessa Dreifuss: L'impact est plus grand, absolument. Et puis, je pense que c'est un peu plus ton bébé d'une certaine façon aussi, alors que...
François Lanthier Nadeau: L'attachement, l'engagement.
Vanessa Dreifuss: Oui, exactement.
François Lanthier Nadeau: Makes total sense. On a mentionné que tu as fait un passage chez Element AI, qui a été une coqueluche médiatique à Montréal pendant un bout. Ça a fait du bruit, Element AI. Y a-tu une leçon ou un événement qui t'a marqué, mettons, de ton passage à toi là-bas ?
Vanessa Dreifuss: Oui, déjà, je dirais qu'honnêtement, c'était une entreprise où il y avait énormément de gens super intelligents avec... Tu pouvais t'inspirer et apprendre juste par osmose. Et ça, c'était vraiment super cool. Effectivement, il y a beaucoup de choses qui étaient couvertes dans les médias, mais dans les choses qui n'étaient pas forcément sues. On avait beaucoup d'AI scientists, AI researchers. Et en fait, on avait développé beaucoup de tooling pour pouvoir les supporter à l'interne. Donc, en fait, il y avait toute une équipe de produits internes pour cette audience, en fait. Et un des unlocks, c'est bien sûr que tu es autant de research scientists en interne. tu dois les supporter. Mais on avait aussi la plus grande ferme GPU en AI du Canada.
François Lanthier Nadeau: Ok.
Vanessa Dreifuss: C'était un huge data center qui était sur l'île de Montréal. Et donc, en fait, quasiment personne ne savait qu'il y avait ça.
François Lanthier Nadeau: Moi, je savais pas.
Vanessa Dreifuss: Et ensuite, on a développé des couches de software par-dessus, en fait, ce stack dans le data center. Et ça, ça avait… énormément de valeur et il y avait beaucoup d'IP qui étaient aussi construites là-dessus.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Fait que t'avais comme une série de produits numériques qui étaient faites. À l'interne aussi, au-delà de ces espèces de...
Vanessa Dreifuss: Donc, on a beaucoup parlé des produits qui étaient plus lancés à l'externe, etc. Mais ça, c'est un point qui n'a jamais été trop communiqué.
François Lanthier Nadeau: Puis toi, t'étais-tu plus dans ce décor-là de ces produits-là que tu viens de m'en parler ? Ouais,
Vanessa Dreifuss: bien, en fait, moi, j'étais en stratégie à l'époque dans...
François Lanthier Nadeau: Corporate strategy. Ouais.
Vanessa Dreifuss: Corporate development. Ouais, c'est ça. Et donc, j'ai monté le département de stratégie là-bas.
François Lanthier Nadeau: OK.
Vanessa Dreifuss: Et un des éléments, effectivement, ça a été... travailler avec les équipes produits sur ce bout-là parce que ça avait énormément de valeur, en fait. Puis on a beaucoup capitalisé là-dessus.
François Lanthier Nadeau: Puis on en voit des compagnies, justement, qui supportent plus le monde, qui font du deep learning, machine learning. Un truc que je voyais dans un commanditaire qui revenait souvent dans les podcasts d'AI, c'était Whites and Biases, qui, tu sais, eux autres, ils développent du tooling vraiment pour l'audience dont tu parlais.
Vanessa Dreifuss: C'est exactement ça. Et puis... Je pense que tout le monde ne réalise pas à quel point les outils internes peuvent être des produits en tant que tels. Et il faut y réfléchir comme si c'était un produit qui était lancé à l'externe.
François Lanthier Nadeau: Avec une audience, avec un market fit. Exactement. Une communication pour que ça… je te file là-dessus. En product marketing, tu t'en rends compte aussi que peu importe les assets que tu buildes, les plans que tu buildes, si le monde ne l'adopte pas, ça ne fit pas avec… comment ils consomment de l'info, tout ça. Fait qu'on a de la vente interne, entre guillemets, de la vente de produits ou de process internes. C'est quelque chose que j'ai comme découvert un peu chez Duda. Chez Snipcart Snipcart on était petits, tu sais.
Vanessa Dreifuss: T'en avais pas besoin. Genre,
François Lanthier Nadeau: ça circulait l'info easy, genre. Mais là, c'était genre différent. Fait que tu commences à toucher aux APIs chez Tata Communications. Ça me fait rire à chaque fois. Je m'excuse. J'ai 14 ans.
Participant 4: Pas grave.
François Lanthier Nadeau: Puis là, tu vois un peu cette espèce de unlock là. OK, OK, on peut builder des produits qui sont quasiment comme une base ou des piliers ou de l'infrastructure sur laquelle se build un paquet d'autres affaires. Puis, Unito, comment ton arrivée dans la compagnie se passe ? C'est-tu toi qui vois ça de loin, qui fais Yo, ce produit-là, ça m'intéresse, j'ai le goût de faire partie de cette aventure-là, c'est quelqu'un qui vient te chercher. Parle-moi un peu de ça.
Vanessa Dreifuss: Oui, bien, c'est eux qui sont venus me chercher. Ce qui a résonné au moment de… tout le processus d'entrevue, c'est effectivement que tu puisses construire beaucoup de choses. En fait, tous ces ponts entre toutes ces apps qui sont utilisées par des centaines de milliers de gens dans le monde, je trouve ça millions, pardon, pas milliers, c'est fascinant. Mais c'est aussi une boîte qui est en B2B, mais qui est product-led. Et product-led growth, ça veut dire qu'un usager peut venir Dans notre cas de figure, en tout cas, peut venir, peut tester gratuitement le produit. Il n'aime pas ça, ça s'arrête là. Il y a 14 jours pour essayer. Il ou elle aime ça, ils peuvent payer en ligne et puis c'est tout. Et tout ce flow-là, ça fait en sorte que tu as énormément de données et tu peux vraiment avoir du fun quand tu aimes les données. Parce que... Tu as des milliers de leads qui viennent tous les mois, qui vont tester ton produit. Tu peux voir comment ils l'utilisent, quelles sont les boulettes qu'ils sont en train de faire. Et tu es là, merde, je n'aurais pas dû faire ça de cette façon-là. Qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne marche pas ? Itérer. Et tu as suffisamment de volume, encore une fois, pour pouvoir évaluer comment faire des optimisations dans ton product journey.
François Lanthier Nadeau: Fait que toi, tu étais comme un peu, je vais avoir de la matière brute avec laquelle jouer, des leviers intéressants, quand moi je vais rentrer. Puis, juste pour le fun, mettons, t'es rentrée comme VP marketing, c'est ça ?
Vanessa Dreifuss: Oui, exact.
François Lanthier Nadeau: Puis, avant de devenir CPO, mais c'est-tu un complexe processus, rentrer comme VP marketing ? C'est-tu genre deux mois d'entrevue ? Oui,
Vanessa Dreifuss: bien, en fait, le processus, c'est le même pour tout le monde, peu importe le niveau dans l'entreprise. Donc, c'est cool, c'est fair. Donc, le processus, c'est le suivant. Ils appellent ça, ou on appelle ça plutôt le pilote. Donc, un pilote, c'est... À l'époque, c'était entre 15 et 20 heures, à peu près, de travail sur un sujet donné. À travers ce travail-là, tu vas rencontrer les équipes pour faire une forme de collecte de données. Tu peux poser autant de questions que tu veux. Donc, tu signes à NNDA. Donc là, tu peux demander tout.
François Lanthier Nadeau: Fait que tu rentres littéralement.
Vanessa Dreifuss: Tu rentres dedans. Et là, donc moi, j'avais accès genre au modèle financier, à Google Analytics, à HubSpot avec tous les deals dans le pipe, etc. Donc, tu peux lever le tapis et voir ce qu'il y a sous le tapis. Tu peux poser des questions à n'importe qui, tu es sur Slack, dans le Slack de la compagnie. Et puis, tu viens avec une recommandation au terme de ces 15 à 20 heures, et tu es rémunéré. Et tu es rémunéré au taux horaire auquel tu serais embauché après. Et c'est possible de faire ça parce que les salaires sont déjà prédéfinis et ils sont transparents. Donc, en interne... En interne,
François Lanthier Nadeau: ils sont transparents, les salaires ?
Vanessa Dreifuss: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Wow, fucking cool ça.
Vanessa Dreifuss: Donc, chaque rôle a un... niveau donné à un salaire donné. Et donc, en fait, quand tu sais où est-ce que tu fites dans la grille, tu peux après savoir quel va être ton salaire déjà en amont. Et ça veut dire encore une fois que tu peux payer les gens pendant qu'ils font leur pilote au taux horaire qui correspond à leur salaire futur.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que... Fait que c'est très project-based, là, mettons. Oui, exact. Mais c'est très... Parce que moi, j'en ai fait de l'embauche avec un petit peu des pilotes-projets, comme tu dis, mais c'était pas all-in. comme ça, c'est-à-dire qu'on ne levait pas le capot au complet. C'était comme genre, on va te créer un petit repo, puis nous, on a besoin d'une fonctionnalité qui ressemble à ça, fais-nous donc quelque chose de même. Des fois, c'était réutilisable ce qu'on faisait dans un pilote, mais pas tout le temps. Mais là, dans votre cas, c'est carrément, il va faire le vrai travail avec les vraies équipes, avec les vraies données.
Vanessa Dreifuss: Oui.
François Lanthier Nadeau: Puis, sais-tu comme l'étape finale pas mal du processus, I guess ? Oui.
Vanessa Dreifuss: En général, tu as une entrevue ou deux peut-être, et puis paf, tu passes en pilote.
François Lanthier Nadeau: Tes pères peuvent un peu te juger aussi comme t'évaluer, excuse.
Vanessa Dreifuss: Oui, absolument. Mais l'inverse, c'est vrai aussi. Parce que si t'es en train de passer le pilote et que tu trouves que ça te plaît pas, pour x ou y raison, t'arrêtes là. Et t'auras été payé quand même. Même si on te prend pas, t'es payé.
François Lanthier Nadeau: C'est j'aime ça aussi. C'est très fair. Ok. Puis aujourd'hui... Ok, je creuse encore un petit peu plus. C'est bon ? C'est bon. C'est bon, pas de casque. Le chemin à CPO. Ça aussi, ça m'intéresse beaucoup. Je pense qu'il y a plein de monde fucking talentueux qui écoutent le pod et qui se disent Moi, j'ai envie d'être VP dans un SaaS de cette envergure-là. J'ai envie d'être suite C dans un SaaS de telle envergure. Je veux creuser un petit peu plus. Comment tu t'es ramassée Chief Product Officer ?
Vanessa Dreifuss: Oui. Je pense qu'il y a différentes choses qui sont arrivées. Déjà, il faut... Pouvoir arriver à bien comprendre non seulement les équipes, le produit, mais aussi l'environnement et le contexte dans lequel on se trouve. Et donc, je dirais qu'il y a quand même un certain temps à passer à comprendre la compétition, à comprendre les usagers, à comprendre le marché, à voir quelles sont les tendances, les dynamiques. Et qu'est-ce que tu ramènes après dans ton day-to-day pour l'injecter ensuite dans ton produit ? Et ce que je remarque fréquemment, c'est qu'un des plafonds qui peut arriver à certaines personnes en produit, c'est qu'elles se concentrent beaucoup sur gérer l'interne. Et c'est important, mais ce n'est pas la seule chose à faire en fait. Donc, je pense que vraiment pour avoir une trajectoire où tu peux avoir un impact plus important, il faut prendre des éléments plus importants aussi en compte. Comme encore une fois, faire des entrevues clients tout le temps. Tout le temps. Voir, puis si ce n'est pas toi qui les fais, tu vas s'y enregistrer, tu les checks.
Participant 5: Tu le fais encore ?
Vanessa Dreifuss: Oui, absolument. Je parle à des clients, je parle à des partenaires. Je vais écouter les sales calls pour voir ce qu'ils disent, les questions, quel est le feedback du client. Parfait.. On peut faire des choses, mais c'est juste pas très bien exprimé. Donc, tu peux avoir beaucoup de feedback qui peuvent être applicables, soit vraiment côté produit, comment améliorer une feature ou quoi, mais ça peut être aussi côté marketing. Comment mieux exprimer la proposition de valeur ? Comment être plus spécifique ? Si un client te décide, tu réponds avec quoi ? Et tu peux pas le faire si t'es tout seul un peu dans ta tour d'ivoire. Il faut que tu puisses aussi... avoir ce sens-là.
François Lanthier Nadeau: Un pied en dedans, dans la compagnie, dans le produit, mais surtout un pied dehors dans le marché, dans la compétition avec les clients.
Vanessa Dreifuss: Exact.
François Lanthier Nadeau: Puis une fois que t'as... C'est-tu toi, à un moment donné, qui lève un flag, qui dit Check, je pense que je suis rendu à une étape où je peux shiner puis avoir de l'impact comme CPO ou c'est comme une promo à l'interne ? Comment ça t'est arrivé, ça ?
Vanessa Dreifuss: Ah bien, pour moi, tu crées toujours ton rôle. Donc, c'est que... Je pense que j'ai fait mes preuves aussi. Il y a tout ce que j'ai décrit, mais c'est après aussi pouvoir être face à des investisseurs, avoir des conversations, pouvoir se dire c'est quoi la narrative, mais qui est tellement plus peut-être conceptuelle, plus long terme, etc. Et pouvoir l'articuler de façon claire pour toi, mais pour une audience qui n'est pas dans ton entreprise, qui n'est même pas dans ton industrie. Les investisseurs, mettons. Exactement. Exactement. Et donc, il faut... Il faut pouvoir se détacher de ça, se détacher aussi de son égo, parce que parfois, on pense qu'on a des super bonnes idées, puis de vue de l'extérieur, c'est pas très évident. Donc, tu y terres, et puis tu crées ton rôle, et ensuite, tu le demandes si ça vient pas.
François Lanthier Nadeau: Nice. C'était-tu ta première fois vraiment où tu dealais avec le board, avec un CA ou avec des investisseurs,
Vanessa Dreifuss: tout ça ? Deux choses. Je suis sur le CA de Bixi. Oui, c'est vrai. Donc, ça fait plusieurs années déjà que je vois les dynamiques qui se passent dans les boards de ce côté-là. Donc, je trouve que c'est un bon apprentissage pour voir aussi comment moi, je dois approcher les choses quand je suis dans le boardroom. Et puis après, quand j'étais chez LMNTI, dans l'équipe de CorpDev, beaucoup, sinon l'entièreté des contenus qui étaient préparés pour les fundraises. Et après, pour certains CA, a été préparé par l'équipe. Donc, oui.
François Lanthier Nadeau: Tu as eu de l'exposition à ça.
Vanessa Dreifuss: Oui, exact.
François Lanthier Nadeau: Chez Element AI, il y avait sûrement aussi beaucoup d'investisseurs, d'investissements externes.
Vanessa Dreifuss: Oui.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que tu... Parce qu'à moins que je me trompe, tu n'as jamais, mettons, été dans un produit bootstrap, qui n'est pas une source de cash externe ou whatever. Non. Ça fait que ça fait partie des... des dynamiques qui font partie de ton expérience, mais est-ce que ça met une pression des fois ? Est-ce que c'est quelque chose qui est difficile à gérer ? Le fait qu'il y ait non seulement du capital, mais des fois des board seats ou des gens qui ont certaines attentes par rapport à votre croissance, à comment vous gérez votre compagnie. C'est-tu quelque chose qui met une pression dans ton rôle ?
Vanessa Dreifuss: Bien, c'est un stakeholder. Les employés, ce sont des stakeholders. La direction, ce sont des stakeholders. Mes clients ? sont des stakeholders. Mon board, c'est des stakeholders. Tu dois gérer l'entièreté de tes stakeholders. Si tu essaies de mettre ta tête dans le sable et de te dire qu'ils n'existent pas, il va y avoir un problème un moment ou un autre. Donc, je pense qu'il faut plus le voir comme un équilibre entre tout ça et pouvoir après se dire quelle est la façon la plus judicieuse pour l'entreprise d'avancer et comment je l'explique après à chacun.
François Lanthier Nadeau: Comment je communique, comment je rapte à cette audience, cette partie prenante.
Vanessa Dreifuss: Exactement.
François Lanthier Nadeau: OK, cool. Puis, tu as parlé un petit peu de la compétition. Oui. L'importance d'être comme out there, puis de capter le marché, puis où est-ce que tu t'en vas avec tes skis. Pas juste comment tes skis roulent. Faut que c'est un anonyme.
Vanessa Dreifuss: Je savais pas que les skis se roulaient, mais...
François Lanthier Nadeau: Ouais, bien... Bon, fini. Ça ressemble à quoi la compétition Unito ?? Moi, j'ai comme des idées de Loewing Fruit, Zapier, etc. Mais parle-moi un peu du landscape.
Vanessa Dreifuss: Oui. Il y a de la compétition, effectivement. La plus grosse compétition, et je pense que c'est celle qui existe dans quasiment tous les SaaS du monde, c'est le statu quo.
François Lanthier Nadeau: Explique-moi plus ce que tu veux dire.
Vanessa Dreifuss: C'est-à-dire que les gens font déjà quelque chose. C'est good enough maintenant. Exact. Il y a une forme d'inertie, il y a une forme d'inertie qui peut s'installer ou qui est déjà installée en fait. Et donc, c'est quoi les dynamiques ? auxquels les clients font face, qui font en sorte qu'ils veulent sortir de cette inertie-là et comment est-ce que nous, on peut le capturer. Bon, donc ça, c'est sûr que c'est notre plus gros concurrent. Tu peux faire du copy-paste toute ta vie si tu veux. Ce n'est pas forcément une super bonne idée, mais c'est le cas. Ensuite, effectivement, tout ce qui est automation, players, particulièrement ceux qui sont aussi product-led. Zapier, Make, il y en a certains qui ont été rachetés d'ailleurs, genre Dotio Notion ils ont été rachetés par Notion.
Participant 5: Ah, c'est vrai. Ouais, ouais, ouais.
Vanessa Dreifuss: Donc, ça, c'est une classe de concurrents qui sont très axés sur ce qu'on appelle triggers and actions. S'il se passe ci, alors déclenchez ça. Voilà, exactement. Et c'est des choses assez simples, en fait, en termes d'intégration, qui résout Beaucoup de use case, mais pas l'entièreté des use case. Le sync. C'est fondamentalement une forme d'intégration différente où les objets sont liés les uns aux autres. Donc, ce n'est pas un if and that C'est en train de dire que ta carte d'entrée lot et ton dire dans Hubspot c'est la même chose. Et n'importe quel update qui aura lieu d'un côté ou de l'autre va être suivi. Et donc, en fait, il y a beaucoup de situations que tu ne peux pas résoudre avec des automatisations.
François Lanthier Nadeau: Je comprends. Comment tu... Il y a-tu d'autres compétiteurs... qui ont ce paradigme-là au niveau de l'intégration de sync, puis de... Comment tu as appelé ça, excuse ?
Vanessa Dreifuss: Sync and triggers and actions.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Sync, c'est comme une relation latente qui est tout le temps là. Triggers and actions, c'est tout le temps comme une chronologie. Il se porte ça, donc fait ça. Il se porte ça, donc fait ça. Y en a-tu qui ont le même paradigme de synchronisation qu'Unito ? Oui. OK.
Vanessa Dreifuss: Déjà, Sync a été... vraiment très similaire en fait à Unito mais c'est fait racheté par Hubspot. Et eux, ils étaient spécialisés dans le sync, mais entre les contacts. Et donc, ton contact qui est peut-être dans Outlook va être synché avec ton CRM, qui va être synché avec ton Marketing Automation Tool, qui va être synché avec tes forms, etc. Et donc, l'information peut être updatée de façon bidirectionnelle à travers tous ces systèmes-là. Donc là maintenant en fait HubSpot l'a complètement intégré. Dans toute sa société. Ouais c'est ça et tu peux l'acheter en fait via le Operations Hub de Hubspot. Ensuite t'as certains joueurs qui l'ont fait mais à chaque fois ça va être dans des niches différentes. Ouais. Donc à Whalesync par exemple, eux vont être...
François Lanthier Nadeau: Oh...
Vanessa Dreifuss: Qu'est-ce qui se passe-t-il ?
François Lanthier Nadeau: Oh Vanessa, c'est pas le trauma que tu viens de me causer. Non, non, regarde.
Vanessa Dreifuss: Je veux savoir, dis-moi tout. Oui, oui, non,
François Lanthier Nadeau: je m'excuse, je fais une parenthèse. Oui, vas-y, vas-y. SaaSpasse, la plateforme web, donc il y a un répertoire des SaaS au Québec, il y a un job board, tu peux poster des jobs ou appliquer. Toute la data qui vit là-dessus, à la base, est dans un Airtable, qui est structuré de façon assez simple. Puis le front-end, c'est Webflow, c'est un website. Puis nous, pour itérer plus vite, puis builder un MVP sur le sens du monde, sans briser la banque. on a fait affaire avec du monde que j'adore et que j'aime, le studio Apollo 13. Ils font des MVP en no-code. Ils font du no-code beaucoup. Ils ont mis Whalesync entre les deux. Mon chum, qui est un contractant aussi, François Deville, il a dit Check, dude. Pour aller vite comme tu veux aller vite, pour ne pas dépasser trop de coûts, ça, c'est une stack qui ferait du sens pour commencer. Mais Whalesync, c'est comme rendu un running gag chez SaaSpasse parce que l'intégration spécifique entre Airtable et Webflow appète souvent.
Vanessa Dreifuss: Ah ouais ?
François Lanthier Nadeau: Puis comme on a des e-mails de Well, sync failed, issues failed je suis rendu que je les file tout out. Puis je fais juste des pings au gars pour qu'il… Est-ce que tu sais pourquoi ?
Vanessa Dreifuss: Parce que…
François Lanthier Nadeau: Non, parce que je ne me mets pas les mains dedans, parce que je suis lâche, paresseux et que j'aime… Je dirais que t'as,
Vanessa Dreifuss: mais… Non,
François Lanthier Nadeau: j'aime me concentrer sur des affaires comme ce qu'on fait là, où j'ai plus d'impact.
Vanessa Dreifuss: En tout cas, tu peux me mettre en relation avec ta personne qui est en charge de ça, parce que leur intégration… Airtable Webflow, c'est censé être le cœur de ce qu'ils offrent. Donc, si ça, ça casse, c'est possible que ce soit la façon dont vous ayez fait le sync, ou c'est peut-être eux. Mais là,
Participant 5: on peut utiliser Mito pour ça, d'accord ?
Vanessa Dreifuss: On n'a pas Webflow, mais on le considère. Donc, c'est ce que je disais, c'est qu'en fait, eux, ils ont commencé avec un Some Kind of Database, genre Airtable, et Some Kind of CMS, genre Webflow. puis faire en sorte que ton information qui doit être distribuée dans Webflow puisse être updatée à partir de ta base de données et vice-versa. Et ça, c'est vraiment, c'était leur wedge. Et nous, le nôtre, ça a été de commencer avec le Project Management and Software Development. Et là...
François Lanthier Nadeau: Voilà.
Vanessa Dreifuss: Et donc, tu en as d'autres comme ça qui se sont faits, mais... Je dirais que ceux qui ont commencé à le rendre plus général, tel que ce qu'on fait, parce que maintenant, nous, on intègre Slack, Google Sheets.
François Lanthier Nadeau: Combien, maintenant, on a d'intégrer ?
Vanessa Dreifuss: On a une cinquantaine d'intégrations. On a des bases de données, on a Snowflake. Donc, on a vraiment rendu ce concept-là plus general purpose. Et là, on est unique.
François Lanthier Nadeau: C'est bon. Là, je te suis. Cool. Puis, mettons, Well ce serait un exemple de niche. qui est un petit peu plus no-code, web designers. Exact. Puis vous, vous avez commencé à pénétrer le marché dans quelque chose d'un petit peu plus niché, project management, mais là, vous avez établi, mettons, votre two-way sync dans... L'automation et la synchronisation de tools at large.
Vanessa Dreifuss: Exact.
François Lanthier Nadeau: J'ai bien une grosse vulgarisation. Pour le moment,
Vanessa Dreifuss: les catégories dans lesquelles on est présent, c'est ce dont on a parlé, mais aussi tout ce qui est spreadsheets, les CRM, les outils de support. On vient de lancer, par exemple, ServiceNow. Les bases de données, les forms. Et donc, l'idée, c'est qu'on puisse attaquer de façon systématique des nouvelles catégories et donc des nouveaux use cases. à travers ces nouveaux logos qu'on lance dans notre portfolio.
François Lanthier Nadeau: Ce qui me buzz un petit peu, Vanessa, c'est qu'il y a tellement de possibilités de par la nature du tool que vous buildez. C'est genre, tu peux connecter deux items, un item à 50, 50 à 60. Comment tu décides quelle catégorie tu vas chercher ? Faites-vous un peu comme l'analyse d'un TAM, d'une niche, de genre, si on réussit à pogner, mettons, je ne sais pas, vraiment les... les ventes sur le terrain, genre field sales, puis qu'on intègre une couple de taux, puis là, on fait tel genre de marketing, on pense qu'il y a tant de business qui sont en field sales, puis j'ai quand même inventé ça, je ne sais pas si c'est ça.
Vanessa Dreifuss: On n'a pas field sales, mais c'est possible qu'un jour, nous y soyons. Oui. Donc, en fait, la façon dont on procède, c'est qu'on a un Airtable qui est fucking huge, avec dans ce Airtable, une liste d'une trentaine de catégories de SaaS. Et dans chaque catégorie, on a la plupart des logos qui sont associés à cette catégorie-là. Et donc, en fait, on fait un premier exercice de priorisation qui est à l'échelle de la catégorie. Et on va dire, OK, quelle est la taille du marché avec, en overlapant, en bon français, ces nouvelles catégories-là et les existantes dans lesquelles est-ce qu'on est. Donc, la façon dont on mesure ça, par exemple, ça va être de se dire... OK, on va checker tous les mots-clés, les volumes of keyword search pour integrate Jira with nom d'un outil dans lequel on n'est pas encore.
François Lanthier Nadeau: C'est bon.
Vanessa Dreifuss: Et donc, en fait, on regarde tous les volumes. Et ça, c'est une indication d'un intent sur le marché. C'est des signaux. Donc ça, c'est un des data points. On va aussi regarder, admettons, les marketplaces de joueurs existants dans lesquels on se trouve. Puis on va regarder juste. Ok, qui est présent ? Et est-ce que...
François Lanthier Nadeau: Les catégories low. Exact,
Vanessa Dreifuss: exactement. Et donc là, tu regardes, ok, c'est quoi les ratings des gens ? Est-ce qu'il y a beaucoup de gens qui font des requêtes ? Parce qu'il y a souvent des commentaires. Et donc là, tu peux commencer à avoir un feel. C'est quoi le use case ? Est-ce qu'on va pouvoir le servir vraiment bien ? Ou honnêtement, c'est good enough ? Et donc, pour nous, on risque de passer des cycles à faire des choses qui ne vont pas vraiment servir.
François Lanthier Nadeau: Ou à s'en démarquer, mettons.
Vanessa Dreifuss: Exact. Donc là, on fait ça à l'échelle d'une catégorie. Puis une fois qu'on a fait ce ranking de catégories, On va regarder les logos. Et donc là, il y en a des milliers. Et là, c'est là que tu fais, OK, c'est quoi le tiering des logos ? Et on le fait basé sur l'irrevenu, le nombre d'usagers. Est-ce qu'on voit qu'il y a une tendance à avoir plus d'usagers ou est-ce que c'est une tendance descendante ? Et donc, ça nous permet après de choisir un ou deux logos qu'on va appeler flagship. Et puis, on fait le test avec ça. Puis si ça marche, tu continues. Si ça ne marche pas, tu passes à autre chose.
François Lanthier Nadeau: Puis c'est complètement débile. Puis là, mais toute cette info-là, tu sais, ça vient de différentes data sources. Il y a de la qualitative, il y a de la quantitative. Tu as du monde de SEO qui te sort ton keyword volume pour un paquet d'intentions qui fit avec la catégorie de SaaS. Puis après ça, tu vas checker, genre, Amitain, genre, tu remets tout ça dans un table, genre ?
Vanessa Dreifuss: Oui.
François Lanthier Nadeau: Puis là, vous avez une manière que ça soit lisible et comme, genre, qui vous aide à prendre des décisions. Ma question, c'est, itérer à travers un cycle de... de bet ou d'hypothèse de la prochaine catégorie, puis commencer à faire des intégrations avec les flagships, ça vous prend combien de temps,
Vanessa Dreifuss: genre ? Faire le market assessment, on le fait fréquemment, puis tu le fais pour un peu l'entrée. C'est pas si long que ça, je dirais, si t'arrives à être fréquent et diligent dans ce que tu fais. Pour le cycle de construction, j'ai parti... parler un peu de la partie business, checker les chiffres et tout. Mais après, il y a des réalités aussi qui sont est-ce que ces joueurs ont des API ? Est-ce que elle est publique ? Est-ce qu'elle est gratuite ? Est-ce qu'il y a des rate limits qui sont tellement crazy qu'on ne va jamais rien pouvoir construire ? Après, on a un technical assessment qui est fait sur les API et qui vient filtrer la priorisation qu'on a au niveau des logos. Donc ça... Malheureusement, ça s'automatise très mal. Et donc, tu as besoin d'aller checker à la mitaine chacune des API, lire la doc, etc. Puis, on a une façon maintenant, on a itéré énormément sur la façon de faire ces évaluations-là. Et donc là, on a une façon qui devrait être relativement peu biaisée de pouvoir évaluer ça. Et après, on commence le bear doubt. Donc, le bear doubt en tant que tel, c'est peut-être quatre semaines. incluant le test. Mais il y a beaucoup de choses en amont. Puis après, il y a beaucoup de choses en aval. Parce que ce n'est pas parce que tu as construit quelque chose que c'est bon, tu peux partir. Souvent, il va manquer des fields. Donc, en fait, tu en as toute une phase aussi de monitoring qui se passe une fois que tu as lancé, que tu as release.
François Lanthier Nadeau: La santé de l'intégration, comme on dit. Oui,
Vanessa Dreifuss: exact. Et donc là, il faut itérer pour pouvoir ajouter ce que les gens demandent, en fait, tout simplement. Puis que tu avais mal anticipé parce qu'il y a tellement de volume. En fait, tu ne peux pas aller dans le détail, des détails, des détails. Il faut que tu assumes que le marché va te donner du feedback et que tu as suffisamment de loose dans ta planif pour pouvoir ensuite itérer.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est bon. C'est malade comme flot. Je suis tellement content de pouvoir geeker sur du produit. J'ai comme l'impression que ça fait un bout, que je n'ai pas pu vraiment plus creuser. Fait que là, j'ai la bonne personne. OK, cool. Puis, all right, folks, break de 30 secondes pour vous parler de notre partenaire certifié Baseline, une firme d'accompagnement en intelligence artificielle. C'est des geeks et des doctorants, mais avec plus de street cred que ceux que vous allez trouver dans Big Bang Theory, mettons. Ils ont accompagné plusieurs SaaS pour comprendre, collecter, valoriser leurs données. Ce n'est pas quelque chose qui est toujours simple, mais Baseline font direct ça et c'est des pros là-dedans. Leur input vous permet d'identifier et de développer des fonctionnalités critiques, souvent améliorées par l'IA, abstraire votre proposition de valeur dans une interface chat, automatiser des workflows et de la personnalisation UX, et plus encore. Donc, check out leur entrevue sur saspace.com slash partenaire avec un S slash baseline ou sur notre YouTube. OK ? De retour au pod. Une fois que... Tu sais, tu disais que le marché va t'éduquer. C'est-tu, mettons, en termes de... OK, mais dans une intégration A, il y a genre un tool A, excuse, il y a un paquet d'objets qui pourraient être mis en synchronisation. Puis là, toi, t'es comme, je vais prendre les plus populaires du UI ou je sais pas quoi. Puis là, finalement, le marché te dit, non, non, non, il faut que genre telle data ou telle info... soit synché, si ça pourrait être utile, mettons.
Vanessa Dreifuss: C'est exactement ça. Ça peut être aussi, il faut introduire des nouvelles règles, par exemple.
François Lanthier Nadeau: Parce que c'est ça, c'est pas juste le sync, c'est aussi l'automation.
Vanessa Dreifuss: Oui, parce qu'en fait, dans les règles, par exemple, ça pourrait être, je reviens sur mon Asana Jira, je voudrais que ce soit seulement les tâches qui sont avec un field qui dit in-build, qui soit synché. Donc ce qui est... pas avec ce label-là, on ne veut pas le voir dans l'autre outil. Et donc après, en fait, selon les use cases, tu as des règles qui vont être différentes. Et donc, il faut qu'on en ajoute fréquemment pour pouvoir répondre aux besoins des utilisateurs.
François Lanthier Nadeau: Ok. Ça fait de la data à gérer. C'est quoi le split ? Admettons j'essaie de me faire une tête. Tu avais dit 80-ish personnes ?
Vanessa Dreifuss: Oui.
François Lanthier Nadeau: Fait que le... C'est très product-centric comme organisation, pas le choix, à part la nature de ce que vous faites.
Vanessa Dreifuss: Oui.
François Lanthier Nadeau: Puis c'est mostly product-led, que t'as dit, comme growth. Ça veut dire que t'as quoi, t'as facilement une vingtaine, si c'est pas une trentaine de personnes qui sont sous l'ombrelle large des produits, mettons ?
Vanessa Dreifuss: Oui, c'est même plus que ça, parce que je pense qu'on a 30 ingénieurs.
François Lanthier Nadeau: Good. Puis là, il te faut tous les product marketers de ce monde.
Vanessa Dreifuss: Il y a le product manager, product design. Donc, oui. Et puis ensuite aussi product marketing, etc.
François Lanthier Nadeau: C'est-à-dire que c'est un split grossier des départements ou des fonctions dans une tour, non ?
Vanessa Dreifuss: Je dirais qu'il y a peut-être... Ça doit être 40. C'est la moitié qui doit être en product engineering. Enfin, qui est en product engineering. Something about the experience of the product. Oui, oui, oui. Puis l'autre partie, ça va être... Des opérations, sales, support, marketing.
François Lanthier Nadeau: OK, good. Parlons un petit peu du prix, parce que quand je faisais ma prep, j'ai analysé, puis vous avez trois tiers plus un contactus, je pense. Puis les deux premiers tiers de pricing sont capés à un outil d'utilisation. Comment vous avez pris cette décision-là ? Genre, ça m'intéressait, puis explique un peu plus.
Vanessa Dreifuss: Oui, donc en fait, les deux premiers plans sont effectivement ce qu'on appelle one too many Donc, ça veut dire que quand tu construis tes flots… tes workflows, tu dois toujours avoir un outil qui est le même. Mais par contre, l'autre outil peut être n'importe quoi dans notre portfolio. Donc, admettons que tu utilises Asana. Tu peux faire un flow Asana Jira, mais tu peux faire un flow Asana Google Calendar, Asana Google Sheets, Asana HubSpot, Salesforce, whatever. Ça va tout faire partie de ton plan. Alors que quand tu passes sur les plans qui sont plateformes, là, ça va être du many-to-many. Donc, ça veut dire que tu vas pouvoir avoir des cas de figure qui sont beaucoup plus éclectiques. Tu pourrais avoir du Airtable à I don't know, something about contacts. Un
François Lanthier Nadeau: CRM.
Vanessa Dreifuss: Pipe drive. Que nous avons aussi. Donc toujours est-il que c'est beaucoup plus organisé soit pour une plus grosse structure, soit pour... Si tu es en marketing, par exemple, ce serait pour plusieurs équipes marketing qui ont toutes des stacks différents. Si c'est dans une plus petite entreprise, ça pourrait être pour être à travers tous les départements. Et c'est rare que 100% des départements utilisent le même outil Core.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Tes deux premiers plans, c'est du monde qui a leur centre de commande ou leur outil principal, c'est une affaire.
Vanessa Dreifuss: Oui, c'est leur affaire.
François Lanthier Nadeau: Ils sont comme, j'ai plein d'autres affaires que je vais pouvoir connecter avec. As-tu analysé un peu, c'est-tu des solo users ? C'est-tu des
Vanessa Dreifuss: PME ? C'est très rarement des solo users parce que comme ce qu'on débloque, c'est souvent de la collaboration. Il y a aussi du data sync, mais c'est beaucoup plus fréquent que ce soit. On va dire des entreprises de taille moyenne qui grossissent, qui ont des processus qui évoluent et qui peuvent avoir un stack qui va changer aussi fréquemment et qui, du coup, veulent avoir des best of breed dans leurs équipes, mais qui ne veulent pas être un frein non plus pour la collaboration, la visibilité, l'alignement, le reporting et donc qui font en sorte que ça se connecte en fait les uns avec les autres. Je dirais qu'en volume, c'est sûr qu'il y a beaucoup plus de volume sur les plus petits plans. Et après, en valeur, bien sûr, ça va être sur les plus gros plans.
François Lanthier Nadeau: Tu as parlé de product-led growth. Donne-moi un exemple de comment Unito, de par l'expérience produit, suscite soit de nouveaux clients ou de l'expansion revenue dans le même compte. Donne-moi un petit exemple.
Vanessa Dreifuss: Oui, en fait... Encore une fois, tu peux arriver, commencer à utiliser l'outil. C'est vraiment simple. Une des features qui est le plus fréquemment utilisée, c'est d'inviter quelqu'un. Donc, si tu invites quelqu'un, la raison principale au début, c'est qu'un workflow, c'est rarement avec une personne. Ça va être à travers plusieurs personnes, voire plusieurs équipes. Et donc, pour arriver à faire un design de workflow qui fasse du sens, il faut comprendre ce qui se passe d'un bord, mais aussi de l'autre. Et donc, en fait, les gens vont collaborer pour pouvoir définir un flow qui a du sens entre ces outils-là. Et donc, s'il y a des invitations, pour nous, déjà, c'est un super bon signal que c'est une entreprise où il va y avoir de la collaboration et où potentiellement, il va y avoir d'autres personnes avec qui se connecter, etc. Un des mécanismes qui permet aussi d'aller dans l'expansion, ça va être tout ce qui est... duplicate. Donc, admettons tu vas faire un workflow donné, puis ça peut être entre, t'es une équipe marketing, puis ça va être avec un fournisseur. Tu as un freelance qui va être pas sur ton outil, pour des raisons de sécurité, d'organisation, peu importe. Donc, eux, ils vivent dans un autre outil. Cool. Donc là, t'as set up your flow avec cette personne-là. Mais c'est rare que t'aies juste un fournisseur. Donc, tu vas peut-être en avoir 2, 3, 4, 5, 6. Ok, bye. juste duplique ton flow. Puis en fait, ce qui va changer, ça va être la connexion à l'outil de l'autre côté, mais le reste devrait être similaire pour que tu puisses avoir après la visibilité puis que tu puisses gérer, encore une fois, comme tu disais, ton command center, il puisse être le même et puis il est organisé tout le temps de la même façon.
François Lanthier Nadeau: Ça fait que ça, c'est un signal de scale ou de scope de tâches à faire avec Unito. Oui. Genre, OK, bien là, il a reproduit le même flow avec un mini truc différent pour plusieurs fournisseurs. C'est un command center qui va... Plus de valeur à extraire du produit, donc on l'upsell somehow ?
Vanessa Dreifuss: En fait, ce qu'on fait, c'est que les e-mails qu'on envoie sont très éducatifs. Et donc, ils vont être basés sur le type de feature que tu as utilisé déjà et sur lesquels on pense qu'il pourrait y avoir de la valeur pour toi ensuite.
François Lanthier Nadeau: OK. Fait que dans votre nurturing, il y a des segments en masse. Oui, exact.
Vanessa Dreifuss: Et ensuite, plus tu as d'outils connectés, tu as certaines personnes qui vont connecter des outils, mais qui ne vont pas construire des flows aussi avec. Donc là...
François Lanthier Nadeau: Ça, c'est juste pour le sync, dans le fond,
Vanessa Dreifuss: là-dedans ? Oui, parce que pour différentes raisons. Admettons, on a une page avec tous nos connecteurs, puis ils sont comme... Moi, j'ai ça, j'ai ça, j'ai ça, j'ai ça. Donc nous, c'est des signaux. pour dire, ah bien, pour le moment, il ou elle a construit un flot juste entre deux outils, mais il en a connecté dix. Donc, il doit y avoir d'autres... Potentiel latent. Exactement. Donc là, ce que tu peux envoyer, c'est des inspirations de use case qui sont avec ces autres outils-là, par exemple.
François Lanthier Nadeau: Je peux-tu te poser des questions de tooling, puis tu me dis si tu veux répondre ou pas, là, mais... Sure. Côté nurture sequence, activation, upsell, cette espèce de dimension-là, Vous utilisez quoi comme tool ?
Participant 5: Hubspot.
François Lanthier Nadeau: HubSpot ? Parfait. Côté BI, tu me parlais, j'ai ces signaux-là dans les events qui se passent pendant que j'utilise un produit, puis là, ça me donne une idée que je peux envoyer tel genre de nurture, whatever. Côté BI, monitorer ce qui se passe dans l'app, tout ça, vous utilisez quoi comme tool ?
Vanessa Dreifuss: On utilise Looker et Amplitude, mais on a aussi connecté Hubspot. avec notre snowflake et donc en fait tous les events qui sont importants sont aussi enregistrés dans hubspot qui déclenche après les séquences nice dans hubspot nice amplitude avez-vous nous on l'a utilisé payez-vous pour amplitude je
François Lanthier Nadeau: ne sais pas c'est pas une question pertinente mais ok cool puis toi mettons comme cpo tu vas pas t'es juste dans looker genre t'as tu des dashboards qui sont plus À quel point tu creuses dans tous ces outils-là, mettons, toi ?
Vanessa Dreifuss: Qu'est-ce que j'utilise ? J'utilise beaucoup Looker. Donc, en fait, on a une petite équipe data. OK, oui, je me demandais. Oui, on a un data engineer et une personne qui est data analyst. Donc, on a accès à beaucoup d'informations. Puis, si on n'y a pas accès, on peut aussi faire des demandes. Et on n'est pas si gros, donc le turnaround time est vraiment rapide. Oui.
François Lanthier Nadeau: Tu n'auras plus ton dashboard dans l'autre trimestre.
Vanessa Dreifuss: C'est ça, exact. Donc, on a accès à beaucoup d'informations directement là. Puis Amplitude, c'est plus pour complémenter des choses qui ne sont pas disponibles nécessairement dans Looker. Dans le Looker.
François Lanthier Nadeau: Dans le Looker, dans le fond, ça va représenter des events qui se passent, mais les events vont être comme fired et enregistrés ailleurs, dans BD ou... Oui,
Vanessa Dreifuss: exactement.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est bon. On voulait que c'est votre base de données. C'est ça. Je ne suis pas à côté de la taxe. Ça me rafraîchit sur la stack. C'est le fun en crise. OK. Là, on a parlé de la compétition. On a parlé du pricing. J'ai le goût qu'on parle d'acquisition. Tu as mentionné les SEO. Tu as mentionné certaines intentions de recherche. Clairement que c'est le genre de produit pour lequel les gens cherchent. J'imagine que c'est peut-être un canal. Mais sinon, je voulais savoir les canaux d'acquisition principaux. Ça ressemble à quoi un ton chez Mito ?
Vanessa Dreifuss: Oui. Je pense que là où on a une bonne maîtrise, ça va être pour les gens qui savent qu'il y a un problème et ils sont en train de chercher un problème, la réponse à ce problème-là. C'est ça. Donc, tu ne peux pas être plus en bas du funnel que ça. Donc, la façon dont on fait ça, c'est du SEM.
François Lanthier Nadeau: On fait du paid aussi.
Vanessa Dreifuss: On fait du paid. Donc, si tu as quelqu'un qui dit C'est un casse-saint, un Jira guess what ? We show up. en paid et en organic.
François Lanthier Nadeau: À l'interne, ce monde-là ?
Vanessa Dreifuss: Oui.
François Lanthier Nadeau: Good.
Vanessa Dreifuss: Et ensuite, on a aussi beaucoup de présence sur les marketplaces de nos partenaires.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Vanessa Dreifuss: Parce qu'en fait, nos partenaires, enfin, nos clients, c'est une audience, un subset de nos partenaires. Donc, on est sur le HubSpot Marketing on est sur l'Atlassian Marketing sur Trello, Asana, everything. Anywhere, n'importe où, où est-ce qu'on peut être, on va y être.
François Lanthier Nadeau: Admettons au bout des doigts, as-tu le marketplace qui vous drive le plus de sign-ups ?
Vanessa Dreifuss: C'est très lourd. Notamment parce qu'on a été timés vraiment au bon moment avec eux. Dans le sens où ils ont lancé leur marketplace, on a été très vite listés comme un power-up. C'est leur terminologie. Et en fait, ils montrent le nombre de installs sur leurs power-ups. Et comme on était au début, puis qu'on était les seuls à offrir le service, en fait, pendant longtemps, on a eu des installs, des installs, et puis ça devient plus difficile pour les concurrents de venir, parce qu'ils vont commencer à zero installs, puis nous, on en est avec des milliers maintenant. Donc...
François Lanthier Nadeau: T'as comme temporellement nailé ta preuve sociale, puis c'est genre rattrapé, c'est top. Exact. Puis c'est comme un app certifié, le PowerApp, mettons ?
Vanessa Dreifuss: Non, PowerApp, c'est juste le nom qu'ils ont pour les... les ZAP.
François Lanthier Nadeau: Power-ups.
Vanessa Dreifuss: Power-ups.
François Lanthier Nadeau: Excuse-moi. Je m'excuse.
Vanessa Dreifuss: Mais ils ont aussi des choses comme staff pick et puis des featuring, etc. Puis là, on est bien plugués aussi chez eux pour faire comme... On veut être featured.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, parce qu'il faut que tu fasses du relationship management. Exact. C'est des partenaires d'intégration que tu dois nourrir.
Vanessa Dreifuss: Exact.
François Lanthier Nadeau: Vous avez du monde, j'imagine.
Vanessa Dreifuss: On a du monde dédié en relations partenariat. Puis, on fait avec eux des webinars, des blog articles. On va aussi enabler leurs équipes de vente. On va équiper leurs équipes de CS. Pour qu'ils puissent, s'il y a des questions sur est-ce qu'on pourrait faire telle chose ? ils pensent tout de suite à Unito. Donc, on a plusieurs personnes qui sont juste là-dessus.
François Lanthier Nadeau: Très cool. Pour les deals un petit peu plus costauds, avez-vous une petite fonction de vente, genre que tu as carrément des reps ou des sales execs, comme tu veux, qui vont aller voir les plus grosses compagnies, faire des pitches, tout ça ?
Vanessa Dreifuss: Oui. Donc, en fait, la façon dont ça fonctionne, c'est qu'il y a le inbound free trial qui arrivent, c'est des sign-up. Ils testent le produit. Quand ils testent le produit, déjà, s'ils ont des questions, on a du support qui est chat-based. Et si on commence à scorer les usagers, basé sur leur product usage et sur leur demographic. Donc, si on voit qu'il y a un fort product usage et un high demographic fit, ils vont partir dans une catégorie qui va être flaguée par les ventes pour qu'on puisse aller faire des recuts à cette audience-là. Puis, s'il y a des chat tickets où l'équipe de support se rend compte qu'il y aurait un potentiel pour un plus gros type de vente, ils vont le flaguer aussi à l'équipe de vente pour qu'ils puissent parler avec ces clients-là.
François Lanthier Nadeau: Je ne sais pas si c'est une question que tu peux répondre ou pas, mais c'est-tu dans votre ambition de... bouger upmarket beaucoup pour aller chercher les plus gros clients ?
Vanessa Dreifuss: C'est sûr que c'est plus intéressant d'un point de vue financier, mais on ne veut pas nécessairement se couper du PLG. C'est plus comment faire cohabiter les deux motions. Et puis, c'est là où...
François Lanthier Nadeau: C'est un mot de suite, c'est motions.
Participant 4: Je t'ai regardé.
François Lanthier Nadeau: c'est le fun tu gères le produit CPO
Vanessa Dreifuss: TVP marketing donc tu gères aussi le marketing y'a-tu des challenges à gérer les deux y'a-tu des clashs des fois entre les deux comment cette harmonie-là se construit mettons alors est-ce qu'il y a des gros clashs je ne pense pas est-ce qu'il y a des clashs je pense qu'il y en a entre toutes les équipes les tensions c'est ça il faut Donc, pas nécessairement de ne pas en avoir parce que ça veut dire qu'il n'y a pas d'expression de besoin. Donc, il faut qu'il y en ait. Est-ce que le fait que ce soit moi qui gère les deux qui est la source de ça ? Je ne sais pas, peut-être, je ne pense pas. Mais le genre de situation qui arrive, elles sont les mêmes, je pense, dans beaucoup d'entreprises. C'est-à-dire, on est en retard pour livrer telle feature. Guess what ? L'équipe marketing s'est organisée pour pouvoir faire un lancement à telle date. Donc là, comment est-ce qu'on fait pour pouvoir s'adapter ? C'est une relation de tension, mais ce n'est pas de l'agression. C'est comment est-ce qu'on fait pour pouvoir dealer avec ça. Tu peux dire la même chose entre product and engineering. Il y a souvent des directions qui peuvent être... prises qui sont à l'opposé. C'est comment est-ce que tu fais pour avoir en anglais, c'est creative tension. Donc, c'est cette tension qui va faire en sorte que tu peux trouver des solutions qui sont peut-être aussi plus intéressantes que si tu avais été tout seul dans ton coin. Puis, ce qui va peut-être rentrer un peu plus dans comment on fait pour pouvoir gérer un équilibre, ça va être, on a un pool d'usagers qui sont PRG. avec un type de plan donné, qui ne vont pas nécessairement avoir les mêmes besoins qu'un client qui va être une grande entreprise. Après faire cette priorisation, ce relais-là, c'est difficile parce que d'un côté, tu vas avoir du volume et de l'autre, tu vas avoir de la valeur. Et puis, l'équipe de vente, l'équipe de Customer Success, ils vont très certainement plus faire de requêtes pour les grandes entreprises. Mais toi, ce que tu vois en tant que product team, ça va être beaucoup plus le volume et puis tous les requests qu'on va avoir, soit via le chat, soit via Cani, parce qu'on utilise Cani pour une...
François Lanthier Nadeau: T'as la même réalité, mais tu vois pas le même segment de la réalité.
Vanessa Dreifuss: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Dépendamment de quel point de vue t'es dans la compagnie.
Vanessa Dreifuss: Exact.
François Lanthier Nadeau: Puis, tu dirais-tu que les product marketers, les PMMs, mettons, aident à ce que tout le monde voit la même chose un peu ? Oui,
Vanessa Dreifuss: c'est sûr que c'est une fonction d'alignement. Je dirais que les product managers le sont aussi. Une des choses qu'on a mis en place assez tôt, c'est de faire en sorte que le début des projets ou des initiatives plutôt, et les fins, soient faites ensemble. Donc, ça veut dire que quand on rédige un brief, c'est le même brief en produit et en marketing. La recherche en amont, elle est faite de façon collaborative. On utilise les mêmes outils. D'ailleurs, on essaie de s'organiser pour qu'il n'y ait pas de recherche en parallèle et qu'on n'utilise pas finalement. Donc, on se met d'accord sur les protocoles de recherche ensemble. Les user interviews peuvent être faites par des marketeurs ou par des product managers.
Participant 5: On enregistre tout.
Vanessa Dreifuss: Et puis, le brief est donc rédigé de façon collaborative. Et au moment après où c'est lancé, c'est aussi fait de façon collaborative. On a un système qu'on appelle le debrief, qui est un certain nombre de semaines ou mois après un lancement. Et le debrief, il est aussi fait en collaboration.
François Lanthier Nadeau: Avec du monde qui vont faire de l'inbound, qui vont faire du marketing ? Non,
Vanessa Dreifuss: ça va être product marketing et product manager.
François Lanthier Nadeau: C'est bon. Qui sont, eux, les reps à l'interne puis un peu plus à l'externe. Oui,
Vanessa Dreifuss: exactement.
François Lanthier Nadeau: Une question que j'ai posée à Maxime, que tu connais, puis qu'on avait essayé de répondre aussi sur un épisode dans le podcast, un épisode précédent, ce serait quoi ta définition du product marketing ? J'ai quand même l'impression que ça peut être... C'est...
Vanessa Dreifuss: C'est... Ouais. Je pense que chacun a sa définition, effectivement. Pour moi, le product marketing, c'est vraiment comprendre un marché et savoir comment positionner le produit dans ce marché-là. Puis après, dans ta compréhension... Ça peut s'articuler via du sales enablement, des choses qui vont être faites sur ton site, etc. Mais la tactique a un peu moins d'importance. Ce qu'il faut, c'est fondamentalement comprendre ça, parce qu'après, ça va informer tout ce qui va se passer en aval.
François Lanthier Nadeau: Dans cette optique-là, parce qu'on a une agence de croissance avec Grip, qui est une petite agence de croissance qu'on a lancée pour aider des SaaS au niveau content, SEO, product marketing, storytelling, ce genre de trucs-là. Mais justement, je pense que les défis les plus costauds en product marketing, j'en parlais à un client potentiel qui sont aussi des amis, puis j'étais comme, tu sais, nous, on peut aider avec plusieurs morceaux du product marketing. Mais le cœur, mettons, de comprendre ton marché, j'ai l'impression qu'il faut que tu sois là temps plein. Il faut que tu sois dedans, connecté sur la source.
Vanessa Dreifuss: 100 Je pense que souvent, je ne vais pas dire tout le temps, mais souvent, c'est une embauche qui se fait plus tard. dans les cycles de vie des entreprises, mais c'est vraiment dommage parce que c'est assez fondamental. Pendant longtemps, c'est le CEO qui a cette fonction-là. Mais quand tu commences à grossir et que le CEO fait d'autres choses que tout, commence à spécialiser lui aussi, ou elle aussi, là, il faut assez vite considérer le rôle de product marketing parce que ça te permet, encore une fois, de cadrer tout ce qui se passe après.
François Lanthier Nadeau: Absolument. Puis côté product marketing, c'est un rôle parmi tant d'autres. Là, vous êtes à peu près 80 personnes. Côté embauche chez Unito, comment SaaSpasse ? Vous êtes une business de Montréal avec du capital américain, sûrement c'est du capital canadien. Oui,
Vanessa Dreifuss: pour la série B, on a eu Investissement Québec et CDPQ.
François Lanthier Nadeau: Cool, parfait. L'embauche, c'est-tu difficile, challengeant, facile ? Toi, tu dois être...
Vanessa Dreifuss: En tant que processus ou...
François Lanthier Nadeau: Juste en termes de trouver les bonnes personnes, de talent, les faire rentrer assez relativement rapidement dans l'entreprise. Quel challenge tu vis à ce niveau-là ?
Vanessa Dreifuss: Je pense qu'il y a eu un moment dans le marché où c'était ultra tendu. Et c'était tendu pour tout le monde. Donc, c'était très difficile de recruter bien avec des ambitions réalistes. Mais je pense qu'on est dans une autre phase du marché en tech.
François Lanthier Nadeau: Un petit peu plus.
Vanessa Dreifuss: C'est plus équilibré. Est-ce que c'est difficile ? Je pense qu'il faut y investir du temps pour pouvoir choisir les bonnes personnes. C'est du travail. En fait, ça fait partie de ta job. Donc, si tu dis je vais faire ça on the side, tu ne vas pas embaucher quelqu'un de bien. Puis, tu risques d'embaucher quelqu'un. Puis, ça ne va pas être un bon fait. Donc, tout le monde perd du temps. Puis... Il y a beaucoup d'effets dominos.
François Lanthier Nadeau: C'est des erreurs qui coûtent. Combien sur, mettons, une semaine ou un mois ou une année de travail, combien de temps, le pourcentage de temps, à peu près, tu mets ? Côté RH, embauche.
Vanessa Dreifuss: RH ?
François Lanthier Nadeau: Juste embauche, mettons.
Vanessa Dreifuss: Ça dépend des cycles où on est, s'il y a beaucoup d'embauches ou pas. Mais je dirais que côté pipon, c'est à peu près...
François Lanthier Nadeau: En général,
Vanessa Dreifuss: OK. C'est peut-être 30 à 40 de mon temps.
François Lanthier Nadeau: Quand même, ouais.
Vanessa Dreifuss: Ouais.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis est-ce que tu... Là, je ne sais pas au scale que vous êtes. J'imagine que des fois, vous avez de l'aide externe aussi. C'est pas... Avez-vous... le sourcing, le recruiting à l'interne ?
Vanessa Dreifuss: On l'a à l'interne et pour certaines fonctions, on va lui faire appel à des gens à l'externe.
François Lanthier Nadeau: Quand tu engages une personne de produit, et moi, une question pour une personne de marketing, y a-t-il des green flags ou des red flags que tu es game de partager ?
Vanessa Dreifuss: Oui, dans les green flags, c'est sûr que pour moi, un truc qui est super important, c'est la curiosité. Est-ce que... Une question qu'on pose très fréquemment lors de nos processus d'entrevue, c'est est-ce que tu as essayé le produit ? Il est gratuit à essayer si tu n'as même pas fait cette job-là.
François Lanthier Nadeau: Moi, si tu n'étais pas allé sur mon site web, j'avais arrêté de fumer.
Vanessa Dreifuss: Donc, ça commence par là. Il faut que tu aies la volonté de comprendre bien sûr, l'entreprise pour laquelle tu es en train de passer une entrevue, mais c'est qui les clients ? C'est qui... C'est quoi les use cases ? Même si je te parle en tant que product manager, est-ce que tu peux exprimer une proposition de valeur qui est typiquement quelque chose qu'on demande plus à un marketeur ? Puis, en fait, tu te demandes, c'est quoi la valeur de ce que je suis censée construire, en fait ? Donc, ouais, la curiosité, je dirais que c'est vraiment le truc numéro un.
François Lanthier Nadeau: Drapeau vert.
Vanessa Dreifuss: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Drapeau rouge, peut-être ?
Vanessa Dreifuss: Ben, les drapeaux rouges, ça va être l'absence.
François Lanthier Nadeau: Moi, même.
Vanessa Dreifuss: Je pense aussi qu'encore une fois, on est dans une startup. il va y avoir des changements. Il faut être à l'aise avec l'ambiguïté. Il n'y aura pas de truc qui va être super bien défini, précoupé, prémaché. Ce n'est pas possible. Donc, il faut que tu trouves ça excitant. En fait, l'inconnu, l'aventure, pour moi, c'est une aventure. Et pour certaines personnes, c'est un peu tard. Mais donc, il faut trouver les gens pour qui c'est une aventure, en fait.
François Lanthier Nadeau: Dirais-tu que c'est comme une tolérance au chaos, un petit peu ? Ou au changement. Oui,
Vanessa Dreifuss: au changement plus que le chaos. Je ne pense pas que ce soit trop chaotique, mais il y a beaucoup de changements. Puis, il y a du changement en interne, il y a du changement sur le marché. Il y a tout le temps des nouveaux SaaS avec qui potentiellement on peut s'intégrer. Tu as potentiellement des nouveaux ennemis, des nouveaux frenemies, des nouveaux collègues, etc. Il faut que tu puisses te dire, je rentre dans cette conversation, puis on verra bien où est-ce que ça nous mène.
François Lanthier Nadeau: On peut transposer ce drapeau rouge et ce drapeau vert au marketeur, je pense. Oui, grave. Je pense que c'est grave. Côté, mettons qu'on fait une petite parenthèse AI, le generative AI, ça fait deux ans à peu près que c'est all the rage. Il y a des gens qui l'ont inclus dans leurs workflows, il y a des gens qui l'ont inclus dans leurs produits directement. Toi, dans ton rôle, ça a-tu changé quoi que ce soit ?
Vanessa Dreifuss: Oui. De façon personnelle, j'utilise très fréquemment en parallèle ChatGPT puis Gemini. Je vais voir quelle est la différence entre les deux, mais il y a beaucoup de choses que je vais...
François Lanthier Nadeau: Tellement de personnes produisent, faire ça. Le A-B test.
Vanessa Dreifuss: Par exemple, une question que j'ai posée hier, ça va être, sors-moi les growth rates pour ces 10 joueurs-là. dans les cinq dernières années. Donc, ça me sort un tableau de Customer Growth Rate en comparaison à 10 joueurs. Donc, moi, au lieu d'aller de façon individuelle, aller regarder dans leur Earnings Call qu'elle va être...
François Lanthier Nadeau: C'est des publics, c'est ça ? Oui, c'est des publics.
Vanessa Dreifuss: Donc, c'est un temps vraiment économisé, puis tu peux le multiplier par... Il y a beaucoup de recherches dans le métier de Product. Donc, il y a beaucoup de choses quand même qui... où tu peux court-circuiter ce qui se faisait avant juste en faisant ça. Ça ne veut pas dire qu'il faut que tu le prennes pour de l'argent comptant, mais ça permet quand même de pouvoir accélérer le processus pour sûr.
François Lanthier Nadeau: C'est vraiment cool, juste vite, que tu dupliques ton prompt d'un taux à l'autre pour justement éviter un peu ce taux d'erreur-là de il est-il en train d'halluciner ?
Vanessa Dreifuss: Un truc intéressant que j'ai essayé entre les deux, ça a été de demander... quels sont les outils sur le marché qui permettent de faire de la synchronisation de SaaS. Et donc, de regarder quels sont les joueurs qui ressortent dans le chat de GPT et dans Gemini.
François Lanthier Nadeau: Vous étiez là dans les deux ?
Vanessa Dreifuss: On était là dans les deux. Et donc, je suis allée voir l'équipe marketing en disant, bon, comment est-ce qu'on fait pour pouvoir apparaître là-dessus, etc.
François Lanthier Nadeau: C'est touché, ça. C'est comme du chatbot engine optimization, je ne sais pas comment le dire. On a commencé à checker ça un petit peu. Je pense aussi que tu parlais de ton first mover advantage, d'avoir de la preuve sociale du nombre d'installs que tu avais sur un marketplace, parce que tu étais là longtemps. Il y a un peu la même affaire, c'est que les dataset qui ont été crunchés, s'il y a vraiment plus d'occurrence d'un de tes compétiteurs, mais parce que ça fait 20 ans qu'il est sur le market, Tu comprends que ça peut être des poids de relevance, puis il va faire sortir ça versus le tien. Tu le tiens plus... Écoute, citez-moi pas, surtout ce que je suis en train de dire en arrière, mais c'est fucking intéressant ce qu'on a aussi.
Vanessa Dreifuss: Oui, absolument.
François Lanthier Nadeau: Ça, c'est ton flot perso. Ça,
Vanessa Dreifuss: c'est mon flot perso. Il y a aussi la façon dont ça change le marché dans lequel nous, on évolue.
François Lanthier Nadeau: OK.
Vanessa Dreifuss: Donc, depuis la nuit des temps, quand... tous ces outils-là ont été créés. Leur aspiration est assez fréquemment Be the one tool to rule them all La façon de faire ça, c'est d'avoir la donnée. Donc, le SYNC permet d'avoir de la donnée externe qui vient après de façon native dans ces outils-là. Donc, en fait, ça fait que tu es un first class citizen en termes de données alors que ça vient de l'externe. C'est assez intéressant. Et ça devient de plus en plus intéressant et de plus en plus important pour nos partenaires parce qu'ils sont en train de construire des services de AI sur ces datasets-là. Donc nous, quand on peut dire qu'on peut amener beaucoup plus de données, d'outils qui vivent ailleurs, ça fait en sorte qu'ils ont plus envie de travailler avec nous fondamentalement qu'avec d'autres acteurs sur le marché.
François Lanthier Nadeau: Un SaaS qui a juste un user base, une base de données.
Vanessa Dreifuss: Oui.
François Lanthier Nadeau: Alors que toi, t'es un SaaS, mais qu'il y a de la donnée sur...
Vanessa Dreifuss: Oui, exactement. Puis le triggers and actions, tu ne vas pas avoir le même montant de données. Et donc, en fait, le sync fait en sorte que tu vas ramener beaucoup plus d'informations qui vont encore une fois vivre de façon native dans ces outils-là.
François Lanthier Nadeau: OK. OK. Puis, est-ce que... Là, on s'en va vers notre closing, tranquillement. Il y a-tu des erreurs que t'as faites qui... que tu as le goût de partager, genre des leçons, quelque chose qui est top of mind.
Vanessa Dreifuss: Ouais. Bon, comme je te disais, je pense pas que je regrette grand-chose dans ma vie, mais un truc qui a une anecdote fréquente que je raconte, je suis arrivée au Québec et trois semaines après être arrivée, j'étais déjà dans des entrevues avec des entreprises, puis pour moi, c'était fou parce que en France, c'est pas aussi rapide.
François Lanthier Nadeau: Il y a plus de l'odeur administrative de ce que j'entends.
Vanessa Dreifuss: Exactement. Donc là, je n'en reviens pas, je suis déjà en entrevue, c'est trop cool. Et je rencontre le CEO de Damien Lefebvre, le CEO de William. Et donc, on parle, il est vraiment super enthousiaste, etc. Puis il me dit, OK, tu fais quoi lundi ? Et on est vendredi. Je dis, bien rien, je cherche une job. Il me dit, OK, OK. Ben écoute, t'es embauché. Et là, je dis, pardon ? Ah ok, ok. Puis il part, il revient, il me dit, tu vas te payer combien ? Et là, je dis, le premier chiffre qui me passe par la tête, sans savoir en fait quel est le benchmark, quoi demander. Et il me dit, ok. Puis il est parti. Et là, je me suis dit, je n'ai pas demandé assez d'argent. Il n'a même pas eu à réfléchir une fraction de seconde.
François Lanthier Nadeau: Mais tu n'étais pas dans une position d'équilibre et de j'ai réfléchi Tu étais comme en the spot Exact.
Vanessa Dreifuss: Mais bon, j'aurais pu être mieux préparée et j'aurais pu certainement mieux m'affirmer dans tout ça. Ce n'est pas grave parce que je suis restée longtemps dans cette agence. J'ai grandi. Ça reste un excellent ami à moi. Oui, OK. Oui. Et c'est juste une anecdote rigolote, mais je pense que c'est une bonne chose de savoir quelle est ta valeur. Il ne faut pas demander trop au point où tu es… Tu as l'air idiot. Exactement. Mais je pense que de pouvoir bien faire ses devoirs en amont et de pouvoir après demander ce qui est à valeur, c'est un truc que je fais maintenant.
François Lanthier Nadeau: Oui, et que tu dois respecter quand les gens font pour venir travailler avec toi aussi. Absolument. Avec une tour.
Vanessa Dreifuss: Oui.
François Lanthier Nadeau: OK. Question off-script. Ça a été quoi le premier sacre québécois que tu as entendu ou que tu as adopté ?
Vanessa Dreifuss: Ah, je n'adopte pas beaucoup de sacres québécois. Non. Non, je suis restée sur le putain. Est-ce que j'ai le plus entendu ? Je ne sais pas.
François Lanthier Nadeau: Luke, c'était le plus... Simonac !
Vanessa Dreifuss: Simonac, c'était pas ça.
François Lanthier Nadeau: Alright, on va pas tout les penser. Ok, good. Côté difficile et côté fun, qu'est-ce qui est le plus difficile dans ton rôle en ce moment ? Qu'est-ce qui est le plus fun ?
Vanessa Dreifuss: J'y ai fait un peu allusion. Le difficile, c'est l'univers qui change tout le temps.
François Lanthier Nadeau: L'évolution.
Vanessa Dreifuss: Oui. En fait, tu as l'impression que ça va même de plus en plus vite. Et donc, quand tu as envie de construire quelque chose, il faut que tu construises là où tu penses que la POC va aller, pas là où elle se trouve en ce moment. Et donc, il faut prévoir un peu plus de façon directionnelle où est-ce que les choses vont, puis comment les anticiper pour être right time, right place. Donc, il y a des bons coups, il y a des mauvais coups, c'est certain. Mais je trouve que c'est le fun aussi de pouvoir faire ces tests-là et avoir la capacité de le vivre, en fait, tout simplement, en équipe.
François Lanthier Nadeau: En équipe. Un petit peu plus philosophique, mais y'a-tu quelque chose sur quoi t'as changé d'idée dans les cinq dernières années ?
Vanessa Dreifuss: Est-ce qu'il y a quelque chose sur lequel j'ai changé ?
François Lanthier Nadeau: Parce qu'il y a plein de trucs là. Ouais,
Vanessa Dreifuss: ouais. Je pense qu'au début, je pensais vraiment qu'il fallait que tu sois passionné par le sujet en tant que tel. Intéressant. Admettons, j'ai travaillé chez Lancôme et donc... T'es aimé les crèmes, le maquillage, etc. Et en fait, c'est sûr que je me suis beaucoup détachée de ça. Pas pour dire que ça n'a pas d'importance. Je pense qu'il faut que tu comprennes super bien ton marché, tes clients, etc. Mais je pense que c'est beaucoup plus important d'avoir une super équipe, de s'entendre bien au travail, de vouloir être là tous les jours. Et souvent... C'est pas dans une industrie où tu vas dire que c'est super glamour pour toi. Il faut que tu rencontres les gens, tout simplement, puis que tu te dises Ouais, je me vois là, puis je pense que je vais avoir du fun avec cette gang-là.
François Lanthier Nadeau: Ça résonne fort, j'aime ça. Y a-t-il quelque chose qu'on pourrait faire pour rendre SaaSpace plus utile pour toi et ou ta team ?
Vanessa Dreifuss: Moi, le seul commentaire que je dirais, c'est J'ai découvert SaaSpace parce que... T'as reach out. C'est dommage, en fait, que je ne savais pas nécessairement que ça existait avant. Puis du coup, je suis allée regarder le contenu, etc. seulement une fois que t'as fait cette démarche-là. Donc, j'ai pas vraiment de recommandations à te faire, mais peut-être de voir comment faire pour qu'il y ait un peu plus de visibilité, de notoriété, pour que ça puisse être plus connu, quoi.
François Lanthier Nadeau: 100 c'est sur la roadmap. Tu comprendras, ça fait presque un an bientôt, ça fait même pas un an que ça existe encore, puis on a des bons signaux d'adoption du marché, puis on continue.
Vanessa Dreifuss: Bravo.
François Lanthier Nadeau: Vraiment, vraiment, vraiment. Cool, je le prends. Ouais. As-tu des shameless plugs ?
Vanessa Dreifuss: Ouais. Alors, on a fait plein de lancements récemment chez Unito.
François Lanthier Nadeau: Des nouvelles fonctionnalités, mettons ?
Vanessa Dreifuss: Ouais. Donc, on a lancé pas mal de nouvelles intégrations. On a lancé, j'en ai parlé, ServiceNow, on a lancé Snowflake. Google Analytics, Google Ads, Facebook Ads, Xero, je pense que j'en oublie. Ah oui, MySQL, Postgres. Donc, ils viennent juste d'être lancés. On a besoin de feedback. Puis, pour pouvoir supporter ça, Unito. Il y a un test gratuit pendant 14 jours.
François Lanthier Nadeau: OK. Si le monde veut aller jouer, c'est clair que ces TOS-là, plein de ces TOS-là sont utilisés dans plein des SaaS qu'ils écoutent. Ça vous tente d'aller jouer. Puis donner du feedback à Vanessa et Satine, ce serait cool.
Vanessa Dreifuss: Oui.
François Lanthier Nadeau: As-tu des jobs ouverts, des openings aussi ? Oui,
Vanessa Dreifuss: on a un rôle de PM, on a un rôle de SDR et on vient de closer un dev. Donc, c'est ça. Cool.
François Lanthier Nadeau: Parfait. Si vous appliquez, n'oubliez pas de dire que c'est ça qui se passe qui vous envoie. Écoute, les gens peuvent écrire sur LinkedIn ?
Vanessa Dreifuss: Absolument, avec plaisir.
François Lanthier Nadeau: C'est Vanessa Bernard-Dreyfus. Oui. Je l'étudie bien.
Vanessa Dreifuss: Oui, c'est parfait. En fait, pour la petite anecdote, en France, quand tu te maries, tu changes de nom. Donc, mon mari s'appelle Bernard, mais mon nom de jeune fille, c'est Dreyfus. Et donc, j'ai changé... Je me suis mariée, puis je suis venue six mois après ici. Donc, j'ai changé deux fois de nom en moins d'un an.
François Lanthier Nadeau: Écoute, je suis content que tu sois venue ici parce que c'était une des meilleures discussions que j'ai eues depuis un bout. Merci beaucoup.
Vanessa Dreifuss: Merci beaucoup.
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