Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Marie-Michèle Caron, présidente des marchés internationaux chez Thryv, compagnie publique offrant une plateforme logicielle clé-en-main pour PME. C’est à la base une énorme business traditionnelle qui pivote en SaaS depuis plusieurs années.
Marie-Michèle est une OG de Coveo, maintenant expat québécoise en Californie.
Thryv c’est 66K clients SaaS, 3K employés, ~260M USD ARR pour leur SaaS.
On couvre :
Ah, aussi, Marie-Michèle partage sa vision inspirante d’un monde capitaliste compétitif, où les petits joueurs ont les munitions pour compétitionner avec les gros.
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Pour janvier, la job du mois ça se passe chez Psylio, un SaaS de gestion clients/business pour intervenants en santé mentale.
Psylio cherchent une personne en développement full-stack, dans une stack Laravel, TypeScript, Vue.js. C’est un SaaS avec des métriques d’engagement dans la piton, une équipe ultra sympathique, et une croissance prometteuse.
Consultez l’offre via le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Check out aussi l’entrevue sur la culture d’entreprise et la nature du poste, avec Dominic Martineau, directeur technologies & stratégies numériques.
Pour commanditer une job du mois, écrivez à bonjourhi@saaspasse.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn.
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Pour janvier, le spotlight partenaire c’est Apollo13, un studio no-code pour MVPs & side projects.
En 2024, avec les outils no-code dispo, y’a aucune raison de dépenser des centaines de milliers de dollars pour construire un MVP tech afin de valider le marché. Y’a aussi aucune raison que ton MVP ressemble à une napkin version pixel.
Check out l’entrevue avec Olivier Rousseau, co-fondateur du studio & partenaire chez Spektrum Média, dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/apollo13, et sur notre YouTube.
BTW, c’est eux qui sont derrière toute la plateforme web SaaSpasse, 100% no-code pour notre première version, et sûrement notre deuxième aussi. Y’a une étude de cas vraiment cool dispo sur apollo13.co/saaspasse
Check them out sur apollo13.co — y’a un contact form direct sur la homepage. Sinon, écrire à houston@apollo13.co!
Si vous voulez l’histoire complète de Olivier, il est venu sur le pod comme guest, épisode 26, écoutez ça!
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💜 La job du mois de janvier SaaSpasse chez Psylio
→ Psylio sont à la recherche d’une personne dev full-stack (Laravel, Vue.js, TypeScript)
💜 Le spotlight partenaire de janvier c’est le studio Apollo13
→ Apollo13 livrent de beaux MVPs en no-code 5x + vite, 5x moins cher qu’en custom code.
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
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Marie-Michèle Caron:J'ai 350 000 clients dans mon marketing services qui sont des clients potentiels pour ma plateforme SaaS.
François Lanthier Nadeau: Parfait.
Marie-Michèle Caron: Je n'ai pas obligé d'aller payer Facebook, des ads, etc. Je peux demander à mes reps d'aller vendre à nos clients.
François Lanthier Nadeau: C'est déjà une audience capturée.
Marie-Michèle Caron: Exactement.
François Lanthier Nadeau: Couton mauve, ajoutez votre SaaS, il y a déjà au-dessus de 250 compagnies. Si vous cherchez un emploi ou un employé en SaaS au Québec, allez sur Saas slash emploi avec un S, c'est notre job board. Le prochain événement SaaSpasse a lieu aujourd'hui à Montréal, jeudi le 25 janvier, chez notre partenaire certifié Le Chiffre. Jean-Gabriel Crevier et moi allons jaser le pricing et du futur des SaaS. Il reste quelques billets au moment où j'enregistre ça, donc réservez les vôtres rapidement sur Evenbright, via la bannière de notre site ou dans les show notes. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Marie-Michelle Caron, présidente des marchés internationaux chez Thrive, une compagnie publique offrant, entre autres, une plateforme logicielle clé en main pour PME. À la base, Thrive, c'est une énorme business traditionnelle qui pivote vers le SaaS depuis plusieurs années. Marie-Michelle, elle, c'est une OG de chez Coveo, maintenant expat québécoise en Californie. Thrive, pour vous donner une idée, c'est 66 000 clients SaaS, 3 000 employés, environ 260 millions USD de ARR pour... leurs produits SaaS. Donc, on couvre une couple de trucs. La décennie de Marie-Michelle chez Coveo, une pépinière à talent et innovation de chez nous. La migration d'utilisateurs de services traditionnels à un produit SaaS. Le go-to-market dans les nouveaux marchés géographiques. Les deux côtés de la table des conseils d'administration comme exec dans Thrive, mais aussi comme board member chez Potluck, une startup de Montréal. La tech au Québec versus aux États-Unis. Les particularités d'être une femme en tech, plus une maman exec. Ah, puis aussi, Mare-Michelle partage sa vision vraiment inspirante d'un monde capitaliste très compétitif où les petits joueurs ont comme les munitions pour compétitionner avec les gros, j'ai vraiment aimé ça. Alright, on passe aux promos d'abord, ensuite au show. Pour janvier, la job du mois, SaaSpasse chez Psylio, un SaaS de gestion client-business pour intervenants en santé mentale. Psylio cherche une personne en développement full stack dans une stack Laravel, TypeScript, Vue.js, entre autres. C'est un SaaS avec des métriques d'engagement dans le piton, une équipe ultra sympathique et une croissance prometteuse. Consultez l'offre via le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tiret. Check out aussi l'entrevue sur la culture d'entreprise et la nature du poste que j'ai faite avec Dominique Marie directeur des technologies et stratégies numériques. Pour commander une Job du mois, écrivez à bonjourhiatsaaspass.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn. Pour janvier... Le spotlight partenaire, c'est Apollo13 13, un studio no-code pour MVPs et side projects. En 2024, avec les outils no-code dispo, il n'y a aucune raison de dépenser des centaines de milliers de dollars pour construire un MVP tech afin d'aller valider le marché. Il n'y a aussi aucune raison que ton MVP ressemble à une napkin version pixel. Check out l'entrevue que j'ai faite avec Crevier Rousseau, qui est cofondateur du studio et partenaire chez Spectrum Media. C'est dispo dans les show notes ou sur SaaSpasse.com. partenaire avec un S, et sur notre YouTube. By the way, c'est eux qui sont derrière toute la plateforme web SaaSpasse qui est 100% no code pour notre première version et probablement notre deuxième aussi. Il y a une étude de cas vraiment cool qui est dispo sur Apollo13 SaaSpasse. Fait que check them out directement Apollo13 et un contact form direct sur la homepage. Sinon, écrire à Houston at Apollo13 Si vous voulez l'histoire complète Crevier Il est venu sur le pod comme guest, épisode 26, écoutez ça. All right, on passe au show. Let's go ! Marie-Michelle Caron, bienvenue sur SaaSpasse.
Marie-Michèle Caron: Merci,
François Lanthier Nadeau: merci. Comment tu vas ?
Marie-Michèle Caron: Ça va bien, et toi ?
François Lanthier Nadeau: Ça va très bien. Fait que je pense que c'est la première fois que je peux dire qu'on a un invité qui a littéralement pris l'avion puis changé de pays juste pour venir sur le podcast à soir.
Marie-Michèle Caron: Il y a ça. Il y avait aussi la famille. Exact. La famille qui est à Québec. Mais ça me fait super plaisir d'être là. Merci pour l'invitation.
François Lanthier Nadeau: Ben oui, moi aussi. C'est réciproque. Écoute, normalement, je demande aux invités comment on s'est connus. La réponse à ça est assez rapide. Je suis carrément outreach sur LinkedIn parce qu'elle a été suggérée par mon excellent algorithme. J'étais là, son parcours à elle, c'est malade. J'ai le goût d'avoir aussi des parcours d'expat. Le monde qui a fait de la tech au Québec longtemps, on va pouvoir en reparler, mais qui sont allés succéder aussi ailleurs, ça nous donne un contraste des marchés. Je suis vraiment content que tu ailles dire oui. Tu nous fais-tu un mini-recap de tes équipes ? Ton parcours professionnel en accéléré, ça ressemblait à quoi ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, j'ai grandi à Québec, j'étudiais à l'Université Laval et donc ma première job sérieuse, c'était chez Coveo. J'ai passé presque dix ans chez Coveo. Du début à la fin, je suis partie lorsque la compagnie est allée publique. Et récemment, j'ai joint, en fait récemment, putain récent, ça fait presque deux ans que je suis avec Thrive. C'est une compagnie américaine basée à Dallas, au Texas, qui est tradée au Nasdaq.
François Lanthier Nadeau: Parfait. Puis ton skill set, ça ressemble à quoi, mettons ? Parce que tu peux faire un paquet d'affaires dans des compagnies tech comme Coveo puis Thrive aujourd'hui. Mais je suis curieux de voir, c'est où que tu as shinné, mettons ?
Marie-Michèle Caron: Tout ce qui est d'être responsable de la croissance. Donc, il y a plusieurs façons qu'on peut voir puis parler de la croissance. Il y a de la croissance via des... des ventes directes, des partenaires et tout ça. C'est pas mal que je m'occupe.
François Lanthier Nadeau: Parfait. Là, ton titre actuel chez Thrive, c'est ?
Marie-Michèle Caron: Présidente des marchés internationaux.
François Lanthier Nadeau: Présidente des marchés internationaux. Puis avant, chez Coveo, c'était Senior Vice President Global Alliances ?
Marie-Michèle Caron: Exact.
François Lanthier Nadeau: Je l'ai eu ?
Marie-Michèle Caron: Exact, oui.
François Lanthier Nadeau: Let's go. Parfait. J'ai le goût, avant qu'on rentre plus creux dans ces deux étapes-là de la créature, de cacher Pourquoi tu as décidé d'aller en tech ? Quand est-ce que ça a juste apparu dans ta tête ou dans ta sélection de choix de carrière ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, très rapidement, je me suis rendu compte que la tech, c'est à la base de tout. Tu ne peux plus être une infirmière sans être touchée par la tech. Tu ne peux plus être un professeur sans être touchée par la tech. Tu ne peux pas être un avocat sans être touchée par la tech. Donc, toutes les sphères professionnelles sont influencées, sont encore grandement influencées par la technologie. Donc, moi, je me suis dit, bien, écoute, je vais rentrer dans ce monde-là, je veux joindre une compagnie qui fait de la tech puis apprendre comment ça fonctionne. Parce que tu ne vas pas à l'école pour apprendre la tech. En tout cas, à mon époque.
François Lanthier Nadeau: Oui, je pense que c'est encore vrai à plusieurs égards. Puis là, Coveo arrive comment dans le décor ? Toi, tu connais quelqu'un qui travaille là ou tu es comme juste cold outreach, j'applique, laissez-moi venir botter des fesses ici
Marie-Michèle Caron: Écoute, Coveo, quand j'ai joint la compagnie, la compagnie était, je pense qu'il y avait comme, je ne sais pas moi, une vingtaine d'employés.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie-Michèle Caron: C'était encore tout petit. Je connaissais les... Écoute, j'aimerais ça... Je ne sais pas par cœur en quelle année j'ai joint Coveo. Il va falloir que je regarde. C'est sûr, le profil LinkedIn. Oui, c'est ça. Et puis par cœur. On va le mettre dans les choses. Mais je connaissais leur directeur RH. En tout cas, à l'époque, je ne me souviens plus quel était son titre. Mais je connaissais quelqu'un. Puis aussi, il y avait un des vendeurs que je connaissais. Donc, c'est comme ça qu'on a appris à se connaître. Et que j'ai joint la compagnie, j'ai rencontré les dirigeants à l'époque. Puis écoute, je suis sortie de là, j'avais les équipements, j'ai dit OK, non, c'est... Parce qu'avant Coveo, j'ai eu le... J'ai comme fait comme quatre business en deux ans. Tu sais, le typique parcours que tu dis, tu te rends sur un mec à trouver un job, ça n'a pas de bon sens. Puis je me dis, there's no way this is going to be it. Ça ne se peut pas que ce soit ça, le monde des affaires. Ça ne se peut pas que ce soit ça. Pourquoi je suis allée à l'école, puis j'ai étudié autant. Puis quand j'ai joué à Coveo, j'ai dit OK, non, this one's good.
François Lanthier Nadeau: Oui. T'avais-tu des signaux qui te permettaient de dire this one's good, maintenant ?
Marie-Michèle Caron: Les gens, les gens brillants, allumés, motivés, les ongles dans la table qui veulent tout graffigner, qui veulent tout arracher, ils voulaient gagner. Je voulais joindre une équipe de winners, puis c'était ce que Coveo était à l'époque.
François Lanthier Nadeau: Fait que t'as fait un 10 ans chez Coveo ?
Marie-Michèle Caron: Pas tout à fait.
François Lanthier Nadeau: Pas tout à fait 10 ans ?
Marie-Michèle Caron: Pas tout à fait.
François Lanthier Nadeau: Bonne couple d'années quand même. Comment ton rôle a évolué à peu près du jour 1 à quand t'es partie, mettons, de Coveo ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, chez Coveo, j'étais responsable des alliances et des partenariats. Dans le fond, jour 1, c'était inexistant et on a fallu qu'on le monte et qu'on le développe. Ça a commencé en prenant le téléphone, en faisant du call call et en parlant au partenaire d'une compagnie qui s'appelait Sidecore parce qu'on l'avait identifiée comme une compagnie partenaire potentielle. Et écoute, jusqu'à monter une équipe, jusqu'à… Élargir l'horizon des responsabilités vers des alliances technologiques jusqu'à... driver des leads pour l'équipe de vente d'aller closer. OK.
François Lanthier Nadeau: Fait que beaucoup de stock. Juste, mettons, pour le monde qui n'a pas écouté le podcast que j'ai fait avec, mettons, Vincent Bernard, qui est le directeur de la R&D, si j'essaie de résumer un peu ce que Coveo fait, Coveo, c'est une solution technologique, une plateforme technologique qui permet de faire, oui, d'implémenter des moteurs de recherche, d'indexer une quantité d'informations phénoménales, d'ajouter des règles d'affaires dans tout ça, de personnaliser les expériences digitales. de l'autre côté du produit. Fait que les clients de Coveo, c'est très enterprise. C'est des grosses compagnies. Puis c'est pas une solution que tu cliques nécessairement sur trois pitons, puis tu mets ta carte de crédit, puis là, tu l'utilises. C'est pas un petit SaaS, mettons. Non. Fait que toi, quand tu parles de global alliances, des alliances puis des partenariats, j'ai l'impression qu'il y a comme deux dimensions, puis j'ai le goût que le monde catche ces dynamiques-là. Fait qu'il y en a une que c'est d'autres solutions technologiques qui peuvent bénéficier du... du power de recherche et de l'AI de Coveo. Puis il y en a que c'est carrément du monde qui peuvent intégrer Coveo dans une solution donnée ou pour un client donné. C'est pas mal, c'est ça ? Exactement,
Marie-Michèle Caron: exactement. En fait, si on double-clique sur l'exemple que tu as donné, par exemple, Coveo a des alliances avec des compagnies comme Salesforce Darkom, avec SAP, avec des grands joueurs dans le monde de la technologie. Coveo arrive à se positionner de façon stratégique. comme un partenaire stratégique de ces compagnies-là et développe une relation de préférence puis une relation de partenariat avec ces compagnies-là. Quand tu établis de la préférence puis de la reconnaissance pour ton brand, c'est comme ça que les vendeurs de ces compagnies-là sont capables d'introduire Coveo. Ils voient la valeur de la plateforme technologique lorsqu'elle est intégrée à du SAP ou à du Salesforce. C'est là qu'ils commencent à t'amener dans leur... Dans leur... Exactement. Ça, c'est la relation d'alliance technologique, la relation de partenaire. Il y a des system integrators comme par exemple, je ne sais pas, moi, écoute, j'ai envie de dire, à Montréal, à l'époque, il y avait des absolu net il y avait des compagnies, des system integrators partners qui sont, que c'est leur bread and butter d'intégrer des technologies. Donc, eux, ils deviennent experts à intégrer Coveo. aussi naturellement, ils vont t'amener dans certaines opportunités de vente.
François Lanthier Nadeau: Puis comment ces partenaires d'intégration-là, mettons, avec Coveo qui sont à l'externe, se différencient du côté service à l'interne dans Coveo ? Ça, c'est-tu que ça dépend du type de client, mettons ? Parce que, tu sais, mettons, Vincent me parlait qu'Astar, il y a quand même une grosse équipe de services à l'interne chez Coveo. Fait qu'eux, c'est quoi ? C'est pour des deals custom qui sont directs Coveo et clients potentiels versus Coveo alliés. Client potentiel, c'est-tu ça un peu ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, ça fait quand même presque deux ans que j'ai quitté, mais une des choses qui semble, si tu lis les rapports de Coveo, c'est une compagnie publique, ce que je vois, c'est que Coveo est en train de se positionner vers du very, very large enterprise et d'aller vers des encore plus grands clients. Donc, à l'époque, quand Coveo était plus petit, on avait des deal size qui étaient plus petits avec des intégrations avec des sites web. où est-ce que là, des SI partners pouvaient devenir experts puis pouvaient relativement facilement intégrer notre solution. Là, avec l'intégration du AI dans leur plateforme puis la direction dans laquelle la compagnie se rend, je pense qu'il y a encore de la place pour les partenaires, mais les partenaires, naturellement, c'est des Accenture, c'est des Deloitte, c'est des very large partners aussi.
François Lanthier Nadeau: Exact. Un niveau enterprise qui n'est pas vraiment fricoté de mon bord, du moins. Puis, on dirait que de l'extérieur, puis ça, je l'ai dit à... aux différents contacts que j'ai maintenant chez Coveo, ça m'a souvent, ça m'a longtemps, et encore, semblé comme une pépinière à ta laine un peu. C'est-à-dire que je vois du monde vraiment qui ont faim, qui performent, faire un bon bout de chemin là, puis après ça, aller soit se lancer une autre entreprise ou step up dans un autre rôle, très critique ailleurs. Puis j'ai l'impression que t'en es-tu un exemple de ça, mettons. C'était-tu un feeling que t'as vécu à l'interne quand toi, t'étais là-bas ?
Marie-Michèle Caron: Absolument.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Marie-Michèle Caron: Absolument. Écoute, je répète ce que j'ai dit, c'est des winners. C'est vraiment particulier. Les années qu'on a passées là, que j'y ai passées là, c'est des années qui sont vraiment mémorables. C'est une pépinière à talent, oui. Je pense qu'ils engagent des talents locaux. C'est aussi ça. Tu vas sur leur page de leur site web, tu regardes l'équipe exécutive, c'est des jeunes femmes, des jeunes hommes du Québec. Oui, il y en a de partout ailleurs, c'est une compagnie. Mais ils sont capables d'amener, et ils ont amené beaucoup d'entre nous, inclus en moi, à vraiment, écoute, je ne sais pas où est-ce que je suis dans ma carrière si ce n'était pas de Coveo. Fait que oui, pépinière à talent, pépinière à, aussi, ce n'est pas juste du talent, c'est aussi une pépinière à innovation.
François Lanthier Nadeau: Oui,
Marie-Michèle Caron: exact. La quantité d'innovation technologique qui sort de là, c'est capoté. Ce que les gars de la Réli sont capables de faire, le chiffre que Laurent a manœuvré de s'en aller vers le e-commerce il y a quelques années, c'était complètement stratégique. La façon dont ils sont capables d'exécuter, c'est incroyable. Donc oui, je n'ai pas pour rien que j'ai passé presque une décennie avec eux.
François Lanthier Nadeau: Exact. Est-ce que tu étais là quand la valorisation de Coveo... est arrivé dans la zone licorne de genre, OK, là, on vaut plus qu'un milliard. Où ça, ça s'est passé ? Étais-tu là quand c'est devenu coté en bourse ? Est-ce que c'est deux événements distincts et je suis mêlé ? Tu veux-tu me donner plus de couleurs là-dessus ?
Marie-Michèle Caron: Oui, c'est sûr que la valorisation d'une compagnie privée, c'était... Là, c'est la compagnie à l'épublique. Donc, la valorisation, oui, elle est unicorn. Et oui, j'étais là au moment où la compagnie est allée publique. J'ai quitté... un peu de temps après. Mais oui, lorsque la compagnie est devenue une unicorn, en effet, c'est... Mais tu sais, c'est pas du jour au lendemain. Puis tu sais, c'est pas... Si ton stock est traded, tu le sais combien tu vaux du jour au lendemain, mais quand t'es une compagnie privée, puis de toute façon, tu grind. C'est pas tant l'évaluation que de devenir les meilleurs dans ce que tu fais. C'est ça qui te motive.
François Lanthier Nadeau: Faire. Je pense quand même qu'il y a des événements... je ne veux pas dire des événements de liquidité, mais des événements financiers importants qui vont être des snapshots de valorisation, mettons, à une série A, B, C, D. Oui,
Marie-Michèle Caron: tu as raison.
François Lanthier Nadeau: Puis je pense que la culture tech s'accroche beaucoup à ces points d'ancrage-là. Pour moi, c'est tout le temps intéressant d'essayer de catcher, genre, OK, c'est quand que tu sais ça. Puis c'est aussi quand il n'y en a pas des centaines et des centaines de licornes au Québec. Tu comprends ? Oui, oui. Pour moi, c'est hot d'avoir ça. Puis même pas juste au Québec. À Québec. C'est vrai. Les autres unicorns qu'on parlait offline, ils sont pas mal à Montréal.
Marie-Michèle Caron: C'est vrai. C'est vrai.
François Lanthier Nadeau: C'est vrai.
Marie-Michèle Caron: J'avais pas pensé, mais c'est vrai.
François Lanthier Nadeau: Puis t'as été appelé à travailler aussi avec des légendes un peu de la tech. Les Louis Têtu, les Laurent... Mono. Oui, je voulais pas me tromper. Richard aussi.
Marie-Michèle Caron: Fantassier. Marie Sansfaçon.
François Lanthier Nadeau: C'était inspirant, c'était facile, c'était difficile. Tu dis que c'est des winners. Ça a-tu été le fun de travailler avec ce monde-là ? Ça a-tu été tough, les deux, peut-être ?
Marie-Michèle Caron: Bien oui, les deux.
François Lanthier Nadeau: Oui, à toutes tes réponses. Oui,
Marie-Michèle Caron: à toutes tes réponses, mais c'est... Oui, non, c'est des... Le mot légende et le bon mot, c'est des superstars. C'est vraiment des... Donc oui, j'ai été amenée à travailler avec eux pendant plusieurs années, à les côtoyer. Puis tu viens que... On apprend à se connaître. C'est une des raisons, une des choses les plus difficiles quand tu quittes une compagnie après de ne plus avoir accès à ce même niveau. On va se le dire, comme on dit, les Québec c'est résilient. Le leadership québécois, pour moi, est hors du commun. Je n'ai pas retrouvé ça ou je ne retrouve pas ça en dehors de compagnie québécoise.
François Lanthier Nadeau: Nice. Puis là... Queveo devient coté en bourse. Fait que toi, tu as vécu toute l'espèce de crunch avant d'aligner tes chiffres, d'aligner ton imputabilité, puis d'annoncer ça. C'était-tu tough ? C'était-tu le fun ? Parle-moi un peu de cette période-là où tu étais là.
Marie-Michèle Caron: Écoute, c'est sûr que je n'étais pas… J'étais là, mais moi, j'étais responsable d'un département. Donc, j'étais responsable des alliances, partnership. Donc, ce département-là, pour moi, oui, il fallait que je l'enligne et tout ça. Mais le reste de cette… Il faudrait que tu aies une discussion avec Laurent ou avec Louis pour parler de ça, mais je te dirais que c'est le fun, c'est intéressant d'aller en bourse, puis c'est un super beau milestone, mais it's not about the destination, it's about the journey. Pour moi, mon souvenir de Coveo, c'est pas l'avoir amené en bourse, puis en fait, c'est pas moi, c'est pas le moment où est-ce que la compagnie est allée en bourse, c'est le buildé, le grindé, le... Le 10 millions, le 50 millions, c'est le day-to-day qui reste. Les milestones, ça paraît bien. C'est le fun. J'étais contente quand les gars ont réussi à atteindre ce milestone-là. Mais le lundi matin, il faut aller travailler pareil. Au contraire, tu es dans la... Je le sais encore plus, tu es dans les yeux du public. Mais Icovio, c'est vraiment une histoire de croissance. Thrive, c'est vraiment une histoire de transformation. Mais dans les deux cas, ce sont des compagnies qui sont super extantes.
François Lanthier Nadeau: Nice. Juste une petite technicalité, mais mettons, toi, tous tes partenaires, tes alliés et tes partenaires, est-ce qu'il y avait un scrutiny, un niveau de vérification ou de compliance supplémentaire qui venait pour eux quand vous, vous êtes devenu public ? Allais-tu genre qu'ils soient plus au corps de taux ?
Marie-Michèle Caron: Tu veux dire les partenaires d'intégration ? De Coveo, oui. De Coveo ?
François Lanthier Nadeau: Ou c'était déjà…
Marie-Michèle Caron: Non, ça n'a pas vraiment… OK. Ça, je te…
François Lanthier Nadeau: Parfait. Puis là, tu fais ta grosse ride chez Coveo, puis à un moment donné, tu décides d'aller chez Thrive.
Marie-Michèle Caron: Oui.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que… Premièrement, décris-nous ce que Thrive fait, pour qu'on catche un peu et on mette la table.
Marie-Michèle Caron: Oui. Thrive, c'est une plateforme… En fait, Thrive, c'est une… C'est une compagnie qui, traditionnellement, était les pages jaunes. Donc, quand je te parle d'une histoire de transformation, Thrive, ça fait plus de 100 ans que ça existe. C'est une compagnie qui a eu beaucoup de phases, beaucoup de renaissances. Mais écoute, il y a 7 ans, le CEO, Joe Walsh, a pris la direction de la compagnie et a fait un bet. Il a dit, écoute, moi, je me rends compte que toutes les enterprises... sont en train de se déplacer vers le cloud. Je pense que le small business va être next. Donc, dans 10 ans, ça va être dans 5, 6, 7, 10 ans, ça va être le décennie du small business qui va être dans le cloud. Et en effet, c'est le cas. Donc, Thrive, aujourd'hui, est une plateforme de software SaaS qui est pour le small business et qui aide à faire toutes leurs opérations. Donc, manager their business, grow their business. tout ce qui est le invoicing, tout ce qui est le référencement. C'est le small business owner, le pet groomer, le door, le HVAC contractor. Ça, c'est notre clientèle cible. Et on les aide via notre plateforme à manager leur daily operation.
François Lanthier Nadeau: Parfait. Fait que là, on a une compagnie qui a un historique assez important. On s'entend que... dans le milieu des startups, puis des SaaS 5 ans, c'est vieux, des fois.
Participant 4: Il y a 100 ans,
François Lanthier Nadeau: on est dans un autre time frame. C'est vraiment intéressant, je trouve, par contre. Puis une compagnie qui a servi plusieurs PME de manière très analogue, physique, pendant son début-début, puis qui aujourd'hui fait comme, non, on va builder une suite d'outils web qui leur permet à ces petits joueurs entrepreneuriaux-là de compétitionner, d'optimiser leur process. C'est vraiment all-in-one. C'est pas tu utilises Stripe, il faut que tu utilises 50 autres SaaS. C'est assez large comme...
Marie-Michèle Caron: C'est ça. C'est sûr qu'on a des intégrations avec des QuickBooks, avec d'autres systèmes comptables, etc. Ton marketing,
François Lanthier Nadeau: tu peux le gérer de notre site. Exactement.
Marie-Michèle Caron: Tu peux gérer ton site. Tout peut être fait à part.
François Lanthier Nadeau: Gérer ton client, gérer ton site. Si le monde veut le voir, c'est quoi ? C'est... T-H-R-Y-V.
Marie-Michèle Caron: Écoute, on est... Juste une couple de chiffres. On est... Oui, c'est sûr. Oui, écoute, on est à... On va finir l'année, tout près de 260 millions de revenus SaaS. Donc, c'est... Oui, on a à peu près... Écoute, puis consolider notre marketing... Notre legacy marketing services avec notre SaaS business, c'est tout près de 900 millions de revenus. Donc, c'est une super belle business. On a à peu près... Dans notre portion SaaS, on a à peu près 66 000 clients.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie-Michèle Caron: Et notre Legacy Marketing Services, on en a à peu près 350 000.
François Lanthier Nadeau: Puis là, on parle d'un service de marketing Legacy qui était basically comme une méga-agence. C'est un peu ça qui aidait ces commerçants-là ou ces entrepreneurs-là de plus petite taille à avoir de la visibilité, de la publicité sur un paquet de canaux différents. C'est un peu ça ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, oui, c'est un des aspects de l'offre. Mais Thrive aussi, dans sa Legacy Business, fait encore des phone books. On imprime encore des...
François Lanthier Nadeau: Littéralement ?
Marie-Michèle Caron: Oui, oui.
François Lanthier Nadeau: Wow ! Il y a encore des...
Marie-Michèle Caron: Non, je n'ai pas pris l'avion avec. C'est trop long.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est ça. Ils vont t'overcharge.
Marie-Michèle Caron: Oui, c'est ça. Mais c'est le fun parce que... Puis, naturellement, cette compagnie-là a toujours aidé les small business au niveau de la localisation, leur présence. Ça a toujours été le marché qu'ils ont servi. Donc, nous, on connaît le marché. On a 350 000. On a une install base de 350 000 clients qu'on peut aller vendre. puis morpher et vendre notre plateforme SaaS. Et je te dirais que ça, c'est un des plus gros lead sources pour nous. Sinon, c'est dans les 60 000 clients qui nous utilisent à toutes les semaines, à tous les jours, eux autres, ils nous réfèrent à leurs amis, etc.
François Lanthier Nadeau: Le coffee shop propriétaire peut parler au jardinier.
Marie-Michèle Caron: Le jardinier, oui. Le peintre, ce sont tous...
François Lanthier Nadeau: Le cycle de vêtements, ça peut être n'importe quoi. Oui,
Marie-Michèle Caron: on est spécialisés beaucoup dans le services, dans les small business qui sont pour les services. Parfait.
François Lanthier Nadeau: Fait que moi, mettons, j'offre des services de peinture, des services de ménage. Exact, ça c'est notre truc. Puis un fun fact à propos de Thrive, puis on s'en est rendu compte quand on a fait notre call d'intro, c'est qu'un point commun qu'on a, c'est que moi j'ai travaillé chez Duda pendant un bout parce qu'ils ont acheté ma compagnie, Snipcart puis Thrive est un client de Duda aussi.
Marie-Michèle Caron: Oui, exact.
François Lanthier Nadeau: Fait que c'était comme un petit thing, ah, intéressant.
Marie-Michèle Caron: Exact, exact.
François Lanthier Nadeau: Mais là, on catch un petit peu Thrive, c'est quoi ? On catch l'ampleur, là. Tu nous as fait un portrait de métrique. Je veux juste prendre un peu de recul. Pourquoi toi, tu as décidé d'aller chez Thrive ? Parce que là, tu avais un vraiment bel stretch de carrière. Tu as un réseau, tu as un skill set de gestion de croissance, tout ça. C'est néant. Tu peux faire plein d'affaires. Pourquoi tu décides, mettons, d'aller chez Thrive ?
Marie-Michèle Caron: Il y a plusieurs raisons, mais je te dirais qu'une des raisons principales était que la mission de la compagnie me parlait beaucoup.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie-Michèle Caron: Je ne suis pas entrepreneur. Ce n'est pas moi qui ai parti de business. Mais moi, mes clients, c'est tous des first time, des first year.
François Lanthier Nadeau: Des immigrants de première génération, c'est ça ? Exactement,
Marie-Michèle Caron: des immigrants de première génération. Merci.
François Lanthier Nadeau: Oui,
Marie-Michèle Caron: bien sûr. Et ou des entrepreneurs qui sont en train de… De construire des cours directs. Exactement. Puis c'est comme ça qu'ils payent pour la bouffe. Ils mettent la bouffe sur la table. C'est avec ça qu'ils payent les études de leurs enfants. Et ces gens-là, bien, écoute, ils se battent contre des méga compagnies. Puis moi, personnellement, je ne crois pas en un monde où est-ce que la seule option pour mon café, c'est Starbucks. Je veux avoir un local coffee shop. Je ne crois pas dans un monde où est-ce que ma seule option pour des sandwiches, c'est Partner. Ou je ne sais pas, moi, ma seule option pour faire de la peinture, c'est, je ne sais pas, Benjamin Moore.
François Lanthier Nadeau: Tu viens d'annuler tous mes sponsors potentiels. Non, mais blague à part, j'aime ça ton cadrage qui est comme j'ai pas envie d'une économie monopolistique, un peu comme consommatrice Exact. Fait que t'as l'impression d'être plus proche du monde qui va briser la vision.
Marie-Michèle Caron: Exactement. Moi, je leur donne les outils pour qu'ils soient capables de faire un, je sais pas moi, un mailing récurrent à son InstaBase de client. Ils savent pas c'est quoi un InstaBase de client. Des fois, c'est un papier et un crayon sur le côté de la table.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Marie-Michèle Caron: Moi, je leur dis, regarde, mets tes clients dans un CRM, puis envoie-leur une promotion.
François Lanthier Nadeau: C'est un exemple. La densité d'optimisation potentielle qu'il y a dans des business un petit peu plus brick et morty, des business physiques ou plus traditionnels, de service aussi, comme tu dis.
Marie-Michèle Caron: Mais ta question était pourquoi la transition vers Thrive. Écoute, le meaning est là. Exact. Puis aussi, au niveau personnel, au niveau de la carrière, mon… Le défi était là aussi. Chez Coveo, j'ai appris beaucoup au niveau des alliances et des partenariats. Chez Thrive, c'est complètement différent. J'en fais, mais ce n'est pas ça principalement. Principalement, c'est de l'expansion à l'international et c'est une croissance qui est beaucoup par acquisition. Donc, le skill set est complètement différent.
François Lanthier Nadeau: OK, bien, rentrons un petit peu plus là-dedans. Mettons une présidente des marchés internationaux sur une compagnie qui était en bourse américaine. Ça qui fait en revenu consolide 900 millions, mais en revenu SaaS, genre 265,
Marie-Michèle Caron: 261. C'est ça, 265.
François Lanthier Nadeau: On est juste à quelques millions près, rendu là. Ça fait quoi dans... Ton day-to-day, c'est quoi, genre, à part venir sur des podcasts ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, ma responsabilité chez Thrive, c'est tout ce qui est international expansion, le P&L qui vient avec. Chez Thrive, on a une business qui est locale aux États-Unis, puis il y a une équipe de vente, il y a une équipe de customer service. C'est une machine. On a 3000 employés. C'est une machine, j'ai envie de dire une sausage grinder. Ça sort, le processus est vraiment efficient. À l'international, on veut croître à l'international via soit des acquisitions. Ou en mode direct. On a fait les deux. Moi, cette année, on a ouvert le Canada. Au Canada, on n'est pas allé acquérir une compagnie. On est allé, puis on a engagé des reps. On a à peu près une trentaine de reps au Canada qui sont en train de vendre notre solution exactement. Ça, c'est un aspect de la stratégie d'expansion internationale. L'autre aspect, c'est via des acquisitions. Fait que cette année, on a aussi acquis une compagnie en Nouvelle-Zélande. Puis on avait déjà… Puis l'acquisition en Australie s'est passée… pas en 2023, mais on avait aussi une compagnie en Australie. Donc, la responsabilité devient de... En fait, ma responsabilité à moi, c'est l'objectif ultimement qu'on se commet au marché. C'est de rendre mes...
François Lanthier Nadeau: Fait que toi, tu veux t'assurer que quand Thrive arrive dans un nouveau marché géographique, il y a une force de commercialisation en place, que ça passe par de la vente ou des reps sur terrain, ou carrément acquérir une business qui a déjà un réseau des contacts, ce qu'ils s'étent là.
Marie-Michèle Caron: L'un n'empêche pas l'autre, on peut faire les deux aussi.
François Lanthier Nadeau: 100%. Fait que là, t'es dans des M&A aussi des fois, ça va dire. C'est malade, mais... Laisse-moi poser une question par rapport à la géographie. Mettons, quel marché t'excite le plus, c'est un site, puis pourquoi ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, ma réponse comme exécutive de Thrive est différente que comme personne. Où est-ce que je vais prendre l'avion pour aller en vacances, c'est différent. Mais comme exécutive de Thrive, de savoir où est-ce qu'on va aller. On a fait un gros investissement pour être GDPR compliant. Donc, là, on est officiellement ready. Pour avoir ça. Exactement. Donc là, l'Europe, enfin, est disponible pour nous. Je te dirais que les English-speaking countries, c'est beaucoup plus facile, naturellement, parce que notre software est available. multilingual, mais exactement, la technique, puis c'est pour ça qu'on a fait l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada en premier. Donc, je te dirais que ça, c'est un autre critère, c'est pas le critère unique. Puis après ça, c'est la taille du marché. Quoique, arguably, en Nouvelle-Zélande, il y a peut-être plus de moutons que d'humains, mais ça va très bien là-bas. Exactement, exactement.
François Lanthier Nadeau: T'es allée ?
Marie-Michèle Caron: Oui, je suis allée. C'est beau. pour le mettre dans la liste.
François Lanthier Nadeau: Nice. Fait que là, t'as plein de facteurs comme ça qui dictent un peu les cibles puis le rythme de où tu expènes de façon internationale.
Marie-Michèle Caron: Exact.
François Lanthier Nadeau: Mais là, c'est pas des affaires qui se passent sur un coin de table, c'est-à-dire que c'est des deals qui se travaillent longtemps. Et avant de voir si ton implémentation dans un marché a fonctionné, comment tu mesures, mettons, ta performance puis tes résultats avec des goals de vente ? pénétration de marché versus des convertisseurs locaux ? Comment tu le sais que ça marche, ce que tu fais ? PNL, les profits et les revenus montent dans tel marché. Mme Michelle a amené les... Moi,
Marie-Michèle Caron: mon objectif, c'est que mon opération internationale, qu'elle soit directe ou indirecte, qu'elle devienne profitable en 3 ans.
François Lanthier Nadeau: OK, parfait. Super cadré.
Marie-Michèle Caron: C'est ça, c'est comme ça que je le mesure. Puis là, après ça, il y en a 75, les mesures de succès. Mais ça, c'est le numéro 1.
François Lanthier Nadeau: Puis là, on a comme fait une joke d'avion au début du podcast quand tu étais venue en avion. Tu partais de où ?
Marie-Michèle Caron: J'habite en Californie. Ah ouais ? Je partais de la maison.
François Lanthier Nadeau: Moi, je dis ah ouais comme si je ne savais pas. Ah ouais Oui,
Marie-Michèle Caron: oui, oui,
François Lanthier Nadeau: peut-être. Ma question, c'est, est-ce que le switch de Coveo à Thrive était en même temps déménagement de Mme Michelle de Québec à SF ?
Marie-Michèle Caron: Non, non, le déménagement était... pour Coveo. Donc, Coveo m'a...
François Lanthier Nadeau: Ah, t'es sûre ? Oui, oui. Ça, j'avais pas clôté.
Marie-Michèle Caron: Ça, ça fait... Écoute, ça va faire presque 10 ans que je suis en Californie, donc ça fait un petit bout. Coveo était ouvert à l'idée. On avait besoin aussi de présence locale. On était en train de... La majorité... Puis en fait, ma job était de travailler avec des alliances qui étaient beaucoup en Californie, des Salesforce par exemple. C'est en Californie, donc ça faisait du sens. Puis ils ont été super sportifs.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, t'arrives à San Francisco.
Marie-Michèle Caron: Oui, avec deux valises.
François Lanthier Nadeau: Avec deux valises ?
Marie-Michèle Caron: Avec deux valises. J'avais loué un tout inclus. Bien, pas tout inclus, un appartement tout meublé parce qu'il me semble que j'en avais trop. Fait que j'avais deux valises puis je me suis dit, qu'est-ce que je pensais, là ?
François Lanthier Nadeau: OK, fait que t'étais... Fait que j'imagine que t'as connu Tribe via être dans ce coin-là ou même pas ? Oui,
Marie-Michèle Caron: bien non, ils sont basés à Dallas, mais il y a beaucoup... J'avais rencontré les... Oui, on s'est côtoyés, on s'est croisés puis on s'est connus. C'est deux marchés complètement différents, donc on s'est pas connus. On s'est connus dans des situations d'affaires, mais pas via Coveo. Oui,
François Lanthier Nadeau: oui, je comprends.
Marie-Michèle Caron: C'est vraiment deux marchés complètement différents.
François Lanthier Nadeau: Les premiers mois que tu as vécu là, mettons...
Marie-Michèle Caron: En Californie ?
François Lanthier Nadeau: Oui. Ça a été quoi tes impressions, mettons, par rapport à Tech ou en général ? As-tu des trucs qui t'avaient marqué à ce moment-là ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, les premiers... Quand je suis arrivée aux États-Unis, je me suis rendue compte à quel point le speed, speed of execution... Ça bouge vite. Ah, ça bouge très vite. Je pense que c'est quelque chose qui est propre à ce que j'ai... Donc, dans la tech, encore plus, parce qu'on le sait que ça va tellement vite en tech. Mais moi, c'est une chose que même... Puis San Francisco n'est plus ce qu'elle était. On peut avoir une whole discussion about that. C'est que c'est quand même très, très, très beau. Et je pense que les médias en mettent un petit peu. Mais ceci étant dit, San Francisco est une pépinière de talent. Je reprends ton terme. Je me souviens, là, écoute, je vais te dire, j'allais dans un coffee shop, je m'assoyais, puis la personne à côté de moi qui était, je me souviens d'avoir rencontré la CMO de Stitch Fix, qui est une compagnie qui commençait, c'est une super belle compagnie. Mais j'avais rencontré l'ancien moi, puis j'étais là, bonjour, on prend un café à côté. Je disais, c'est quoi, je suis à Terry Woo. C'est capoté.
François Lanthier Nadeau: Connais-tu Netlify ?
Marie-Michèle Caron: Oui.
François Lanthier Nadeau: Nous, évidemment, eux, ils étaient beaucoup dans le monde de la programmation front-end, puis le hosting, puis le déploiement de sites statiques, puis un paquet d'affaires, right ?
Participant 4: Oui.
François Lanthier Nadeau: Dans le temps de Snipcart, évidemment, on était beaucoup, beaucoup dans ce monde-là. Nous autres, c'était un shopping cart front-end en JavaScript, puis ça marchait sur n'importe quel site, dont le... le type de site, le type de projet que le monde qui tripe sur Netlify utilisait. Fait que bon, on avait des discussions, on avait des partenariats, surtout quand il était plus petit, avant toute la grosse croissance. Puis je me rappelle, on était allé à New York dans une conférence, c'était la genre de Jamstack Conf à New York, puis c'était organisé par Netlify. Puis on avait fait une ride d'Uber avec les deux cofondateurs de San Francisco. Puis tu sais, les gars, ils viennent de la Scandinavie, je ne me rappelle plus exactement. Fait que c'est aussi des expats entrepreneurs tech qui vont vivre la... La Silicon Valley Life ou whatever, on veut appeler ça. J'étais comme, tu sais, il y a beaucoup de bruit, genre. J'étais comme, tu sais, il y a beaucoup de choses. Les médias en parlaient déjà de certains aspects plus sociaux, challengeants de vivre à SF. J'étais comme, vous, vous venez pas de là. J'étais comme, tu sais, votre business est 100% distribué. Pourquoi ? C'est juste parce qu'il y a des VCs là-bas ? C'était des questions naïves. J'étais plus jeune aussi, je pense. C'est drôle parce qu'un des deux co-founders, c'est ça qu'il m'a dit. Il m'a dit Duda t'as même pas idée de la concentration de talent qu'il y a là-bas. Il dit Je vais dans un café, je lève ma main et je pose une question sur le JavaScript ou whatever, puis il y a un top engineer de LinkedIn qui me répond en deux secondes. Il dit C'est juste un exemple boba. La concentration, ça a vraiment marqué. All right, folks, break de 30 secondes pour vous parler de notre partenaire certifié, le chiffre. a.k.a. le bras droit de l'entrepreneur tech. C'est une firme comptable, moderne, tech-enabled, qui organise et opère toute votre fonction de finance. Comptabilité cloud, paye, fiscalité, check. C'est des vétérans du SaaS, qui accompagnent aussi votre croissance. Prévisions, planification financière, aide aux subventions et financements. Ils ont aidé des SaaS bootstrap, funded, et plusieurs qui ont exit. Donc, peu importe votre étape de croissance, faire affaire avec le chiffre, c'est comme ajouter un vétéran à votre team la veille des séries. Ils vous aident à gagner la game, peu importe l'objectif, que ce soit des grosses transactions, acquisitions ou du financement. Leurs conseillers vont se parquer devant votre but, puis pas en laisser passer une. C'est The Real MVP. Check out leur entrevue sur sasface.com slash partenaire avec un S slash L E trésignons chiffres, ou sur notre YouTube. OK ? De retour au pod. Je pense que ça semble continuer d'être vrai. Ouais, ça fait que juste une petite... Non, c'est vrai, puis...
Marie-Michèle Caron: Je suis d'accord. Et en fait, le AI, beaucoup du AI, je me rends compte que, oui, c'est 100 distribué, mais on commence à revoir des compagnies qui s'en viennent vers la Bay Area. C'est plus tant San Francisco, San Francisco, mais la Bay Area itself, je veux dire, Oakland, c'est toutes des villes, je n'ai pas les chiffres, mais c'est massif.
François Lanthier Nadeau: Puis là… Palo Alto.
Marie-Michèle Caron: C'est un mauvais exemple.
François Lanthier Nadeau: Je suis jamais allé au bureau de Doudou de Palo Alto. J'aurais vraiment aimé ça.
Marie-Michèle Caron: C'est beau là-bas.
François Lanthier Nadeau: Éventuellement. Tantôt, tu as dit de quoi l'intéressant qui va me permettre de bouncer. On revient à Thrive.
Marie-Michèle Caron: Oui.
François Lanthier Nadeau: Tu as parlé du fait que les revenus consolidés étaient vraiment plus élevés que les revenus SaaS, right ? De votre business de marketing legacy, marketing services, qui est un petit peu plus legacy. Moi, je t'avais posé la question offline et tu m'avais expliqué quelque chose d'intéressant à part comment... Thrive finance ces opérations SaaS et technologiques. Tu veux-tu m'en dire plus là-dessus ?
Marie-Michèle Caron: Absolument. Écoute, nous, la legacy business, c'est un melting iceberg. Ça génère du cash, c'est positive. Encore une fois, tout est publicly available. Mais c'est une business qui est... C'est pas vrai que... Le futur, c'est... Exactement. Puis on le modèle à peu près à... En fait, on le modèle à peu près à 20 de... de... Des croissances. Des croissances, exactement. C'est bon de le dire en français. J'ai tout le temps envie de le dire en anglais.
François Lanthier Nadeau: Un défi de carrière.
Marie-Michèle Caron: Donc, oui, c'est ça. Donc, c'est comme ça qu'on le modèle. Par contre, ça génère du cash et on s'en sert pour investir dans le... de faire notre investissement dans le SaaS. Donc, nous, c'est une business. Ce n'est pas deux business. C'est une seule business. Notre objectif, c'est que d'ici la fin de l'année prochaine, notre SaaS business soit 40 de nos revenus. éventuellement, bon, devenir une pure SaaS business, mais on utilise la totalité de la business pour subventionner nos opérations de SaaS. Et en fait, la beauté de tout ça, puis ce qui est unique à nous, c'est que nous, on a accès à notre install base de clients.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que c'est un install base ?
Marie-Michèle Caron: J'ai 350 000 clients dans mon marketing services qui sont des clients potentiels pour ma plateforme SaaS.
François Lanthier Nadeau: Parfait.
Marie-Michèle Caron: Je n'ai pas obligé d'aller payer Facebook, des ads, etc. Je peux demander à mes reps d'aller vendre à nos clients.
Participant 2: Déjà une audience capturée.
Marie-Michèle Caron: Exactement. Surtout dans le monde du small business, il y a beaucoup de churn. Le pet groomer ou le painter, il n'est peut-être plus en business dans 2-3 ans. Mais les campagnes qui... payent des ads dans les Yellow Pages, que ce soit online ou etc. Si on en vit, ça fait longtemps qu'ils existent, etc.
François Lanthier Nadeau: Puis là, tu as parlé justement du fait que tu as ta propre base d'utilisateur d'un service plus legacy que tu peux convertir en SaaS. Par contre, vous devez essayer d'en trouver des nouveaux aussi. L'acquisition chez Thrive, c'est-tu exclusivement à partir de ce genre de mine d'or que vous avez là ou vous êtes out there dans le market fait de la p... pub, ça ressemble à quoi ?
Marie-Michèle Caron: Oui, non, c'est the latter C'est sûr que ça, je te dirais que c'est à peu près 30 de nos revenus viennent de 30, 30, 30. 30 de nos revenus viennent de ça. Un autre 30 qui vient des referral Oui, avec les clients qui... Exactement, exactement. Puis il y a des investissements qu'on a fait cette année, c'est en PLG, donc un product-led growth motion avec un freemium offering out there. Donc nous, notre plateforme, pour s'en rentrer dans les détails, on est un petit peu à la hub spot où est-ce qu'il y a plusieurs hubs. Nous, on a plusieurs centers. Donc, on a notre Business Center, Marketing Center, puis on a notre Command Center qui est free, free forever. Donc, ça, c'est aussi une façon d'aller acquérir des nouveaux clients.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, dans le fond, t'amènes de la valeur gratuitement avec des cas d'utilisation qui sont, mettons, Command Center, ça fait quoi dans le business ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, ça consolide toutes les… Toutes tes e-mails. Dans le fond, l'entrepreneur qui reçoit, il y a une page Facebook, il y a une page Instabase il y a son Gmail, il y a son texte de téléphone. Il peut recevoir des demandes. Speed matters. J'ai l'impression que c'est une soumission.
François Lanthier Nadeau: Closer tes clients. Closer tes clients,
Marie-Michèle Caron: c'est pas ce que tu veux. Command Center unifie toutes ces différentes...
François Lanthier Nadeau: canaux-là, mettons.
Marie-Michèle Caron: De communication dans une seule interface. Donc, notre entrepreneur est... Écoute, même moi, je n'ai besoin.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie-Michèle Caron: J'exagère, mais tu sais, j'ai tellement de...
François Lanthier Nadeau: Mais moi aussi, je l'ai vécu, ça, la difficulté d'être à jour dans tous les différents canaux. Mettons, j'avais une app qui centralisait tout, puis là, elle buguait un peu, je l'ai enlevée, mais whatever. Fait que là, ta personne, ton entrepreneur, à la tête d'une PME, arrive dans le comment center, puis il est comme, wow ! je peux gérer toutes mes communications qui ont rapport à ma business en même place sans cliquer sur d'ici cette app, en oubliant un message, en oubliant un email, whatever. Puis là, après ça, product-led growth, vous offrez déjà de la valeur gratuitement, vous avez des mécanismes via le UI, via peut-être des personnes...
Marie-Michèle Caron: L'idée, ça serait plus vers dans le produit.
François Lanthier Nadeau: Oui. Pour arriver de...
Marie-Michèle Caron: Non, non, mais dans ce cas-ci, c'est sûr qu'on a des gens au téléphone et tout ça, mais on a un paquet de signal quand un... Un client devient plus qualifié, potentiel, à devenir compatible pour un des centres qui sont payés. Là, c'est sûr qu'on a un vendeur qui va... On a un système en place avec des outils à la Salesforce Loft et Salesforce pour opérationnaliser tout ça. Et ça fait une très bonne job. Mais l'idée, pour arriver vers une plus grande profitabilité, on veut que le plus possible, ça soit fait dans le produit.
François Lanthier Nadeau: Puis dépensez-vous. En plus, je ne sais pas si c'est trop spécifique ou privé comme information. Probablement pas tant que ça vu que c'est une compagnie publique, mais dépensez-vous, mettons, en ads, en contenu marketing, en SEO pour rentrer du monde dans le funnel peut-être du premier centre qui est gratuit.
Marie-Michèle Caron: Absolument, absolument. En fait, un des chiffres qu'on va faire majeur, c'est de partir d'une sales-led growth motion où est-ce que le call to action dans ton ad Facebook, c'était book a demo, ou même sur notre site web, versus try it for free.
François Lanthier Nadeau: Qui est plus product-led. Exactement. Tu sers toi-même, expérimentes la valeur que tu peux avoir, puis à travers ton expérience produit, on va te dire, Hey, utilise-en plus, paye un peu, puis tu vas avoir plus de valeur encore.
Marie-Michèle Caron: Exact.
François Lanthier Nadeau: Mais les deux, le sales-led, je parle à une personne, elle me fait un pitch, elle me raconte une histoire, elle me convainc, versus j'essaie un produit, puis c'est le produit qui me convainc, les deux vivent en parallèle ou vous êtes en train de phaser out un pour l'autre ?
Marie-Michèle Caron: Non, les deux cohabitent. Les deux cohabitent. OK, parfait. Parce que le… Le point d'entrée vers toi n'est pas uniquement le modèle gratuit. Tu peux rentrer avec un module ou avec un center qui est payé sans… En fait, tu as besoin du command center, mais tu peux être vers toi en premier.
François Lanthier Nadeau: OK. Parfait. Puis là, est-ce que vous pouvez parler du pricing model, mettons ? I mean, c'est sur le...
Marie-Michèle Caron: Oui, c'est sur 5.6.com.
François Lanthier Nadeau: Tu peux y aller. Oui,
Marie-Michèle Caron: exact, il est là.
François Lanthier Nadeau: Mais le...
Marie-Michèle Caron: Mon average revenue par user, c'est d'à peu près de 4 000 par année.
François Lanthier Nadeau: OK, donc ARPU sur un utilisateur, c'est 4 000. C'est ça.
Marie-Michèle Caron: Parfait. C'est une game de volume. C'est une game de volume.
François Lanthier Nadeau: Oui. Puis surtout, c'est une game de volume quand tu fais les maths avec le cash que vous faites. Parce que, je veux dire, vous êtes... Comment dire ? 4 000 d'ARPU. Quand t'es dans un petit SaaS bootstrap, pis que t'es droit à le runner, ça peut être ben correct, right, pis t'as pas besoin nécessairement de gros volumes. Mais dans votre cas, évidemment, mon point est de dire que c'est pas nécessairement une tout petite valeur.
Marie-Michèle Caron: Non, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: C'est sûr que là, si on compare avec Coveo, le Harpu, c'est genre la planète Mars, là, je sais pas, c'est énorme.
Marie-Michèle Caron: C'est ça, je suis allée d'un extrême à l'autre.
François Lanthier Nadeau: Exact. Mais là, ton Harpu, ça sent la soupe, mais ton pricing, il est-tu tierceux ? en fonction des command centers et des groupes de features que le monde utilise.
Marie-Michèle Caron: Exact. Exact. Il y a un Free Pro classique.
François Lanthier Nadeau: C'est capé par l'utilisation et par les fonctionnalités que tu ajoutes.
Marie-Michèle Caron: Tout dépendant de quel... Oversimplified, c'est capé par feature, par usager. Parfait. Il y a un prix pour les trois. Écoute. C'est une super belle business. C'est juste qu'il faut, comme on disait...
François Lanthier Nadeau: Ça marche à t'c'qu'elle.
Marie-Michèle Caron: Ça marche à t'c'qu'elle. C'est pour ça que quand je parlais du SaaSpasse Grinder, à la quantité qu'on fait, j'ai du monde qui font des démos. Il faut qu'ils en fassent sept par jour. Ils font 150. Ils font juste ça.
François Lanthier Nadeau: Ils la tiennent en road. C'est-tu tough, engagé, pour Thrive aux États-Unis ?
Marie-Michèle Caron: C'est une bonne question. Je pense que le talent est vraiment, surtout à cause de la pandémie, le talent est vraiment devenu très international. Nous, on a pris la décision d'être remote only. Donc, on a nos 3000 employés qui travaillent de chez eux. Quand on fait une acquisition, c'est souvent un des challenges parce qu'il y a des gens qui sont habitués à venir au bureau. Le talent, pour nous, peut être vraiment everywhere Ta question à savoir s'il y a du talent aux États-Unis, c'est difficile d'engager. Pas du tout, en fait. À tous les niveaux. C'est sûr que ça dépend. As-tu une offre compétitive ? As-tu une compagnie qui est attrayante ? Mais dans notre cas, nous, on a des super conditions, on a des super termes, on a des possibilités de croissance avec la compagnie parce que la compagnie est tellement grande. Donc, tu rentres à un certain niveau et tu as un career path qui est clair. Donc, oui, dans notre cas, c'est plus facile. Je te dirais que les exécutifs aussi, que ce soit des... des sales executives, financial executives, marketing executives. Il y a vraiment… Le talent aux États-Unis est là en général. Je ne dis pas qu'il n'est pas ici au Québec. Au contraire, je parlais de la résilience des Québec. Je crois que nos leaders sont exceptionnels, mais il y a du talent aux États-Unis.
François Lanthier Nadeau: Il y a du talent, puis vous avez de l'argent pour l'embaucher.
Marie-Michèle Caron: Bien,
François Lanthier Nadeau: c'est ça. C'est vraiment… Puis là, écoute, une compagnie de cette ampleur-là, ça vient avec un… Bien, c'est public. Il y a un board, un conseil d'administration qui s'occupe un peu de la gouvernance de cette compagnie-là et qui rend les leaders et les execs dans cette compagnie-là imputables un peu de leurs performances, qui ont les meilleurs intérêts des actionnaires à cœur et tout ça. Fait que là, toi, dans le contexte de Thrive, mettons qu'on fait une mise en scène, moi, je suis le board member, toi, tu es de l'autre côté en tant qu'exec, right ? À chaque trois mois, je te dis What's up ? Comment ça va ? Comment ça a été ? Je veux que le monde catche cette dynamique-là. Clairement, je n'ai jamais été sur un board.
Marie-Michèle Caron: What's up ? C'était simple. Tu t'es cassé.
François Lanthier Nadeau: Dis-moi un peu. Je te taquine. Être de ce bord-là de la table. Après ça, spoiler, mais tu es aussi de l'autre bord de la table. On va un à la fois, mettons. En tant qu'exec d'une compagnie tradée publiquement.
Marie-Michèle Caron: Oui.
François Lanthier Nadeau: Ça ressemble à quoi, les board meetings ? Faut-tu que tu te prépares pas mal ? Est-ce que tu t'offres ?
Marie-Michèle Caron: Oui, c'est sûr. Ça arrive à tous les quarts.
François Lanthier Nadeau: À tous les trimestres ?
Marie-Michèle Caron: À tous les trimestres. On se rend compte, on en fait deux en personne par année, on en fait deux remote.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie-Michèle Caron: Puis écoute, il y a aussi des approbations de budget. Donc oui, c'est du sport.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Tu le vois venir. À chaque trimestre, tu le sais. Oui,
Marie-Michèle Caron: c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Il faut que tu ailles tes flippes d'aligner.
Marie-Michèle Caron: Puis je parlais rapidement de juste revenir sur un sujet que nous, on est dans une histoire de transformation. Donc, nous, on est en train de se transformer et on se transforme dans les yeux du public parce qu'on est publicly traded. Idéalement, quand tu fais des transformations de cet emploi-là, tu fais ça privé. Parce que nous, à chaque corps, il faut aller... We have to tell the story to the street.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est ça.
Marie-Michèle Caron: Puis, you got to convince them that the price of the stock should go... You know, they're...
François Lanthier Nadeau: Exactement. Donc, là, toi, tu vas dans la rue, c'est ce que tu dis, puis tu crées l'histoire de Tribe.
Marie-Michèle Caron: C'est plus, Joe s'occupe de ça dans notre cas, c'est lui qui est vraiment responsable de ça, mais nous, au niveau des exécutifs plus opérationnels, il faut livrer. Donc là, la question par rapport au conseil d'administration, eux, à tous les mois, à tous les quarts, c'est-à-dire, on leur dit, voici comment on a closé, rouge, vert, jaune. par rapport à une série de métriques. On a des KPIs. Exactement. Puis on passe à travers ça. Puis après ça, il faut leur expliquer le pourquoi du comment de chacune des performances. On essaie toujours de se mettre dans une position où est-ce qu'on va under-promise, over-achieve. Ce n'est pas toujours facile, mais dans notre cas, ça va quand même bien. On a un board qui... On a changé le board il y a quelques... Je pense qu'il y a deux, trois ans, qu'il y a eu des gros changements au niveau de l'administration Thrive. On a amené des exécutifs SaaS. Parce que c'était des... Puis la transformation. Exactement, exactement. Qu'ils comprennent un peu plus ce qu'on fait. Mais tu sais, il y a quelques années, c'était grow at all costs Puis nos board members nous disaient, You gotta grow faster Puis là, le marché a changé. Puis ça, c'est profitable growth Puis c'est comme not growing at all costs Puis c'est intéressant. C'est une super dynamique. Mais dans notre cas, c'est sûr que ça prend énormément de préparation. Ça prend... Il faut que tu aies un CFO complètement robuste, qui soit nickel.
François Lanthier Nadeau: Il y a aussi un pipeline de data, d'attribution qui est cher parce que tu peux pas arriver en disant... Tu peux pas bootstrapper.
Marie-Michèle Caron: Il manque un milliard, je sais pas il est où. Non, je sais pas.
François Lanthier Nadeau: C'est moi qui l'ai. Blague à part. Fait que là, mettons que ça va pas bien. Mettons que les KPIs de Marie-Michelle et tous ses collègues sont dans le rouge foncé. Le board, là... C'est quoi qu'il doit faire ? Il doit faire genre, All right, guys, comment on va corriger la situation ? Puis là, il faut que tu arrives avec un plan d'action.
Marie-Michèle Caron: Écoute, la responsabilité du board member, c'est de... Mais c'est de représenter les shareholders. C'est de faire... Donc, c'est sa responsabilité. Donc, nous, si continuellement, on ne lève pas, puis on n'a pas de bonne histoire pour justifier pourquoi, ou de bonne solution à court, moyen, long terme,
François Lanthier Nadeau: c'est ça.
Marie-Michèle Caron: Il faut trouver une job ailleurs.
François Lanthier Nadeau: SaaSpasse si jamais, on va probablement embaucher, tu m'écris, si jamais tu passes du vert au rose, parce que je sais que tu es une killer et que tu es dans le vert, c'est de mon problème. Non, mais blague à part, le monde, c'est important qu'il comprenne ça. Je pense que le board a l'autorité de prendre des décisions existentielles au niveau du leadership et de la compagnie. Si les intérêts des shareholders, des actionnaires sont mal respectés, Ça se peut qu'il y ait des changements du roulement.
Marie-Michèle Caron: Exactement. On l'a vu récemment avec la saga d'Open AI. Le board a kické out leur CEO. C'est fait kické out. Exactement. Le board s'est fait kick out.
François Lanthier Nadeau: C'est un autre power dynamic, mettons.
Marie-Michèle Caron: Exactement. Mais oui, ils peuvent le faire, mais normalement,
François Lanthier Nadeau: on est alignés.
Marie-Michèle Caron: Dans notre cas, c'est des super bonnes personnes aussi. On va souper. Oui.
François Lanthier Nadeau: Tu es de l'autre bord aussi. C'est-à-dire que toi, es-tu siège sur des conseils d'administration pour des SaaS ou des entreprises technologiques ?
Marie-Michèle Caron: Oui.
François Lanthier Nadeau: Veux-tu me parler un peu de cette expérience-là ?
Marie-Michèle Caron: Bien sûr.
François Lanthier Nadeau: C'est une différente préparation. Es-tu plus humain ? Parle-moi de ça. Ça m'intéresse.
Marie-Michèle Caron: Oui. Deux compagnies. Une compagnie basée à Montréal. Les gars sont super sharp, la gang de potes-là. Je vous encourage à aller les voir. Moi, je les trouve tellement bons. Nice. Et là, une compagnie à Milwaukee. qui s'appelle Saltbox Management. C'est un SI, c'est un System Integrator Partner. C'est une compagnie de... C'est un gars avec qui je travaillais quand j'étais chez Coveo. Lui était un de nos partners. Il s'est parti en affaires. Puis là, il s'est rendu à peu près une cinquantaine d'employés.
François Lanthier Nadeau: Fait qu'il t'a demandé d'être sur le board. Oui, il y a quelques années. Pote-Loc, c'est arrivé comment, ça, que tu arrives sur le board pour eux ?
Marie-Michèle Caron: C'était via Investissement Québec que je les ai rencontrés. Donc, c'est un de mes contacts. Et comme je le disais, le... Ta question était à l'expérience, de parler un petit peu de l'expérience comme board member. Écoute, moi, j'ai la chance de siéger sur deux compagnies qui ne sont pas un problème. Donc, c'est sûr que c'est plus facile. Je ne sais pas c'est quoi l'expérience. C'est comme gérer de la décroissance ou gérer du drama. Dans mon cas, je n'ai pas besoin de faire ça. Pour moi, je suis très inspirée par le travail des gars, que ce soit de Saltbox ou de Potluck. C'est toujours bien d'avoir... d'avoir deux perspectives. Des fois, je viens tellement dans mon day-to-day de thrive que des fois, de take a step back d'avoir… Ils font des présentations sur leur stratégie de croissance et comment eux pensent à des problèmes. Je me dis que ce n'est pas bête. Je préfère ça chez nous aussi. Pour moi, c'est très bénéfique. Je trouve aussi que ça me garde dans l'économie locale. Je suis expatriée en Californie. Ma famille est en Californie, mais mon cœur est au Québec. J'arrive d'ici, je ne sais pas du tout où je suis dans ma vie si ce n'était pas de Québec, de l'Université Laval, de Coveo et tout ce monde-là. J'ai l'impression que c'est une façon pour moi de redonner un petit peu à la communauté. Donc, la gang de potes-là... Et là, ta question était à l'effet de la préparation nécessaire. C'est sûr que là, il faut que tu connaisses les financials. Il faut que tu connaisses ça sur le bout de tes doigts parce qu'il faut que tu sois capable de dire... Puis tu sais, ils ne te le diront pas. Je ne dis pas que c'est le cas, mais tu sais, les entrepreneurs en général, ils ne vont pas... Puis je le sais. je prépare mes slides pour le board. Je ne leur vendrai pas que si j'ai manqué. S'ils ne s'en souviennent plus, l'année passée, c'était combien ? Je ne serais pas exprès pour le mettre sur une slide. Il faut que tu sois prêt. Je ne dis pas que c'est le cas pas du tout. Au contraire.
François Lanthier Nadeau: C'est la job de challenger aussi quand tu es sur le board. De challenger des discussions.
Marie-Michèle Caron: On ne rentre pas dans l'opération. Ce n'est pas la job.
François Lanthier Nadeau: Dans la stratégie.
Marie-Michèle Caron: Dans la stratégie. Oui. Donc, si tu races, tu le fais quand ? Puis, est-ce que tu veux ouvrir un bureau ? Par exemple, la gang de Saltbox, on décide d'ouvrir un bureau au Mexique, puis on a une grosse conversation là-dessus. Pourquoi le Mexique ? Pourquoi pas ailleurs ? Chez nous, quand on a ouvert un bureau en ODR, en Dominican Republic, c'est une conversation qu'on a à nos boards.
François Lanthier Nadeau: OK, parfait. Fait que tu as répondu à ma prochaine question qui était un peu comme... What's in it for you ? Pourquoi est-ce que tu prends de ton prêt s'il y a eu temps pour aller sur un conseil d'administration d'autres compagnies en tech ? Clairement, ça t'inspire, ça te connecte à, du moins pour Potluck, ça te connecte à un marché que t'aimes, puis ça continue de t'éduquer. Nice !
Marie-Michèle Caron: C'est tellement des... Parce que sinon, tu rentres trop... Je rentrais trop dans mon opéra... Pas toujours, mais tu rentres trop dans ton day-to-day. Puis d'avoir une perspective quand tu t'assis avec d'autres gens, tu es capable de comprendre comment eux voient un problème. On est cinq autour de la table, puis c'est le même problème, puis on le voit les cinq différemment. C'est super intéressant.
François Lanthier Nadeau: Je pense que c'est de l'apprentissage par exposition aussi. Exact. Puis en théorie, le monde qui va sur le board avec toi, ce ne sont pas des pingouins. Quelque chose d'intéressant.
Participant 4: Non. T'es pingouin. D'ailleurs,
François Lanthier Nadeau: t'as mentionné que ton cœur était au Québec. Puis le mien, il est aussi, pour plusieurs raisons. Je pense que je ne ferais pas SaasPasser si je ne croyais pas au potentiel et à la qualité de notre marché et de notre communauté tech au Québec. Mais force est de constater que la tech au Québec, il y a quand même beaucoup de différences avec d'autres marchés. Puis je pense qu'on a un héritage ou une dette culturelle, je ne sais pas comment le cadrer. Est-ce qu'il y a un certain tabou au niveau de l'argent ? Je pense qu'on a souvent pointé du doigt ceux qui réussissent ou les Anglos qui réussissent. Puis l'argent, c'est pas tout le temps bien perçu d'en avoir, d'en faire, d'en parler aussi au Québec. Puis ma question pour toi, c'est un peu, as-tu l'impression qu'on commence à être moins nés pour un petit pain, mettons, au Québec ?
Marie-Michèle Caron: Complètement. Complètement. Je pense que c'est un mix de plusieurs facteurs. Je pense que là... On se les dit aussi, ça fait quand même quelques années qu'on se dit que c'est assez comme Québec. Je pense que ce soit les médias sociaux, l'internationalisation, le peuple québécois, par définition, en tout cas, moi, ce que je vois du peuple québécois, c'est que c'est des gens qui sont très résilients, travaillants et qui figurent des solutions à des problèmes.
François Lanthier Nadeau: Des doers.
Marie-Michèle Caron: Des doers, exactement. Là, je pense qu'on commence à reconnaître notre valeur, puis on est capable d'aller la chercher, absolument.
François Lanthier Nadeau: Tu penses-tu que, spécifiquement au niveau de la tech, tu penses-tu qu'on a assez de support du côté privé, donc du financement de capital de risque ou autre, puis du côté public, donc les villes, les gouvernements, tout ça pour booster notre talent en tech au Québec ? Peut-être que tu es un petit peu déconnecté. Mais en même temps, tu es encore sur un board. Oui,
Marie-Michèle Caron: non, mais écoute, je pense que l'entrepreneur, le savvy entrepreneur, il ne va pas juste se limiter au Québec pour ses options de financement. Je pense que n'importe quel entrepreneur qui veut partir s'accompagner au Québec est capable d'aller chercher du financement. Est-ce qu'il y en a assez ? Je pense qu'il n'y en a pas assez. Je pense qu'il pourrait avoir une plus grande offre de... d'investissement, de capital de risque, etc. Mais il y en a quand même, puis il y en a aussi ailleurs. Je veux dire, si tu as une bonne idée, si tu as une bonne techno, puis tu as un bon modèle d'affaires, tu peux aller en Californie puis aller hit the road.
François Lanthier Nadeau: On a eu plein de fondateurs sur le pod qui ont fait direct ça.
Marie-Michèle Caron: Exact, exactement.
François Lanthier Nadeau: Des fondateurs d'ici. As-tu un contraste à me donner au niveau du rôle d'une ville ou d'un gouvernement dans le développement d'une compagnie technologique ? SF-Québec. À Québec, il y a quand même plusieurs programmes, je pense. Si c'est bon ou pas, je sais pas. J'ai pas vraiment la réponse à ça. Mais il y a un certain niveau d'impôts, puis de taxes, puis d'un autre côté de subventions, puis de programmes. C'est quand même un involvement Est-ce que c'est moins là, mettons, à SF ou en Californie ?
Marie-Michèle Caron: Je pense qu'il y a beaucoup de programmes ici. Je suis pas... tant au courant des programmes que San Francisco et la Californie vont mettre en place, parce que ma compagnie est au Texas, puis on est tellement rendu grande qu'on n'est pas... Fait que je te dirais que je ne suis peut-être pas la mieux placée pour répondre à cette question-là, mais je te dirais que le libre-marché américain, le marché américain est beaucoup plus libre-marché, beaucoup moins subventionné de façon générale que le marché québécois, canadien.
François Lanthier Nadeau: Il y a quelque chose que j'ai vu dans notre enquête au Québec qui me... Des fois, qui me gosse un peu, c'est un focus, mettons, sur la compétition locale au lieu de l'expansion internationale. Puis je m'explique, c'est que souvent, tu vas avoir un avantage à viser le marché qui est autour de toi parce que tu as une proximité linguistique, culturelle, logistique, légale avec les clients potentiels. Puis au Québec, c'est encore plus vrai parce que tu as le français, la culture, tu as plein d'affaires. Je pense que ça peut être simple et facile, peut-être même un smart move de commercialiser au Québec au départ. Mais je pense qu'en tech, tu peux, jour 1, commercialiser ailleurs. Mais, écoute, j'ai pas de réponse à ce que je suis en train de drafter là, mais chose certaine, la majorité des joueurs les plus successfulls que je vois, ils se sont pas concentrés sur le marché québécois au départ. Ils se sont concentrés sur le Québec pour le talent. pour créer leur compagnie. Tu sais, c'est leur racine, c'est leur cœur, mais ils commercialisent à l'international parce que c'est un marché global, tu sais, en SaaS. Je ne sais pas si ça te fait sonner une cloche. Écoute,
Marie-Michèle Caron: c'est sûr que ça dépend de ce marché que tu sers. Moi, mes clients sont très locaux, donc la localisation, elle est très importante. On a commencé par les... En fait, quand tu landes au Canada... Je n'ai pas commencé avec le Canada en général. J'ai commencé avec l'Ontario. On a commencé avec un groupe qui est plus localisé.
François Lanthier Nadeau: Mais vous, vous avez cette attache-là. Exactement. Mais là,
Marie-Michèle Caron: si on comprend... Ça dépend beaucoup de ton type de client. Si tu commences par le Québec, je pense qu'en effet, dans le monde du SaaS, si tu fais du enterprise ou du... En général, je veux dire, the world is global.
François Lanthier Nadeau: Oui. C'est du food for thought pour moi. Oui. La perception de la culture entrepreneuriale, as-tu l'impression qu'aux États-Unis, parce que t'as dit, tu sais, les Québec sont trop sur les manches, sont résilients, ils ont du talent, tout ça, mais as-tu l'impression que l'espèce de sentiment de hustler, tu sais, de go-getter, il est plus fort aux États-Unis qu'ici ?
Marie-Michèle Caron: Certainement en Californie. Je pense qu'il y a une... Il y a une concentration de gens qui ont un désir de vraiment vouloir être successfull. Il y a une concentration de gens qui ont pris une décision. Il y a une concentration de gens qui sont expatriés, qui ont pris une décision volontaire de s'en aller en Californie, à San Francisco, dans la Bay Area. Donc, certainement, c'est sûr que dans le milieu de la Louisiane, je pense que c'est différent versus…
François Lanthier Nadeau: La Californie.
Marie-Michèle Caron: exactement sur la Californie sur la Californie je pense que oui je pense que par exemple des villes comme Montréal c'est vraiment particulier le mix qu'on retrouve à Montréal il y a un mix il y a beaucoup beaucoup de créatifs à Montréal que ce soit vers le C2 le Cirque du Soleil les Robert Lepage tu sais il y a un aspect vraiment créatif il y a un aspect qui est vraiment très aussi entrepreneur entre entrepreneur et entrepreneuriale C'est aussi un des endroits dans le monde, je pense, qui a autant d'universités sur l'île de Montréal. Ça crée un paquet de talents, de jeunes talents. Ça amène des jeunes. Je pense qu'il y a quelque chose de vraiment unique à Montréal, propre à Montréal, qui est comparable à l'Abbé Ria.
François Lanthier Nadeau: Je pense juste... Je ne sais pas si c'est fair comme énoncé, mais je pense que... L'ambition fait plus partie de la discussion là-bas qu'ici. Ou peut-être à le meilleur vénère. C'est plus comme accepté. De l'échantillon de monde que j'ai vu qui viennent de là-bas, que j'ai parlé de là-bas, puis vers ici, j'ai quand même l'impression que tu te dis lifestyle business dépendamment de où tu dis ça, si tu le dis là-bas ou ici, ça peut être genre... Une insulte, une pop en tout, au contraire, une félicitation. J'ai comme l'impression, je ne sais pas.
Marie-Michèle Caron: Tu as peut-être raison.
François Lanthier Nadeau: Je ne sais pas. Encore une fois, du bon food for thought. De façon générale, je pense que pour closer sur des sujets peut-être un petit peu plus personnels, j'avais envie de te parler de la présence des femmes en tech. Je pense que moi, c'est fair de dire que dans les personnes qui m'ont le plus influencé et qui m'ont le plus appris à... à grandir aussi, genre, professionnellement. Il y a eu un paquet de femmes qui ont traversé mon parcours, mettons, entrepreneurial pis de carrière. Pis, par contre, en me rapprochant, surtout, tu sais, au début, on était 3-4 white boys dans un... Tu comprends, il y en avait juste pas. Aucune forme de diversité. À la fin, quand on a vendu à Doudou, j'étais beaucoup plus fier de ce côté-là dans notre compagnie à plusieurs égards, mais en me rapprochant de certaines femmes... J'ai entendu toutes sortes d'histoires. Je ne vais pas raconter ces affaires-là sur le pod, mais la conclusion que j'ai eue, c'est Jesus Christ Il y a des choses que je ne penserais jamais de ma vie ou que je n'ai même pas jamais pensé dans ma carrière. Je parle spécifiquement professionnellement que ces amis-là ou ces collègues-là me parlent. Je suis comme Holy shit Il y a un certain débalancement. Juste en nombre, il y en a moins de femmes. Ma question pour toi, Agathe, c'est genre… Comment cet aspect-là a joué dans ta carrière ? Y a-tu pensé, tu t'en collais-tu ? C'est-tu plus tough, c'est-tu plus facile ? J'ai le goût d'avoir quelqu'un qui peut probablement en parler mieux que moi, tu comprends ? Genre, m'en parler.
Marie-Michèle Caron: Il y a beaucoup d'angles à ta question. Je vais... Couple of things. Premièrement, pour moi, être une femme ou être un homme, ça ne m'a jamais empêchée. Je suis née femme, je suis une femme, mais j'ai toujours su que c'est ça que je voulais, avoir une carrière professionnelle. Je voulais être une femme d'affaires. Je ne me suis jamais dit, est-ce que je suis une femme, est-ce que je peux le devenir ou est-ce que je ne peux pas le faire. J'ai une super maman qui a un super papa qui m'ont dit que tout était possible. Donc, à ta question, savoir moi mon parcours, pour moi, être une femme, ça ne m'a jamais empêchée. Au contraire, je ne me suis pas gardée. C'est ça, je vais gagner. Je pense, par contre, qu'il y a des réalités qui viennent avec le fait qu'on est une femme. C'est vrai qu'à chaque fois que je m'assois autour, 90 du temps que je m'assois à une table, que ce soit un rendez-vous avec des clients, que ce soit avec des conseils d'administration, avec, en général, des partners, etc., autour de la table, je suis très souvent la seule ou il y a peut-être une autre femme autour de la table.
François Lanthier Nadeau: Fait que, juste en quantité, en minorité.
Marie-Michèle Caron: En quantité, en minorité, c'est sûr. Oui. Je pense que j'avais une opinion de ça qui était différente avant que je devienne maman. Je pense qu'avant que je devienne maman, je me disais, bien, voyons, ça n'a pas de bon sens. Retroussez-vous les manches, les filles, vous êtes capables. Ça n'a pas de bon sens. Et puis après ça, la journée que je suis devenue maman, tu portes un bébé pendant neuf mois, puis je veux dire, tu vomis en deux meetings parce que tu as les nausées. Puis après ça, quand il sort de toi, bien, tu sais, la semaine d'après est plus tough. C'est pas pareil. C'est pas pareil. Pour moi, c'est venu avec ça. J'ai beaucoup d'empathie pour les femmes qui sont un peu en train de débattre si c'est pour elles ou si c'est pas pour elles de faire un cheminement professionnel à haut niveau. Je pense que c'est pas fait pour toutes les femmes. D'autant plus que c'est pas fait pour tous les hommes. Mais à partir du moment où tu décides que c'est ça, je pense que ça te prend un bon partner dans la vie qui comprend ça et qui te soutienne. Après ça, il faut juste que tu y crois. Il ne faut pas lâcher. Est-ce que c'est plus dur d'être une femme ou pas ? Je pense que ce n'est pas facile, en général, que tu sois un gars ou une femme. Le parcours entrepreneurial n'est pas facile. La vérité, c'est que la majorité des gens qui se passent en affaires vont fail Je pense que pour la femme, dans mon cas, est-ce que j'ai trouvé ça plus difficile parce que j'étais une femme ? Pas nécessairement. Là, je commence à le voir un peu plus, les impacts d'être une femme, d'être maman. Par contre... C'est vrai que j'ai appris à jouer au golf. C'est un exemple, c'est une image, mais c'est vrai que j'ai appris à jouer au golf, c'est là que ça se passait. J'ai joué au tennis quand j'étais jeune. Ce n'est pas vrai que je vais aller prendre une bière avec eux dans un pub tout le temps. Il y a de ça aussi, mais en même temps, on est de plus en plus inclus, les femmes. Je te dirais que ce que je vois, c'est qu'on est en train peut-être de overcorrect On est en train de... Je pense que... Je ne suis pas anti-féministe, mais je pense qu'on est en train de voir des exécutifs dans certaines compagnies qui ont été nommés parce qu'ils ont besoin d'avoir un ratio de diversité. Pas nécessairement parce que c'est le meilleur talent. Moi, je crois dans une meritocracy où est-ce que tu es nommé et tu es promu basé sur les mérites. Tu l'as mérité, c'est basé sur la performance. C'est la performance, c'est l'attitude, c'est les résultats, c'est une série de choses, mais je ne pense pas que ça devrait être ton sexe. Qui devrait, whether or not you're a woman, si tu devrais l'avoir ou pas. Maintenant, je comprends qu'il n'y en a pas beaucoup, on veut les aider, mais moi, je me dis, à compétence égale, prioriser la femme, mais à compétence non égale, je ne suis pas d'accord pour qu'on fasse juste des pourcentages de diversité.
François Lanthier Nadeau: Oui, une espèce d'affirmative. Fait que c'est ça,
Marie-Michèle Caron: c'est ça. Fait que tu sais, quand... je me suis déjà fait dire, You were named there because they needed a woman. La réponse, c'est non. J'ai travaillé trop fort dans ma vie. Je ne suis pas là parce que je suis une femme. C'est un peu... En même temps, c'est vrai qu'il n'y en a pas beaucoup. Je suis un peu entre les deux. Exact.
François Lanthier Nadeau: J'avais une question par rapport à ça. Je pense que tu as un peu répondu, mais je tiens à le dire. Il y a quelques femmes entrepreneurs dans ma vie qui m'ont dit ça, qui m'ont dit... Si tu m'invites à un événement ou à une conférence ou sur un board ou peu importe, qui est spécifique aux femmes en entrepreneuriat ou quoi que ce soit, ça ne m'intéresse pas parce que si je ne suis pas en même table que tout le monde, je ne veux pas. C'est ça. Toi, c'est-tu quelque chose que tu partages ? C'est un peu quelque chose que tu crois ?
Marie-Michèle Caron: Écoute, ça ne me dérange pas. Je peux parler à des femmes, je peux parler pour les femmes pour qu'on essaie de les... de les promouvoir, etc. Mais encore une fois, je fais attention. Moi, c'est la compétence égale. C'est vraiment ça qui est... Je peux en parler. Ça me fait plaisir d'avoir une conversation. Mais je veux faire attention à la over-correcting.
François Lanthier Nadeau: Oui. Il y a beaucoup de nuances, je pense, dans ce que tu dis. C'est un sujet tricky. C'est bon d'avoir des moyens dans ce genre-là, je pense. Ça donne du bon food for thought sur ça. Pour moi aussi, de mieux comprendre ça. Est-ce que, parce que là, tu as mentionné que tu es devenue maman dans les deux, trois, deux dernières années. Puis tu m'as dit justement, bon, tu sais, ça te bouleverse un peu une vie, tu ne veux pas. Tu as tout le temps été ultra carriériste, tu as tout le temps été un high achiever, tout ça. Puis là, il y a des créatures vivantes dont tu dois t'occuper et que tu aimes. Puis tout ça, tu sais, tu as une famille. C'est-tu quelque chose que tu as trouvé ? Puis je pose la question à des femmes comme à des hommes, by the way. Mais je sais que juste comme la charge physique d'avoir des enfants, c'est plus sur les femmes. Oui. As-tu trouvé ça tough, l'adaptation quand tu es devenue une ex-ex-maman, dans le fond ?
Marie-Michèle Caron: Oui, c'est sûr que moi, ça a changé beaucoup. J'ai mentionné quelque chose, je vais le répéter. Ça te prend un système autour de toi. Tu veux continuer à rouler à 300 000 à l'heure, puis tu as un bébé à la maison. Tu peux pas ne pas dormir pendant six mois. Exact. Il faut que tu trouves des solutions. Donc, tu mets... Dans mon cas, j'ai établi un système autour de moi avec de l'aide.
Participant 2: OK.
Marie-Michèle Caron: Et ça m'a permis de reprendre le travail plus rapidement que certaines autres femmes qui pourraient décider de ne pas le faire. Dans mon cas, ça a été plus facile grâce à l'aide que j'ai mis en place.
François Lanthier Nadeau: Tu as fait un système, moi.
Marie-Michèle Caron: Exactement. Puis c'était dur, puis c'était rigide. Mais tu sais, dans mon cas, il faut que j'embarque sur l'avion. relativement fréquemment. C'est sûr qu'il faut que j'ai des gens de confiance autour de moi. Il faut que j'ai un support system qui soit vraiment stable. C'est sûr que ça bouleverse une carrière absolument. Je pense que c'est la plus belle chose qui m'est arrivée dans ma vie. Absolument. Je vous le conseille tous. Si vous voulez avoir des enfants, femmes comme hommes, ça se fait quand même dans mon cas. Ma plus jeune, elle a huit mois. Mon plus vieux, il a deux ans. Donc, je les ai eu rapprochés, les deux. Mais toi,
François Lanthier Nadeau: tu prends des décisions critiques à ton travail au jour le jour. C'est ça. Tu comprends-tu ? Tu te prends un congé d'un an de maternité ? Non. C'est ça. Non, tu ne peux pas. Ça, c'est… J'ai l'impression que… Je ne peux pas en parler. Oui.
Marie-Michèle Caron: Parce que je vais encore parler des deux côtés.
François Lanthier Nadeau: Oui, mais attends.
Marie-Michèle Caron: C'est magnifique qu'on ait un an de maternité au Québec. Je trouve ça génial. Je ne voudrais jamais changer ça pour tout l'art du monde.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marie-Michèle Caron: En même temps, moi, je trouve ça magnifique que j'aime ma carrière. Je trouve que c'est bien ce que je suis en train de faire dans ma vie professionnelle. Je ne veux pas arrêter. Si j'arrête pendant un an, ça va être difficile. Si j'arrête pendant un an, il va falloir qu'elle trouve une autre présidente. Je ne peux pas partir pendant un an. C'est la réalité. Maintenant, ça ne veut pas dire que je ne dois pas être présente pour mes enfants. Au contraire, je travaille de la maison. Mes enfants, on est sur la Pescos. Moi, à 4 heures de ma journée, avec la East Coast, tout est fini. On ferme les livres. J'ai l'air de la super-maman. Je vais aller chercher la garderie. Mais à 8 heures, il faut que je recommence avec l'Australie. Je pense que cette décision-là doit rester une décision qui est vraiment individuelle et personnelle à toutes les femmes. Combien de temps tu veux prendre en congé de maternité ? Est-ce que tu veux rester au travail ? Est-ce que tu veux arrêter le travail ? J'ai des amis qui ont décidé qu'ils voulaient arrêter le travail. C'est totally fine. C'est super. Puis tant mieux si tu peux le faire. Puis tant mieux s'il y a une société et un système en place qui te permet de prendre ces décisions-là. Dans mon cas, moi, je me suis fait pointer du doigt comme étant celle qui retourne trop vite au travail.
François Lanthier Nadeau: Mais ça, je trouve que c'en est un aspect qui est un contraste, qui n'est pas nécessairement en faveur des femmes, de dire Moi, peu importe le break ou pas que telle personne ou pas va faire, c'est comme si j'ai l'impression que les femmes, il y a plus souvent une pression du jugement externe qui vient sur leur choix de carrière, leur choix de comment ils vont vivre leur maternité ou whatever. J'ai l'impression qu'il y a comme une... Je ne sais pas si c'est sociétal ou historique ou whatever, mais j'ai comme l'impression qu'il y a... Encore une fois, ça, c'est une affaire qu'il y a nous autres. Tu sais, les gars, on a comme... On ne pense pas ou on a moins besoin de penser. Fait que c'est un autre challenge, j'ai l'impression. En tout cas, je suis quand même content qu'on en parle. Je pense que c'est fucking legit. En tout cas, pour les filles qui m'ont écrit et qui m'ont dit, Frank, on veut plus de filles sur le pod, vous comprendrez qu'aujourd'hui, on est même... On est allés dans les sujets aussi, est-ce-tu spécifiques ? Je trouve ça cool. Je trouve ça cool. Qu'est-ce qui est le plus tough de travailler avec toi ?
Marie-Michèle Caron: Je ne... Je... I don't reward effort. I reward... It has to yield. OK.
François Lanthier Nadeau: Pas juste les... Tu valorises beaucoup les résultats. Pas juste les efforts.
Marie-Michèle Caron: C'est ça. Je pense que c'est ça le plus dur. Parce qu'à un moment donné, il faut... Bien, il faut payer pour faire ta job. Il faut chipper. Il faut livrer.
François Lanthier Nadeau: Je suis en train de faire un scénario dans ma tête de genre... ton kid qui est dans une compétition. Non, c'est différent. Je sais, je sais. Mais au travail,
Marie-Michèle Caron: il faut que tu aies un job à faire. OK,
François Lanthier Nadeau: parfait. Y a-t-il des erreurs que t'as faites que t'es à l'aise de partager professionnellement ?
Marie-Michèle Caron: Je pense que les erreurs que j'ai faites, en général, je mettrais ça dans une catégorie. J'en ai fait plein. Je peux t'en faire une liste. Mais la plus grande erreur que j'ai faite et que j'essaie de ne pas refaire, c'est de rester dans l'inactivité. C'est-à-dire que rester en mouvement. Quand il y a un problème et que tu arrêtes tout complètement, dans mon cas, ça ne me fait pas avancer. J'aime mieux itérer et essayer d'itérer plus rapidement que de rester inactif. Donc, les erreurs que j'ai faites, j'ai... pas assez passé à l'action.
François Lanthier Nadeau: Ok, c'est le moment où tu n'as pas pris de décision. Exactement. Tu es trop stagnante.
Marie-Michèle Caron: Exactement.
François Lanthier Nadeau: Ouais. Si je peux dire, ma soeur qui est athlète internationale, d'ailleurs, les différences justement entre la compensation, le traitement, les dynamiques, athlète féminine, athlète masculine, il y a des affaires assez intéressantes et intenses. Mais bon, elle dit souvent movement is medicine Movement is medicine Je suis d'accord. Je pense que... C'est ça, quand tu es stagnant, tu n'apprends rien de nouveau. Même si tu prends une mauvaise décision et que tu bouges, au moins tu catches que ce n'est pas par là que SaaSpasse. Tu apprends et tu as un momentum, donc tu vas ailleurs. Ça, je suis 100 Qu'est-ce qu'on pourrait faire, finalement, pour rendre SaaSpasse plus utile pour toi ou ta communauté ? Peut-être pour ta communauté de San Francisco, disons.
Marie-Michèle Caron: Écoute, c'est tout à dire, mais on le met en anglais.
François Lanthier Nadeau: Oh boy ! Ah, écoute, je vais mettre ça sur la roadmap, comme je disais à mes clients, les peurs. Ah, on met ça sur la roadmap.
Marie-Michèle Caron: Sur la roadmap. Non, écoute, je trouve que ce que tu fais, puis ton pas de parler à la communauté tech, ça... au Québec, je trouve que c'est... It brings a lot of meaning. Moi, j'ai mon meaning au travail. Je pense que ce que tu fais, c'est assez incroyable. Je pense que je trouve ça le fun. Je regardais toutes les polls que tu as faites. Je ne réalisais pas à quel point il y avait du SaaS à Québec, en fait. C'est hâte.
François Lanthier Nadeau: Moutou, avant de te tarter ça, même chose.
Marie-Michèle Caron: Exact.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis si... Parce que là, on a parlé d'un paquet d'affaires. Si jamais il y a du monde qui sont intéressés à piggybacker ou double-cliquer sur des affaires que tu as dites ou qui veulent juste te parler, LinkedIn... Comment tu...
Marie-Michèle Caron: Oui, LinkedIn, c'est le plus facile. Marie-Michelle Caron. Oui, c'est sûr que la réponse ne restera pas rapide parce que je ne sais pas combien de LinkedIn mes messages, mais...
François Lanthier Nadeau: Speed, Marie, là. Je sais, mais...
Marie-Michèle Caron: Not speed in everything. Mais speed matters, mais... Mais oui, ça fait plaisir. Un LinkedIn, ça, c'est le plus facile.
François Lanthier Nadeau: Je vais linker les choses. Merci, Marie.
Marie-Michèle Caron: Merci, ça m'a fait plaisir.
Participant 5: Merci.
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