Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Francis Robichaud, CEO & fondateur chez Lime, une plateforme de gestion de l’expérience patient dans le domaine de la santé.
Le gars a un solide parcours dev → PM → founder : BlackBerry, Pleo à Copenhague, Petal à QC, pour ensuite solo-fonder Lime en 2021.
Aujourd’hui Lime c’est >1M ARR, 0% de churn, 16 employés qui travaillent 4 jours/semaine, certifié B Corp. Ils ont roulé leurs trois premières années sur un pre-seed de 500K, et sont en train de closer un seed de 1.5-2M.
Tsé, moi je suis un peu allergique au red tape, aux jeux politiques, pis aux cycles de ventes enterprise trop long.
Mais force est d’admettre qu’il y a des problem spaces critiques qui te forcent à rentrer là-dedans (comme “la santé au Québec”), pis Dieu sait que je suis content que des entrepreneurs comme Francis shine dans le B2B health tech.
C’est un dude avec des valeurs fortes, exprimées clairement, et une vision de l’entrepreneuriat différente des cultures “all in, go-to-war” qu’on a vu parfois sur le pod. On parle de gestion efficiente de capital, de produit, d’être un bon citoyen corporatif, de health care vs. sick care, et de la scène tech à QC.
Ah, et aussi :
Francis me raconte son moment “Perfectenschlag” (shoutout à Dwight dans The Office)
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Pour janvier, la job du mois ça se passe chez Psylio, un SaaS de gestion clients/business pour intervenants en santé mentale.
Psylio cherchent une personne en développement full-stack, dans une stack Laravel, TypeScript, Vue.js. C’est un SaaS avec des métriques d’engagement dans la piton, une équipe ultra sympathique, et une croissance prometteuse.
Consultez l’offre via le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Check out aussi l’entrevue sur la culture d’entreprise et la nature du poste, avec Dominic Martineau, directeur technologies & stratégies numériques.
Pour commanditer une job du mois, écrivez à bonjourhi@saaspasse.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn.
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Pour janvier, le spotlight partenaire c’est Apollo13, un studio no-code pour MVPs & side projects.
En 2024, avec les outils no-code dispo, y’a aucune raison de dépenser des centaines de milliers de dollars pour construire un MVP tech afin de valider le marché. Y’a aussi aucune raison que ton MVP ressemble à une napkin version pixel.
Check out l’entrevue avec Olivier Rousseau, co-fondateur du studio & partenaire chez Spektrum Média, dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/apollo13, et sur notre YouTube.
BTW, c’est eux qui sont derrière toute la plateforme web SaaSpasse, 100% no-code pour notre première version, et sûrement notre deuxième aussi. Y’a une étude de cas vraiment cool dispo sur apollo13.co/saaspasse
Check them out sur apollo13.co — y’a un contact form direct sur la homepage. Sinon, écrire à houston@apollo13.co!
Si vous voulez l’histoire complète de Olivier, il est venu sur le pod comme guest, épisode 26, écoutez ça!
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💜 La job du mois de janvier SaaSpasse chez Psylio
→ Psylio sont à la recherche d’une personne dev full-stack (Laravel, Vue.js, TypeScript)
💜 Le spotlight partenaire de janvier c’est le studio Apollo13
→ Apollo13 livrent de beaux MVPs en no-code 5x + vite, 5x moins cher qu’en custom code.
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
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Francis Robichaud:On se retrouve aussi qu'on collecte un peu le fruit de nos investissements, notre focus, puis c'est très euphorique. Pour n'importe qui qui n'est pas très en startup jusqu'à maintenant, en SaaS, c'est ton premier client payant, ton premier contrat en dehors de la province. Toutes les milestones qu'on atteint en continu, c'est une euphorie de plaisir, puis c'est partagé avec tout. Tout le monde est au premier plan, tout le monde a un impact direct.
François Lanthier Nadeau: What's up folks, c'est Francis Lanthier Nadeau, bienvenue sur SaaSpasse, où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. Abonnez-vous et laissez-nous un review sur Spotify, Apollo Podcasts ou votre plateforme préférée, ça nous motive big time. On drop un épisode semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Assurez-vous aussi que votre SaaS est listé sur Saas bouton molde, ajoutez votre SaaS, il y a déjà au-dessus de 250 compagnies. Et si vous cherchez un emploi ou un employé en SaaS au Québec, allez sur Saas slash emploi avec un S, c'est notre job board. Le prochain événement SaaSpasse aura lieu à Montréal jeudi le 25 janvier chez notre partenaire certifié Le Chiffre. Jean-Gabriel Crevier et moi allons jaser de pricing et du futur des SaaS. On a une quantité limitée de billets, 70, donc réservez les vôtres rapidement sur Evenbright, bannière de notre site ou les show notes. Aujourd'hui sur le pod, gros show, je jase avec Francis Robichaud, CEO et fondateur chez Lime une plateforme de gestion de l'expérience patiente dans le domaine de la santé. Le gars a un solide parcours de dev à PM à founder. Il est passé par BlackBerry, Pléo à Copenhague, Petal à Québec, pour ensuite solo-fonder Lime en 2021 à Québec. Aujourd'hui, Lime, c'est au-dessus d'un million de revenus annuels récurrents, 0% de churn, 16 employés qui travaillent jusqu'à 4 jours de semaine, certifiés B Corp. Ils ont roulé leurs 3 premières années sur un pre-seed de 500K et sont en train de closer un seed de 1.5 à 2M. Fait que t'sais... Moi, de façon générale, je suis un peu allergique aux red tapes, aux jeux politiques, aux cycles de vente enterprise trop longs. Mais force est d'admettre, il y a des problem spaces qui sont critiques, qui te forcent à rentrer dans ces affaires-là, comme, mettons, la santé au Québec. Puis Dieu sait que je suis content qu'il y ait des entrepreneurs comme Francis qui shinent dans ce space-là, dans le B2B health tech. Fait que c'est vraiment un dos avec des valeurs fortes qui sont exprimées clairement, puis une vision de l'entrepreneuriat qui est un peu différente des cultures all-in, let's go to war, qu'on a vues parfois sur le pod. On va parler de gestion efficiente de capital, de produits, d'être un bon citoyen corporatif, de healthcare versus sick care, puis de la SYNTECH à Québec. Ah, puis aussi, Francis me raconte son moment perfect niche lag, qui est un shout-out à Dwight dans The Office. Alright, on passe aux promos d'abord, ensuite aux shows. Pour janvier, la job du mois, SaaSpasse chez Psylio, un SaaS de gestion client et business pour intervenants en santé mentale. Silio cherche une personne en développement full stack dans une stack Laravel TypeScript Vue.js. C'est un SaaS avec des métriques d'engagement dans le Python, une équipe ultra sympathique et une croissance prometteuse. Consultez l'offre via le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois. Check out aussi l'entrevue sur la culture d'entreprise et la nature du poste avec Dominique Martineau directeur technologie et stratégie numérique. Pour commander une job du mois, écrivez-nous à bonjourhi.SaaSpasse.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn. Pour janvier, le spotlight partenaire, c'est Apollo 13, un studio no-code pour MVPs et side projects. En 2024, avec les outils no-code dispo, il n'y a aucune raison de dépenser des centaines de milliers de dollars pour construire un MVP tech afin d'aller valider si ça fonctionne sur ton marché. Il n'y a aussi aucune raison que ton MVP ressemble à une napkin, mais version pixel. Check out l'entrevue que j'ai faite avec Crevier Rousseau, qui est cofondateur du studio, mais partenaire aussi chez Spectrum Media. Dans les shows notes, c'est disponible sinon sur saspace.com slash partenaire avec un S slash Apollo 13, A-P-O-L-L-O-1-3, et évidemment sur notre YouTube aussi. By the way, c'est eux, Apollo 13, qui sont derrière toute la plateforme web Saspars qui est 100% no code pour notre première version, sûrement aussi pour notre deuxième. Il y a une étude de cas aussi vraiment cool qui est disponible sur Apollo13.co slash saspace. Check them out directement sur Apollo13.co. Il y a un contact form direct sur la homepage. Sinon, écrire à houston.apollo13.co. Si vous voulez l'histoire complète Crevier il est venu sur le pod comme guest épisode 26. Écoutez ça. All right, on passe au show. Let's go ! Francis Robichaud, bienvenue sur SaaSpasse. Salut Francis merci.
Francis Robichaud: Très heureux d'être ici.
François Lanthier Nadeau: Comment tu vas aujourd'hui ? Ça va bien,
Francis Robichaud: merci. Moi aussi, oui.
François Lanthier Nadeau: Absolument. On s'est consulté par un espèce de recap de comment on se connaît. Te rappelles-tu comment on s'est connus ?
Francis Robichaud: Oui, je pense que la première fois qu'on s'est rencontrés, en fait, t'étais sur un stage à cabane. Oh boy ! T'étais gonflé à bloc. Tu venais de faire un exit de snip avec, je pense qu'il y a une couple de gars de l'équipe qui étaient avec toi sur le stage. Ils parlaient de ton expérience du Merci Duda. ou ce que vous en étiez, puis du rayonnement, en fait, que vous aimeriez.
François Lanthier Nadeau: Avec commanditru, je crois.
Francis Robichaud: Ça devrait être cabane 2021.
François Lanthier Nadeau: Oui, exact. Si j'étais encore high de l'avance, c'était 2021.
Francis Robichaud: Oui.
François Lanthier Nadeau: Mais c'est vraiment cool ce qu'ils font avec cabane. Puis j'ai eu même un appel avec Vince Séguin. OK, oui. Puis j'ai dit, écoute, Vince, ça va bien avec SaaSpasse, notre audience, communauté, grandit, tout ça. Peut-être qu'un jour, je ferais une SaaSpasse conf, annuelle ou quoi que ce soit.
Francis Robichaud: premièrement je veux pas faire en même temps que cabane parce que je trouve que c'est super le gîte puis je veux qu'elle de la benoît pour une conf technique comme ça deuxièmement qu'est ce qu'il faut pas que je fasse qu'est ce qu'il faut que je sois comme deux mois du juillet il était vraiment généreux même de son temps mais on le voyait aussi tu sais SaaSpasse et on voit que je sais cabane qui avait un engouement pour rapprocher comme noté tec de la région de québec puis ce cabane en était un bel exemple SaaSpasse je crois qu'il va dans cette même veine-là.
François Lanthier Nadeau: On essaie fort, même.
Francis Robichaud: Voir la qualité des participants, je dirais, des partenariats que vous avez maintenant, je pense que c'est bien lancé.
François Lanthier Nadeau: Je pense que oui.
Francis Robichaud: T'es confiant pour 2024 ?
François Lanthier Nadeau: Ah ouais, vraiment en doute. Puis aujourd'hui, le jour où on enregistre ça, il y a un blog post qui est sorti justement, qui fait un peu une vision de ce qui s'est passé, puis de ce qui s'en vient, que SaaSpasse, puis il y a un tout petit peu de bravado là-dedans. Il y avait quand même beaucoup de doutes au début. voici ce qu'on a achive puis voici ce qu'on va faire puis on est confiant qu'on va être capable t'en es rendu à quoi 8 mois ?
Francis Robichaud: 10 mois ?
François Lanthier Nadeau: c'est le 10e mois oui exact t'es fou combien d'épisodes enregistrés ? on est en train de taper toi et moi Elon Musk va être content le
Francis Robichaud: 69e oh fait quoi ça avance ?
François Lanthier Nadeau: ouais félicitations thanks puis tu connaissais snip avant aussi c'est ça ?
Francis Robichaud: Ouais, exact. J'ai gravité un peu dans le monde open code par mon passage. Donc, il y avait open code. Je pense qu'il y avait des shared space avec Snip, puis la gang de Spectrum.
François Lanthier Nadeau: Ça se peut. J'ai jamais été physiquement dans un open code. Je pense que je ne suis pas assez technique.
Francis Robichaud: Ça se peut. C'est sûr qu'il y a des sujets assez techno. J'avais eu vent de Snip dans ce temps-là. C'est drôle parce que j'ai recroisé Snip quand j'habitais au Danemark. C'était un de mes collègues danois. qui m'a parlé de l'expérience d'onboarding de Snipcart en e-commerce. Puis là, j'étais comme, ben oui,
François Lanthier Nadeau: ça vient de chez nous.
Francis Robichaud: Merci de prendre dans tous les sens et toutes les solutions internationales puis de vraiment pointer vers quelque chose que je connais. Puis pour les gens qui ne t'ont pas connu par le passé,
François Lanthier Nadeau: si tu avais à faire un niveau 10 000 pieds dans les heures, ça ressemble à quoi le parcours de Francis ? Je pense qu'on a une idée de qui tu es.
Francis Robichaud: Je suis ingénieur informatique de formation à l'Université de Sherbrooke. Je trouve ça important de le dire parce qu'il y a une culture d'enseignement là-bas qui me rejoignait beaucoup. Moi, j'apprends vraiment par attartons. L'Université de Sherbrooke avait... C'est ça, oui. Exactement. Présente-moi le problème avant la théorie. J'aime mieux arriver et bâtir, chercher les outils autour de moi pour résoudre les problèmes. C'est ça. Je ne me souviens pas. Je ne sais pas si c'est encore comme ça, le programme, mais ça s'appelait l'apprentissage par problème. Et c'était vraiment une belle façon de faire, malgré que je suis de la région de Québec, c'était une belle façon d'apprendre, de faire mon parcours d'ingénieur informatique. Sinon, j'ai travaillé chez BlackBerry en 2008, 2008 à 2013. Super belle expérience, tu sais, de venir. vraiment hands-on, en compétition directe avec des Apollo et Google de ce monde. C'était comme la Silicon Valley versus le Canada anglais à ce moment-là. C'était dans la région d'Ottawa que je travaillais.
François Lanthier Nadeau: C'est à quelle époque la course était perdue officiellement pour BlackBerry au niveau du mobile ? C'était-tu...
Francis Robichaud: C'est une bonne question. ça revient quasiment un peu à connaître son product market fit comme entreprise et le film est quand même sympathique de Blackberry qui est sorti une fois de mois ça vous touche pas ? ouais je pense que c'est un bon reflet de ce qui s'est passé dans la turbulence de Blackberry parce que c'est sûr qu'il y avait un excellent produit très business par contre donc un outil de travail et c'est comme ça qu'ils marketaient et on voit leur effort marketing c'est de se promener dans des... Dans les clubs de tennis, il y a quelqu'un qui parlait fort pour vraiment montrer l'image de l'entrepreneur ou du business guy très successful qui se prenait avec son Blackberry. Il y a des choses comme ça dont on voit dans le film qui est intéressant, mais je pense qu'ils ont vraiment été pris de court par un release d'un iPhone avec un touchscreen. Puis après ça, ça a comme challengé un peu l'exécutif à se dire, nous aussi, on est capable d'être dans le B2C. Puis d'offrir un produit. On voit la réaction dans le film, un peu, à ça. Puis moi, je suis arrivé vraiment dans l'heure de la guerre, où Blackberry était... On était 15 000 employés. Puis ils essayaient de compétitionner, mais on dirait pas nécessairement armes égales. Puis en étant vraiment la remorque. De pas se poser la bonne question, mais pourquoi on ferait une tablette ? Pourquoi on ferait un touchscreen ?
François Lanthier Nadeau: C'est jouer à rattraper un petit peu.
Francis Robichaud: Oui, exact.
François Lanthier Nadeau: Toi, tu le faisais quoi, chez Blackberry ??
Francis Robichaud: Moi, je faisais, je travaillais sur des nouveaux prototypes de téléphone. Je travaillais sur BlackBerry Storm dans ce temps-là. On avait aussi un projet qui s'appelait du Virtual BlackBerry. Je pense que je peux en parler, mais un peu plus tard. C'était, dans le fond, porter l'OS de BlackBerry à ce moment-là, qui était quand même bien, sur les Windows Phone. C'était comme un projet, c'était de devenir comme takeover un peu de l'expérience utilisateur sur les Windows Phone, qui avait des lacunes à ce moment-là. Puis ensuite, j'ai migré, j'ai travaillé plus sur BlackBerry Messenger en fin de parcours. J'ai travaillé sur la tablette aussi. Il y a une app que j'ai développée avec deux collègues de A à Z, ça s'appelait le BlackBerry Playbook. Encore une fois, c'était le fun. Puis quand même, il y a eu des compétitions.
François Lanthier Nadeau: Tu changes de place. Qu'est-ce que tu avais d'après ?
Francis Robichaud: Je suis revenu dans la région de Québec. Puis j'ai découvert le Health Techcrunch avec une startup qui s'appelait Petal, Petal. du nom d'origine puis je suis revenu j'ai trouvé un fit où ce que je pourrais peut-être travailler avoir un impact plus réel d'un point de vue engineer mais aussi un impact social quand même de contribuer au réseau de la santé à notre façon en entreprise privée puis je dirais que à un moment donné ce que je me rendais compte chez BlackBerry c'était travailler un peu dans le vide ce qui est peut-être quelque chose que plusieurs engineers rencontre dans leur carrière.
François Lanthier Nadeau: C'est dépendant au piquant. Oui,
Francis Robichaud: exactement. Mais créer des produits qui ne sont pas utilisés au final, à un moment donné, tu as l'impression de perdre ton temps et ton talent.
François Lanthier Nadeau: Parle à tous les ingénieurs chez Google qui ont travaillé sur, je ne sais pas, il y avait fait Inbox à un moment donné, si tu te rappelles. Plein de produits qui ont souvent des niches ou des communautés concentrées de gens qui adoraient. Et puis, ces produits se faisaient asSaaSiner. Oui,
Francis Robichaud: exactement. J'ai une ancienne collègue qui avait travaillé chez Facebook aussi, qui était partie justement de chez Pétale elle était chez Facebook, puis elle m'avait donné une rétroaction quand elle a quitté. J'étais curieux de savoir pourquoi elle n'est pas restée chez Facebook, elle était passée à autre chose. Elle me disait justement qu'elle trouvait ça un peu inhumain qu'il y ait quatre équipes produits qui développent le même feature, puis qu'il y avait, dans le fond, la meilleure équipe qui aurait la chance que leur code base soit promue en prod. Fait que toutes les autres avaient travaillé sensiblement dans le vide. Puis avec... Il y avait comme la compétition interne qui me racontait que des gens changeaient un peu le code base des autres. Il y a du sabotage. C'est vraiment un environnement malsain. Game of Thrones dans le livre bleu. C'est anecdotique. Il y a des métas, si ce n'est pas un reflet réel.
François Lanthier Nadeau: On n'est pas encore sur le radar.
Francis Robichaud: On est all good.
François Lanthier Nadeau: Right, tu fais pétale pendant combien d'années avant de m'ouvrir ?
Francis Robichaud: J'ai fait presque 7 ans chez pétale. J'ai vraiment fait un chiffre dans mon parcours chez Petal, du engineer plus au product management. C'est ma volonté continue de résolution de problèmes. Essayer de contribuer à dire quel est le problème qu'on essaie de résoudre comme entreprise, comme équipe. Puis on dirait que je suis passé de résolution de problèmes techniques à des problèmes plus produits, de définir notre scalability, notre solution. de voir les nouvelles opportunités de marché, puis de m'intéresser vraiment plus au problem space des utilisateurs, des clients, des futurs clients.
François Lanthier Nadeau: Puis, avais-tu un intérêt pour la business, la commercialisation, un petit peu déjà built-in dans toi ? C'est quelque chose que tu as comme découvert à travers la tech ?
Francis Robichaud: J'ai toujours été fasciné par des blogs de Techcrunch Slashdot, pour les mieux de la vieille. J'ai toujours suivi le monde du startup, entrepreneurial, même chose, les écosystèmes Québec-Montréal. Toujours très intéressé par ça. De vraiment définir c'est quoi le path to success, le growth path d'une entreprise, que ce soit des ronds de financement. Juste une curiosité, puis à travers plein de lectures, plein de Hacker News aussi, qui est une source infinie d'histoires. C'est vraiment un beau mariage entre entreprise et technologie, je dirais.
François Lanthier Nadeau: Ouais, je pense que ça vient aussi de l'incubateur le plus fameux du monde. Hacker News, c'est Y Combinator. C'est Y Combinator,
Francis Robichaud: exactement.
François Lanthier Nadeau: C'est encore le vieux branding, le vieux UI. Moi, écoute, je ne peux officiellement pas... d'ici Hacker News, parce que le peu de nombre de fois qu'on a fait la front page d'Hacker News avec Snipcart notre trafic a explosé, et même certains, plusieurs sign-ups, mettons. Fait que je suis assez thankful pour ça. Non,
Francis Robichaud: exact.
François Lanthier Nadeau: Il y a une mausisse, man, que tu peux te perdre dans des trous à lapins toxiques là-dessus.
Francis Robichaud: Ouais, mais ça reste une des communautés qui est quand même intéressante. Si je compare à un Reddit ou
François Lanthier Nadeau: 4chan,
Francis Robichaud: 4chan, tu vois, tu peux rien faire. effectivement mais les commentaires sont quand même très bien de souvent de gens très insightful qui avait domaine des perspectives il ya des flux je suis pas un très gros contributeurs mais j'aime
François Lanthier Nadeau: bien suivre des flots je pense qu'il ya du hate sur hack news mais souvent c'est du hate quand même informé des fois peut-être prétentieux Mais je trouve certaine, quand il y a du support, du feedback constructif, des encouragements, ça vient aussi de monde brillant. Oui, tout à fait. Ça, ça a quand même une bonne valeur.
Francis Robichaud: Oui.
François Lanthier Nadeau: Puis là, OK, fait que tu fais Pétale pendant un bout, ta carrière apprend quand même une nouvelle branche. Oui, exactement. C'était PM, carrément, ou PO ? Oui,
Francis Robichaud: quand j'ai quitté Pétale, j'étais Head of Products, fait que j'étais responsable vraiment d'opérer puis de structurer la... le développement de produits à travers plusieurs verticales de produits. On avait une équipe de product managers, de designers, puis je supervisais temporairement de façon intérimaire la R&D. Je savais un peu les bras dans tout. J'ai vraiment eu une culture peut-être intrapreneuriale chez Pétale. On était environ 10 quand j'ai commencé en 2013, puis maintenant, je pense que Pétale a plus de 350 employés. C'est quand même du high growth pour... Une petite startup initialement de Québec qui a des footprints maintenant dans, je crois, Montréal, Québec, peut-être Toronto, puis ailleurs dans le monde même.
François Lanthier Nadeau: Ça a dû être une bonne école de croissance, de produits, de gestion, d'équipe, de tech, tout ça pour un projet que tu fais là en ce moment.
Francis Robichaud: Oui, exactement. Oui, tout à fait. Toutes les nations de KPI, de CAC, Long Term Ville. processus de vente, de bâtir un pipeline, de savoir parler à des clients, bâtir des MVP.
François Lanthier Nadeau: L'imputabilité entre les départements aussi. Je ne veux pas, je pense qu'à 350, à un moment donné, ça se verticalise un peu, même si on aimerait ça tout dire qu'on a des hiérarchies horizontales et qu'il n'y a personne qui est vraiment le boss.
Francis Robichaud: C'est une bonne question. Moi, j'ai quitté, ils sont à 350, je crois qu'on était peut-être 150 quand j'ai quitté en 2019. C'est bon. Il y avait du monde, c'est sûr, mais c'est comme un produit dans le format. Je pense que la structure de reporting et d'équipe doit constamment évoluer et suivre les besoins et les objectifs d'entreprise. Ça met une pression quand même sur les humains qui subissent le changement et ceux qui, ça fait des années et des années, qui sont là et qui sont la cinquième cohorte peut-être de changement. Ça peut user les gens.
François Lanthier Nadeau: Je pense aussi que... Comme entrepreneur ou comme exec dans ces compagnies-là, c'est juste sain d'accepter que ce n'est pas tous les profils de gens qui vont faire toutes les phases de croissance. Il y en a qui brillent, mettons, en pre-seed, en seed, puis voilà, c'est Ria peut-être qui sont comme that's not for me
Francis Robichaud: Oui, je pense que c'est très mature, même pour une entreprise, de réaliser qu'à un certain moment, tu as besoin de gens d'expérience qui viennent de l'extérieur, qui ont déjà peur. passer par des phases de croissance semblables. Si ce n'est pas d'avoir des employés temps plein avec ces rôles-là, c'est peut-être de t'entourer de mentors ou d'experts, de consultants ou autres qui vont pouvoir t'accompagner dans des transitions.
François Lanthier Nadeau: Puis là, tu fais un bon bout de chemin là, puis ensuite, est-ce qu'on est tout de suite rendu à Lime ? Non,
Francis Robichaud: non, exact.
François Lanthier Nadeau: Il y a une autre étape.
Francis Robichaud: Oui, j'ai décidé de me relocaliser à Copenhague avec ma conjointe et nos trois enfants. On est allés vivre un an à Copenhague. Puis j'ai fait deux ans au total pour Pléo, qui est une entreprise qui a déjà, je pense que c'est Maxime...
François Lanthier Nadeau: La Boissonneur.
Francis Robichaud: La Boissonneur qui était sur le pod, qui en parlait. Puis plein de gens de la région de Québec, en fait. Oui,
François Lanthier Nadeau: on a des connaissances communes, nos amas qui sont allés faire un tour.
Francis Robichaud: Exactement, des William Fortin. Martineau Guillaume Simard, PA, Saint-Jean aussi, Francis Lehoux.
François Lanthier Nadeau: Oui,
Francis Robichaud: avec l'exemple de la graphile.
François Lanthier Nadeau: L'infameux Philippe Lehoux.
Francis Robichaud: L'infameux, effectivement. Frère Lémois, on était ensemble au secondaire.
François Lanthier Nadeau: Même cohorte.
Francis Robichaud: On était au cégep. Il me parlait de jeux vidéo gratuits. Ça faisait un stream de revenus.
François Lanthier Nadeau: C'est nice. Finalement, la culture scandinave, le...
Francis Robichaud: ça va pas se tuquer j'ai gardé la barbe c'est mon héritage de cette culture-là mais tu sais j'ai découvert quand même un autre revers peut-être à notre culture entrepreneuriale et de start-up que canadienne nord-américaine je dirais là tu sais vraiment levée de capitaux high growth hyper growth je dirais que à Copenhague il y avait une couche humaine beaucoup plus présente Maxime en parle Maxime en parle ouais c'est vrai il en parle un peu fait que cette couche-là humaine elle me rejoignait beaucoup oui de dire qu'il ne faut pas briser les joints qui sont derrière le growth.
François Lanthier Nadeau: La machine.
Francis Robichaud: Exact. Il y avait ça. Je me suis vraiment beaucoup plu chez Pléo. J'étais arrivé centième, cent-deuxième employé.
François Lanthier Nadeau: As-tu été au niveau product, au niveau engineering ? Oui.
Francis Robichaud: J'ai pris mon bagage product et mes outils engineering. J'étais là-bas pour aider l'entreprise à croître.
François Lanthier Nadeau: OK.
Francis Robichaud: quand même eu des impacts importants ou intéressants. On est arrivé juste pré-COVID à changer un business model, comment on facturait les clients, comment on est passé d'une facturation un peu flexible à quelque chose de beaucoup plus structuré avec les équipes de commercialisation. Ça nous a quand même donné un certain coussin de revenus comme entreprise chez PLEO.
François Lanthier Nadeau: Mais est-ce que tu as passé la COVID, toi, et ta famille là-bas ?
Francis Robichaud: On est revenu en août 2020. On a fait un genre de 4 mois de COVID. On n'avait jamais porté de masque au Danemark. Les gens respectaient les règles sanitaires de base, gardaient 2 mètres de distance à l'épicerie, se lavaient les mains. C'était suffisant, je dirais, pour contenir le virus. Il y a quand même un clash quand on est revenu au Québec. On voyait qu'il y avait beaucoup de règles. Il y avait un essoufflement collectif.
François Lanthier Nadeau: de la réalisation aussi de l'enjeu exact intéressant pas aller trop dans les espérances de société flag et ses algos fait que le décide de revenir au québec pour
Francis Robichaud: lancer l'âme j'ai continué mais ça me traiter en tête de toujours de revenir peut-être aimé mais mon impact social tu en voyais la pandémie il y avait quelque chose en moi qui me disait ben une façon de que je remets mes acquis de chez Pétale au service du réseau de la santé. Je suis vraiment parti avec cette prémisse-là d'une volonté de délaisser. Pléo c'est vraiment du fintech. Au final, le réseau a des problèmes plus de comptables. Ça me parlait moins que d'aider le réseau de la santé. Je suis quelqu'un assez progressiste. J'espère ne pas me placer pour ça. J'espérais justement y mettre un peu du temps, de l'énergie, puis répondre à un certain besoin.
François Lanthier Nadeau: Question pour toi. Est-ce que d'être au Danemark, t'as exposé à leur système de santé un petit peu ou pas du tout ?
Francis Robichaud: Oui, on a eu à consulter quelques fois.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Parce que Max m'expliquait l'expérience en termes de UX comme patient ou comme citoyen. Duda c'est pas la même game.
Francis Robichaud: Bien, surtout en tant qu'expatrié, c'est pas la même game, effectivement.
François Lanthier Nadeau: En voulant dire, pour être clair, tout le monde, c'est vraiment mieux là-bas.
Francis Robichaud: Il y a moins de... On a même des filles. On a même des filles de vieillissement de la population, de besoins en croissance. Mais c'est sûr qu'il y a des différences. Un des exemples, c'est le médecin, son salarié. Il travaille des chiffres plus réguliers, 8 à 4. Il va avoir de la couverture de nuit et tout. Mais moi, ce qui était frappant, c'est la journée qu'on arrive au Danemark, on a une carte, l'équivalent de RAMQ. Puis à la Lando, c'est écrit le nom de ton médecin puis la clinique médicale. Fait qu'il n'y a pas de recherche à faire individuelle pour essayer d'avoir un médecin de famille. Tu es déjà assigné à un...
François Lanthier Nadeau: Mais l'accès à cette ressource-là était relativement facile. Oui,
Francis Robichaud: il y a un portail en web, tu cliques, puis le lendemain, quand tu te présentes en clinique, tu swipes ta carte, puis ça confirme que tu es arrivé, tu vois ton médecin. Est-ce que la qualité des services est... Je ne suis pas un expert non plus pour le dire, mais je crois qu'ici, ce qu'on comprend à 10 000 pieds, c'est qu'on a un très bon cadre de formation pour le personnel médical. Peut-être que là-bas, c'était plus des résidents, je crois, qui vous voyaient. Mais encore, c'est la même chose ici. Je n'en suis pas un expert. Mais bref, on a vu quand même qu'il y avait moins de friction pour l'accueil dans le réseau de la santé.
François Lanthier Nadeau: OK. Est-ce que ça l'a informé d'une manière ou d'une autre ton désir de fonder Lime ?? Ah, bien, je peux en parler un peu. On va se dire un petit LDR de Lime.
Francis Robichaud: Super. Bien, Lime. Ah. Lime, ça se veut lime lime, donc franglé. Mais lime, au final, ce qu'on essaie de régler, c'est d'améliorer l'expérience patient. Puis ça, on peut faire des parallèles avec l'expérience client dans certaines industries, mais l'expérience patient, c'est un créneau très, très niché du parcours de soins de toi et moi, de n'importe quel citoyen. Puis vraiment, en creusant un peu dans la littérature, je me suis rendu compte qu'il y avait très peu cette... Cette rétroaction-là qui était donnée par les patients au réseau de la santé, en creusant l'avantage, je me suis rendu compte que c'était un essentiel nécessaire et requis. Il y avait certaines conformités à respecter pour l'établissement de santé.
François Lanthier Nadeau: Ce n'est pas juste un nice to have Non,
Francis Robichaud: exact. Il y a une volonté réelle quand même d'offrir des soins de qualité et une expérience de qualité aux patients et aux citoyens, mais il y a quand même certaines conformités à respecter pour l'établissement de santé. On a vraiment gratté ça. Puis souvent, ce que j'avais vu, c'est que oui, dans un beau schéma, le patient est au centre, mais le patient, encore, faut-il lui parler puis l'impliquer dans son parcours de soins. Puis il y avait beaucoup de trous dans ce qu'on appelle l'accompagnement du patient dans son parcours de soins.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que ça veut dire, l'accompagnement du patient, le parcours patient ?
Francis Robichaud: Le meilleur parallèle que je peux faire, c'est quand tu vas prendre un vol d'avion, l'accompagnant aérien va t'envoyer des communications en amont. Ils vont te demander de confirmer, d'unboarder 24 heures avant. C'est la même chose dans un contexte de soins. On se retrouve en 2023 où ce qu'il y a des patients sur des listes d'attente depuis des mois, des années, vont recevoir une communication à 24 heures d'avis, comme quoi ils doivent se présenter pour une chirurgie le lendemain, puis ils vont se faire garrocher par téléphone, plein de consignes de préparation. Ce qui arrive, c'est que des gens arrivent mal préparés, stressés. Ils ne se rendent pas compte qu'il faut qu'ils aillent à l'admission pour avoir leur carte de l'hôpital. Il y a beaucoup de friction dans l'expérience du patient. Tu peux être vraiment optimisé de bout en bout pour rendre ça beaucoup plus humain et enlever des irritants de savoir où est-ce que tu vas te promener dans l'hôpital, qui t'attend, à quelle heure. On a des centaines d'anecdotes qui nous sont partagées constamment. Pas plus loin que mon père, il pensait rencontrer un chirurgien, il pensait qu'il se faisait opérer. Non, c'était juste une rencontre de préparation, un cinq minutes de blabla. Et non, pas une chirurgie. Ce n'est pas le même mindset quand tu arrives là-dedans.
François Lanthier Nadeau: Mais même si tu optimises ou améliores l'expérience patient, ça a l'effet de premier ordre ou de second ordre d'optimiser le système de la santé. Parce qu'il va y avoir moins de personnes qui répondent à des questions inutiles ou moins de... je ne sais pas, d'annulation ou de report parce que c'est la personne qui n'est pas prête. Oui,
Francis Robichaud: exactement. Il y a des annulations de dernière minute. Il y a des patients qui ne se présentent jamais. Ce qui arrive, c'est que d'avoir une rétroaction, ce qu'on fait quand on la mesure, l'expérience patiente, on envoie des questionnaires pour la mesurer et demander une rétroaction des patients après une visite en milieu hospitalier ou en clinique. Ça fournit des métriques en temps réel aux équipes de soins. D'avoir une certaine rétroaction. Est-ce que... Donc, dans les derniers trois mois, qu'est-ce qui a été soulevé comme étant problématique ? C'est-tu la qualité de la communication ? Les consignes ont mal été partagées aux patients ? C'est vraiment cet accompagnement-là, puis une rétroaction métrique. C'est vraiment des KPIs. Tout comme n'importe quelle entreprise devrait regarder ses KPIs de Customer Satisfaction, les établissements et les équipes cliniques peuvent améliorer en continu leur processus et l'accompagnement des patients basé sur du data.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que dans ton expérience, ces équipes... médical ou professionnel, accueil à bras ouverts, à grands bras ouverts, une solution dans le genre, ou c'est comme il y a une friction ?
Francis Robichaud: Non, j'ai été surpris parce que moi, je pensais justement qu'il y aurait un peu, ça serait rejeté du revers de la main en disant, on le sait, les patients sont allés l'attendre et tout, mais j'ai été agréablement surpris parce que les jeunes sont éduqués sur les bienfaits. Il y a quand même la littérature scientifique qui démontre que d'impliquer le patient, ça a des... Ça a des, ce qu'on appelle des outcomes, des résultats positifs pour eux.
François Lanthier Nadeau: C'est un engagement dans son propre processus aussi. Exactement, oui. Puis pourquoi, pourquoi toi ? Pourquoi ça, Jean ? Tu sais, es-tu dans tes valeurs au core d'améliorer le système de la santé d'où tu viens, dans ton pays ou dans ta province ? C'est comme, ça résonne avec tes valeurs. Puis pourquoi toi, I guess, que tu le gardes un peu expliqué, tu sais, j'ai des business jobs, j'ai des... Product jobs, technical jobs. Je suis capable de builder de quoi ? Pourquoi ça,
Francis Robichaud: genre ? Je trouve ça fascinant. Il y a plein de choses. Il y a l'aspect, peut-être, opportunité de marché aussi, en dehors de... Il y a l'impact social d'un et l'opportunité de marché. On dépense 50 du budget en health care au Québec et au Canada.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, le chiffre ?
Francis Robichaud: Je suis arrondi, mais c'est énorme. On a investi en santé. Je vois comme un peu la vague ou le mur arriver en disant comment on fait avec une population vieillissante dont les besoins en santé sont encore plus grands et le seront encore plus dans 10 ans. Comment on fait pour venir changer le paradigme de réduire peut-être la pression sur le réseau de la santé. Il y a une opportunité là et toute la lecture qu'on faisait par rapport à ça, le marché. On le voit qu'il faut penser autrement, il faut consommer des soins de santé différemment aussi. Quand je présente des fois, je fais le parallèle avec le fast-food. C'est comme si on prend le système de santé, on veut consommer comme un fast-food. Oui, exact, c'est comme j'ai un problème, je claque des doigts, donne-moi ma médication et je suis parti Mais ce n'est pas ça, on a une relation avec notre santé personnelle. On a certaines responsabilités, je pense, comme citoyen, mais mettons d'investir, de faire des choix personnels qui... au final vont contribuer à réduire le fardeau de la société. Mais encore, faut-il que les patients soient...
François Lanthier Nadeau: Éduqués, équipés.
Francis Robichaud: Éduqués ou qu'on les renseigne sur c'est quoi des bonnes pratiques, admettons, d'activité physique ou autre. On n'aura pas le choix d'aller plus dans de la prévention que ce que j'appelle, dans le fond, du health care pour vrai, plutôt que du sick care,
François Lanthier Nadeau: du traitement.
Francis Robichaud: Ça, il y a une opportunité là que je vois. Puis au final, oui, ça rejoint mes valeurs de contribuer. à l'impact positif pour les citoyens, pour mes proches même, qui ont besoin de ce rapport avec le réseau de la santé.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que tu penses de Karl Marx ? Je voulais faire la joke. Parce qu'on avait parlé du socialisme un petit peu en Scandinavie plus tôt. On va juste craquer une joke. On ne parle pas de Karl Marx, ne vous inquiétez pas. Et Francis ne va pas parler de Karl Marx.
Francis Robichaud: Beaucoup de sujets tabous aujourd'hui.
François Lanthier Nadeau: On les passe tout. Non, blague à part, j'ai envie de comprendre un petit peu plus concrètement deux choses. Donc, tu as eu cette idée-là, tu as vu le marché, j'ai mis ça l'image du mur qui arrive de population vieillissante, il va falloir prévenir autant que guérir, etc. Comment tu as commencé à valider, comment tu allais régler ce problème-là ? La phase validation de l'âme, ça m'intéresse vraiment beaucoup. Puis ensuite, la phase développement produit. Le UX de Lime, ça ressemble à quoi ? Tu prends moi comme client.
Francis Robichaud: Oui, c'est sûr que ça sort peut-être du SaaS traditionnel qu'on peut s'imaginer, mais notre approche a vraiment été product first, de valider qu'on avait une pertinence en tant que produit. Les premiers cold calls que j'ai faits, c'était vraiment téléphonique. Qui t'a appelé ?
François Lanthier Nadeau: Des médecins ?
Francis Robichaud: J'ai appelé dans des comités d'usagers d'établissements de santé. Bonjour, je pense que vous avez telle problématique, on en a fait une telle solution, est-ce que ça répond à votre besoin ? C'était vraiment très téléphonique. Ce que j'avais lu au préalable avant de leur présenter quoi que ce soit, c'était leur rapport de comité d'usagers qui avait été publié 3-4 ans avant. Je vais donner un exemple du CHU de Québec. Dans leur rapport, je pense 2018, il y avait quatre problématiques. Les patients sont frustrés parce que les professionnels de la santé sont toujours en retard, le stationnement coûte trop cher. J'ai eu de la misère à me retrouver dans l'hôpital, puis il y avait un autre coup vertical. Initialement, mon pitch était vraiment téléphonique de un. Deux, c'était orienté sur régler trois des quatre problématiques.
François Lanthier Nadeau: Mais il passait par des patients. Il ne passait pas par des professionnels au départ, ta validation.
Francis Robichaud: Ma validation, c'était... C'était des deux côtés. C'était de l'administration. Le comité d'usagers, c'est vraiment de l'administration d'un hôpital.
François Lanthier Nadeau: OK.
Francis Robichaud: C'était eux que je parlais, mais ce n'était pas des cliniciens. Ce n'était pas des médecins.
François Lanthier Nadeau: C'est bon, intéressant.
Francis Robichaud: J'avais trouvé des gens. Ce que je cherchais, n'importe quel SaaS en health tech, je vous recommande de faire ça, trouver les organes qui rendent. d'un établissement, comprenez chacun des 26 rôles qu'il y a dans cet organe-gramme-là de direction. Puis là, vous allez zoomer sur une verticale et dire OK, bien, c'est quoi ce rôle ? et les paints de cette personne-là. OK. Puis d'essayer d'interagir avec eux. Puis il y a quand même beaucoup d'ouverture parce que ce n'est pas des gens qui reçoivent des campagnes marketing à tous les jours. Fait qu'il y a quand même un certain… J'étais surpris de la responsiveness et des taux d'engagement de réponse de mes calls email. J'ai vraiment développé les premières idées basées sur des conventions téléphoniques. Ensuite, je suis allé vers un Figma pour faire en zoom des présentations produits. J'ai bâti moi-même. J'ai utilisé Tailwind CSS. J'avais quelque chose qui habituellement était agréable. J'avais un prototype cliquable dans Figma.
François Lanthier Nadeau: Ça a-tu toujours été à peu près à ce genre de power user ou gestionnaire ? dans les établissements de santé à qui tu parlais.
Francis Robichaud: Oui, exact. On est allé valider avec plus d'un établissement pour être sûr qu'on n'était pas en train de répondre à un one-off. On voulait valider que c'était le même problème qui était partagé entre plusieurs établissements de santé. J'ai dû faire une cinquantaine d'appels et d'approches pour m'assurer de ça. Oui, exact. Souvent, des fois, ça nous amenait dans d'autres directions, mais le core restait vraiment toujours l'expérience patient parce que c'était pour eux. obligatoire de fournir de la donnée à des instances gouvernementales.
François Lanthier Nadeau: Donc, voici ma prochaine question, c'est est-ce que les décideurs et les payeurs dans ton modèle d'affaires sont les mêmes personnes, et si oui, sont-elles ces gens-là de ce genre de comité-là ?
Francis Robichaud: Notre payeur va devenir, mettons, le signateur d'une entente contractuelle, ça va être le DG d'un CISTIUS au Québec.
François Lanthier Nadeau: Donc,
Francis Robichaud: c'est pas nécessairement... Souvent, dans les plans stratégiques des organisations duquel fait partie le DG, il va avoir une volonté d'améliorer l'expérience patient. Il y a une connexion directe. Mais après ça, notre champion à l'interne, ça va être le directeur qualité expérience patient. C'est lui qui va être vraiment notre power user ou notre ambassadeur à l'interne. Nous, il faut qu'on fasse la vente à cette personne-là. Cette personne-là doit être outillée pour faire la vente, après ça, à son équipe de direction, à la direction générale, pour que les fonds soient débloqués. qu'on ait soit un processus d'appel d'offres ou qu'on ait un contrat qui ne soit que 3 idées.
François Lanthier Nadeau: Les professionnels, les praticiens, je ne sais pas comment on dit ça, cliniciens ? Les professionnels de la santé. Ceux qui administrent des soins de santé. Mettons les médecins. Eux, ils ne sont jamais impliqués dans la décision d'utiliser Lime mettons.
Francis Robichaud: En ce moment, non.
François Lanthier Nadeau: C'est toujours un briefing le jeudi matin du DG de l'établissement qui fait comme Voici Lime. La gang, on va commencer à utiliser ce l'année prochaine. Comment ça arrive dans leur vie, genre, où eux, ils ne touchent même pas ?
Francis Robichaud: Initialement, on déploie sans trop interagir avec les professionnels de la santé. C'est vraiment très administratif. Ce qu'on a fait, par contre, c'est des présentations à leur comité de direction. Il va y avoir autour de la table des responsables à droite et à gauche de plusieurs directions. On fait vraiment de l'interne, de l'awareness, de la présentation. de notre projet avant d'aller live pour expliquer, bien, voici en obstétrique. Mais on a quand même nos gestionnaires de projet à l'interne qui, eux, vont parler de notre projet, puis aviser que désormais, l'expérience patient va être mesurée en continu avec notre solution.
François Lanthier Nadeau: Parce que dans l'expérience patient, les suivis, par exemple, que vous allez faire avec des patients, il y a de l'information, que ce soit de la connaissance ou des mises à jour sur un dossier patient qui vient des médecins, right ?
Francis Robichaud: Oui, tout à fait.
François Lanthier Nadeau: Ça, c'est administré dans une couche de communication. X qui est dans l'hôpital, mettons. Oui,
Francis Robichaud: c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Puis là, les administrateurs, eux qui utilisent Lime, digèrent ça, mettent ça comme il faut dans Lime, puis après ça, ça part.
Francis Robichaud: Bien, en fait, ce qu'on fait, nous autres, c'est de la création de contenu sur notre plateforme. On se dit toujours qu'on est des experts du contenant, et non pas du contenu.
François Lanthier Nadeau: OK.
Francis Robichaud: Fait qu'à ce moment-là, c'est les équipes qui vont venir mettre le contenu sur la plateforme, donc des questionnaires validés, c'est-à-dire des questionnaires structurés, traduits, puis on se connecte avec les systèmes d'information de l'hôpital. avec des EHR, Electronic Health Records, ou des IMR. Puis on s'échange des messages soit de JSON ou HL7. C'est bon. Fait qu'il y a des standards.
François Lanthier Nadeau: Dès là, ces systèmes-là, je ne connais rien.
Francis Robichaud: Ça dépend dans quelle province, je dirais, et les écosystèmes. Au Québec, on a beaucoup de systèmes qui datent d'un certain temps. Il n'y a pas d'uniformité nécessairement entre...
François Lanthier Nadeau: C'est plusieurs ponts en développement.
Francis Robichaud: C'est plusieurs ponts où on peut utiliser des third parties qui ont déjà fait ces ponts d'intégration pour les centraliser. Mais il y a une complexité. Il y a toujours un besoin d'intégration. Mais au final... En 2023-2024, on se retrouve quand même avec un standard qui est HL7 ou FHIR, qui permet de, au moins, structurer la donnée de part et d'autre quand il y a des échanges d'informations.
François Lanthier Nadeau: Puis là, pour finir l'espèce de survol produit, pour que j'aie une idée plus matérielle du produit, mettons que moi, je suis patient, je ne sais pas, j'ai un suivi après une opération. J'ai eu une opération dans l'épaule quand j'étais plus jeune. Comment, qu'est-ce que je consomme ? J'ai-tu une app ? Je reçois-tu une notification qui me dit Va mettre ta crème ! Ouais,
Francis Robichaud: ouais. Qu'est-ce que tu fasses ? Non, c'est une super bonne question. Pour l'hôpital, les autres, ils ont une plateforme web, SaaS, c'est Single Sign-On. Ils construisent le contenu dans notre SaaS. OK. Ils ont leur workspace. Chaque établissement est quand même segmenté. Pour le patient, dans le fond, quand je parlais justement des ponts d'intégration, le contenu va être diffusé automatiquement aux usagers. Fait qu'ils vont usager les patients.
François Lanthier Nadeau: Login sur une app web.
Francis Robichaud: Non, mais c'est ça. C'est là que je m'en viens. Nous autres, on a voulu éliminer toute friction supplémentaire pour communiquer avec le patient.
François Lanthier Nadeau: Oh shit, ok, c'est bon.
Francis Robichaud: Fait qu'on n'a pas voulu y aller dans le... Dans l'autre dialogue ou whatever. Ou un yet another app ajouté sur ton téléphone.
François Lanthier Nadeau: Ok.
Francis Robichaud: Puis on s'adresse des fois à des populations âgées vulnérables qui ne sont pas...
François Lanthier Nadeau: Niveau littéraire peut-être. Exact. Bien,
Francis Robichaud: tu ajoutes une étape de plus, mais tu réduis, admettons, les métriques que tu veux de... de tes réponses ou d'engagement des patients.
François Lanthier Nadeau: OK.
Francis Robichaud: On envoie des communications comme quoi le CHU Québec ouvre un courriel ou un
François Lanthier Nadeau: SMS. À ce moment-là,
Francis Robichaud: tu as un lien sécurisé et unique qui te permet d'accéder à ton information sur notre
François Lanthier Nadeau: SaaS. J'aurais aimé que ta réponse soit comme, on a quelqu'un de notre équipe qui conne chez vous et qui te dit ce qui se passe.
Francis Robichaud: Tu as un genre d'Uber qui vient avec.
François Lanthier Nadeau: On garantit 100% de livrabilité. En effet, le menisque fucked up. whatever on arrête cette parenthèse fait ça veut dire que moi en tant que patient je n'aurai pas d'awareness de l'âme non exact c'est vraiment ben c'est pas moi qui va être un moteur de bouche à oreille ou de recommandations pour ta business en mode à l'affaire ça va être tout c'est gestionnaire clé exactement ouais nous autres on essaie de transparent puis on veut qu'il y ait un lien de confiance aussi entre l'établissement c'est le diffuseur d'information
Francis Robichaud: que ce soit Brandy, le Ciusss la Gaspésie ou peu importe, vers sa clientèle, qui est les patients, et non pas nous qui disons Hey, oui, vous avez une communication. Puis on veut être très prudent là-dedans parce que ça reste un système public. En arrière de ça, il y a le ministère qui lui aussi a des requis et il veut garder la responsabilité un peu de centraliser l'information et les communications aux patients. On est donc dans cet univers-là de tout le monde s'arrache les yeux un peu du citoyen et du patient. Puis nous, on fait juste plus relayer l'information, puis on est super satisfaits. En 2023, on a rejoint environ 150 000 patients. OK, wow ! Oui, on est super fiers de nos métriques, mais on voit qu'on a un impact, puis on a des taux de réponse qui sont étonnants, à l'UIRSA même pour certains établissements. Tu sais, des questions d'expérience patient, avant c'était papier, code QR, puis il y avait 2-3 de taux de réponse. Là, on retrouve, nous autres, on arrive dans un établissement, puis on a 30-35 de taux de réponse. OK,
Participant 3: ouais.
Francis Robichaud: Fait que c'est... Ça amène d'autres problèmes parce qu'avant, il y avait quelqu'un qui était attitré à lire les questionnaires, produire un rapport. Ça prendrait une armée de personnes pour avoir ce flux constant d'informations qui rentrent.
François Lanthier Nadeau: C'est des beaux problèmes, je pense. Juste, question de noob, mais mettons, tu as parlé de systèmes un petit peu plus old school à l'intérieur du système de santé. Probablement que ces gestionnaires-là en établissement de santé... le UI qu'il voit au jour le jour depuis les dix dernières années, ça ne ressemble pas à Stripe, tu comprends ? Non, exactement. Dans cette optique-là, à quel point c'est important, soit pour toi ou en général, le UI que toi tu craftes, puis tu designs, tu le différences si tu... Est-ce que tu essaies que ça soit delightful comme UI UX pour ces personnes-là ou c'est comme, man, si c'est 1.7 fois mieux, on est déjà à des années de lumière ? On dirait que je suis comme...
Francis Robichaud: Oui. non mais c'est d'avoir un produit de qualité c'est vraiment au coeur de nos priorités parce que juste la fierté ou la motivation de travailler sur une interface ou un produit qui est comme tout rabouté avec du UX pour mon staff c'est ça est-ce qu'on le fait oui on va on va plus loin peut-être que le besoin client mais ça fait tellement de barrières quand on arrive en en vente ou en commercialisation, présent de notre produit, les gens disent wow Puis nous autres, on est comme ben,
François Lanthier Nadeau: c'est juste le minimum C'est un crud responsive. Oui, exactement. C'est clean.
Francis Robichaud: Mais c'est fou. Ma conjointe est dans le réseau de la santé aussi. OK. Elle me parle d'ouvrir le dossier d'un patient, puis ça spin pendant 25-30 secondes. Mais elle doit faire ça 30 fois par jour, 40 fois.
François Lanthier Nadeau: À tous ceux qui écoutent, faites l'exercice que je fais tout le temps. À chaque fois que je vais chez un professionnel différent, garage, vétérinaire, optométrie, peu importe, je scoot, puis je check par-dessus leur épaule, puis je check exactement c'est quoi l'UI, puis j'ai le goût de me lancer par la vitre à chaque fois. Je me dis, ah, c'est quoi ton app, puis tout. à dire c'est telle telle telle affaire c'est soit custom ou ça fait genre 27 ans que ça existe qu'on utilise la même affaire c'est lettre c'est slow c'est des couleurs dégueulasses à chaque fois je me dis aïe aïe je suis vraiment dans une bulle moi ce genre de me dire que tout le software look good genre pis si les coins sont trop ronds ça me gosse ou je sais pas fait que c'est hot même que vous puissiez amener une touche plus moderne et conviviale dans l'interface de nos biographies
Francis Robichaud: Mais c'est un défi parce qu'on essaie d'être quand même low touch, c'est-à-dire qu'on ne veut pas nécessairement, puis il y a beaucoup de SaaS qui disent c'est quoi notre MAU, notre DAU, il faut que les gens viennent dans le produit à tous les jours
François Lanthier Nadeau: Pas nécessairement toi Jean ?
Francis Robichaud: Ben,
François Lanthier Nadeau: oui. À cause de la nature, tu veux piper l'info, puis l'envoyer.
Francis Robichaud: Mais on ne veut pas non plus venir prendre du temps précieux de professionnels de la santé ou de l'administration publique, puis dire ah, vous devez administrer notre SaaS Fait qu'on essaie d'avoir quelque chose qui est facilement opérable. on les accompagne dans la configuration, mais une fois que c'est en place, ils viennent voir l'hométrique puis prendre action. Mais on n'a pas cette volonté-là de dire ça nous prend du high-strive dans le produit.
François Lanthier Nadeau: Exact, donner un hub que les gens sont dans toute la journée. Le Slack est toujours ouvert, whatever. Fair, puis, mais là, écoute, si j'ai appris une chose de discussion que j'ai eue avec toi et avec d'autres mondes, c'est que le système de la santé est... C'est cool, sauf que... Ben, c'est cool, je sais pas, mais... Anyway, ça bouge pas une certaine envie. De part, je pense, la dette procédurale, la dette technique, la dette sociétale qui s'accumule sur des dizaines et des dizaines d'années de builder un système de la santé. Nous, un gouvernement, for the record, mais comme, I guess que tu peux pas avoir couple de corps de validation, prototype Figma, première ligne de code... Première carte de crédit rentrée, puis le cash rentre dans les six mois après que tu aies commencé. Genre, bon, ouf, ce que j'essaie de m'en aller avec mes skis, c'est de dire, probablement qu'il faut que tu finances une compagnie comme ça, genre.
Francis Robichaud: Oui.
François Lanthier Nadeau: Que t'aies du renouer avant de pogner sur un product market fit ou un petit peu de vélocité dans tes revenus et ta croissance.
Francis Robichaud: Ça serait utopique de croire qu'on est bootstrappé en B2B, ça, Helltech. Au Québec. Au Québec. Même ailleurs. On a des clients maintenant, on travaille avec un gros client en Ontario, puis on est au BC. C'est la même lenteur, la même complexité. Il y a plusieurs stakeholders dans un établissement de santé. Il faut se convaincre une, deux, trois, cinquante fois.
François Lanthier Nadeau: Tu as de l'argent public souvent aussi ?
Francis Robichaud: Oui. Il y a des processus d'approvisionnement aussi. Même si tout le monde dit oui, on veut acheter la solution, ils doivent faire un appel d'offres. Ils doivent le réduire, le publier. Fait que tu te fais octroyer le contrat, mais t'es rendu, t'sais, t'es rendu... C'est sûr.
François Lanthier Nadeau: C'est sûr. Il te faut du gaz pour...
Francis Robichaud: Ouais, exact, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Juste attendre à l'alimentation.
Francis Robichaud: C'est ça. Fait que nous autres, on est allés dans ce modèle-là. On a fait une round pre-seed. OK. Tu sais, de family and friends, très, très, très proche de mon entourage. Moi, je suis solo founder. On a une très bonne équipe. On est 16 employés. C'est vrai,
François Lanthier Nadeau: solo founder. C'est quand même intéressant, ça aussi. Mets une pin là-dedans, mais ouais. Fait que tu décides de funder parce que...
Francis Robichaud: Je suis founder, puis j'ai... On a pris des capitaux qui étaient à la disposition vraiment de mon réseau personnel plus. Des gens qui nous ont été référés. On est quand même assez difficile sur les entrées d'argent parce qu'on veut des gens qui sont patients, qui comprennent qu'on veut un impact social au-delà de notre produit et non pas seulement un succès commercial. Cette patience-là dont tu parles, on l'exige aussi nos investisseurs qui sont venus.
François Lanthier Nadeau: As-tu refusé des gens que tu trouvais trop impatients ?
Francis Robichaud: refuser ou peut-être je n'ai pas eu de fait c'est moi quand je mets de l'avant justement qu'on certifie bicorps qu'on est une on est d'ailleurs une compagnie à quatre jours semaine actifs c'est assez beau je dirais pour même d'un contexte d'entrepreneuriat de jour 1 on commence à quatre jours semaine c'est pas quelque chose qu'on parle qu'on dira quand ce procès le permettent on viendra quatre jours à talent scratch de dj le plus bruts cash de dj mais faque le tu lances un business
François Lanthier Nadeau: qui, de par la nature de la bête nécessaire du financement, juste pour être capable de te rendre à destination, puis tu implantes une culture d'entreprise où est-ce que tu dis, nous, ça va être quatre jours semaine.
Francis Robichaud: Quatre jours semaine.
François Lanthier Nadeau: Je me mets à la place de l'espèce de, je ne sais pas,
Francis Robichaud: du WC, requin, etc. Puis,
François Lanthier Nadeau: je suis comme... Tu ne sais même pas encore si ça va marcher. Il faut que tu travailles au début. C'est normal, c'est plus le job. Dis-moi comment toi, tu vois ça. Je pense que c'est important que le monde se fasse.
Francis Robichaud: C'est sûr que le VC requin, il va faire... Ce n'est pas pour moi. Moi, je veux un entrepreneur qui grind. Pas un fit,
François Lanthier Nadeau: mettons, pour toi.
Francis Robichaud: Pas un fit pour moi et pas un fit pour eux non plus. Mais quand on explique d'où on vient, l'opportunité qu'on a, le early traction qu'on a, et qu'on veut un impact... un impact social positif, qu'on vise à être B Corp, ça je recule il y a trois ans, c'est sûr que ça parle à une certaine classe d'investisseurs et même de fonds, de VC de fonds. D'un point de vue stratégique opérationnel, 2020-2021, on est en pénurie de main-d'oeuvre, il y a beaucoup de... Tout le monde est en remote work, il y a des entreprises américaines qui offrent des salaires d'intérêt très élevé, mettons, à notre main-d'oeuvre québécoise. Fait que moi, c'est une façon aussi de trouver... en tirer mon épingle du jeu en disant je veux être un excellent employeur, puis je veux avoir le luxe de choisir les meilleurs employés, le meilleur talent, qui viennent, pour les mêmes raisons que l'investisseur, contribuer à une mission sociale, qui vont être patients dans notre succès, mais qui vont contribuer à notre croissance. Puis le 4 jours semaine fait partie d'un choix stratégique.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que c'est un jour 1, ça ?
Francis Robichaud: Oui, jour 1. Jour 1, effectivement.
François Lanthier Nadeau: Ça vient d'où, cette idée-là ?
Francis Robichaud: Quatre jours semaine, c'est à l'écoute, je dirais, du marché. En fait, moi, personnellement, je pense que j'en aurais bénéficié aussi dans mon travail.
François Lanthier Nadeau: Dans les expériences passées.
Francis Robichaud: Dans mes expériences passées. Puis on présente le quatre jours semaine comme un vendredi libre. Fait qu'on ne force pas tout le monde à nécessairement être off, puis tu es obligé de ne pas travailler le vendredi. Puis moi, vraiment, c'est une journée où j'optimise, dans le fond, mon transfert entre ma vie... professionnel et personnel. L'espèce d'essayer de rusher tout un vendredi soir dans un contexte de cinq jours semaine, puis dire, OK, juste un autre email, puis après ça, je vais me libérer de l'esprit. Le vendredi, moi, il me sert à ça, vraiment d'être capable un peu de vider mon backlog, de mes courriels. Des fois, je ne travaille pas moi non plus, mais c'est de permettre d'avoir un meilleur équilibre, d'encourager cet équilibre-là, travail-famille.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que ça fonctionne ?
Francis Robichaud: Avec notre équipe, ça fonctionne super. C'est numéro un. Je pense que c'est très... Très apprécié, probablement la mesure la plus appréciée d'avoir cette liberté-là, au-delà de nos heures flexibles, mais d'avoir quatre jours semaine, c'est pas vrai qu'on manque de temps au final. Parce qu'on peut avoir six jours puis sept jours semaine. C'est juste qu'on fait les choix en conséquence. On priorise mieux. On est plus respectueux du temps de chacun. Fait que c'est correct de ne pas être booké huit à cinq en meeting. Et ça redéfinit peut-être le côté opérationnel de l'entreprise. Les gens, je crois, sont plus conscients de leur temps. Ça vient vite, un jeudi 5h. Les gens, je crois, dès lundi matin, je pense qu'ils cherchent à réviser leur horaire et à éviter la surcharge de meetings.
François Lanthier Nadeau: Moi, je pense que je travaille 6 jours par semaine, mais probablement que si je glandais moins, a.k.a. ne pas faire de donjons à Diablo 4,
Francis Robichaud: probablement je serais capable de le faire en 3 et demi genre non je te dis ça parce que la semaine passée je suis retourné pour retrouver ton côté gamer qui est ressorti c'est un time suck mais je pense que ce que tu dis là c'est peut-être que les gens sont plus conscients tu
François Lanthier Nadeau: viens peut-être juste changer ta méthode de travail pour maximiser justement ton 4 jours semaine si je peux rentrer là-dedans tu me dis sinon on move on c'est pas grave mais est-ce que à 4 jours tu dis Vous allez avoir un salaire annuel comme si c'était un 40 heures ou est-ce que tu dis que les vacances, ça va être moins ? Il y a-tu des paramètres ?
Francis Robichaud: Tout le monde a une rémunération compétitive sur une base de cinq jours semaine. On ne fait pas un 4-5e. Ce n'est pas ça l'objectif derrière tout ça. Puis même, on a cinq semaines de vacances. C'est quatre semaines de vacances plus la semaine de Noël qui est payée par l'employeur. Ça me rejoint encore une fois dans mes valeurs, mais tout le monde, c'est pas parce que tu sors de l'université que tu vas avoir deux semaines de vacances, puis l'autre a huit semaines dans son contrat de travail. On a une base commune. Même un jour, des fois, je me demande... En Norvège, ils font ça. Tous les salaires sont publics. Tu peux googler et trouver le salaire de ton voisin.
François Lanthier Nadeau: Des prénoms et noms de famille,
Francis Robichaud: maintenant ? Je ne suis pas étudiant, mais c'est sûr que tu peux trouver le salaire de tout le monde. C'est pas tabou la rémunération. Fait que, tu sais, nous autres, je sais pas si on va arriver un jour à avoir notre page de be members puis de telle personne a tel salaire, telle rémunération Mais il y a quand même une volonté de ma part et de l'équipe. Ça dépasse maintenant juste mes décisions personnelles, mais d'avoir cette transparence-là avec l'équipe, c'est vraiment encore dans nos valeurs. On fait des all-ins on partage nos chiffres, nos revenus, nos défis, nos bons coûts, nos mauvais coûts. On y terre ensemble sur améliorer en continu. Comme un backlog de dev, on a un backlog d'amélioration de la condition des employés.
François Lanthier Nadeau: OK. J'aime ça. Je me demande, juste d'un point de vue chiffre, En ce moment, Lime, vous êtes où dans les rangs de financement ? Combien de monde dans l'équipe ? Il y a à peu près combien de clients ? Tu as-tu, tu peux se voir en mitraillant une couple ? Oui,
Francis Robichaud: super. Ça va super bien. En Q4 2023, la fin de l'année a été fantastique. En ce moment, dans l'enregistrement du podcast. J'espère qu'à la sortie, ça va continuer de bien aller. Mais on est rendu, dans le fond, close de l'année 2023 avec notre premier million en revenus. C'est vraiment cool. Quand tu parlais justement, c'est long en santé et tout. On a gagné un appel d'offres en Ontario, on est présent au BC, on a 21 clients au total, dont la moitié des 6 CIUSSS CHU au Québec. On est passé un point de bascule où on est vraiment un joueur important au Québec pour notre niche. On a été chanceux, on a créé notre chance, mais on a été chanceux parce qu'il y a des volontés ministérielles qui ont fait que les établissements... ont dû se prémunir d'une solution d'accélérer leur acquisition de postes.
François Lanthier Nadeau: C'est des choses que tu avais identifiées aussi dans ton analyse initiale, dans la littérature que tu as consommée initialement. Puis, combien de monde dans l'équipe ?
Francis Robichaud: On est rendu 16.
François Lanthier Nadeau: 16 ?
Francis Robichaud: On est 16.
François Lanthier Nadeau: Troubeux, Québec, Montréal.
Francis Robichaud: On est 100% remote.
François Lanthier Nadeau: 100% remote, c'est-à-dire ?
Francis Robichaud: 100% remote. On est des gens de la région Montréal, en Estrie et Québec. C'est quand même nos trois pôles principaux.
François Lanthier Nadeau: Je vais lancer ça comme ça. Je sais que tu as des kids puis une conjointe. Oui. Donc, clairement, tu ne vis pas tout seul dans une cave, mais... Tu es solo founder quand même, puis ta team est toute remote. Est-ce que c'est lonely des fois ? Ah, oui.
Francis Robichaud: Oui ? Anecdote. Oui,
François Lanthier Nadeau: vas-y.
Francis Robichaud: Quand j'ai commencé, j'étais comme dans notre chambre. Puis là, on a redisposé la pièce. Je travaille dans mon walk-in, mon ex-walk-in. Je suis vraiment plus que cloîtré. Oui, puis je te dirais que même ça se parle. Il y a de la lumière. Ce que SaaSpasse amène de partir d'une communauté. C'est quand même rafraîchissant parce que je crois que ça manque un peu plus dans la région de Québec. Je le vois peut-être un peu plus, cette communauté-là, dans la région de Montréal. Je ne sais pas si c'est parce qu'il y a plus d'entreprises ou un facteur de proximité entre les entreprises ou juste le facteur géographique qui le fait.
François Lanthier Nadeau: All right, folks. Break de 30 secondes pour vous parler de notre partenaire certifié, le Chiffre, a.k.a. le bras droit de l'entrepreneur tech. C'est une firme comptable. modernes, tech-enabled, qui organisent et opèrent toutes vos fonctions de finance. Comptabilité cloud, pay, fiscalité, check. C'est les vétérans du SaaS qui accompagnent aussi votre croissance. Prévisions, planification financière, aide aux subventions et financement. Ils ont aidé les SaaS bootstrapped, funded, et plusieurs qui ont existé. Donc, peu importe votre étape de croissance, faire affaire avec le chiffre, c'est comme acheter un vétéran à votre team la veille des séries. Ils vous aident à gagner la game, peu importe l'objectif, que ce soit des grosses transactions. acquisition en ce moment leurs conseillers vont se parquer devant votre but pis pas en laisser passer une c'est The Real MVP check out leur entrevue sur sasparce.com slash partenaire avec un S slash L E résignion chiffre ou sur notre YouTube ok de retour au pod il
Francis Robichaud: y a une certaine oui il y a une certaine solitude quand même quand tu crées ton ton domaine tu ouvres ton gmail et t'as zéro et de merde t'sais de même pas de spam là C'est vraiment la page blanche.
François Lanthier Nadeau: Les victimes de sa mère.
Francis Robichaud: Avec Grip ou SaaSpasse ?
François Lanthier Nadeau: Plutôt avec Grip. Avec SaaSpasse, ça rentre très vite.
Francis Robichaud: C'est ça, tu dis, oh, ok, c'est quand même pas capable, genre, personne. Fait que là, je m'étais abonné à des newsletters juste pour,
François Lanthier Nadeau: tu sais,
Francis Robichaud: cette solitude-là. Mais rapidement, moi, je suis allé voir des incubateurs, des programmes d'accélération. C'est une des raisons, tu sais, mettons, d'être entouré ou d'être pas seul ou je sais pas. Moi, je prends de l'aide qui passe. Ces programmes-là existent. Je me mets à nu. Je suis en train de faire ça. Autant auprès d'investisseurs. Voici ce qu'on a essayé de faire ou ce qu'on s'en va. Est-ce que vous pouvez nous aider ? Dans bien des cas, ces communautés-là d'incubation ou d'accélération de startups, j'ai trouvé des piliers quand même intéressants qui nous ont amené des perspectives de croissance. Ça fait que, tantôt, je parlais de nos képières. On a commencé à fermer notre round seed en ce moment même. On avait un objectif d'un point 5 millions. On le ferme à 95 assuré, puis on l'extend même à 2 millions. Donc, on a beaucoup de traction. Et oui, nos chiffres, nos 21 établissements de santé canadiens qui travaillent avec nous autres, ça amène du revenu, ça amène un pas plein d'intéressants en 2024. Fait que là, on est ailleurs, mais tu sais, tout dans l'histoire, oui, il y a cette solitude-là. Tout le monde est en remote, ça a aidé quand même à accélérer plusieurs rencontres, puis d'aller vers justement du mentorat ou de l'accompagnement d'entrepreneurs. On a travaillé... Oui,
François Lanthier Nadeau: un petit paille un peu.
Francis Robichaud: Oui, exact, c'est ça. Là, je le vois à Québec. Je suis inclus dans certaines initiatives de la ville de Québec, du camp à Québec. J'ai participé à Starup en résidence à Montréal avec Desjardins. Il y a beaucoup de fraternité, je dirais. J'essaie maintenant, même moi, de m'impliquer et d'aller voir des startups qui sont plus early que nous on l'est maintenant. Et de dire, avez-vous besoin d'aide ? N'importe quoi. Pourquoi ?
François Lanthier Nadeau: Tu as quatre jours juste dans une semaine.
Francis Robichaud: Non mais c'est une bonne question.
François Lanthier Nadeau: À ce stade-là de ta carrière et de la croissance de ta compagnie, tu sens le désir d'ordonner ?
Francis Robichaud: On est vraiment dans une niche, nous, précise. Des fois, il y a une opportunité d'avoir des synergies entre entreprises, d'apprendre l'un et l'autre, de partager, de faire une étude de cas dans le système de chasse des rappelages, pour dire de quoi, avec une entreprise en health tech. C'est un peu comme un chèque braver. Martineau et Marie-Lou sont très implantés là-bas. Des fois, c'est vraiment juste d'ouvrir ces ponts de communication-là et on trouve des opportunités de collaborer, d'aller plus vite ensemble. Au final, le marché du Québec, c'est assez petit. On ne vise pas à copier ce qu'il y a d'autre fond. On pense qu'on peut peut-être travailler ensemble à juste 7 ans dans le Canada et aux États-Unis.
François Lanthier Nadeau: J'aime ça parce que je ne te critiquais pas, clairement. J'avais écrit trois blog posts, j'ai généré 100 sessions, j'avais déjà le goût d'en parler à tout le monde qui voulait l'entendre, puis d'aider le prochain jeune qui suivait. Ça fait partie aussi quand même de mon MO. Mais je pense aussi que ça a été un allé-au qui t'a permis de mentionner l'effet de réseau, puis l'importance d'être bien entouré. Puis c'est pas parce que t'es solo founder que t'es seul dans la solitude, vraiment, vraiment pas. Il y a plein de... que ce soit avec d'autres founders, des premières d'incubation, des...
Francis Robichaud: Mais je pense que c'est ça, c'est différent du rêve de startup, de bâtir quelque chose dans ton garage comme engineer. Je suis capable de coder, mais moi, j'ai été vraiment à l'opposé de ça. Je ne code pas, ça coûte cher de développer du code. En temps et en argent, si tu l'outsources, tu le fais avec une équipe spécialisée. J'ai vraiment été plus, OK, on part avec rien, puis on parle à plus de monde possible, que ce soit dans un écosystème de startup, qu'avec encore une fois... des accélérateurs ou autres. On voit s'il y a des gens qui sont prêts à collaborer, nous aider. Les gens sont là pour ça. As-tu l'impression des fois,
François Lanthier Nadeau: avocat du diable en ce moment, pas nécessairement ce que je pense, as-tu l'impression des fois que ces programmes d'équipation, d'accélération, ces événements ou ces start-upers en résidence, peu importe, ça peut te défocuser ?
Francis Robichaud: Oui, définitivement. Il y a l'appât du gain un peu pour la start-up des fois parce que... souvent il sera un programme qui vient avec des bourses et on a des crédits le pot a aidé en commercialisation bon je serais fou de ne pas prendre cet enveloppe budgétaire de 20 milles qui va m'amener quelque chose mais c'est sûr que si ce point lié avec toi tes objectifs comme entreprise sur le premier temps sur quelque chose qui est finalement créé par le vallée tablette et c'est un beau avoir une étude de marché pour l'allemagne des pop-up dans l'ensemble Ça sera peut-être même plus valide.
François Lanthier Nadeau: Pas nécessairement parce que c'est gratuit que c'est valuable pour toi en ce moment. Mais il est quand même bon d'écouter.
Francis Robichaud: Tu sais, souvent, si l'aide qui t'est proposée est alignée avec tes besoins, mais c'est vraiment de vraiment retourner et dire non à certaines opportunités. C'est ce qui est très difficile, mais surtout quand il y a une enveloppe budgétaire et que tu sais que...
François Lanthier Nadeau: Oui. Écoute, j'ai eu des réflexions moi-même par rapport à ça, parce qu'avec Snipcart, il est arrivé des moments où on a... Je pense deux, trois fois facile, tu sais, une sub de quoi, la ville ou genre, voyons, le programme fédéral qui fait...
Francis Robichaud: L'ARS fédéral.
François Lanthier Nadeau: Non, ça oui, mais d'autres... Paris, exactement. Tu connais tout. Ouais. T'as le chicken coop. Mais, puis tu sais, je veux dire, don't get me wrong, c'est super legit si t'as un projet qui fit avec, mettons, leur requête, là, ou leur critère, excuse. Puis que tu as le temps et la motivation d'aller monter ton projet, le pitcher, le faire prouver, faire le suivi, etc. Puis après ça, tu déploies ce capital-là de la bonne manière. More power to you, my friend. Je suis content pour toi. Mais la vérité, c'est que la quantité d'énergie que je mettais là-dedans, surtout que moi, je détestais ça, faire ça. Il y a du monde que ça ne les fait pas chier. Il y a peut-être du monde qui aime ça. Je ne sais pas, je ne les connais pas. Mais moi, j'haïssais ça pour moi. C'était tout le temps fucked up de voir toute l'énergie et le temps avant que ça se close que je mettais là-dedans pour, mettons, je sais pas, 50 000. Après ça, c'était plus que ça les autres trucs, le mec. Puis je me disais tout le temps, puis tu sais, j'ai eu cette discussion-là avec les gars de Kimobi sur le pod, puis eux, ils ont comme essayé une couple de fois, je pense. Puis ça a penché, ça les a juste fait chier. Ils ont fait, man, on va vendre plus. Puis tu sais, ils ont laser focus sur vendre plus de leurs services, de leurs produits. Et c'est ça qu'ils ont financé, tu comprends ? Fait que je suis tout le temps... À cheval pour moi, pour la suite, avec SaaSpasse, j'ai checké au début. Mais finalement, je suis allé closer trois partenariats, si tu comprends ça. C'est tout le temps, je ne sais jamais comment conseiller un entrepreneur par rapport à il devrait-tu, elle devrait-tu aller voir ces subventions-là, mettre du temps là-dedans.
Francis Robichaud: C'est une bonne question. Moi, je fais vraiment, je ne sais pas si c'est ma déformation d'ingénieur, mais une gestion du risque. Les quatre jours semaine, je te disais, c'est quand même stratégique. Au-delà d'améliorer les conditions de travail. mais ça a été stratégique puis les capitaux non dilutifs ben ça fait partie moi d'un pipeline j'ai trois pipelines j'ai un pipeline de subventions j'ai un pipeline de ventes puis j'ai un pipeline d'investisseurs je nourris ces trois pipelines là en parallèle continuellement fait que je cherche des nouvelles subventions je cherche des nouveaux investisseurs et je cherche des nouveaux clients fait que ça vient réduire un peu le risque si un ou l'autre de ces... t'as de la redondance ouais exact c'est ça c'est vraiment ça t'sais à un moment donné j'ai Ça m'est arrivé d'arriver quand même dans des défis financiers pour le payroll et tout. Ce n'était pas la vente finalement. C'est arrivé aussi qu'un investisseur s'est désisté une semaine de Noël il y a 12 mois. J'étais supposé avoir déboursé finalement. Ah non, conjoncture économique finalement, on réinvestit. C'était un done deal ce qu'on s'était dit. Oui, sorry. Ça fait comme my God Au moins, j'avais d'autres sources de revenus pour balancer un peu le risque.
François Lanthier Nadeau: J'aime ça, le cadrage que tu fais, l'analyse des trois pipelines que tu nourris. J'aime ça. Puis là, tu as vécu dans la health tech, en ce moment, l'industrie de la technologie en santé. Tu y bangues. Celle au Québec, il y a quand même une couple de joueurs. Tu en as mentionné un de passage, Braver, mettons. J'aime bien le doute, j'allais manger une fois avec. C'est cool, mais je n'en connais pas plus. Tu comprends ? Fait que toi, c'est quoi... ta lecture de l'état du health tech au Québec. Parce que j'ai l'impression qu'au Québec, c'est quand même spécifique parce que c'est pas comme si la santé, c'était un sujet que tout le monde s'entend sur comment ça va, qu'est-ce qu'il faut faire, tout le monde est content puis on va juste s'en venir. Tu sais, c'est quand même un sujet épineux, la santé au Québec.
Francis Robichaud: Tout à fait. Mais je pense que ce qui a historiquement été fait, c'est même le ministère de la Santé a pas bien défini son rôle en tant qu'opérateur du réseau.
François Lanthier Nadeau: OK.
Francis Robichaud: Donc, c'est quoi le space que le ministère doit prendre en health tech ? Est-ce que c'est à eux de bâtir l'innovation ? Dans les heures de Dr Barrette, avec les partis libéraux, c'est ce que moi, sans y avoir parlé, mais c'est ce que je sentais. C'est que, on va le faire, on n'a pas besoin de l'industrie. Puis la techno, l'innovation tech, elle était perçue un peu comme le diable, le voleur de fonds publics. Mais est-ce que ça était... Ils ont les mêmes défis après ça. L'embauche, la rétention de personnel, l'innovation est disruptive, mais ils n'ont pas l'aspect de commercialisation nécessairement. Tandis qu'une entreprise externe, nous, on va être capable d'avoir une perspective en travaillant dans d'autres provinces, dans d'autres pays. On le sait un peu mieux comment réussir à arriver à vos fins. Je pense que maintenant, le côté... C'est différent, disons. comme ça, je ne veux pas tomber dans du politique et je ne suis pas obligé de le faire. Il y a un modèle différent maintenant de dire que l'industrie privée a sa place à prendre. Je ne parle pas d'un système public ou privé en termes de soins.
François Lanthier Nadeau: Tu parles d'améliorer l'écosystème, la santé, mais que certains joueurs qui l'améliorent soient des joueurs en tech privé.
Francis Robichaud: Exactement. Nous, on arrive avec nos capitaux, notre équipe, et on est capable d'innover dans une... une niche très précise, puis on est capable de guider les établissements, puis le ministère dans c'est quoi les best practices, parce qu'on a cette perspective externe d'autres clients dans d'autres provinces qui font les choses, soit plus avancées ou moins avancées, mais on a des apprentissages qu'on amène à contribution. Est-ce que c'est le rôle du ministère d'innover, de bâtir la tech par eux-mêmes ? Personnellement, je ne crois pas. Je pense que c'est quelqu'un qui a un mandat précis. mais que l'innovation qu'elle vienne de l'étranger, du privé ou de l'étranger, c'est positif aussi parce qu'on amène des produits de qualité internationale et qui viennent collaborer, en tout cas aider. Ça, je pense que... Mais là où on se retrouve au Québec, c'est qu'on a une fragmentation de système des huées. Certains ont été bâtis à l'interne. Il y a quand même une certaine standardisation qui va être mise en place dans les prochaines années. Il y a un gros projet qui s'appelle le DSN, le dossier santé numérique. Il y a une refonte encore une fois, mais c'est ça dans quoi on a investi, nous, comme Québec. L'équivalent du DSN, c'est peut-être jeté à la poubelle. Il y a beaucoup d'investissements qui ont été faits, custom, qui malheureusement ne seront pas... réutiliser. Puis au final, des entreprises comme nous autres à Helltech on génère des revenus de l'étranger, on ramène des capitaux au Québec, on paie nos impôts ici. Fait que quand même, on contribue financièrement à l'économie aussi et au PIB.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que statistiquement, plusieurs startups, la majorité, meurent, réussissent pas à trouver un product market fit, peu importe. Est-ce que cette stat-là est déjà intégrée dans la tête des décideurs dans les établissements de santé qui sont comme C'est vraiment cool ce que vous faites, puis comme je t'aime vraiment, mais si ta start-up, comme 8 sur 10, 9 sur 10 autres meurent, je fais quoi moi avec ton système après ? C'est-tu quelque chose qui est même popé ? Oui,
Francis Robichaud: ça arrive quand on rencontre des établissements de santé, ils ne veulent pas prendre de risques, ils veulent prendre la solution qui ne posera pas un risque et qui ne sera pas un pain pour eux.
François Lanthier Nadeau: Puis c'est comprenable. Je veux dire, il y a vraiment une débrief critique. Oui.
Francis Robichaud: Mais des fois, on a justement des programmes d'innovation, des subventions qui permettent à des établissements de santé ou à des organismes publics de tester l'innovation. Ça fait qu'ils vont avoir un avantage financier à tester l'innovation qui vient d'ici ou qui est faite ailleurs. Puis là, ils nous reçoivent une portion des fonds ou eux-mêmes reçoivent des fonds. Ça fait qu'il y a quand même cette culture-là d'encourager le test de l'innovation. Je pense que ce qu'on a un défi, c'est la mise à l'échelle. Quand tu as validé, mettons, une techno X dans un établissement de santé, c'est dire OK, go, on le sait, la gestion de tel type de patient, c'est telle techno qu'on a besoin, go, déployons ça dans tous les établissements au Québec. Ça,
François Lanthier Nadeau: c'est le ministère de la Santé qui fournit des enveloppes pour ça. De où que ces incentives financières-là ? innover pour les établissements de santé viennent ?
Francis Robichaud: C'est souvent le MEIA. Il y a des programmes fédéraux, mais c'est le ministère de l'Économie et de l'Innovation qui, eux, mettent des budgets à disposition. Il y a des programmes de la Ville de Québec aussi ou d'autres villes qui permettent aussi de faire...
François Lanthier Nadeau: Pour les établissements de santé.
Francis Robichaud: Pour les établissements de santé, puis même... Pour d'autres compagnies. Oui, exactement. Il y a des enveloppes budgétaires. Mais ce qui est tough pour une entreprise, un entrepreneur, c'est pas des enveloppes budgétaires que tu sais à l'avance. Fait que soudainement, il y a un appel à projet qui pop. Puis là, tu te dis, oh, OK, good, on fit. Puis là, tu as trois ou quatre semaines pour répondre, fournir la documentation, trouver un établissement partenaire pour déposer ça. Fait qu'il faut que tu sois quand même très agile pour... Puis il faut que tu cadres aussi. Des fois, il y a beaucoup de critères d'admissibilité.
François Lanthier Nadeau: Je suis content à même qu'il y en ait des entrepreneurs comme toi qui décident d'améliorer le système de santé puis qui soient à l'aise de jouer avec ces règles-là, ces dynamiques-là de marché. Parce que moi, ces choses-là, je serais incapable. Tu sais, juste la latence ou l'attente. Je ne pense pas que j'ai une patience et un time preference qui est aussi hot que le tien. C'est-à-dire de savoir que je dois financer avant de pouvoir générer mes revenus, mais même pas être sûr que le moment où je génère mes revenus égale le product market fit, ça se peut encore que je me plante. Pour moi, personnellement, mon profil psychologique, ça aurait été super tough. Mais Chris je trouve ça important qu'on innove dans ce côté-là. De voir un gars comme toi qui y va avec ta team, je trouve ça malade. Puis ce que je trouve aussi, c'est un moment un petit peu plus méta-cognition, c'est genre, tout ce qu'on est en train de faire là, c'est comme un crash course aussi sur la health tech au Québec. Genre, les autres entrepreneurs qui sont là-dedans vont pouvoir dire ce qu'eux en pensent, sont-ils d'accord, sont-ils pas d'accord, mais tous ceux qui veulent innover, puis genre, aussi aider d'une autre manière, une autre niche que la tienne ou whatever, ils vont faire comme, ok, voici le terrain de jeu dans lequel je m'embarque si je pourrais m'en aller là. Fait que je trouve que... Côté éducation d'un marché spécifique au Québec, pas juste au Québec pour vous, mais c'est-tu juste au Québec ?
Francis Robichaud: Non, on est en trois provinces en ce moment.
François Lanthier Nadeau: C'est bon, c'est bon.
Francis Robichaud: Ce que tu dis là-dessus est important parce que souvent, oui, il y a la naïveté de l'entrepreneur qui commence et qui dit Ah, il y a un problème, je vais le résoudre. Mais des fois, tu le dis à toi-même, ce n'est pas le meilleur produit nécessairement qui va être adopté. Même si tu es disruptive, que tu arrives avec une intégration de l'AI et que tu as... plein de barrières à franchir pour réussir en high tech. C'est vraiment un parcours éternel. toute la partie sécurité, gouvernance, la donnée. Il faut que tu sois SOC 2 type 2. Mais là, au Québec, tu as d'autres certifications de plus. Pourquoi le standard international ne le fait pas ? Non. On a des... Là, faut-tu débourser ? On a payé récemment, c'est public, on a payé une certification TGV.
François Lanthier Nadeau: Pour les trains à grande vitesse ?
Francis Robichaud: Exact, oui. Trois universités nous ont appelé ça. T'es qui là, Gene, votre cas ? Un shooter trop hard.
François Lanthier Nadeau: C'est dégueulasse. Il est ingénieur.
Francis Robichaud: Oui. Mais tout ça pour dire que c'est une certification custom qui est quand même réplique. Au Québec ? Au Québec, avec le ministère de la Santé et des services sociaux. Mais il faut que tu débourses comme entreprise 15 000 pour avoir cette certification-là. Fait que là, dans le cashflow, tu fais comme, ah, OK, pas de choix de l'avoir, c'est bon, on s'enligne là-dedans. Alors que tu ne peux pas la réutiliser. C'est une dépense. Oui, c'est vraiment un checkmark, alors qu'on a tout. plein d'autres outils de gouvernance.
François Lanthier Nadeau: Au fond des choses, tu as ce qu'il faut pour que ça ne fait pas que ça soit insécure.
Francis Robichaud: On ne sent pas qu'on a créé de la valeur, ni pour les clients, ni pour le patient.
François Lanthier Nadeau: Avec cette hôte,
Francis Robichaud: oui.
François Lanthier Nadeau: Je vais mettre mon chapeau de marketeur un petit peu sur ma tête en ce moment, parce que là, on cache ton space très bien, on cache ton produit très bien, ton parcours, on a une bonne idée, mais tu as dit, on est rendu déjà à notre premier million, en revenus... C'est-tu annuel récurrent ou c'est des... Oui, exactement. Fait que pour te rendre là, il faut que tu en vendes des abonnements, des licences, je ne sais pas comment tu le cadres. C'est quoi vos canaux d'acquisition spécifiques ou genre qui fonctionnent ou que vous essayez ?
Francis Robichaud: Santé, c'est lent, fait qu'on n'est vraiment pas dans du digital marketing. On est vraiment traditionnel. Parfait. Cool, cool email, cool call. On se présente à des événements en health. On est conférenciés en health.
François Lanthier Nadeau: Je me disais, mais je voulais voir s'il n'y avait pas un blind side que je n'ai pas vu. Je me disais, Chris, c'est sûr que tu ne targetes pas le comité d'utilisateurs sur Instagram avec une pub de l'âme. Non, exact,
Francis Robichaud: c'est sûr. On ne fait pas de pub, mais il ne faut jamais de pub. Je ne pense pas qu'on fasse de la pub.
François Lanthier Nadeau: Outbound.
Francis Robichaud: Oui, outbound.
François Lanthier Nadeau: Carrément, cold calling, cold emailing.
Francis Robichaud: Oui.
François Lanthier Nadeau: PR, rep, les évents. Genre, te présenter dans des... Comment t'appelles-tu ? Des colloques ou des trucs dans le genre ? Oui, exactement.
Francis Robichaud: C'est ça. Autant, on le fait au Québec, on le fait à eHealth, qui est l'événement health tech, en healthcare au Canada. On se présente à HLTH, qui est une fois par année à Las Vegas. On essaie d'être conférenciés aussi.
François Lanthier Nadeau: On me semble que c'est pas très health.
Francis Robichaud: HLTH à Las Vegas ? Oui. C'est un autre monde. Les États-Unis, on a eu un show privé de Ludacris. On était 3000 personnes, bar ouvert. C'est un autre monde. Tu n'aurais jamais ça au Canada ni au Québec.
François Lanthier Nadeau: Si tu m'avais dit qu'on t'apprêtait Ludacris sur le pod aujourd'hui, je ne t'aurais pas cru. J'adore ça. C'est quoi ? C'est un prestige autour de la... Comment ça arrive ?
Francis Robichaud: C'est un réseau de la santé. C'est privé là-bas. Là-bas, notre produit, si on ne parle pas de... d'expérience patiente, notre marketing va être fait beaucoup plus l'acquisition de vos clients, la réattention de tes clients, les patients. Fait qu'il y a une relation différente dans les mouvements d'argent entre ton consommateur et tes soins de santé que tu vas fournir. Wow ! Fait que c'est un autre écosystème pis il y a de l'argent, c'est fou.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que tu vas ou tu veux commercialiser aux États-Unis aussi ?
Francis Robichaud: Oui, on commence... on commence des approches, même qu'on on board probablement un investisseur, c'est pas encore confirmé de Boston.
François Lanthier Nadeau: Pour avoir quelqu'un qui a comme pied sur le terrain, sac, etc.
Francis Robichaud: On prend un écosystème, on comprend comment on utilise un réseau de contacts, c'est des gens qui sont plugués avec Harvard, qui font partie d'un réseau de médecins, ça nous amène, encore une fois, ça nous accélère d'arriver nous autres avec notre baluchon, puis d'essayer de, hey, on s'achète Hey,
François Lanthier Nadeau: my name is...
Francis Robichaud: Ouais, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Non, mais c'est les gars de Zephy qui disaient qu'ils avaient changé leur nom. Oui, oui. Ils ont essayé de commercialiser, il faut juste appeler le français, il s'appelle Francis. Harvard, wow.
Francis Robichaud: On n'est très pas assez de répliquer le modèle qui a fonctionné dans le passé. Plutôt que d'inventer la roue dans notre stratégie de commercialisation, d'aller chercher des clients, on va sûrement s'installer à Boston ou peu importe. On va trouver un incubateur qui va nous accompagner. On va trouver un réseau existant. puis on va trouver nos premiers projets, avec des revenus ou non, pour valider notre product market fit. Puis au final, le marketing dont tu parlais, c'est les résultats de tout ça. Soit qu'il y a une publication qui est faite, soit qu'il y a du referral qui va être fait. Puis on va partir d'un premier projet vers d'autres projets.
François Lanthier Nadeau: Tu vas builder un petit peu de, je ne vais pas dire hype, parce que c'est un cheap comme mot, mais tu vas builder de l'effervescence. puis tu vas capitaliser là-dessus de la manière qui fait le plus de sens, mais en ayant une présence, quand même une proximité avec le market. Ce que nous, on n'a jamais eu à faire, tu comprends, genre, tu sais, avec Snip.
Francis Robichaud: Tout le monde venait, oui.
François Lanthier Nadeau: Les programmeurs qui font des e-commerce sont partout, là. Puis exact, je ne faisais pas d'outbound, fait que je n'avais pas besoin d'avoir un pied. Tu sais, la culture dev, tu la connais, là, est déjà très globalisée, très tout le monde en anglais, très open source, fait que tu sais, c'est comme... pas ces facteurs-là qui augmentent la confiance en l'offre ou l'entrepreneur ou le vendeur. T'as pas besoin de ça quand tu vends des devs. Ou moins.
Francis Robichaud: Il y aura pas d'article sur Hacker News de ce qu'on fait. C'est encore drôle,
François Lanthier Nadeau: man. Tu pourrais prendre dans le pull-off quelque chose par rapport à la culture d'entreprise pis le 4 jours qui est quand même finalement ton monde sont encore plus efficaces. D'après moi, je vais te donner une petite heure pro bono de consultation. On va te faire monter ça. Je sais pas si je suis encore capable de pouler ça.
Francis Robichaud: Mais ça serait, oui, mais à quelle fin qu'on le ferait ? Pour le brand employer, peut-être. Oui, ça pourrait être ça. Peut-être que ça pourrait aider, mais ça ne nous amènera pas des nouveaux leads ou des nouveaux comptes ou des revenus.
François Lanthier Nadeau: Puis, votre pricing model, j'imagine que c'est privé. Tu ne peux pas dire comment ce monde-là paye, mais tu peux peut-être dire ce que tu charges. Est-ce que tu charges au... call d'API, est-ce que tu charges aux communications envoyées, est-ce que c'est délicieux ? Oui, c'est une bonne question. Si tu peux, évidemment.
Francis Robichaud: Il y a un livre que j'ai lu il y a une couple d'années qui s'appelle Monetizing Innovation.
François Lanthier Nadeau: Ok.
Francis Robichaud: Je ne me souviens plus de l'auteur, je m'en excuse.
François Lanthier Nadeau: On ne le met pas dans les shows, non.
Francis Robichaud: Super. Mais je trouve ça super intéressant parce que toute la modélisation financière que tu fais par rapport à un client, c'est la même chose que tu fais en produit. C'est d'être à l'écoute, comprendre ces variables avec lesquelles lui peut jouer, c'est quoi son budget. C'est quoi les KPIs qu'ils essaient d'atteindre.
François Lanthier Nadeau: À quoi ils comparent aussi le poste de dépense, mettons.
Francis Robichaud: Exactement. Vous avez un budget de cette année, nous autres, on leur demande leurs années financières. Est-ce qu'ils ont déjà dégagé un budget ? Est-ce que c'est un projet de 12 mois qu'ils veulent faire ? On va chercher beaucoup de variables. Et ensuite, on leur fait des propositions custom. Mais ce qu'on offre, dans le fond, c'est des licences basées sur une volumétrie estimée ou un déploiement estimé de notre SaaS. Ça fait que c'est une licence.
François Lanthier Nadeau: Si ça dépense le cap.
Francis Robichaud: on appelle ça du fair usage on se met un cap pour dire au delà de tant de communication avec des patients il y a une braquette qu'il faut renégocier ou sinon c'est simplement c'est ça il y a des des fois on le price in en disant au dessus de tel temps de communication avec des patients ça va être tel prix ok on est assez créatif mais la référence du livre dont je fais tu le dis toi même Financer ton entreprise par les revenus, c'est une excellente façon d'opérer.
Participant 3: Absolument.
Francis Robichaud: Puis, c'est pas tout. Tu ne peux pas undercut pour essayer de battre la compétition. C'est qu'à un moment donné, tu vas discréditer la qualité de ton produit, tu vas discréditer la qualité de ton équipe, de notre équipe de Customer Success. C'est une valeur ajoutée. Si le client ne comprend pas ça, ça veut dire que tu fais soit un mauvais pitch ou qu'il n'y a peut-être pas un fit à se préventer. Malheureusement, on passe par-dessus. On se reparlera dans 6 mois, 12 mois.
François Lanthier Nadeau: Il y a des bons risques qui reviennent. Puis aussi, tu builds la preuve sociale pendant ce temps-là. Il y a peut-être quelqu'un d'un autre hôpital ou établissement de santé qui finalement a commencé à l'utiliser. Oui,
Francis Robichaud: c'est super important ce que tu dis. Nous autres, c'est vraiment ça. C'est bâtir la confiance avec l'établissement de santé, les acteurs, pour qu'on ait un rayonnement positif à travers le réseau.
François Lanthier Nadeau: Lequel de ces canaux d'acquisition, excuse, code... cold calling, cold emailing, après ça, tu vas avoir probablement des discovery calls, plus démo-produits. Tu avais parlé d'aller dans les events sans personne. Lequel t'aimes le plus ou dans lequel tu étais meilleur, parce que là, je sais que maintenant, tu as une team, tu as passé la balle à certains, mais qu'est-ce que tu as fait le plus là-dedans, toi, personnellement ?
Francis Robichaud: Je pense que c'est mon côté produit, de comprendre le besoin et d'être rapidement capable du discovery.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Francis Robichaud: de comprendre leurs besoins, puis spontanément, admettons, de proposer des solutions, de comment on va adresser les concerns. N'ayant pas nécessairement la solution, ça montre une certaine maturité, parce que nos compétiteurs, souvent, vont être dans plusieurs verticales. Nous, on est juste en healthcare. On drop des concepts qu'ils connaissent, de l'amélioration continue, du quadruple aim objective, on n'ira pas dans le détail de ça, du value-based care. Quand on parle ce langage-là, on vient encore une fois bâtir la confiance. Ce n'est pas tant... On s'est déjà fait dire en démo, vous avez vraiment un beau produit, puis je n'avais pas encore démouillé le produit. Mais juste le fait qu'on parle leur langage, on comprend leur réalité, on bâtit cette confiance-là. Je te dirais que être à l'écoute... puis de montrer qu'on a une volonté sérieuse de les accompagner à réduire un fardeau administratif, puis d'être compliant, bref. Mais je te prie, mon p'tit chien.
François Lanthier Nadeau: Non, mais c'est bon, j'aime ça, man. Puis est-ce que t'en fais moins aujourd'hui de la commercialisation, pas de la commercialisation de produits, mais de l'acquisition, que ce soit de plantes ou marketing ? Moi,
Francis Robichaud: je suis... Bien, moi, personnellement... Ouais,
François Lanthier Nadeau: toi, ouais, ouais.
Francis Robichaud: Je suis... Je me définis comme un servant leader. Ça veut dire quelqu'un qui est au service des autres. On embauche des gens vraiment très forts, qui ont des expériences et des talents. Je leur demande constamment comment je peux t'aider. Du moins, si l'équipe n'écoute pas, je réitère que c'est mon intention de continuer à vous aider. Mon but, c'est vraiment de dire si vous avez besoin d'un coup de main en commercialisation. Quand l'équipe est autonome et qu'ils me disent non, je... Je ferme les livres et je fais OK, bonne chance. Vous me direz si jamais je peux aider. Mais j'essaie d'être de même en produit. Le fait d'avoir embauché des gens de talent, je ne suis pas là pour leur dire quoi faire. Je suis là pour, des fois, leur proposer des alternatives, challenger, vérifier leur point de repère. Mais encore une fois, je ne suis vraiment pas quelqu'un qui leur souffre dans le cou et qui essaie de tout contrôler. Au contraire, je suis là pour dire OK, je suis comme la main-d'oeuvre un peu volante, donc utilisez-moi à votre sauce. Je fais encore autant. Je te disais mes trois pipelines, je garde de l'énergie et je mets du temps en commercialisation, en subvention. Moi, j'ai relé mon wash, je ne pensais jamais arriver là, mais quand je suis dans mon Trello, admettons, mon Kanban, je tasse ma petite carte là-dedans, j'ai déposé une subvention. Je fais comme yeah, good job Il n'y a pas personne pour me dire ça, mais même que les...
François Lanthier Nadeau: Tu as un peu de sérotonine qui puffe ? Oui,
Francis Robichaud: je suis comme yeah Mais quand on a une confirmation qu'on l'a eue, yeah C'est que tu vois un certain ROI de tout ça aussi.
François Lanthier Nadeau: Oui. Tu dis que tu as du monde talentueux dans ta team, tu viens de le mentionner. Est-ce que tu as trouvé ça difficile de trouver des talents en SaaS au Québec ? Ah,
Francis Robichaud: il y en a plein. On est vraiment très créatifs. Les embauchés, c'est une bonne question. En effet, on a parlé de notre projet et ça a fait boule de neige. J'ai travaillé avec Guillaume Simard chez Preo. Guillaume, finalement, il m'a présenté son bourseur, qui est Guillaume qui travaille avec nous depuis maintenant un an et demi.
François Lanthier Nadeau: Shout-out,
Francis Robichaud: Guillaume. Guillaume a fait un excellent job en lead nurturing, lead acquisition. On a eu le plus gros corps d'acquisition client au Québec, grâce à son travail des 15 derniers mois. Il y a eu beaucoup de referral quand même de proximité.
François Lanthier Nadeau: Au début, le noyau que tu construis, c'est construit souvent par là.
Francis Robichaud: Exact.
François Lanthier Nadeau: Quand tu es rentré en embauché 300, c'est un autre process.
Francis Robichaud: J'imagine. On n'est pas rendu là. Éventuellement, on aura peut-être quelqu'un au HR qui va devoir nous aider là-dedans.
François Lanthier Nadeau: La première fois que j'ai travaillé avec quelqu'un au HR, je me suis dit Oh wow ! Il y a une quantité de pains et de tout douce qui viennent de s'évaporer de ma liste à moi.
Francis Robichaud: Oui. Il y a une entreprise qui me parlait justement. Ils ont atteint 40 employés et ils viennent embaucher leur personne au HR. Je pense qu'ils sont là pour réparer des choses. Chez Pléo, c'était différent. Je pense qu'il y avait 6 personnes au HR et on était 100. C'était très agressif, mais ça permet à ces gens-là d'avoir des projets, un peu de voir, d'investir en fait dans leur stack HR, puis de dire qu'est-ce qu'on vise à mettre. On avait des offsides chez Pléo c'était euphorique. On allait, toute la gang, on était 200, 300, puis on allait tout en Irlande du Nord à Dublin, genre, c'était pas à Dublin, mais en Irlande du Nord, toute la gang, genre pour un offside de deux jours. L'entrevue, c'était très bien financé, mais ça prend de la préparation, puis c'est un investissement que tu fais dans ta rétention. Même Pléo, leur marque employeur était très forte, donc il y avait des CV en continu. Effectivement, comme tu dis, quelqu'un des chairs arrive qui permet de réparer peut-être les destructions et tout, mais c'est un investissement aussi, je pense.
François Lanthier Nadeau: Dans nos conversations précédentes, tu sortis un terme que je vais essayer de reprononcer comme il faut, le fameux Perfertenschlag. Parle-moi du fameux Perfertenschlag. What the fuck is that ? Puis comment tu vis ça ?
Francis Robichaud: Je pense qu'on va parler, tu es un fan de The Office.
François Lanthier Nadeau: Je le suis.
Francis Robichaud: Oui, excellent. Moi aussi, c'est comme une des séries, une go-to série que je vais juste ouvrir.
François Lanthier Nadeau: Feel good
Francis Robichaud: Oui, Feel good C'est comme un reposant mentalement aussi.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Francis Robichaud: Je suis à quoi m'attendre puis ça fait comme six fois que je checke les neuf saisons back-à-back. Il y a rarement des surprises. Mais là, j'ai écouté aussi les... Ladies of the office qui est comme un podcast de Pam et Angela Wow ! Il décortique, ah c'est long là, c'est une heure par épisode puis il décortique l'épisode complet, fait que là t'as plein d'insides, t'as plein de choses que t'as pas vues Ça te force encore une fois à réécouter. Anyway, Perfect End Slogan, ça vient de Dwight. Pour répondre à tes questions, c'est Dwight qui, je pense, à un moment donné, il arrive, il pense qu'il va être père, puis il est promu où il y a un mandat spécial. Fait que là, c'est le moment dans la vie d'un homme que tout, genre, s'aligne parfaitement. Je pense que ça s'écroule dans son cas, mais il voit ça vraiment comme un certain cadre.
François Lanthier Nadeau: C'est comme une convergence optimale des choses. Oui, exact.
Francis Robichaud: fait que je pensais que l'on a vécu ce sens même une emploi qui me demandait ça m'a jamais tu es tu fiers c'est vraiment ce qu'on bâtit le petit en a su faire pied c'est le coup je sais pas un t on suit durant moi même comme personne je regarde en avant pas souvent par en arrière de ce qu'on a accompli acte et oui la réponse est que je préfère de ce qu'on a fait puis c'est arrivé au mois en 4 le 2023 fin d'année là on en a 36 qui est qui est, je ne peux pas dire done deal, je ne veux pas le jinxer, mais qui est vraiment très bien aligné. On a signé, on a doublé notre nombre de clients dans les derniers deux mois. On a eu du feedback positif des clients. On a réussi à avoir un impact social comme on voulait. Ça, c'est toute la partie professionnelle. En parallèle de ça, on arrive, moi, ça fait quand même trois ans que je suis dans l'aventure. Je suis quand même content d'avoir gardé un équilibre de vie, je te dirais, personnel, professionnel.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que tu es content de l'avoir gardé parce que par le passé, tu l'as perdu ou tu étais en déséquilibre ou juste parce que maintenant, il y a plus de pression professionnelle et malgré ça, tu as gardé un équilibre personnel, Jean ?
Francis Robichaud: En fait, je n'ai pas voulu tomber dans le moule de l'entrepreneur qui travaille, qui est workaholic et qui ne se valorise que dans son travail.
François Lanthier Nadeau: Avocat du diable, pourquoi ?
Francis Robichaud: Parce que je pense qu'il y a un risque de tomber là-dedans, de tout optimiser pour le travail et d'avoir beaucoup… Il y a beaucoup de reconnaissance de réussir en affaires. Mais ça, ça peut venir avec des impacts ou des impacts sur la vie personnelle qui ne sont pas nécessairement mis en lumière sur la qualité de la vie familiale, sur ta santé personnelle aussi. C'est pour ça que le terme le droit je suis fier d'arriver à un coup. points où ce que je peux braguer des automobiles je suis pas content d'avoir couru d'avoir atteint 1000 km de course cette année d'abord d'un bout en roi est tout d'un bout de chat mais j'ai fait le marathon québec qui pour moi c'est justement marathon québec c'était vraiment un peu stretch et je n'étais pas rendu dans mon entraînement mais ça s'apprenait puis il ya un podcast que j'écoute qui s'appelle upica c'est du monde de région québec mais c'est des super athlètes le pied il ya des sébastien stadeville qui est qui comme super intense, lui a fait Race for America, c'est un genre de 5000 km non-stop de vélo, puis il parlait beaucoup de cette sérénité-là qu'il faut que tu ailles dans ta vie personnelle, professionnelle, pour réussir à accomplir les grandes choses.
François Lanthier Nadeau: D'autres, comment tu peux avoir une sérénité puis un équilibre si tu cours, si tu cycles 5000 km d'affilée en direct dans la terre, c'est ça,
Francis Robichaud: mais son approche dans le podcast, c'est super intéressant parce qu'il parle de, il faut que tu ailles une bonne qualité de sommeil, un des exemples. Mais ce n'est pas une semaine de sommeil qu'il faut que tu ailles. Il faut que ça fasse un an que tu dormes bien. Comment tu fais pour dormir bien pendant un an ? Ça veut dire qu'il faut que tu sois en paix avec tes relations interpersonnelles, ta vie de couple.
François Lanthier Nadeau: Tes addictions, au jeu vidéo ou à sortir, peu importe c'est quoi. Oui, exact.
Francis Robichaud: C'est une certaine forme de discipline, mais saine. Je ne veux pas tomber dans le mode excessif.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Francis Robichaud: Ça me parle beaucoup, cette rigueur-là. Sébastien, je pense qu'il fait... qui est très impliqué dans la communauté et tout. Mais c'est vraiment de se mettre au centre puis mettre ce qui reste après une entreprise, bien, c'est pas... Oui, tu fais un exit puis t'es successful, mais ça donne rien d'arriver dans ton chalet tout seul puis avec rien d'autre à... Voler tout seul, c'est vrai.
François Lanthier Nadeau: Non, non. Mais non, c'est quand même un sujet sérieux. Je veux pas le cartooniser, mais l'affaire aussi que je veux dire, c'est que... Quand tu te mets dans le mode hustle, grind, que tu fais de ton identité et de ton temps que le travail, si ça pète, tu pètes beaucoup et longtemps. Parce que d'avoir plusieurs cordes à ton arc, comme entrepreneur, comme humain complet, la famille, les amis, les hobbies, le sport, le sommeil, la bouffe, whatever it is, Ça renforce ton identité et ça la rend multiple et pas single track. Puis ça, c'est vraiment, vraiment important. Puis il y a plein d'entrepreneurs qui exitent. Puis qu'ils se rendent compte, wow, man, il n'y a rien d'autre dans ma vie. Il n'y avait rien d'autre que la startup, mettons. Puis là, je me rends compte que j'ai négligé telle, telle, telle affaire. Maintenant, j'investis dans telle, telle, telle affaire. Puis moi, ça a pris, c'est con, mais on ne voulait même pas vendre Snipcart. Mais ça a pris vendre Snipcart faire un certain montant d'argent, passer à travers une épreuve vraiment tough de la vente, mettons, pour que je décide de mettre du cash, mettons, dans le gym. Puis de recommencer à m'entraîner. Ou de faire quelques autres changements dans la vie. Fait que tu sais, c'est comme... Ces choses-là, tu peux les intégrer dans ton processus, le pendant. Ce n'est pas juste une finalité. Tu fais un coup de circuit, donc tu as le droit de vivre toutes ces choses-là.
Francis Robichaud: Oui, exact.
François Lanthier Nadeau: Ça n'a pas besoin d'être décalé.
Francis Robichaud: Tu peux les faire en parallèle, c'est ça. Ça prend, par exemple, une certaine forme de discipline, puis de dire non à des opportunités de, je ne sais pas, un 5 à 7 de réseautage. À un moment donné, tu vas peut-être dire non, tu vas peut-être dire non à certaines opportunités, certains investisseurs, certains... Fait que des compréhensions à faire d'un point de vue business, si tu veux réussir à intégrer des modes de vie. Oui, mais en même temps,
François Lanthier Nadeau: ça donne les ressources puis l'énergie pour être là longtemps. Puis pour prendre des hits, parce que Dieu sait que tu vas en prendre des hits, c'est juste normal. Fait que si tu as toute cette base solide-là dans ta vie, c'est plus facile de continuer, j'ai l'impression.
Francis Robichaud: Ah, c'est sûr, c'est sûr. Tu vas me voir des fois, je dirais mes émotions. Je me mets mes écouteurs et je vais courir 20 km spontanément parce que j'ai besoin d'un peu digérer et de prendre la perspective par rapport à une situation qui s'est passée et sur laquelle je n'ai pas eu de contrôle ou qui était spontanée. Mais j'ai ce réflexe-là plutôt que peut-être dire Ah zut, j'ai une dure journée à la jambe, je vais m'ouvrir une bouteille de vin parce que ça va être ma béquille, admettons. Bref, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: On en a parlé offline, mais je pense qu'il y a à peine à en parler sur le pod aussi. t'as fait un bon moment de sobriété, deux ans c'est-tu ça ?
Francis Robichaud: Oui, je suis rendu à deux ans et demi de sobriété d'alcool effectivement.
François Lanthier Nadeau: Ça s'inscrivait-tu ce choix-là dans justement avoir plus de ressources, plus d'énergie, être plus équilibré dans toutes les façades de ta vie, business comme personnel ?
Francis Robichaud: C'est bon que t'en parles, c'est ça, c'est challengeant pour un individu, admettons de dire ok, moi je ne prends plus d'alcool mais je pense que c'est challengeant aussi pour les relations humaines. Je pense aussi que tu as fait quelques années de t'éteindre. C'était bien,
François Lanthier Nadeau: le premier. En fait, même ça, ça sort de sa reférence.
Francis Robichaud: Félicitations. Je pense que je voulais maximiser les chances de réussir sur mon équilibre personnel-professionnel. Nice. Puis j'ai vu l'alcool comme n'étant pas nécessairement un ajout, un support, mettons. Un dispositif. Exactement. C'est sûr que l'alcool facilite certains types sociaux, enlève certaines barrières pour résoter et tout. Je me suis rendu compte que juste de dire oui ou non de temps en temps, souvent on me pose la question, pourquoi tu ne t'autorises pas une journée semaine ou une fois par deux semaines ou peu importe. C'est tellement lourd psychologiquement de devoir décider du moment que tu dis oui ou non. C'est tellement libérateur de ne pas prendre cette décision-là. Aujourd'hui oui, demain non, je joue au hockey. Après le hockey, ok, non, pas aujourd'hui. Demain, j'ai un souper d'affaires. Après ça, avec ma conjointe, on prend une poudre à vin. C'est comme le nombre de décisions, en tout cas, incluant de l'alcool que tu dois prendre, juste de dire non, ça facilite. Puis j'ai vu toute mes quipières de santé s'améliorer, un meilleur sommeil et plein d'autres choses. Je ne peux pas mesurer, mais pour la santé mentale, je me sens... Ça me rend plus outillé aussi. Je ne connecte pas ça à l'alcool, mais j'ai intégré beaucoup plus d'activité physique. Oui,
François Lanthier Nadeau: parce que ça libère, veux, veux pas, du temps du budget, somehow.
Francis Robichaud: J'écoute un match de hockey à la télé avec un ami. On prend deux, trois bières. Le lendemain, je ne serai pas au gym à 6h30. Tandis que là, souvent, tu vas me trouver sur un vélo de spinning. J'étais assez intense.
François Lanthier Nadeau: Tu fais du spinning ?
Francis Robichaud: Je joue au hockey, je fais du spinning, je fais de la course. J'étais assez actif. Avec mon époux de vieux, on fait du vélo de montagne. En famille, on fait du ski.
François Lanthier Nadeau: Tu fais du vélo de montagne ?
Francis Robichaud: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Tu connais Andréane Lantier-Nadeau ?
Francis Robichaud: Non, mais c'est vrai que t'en as parlé sur le pod toute cette année.
François Lanthier Nadeau: C'est une athlète internationale de downhill, d'andro. Fait que c'est une machine, la gueule.
Francis Robichaud: C'est vrai, je vais regarder ça avec Jacob, mon plus vieux. Il va être content de la découvrir, de la suivre.
François Lanthier Nadeau: Ouais, c'est ça que j'ai parlé avant de venir ici. Ça arrive souvent qu'il y a du monde sur le pod qui sont dans le milieu, plus mountain bike. C'est comme, Lantier-Nadeau ? Oh non, shit, t'es le frère Andréane. Je suis là comme, non, non. Andréane, c'est ma soeur.
Francis Robichaud: Mais moi, j'adore ça parce que je vais chercher justement de l'accomplissement dans l'activité physique.
François Lanthier Nadeau: Il y a des gros parallèles, d'autre, honnêtement, entre le sport et l'entrepreneuriat. Puis j'en parlais avec ma soeur juste avant de t'arriver, de te rejoindre. Puis j'étais comme, je pense qu'on va peut-être faire un épisode spécial là-dessus un moment donné.
Francis Robichaud: Ah, ça serait super intéressant.
François Lanthier Nadeau: Oui, oui.
Francis Robichaud: Puis même Saas Baribault, que je connais de l'université, qui est fondatrice de Bougeot et Pléo. C'est une entreprise de Québec. Puis elle était sur le podcast du PICA, puis elle en parle de ça aussi. OK. de conjuguer l'entrepreneuriat et l'activité physique.
François Lanthier Nadeau: J'aime ça. Puis, est-ce que tu considères que la sobriété, socialement, c'est plus facile aujourd'hui ? Mais toi, ça fait deux ans et demi. Deux ans et demi,
Francis Robichaud: mais je faisais des mois sans alcool avant.
François Lanthier Nadeau: OK.
Francis Robichaud: Je l'ai fait quand même longtemps.
François Lanthier Nadeau: Moi, ça me fascine. Quand j'ai arrêté, la première fois que j'ai arrêté un an et demi, je reconsidère un peu, puis j'ai arrêté. Là, cette fois-là, ça fait sept ans. All right, man. La première fois que j'ai arrêté, d'où, genre, au bar, au resto, c'était un Coca-Cola, tu comprends, genre, il n'y avait pas de bière sans alcool, de kombucha, de gin sans alcool. Puis aujourd'hui, il y a comme, ça monte par le bas, right, genre, les jeunes, comme c'est comme plus un mouvement, des fois, un mouvement trendy de ne pas boire, genre, que c'est pas cool de boire. Puis c'est comme, socialement, c'est tellement facile de ne pas boire, pour moi, au Québec, aujourd'hui, versus quand j'ai arrêté la première fois.
Francis Robichaud: Je pense que c'est plus facile post-pandémie, effectivement. Même, je prends ma conjointe qui était en trois grossesses sans consommer d'alcool. On achetait de la bière rousse choix du président. C'était sûr qu'elle buvait, si elle voulait boire de quoi qu'il semblait, de l'alcool. Puis quand moi, j'ai commencé ma sobriété, elle m'a dit c'est injuste, tu as des produits de qualité T'as...
François Lanthier Nadeau: Les trucs sans alcool, la bière grosse... Ouais, ouais, exact, c'est ça.
Francis Robichaud: Je fais du président sans alcool de la bière, mais c'est vrai que c'est peut-être pas le... On peut pas pouvoir le goûter.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est bon, je comprends.
Francis Robichaud: Mais ouais, non, maintenant, il y a des très bons produits, puis il y a moins de jugements aussi, je pense. Ouais. Je pense que c'est toléré, là, que... Quoi que je disais, c'est toléré, mais il y a encore du travail à faire.
François Lanthier Nadeau: Ça dépend, c'est où que tu vas. Tu fais une heure de char d'une direction dans l'autre, des fois, tu vas avoir des questions différentes. Mais au début, il fallait que je raconte l'histoire de ma vie au complet, quand je buvais pas dans un party, c'était comme... inconcevable pour certains gars, surtout. Whatever. Fait qu'on va, l'idée va genre notre dernier sujet, là, tranquillement, mais il y a une question d'entrevue que je pose à beaucoup de monde, que j'aimerais vraiment ça te poser, qui est la suivante. Qu'est-ce qui est le plus dur de travailler à propos... Qu'est-ce qui est le plus dur à propos de travailler avec toi ?
Francis Robichaud: C'est une bonne question. Je pense que ça va parler à plusieurs entrepreneurs. Quand tu pars seul... Ben, il faut que tu aies une confiance du tonnerre. Il faut que tu crois, d'emblée, il faut que tu crois en toi et que tu es capable d'accomplir ce que tu essaies de bâtir. Sinon, ça ne marche pas. C'est sûr que, genre, je sais comment ça marche, l'équipe et tout, malgré que je veux les aider, c'est difficile pour moi de me mettre sur Mew, il y a tout un remote. Des fois, je leur dis à l'équipe, je vais apprendre à lever ma main dans des rencontres avant d'intervenir pour ne pas prendre trop de place. Fait que, tu sais... Puis c'est pas vrai que je suis le meilleur de tous. On a embauché des gens qui étaient très talentueux. Je suis privilégié d'avoir cette équipe-là.
François Lanthier Nadeau: Mais t'as de la confiance, de la drive.
Francis Robichaud: J'ai de la confiance. Je suis très optimiste dans les profils, tes profils psychologiques, mettons. Je suis tout le temps en mode solution. Très créativité. Mais là, après ça, OK, cool, j'ai réglé. Macroscopiquement, j'ai réglé le problème. Mais tout le niveau de détail qui est requis, bien, des fois, je l'impose un peu à mes collègues. Parce que...
François Lanthier Nadeau: OK.
Francis Robichaud: Le dernier 10%, mettons, que ça marche ton affaire, mais là, on a plein de contraintes qu'il faut tenir en compte. Je fais comme, ah, ouais, OK, oups. Fait qu'il faut que je fasse attention.
François Lanthier Nadeau: Comment tu canalises ça un peu ?
Francis Robichaud: Comment je canalise, puis je laisse la place aux autres de caler la shot, mettons, pour ne pas over-promise puis under-deliver. Je pense pas qu'on en ait là, mais c'est tout le temps un peu de juste bien cadrer mes interventions. Ouais. C'est ça, je pense que c'est vraiment très entrepreneurial de dire j'ai de la confiance et on est capable C'est important.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce qui est le plus tough, qu'est-ce qui est le plus fun dans ta business ?
Francis Robichaud: Le contexte, le choix de notre industrie est vraiment difficile. Il y a deux ans, j'étais à SaaSnort à Ottawa en 2021, il pleuvait de l'argent. Il pleuvait de l'argent, mais pas pour nous. Tous les investisseurs étaient comme c'est cute, viens me revoir quand vous aurez des ventes de type ta-ta-ta C'était comme de repousser un peu la ligne d'arrivée. Tout le monde cherchait, tu as B2C, Telemedicine, avec la crypto, Buzzword, Nameit, tout était là parce que l'argent était facile. Puis on était beaucoup en B2C, il fallait que ça flash, une nouvelle app mobile qui faisait, peu importe. Je parle vraiment à Helltech à ce moment-là. Puis là, on se retrouve deux ans plus tard où nous avons gardé notre focus, on a gardé notre niche, on n'a pas eu besoin de pivoter et de se réinventer. Mais là, on se retrouve que nos métriques sont super bonnes. Les startups qui existaient il y a deux ans, B2C, ne sont plus là. En 2022, il y a eu des write-offs. En 2022-2023, il y a eu des write-offs d'investissement. Finalement, on accepte que ça n'a pas été des bons choix. On se retrouve que... On collecte un peu le fruit de nos investissements, de notre focus, puis c'est très euphorique. Pour n'importe qui qui n'est pas très en startup jusqu'à maintenant, en SaaS, c'est ton premier client payant, ton premier contrat en dehors de la province. Toutes les milestones qu'on atteint en continu, c'est une euphorie de plaisir, puis c'est partagé.
Participant 3: C'est ce que j'allais dire.
Francis Robichaud: Tout le monde est au premier plan, tout le monde a un impact direct. Les devs, je leur dis tout. constamment. Il y en a des plus jeunes, mettons, dans l'équipe. Vous comprenez pas, là. Vous avez bâti un feature dans le sprint actuel, puis le lendemain, il est utilisé en prod par le client. Ça répond aux besoins. On tablette pas nos features. Mais peut-être un jour, vous allez travailler ailleurs. Vous allez vivre l'inverse de travailler trois mois, six mois. Puis là, vous regardez.
François Lanthier Nadeau: C'est une feature qui est checkmark. C'est une feature qui n'est pas utilisée.
Francis Robichaud: Ouais. Fait qu'on a une maturité quand même d'opération. On a des... des OKRs, on n'en a pas parlé, mais bref, OKRs for the win. C'est vraiment, on set nos objectifs en début d'année. Deux fois par année, on fait ça. Puis là, après, on décline des activités de soutien à ces objectifs-là, mesurables.
François Lanthier Nadeau: C'est le même chez Duda aussi.
Francis Robichaud: Oui. On regarde ça des fois et on dit Oh my God, c'est stretch. Mais quand on les attend, encore une fois, c'est vraiment d'aller chercher ce côté euphorique en équipe.
François Lanthier Nadeau: Célébrer les wins.
Francis Robichaud: Célébrer. C'est ce que j'ai dit tantôt. Ok cool guys, ok,
François Lanthier Nadeau: next step. Ouais, ça me fait penser à plein d'enfants, ça me fait penser au fait que je m'ennuie d'avoir une team, d'être célébré à la gang. Ça me fait penser que c'est important de célébrer, mais il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'entrepreneurs, dont Georges, qui est un de mes plus importants mentors, qui c'est genre, alright, what's next ? Ouais, c'est vrai,
Francis Robichaud: je l'ai entendu Georges sur le poste parler de ça, puis ça me parlait beaucoup.
François Lanthier Nadeau: Ça, mais... Je te pose une question un peu plus philosophique que j'aime beaucoup poser. Est-ce que t'as changé d'idée sur quelque chose dans les 5 dernières années ?
Francis Robichaud: C'est une bonne question.
François Lanthier Nadeau: Si oui, what ?
Francis Robichaud: On a-tu parlé de la relation à l'alcool ?
François Lanthier Nadeau: Il y a tellement de débats de société qu'on pourrait lancer.
Francis Robichaud: Je pense que la relation à l'argent est différente. C'est un peu tabou au Québec. Si on se compare aux États-Unis, on dirait que des fois j'ai eu l'impression d'avoir voyagé. parler des gens que c'est l'argent n'est pas juste un tabou puis il ya pas de peut-être un peu moins à l'extérieur du québec et encore une fois je suis sociologue mais ici peut-être qu'on pointe du doigt un peu la réussite puis ceux qui ont des filles qui ont qui sont à l'aise financièrement puis moi aussi c'est même moi là dedans genre de la relation à l'argent mais c'est l'argent c'est un c'est une barrière quand même de cette chance j'avais une fin de bandes mais Peut-être qu'on ferait plus de features en parallèle, qu'on se lancerait peut-être à droite et à gauche. Ça serait-tu une bonne chose ? Je ne sais pas, mais c'est tout le temps une barrière, l'argent. Il y a une relation un peu à mot-haine avec l'argent. J'ai appris peut-être à gérer l'argent comme un... Je parlais de mes backlogs. C'est vraiment très, très, très plate. C'est vraiment, OK, on va manquer d'argent.
François Lanthier Nadeau: Ressources à allouer.
Francis Robichaud: Exactement. C'est comme, on va ajuster notre plan d'embauche parce que... C'est l'entrée de capitaux, un truc retardé un peu. Ou, ah, on a des nouvelles entrées de capitaux. Et moi, ça fait...
François Lanthier Nadeau: T'es détaché, tu sais.
Francis Robichaud: Je suis détaché, puis ça fait...
François Lanthier Nadeau: Mais je pense que c'est bien, d'où. Parce que tu peux pas percevoir chaque mouvement de cash significatif dans ta business comme un truc ultra, genre, enjeu élevé, high stakes, là, que c'est genre, ça te fait pas dormir la nuit. Non, man. Ça fait partie de bouger le cash.
Francis Robichaud: Ouais, exact.
François Lanthier Nadeau: La job de faire bouger le cash, tu sais.
Francis Robichaud: Exact. Puis, si tu comprends le pas de recul, ben, je reçois une, mettons, une facture de... peu importe qui, d'un consultant externe de 22
François Lanthier Nadeau: 000. D'ailleurs, il faudrait que tu me l'appelles.
Francis Robichaud: Oui. Je ne sais pas quand, mais toutes les autres, je suis comme, oui, c'est bon. La politique de paiement de 35-40 jours, je ne sais pas. Mais, bon, c'est sûr que ça a des hauts montants, mais ça devient juste genre une prévisionnelle. Je traque mes KPI. C'est une partie-là de relation. Je n'ai jamais eu le rôle de CFO, si on veut. Puis là, je le fais, en dépit d'avoir quelqu'un. Genre les finances. Puis c'est très, très monotone. C'est... C'est pas... Ça dégage l'information. Ça dégage...
François Lanthier Nadeau: Mais c'est systématisé, puis il y a de la visibilité. C'est ce que j'entends dans ce que tu dis. C'est-à-dire que si c'était pas bien systématisé et qu'il n'y avait pas une bonne visibilité dessus, probablement que ça stresserait ou que ça stresserait quelqu'un d'autre. Tu sembles avoir mis en place un process très ingénieur. Tu es capable de voir les choses venir. Moi, il y a des années avant qu'on fasse ça chez Snip, tu comprends ? On avait comme Spectrum en arrière. qui avait financé le départ, puis qui pouvait financer ad hoc des petits besoins, puis on faisait des check-in une fois par trimestre, une fois par six mois, une fois par an au début. Francis des check-in vraiment financiers, je pense. Mais éventuellement, on était rendu au-dessus d'un million annuel récurrent. Bon, là, on embauchait un peu plus. Puis là, on avait plus... Là, on a commencé à utiliser une ressource externe pour builder un petit modèle de prévision qui m'aide à éduquer mes décisions, à allouer des budgets, des affaires de base même. Oui, mais genre... Je pense que c'est important de ne pas laisser ça au début, quand tu es juste en train de prouver que tu es capable d'avoir de l'attraction, que le monde est prêt à payer pour ce que tu as. Mais pour toi, ce que tu fais, tu utilises du capital aussi qui vient d'État ou de programmes. Tu utilises du capital qui vient d'investisseurs privés et de tes ventes. Tu veux de l'attractivité, je ne sais pas comment le dire.
Francis Robichaud: Le mot que j'ai le plus entendu dans mes dernières rencontres avec des investisseurs, des fonds d'investissement, c'est you are Vous êtes cashflow efficient.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que ça veut dire maintenant ?
Francis Robichaud: Cashflow efficient, c'est on maximise nos capitaux.
François Lanthier Nadeau: Les piastres qui entrent.
Francis Robichaud: Il y a un fonds qui m'a dit, il était vraiment là, ça les a jetés à terre qu'on soit capable d'atteindre un million de revenus cette année avec seulement 500 000 de pre-seed qu'on a pour les trois ans. On ne voit pas ça en health tech. Souvent, c'est des montages financiers compliqués et quand même des grosses cagnottes pour réussir à trouver un... pilot project, un premier client potentiel.
François Lanthier Nadeau: Mais qu'est-ce qui fait, Francis, que vous êtes cashflow efficient ? C'est-tu comme built-in dans toi le mastery d'allouer des ressources de la bonne manière ou de savoir qu'est-ce qui va avoir le plus gros ROI sur une scène dépensée ? Moi, je suis tellement fuck-all dans ces affaires-là que ça m'intéresse de catcher un truc comme ça.
Francis Robichaud: Ben, mettons, je vais te parler du contre-exemple. Ouais, mettons. J'ai eu des discussions avec certains entrepreneurs qui étaient comme, on ne réclame pas notre R.S.D.A. L'argent est là. L'argent est là, guys. Tu peux retourner en arrière et rapatrier cet argent-là. Je ne dis pas que c'est facile à aller chercher, mais tu peux avoir quelqu'un en consultation qui vient te chercher cet argent-là. L'argent est un enabler. Si j'ai plus de revenus ou je maximise mes argents, je peux embaucher des nouvelles personnes spécialisées, talentueuses, pour adresser une nouvelle verticale, faire de la recherche en produits, peu importe. plus tôt dans le processus. C'est vraiment de prendre toutes les opportunités financières qu'on a pour faire les meilleurs investissements qu'on peut qui vont amener à la création de valeur, qui n'est pas nécessairement de générer des revenus, mais on maxime. Bref, c'est vraiment ça. Quand on est cashflow efficient, c'est qu'on a enregistré des pertes financières dans nos années d'opération, mais c'est quand même très minime par rapport à une startup conventionnelle. Donc, on décide de lever... une ronde seed parce qu'il y a une opportunité de marché, pas parce qu'on a besoin de survivre. C'est souvent ça, peut-être, la dichotomie quand les entreprises en pre-seed, en seed, ils raise du cash, c'est comme juste pour extend our runway. Ce n'est pas une bonne, ce qu'on appelle le use of cash, ce n'est pas une bonne justification de lui une ronde. Nous autres, on est là-dedans. Regardez, on a montré qu'avec des capitaux, on est capable de générer beaucoup de valeur, beaucoup de clients B2B, où la rétention est comme à 100 Bien, avec... Ces nouvelles entrées d'argent-là, regardez ce que ça nous permet d'accomplir, encore une fois, en termes de croissance.
François Lanthier Nadeau: C'est une bonne période au niveau du landscape de financement pour être cashflow efficient. Parce que, comme tu dis, l'argent est plus coûteux et plus rare qu'il était pendant l'espèce de boom de 2021, où j'ai vendu moi, Snip justement. Pour ta manifestation.
Participant 3: C'était comme un radio pour la joke.
François Lanthier Nadeau: Mais as-tu l'impression qu'au Québec, justement, il y en a beaucoup d'options de financement ? Il y en a... correct, il y en a pas assez. J'ai le goût que tu me parles de ça pour la tech spécifiquement.
Francis Robichaud: J'ai fait des interventions même des subventions des ministères pour parler. Souvent, il y a beaucoup de... Les essais, dans le fond, il n'y a pas de risque. Je comprends, ils gèrent des budgets de fonds publics. Ils veulent s'assurer d'un certain ROI, retour sur investissement, de leur subvention, peu importe. C'est un peu la même chose, je pense, des investisseurs. Tout le monde veut minimiser le risque à pratiquement zéro. On vous alloue une subvention, on vous alloue un financement privé d'investisseur, mais le risque doit être comme à zéro. Moi, ce que j'essaie de dire des fois au ministère, c'est... à des ministères ou peu importe, des proyemps, c'est bon s'il y a 20 15 peu importe la métrique, d'échecs dans votre financement. Ça veut dire que vous avez été game de prendre des risques. Il y a 15 qui a échoué, mais il y a 85 qui a créé de la valeur.
François Lanthier Nadeau: Ça vient de cet eau. C'est ça.
Francis Robichaud: Baissons un peu la barrière d'accès au capitaux et acceptons que tout n'aura pas 100 de succès. Mais on va peut-être permettre...
François Lanthier Nadeau: J'ai plein de questions, mais on est sur le bord de wrap-up, sauf que... Comment... Ben non, excuse-toi pas, c'est ça que j'aime. Comment tu réussis à te retrouver là, à leur parler de comment ils devraient allouer leur... Tu sais, gérer leur sub ? Ça arrive comment, ça, genre ? Qu'est-ce que tu fais là, toi ?
Francis Robichaud: C'est une bonne question. C'est...
François Lanthier Nadeau: T'as un petit connais à t'entendre qui t'a dit Hey, Francis, viens parler là-dessus.
Francis Robichaud: Il y a certains programmes qui te demandent cette rétroaction-là. De l'écosystème ou de joueurs comme toi. Ouais, exactement. Fait que c'est... C'est pas plus tard que cette semaine, on a un atelier de travail avec l'équipe du maire de Québec. Puis là,
François Lanthier Nadeau: bien,
Francis Robichaud: ça fait plaisir. Mais c'est le genre de... Il y a une super belle ouverture, parce que la ville a des problèmes de subvention aussi. Ils veulent savoir... Je pense pas qu'on a approuvé que des entreprises, des startups, du SaaS, peu importe l'entreprise en techno, créent de la valeur et de la richesse pour le Québec et pour les villes. Ça, je pense que c'est démontré. on ne fera pas ça aujourd'hui. Mais eux autres, ils veulent savoir comment on peut vous aider mieux. Il y a certaines barrières, des fois, d'accès à ces capitaux-là. C'est comme l'expérience patiente. Ils veulent cette rétroaction-là, puis qu'on participe. Même le maire le disait, ayant vécu dans d'autres villes au Québec, puis Copeland, j'ai habité à Ottawa aussi, bien à Gatineau, puis Québec, la ville de Québec, mon lieu de résidence maintenant, La ville peut s'améliorer sur plein de... sur le transport en commun, peu importe. Il y a plein de choses qu'on peut faire mieux. Ce que le maire demande à des citoyens corporatifs comme nous, c'est abandonner... n'allez pas à Montréal, abandonnez pas la ville parce que l'état où elle est ou les investissements qu'ils font ne vous plaisent pas. Participez comme citoyens, comme citoyens corporatifs, à améliorer et d'avoir ce dialogue-là constructif, de dire qu'est-ce qu'on peut faire pour... Le maire, je lui levais ma main il y a quelques semaines, Ce serait le fun peut-être de se réapproprier le Vieux-Québec. Tu sais, c'est, mettons, moi je sais pas si tu connais, t'as des amis ou des proches qui travaillent dans le Vieux-Québec, mais tu sais, pour moi c'est comme un lieu de touriste. Mais que ça serait donc bien cool d'avoir un petit homme,
François Lanthier Nadeau: c'est ça,
Francis Robichaud: tu sais, un homme, SaaSpasse.
François Lanthier Nadeau: Parce que Dieu sait que...
Francis Robichaud: Financé par la Ville de Québec, là.
François Lanthier Nadeau: Mais d'autres, je trouve ça, je vais te le dire, je trouve que je vais être un petit peu cru. Mais en vieillissant, plus je vieillis, plus je me sors la tête du cul. Fait que moins je suis égoïste, plus je m'ouvre sur les gens proches de moi, autour de moi, puis plus je m'ouvre sur ma communauté. Je pense que SaaSpasse, c'est un pas dans cette direction-là. Progressif pour moi, mettons. Force est de constater pour moi qu'il y a tout type d'entrepreneurs. Il y en a qui sont très, très, très one-track à propos d'eux autres, à propos de leur succès, ce qu'ils veulent faire ensuite. de chosen few autour, tu sais. C'est correct. Je ne juge pas nécessairement ça. Mais quand je regarde des gars comme toi, puis même des gars comme Guillaume Simard, pour avoir eu certaines discussions avec lui, quoi que ce soit, il y a une espèce d'intentionnalité ou de désir d'améliorer la communauté, la société autour, d'élever comme le système, je ne sais pas comment l'expliquer, puis ça m'impressionne. Ça m'impressionne parce que je me dis, il faut qu'il y ait du monde comme ça pour des entrepreneurs qui sont innovateurs, qui ne sont pas justement dans la vieille rouille mentale ou rouille logique de d'autres décennies, qui puissent pousser nos systèmes publics. Puis je me pose un paquet de questions. D'où ça vient cette chose-là ? C'est-tu genre l'éducation ? Comment tu as été élevé ? C'est-tu notre milieu un petit peu plus genre on sort les coudes entre Québec ?? C'est vraiment… Ça me fascine, ça, de voir le contraste entre les profils psychologiques des différents entrepreneurs.
Francis Robichaud: Bien, au final, un entrepreneur avec succès, qui a un exit de centaines de millions de dollars, qui se retrouve tout seul dans son chalet à brûler son cash dans le voyage seul, pendant que le monde brûle autour de lui et sa communauté. C'est quoi son leg, puis c'est quoi lui, même sa qualité de vie avec sa communauté. Fait que je pense qu'on a tout à gagner de participer à améliorer. la société en soi.
François Lanthier Nadeau: À la limite, tu pourrais faire l'argument que ça peut être aussi individualiste ou égoïste d'améliorer le contexte autour de toi dans lequel tu... Pas pour toi, là, mais je parle en général.
Francis Robichaud: Qu'est-ce que tu veux dire ?
François Lanthier Nadeau: Je pourrais faire l'argument que de réinvestir et d'améliorer, mettons, les infrastructures sociales, logistiques, peu importe, autour de toi, ça bénéficie de ton expérience. Moi, moi,
Francis Robichaud: moi. Je comprends.
François Lanthier Nadeau: Je dis juste qu'il y a une manière d'aligner les incentives individualistes, peut-être même à des fins plus collectives. Ouais,
Francis Robichaud: ouais, je comprends. Au final, tu es en paix avec toi-même. La sérénité dont je parlais, c'était...
François Lanthier Nadeau: c'est si je trouve ça ça fait vraiment un bout de constat ou un jeu j'ai l'impression que j'ouvre une canne de verre et que c'est même un truc je voudrais qu'on mette une pin dedans puis dans notre discussion offline on les continue c'est parfait c'est au pire phil le rouleau il va devoir courir 25 30 km pour écouter le pas de compléter c'est vrai il court à l'écouté en courant le
Francis Robichaud: podcast que vous avez ensemble c'est quand même j'ai je suis en train de courir demain c'est à dire que le réel au père et au film large poste Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour rendre SaaSpasse plus utile pour toi et ou ta team ? Je t'en avais parlé il y a une couple de semaines. Je ne sais pas si tu es conscient de ce que tu es en train de bâtir avec SaaSpasse, mais il faut vraiment double down sur l'aspect communauté. Encore une fois, il manque ces rencontres-là entre entrepreneurs. Il manque, je pense que même on pourrait avoir des roundtables de trois, quatre. On a une drop du monde ici, puis ça serait intéressant peut-être à un moment donné d'aller vers... C'est un épisode avec 3-4 où on se challenge sur un sujet précis.
François Lanthier Nadeau: C'est ça.
Francis Robichaud: Parce qu'on a toutes des perspectives différentes. Ce qu'on a parlé aujourd'hui, c'est moi dans mon bagage.
François Lanthier Nadeau: C'est aussi moi comme host, pas moi en full mode participation transparente. Je ne suis pas filmé. Mais d'autres, j'aime ça ce que tu dis. Je pense qu'il y a une formule qu'on fait l'année prochaine qui va cater un petit peu à ça, les retraites privées pour fondateurs qu'on va organiser.
Francis Robichaud: C'est super intéressant.
François Lanthier Nadeau: Fait que ça, on risque d'en faire trois si tu vas bien. Fait que ça, on va essayer, parce que le feedback que tu me donnes, il a été écho par d'autres aussi. Il y en a qui me disent, tu sais, je veux pouvoir parler à ce monde-là, mettons, régulièrement. Ce serait cool d'avoir des communautés de ce genre-là, ou des groupes de ce genre-là. Fait que c'est bon que tu me le donnes, puis tu me dis, je ne sais pas si tu es conscient de ce que tu construis, que SaaSpasse, tu sais, puis... C'est un peu fucked up. Je pense que je m'en rends compte plus quand quelqu'un comme toi va me regarder dans le blanc des yeux et me dire, voici ce que moi, ça... amène, mettons, dans ma vie, puis ce que je pense que c'est, que quand je regarde des dashboards, tu comprends ? Parce que quand même, les 20 000 écoutent sur Spotify, mettons, un petit humble brag. Non, mais, c'est hot, mais c'est quoi ? C'est qui, ça ? C'est quoi ? C'est genre, c'est nice. Quand il y a quelqu'un qui me DM puis qui me dit, justement, des trucs comme, Hey, tu brises l'isolement de bâtir en SaaS au Québec pour certains founders qui ont peut-être moins une grosse crowd autour, une grosse communauté. Ou... Je sais pas, genre, j'ai permis, j'ai inébillé des embauches, genre, behind the scenes, moi, tu comprends, tu sais, je crée des connexions, puis je suis comme, quand le monde me le dit, Hey, merci pour ça, ça, ça m'a aidé, telle personne, j'ai entendu le pôle, on s'est parlé, puis on a fait ça ensemble je suis comme, Tabarnak Ça, ça feel good puis hopefully ça va juste comme grossir, puis si ça grossit pas, ça va densifier, tu sais, j'ai pas besoin que ça soit énorme pour être fier, puis être content, puis avoir fait ma job, fait que, je sais pas, je penche une idée de ce que je construis, mais... Work in progress.
Francis Robichaud: Non. Good job so far.
François Lanthier Nadeau: Merci d'autre. C'était une excellente convo. As-tu des shameless plugs pour closer, des postes à combler, quoi que ce soit ?
Francis Robichaud: Eh bien, j'ai deux choses. Oui, on a des postes à combler, devs, seniors.
François Lanthier Nadeau: On va sur quel site,
Francis Robichaud: là ? On va les mettre sur Saspars. Saspars,
François Lanthier Nadeau: par contre, slash emploi avec un S, parfait.
Francis Robichaud: À part Saspars. Je me fais devoir avant la publication du pod les mettre, là. Fait que des devs front and back in, seniors, juniors, on regarde. On a un poste en AI aussi.
François Lanthier Nadeau: Techcrunch
Francis Robichaud: OK. Oui. c'est super cool puis ils sont cliqués en design ça fait que ça c'est pour les embauches puis l'autre chose j'encourage n'importe qui si vous avez des expériences patients que vous voulez partager parce que ça a été nous autres ça nous nourrit quand même de savoir que voici ce que j'ai vécu voici ce que j'ai vécu aimer pas aimer exact c'est pas fou d'ailleurs ça nous permet de mieux comprendre encore l'impact qu'on est capable d'avoir pour vous pour les citoyens puis ça dépasse le Québec on est à Yorges dans trois provinces en tout
François Lanthier Nadeau: Puis si le monde veut te parler à toi, qu'ils ont accroché sur une de tes idées ou des trucs qui t'aiment, c'est quoi ? Oui,
Francis Robichaud: Francis, ça commence à lime.help. Sinon, LinkedIn, je devrais te répondre. Francis Robichaud.
François Lanthier Nadeau: Merci, mon vieux.
Francis Robichaud: Plaisir. Merci, Francis. Bye, tout le monde. Bye.
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