Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Philippe Lehoux, co-founder & CEO chez Missive, un SaaS de communications d’équipe bootstrapped qui a dépassé les 5M ARR.
La première partie de notre discussion (Ep.60) couvrait son histoire entrepreneuriale et Conference Badge, leur premier SaaS.
Dans cette deuxième partie, on retrace l'évolution produit de Missive, de ses débuts centrés dogfooding jusqu'à une approche résolument user-centric. On couvre aussi :
Côté croissance produit & équipe, Missive sont vraiment à une croisée des chemins charnière. Y’a beaucoup à apprendre dans ce show.
Ah, et Phil nous fait un bon mea culpa sur l’importance des équipes RH en business.
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La job du mois continue chez Missive, une app de gestion des communications collaborative. Tous vos échanges d’équipe peuvent vivre dans l’app : courriel, chat, SMS, DMs, et plus encore.
Missive sont toujours à la recherche d’une personne senior en programmation backend (ou fullstack). C’est une petite équipe de produit élite dans une compagnie hyper profitable, avec une forte croissance. 📈
Notre équipe a utilisé Missive dans plusieurs contextes et c’est un produit qui se démarque de pas mal tout ce qui se trouve sur le marché. C’est une opportunité rare de contribuer à une compagnie avec un track record à envier.
On a enregistré une entrevue avec Rafael Masson, co-fondateur & CTO pour vous donner une meilleure idée de leur mission. Check it out!
→ Les détails de l’offre sont disponibles ici.
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Pour novembre, le premier service pour SaaS en spotlight c’est Baseline, une firme d’accompagnement et d’implémentation en intelligence artificielle.
Baseline ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leur données et à intégrer des solutions d'IA pour prendre des meilleures décisions de produit et de commercialisation.
Y’ont une approche no-bullshit et ils sont pas mariés à l’IA pour régler des problèmes. Ils comprennent vos enjeux d’affaires, rendent vos données actionable, et vous proposent des solutions incrémentales, tout en vous rendant autonomes.
Y’a souvent plusieurs subventions pour travailler avec des pros dans ce domaine, donc y’a moyen de pas exploser son budget!
Regardez l’entrevue avec David Beauchemin, le co-fondateur, dispo dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/baseline, et sur notre channel YouTube
Check them out sur baseline.quebec — y’a un contact form direct sur la homepage. Vous pouvez aussi glisser dans les DMs de David Beauchemin sur LinkedIn!
Si vous voulez l’histoire et les exemples concrets de David, il est venu sur le pod comme guest, épisode 41, écoutez ça!
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Deuxième spotlight partenaire pour novembre. Le service pour SaaS en spotlight c’est Paragone, une équipe de consultation numérique accréditée P-CAN, un programme de subvention fédéral super intéressant pour les SaaS.
P-CAN offre d’abord un 15,000$ gratuit pour de l’analyse de vos processus d’affaires numériques — Paragone vous accompagne là-dedans en identifiant les processus à améliorer dans votre business. C’est une occasion en or d’adresser les flows et process sub-optimaux dans votre SaaS.
Ensuite, P-CAN donne accès à un 100,000$ de prêt de la BDC à 0% intérêt sur 5 ans. Du capital super intéressant pour faire passer votre business au next level.
L’équipe de Paragone est dirigée par un fondateur SaaS d’expérience, François-Xavier Ratté de Bloc Solutions. Ils ont déjà aidé plusieurs entreprises à moderniser des processus d’affaires comme leur comptabilité, finances, gestion client, marketing, ventes, opérations internes, et plus encore.
Pour plus de détails, regardez l’entrevue vidéo avec François-Xavier, dispo dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/paragone-solutions, et sur notre channel YouTube
Pour booker un appel d’intro gratuit & rapide avec François-Xavier, cliquez sur le lien de booking dans les show notes ou sur la page partenaire.
Si vous voulez entendre l’histoire et la vision de François-Xavier, il est venu sur le pod comme guest, épisode 50, écoutez ça!
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
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Philippe Lehoux:Si tu veux des employés, ça te prend une belle culture d'entreprise, ça prend... T'as envie de créer un momentum, t'as envie d'attirer le monde, qu'ils ont envie de s'associer. Dans la liste, il y a plein de choses qui sont reliées à ça que nous, on n'a jamais fait.
François Lanthier Nadeau: Ouais, got it.
Philippe Lehoux: Mais tu sais, à un certain point, si tu veux grandir l'équipe, oh ok, là... Toutes ces choses-là qu'on faisait pas, faut les faire, là, tu sais, parce qu'on compétitionne contre d'autres employeurs. Tu comprends ? C'est ça. Puis, tu sais, nous, dans notre philosophie ben... Nose, là, c'était comme... Ben là, si on donne des gros salaires...
François Lanthier Nadeau: What's up, folks ? C'est François Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. Abonnez-vous sur Spotify, Apple Podcasts ou votre plateforme préférée pour ne pas manquer un show. Ah, puis pendant que vous êtes là, laissez-nous un petit review. Ça nous motive big time. On drop un épisode semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Assurez-vous aussi que votre SaaS est listé sur SaaSpasse.com, S-A-S-S-P-A-S-S-E.com, bouton mauve. ajouter votre SaaS. Il y a déjà au-dessus de 245 compagnies. Si vous cherchez un emploi ou un employé en SaaS au Québec, allez sur SaaSpasse.com slash emploi avec un S. C'est notre job board. Nous pouvez publier une offre gratuitement pendant qu'on est en bêta. Pour feedback, juste écrire à bonjourhi at SaaSpasse.com. Le prochain événement SaaS SaaSpasse aura lieu fin janvier chez notre partenaire certifié Le Chiffre à Montréal. On confirme la date soon. Abonnez-vous à l'infolette sur le site ou en show notes pour être informé. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Philippe Lehoux co-founder et CEO chez Missive, un SaaS de communication d'équipe Bootstrap qui a dépassé les 5 millions ARR. La première partie de notre discussion, qui était l'épisode 60, couvrait son histoire entrepreneuriale et puis Conference Badge, leur premier SaaS. Dans cette deuxième partie, on va retracer l'évolution produite de Missive, de ses débuts centrés dogfooding, jusqu'à une approche résolument user-centric. On va couvrir aussi plein de trucs comme transcender les blessures physiques et barrières psychologiques, gérer le feedback client en maintenant une vélocité de release élevée, comment leur premier SaaS, qui était profitable et presque sur l'autopilote, leur a acheté patience et temps pour missives, concurrencer des géants financés avec une équipe réduite de trois cofondateurs, comment les décisions, l'acquisition et le pricing fonctionnent chez eux. C'est... côté croissance produits et équipes, mes cibles sont vraiment une croisée des chemins charnières. Il y a beaucoup à apprendre, je pense, dans ce show pour les entrepreneurs et opérateurs SaaS. Ah, puis Phil nous fait aussi un bon mea culpa sur l'importance des équipes RH en business. All right, on passe au promo d'abord, ensuite au show. Petit segment GRIT, l'agence des SEO pour SaaS qu'on a lancé. On a commencé à travailler sur notre premier client, le deuxième débute en janvier, puis on a des leads intéressants pour la suite. On a de la place pour 3-4 clients pour l'instant, mais on considère onboarder un junior à un SEO pour augmenter la bande passante. Donc, si vous connaissez un Padawan prometteur, ou si vous avez envie de croître organiquement via le SEO, glissez dans mes DMs LinkedIn ou écrivez-nous à hello at gripgrowth.co. Ça fait que c'est hello at g-r-i-p-g-r-o-w-t-h.co. OK, la job du mois, SaaSpasse. Pour novembre, la job du mois, SaaSpasse chez Missive, une app de gestion des communications collaboratives. Tous vos échanges d'équipe peuvent vivre dans l'app, courriel, chat, SMS, DMs, puis plus encore. Missive sont à la recherche d'une personne au Customer Success. C'est une petite équipe de produits élite dans une compagnie hyper profitable avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart, on continue de l'utiliser dans notre agence Grip aujourd'hui et même chez SaaSpasse. C'est de la bombe comme produit, poste à combler, sautez là-dessus. Si vous ou une personne dans votre réseau avait le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Nous allez trouver aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Philippe Lehoux, cofondateur et CEO. Si vous voulez commentiter une des prochaines Jobs du mois, genre celle de janvier, écrivez-nous à bonjourhiatsaspass.com ou mes DMs linked. OK, Spotlight partenaire. Pour novembre, le premier service SaaS en Spotlight, c'est Baseline. une firme d'accompagnement et d'implémentation en intelligence artificielle. Baseline a aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leurs données et à intégrer des solutions d'intelligence artificielle pour prendre les meilleures décisions de produits et commercialisations. Ils ont une approche no bullshit, ils ne sont pas mariés à l'IA pour régler des problèmes. Ils comprennent vos enjeux d'affaires, rendent vos données actionable, puis ils vous proposent des solutions incrémentales, le tout en vous rendant autonome. Il y a souvent plusieurs subventions pour travailler avec des pros dans le domaine, donc il y a moyen de ne pas exploser son budget. Gardez l'entrevue avec David Beauchemin, cofondateur, qui est dispo dans les show notes sur sasface.com slash partenaire avec un S slash baseline ou sur notre channel YouTube. Check them out sur baseline.quebec. Il y a un contact form direct sur la homepage. Nous pouvez aussi glisser dans les DMs de David Beauchemin sur LinkedIn. Si vous voulez l'histoire et les exemples concrets de David, il est venu sur le pod comme guest épisode 41. Écoutez ça. OK, deuxième spotlight partenaire pour novembre, le service pour SaaS en spotlight ici, c'est Paragon, une équipe de consultation numérique accréditée PECAN, un programme de subvention fédérale super intéressant pour les SaaS. PECAN offre d'abord un 15 000 gratuit pour de l'analyse de vos processus d'affaires numériques. Paragon vous accompagne là-dedans. en identifiant les processus à améliorer dans votre business. C'est vraiment une occasion en or d'adresser les flows et les process suboptimaux dans votre SaaS. Ensuite, Paycan donne accès à un 100 000 de prêt de la BDC à 0 d'intérêt sur 5 ans. Ça fait que c'est du capital vraiment intéressant pour faire passer votre business au next level. L'équipe de Paragon est dirigée par un fondateur SaaS d'expérience, François-Xavier Ratté de Blocsolutions. Ils ont déjà aidé plusieurs entreprises à moderniser les processus d'affaires comme... comptabilité, finance, gestion client, marketing, vente, opération interne et plus encore. Pour plus de détails, regardez l'entrevue vidéo avec François-Xavier qui est dispo dans les show notes sur saspace.com slash partenaire avec un S slash paragon, P-A-R-A-G-O-N-E et sur notre channel YouTube. Pour booker un appel d'intro gratuit et rapide avec François-Xavier, cliquez sur le lien de booking dans les show notes ou sur la page partenaire. Si vous voulez entendre l'histoire et la vision de François-Xavier, il est venu sur le pod comme guest, épisode 50, écoutez ça. Alright, on passe au show, let's go ! Philippe-Antoine Lehoux ? Re-bienvenue.
Philippe Lehoux: Merci.
François Lanthier Nadeau: Comment ça va aujourd'hui, man ?
Philippe Lehoux: Ça va bien.
François Lanthier Nadeau: Good. Fait que là, pour le monde qui ont déjà écouté la part 1 de cet excellent épisode avec toi, ils vont être au courant pas mal de tes keys, ton background, tout ça. Si le monde ne sont pas au courant, qu'il aille écouter la part 1, mais je tiens quand même à faire un mini-recap de c'est quoi mes civs. La dernière fois, on avait fait un cliffhanger avec les shifts, right ? Les metrics de mes civs. Fait que je me suis dit, on repart avec ça. Mais Siv, mettons, en 30 secondes, c'est quoi ?
Philippe Lehoux: C'est une application de Team Communication. Facilement, c'est un mélange entre Slack et Gmail, si on veut. C'est une façon d'avoir et la communication interne et externe dans une application, puis ça te permet de collaborer, donc moins de silos. Pour faire court, tu reçois un email, tu peux... tu peux te chater avec un collègue juste en dessous de l'email.
François Lanthier Nadeau: Direct en bas. Puis vous avez un paquet d'intégrations puis genre d'automations qui peut... Tu sais, mettons, tu veux orchestrer ton support à la clientèle. Missive, c'est genre parfait pour faire ça.
Philippe Lehoux: C'est ça. C'est beaucoup pour les SMBs, donc les petites, moyennes entreprises qui n'ont pas envie d'avoir 12 tours.
François Lanthier Nadeau: Tu sais,
Philippe Lehoux: ils peuvent utiliser Missive autant pour leur email perso, leur email d'affaires, le support classique, tu sais, jusqu'à 100 personnes facilement.
François Lanthier Nadeau: Aujourd'hui, qui est impliqué dans Missive ??
Philippe Lehoux: On est une équipe de trois.
François Lanthier Nadeau: Co-founders ?
Philippe Lehoux: Oui, trois co-founders.
François Lanthier Nadeau: En termes de chiffres, peux-tu nous parler peut-être à peu près, vous avez combien de clients, revenus annuels récurrents à peu près ?
Philippe Lehoux: Oui, on a plus de 3000 clients à travers le monde, la plupart aux États-Unis, États-Unis, Europe, Canada, l'Occident en fait. Puis on a quelques-uns au Japon, en Chine, partout. Mais la plupart aux États-Unis, très peu aux... Québec, on est déjà en faveur de promotion au Québec. Puis là, on est rendu un chiffre d'affaires au-dessus de 5 millions au Cani.
François Lanthier Nadeau: Félicitations. C'est très, très cool. Avant qu'on rentre dans les weeds de Missive, sa genoise, comment vous l'avez validée, où est-ce que ça s'en va, j'ai le goût qu'on parle un petit peu d'un truc qui est un peu plus perso, mais je pense qu'il est super pertinent aussi pour les entrepreneurs et les employés qui écoutent. Oui, Ça va sembler comme si ça sort de nulle part, mais on s'en va à quelque part. Le weightlifting. Pousser de la fonte, lever des poids, aller au gymnase. Moi, quand j'ai vendu Duda, quand j'ai vendu à Duda, par contre, pardon. J'ai fait la promesse à des gens proches de moi, je pense qu'on en avait parlé quand on allait prendre nos marches à cette époque-là, d'investir dans, mettons, ma santé. Entre autres, ça passait par me pogner un coach prévu et me dire, Hey, j'arrête de juste me dire, je suis brisé, j'ai des blessures, nanana, je retourne au gym et j'essaye pour de vrai. Puis l'impact que ça a eu sur, mettons, ma santé mentale et mon énergie. en général, ça a vraiment beaucoup, beaucoup aidé le reste de ma carrière. Puis aujourd'hui, je continue d'y aller quatre fois par semaine. Toi, quand est-ce que tu as fait le switch, que tu t'es dit, Motu, je retourne au gym, lever des poids, faire tous ces exercices-là.
Philippe Lehoux: Oui, bien moi, il y a à peu près un an et demi, moi, j'étais très sportif. J'ai joué au football, j'ai joué au rugby. J'avais une personnalité guerrière à fond, qui se blesse ultimement parce que j'étais à fond dans tout ce que je faisais. Au rugby, j'étais petit, mais j'étais celui qui faisait mal au gros. En canot à glace, je faisais du canot à glace. Puis à un certain point, en canot à glace, en m'entraînant avec les boys plus jeunes, je me suis blessé au dos. Ça a vraiment été rough. C'est comme la première douleur qui m'a suivi. Normalement, tu te blesses, tu guéris. Mais pas ça. Ça fait que c'est resté longtemps. C'était au même moment où j'ai commencé à avoir des enfants. J'ai vécu 5-6 ans de... pratiquement de deuil, en fait. De deuil d'activité. De ma forme.
François Lanthier Nadeau: Tes capacités physiques.
Philippe Lehoux: C'est comme si j'étais vieux dans ma trentaine. C'est bizarre à dire. Puis c'est assez récemment, il y a un an et demi, que maintenant, j'ai commencé à avoir mal ailleurs.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Philippe Lehoux: J'ai des douleurs au ventre. Ce qui se passe. Oui. Puis j'ai lu un livre. En tout cas, il va être dans les show notes, mais je ne me rappelle pas du titre.
François Lanthier Nadeau: Mais tu me parlais beaucoup de ce livre-là, puis là, ça me trigger de ne pas être capable, moi non plus, de me rappeler du titre. Mais c'est quelque chose par rapport au fait que...
Philippe Lehoux: C'est Body-Mind Connection.
François Lanthier Nadeau: Et voilà.
Philippe Lehoux: Oui.
François Lanthier Nadeau: C'est par rapport à ça.
Philippe Lehoux: Oui. Puis en fait... J'avais déjà entendu parler de ce livre-là. J'ai bien des amis un peu hippies. Ah, il dit ça ! Tu le crois, mais... En fait, la journée où je l'ai commandé, c'est que Patrick Collison, le CEO de Twitter, sur Twitter...
François Lanthier Nadeau: De Stripe.
Philippe Lehoux: Ouais, de Stripe, a fait un tweet. Est-ce que vous connaissez ce livre-là ? Moi, j'en avais déjà entendu parler. Il a juste écrit J'ai un ami, ça a changé sa vie. Il avait des douleurs aux mains, je sais pas. Ça a changé sa vie. Puis là, d'un... D'un... dans les réponses. C'est que l'algorithme Twitter fait que c'est tout du monde connu que tu comprends mieux. C'est tout du monde, ah, moi, ma vie était misérable. Puis là, OK, mentalement, tu te dis, OK, il y a quelque chose là puis il y a des gens qui ont...
François Lanthier Nadeau: C'est de la preuve sociale aussi. Il y a une preuve sociale.
Philippe Lehoux: Puis là, je dis, je vais le commander. Puis au même moment, je m'étais déjà dit, regarde, j'ai mal au dos, mais je suis tanné. Au pire, j'ai mal au dos puis je vais forcer. Au niveau où j'ai déjà mal au dos. Je me suis mis à aller au gym avec un coach trois fois par semaine. Coach, c'est important. Je vais au Elisabeth Factor dans le parc industriel à Québec. Je les nomme parce qu'ils ont quand même changé ma vie, la qualité de vie. C'est ça, tranquillement. À chaque semaine, c'est des nouveaux exercices. Au départ, c'était quasiment genre Deadlift à Saint-Livre, pratiquement. Juste pour ça, j'avais de la misère à toucher mes genoux. Au début,
François Lanthier Nadeau: c'est fou le psychologique aussi. Tu ne penses pas. que t'es capable genre fait que tu joues moi je m'en rappelle même t'sais j'ai eu un accident je suis compressé pis micro fracturé la L1 dans un accident de trampoline au Colorado pis péter la clavicule dans un accident de moto au Philippe pis moi je voyais le monde mettre une barbelle sur leur dos pis faire un squat pis je me disais hey hey t'as un niveau de fret augmenté moi je ferais pas ça hein t'sais genre on pourrait pas faire ça plus check les dernières stories que j'ai faites pis mais
Philippe Lehoux: Au gym où je vais, tu as autant des joueurs de la CFL, même de la NFL, que des brisés. Tu as comme les deux. Puis moi, les brisés, ça me stressait. Mettons, j'entendais un nouveau brisé arriver au gym qui parlait de ses bobos, j'étais comme, je ne veux pas l'entendre, ça me stresse. Mais tandis que de voir les joueurs d'élite, on dirait que ça, ça me motivait. Je ne sais pas ce que ça dit de ma psychologie, mais d'avoir les deux dans le même gym, c'était quand même vraiment…
François Lanthier Nadeau: C'est hot, je trouve. Vraiment, c'est… C'est pas ça.
Philippe Lehoux: spécial, pis j'ai fait des progrès, là, t'sais, genre vraiment important, là. T'sais, je suis pas un homme fort en ce moment, là. Je reste un leaning guy. Mais t'sais, je commence à soulever des solides charges, des deadlifts. Ouais.
François Lanthier Nadeau: Ou tu pensais même pas pouvoir faire. Ah,
Philippe Lehoux: deadlift ou ça, là. voir le mouvement. Même encore aujourd'hui, je peux le faire à mon moment, mais si je te check le faire,
François Lanthier Nadeau: je suis comme ça me tente pas C'est vraiment un mouvement que tu peux te blesser facilement. Moi, je me suis un peu fait mal dans le bas du dos. Je me dis c'est une couple de centimètres que ta barre n'est pas à la bonne place et tu te fais mal Je pense qu'on a cette... C'est que la blessure que tu t'es faite au dos, que je me suis faite au dos et à l'épaule, tout ça, elle n'est pas juste physique. Elle est comme psychologique. Tu internalises que... que t'es brisé, que t'es blessé, que t'es faible de cette place-là. Puis moi, c'était justement Charles-Christophe Huet, mon coach au gym hyperactif qui m'avait dit dans un party random dans le temps que je faisais encore le party, d'autre, c'est de la bullshit ce que tu dis. Moi, tout, je me suis pété telle, telle, telle affaire dans le dos puis genre, c'est plus de musculature puis de force qui va te renforcer, qui va te rendre plus fort, qui va te guérir. C'est pas rien faire puis juste te tirer.
Philippe Lehoux: Oui, mais c'est aussi d'arrêter d'avoir peur de faire les mouvements. Parce que c'est ça, le cercle vicieux, il est là. Parce que mentalement, tu arrêtes de le faire. Puis après ça, le corps, lui, il est déshabitué de le faire. Fait qu'évidemment, ça fait mal.
Participant 6: Exact.
Philippe Lehoux: Évidemment, ça fait mal. Puis pendant longtemps, les six premiers mois, j'allais. J'avais mal au dos après.
Participant 6: Puis là,
Philippe Lehoux: c'était comme, j'avais beaucoup de soif froid. Tu sais, je pouvais être dans mon char et je disais, Ah non, ça y est, j'en ai pour un mois, je pourrais pas retourner. Puis là, je m'étais dit, tout ce que je me disais, c'était... Ok man, si tu y retournes en rampant, tu y retournes pareil. Peu importe si tu as mal. Ça fait longtemps que je n'y ai pas été. Au départ de ma blessure, j'étais couché dans le salon et je broyais. Littéralement. Ça fait longtemps, mais j'ai toujours eu peur de retourner là. Puis là, je m'étais dit, regarde, même si je retourne là, je vais au gym pareil. Je ferai des biceps. Tu comprends ?
François Lanthier Nadeau: Tu comprends. L'addit, le commitment.
Philippe Lehoux: Puis au final, je me suis rendu compte que toutes les fois que j'avais mal, deux jours après, je n'ai plus mal. Puis là, je me suis mis à jouer au deck hockey. Genre, j'aurais jamais joué au deck hockey il y a deux ans. Parce que c'était comme, tu contrôles pas ton environnement. Puis là, au début, j'avais mal au dos, même avant d'arriver au deck. J'ai joué ma game, j'étais là, j'ai joué à fond. Maintenant, je le fais, puis on verra. Puis après, t'as un petit peu mal, le lendemain, t'as plus mal. Tu sais ? Mais en tout cas, c'est ça pour dire que oui. Mais le livre, on va le mettre dans les show notes, parce que quelqu'un qui a de la douleur chronique, je vous le recommande. Même si tu le lis, puis des fois, tu fais, c'est trop, c'est trop gros, c'est trop gros, où ça, ça... Je suis plus blessé, arrête de dire. Mais la réalité, c'est que des gens qui ont des vraies douleurs, des vraies blessures, mais comme le dit au début, un corps, ça guérit. Après trois ans, tu peux se poser en mal.
François Lanthier Nadeau: Je vais me permettre de faire une espèce de parallèle méta avec l'entrepreneuriat, mais quand tu lances une business, il y a vraiment beaucoup de dimensions dans lesquelles, de façon instinctive, tu sautes. Genre que t'as pas l'instinct, le réflexe, l'expertise d'être, mettons, pour moi, technique. Un programmeur, faire rouler du code, whatever. Pour toi peut-être, au départ t'avais pas nécessairement l'instinct marketing.
Philippe Lehoux: Deux, parce que je suis pas un bon technique, mais je suis pas un bon marketing. Tu sais, je suis un bon généraliste.
François Lanthier Nadeau: Excellent.
Philippe Lehoux: Fait que je suis poche dans tout. Non mais pour vrai.
François Lanthier Nadeau: Je comprends, mais le parallèle avec ce qu'on vient de dire, c'est que souvent c'est plus une histoire qu'on se raconte. Puis que si on accepte de suck pendant un bout, mais qu'on commit je ne sais pas, mettons pour moi, si j'avais voulu pour vrai améliorer mes chops en design, si je l'avais fait et que j'avais commit souvent tu commences, tout ce que tu as, c'est du temps, du commitment, de l'énergie, tu n'as pas nécessairement le cash. Je ne pense pas que tu veux nécessairement devenir bon dans tout ce qui n'est pas bon, mais je ne pense pas que tu devrais te compter l'histoire que tu ne peux rien faire dans lequel tu n'es pas naturellement bon. Puis moi, je me l'ai conté longtemps.
Philippe Lehoux: On ne va pas faire de deuil. C'est pas parce que j'ai pas fait ça maintenant à 39, mais avant, je me disais, à 28 ans, j'ai pas fait ça que je peux pas le faire dans le futur.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Philippe Lehoux: J'ai longtemps vécu avec... Moi, j'ai toujours voulu être entrepreneur. J'ai toujours voulu être dans le web. Puis au début, ça marchait pas trop. Puis je me disais, tu sais, tu checkes les stages-là maintenant. Il y en a plein qui ont déjà eu du succès. Ultimement, tu utilises ça comme du gaz pour te motiver. ou des excuses pour rien faire ça dépend de toi c'est ça ça dépend t'es qui t'es moi ça m'a toujours motivé mais j'ai je pense la phase entre prendre des personnalités quand même assez similaire le petit dans le livre dont je n'avais pas le nom mais il parle que c'est ce livre s'adresse à des gens spécifiques qui ont une certaine personnalité qui était quand j'ai lu la page sur les personnes à t-shirts et moi c'est à y atchever et mousse émotif très dur envers lui-même. Tu sais. Fait qu'il y a beaucoup de choses qu'il me parlait dans ce livre-là. Puis, en tout cas, il y a deux ans, j'ai aussi consulté un psy pendant quoi peut-être six mois. Puis, ça ne m'a pas tant aidé.
Participant 6: Intéressant.
Philippe Lehoux: Comparé à... Lire ce livre-là, aller au gym. Je n'avais pas besoin de cette introspection-là. Moi, je la fais déjà tout le temps. Je me parle quand je marche dehors, tu comprends ? Aller me parler devant le psy, je le fais déjà tout seul quand je marche. Oui, peut-être.
François Lanthier Nadeau: Je ne veux pas entraîner un weed.
Philippe Lehoux: Mais dans mon cas, j'avais plus besoin de...
François Lanthier Nadeau: Je pense que c'est le mouvement, l'action qui va amener des résultats concrets et pas juste une discussion. Parce que même moi, quand j'ai des rencontres avec mon psy, je peux bien... comprendre quelque chose. Ah oui, là, je fais de l'hypervigilance alors que j'ai pas besoin d'en faire, mettons. Mais si je l'applique pas ou je change pas de comportement ou il se passe pas de quoi de nouveau, ça reste de la discussion du théorique. C'est cool de le savoir, mais c'est pas réglé. Fait que ce que je trouve hot, justement, c'est souvent... Je pense que c'est ma soeur, une athlète internationale, puis tout le temps, on parlait avec ma mère, elle disait Movement is medicine Ça, c'est vraiment un truc qui, en plus, c'est les mêmes lettres, ça sonne bien, puis ça se rappe. C'est vrai, movement is medicine, pis men, business is business. C'est-à-dire que c'est pas la paralysie décisionnelle, c'est pas être immobile, rien que changer parce que t'as peur qu'il va faire traverser ta business à l'autre niveau. Non, c'est de prendre des décisions. Movement is medicine. C'est comme ça qu'on grow, tu sais. Fait qu'en tout cas, notre gros intros...
Philippe Lehoux: Je sais pas si c'est intéressant.
François Lanthier Nadeau: Ben oui, man. On parle de ce qu'on veut. C'est pas... Fait que j'ai le goût d'enchaîner d'autres avec une confession qui est au départ... Ça fait combien de temps, mes cibles ? C'est genre... Premier commit 2014.
Philippe Lehoux: Mais c'est projet sérieux plus 2015. On a l'auncher 2016.
François Lanthier Nadeau: OK. Oui, c'est ça. Parce que moi, ça faisait une couple d'années chez... Bon. La première fois que vous m'avez dit et que j'ai entendu parler de mes cibles, on fait ça. C'est comme un email client collaboratif. Dans le fond, tu peux chatter en dessous de tes... tes emails. C'était comme ça la prémisse initiale. Nous autres, ça nous aide à communiquer à l'interne. On va commercialiser ça. Je me rappelle m'être dit Je suis convaincu que ça ne fonctionnerait pas. La raison pour laquelle je m'étais dit ça, c'est que j'ai deux outils qui dominent dans le marché et qui ont une espèce de hold sur les habitudes de travail dans le web tellement fortes, Gmail, Slack. J'étais comme Je ne me vois pas migrer de ça. Je ne me vois pas dans qui les 1 ou les 2 pour aller dans mes... Tu sais, j'étais comme, Man, tu te bats contre une force très présente dans le marché. Puis, je pense que j'étais naïf à l'époque. Je comprenais pas, premièrement, le concept de un marché, c'est plein de pointes de tarte, puis des fois, t'as besoin d'une toute petite pointe de tarte, comme, Qu'est-ce que tu peux avoir des millions ailleurs ?
Philippe Lehoux: J'ai juste 3 000 clients, là, tu sais. Juste à Québec, il y a plus que 3 000 business, tu sais. Juste à Québec, là.
François Lanthier Nadeau: Exact, c'est ça.
Philippe Lehoux: J'en ai rien que 3 000, là. C'est ça,
François Lanthier Nadeau: mais c'est parce que... On fait tout le temps l'espèce d'erreur, de faux pas mental, associé à l'affaire qu'on connaît le plus, puis le comparer là. Puis avec mes cibles, je pense que j'avais juste pas la maturité entrepreneuriale de voir ce potentiel-là. Fait que je me suis un peu, comment dire, fourré. Parce que ce que je trouve le plus ironique dans cette histoire-là, Phil, c'est que genre, un moment donné, on est allé vous voir avec Snipcart puis on a dit, bon, là les gars... Ça nous coûte je sais plus combien de milliers de dollars avec Intercom par année. C'est bien cool, mais à chaque fois qu'on se dit Ah, on pourrait utiliser cette feature-là de plus oh wait, c'est un produit en soi dans Intercom qui est 400$ de plus par mois. Puis là, à un moment donné, c'est comme, tu sais, on est beau du trap, genre lancer de l'argent dans du software, je veux bien, mais puis on vous avait approché et on a dit Chris, vous en avez des case studies de monde qui gèrent tout leur customer support sur Missive ? Puis finalement, low and behold, les gars ont passé du temps à implémenter mes cifs dans Snipcart. Ils ont développé une intégration custom qui parlait avec notre BD, qui fetchait de l'info client, puis qui nous montrait ça tout dans mes cifs. C'était malade. Puis on a fait le switch, puis d'où la quantité de cash qu'on a économisé, puis on avait fait un case study à l'époque. Fait que premièrement, j'avais pas raison. Puis je trouve que le produit est vraiment shiny. Mais ce qui m'intéresse, c'est que j'étais pas tout seul. à hésiter ou à avoir des doutes quand l'espèce de jeunesse émissive commençait. Nous comment... Avenez-vous votre confiance, votre certitude ? Avez-vous validé le marché ? Avez-vous parlé à du monde ? C'était-tu du dogfooding ?
Philippe Lehoux: Tu sais, on en a parlé, je pense, dans l'autre pod. Il y a Conference Badge qui, financièrement, c'est un produit terminé, complet, puis qui marchait quand même bien et qui permettait de payer les billes. Puis nous, Missive, en fait, on... Évidemment, tu as toujours l'objectif que ça fonctionne économiquement. Mais au départ, l'objectif, c'était de faire un produit cool, le fun, qu'on a envie d'utiliser.
François Lanthier Nadeau: Puis là,
Philippe Lehoux: on savait qu'on pouvait le faire. On savait qu'on pouvait faire quelque chose de bien pour nous. Je ne sais pas si on est naïf, mais on se disait tout le temps, il y a bien quelqu'un qui va vouloir l'utiliser à un moment donné. Au départ, c'était la philosophie. Quand le monde disait, ils ne vont jamais te dire en pleine face, je ne crois pas à ton affaire, mais tu le sens tout le temps. Ce n'est pas mon genre d'essayer de te convaincre. C'est pas mon genre de sujet. Mais on a quand même tout le temps eu une forte impression intérieure que ça allait fonctionner. Tu sais, oui, à un certain moment, tu fais un produit en un, bon, tu sais, c'est le fun, tu l'aimes, mais après ça, les gens ne veulent pas nécessairement le payer pour. Il faut que tu te mettes à les écouter. Bon, qu'est-ce qui manque ? À quoi ça peut servir Missive ? Dans quelle situation ? Puis là, il faut que tu commences à écouter tes clients, puis là, tu l'améliores, puis tu fasses des choses. Tu sais, il y a des choses dans Missive que je n'aurais pas fait, mais que j'ai fait au final parce que c'est ce que le monde voulait.
François Lanthier Nadeau: Puis, tu sais, je suis turbo curieux à propos de ça parce que la compréhension que j'ai, c'est... Le set de problèmes initiaux que vous aviez, vous aviez probablement déjà en tête le set de fonctionnalités initiales qui faisait que pour le pain que nous on sent et qu'on veut overcome c'est à peu près ça qu'il faut build Mais là, tu commences à avoir un peu de traction, il y a une couple de referrals de clients qui referent Puis là, il y a du monde qui dit Yo, moi j'aurais besoin de ça aussi, puis ça aussi, puis ça aussi Puis je le sais que vous, vous avez toujours été fort sur écouter les clients. parler avec des clients, avoir cette voix-là qui est tout le temps là et qui influence votre roadmap. Comment tu faisais pour dire non à quoi, mettons ?
Philippe Lehoux: Au départ, on disait... Non, il y a des choses où on disait non, mais on disait pas non à grand-chose parce que, tu sais, au départ, tu sais, nous, on faisait un email client. Tu sais, il y a des features dans un email client, il y en a, tu sais. Avant d'avoir la surface complète, c'est-à-dire de faire le minimum que le monde veut, tu sais, il fallait toujours dire oui. C'est bon. Est-ce que ça snooze ? Non. Est-ce qu'on va le faire ? Est-ce que je peux automatiser des actions ? Non, mais là, on va faire un rule engine. Est-ce que je peux envoyer un email ? Je peux-tu travailler la nuit, mais envoyer mes emails le matin ? Non. Fait que tu sais, il y a comme une liste de choses qui, tu sais, nous, moi, Sennelator, je ne l'ai jamais utilisé. Je n'utilise pas ça. Snooze, un petit peu. Tu sais, il y a des choses qu'on a faites parce que ça venait directement de l'utilisateur, mais c'était comme évident. Tu sais, on ne peut pas tant se tromper en le faisant.
François Lanthier Nadeau: Oui, bien, c'est parce que tu avais des...
Philippe Lehoux: Il y a d'autres axes. Quand c'est moins clair, tout ce qui était email client, c'était clair, mais il y a d'autres axes où c'est moins clair. Des fois, il y a des gens qui veulent des features, mais c'est vraiment relié au customer support. OK, mais qu'est-ce que tu veux faire avec ? Dans le fond, tu as peut-être besoin d'un helpdesk. Parce que nous, le poids de notre customer base, si on ne faisait que l'écouter, on deviendrait un helpdesk.
François Lanthier Nadeau: 100% OK, oui.
Philippe Lehoux: puis on perdrait les avantages qui font qu'au départ, il est intéressé d'utiliser. Il faut savoir où on va. On n'est pas un helpdesk. On est vraiment un outil de communication pour les SMBs. Si tu outgrow Missive, ce n'est pas la fin du monde. Good job for you. Ta business est grosse.
François Lanthier Nadeau: Mais... Je ne sais pas d'autres parce que je me dis, non, on n'est pas un helpdesk dans la mesure comme la vision traditionnelle d'un helpdesk. Mais moi, j'ai vécu une business avec beaucoup de support. Je n'avais pas besoin de helpdesk parce que j'utilisais mes cibles comme du monde.
Philippe Lehoux: Non, mais c'est ça la dichotomie. La difficulté, c'est qu'on est le helpdesk de bain des compagnies. Il faut distiller l'essence de c'est quoi qu'ils ont besoin. Je pense que je n'ai jamais ouvert un helpdesk dans ma vie. Je ne peux même pas te dire c'est quoi. Je suis positif. Il y a l'essence de ce qu'ils ont besoin. Évidemment, chaque business a besoin de choses différentes. Moi, à tous les jours, la moitié de mes emails, c'est Hey, imagine si Missive fait ça. Je me dis C'est cool, mais il faut trouver une façon gentille de dire. Pas à court terme. C'est une bonne idée que tu me donnes. Je peux faire des millions de choses demain matin.
François Lanthier Nadeau: Comment je priorise ?
Philippe Lehoux: Comment nous, on priorise ? Attends-t-on ? Non, mais pour être franc, il n'y a pas de recette magique. Dans le temps, ça change. Ça change en fonction d'où on est rendu dans le produit, la taille de nos clients. Je ne peux pas dire que je n'ai pas une recette là, puis s'il y a une recette, dans six mois, ce ne sera plus la même.
François Lanthier Nadeau: Parce que ce qui m'a toujours intéressé, vous utilisez, c'est-tu Cani ? C'est quoi le tool que vous utilisez ? Ça fait quoi dans la vie ? Cani, c'est...
Philippe Lehoux: customer feedback j'appellerais ça
François Lanthier Nadeau: Tu as des idées qui peuvent être upvotées, puis là, tu peux voir une trend de popularité, des fonctionnalités les plus demandées, mettons.
Philippe Lehoux: Oui, puis c'est bien fait. C'est intégré au produit, puis tu peux voir feature par upvote individuel ou par MMR, MRR dans ton produit. Fait que là, tu peux dire, OK, bien, mettons, il y a 100 votes pour ce feature-là, mais ce feature-là, il y a 20 votes, mais ces 20 votes-là valent 8000 MRR.
François Lanthier Nadeau: C'est bien hot, ça. Oui,
Philippe Lehoux: tu peux pas.
François Lanthier Nadeau: OK, puis, fait que... C'est utilisé... Mais si on l'utilise...
Philippe Lehoux: Non, on n'a pas de règle. On va l'utiliser pour s'inspirer. Souvent, mettons, on a du temps ou on a envie de faire quelque chose de nouveau. On va aller là-dessus. Y'a-tu des easy wins ? Y'a-tu des choses qui vont prendre une semaine et que tout le monde veut ? Les easy wins, on va souvent les favoriser. Puis après ça, OK. Puis en ce moment... On est rendu, ça fait longtemps qu'on a une grande vision pour Missive qu'on réalise pas. Parce qu'on a toujours dit oui aux petites Wynn, Easy Wynn, puis ça a énormément de valeur. Puis le monde, il adore ça, que le produit évolue rapidement. Mais il y a des features plus fondamentaux qui viennent pas nécessairement de nos clients, mais qui viennent de nous, tu sais.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce ?
Philippe Lehoux: Puis tu sais, là, moi, personnellement, j'ai envie de les faire. Je t'en ai qu'on fasse un peu la petite poutine, on va dire.
François Lanthier Nadeau: Je comprends.
Philippe Lehoux: J'ai envie de faire un...
François Lanthier Nadeau: Peux-tu en parler, de ces features plus fondamentaux-là ou pas nécessairement ?
Philippe Lehoux: Bien, pas nécessairement parce que...
François Lanthier Nadeau: Je veux pas que tu commettes le buzz sur... Non,
Philippe Lehoux: mais c'est parce que d'un, c'est pas arrêté puis de deux, c'est des impressions de features encore. Tu sais, c'est pas... Il faudrait expérimenter, il faudrait essayer. Tu sais, c'est pas clair, en fait.
François Lanthier Nadeau: Ouais, ouais, ouais.
Philippe Lehoux: Il faudrait que le monde voit notre visage, mais tu sais, il y a pas de science exacte quand tu planifies un roadmap. Puis tu sais, pour nous, c'est facile, on est trois. Quand t'es plusieurs, t'as une équipe, t'as plusieurs employés, faut que tu mettes une direction et pas tout le monde est d'accord. Faut que tu commites d'avance, faut que tu l'évangélises. Nous, on n'a pas... On peut être all-in là, puis la semaine prochaine, ah, fuck off, on switch, tu sais. On a cet avantage-là d'être agile, que les compagnies plus grosses n'ont pas, mais on a aussi beaucoup de désavantages d'être petit. On va sûrement en venir.
François Lanthier Nadeau: Ben justement, c'est... Il y a beaucoup de monde qui ont été impressionnés dans le parcours de Missive, ceux qui ont suivi votre aventure, par votre capacité à compétitionner avec des plus gros joueurs, plus financés, comme Front, entre autres. Puis là, te parler un peu de votre petite taille d'équipe core, ça vient avec de l'agilité, ça vient avec d'être très flexible. Tu pensais que c'est mostly ça, c'est de bouger vite, d'être aligné les trois. Qu'est-ce qu'il faisait ? Est-ce que Front jouait à catch-up avec vos features dans les premières années ?
Philippe Lehoux: Ben, il y a plusieurs choses. Eux, les compagnies qui sont fondées, il faut qu'elles grandissent rapidement. Nous, on n'a pas cette pression-là, donc il faut qu'elles cherchent des plus gros comptes. Puis les SaaS, la réalité, quand tu vas lever 100 millions, c'est très difficile de juste chasser les SMBs. Fait qu'à un certain point, tu vas chercher les gros comptes.
François Lanthier Nadeau: Tu moves up market.
Philippe Lehoux: Ouais, tu moves up market. Puis là, il y a énormément de pression sur ton roadmap pour des futurs administratifs, des trucs qui ne paraissent plus.
François Lanthier Nadeau: Ouais. De la SSO, de la sécurité. De la SSO,
Philippe Lehoux: de la sécurité. On a déjà tout fait ça, mais il y a des trucs que tu ne peux même pas t'imaginer. Des logs, toutes les settings que tu ne peux pas imaginer. Les grosses compagnies, ils en ont besoin et c'est important et ils le veulent. Ces compagnies-là, ils se trouvent à avoir à investir là-dedans. Ça crée des systèmes qui sont legacy, donc ils deviennent beaucoup moins agiles. Nous, on a fait la décision de ne pas « move up market » , de se limiter sur les petites équipes et d'être capable de rester plus agiles. Évidemment, Front, ils ont fait aussi plein d'innovations. Mais tu sais, si tu regardes des screenshots de Missive Day One, de Front Day One, Missive d'aujourd'hui ressemble quand même pas mal à Missive de Day One. Front d'aujourd'hui, c'est pas du tout la même chose. Visuellement, la UI. Tu sais, sans dire qu'on a été une de leurs grandes inspirations, je pense que oui.
François Lanthier Nadeau: Je pense que tu as déjà dit des choses similaires sur Twitter il y a quelques années. On parle souvent, sur le pod, que ce soit dans les épisodes précédents ou whatever, l'expression les gars de Missive, les boys de Missive, etc. Pour ceux qui n'ont peut-être pas écouté le premier épisode, avec toi, le part 1, en ce moment, qui fait quoi ? Juste rapido, rappelez-vous c'est qui la team qui est là.
Philippe Lehoux: Oui, il y a Raph Blemasson qui est le CTO. C'est des grands titres pour une équipe de trois.
François Lanthier Nadeau: Mais en même temps, vous faites pas mal de trucs.
Philippe Lehoux: Oui, c'est ça. Disons que c'est lui qui s'occupe de toute la... technique. Tout ce qui est backend, serveur, base de données, c'est lui qui va s'assurer que ça fonctionne bien. Il y a Étienne qui est plutôt responsable du côté applicatif. Donc, si on veut front-end. Maintenant, moi, je vais faire beaucoup de support, beaucoup de ventes, je vais essayer de faire du marketing dans le temps qui reste et faire encore des feature development. Dans le passé, c'était souvent moi qui lidait le développement des nouveaux features. Puis là, récemment, à un certain point, la réalité te rattrape. On est moins agile, on a moins de temps. Puis, on va sûrement en revenir, mais on est rendu à un moment de vie de la compagnie où... Il va faire changer des choses parce que la réalité, c'est qu'à 3, maintenant, en fait, on pourrait poursuivre à 3 puis probablement grandir parce qu'on croit quand même à une bonne vitesse, mais le produit resterait plutôt stagnant. On pourrait le supporter à 3, mais on ne peut pas innover à 3. On ne peut pas innover.
François Lanthier Nadeau: Tu as bien dit, OK. Puis, as-tu l'impression, parce que Missive, c'est beaucoup du dogfooding, c'est-à-dire designer une solution pour répondre à ses propres besoins. Puis... Le dogfooding en SaaS, j'ai l'impression que c'est toujours à double tranchant. C'est-à-dire que ça peut te donner un paquet d'insights sur des problèmes douloureux qui vont te permettre de mieux les régler avec la solution que tu crées. Par contre, des fois, ça te met un peu des œillères. Ça fait que vu que toi, tu vis la douleur, le problème, tu t'imagines que plein d'autres mondes le vivent, que c'est un problème de marché et pas juste un problème individuel. Alors que dans votre cas, que ce soit avec Conference Badge, que tu as quand même dogfoodé, je pense qu'on pourrait dire. ah ouais clairement ben c'est ça pis là mais Siv qui encore une fois c'est du dogfooding penses-tu que c'est plus l'exception à la règle ou la règle comment tu vois ce concept-là dogfooding c'est pas difficile tout le monde a besoin d'une application de courriel ouais mais pas tout le monde a besoin d'une application de courriel collaborative d'un coup tu y as goûté pour être franc je considère que on est pourri en marketing mais tu sais
Philippe Lehoux: Je considère que Front, c'est une compagnie qui a énormément de succès. On choisit la tangente Customer Support. C'est vraiment ça, on met News ou Louis. On a des courriels pour des compagnies de logistique. Moi, je pense qu'il y a un potentiel énorme chez les SMB. La réalité, c'est que tout le monde gère tout dans ses courriels, encore en 2023. La plupart des gros projets, la plupart des discussions importantes, c'est SME. un petit peu sur LinkedIn, Twitter, tout ça, mais la réalité, c'est que les emails, c'est core. Fait que, tu sais, l'idée d'avoir une plateforme qui centralise ces communications-là, tu sais, c'est un peu ce que Slack veut faire avec les millions d'intégrations. Pour moi, la UI de Slack qui a changé récemment, je ne l'ai pas essayé, mais elle est très limitative. Les channels, chat infini, c'est difficile. L'avantage du UI d'un email client, c'est que c'est une infinité de conversations. Tu sais, fait que tu peux utiliser des labels, tu peux avoir des conversations sur tout. Avec des clients à l'interne, tu peux les labeler. Pour nous, l'ambition, c'est que ça devienne le dashboard, que c'est la première chose que tu check en arrivant au bureau, c'est la dernière chose que tu check en partant du bureau. C'est déjà un peu ça, les emails. Pour tout le monde, tu vas me dire, mais... Nos clients, nos users, c'est des fans. Nous, on est tout le temps un peu, parce qu'on est très durs envers nous-mêmes. On est particulièrement moi. Puis les gars, ils me l'ont dit des fois. c'est pas vrai que Missive ça socle moi je vais souvent dire dans la face c'est pas bon ok la réalité après ça tu parles avec un client et il dit Missive c'est le seul produit que je pourrais pas diter, mettons je paye pour 50 SaaSes en ce moment,
François Lanthier Nadeau: c'est la seule dans mon stack que je veux absolument pas qu'on perde c'est pas rare d'entendre ça pour 5 minutes parce que Ce que je trouve cool avec ce que tu dis, c'est que justement, tu me dis, ben oui, c'était notre propre problème, mais d'où tout le monde utilise l'email et tout le monde a certains issues avec l'email.
Philippe Lehoux: Il y a peu de gens qui ont le courage d'aller dans une solution généraliste.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Philippe Lehoux: Nous, ça ne nous a pas fait peur parce que, d'un, économiquement, on avait comme Freed Badge qui payait des billes. On se cherchait un playground technologique le fun. Dans un domaine qui peut avoir de l'ambition. Tu sais, puis au départ, on voulait peut-être faire YC, Y Communication. Fait qu'on se disait, tu sais, c'est un projet ambitieux.
François Lanthier Nadeau: Ça a marché.
Philippe Lehoux: Ça a pas marché. Non. Non.
François Lanthier Nadeau: T'as chié le pitch.
Philippe Lehoux: Ben, on a été là-bas, là. On a été...
François Lanthier Nadeau: T'as été resté faire le pitch ?
Philippe Lehoux: Ouais. Trois fois, je crois.
François Lanthier Nadeau: Avec Conference Badge. Une fois avec Conference Badge.
Philippe Lehoux: Deux fois avec Missive, je crois.
François Lanthier Nadeau: Deux fois avec Missive, vraiment ?
Philippe Lehoux: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Parce que tu disais, ben si c'est... Je pense que tu l'as dit dans le part 1, mais... Si je pourrais avoir de la dilution un petit peu... pis d'autres gens impliqués dans le business.
Philippe Lehoux: Ben, c'est comme un MBA, là, ouais, ici, là, tu sais, pis particulièrement à l'époque où on appliquait, là, aujourd'hui, c'est, c'est à plus l'air d'une usine, là, je pense, ben, écoute, je suis sûr qu'il y a encore pas l'avantage d'y aller, là, mais, tu sais, Le feeling que j'ai aujourd'hui, étant plus vieux aussi, c'est moins pour nous, mais à l'époque, c'était un MBA. Tu vas être entouré de gens qui ont de l'ambition, qui ont des expériences. C'est sûr que si M. Siv avait fait YC, on serait pas à la même place. Parce que je pense que dans le succès des entreprises YC, il y a beaucoup de YC. Évidemment, ça prend des fonds. Nous, on a la capacité de faire un produit. On a la capacité de parler à nos clients. Le domaine dans lequel on n'est pas bon, c'est le marketing, les ventes, la capacité de pusher pour la growth, tu sais, à tout prix. Ça, ça nous aurait été... Ça fait partie de la recette là-bas.
François Lanthier Nadeau: Je suis convaincu.
Philippe Lehoux: Est-ce que je le ferais là ? Je pense pas.
François Lanthier Nadeau: Parlant d'affaires que t'as pas faites, en 2022, t'as fait un article qui avait quand même été populaire et que j'avais bien aimé, sur tout ce que vous n'avez pas... pas fait chez Missive, puis on le mettra dans les show notes. 2022, tu as fait un article qui était toutes les choses que vous n'avez pas fait chez Missive. Ça a été bien populaire. Moi, je l'avais lu. J'avais bien aimé ça aussi. C'est juste comme une série de bullet points de toutes les choses.
Philippe Lehoux: C'est mon post le plus populaire de tous les temps.
François Lanthier Nadeau: Ah ouais ? Nice. Il y a plein d'affaires là-dedans, right ? Le fait que vous n'êtes pas à la YC. Le fait que vous n'avez pas jamais investi en paid ads.
Philippe Lehoux: Pas de t-shirt.
François Lanthier Nadeau: Pas de t-shirt.
Philippe Lehoux: On n'allait pas faire de conférence. On n'allait pas de conférence.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Philippe Lehoux: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Pis, je veux dire, la leçon de ce post-là, qui est intéressante à la fin, c'est que tu dis, je suis pas en train de te dire toutes des choses qu'il faut pas que tu fasses. Je suis en train de te dire, arrête de stresser avec tout ce que tu fais pas, pis focus sur les choses que tu fais bien.
Philippe Lehoux: Faire focus sur les choses. Nous, on s'est toujours dit, si on fait un bon produit, il y a minimalement quelques personnes qui vont toujours l'utiliser.
François Lanthier Nadeau: Mais il y a du monde qui se sont...
Philippe Lehoux: Si je markete un produit de barbe, personne ne veut l'utiliser. Tu comprends ? Pour nous, en voulant créer une business sur le long terme, on ne peut pas se tromper en travaillant sur le site de départ, la qualité du produit. On peut peut-être retarder. Peut-être qu'on va être moins gros qu'on l'aurait été. Moi, je pense qu'avec des meilleurs opérateurs, on est bon pour passer de 0 à 1. De 1 à... Clairement, on est encore 3. Au niveau opérateur, on va repasser. On a des croûtes à manger. Mais la question, c'était...
François Lanthier Nadeau: La question, c'était...
Philippe Lehoux: C'était le blog post. Oui.
François Lanthier Nadeau: Mais en fait, c'est juste que tu as dit quelque chose sur lequel je veux double-cliquer, parce que je ne sais pas si je suis fondamentalement d'accord. C'est-à-dire, on avait un peu une prémisse qui était, écoute, si on construit un christi de bons produits, à un moment donné, quelque part, c'est sûr que quelqu'un va vouloir l'utiliser. Mais cette espèce d'attitude build it and they will come là… Non,
Philippe Lehoux: non, non, non, c'est différent.
François Lanthier Nadeau: Non,
Philippe Lehoux: mais dans le sens que nous, on a toujours écouté les users. pas genre on l'a buildé, on l'a construit dans notre cave tout seul, puis après on l'a sorti.
François Lanthier Nadeau: C'est bon.
Philippe Lehoux: Focuser sur la qualité, c'est focuser sur ton client. T'en as deux, t'écoutes les deux que t'as. Après ça, t'en as un troisième, t'écoutes les trois. Puis plus t'en as, t'essayes de voir le chemin commun entre chacun de ces use cases-là, puis d'investir dans ça, c'est de plus en plus difficile parce que, en tant que solution généraliste, tout le monde te dit de pas faire ça. Tout le monde te dit d'aller dans une niche, focuser sur un... client.
François Lanthier Nadeau: Ideal customer profile.
Philippe Lehoux: Toutes les acronymes que je ne connais pas en marketing, nous, on n'a jamais fait ça. Honnêtement, ça nous a toujours un peu levé le cœur, l'idée de s'asseoir et de faire ces profils-là. Ce sont des mots forts, mais on est extrêmement focus sur que le client actuel soit content. On n'a jamais vraiment focussé sur les futurs clients. On va toujours focusser sur les clients actuels. Comment les rendre heureux ? Comment ils soient contents ?
François Lanthier Nadeau: Mais les premiers sont arrivés comment de bord, Phil ? Premiers, premiers.
Philippe Lehoux: Ben c'est ça. Tu sais, je dis tout le temps, on est poche en marketing, mais on n'est pas bons pour systématiser le marketing, mais on a quand même une intelligence d'être capable de distiller certains... Tu sais, comme le blog post, un exemple. Ouais. Tu sais, on est capable de... trouver le bon titre pour le mettre sur Acker News, puis ça sort. On est capables de faire quelques tweets, des fois, qui ont de l'attraction. On est capables de... Puis au départ, à certains moments, juste avec l'idée de Missive c'était léché. Tristan avait fait un super travail. Le concept d'avoir du chat à travers l'email, c'était quand même innovateur. Les gens, on a... Le mot s'est passé. On a envoyé des cold emails à des gens qu'on pensait que ça pourrait être utile. On a fait un petit peu de travail. Ça a été long. Au départ, ça a été long. Au départ, c'était quoi ? 10 clients. Je me rappelle encore mon frère, François. Salut, François. Puis tu sais, quand t'es proche de quelqu'un, mon frère, je suis quand même assez proche de lui, puis on se voit souvent. Puis, c'est ça, là. Puis ton chiffre d'affaires. Là, on s'est passé de 220 à 240 ce mois-ci. Puis c'est ça pendant deux ans. Fait que tu sais, c'est pas tout le monde non plus qui a la patience de...
François Lanthier Nadeau: Mais nous,
Philippe Lehoux: on n'y croit rien. Mais là, je change beaucoup de sujets. Inquiète-toi pas avec ça.
François Lanthier Nadeau: Bon,
Philippe Lehoux: on n'en quitte pas.
François Lanthier Nadeau: Bien, je trouve ça intéressant puis c'est vraiment une curiosité personnelle. Mais te rappelles-tu de la première personne qui a mis sa carte de crédit dans Missive pour avoir une subscription ?
Philippe Lehoux: E.T. ?
François Lanthier Nadeau: Téléphone de maison. All right. Non,
Philippe Lehoux: non. E.T., je ne m'en rappelle pas son famille, mais E.T., c'est un avocat.
François Lanthier Nadeau: OK.
Philippe Lehoux: Puis lui, il a toujours utilisé Perso puis il paye encore.
François Lanthier Nadeau: Ça, c'est mal.
Philippe Lehoux: On a toujours, une fois par année, ils nous envoient un email de support. Hey, by the way, la newsletter, mettons, de American Airlines est mal formatée dans le CIV. Fait que là, il faut comme aller changer notre algo un petit peu. Mais lui, il paye encore. Il adore ça.
François Lanthier Nadeau: Nous avez trouvé comment, lui, sûrement sur...
Philippe Lehoux: Je peux pas dire, man. C'est lui qui nous a trouvé.
François Lanthier Nadeau: C'est fait.
Philippe Lehoux: Le deuxième, c'est Conference Badge. Je pense parce que, juste techniquement, on payait pas. Puis maintenant, on s'est mis à payer pour injecter de l'argent. Puis le troisième, je pense que c'est pas le troisième. C'est le 4, 5 ou 6e. C'est Kanye. d'assortir le customer feedback. Les deux ont été des clients. Je pense qu'on a été leurs deux, troisième client, puis ils ont été notre quatre, cinquième client. Puis encore aujourd'hui, c'est des produits qui suivent. Dans le fond, on a à peu près le même chiffre d'affaires. Eux, ils ont plus d'employés. Mais tu sais, encore, tu vois, j'étais en train de faire le processus SOC2, tu sais, pour...
François Lanthier Nadeau: Security compliant.
Philippe Lehoux: Ouais, c'est ça. Puis tu vois, un jour, je pose une couple de questions à ce qu'ils l'ont fait l'an dernier. Fait que tu sais, c'était comme une compagnie qui... qui vit un peu les...
François Lanthier Nadeau: Mais c'est promissif le Conference Badge que je suis mal élu.
Philippe Lehoux: Missive.
François Lanthier Nadeau: Promissif.
Philippe Lehoux: Conference Badge s'est mis à payer pour Missive.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Philippe Lehoux: Après ça, Kanye, c'était le 4-5e client puis il est encore client aujourd'hui.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, tu sais.
Philippe Lehoux: On a énormément de clients du départ qui sont... Tu sais, nous, soit ça churn vite ou soit ça reste longtemps.
François Lanthier Nadeau: OK. OK. Puis le monde qui churn vite, c'est pourquoi ceci ?
Philippe Lehoux: Bien, c'est parce que, tu sais, un email client, il y en a qui préfèrent Superhuman, il y en a qui préfèrent A, il y en a qui... énormément d'exploration. Tu sais, tu peux pas t'arrêter juste au monde qui... Le monde qui te churn, tu trouves que tu les écoutes. Mais nous aussi, c'est parce que le monde churn parce qu'on a pas de trial. Tu sais, donc, faut que tu payes. Puis si tu churn, on te rembourse. Fait que, tu sais, souvent...
François Lanthier Nadeau: Mais vous avez pas une forme de trial avec le fait que ton historique est limité à genre 14 jours à la fois.
Philippe Lehoux: Ouais, c'est ça. On a comme un mélange entre free plan très, très limitant puis... Si tu vas être plus que 2 ou 3 dans ton or, il faut que tu payes. Souvent, c'est le cas. Mais on veut peut-être expérimenter avec ça. Probablement augmenter les prix pas mal.
François Lanthier Nadeau: Parce que là, un petit peu plus tôt dans la conversation, tu m'as dit qu'on s'est rendu loin à 3. Mais clairement, aujourd'hui, on se rend compte que la croissance ne pourra pas nécessairement être aussi rapide. On ne pourra pas amener mes cives aussi loin qu'on veut, juste à 3.
Philippe Lehoux: En fait... Je pense que la croissance pourrait être très rapide encore à trois. C'est le produit en tant que tel. Autant ce qui nous motivait au début de faire un bon produit, c'est encore là en nous aujourd'hui. Puis on a moins le temps de pouvoir investir dans cette partie-là de la business. C'est-à-dire de le garder actuel. Tu sais, quand l'AI est sorti en décembre dernier, j'ai dit Gars, fuck off c'est important. Je n'ai pas envie pendant deux ans de recevoir 28 courriels par jour qui me disent que je n'ai pas de l'AI. C'est... Tout vient de changer. Il faut absolument supporter ça au plus vite. Puis c'était pas compliqué. Moi, j'ai mis trois semaines. Étienne, Raph, on a mis une semaine après pour faire le review de ça. Puis on a couché ça. Puis ça nous a servi beaucoup.
François Lanthier Nadeau: C'est utile de dire.
Philippe Lehoux: Les high-end, c'est utile. Pour l'instant, tu... Puis tu sais, on se diminue le risque dans le sens que... Mettons, les high, le gros risque, c'est de l'implémenter. Puis ça te coûte une barre en tant que startup. Puis le monde abuse de ton système. Puis c'est payant. Nous, on a juste fait comme tu te fais ton propre compte OpenAI, tu mets ton API key, puis après ça, tu fais ta poutine dans Missive,
François Lanthier Nadeau: tu sais.
Philippe Lehoux: Mais ce désir-là d'être on the edge, d'expérimenter, moi, je pense qu'il est vraiment important. C'est ce qui va nous permettre de... OK, on peut être un produit comme cool, innovateur, puis oui, Missive, c'est bien. La réalité, c'est que si tu compares à plein de produits, c'est 100 fois mieux, honnêtement. C'est parce que moi, je n'essaye plus les autres produits. Mais quand j'essaie un autre produit, c'est slow, c'est buggy. Mais ça marche, c'est rapide. Mais il y a une partie innovation. On peut l'amener à un step vraiment plus élevé. Puis là, je n'ai pas d'idée claire. J'ai plein d'idées, mais je vais me perdre. Je pense que les gens ne seront pas intéressés. Il y a énormément de petites opportunités d'innovation. que je pense qu'on se tire dans le pied si on décide de s'asseoir sur le cilorier, de juste vendre la solution qu'on a. On peut, parce qu'il y a déjà 3000 personnes qui payent, ils sont super contents. On pourrait en avoir 25 000 et mettre l'énergie juste là-dessus. Mais ce n'est pas dans notre ADN. Tu comprends ? On cherche à pousser la solution et je pense qu'à long terme, c'est la solution. Parce que là, même... bémol que quelqu'un pourrait mettre à ce que je dis là, on les avait au début. En le sens que le monde mettait des bémols. Ouais, mais les gars, les ventes, le marketing. Checkman, aujourd'hui, on est à 5 millions. On n'a rien fait de tout ça. Moi, j'ai l'impression que si on reste focus sur ce qu'on a toujours aidé, c'est que l'innovation dans le produit, la qualité du produit. Là, la qualité, on focus encore à fond. Tu sais, Raph, bug fix maintenant, serveur, ça roule, c'est à fond. Mais ça, il prend tout son temps. Moi, le support pour que le monde soit content, ça prend tout mon temps. Donc, il y a moins de temps pour l'innovation.
François Lanthier Nadeau: Ce qui m'amène un peu à la question que je veux te poser, c'est que si tu veux aller chercher cette innovation-là, cette évolution-là du produit qui t'amène au next step, comme tu viens de raconter, il va probablement falloir que tu fasses des choses que tu n'as pas faites, dont on parlait dans le blog post de 2022.
Philippe Lehoux: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Y a-tu ces choses-là que tu es capable de parler aujourd'hui ? Y a-tu une idée de choses que... Ah, bien, going forward, peut-être bien que mes cibles vont faire X, alors que pendant huit ans, je ne l'ai pas fait.
Philippe Lehoux: En fait, la liste dans le blog post, c'est probablement toutes les choses qu'on devrait faire. Il n'y a rien de négatif dans ces affaires-là.
François Lanthier Nadeau: Non, non, non. Mais si tu avais à spotter...
Philippe Lehoux: Tout ce qui est culture d'entreprise.
François Lanthier Nadeau: OK, parle-moi ça.
Philippe Lehoux: Si tu veux des employés, ça te prend une belle culture d'entreprise, ça prend... T'as envie de créer un momentum. t'as envie d'attirer le monde, qui ont envie de s'associer dans la liste il y a plein de choses qui sont reliées à ça que nous on n'a jamais fait ouais, got it mais tu sais à un certain point si tu veux grandir l'équipe toutes ces choses-là qu'on faisait pas, faut les faire parce qu'on compétitionne contre d'autres employeurs, tu comprends ? c'est ça nous dans notre philosophie ben neuse c'était comme, on va donner gros salaire that's it tu comprends mais c'est pas aussi simple que ça c'est pas pour rien qu'il y a des gens au RH shout out aux gens des RH vous êtes utiles on a besoin de vous mais
François Lanthier Nadeau: comment t'as appris cette leçon là ou qu'est-ce qui fait que tu me dis ça aujourd'hui
Philippe Lehoux: On le sait, là. Ça fait longtemps qu'on le sait. Puis tu m'as déjà dit quelque chose récemment, en fait. Tu m'as dit, tu sais, vous avez une culture, puis il ne faut pas se battre contre votre culture. Puis votre culture n'est pas pour tout le monde, mais elle est vraiment intéressante puis différente. Puis tu es capable d'aller chercher du monde qui...
François Lanthier Nadeau: Aligné avec ça.
Philippe Lehoux: Qui sont alignés avec ça. Fait que, tu sais, l'erreur qu'on a peut-être faite, c'est de pas...
François Lanthier Nadeau: embrace peut-être votre propre style, votre propre...
Philippe Lehoux: La communiquer, c'est ça. Puis c'est peut-être pas pour tout le monde, mais il y a clairement du monde qui va être à l'aise là-dedans.
François Lanthier Nadeau: Absolument.
Philippe Lehoux: C'est pas un camp terroriste, je veux dire. C'est quand même pas si pire, mais... Non, mais tu sais, c'est très focus. On a de la misère que... la médié-criteur, genre, fait pas d'erreurs. Puis moi, j'en fais plein d'erreurs, mais je suis dur avec moi-même. Fait que tu sais, c'est pas pour tout le monde. Je ne dis pas qu'il ne faut pas que ça change, mais ça a quand même fait partie de notre succès et du fait qu'on était petits. C'est d'avoir un trop de tolérance envers les erreurs qui n'est pas élevées. Quand il y a un client qui n'est pas content, ça t'affecte. Tu as envie de changer les choses. Tu as envie de bouger le produit. Tu creuses le coco à fond pour savoir c'est quoi la meilleure solution. On ne fait jamais rien à moitié. C'est pour ça que la liste, on ne l'a jamais faite dans le blog post parce qu'on n'aime pas ça, faire les choses à moitié.
Participant 6: Oui, je comprends.
Philippe Lehoux: Si je me fais faire des hoodies, j'ai envie qu'ils soient beaux. Ça va me prendre une semaine de les faire. Si je les fais à moitié, c'est un exemple ridicule, mais ça fait partie de... Si je donne une conférence, j'ai envie que le monde sorte de la conférence et fasse Shit, c'est la meilleure conférence que j'ai jamais vue de ma vie. Ça va me prendre un mois de faire ça, tu comprends ? Puis Raph, il est de même. Étienne, il est de même. Ils sont encore plus en même que moi. Il faut trouver des gens qui sont à l'aise là-dedans. Puis c'est sûr qu'il y en a plein.
François Lanthier Nadeau: Peux-tu freestyler un conseil ? T'es missionne, fils. Non. Mais j'ai quasiment... Parce qu'offline, tu me dis de quoi tu es super intéressant. Je pense que ça vaut la peine qu'on le dise sur le pod, donc je me permets. Tu me dis, la vérité, c'est que... Raph, Étienne et moi, on ne fait pas de la job de trois personnes. Si tu checks tout ce qu'on handle dans la compagnie et dans le produit, c'est peut-être la job de 10, 15, 20 personnes. Dans une compagnie où est-ce que le monde ne sont pas 100% committés, qui ont des tâches un petit peu plus narrow, qui ont une structure d'équipe et de gestion, ça ressemblerait peut-être à un 20 personnes ou un 10 personnes. Tu m'as dit ça ? Oui. Moi, je pense que... Pour vous amener à la prochaine étape, probablement que ce que tu viens de décrire, intolérance à la médiocrité, importance de l'excellence, autonomie, indépendance, être autodidacte, toutes ces choses-là, je pense qu'elles vont être vraies pour les key players que tu pognes, qui peut-être qu'eux vont engager des joueurs qui n'ont pas besoin d'avoir toutes ces qualités-là, parce que c'est beaucoup de checkbox quand même, right ? Parce qu'ils vont être gérés par ces gens-là. Fait que je me demande s'il y a pas un genre de structure...
Philippe Lehoux: Ben oui, ben oui, clairement.
François Lanthier Nadeau: De gestion, de mini-hierarchie.
Philippe Lehoux: Je t'entends dire le mot médiocrité, c'est un mot fort, parce que... En fait, parce que, tu sais, on est tous... On a tout un range de capacités de médiocre à excellent. Pis moi aussi, là. Pis Raph aussi, pis Étienne aussi. Puis tu sais, nous, on est excellent dans le côté produit. On est excellent dans la capacité de supporter les clients. On est médioc dans d'autres choses, tu sais. Puis là, il faut réussir à s'entourer pour ces parties-là où on n'est pas... de plus les accepter. En fait, on n'avait pas besoin de les accepter parce que le fait qu'on était une petite équipe, on n'avait pas besoin d'utiliser ces qualités-là, tu sais. Fait qu'il faut s'entourer pour... c'est des mots forts comme tu dis je suis une bonne personne puis travailler avec moi c'est quand même pas si pire mais c'est ça pour passer à la prochaine étape il faut s'entourer puis tu sais la clé à ça on nous a souvent célébré on est une petite équipe on fait beaucoup de choses mais tu sais à un certain point ça se guére plus fait
François Lanthier Nadeau: exact puis vous êtes à un moment charnière où est-ce que c'est plus difficile ben c'est hot parce que moi je trouve que ça ça te met un peu dos au mur face à des nouveaux problèmes
Philippe Lehoux: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Right ? C'est pas juste des problèmes de produit, de voix du client, de support, success, customer. Non,
Philippe Lehoux: c'est des gens. Pis c'est ça, c'est parce que t'as raison quand tu dis qu'il faut que tu t'entoures. Il faut surtout s'entourer de gens qui ont une capacité d'indépendance, c'est-à-dire qui...
François Lanthier Nadeau: Les premiers.
Philippe Lehoux: Ouais, les premiers parce que sinon, c'est toi qui fais tout pareil parce qu'il faut que tu pushes les idées, il faut que... Pis c'est normal, là, mais... Il faut, le terme c'est entrepreneur si on veut, je pense que c'est ça le terme québécois, mais qui ont la capacité de dire, écoute Phil, ça là, je le gère, j'assume le haut, les bas, je peux même engager, ok man, tu peux engager, ton budget, mais on se voit au début du mois, on se voit à la fin du mois là-dessus, on voit les progress, on en parle, mais je ne peux pas gérer les petits problèmes.
Participant 7: Au début du mois, puis à la fin du mois, ça vous donne une idée de la quantité de meetings. Ah non, je te dégaste, bro.
Philippe Lehoux: Puis, tu sais, la réalité, c'est... Non, mais c'est qu'on fait tellement d'affaires que c'est dur de se dégager du temps. Tu sais, comme là, moi, cet après-midi, je vais avoir 40 courriels accumulés, tu sais. Puis c'est moi qu'il faut qu'ils répondent. C'est pas les délégués, là. Je peux pas les déléguer, puis... C'est comme l'expression catch 22 Si tu veux engager du monde, il faut que tu leur donnes du temps. Parce que les gens, ils ne sont pas dans ton processus mental. Ils ne peuvent pas du jour au lendemain être là où tu veux qu'ils soient. Parce qu'il y a une partie pédagogique, il faut que tu leur transmettes des connaissances, il faut que tu les motives. Il n'y a rien de négatif là-dedans, c'est des choses normales, c'est l'humanité. Actuellement, c'est dur pour nous. juste parce qu'on n'a pas le temps. C'est quasiment si on aurait dû être dans cette phase-là peut-être il y a deux ans, dès qu'on avait les moyens financiers, parce qu'on aurait pu se dégager plus de temps. Là, c'est comme tout le temps le tapis roulant.
François Lanthier Nadeau: Mais c'est pour ça que je reviens à... Je pense que les premiers que tu veux engager devraient avoir cette autodidactie-là, indépendance-là, intrapreneuriat que tu dis, mais ça devrait être des gens qui ont le potentiel d'être des gestionnaires aussi. Puis de tout ce onboarding-là, puis de ce... teaching-là, pis encadrement-là, eux pourront le faire. Peut-être pas à vous trois de faire ça.
Philippe Lehoux: Non, non, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: On verra.
Philippe Lehoux: On verra. Puis aussi, c'est difficile. On est quand même à un moment où tu as trouvé des solutions à des problèmes, mais tant que tu ne l'as pas engagé cette personne-là, c'est difficile de penser que ça va être ça la solution. Non, mais toi, si tu roules une business, tu as déjà engagé 10, 20 personnes.
Participant 6: Oui.
Philippe Lehoux: Tu as déjà fait le processus mental, tu l'as déjà vu, tu as déjà vu les gains. Ça ne marche pas tout le temps, ça marche des fois, des fois ça marche de manière extraordinaire. Des fois c'est facile, des fois c'est moins difficile. Nous, on n'a pas fait ça souvent.
Participant 6: Je comprends.
Philippe Lehoux: On n'a pas ces muscles-là de définis, mais la business, ça roule. C'est gros. Ben oui,
Participant 6: clairement.
Philippe Lehoux: Là, je donne-tu le goût au monde de travailler avec nous ? Je ne sais pas. Mais moi, j'ai vraiment la théorie, c'est mieux d'être franc. Puis ça qui est difficile aussi, je pense, moi je suis 100% transparent. Je pense que toi aussi, t'es quelqu'un d'assez transparent.
François Lanthier Nadeau: On me l'a reproché.
Philippe Lehoux: Ouais. J'ai peut-être plus de fils que toi, là. Un petit peu plus. Je sais pas, j'ai jamais travaillé avec toi.
François Lanthier Nadeau: Ça dépend, man. Je pense que ça dépend si Phil est par email, pis François est dans la vraie vie. En fait, vous me direz c'est qui qui est le plus raide.
Philippe Lehoux: Ouais, non, communication écrite, je suis meilleur depuis que chat JPT. Ça me peau au fin.
François Lanthier Nadeau: Make me nicer.
Philippe Lehoux: Anyway, désolé, Étienne, Raph, on voulait engager. Je pense que j'ai ruiné tous nos gens.
François Lanthier Nadeau: Non, au contraire, dude. Moi, n'importe qui, si tu veux quelqu'un d'intrapreneur, il écoute, alright, c'est trois dudes qui sont co-founders, qui se sont rendus à 5 millions d'AR, qui ont un produit qui est loved par leurs customers, qui écoutent leurs customers. Le churn, le monde aime ça et il reste longtemps. Tout ce que tu es en train de dire là, c'est shit, c'est un moment charnière pour venir intraprendre. C'est ça. Né dans intraprendre. Shit.
Philippe Lehoux: On n'en a pas des goodies. On n'en a pas un beau bureau. On n'a rien, tout ça. C'est des choses à construire. Tu comprends ?
François Lanthier Nadeau: T'engages des constructeurs. On va aller sur les chantiers. Il y a une chose aussi que vous n'avez pas, qui est un designer. Mais au début, vous en aviez un, Tristan Labbé, shout-out. Ton coton à thé est dans une boîte chez nous. Je vais te l'envoyer éventuellement. Bon. Tristan a fait une criss-tite belle job de design sur le missive. C'était l'impe... Conference badge. Conference badge aussi. Ce qui est impressionnant je pense avec les designs de Tristan c'est souvent qu'il... En anglais c'est stand the test of time Genre c'est comme s'il vieillissait bien. Puis moi je me rappelle, ben Tristan éventuellement est parti de l'aventure, right ? Il fait son chemin, vous êtes séparés, vous êtes encore en bons termes. Puis moi je me disais ouh les gars vont être dans la marde, ils ont plus de gars en UI, UX, ils ont plus de gars designer, leur produit évoluera pas force est de constater ce type c'est quoi ça fait six ans cinq ans qu'il est parti en tout cas une couple d'années vous en avez pas eu besoin de designer explique moi comment c'est ça ouais tu sais etienne raf et tristan ils viennent du même deck
Philippe Lehoux: dans le multimédia du cégep cinq fois tu sais shout out not a sponsor ouais pis tu sais je pense qu'ils ont toutes sommes toutes Tu sais, être designer, il y a le côté technique de faire.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Philippe Lehoux: Puis tu sais, dans Figma ou peu importe. Puis il y a aussi le goût ou la capacité de déterminer ce qui est beau ou pas. Ça, les gars, ils l'ont. OK,
François Lanthier Nadeau: got it.
Philippe Lehoux: Puis ils sont d'excellents programmeurs. Fait qu'ils sont souvent capables. On n'a jamais utilisé Figma. On design, tu sais, dans le cas, souvent c'est Étienne qui va faire les trucs plus… qui est un niche le tc si est quoi de nouveau ce plus lui qui va faire la partie visuelle mais c'est souvent directement en code puis il va lui même le dire c'est pas facile c'est ça prend du temps puis c'est des erreurs puis mais mais c'est design aussi le jeu dans le meilleur des mondes on aurait eu un peu ça nous aurait dit sport point de force ce point de fierté c'est tu comprends qu'on prend c'était ce pays on ne veut pas un wallet de cris
François Lanthier Nadeau: plutôt non plus qu'il faut qu'il y ait des animations 3D funky à chaque fois que tu achètes un shitcoin.
Philippe Lehoux: Ça, ça a toujours été... Tu sais, on a des animations, il n'y en a presque pas dans YouTube.
François Lanthier Nadeau: C'est simple. C'est simple. Oui. Light. J'ai le goût qu'on parle un petit peu de l'acquisition chez Missive parce que tu lances des phrases comme on est pourris en marketing et tout ça. Mais la vérité, c'est que vous avez fait différentes initiatives quand même intéressantes. Moi, je veux commencer par le côté attribution parce qu'il y a longtemps... Toi et moi, on a eu une discussion, puis on considérait peut-être collaborer ensemble, au niveau du marketing Missive. Puis tu te disais, ça fait plusieurs années, Je te dis, je te dis, all right, vous avez Google Analytics sur le website, vous avez un truc comme Xpanel Amplitude. Je te dis,
Philippe Lehoux: je t'arrête, on l'a enlevé.
François Lanthier Nadeau: Exact. Je te dis, all right, comment vous mesurez vos visites, vos events sur le site ? Y a-t-il un pont avec ce qui est mesuré dans l'app ? Tu me dis, non.
Philippe Lehoux: On a Simple Analytics, qui est un...
François Lanthier Nadeau: Pour le website.
Philippe Lehoux: Dans l'app, on n'a rien. Ça a toujours été un...
François Lanthier Nadeau: Un statement.
Philippe Lehoux: un statement sur la privacy. Parce que quand tu as du anal, tu sais que j'avais à se lire dans une application, techniquement, le provider sait tout, peut tout lire. C'est comme si tu leur permettais de tout faire.
François Lanthier Nadeau: Et vous avez des courriels quand même. Oui,
Philippe Lehoux: j'avais des courriels. C'est quelque chose, on n'était pas à l'aise avec ça. Puis, tu sais, on n'a jamais eu de la misère à prendre ce genre de décision-là. Tu sais, on se disait... C'est sûr qu'on peut réussir sans ça. Puis aussi, Analytics je l'ai eu longtemps sur mes sites web. Je l'ouvre, je regarde les chiffres et je ne change pas mes décisions. Je me suis dit, au final, ça sert-tu vraiment à quelque chose ?
Participant 4: Les fils ne servent à rien, mais ça peut servir à...
Philippe Lehoux: Non, non ! Encore une fois, c'est un peu comme la liste de choses. Puis tu ne mets pas le temps pour comprendre les chiffres.
Participant 4: Ça, c'est bon.
Philippe Lehoux: Puis il va superficiellement... ça sert-tu à quoi ? Évidemment, tu comprends ? Oui, oui. Nous, on était dans la superficialité. On n'avait pas le temps. On se disait, regarde, on l'enlève, on fait un statement, on peut même faire un blog post, on peut même en parler. J'utilisais comme marketing.
Participant 4: C'est ça.
Philippe Lehoux: J'utilisais comme marketing. Regarde, nous, on n'en a pas. Ça devient comme une force. Comme la journée, dans Missive, tu avais du read tracking. Tu envoyais un email, voir si les gens ont ouvert ton email.
François Lanthier Nadeau: Scene. Oui.
Philippe Lehoux: Puis quand GDPR est sorti, on s'est comme... Puis il y a comme un moment donné, quelqu'un qui nous a écrit, là, j'ai envoyé un e-mail, puis il nous a comme décrit une situation un peu weird, genre que ça blanche pas trop, une affaire genre... Wow ! OK, on peut penser à ça, nous autres, là. Puis on a comme fait... Je sais pas, c'est vrai, privacy-wise, tu sais. C'est de la gamique technologique. Tu sais, ça marche une fois sur trois, mais les gens, ils veulent juste s'acheter l'idée que ça marche, parce que techniquement...
François Lanthier Nadeau: Ah oui, OK. C'est le monde.
Philippe Lehoux: Ils peuvent lire ton email puis tu le sais pas. Ils ont juste bloqué les images. Si tu utilises Missive maintenant, on les bloque, les read trackers, les autres.
François Lanthier Nadeau: OK.
Philippe Lehoux: Fait que les autres le savent pas, tu sais.
François Lanthier Nadeau: Ah ça, je suis content de l'apprendre en fait.
Philippe Lehoux: Moi, ben pas tout parce que tu peux toujours contourner mais tu sais, si on détecte la mignage à une pixel et transparente, on ne la met pas. On ne l'affiche pas puis tu peux même voir. Fait que tu le vois, souvent ça peut te permettre même une rule condition. Tu peux dire si le email contient un read pixel, spam.
François Lanthier Nadeau: excusez-moi ça me fait rire mais hé man on était où avec nos skins nous autres là ben je ne sais pas ah oui je sais privacy analytics attribution ouais vous avez fait un statement pis ce qui est cool c'est justement c'est que souvent tu peux utiliser ces choses là si tu fais un peu du judo pis dire ah ben j'aurais moins d'analytics mon attribution d'une espèce de funnel de conversion sera pas vraiment là. Mais attends un peu, si je switch ça en contenu, en post sur social, si j'embarque dans des conversations qui parlent au niveau de la privacy, data management, là, je score des points dans le livre de plein de personnes. Ça devient un levier d'acquisition. J'ai toujours trouvé ça intéressant que vous ayez justement les guts de le faire, le move. Le reachbacking,
Philippe Lehoux: je pense, je me rappelle plus trop, mais c'est quand l'on l'a enlevé. je pense qu'on a été sur le front page d'accueil news ou c'est un souvent sur twitter encore aujourd'hui les gens vont suggérer missive parce qu'on bloque les rites raquereaux exact c'est fait la faire puis évidemment c'est tout le temps donc nos meilleurs clients qui viennent de ces l'élan je sais pas mais ça fait du sio ça fait ça fait du jus tu as fait l'autorité de missive est quand même élevé malgré le le peu d'énergie qu'on a mis là dedans c'est chic et Ma belle-sœur qui travaille en marketing, elle est tout le temps là. Ton site web, je l'ai mis dans AHF. Nous, on est vite à travailler là-dessus. Nous avez un meilleur score que nous.
François Lanthier Nadeau: Oui, mais il y a quelque chose qui est arrivé au niveau de mes cibles, c'est qu'il y a eu ce que j'appellerais une flambée du bouche-à-oreille à quelques reprises différentes. C'est-à-dire que les fois qu'avec un post ou une décision, peu importe, vous faites top Acker News, vous arrivez sur de plus en plus de radars. Quand tu arrives sur ces espèces de... top d'écosystème de contenu-là. souvent c'est repris dans un paquet d'autres articles. C'est vraiment des boosters de domain authority qui vont générer un paquet de mentions, un paquet de backlinks. Je me rappelle, vous aviez des influencers dans le monde de la tech qui faisaient des reviews du produit ou qui mentionnaient le produit dans... Westboss, le doute de syntaxe.fm, chantait votre praise sur Twitter. On en parlait sur son blog, probablement, ou sur son site perso. Ça, c'est vraiment une flambée du bouche à oreille. qui vient de la qualité de votre produit, qui ensuite génère des résultats de marketing et de SEO, comme Elisabeth disait. Ouais. Charles-Arne Elisabeth. Je t'aime.
Philippe Lehoux: En tant que belle-sœur.
François Lanthier Nadeau: Mon frère vient de la demander en mariage. Hey, Ludo, ça va être ça, le preview. T'es-tu sérieux ?
Philippe Lehoux: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Ah !
Philippe Lehoux: Ouais, en France.
François Lanthier Nadeau: C'est bien hot.
Philippe Lehoux: Ouais, c'était...
François Lanthier Nadeau: J'étais pas au courant, d'autres.
Philippe Lehoux: Ouais.
François Lanthier Nadeau: All right, stop the pod, on les appelle. Non, c'est vraiment nice. Missive, ça peut faire un paquet d'affaires différentes, right ? Genre, tu peux l'utiliser pour du customer support. Tu peux l'utiliser si tu as un assistant exécutif à qui tu délègues un paquet de tes communications, de tes décisions. Tu peux l'utiliser pour communiquer à l'interne pendant que tu buildes un produit SaaS, right ? Nous, on l'a fait, ça. Tu peux l'utiliser...
Philippe Lehoux: pour autre chose que je me rappelle plus juste son client courriel juste pour faire des clients énormément en fait que mais c'est la catégorie qui chante le plus parce que parce que des rues les adopteurs facile switcher étant c'est juste des courriels en trois mois tu es super humain le thème c'est le thé et l'été ouais puis eux c'est eux qu'on a appris à moins écouté gare c'est bon assez de sa femme Puis pas 100% parce qu'ils peuvent t'apprendre des choses vraiment importantes. C'est des early adopters.
François Lanthier Nadeau: Mais pondérer un peu.
Philippe Lehoux: Pondérer. Tu sais, nous, on ne compétitionne pas. Hey, on ne compétitionne pas, Superhuman. On est collaboratif.
François Lanthier Nadeau: De par votre nature. Ce n'est pas un single player. C'est multiplayer.
Philippe Lehoux: Email client.
François Lanthier Nadeau: Email client. J'adore ça. Missive, solution qui est généraliste, comme tu l'as mentionné. J'ai l'impression que ça peut être difficile pour le messaging puis le positioning. C'est-à-dire que... Que ce soit des virtual assistants ou des assistants exécutifs à qui tu délègues tes communications, ils utilisent Missive pour ça. Ou tu peux avoir des équipes qui construisent du produit ou autre chose dans Missive. Ils se parlent là, ils ont des intégrations avec GitHub, whatever it is. Tu peux avoir des gens qui l'utilisent juste comme straight up, juste comme email client. Comment tu as fait pour positionner et expliquer ce que Missive fait ?
Philippe Lehoux: assez différents peut-être sous groupe là ou l'a tu fait tout court tu sais genre ouais on l'a fait là tu sais on a de la documentation on a des blocs poste mettons how to delegate, ultimate guide to delegation des choses comme ça ok mais souvent les gens sont arrivés avec leur use case puis l'ont implémenté eux-mêmes c'est souvent ça
François Lanthier Nadeau: Est-ce que ça a éduqué ton marketing des fois ? D'avoir un webinar ou un customer call ?
Philippe Lehoux: On a toujours été allergique à se focusser sur une niche. Vraiment des bébés de spécial, j'ai l'impression. On a toujours été très résistants à cette idée-là qui, ma foi, n'est pas vraiment la meilleure. Je me suis dit, si Gmail leur site web, c'est Gmail et tout le monde l'utilise. Il y a nécessairement quelque chose qui fait qu'à un certain point c'est possible, tu comprends ? Ouais,
François Lanthier Nadeau: ouais.
Philippe Lehoux: Pis nous c'est un peu, tu sais le site web maintenant, la version 2, pis c'était Louis qui était pas designer, qui savait pas coder, que maintenant il a dit Hey fais donc quoi là parce que l'ancien il a mal vieilli genre.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Philippe Lehoux: Pis là le fait ça fait 4 ans que c'est ça, c'est Louis qui l'a fait.
François Lanthier Nadeau: Pas de CMS.
Philippe Lehoux: Ben le côté tech on s'en fout, mais tu sais le visuel...
François Lanthier Nadeau: Non, on n'a pas de CMS,
Philippe Lehoux: c'est juste du Markdown. Je dirais que c'est le métal. Je sens que je me répète, mais oui, on est une solution assumée généraliste, mais oui, il y a énormément de use cases. Puis la chose dans laquelle on devrait investir, c'est des guides spécialisés qui sont bien faits. Puis aussi, des choses qu'on a faites, c'est... On n'a jamais... chercher des influenceurs mais souvent des influenceurs qui l'utilisait.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Philippe Lehoux: Puis là on voyait leurs vidéos YouTube, on faisait Hey c'est cool ce que t'as fait puis là finalement Ah ben oui puis là Ah ben tu as tenté de faire une vidéo plus longue on a dit Ah oui ben puis là mettons Leia de Driven Success
François Lanthier Nadeau: Pas la soeur de Luke.
Philippe Lehoux: Non.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est bon.
Philippe Lehoux: Puis, elle a fait une vidéo YouTube. Après, je pense qu'elle nous avait chargé, je ne sais pas, 1000 Puis, cette vidéo YouTube-là, encore aujourd'hui, pour tout ce qui est email delegation, c'est un énorme driver de referral. Les gens nous écrivent, ah, bien, by the way, c'est le vidéo de...
François Lanthier Nadeau: Ils nous disent parce que vous n'avez pas de tracking.
Philippe Lehoux: Oui, on n'a pas de tracking.
François Lanthier Nadeau: Mais,
Philippe Lehoux: c'est à bout.
François Lanthier Nadeau: Oui, mais c'est vraiment un truc d'autre. Puis, Je pense qu'il y a une architecture de contenu sur le site, sur le blog, plus, justement, des plays comme sur YouTube avec des sources d'influence. C'est vraiment hot. Je pense que vous bougez vers là. Je me dis, si seulement il y avait une agence d'SEO pour SaaS, mettons, à Québec, qui pourrait aider avec ça, j'imagine que ce serait un petit bon play. Fait que... Tu poses quand même sur Twitter et LinkedIn.
Philippe Lehoux: Je te reste à plugger, là.
François Lanthier Nadeau: Non, Grip. Grip growth. Tu poses quand même sur Twitter pis LinkedIn. Tu le fais-tu parce que tu te dis, ah, avec le temps qu'il me reste, faut que je fasse du marketing un peu, un minimum. T'aimes-tu ça ? Tu mesures-tu ça ? T'as quand même des bons posts. De temps en temps, j'en vois passer sur Twitter. Je suis comme, ça, c'est un hot take que j'aime bien. Retweet. Ben,
Philippe Lehoux: je suis... Tu sais, la plupart des gens vont s'auto-censurer énormément. Tu sais, il y a une... pudeur puis là je parle pas de mettre des photos de ta famille mais une pudeur à parler de nos opinions parce qu'on veut pas frosser les gens ou pour les voir mais même dans des propos qui sont pas cancellables c'est des conseils d'affaires c'est pas pour tout le monde qui tient moi a priori c'était pas pour moi puis c'est tout en voyant que c'était un bon canal de marketing que je me suis dit ok non il faut commencer à le faire Puis, des fois, ça a fonctionné. Puis, j'essaie de le faire plus souvent. Mais, tu sais, souvent, je vais en lire des tweets d'il y a deux mois, je vais oh Non, tu sais, tu comprends. Moi, je suis quelqu'un qui change d'idée rapidement. Dans ma tête, je me parle à moi-même. Je suis capable de prendre toutes les positions. Puis, tu sais, je pourrais être le porte-parole d'un des côtés ou de l'autre. Fait que, tu sais, moi, dans ma tête, j'évolue beaucoup. Fait que, tu sais, le danger avec les ressources sociaux, c'est que les gens, tu sais...
François Lanthier Nadeau: Tu te figes.
Philippe Lehoux: Tu te figes dans ce que tu as déjà écrit, puis c'est loin de la réalité, la nuance est plus grande.
François Lanthier Nadeau: Tu as bien dit ça, man.
Philippe Lehoux: Mais non, j'aime quand même ça, faire ça. Est-ce que ça a vraiment de l'impact ? Je ne sais pas.
François Lanthier Nadeau: Je pense que ça a de l'impact sur votre réputation comme startup au Québec.
Philippe Lehoux: À Québec, oui, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Peut-être ailleurs, probablement ailleurs aussi. Non, non,
Philippe Lehoux: c'est drôle parce qu'il y a longtemps, on s'était dit... Ah, on va aller à une conférence.
François Lanthier Nadeau: SaaSpasse ?
Philippe Lehoux: Non, ça s'appelait Inbox Awesome à New York. Mais c'était une conférence sur... Nous autres, on trouvait que le titre, c'était Inbox Awesome. C'est la petite. Mais c'était une conférence sur le email marketing. Ah,
François Lanthier Nadeau: d'accord.
Philippe Lehoux: J'étais même sur un panel de email marketing.
François Lanthier Nadeau: Puis le rendu à moi,
Philippe Lehoux: j'ai fait... Well, actually, we're an email client.
François Lanthier Nadeau: C'est ça ?
Philippe Lehoux: Non, mais là, j'ai essayé de dire de quoi. Mais à cette conférence-là... C'était 2016 ou 2017. Après, il y a un espace commun, tout le monde fait le jazz. Il y a un d'autre qui vient nous voir, un grand gars, je me rappelle, puis il fait Hey, you're Philippe ?? Je fais Yes. You know what ? No. Well, I drove from Arkansas to come meet you. Puis là, j'étais là.
François Lanthier Nadeau: Il a chauffé de l'Arkansas.
Philippe Lehoux: Ouais, c'est genre de l'ouest.
François Lanthier Nadeau: Il a chauffé très loin pour venir à New York. À Inbox Awesome, voir Philippe-Antoine Léaud.
Philippe Lehoux: Ouais. Pis là, j'aurais dit, man, so sorry for you, man. I don't know what you get. Yeah, it's all you get. On t'a dit super avec, mais tu sais, ça m'a...
François Lanthier Nadeau: C'était bien ou c'était weird ?
Philippe Lehoux: Ben, je pense que c'était bien, mais utilement...
François Lanthier Nadeau: Mais ça, c'est fou, parce qu'il y a une narrative sur toi qui vit dans la tête, ou sur toi, sur mes sites. Non,
Philippe Lehoux: mais quand tu rencontres pas les gens, ce qu'on n'a pas fait pendant longtemps, puis il y a quelqu'un comme ça qui arrive de nulle part, tu fais comme... OK, là, tu sais, je veux dire, ce que je dis, les gens lisent, là. Ça a un impact, même si c'est rien comparé, mettons, au gars, tu sais, je peux pas imaginer, mettons, Jason Freed, le base camp. Ouais, ça doit être fondamental. Tu sais, moi, j'ai 3000 followers, là, tu sais. lui il y en a 350 000 je sais pas fait que clairement eux c'est leur channel d'acquisition principaux c'est cool anyway mais Mais on n'est pas retourné à la déconférence après.
François Lanthier Nadeau: Mais c'est un beau signal, je trouve. Il faut le prendre aussi dans le positif, qu'est-ce que ça donne. Mais en ce moment, le pricing de Missive, ça ressemble à quoi pour le fun ?
Philippe Lehoux: C'est par seat, donc c'est seat-based. Il y a un plan gratuit qui est très, très limité. C'est juste pour essayer. Après, il y a un plan qui s'appelle Stripe. C'est 14 US par seat. Ça, c'est limité dans l'historique. Tu ne peux pas utiliser les automatisations rules et les PI. Pour ça, le plan qui est vraiment, je pense, 88 de nos clients sont sur Productive, qui comprend tout, sauf les fonctionnalités dites Enterprise, genre SSO, IP restrictions.
François Lanthier Nadeau: C'est un troisième plan qui est ça.
Philippe Lehoux: Oui, le quatrième plan qui est Enterprise, mais le troisième, qui est le principal, Productive, est 18 US par personne.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est ça que je veux, je pense.
Philippe Lehoux: Oui.
François Lanthier Nadeau: C'est pas cher.
Philippe Lehoux: On est vraiment positionnés vraiment moins cher. Je pense que tu prends des plans comparatifs de solutions, puis pas juste front. Toutes les plateformes similaires, puis la plupart vont être un peu plus helpdesk-ish.
François Lanthier Nadeau: Help Scout, mettons.
Philippe Lehoux: C'est tout 49$ par mois. À peu près. Minimum, le plan comparatif.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est bon.
Philippe Lehoux: Merci, c'est beaucoup plus cher.
François Lanthier Nadeau: Puis... Justement, t'as parlé un peu du fait que y'avait quelqu'un qui t'avait reconnu, whatever, ou que t'as été dans une conférence, mais moi, ce que j'ai toujours trouvé cool, c'est que, en fait, t'étais sur des podcasts, right ? Pas le mien, évidemment, mais moi, en fait, j'ai trouvé ça cool, mais ça me faisait quand même chier d'autres, parce que l'hostie de podcast de Acker j'ai essayé genre trois fois d'y aller, d'autres. J'ai crafté un beau email avec un peu une story de ce qui venait de se passer chez Snipcart pis genre peut-être une petite twist personnelle pour genre faire Hey, ça va être une bonne story pour votre podcast, ça. J'ai jamais de réponse. J'ai jamais. Puis là, un moment donné, je suis comme, je sais que le feed du podcast, c'est genre, Phil Lehoux de Missive, Zero, je sais pas combien, Bootstrap. Là, j'étais... Mais ça, c'était tout inbound. C'est du monde qui te découvrait ou tu t'allais te voir ?
Philippe Lehoux: Je pense que Indy Acker, Kirtland, Kirtland, j'y avais écrit. Donc, ils me connaissaient pas. OK, nice. Ouais,
François Lanthier Nadeau: je pense que je l'avais... Fait que tu l'as en mode marketeur.
Philippe Lehoux: Ouais, j'avais écrit, mais je pense que j'avais écrit un article sur le site. Je parle de Conference Badge. Puis lui, c'est le succès de Conference Badge qui, nous, à ce moment-là, on avait commencé à travailler sur Missive qui m'avait amené sur le pôle. On avait parlé principalement de Conference Badge. Puis à la fin, en Segway, on avait parlé de Missive. Puis ça, c'était mon premier podcast. Puis tu sais, j'étais stressé. C'était en anglais. Moi, dans ma tête, j'avais été vraiment nul. Mais lui m'avait dit que ça avait été super. Puis après le coup, je l'avais comme réécouté. Puis oui, j'avais l'accent anglais cassé, mais... je pense c'est ce pod là en fait que le gars de l'arkansas avait entendu même à l'époque kirkland avait écrit après il m'avait dit c'est le pod qui a eu le plus d'écoute avec mon anglais cassé j'étais ok on peut tout faire dans ce monde là sais-tu parce que vous êtes passé sur mettons
François Lanthier Nadeau: PNR, Build Youtube SaaS, Syntax.fm, tous des trucs quand même très cool. Est-ce que ça a eu des retombées qui ont été mesurables ou observables ou pas nécessairement ?
Philippe Lehoux: J'aurais à dire. J'aurais à dire ? J'aurais à dire. Oui, sûrement. Ça vaut, tu sais, j'aurais tendance à vouloir en faire d'autres. Là, ici, c'est facile, c'est comme une discussion puis on part dans tous les sens puis j'espère que les gens vont aimer ça, mais tu sais, quand c'est quelqu'un que tu connais pas, c'est plus stressant puis t'as envie d'avoir l'air intelligent puis... Tu... Non, mais t'as pas envie de dire des choses idiotes, tu sais, pis...
François Lanthier Nadeau: Ici, ça te dérange pas.
Philippe Lehoux: On tente, nous autres, en québécois, tu sais, je peux montrer mes défauts, là, bon. Mais, ah ouais, je sais pas ce que j'essaie de dire, je me perds.
François Lanthier Nadeau: Fair. On a parlé d'embaucher en SaaS. De ton expérience, as-tu trouvé ça difficile, de façon générale ? Pas nécessairement, une fois que la personne est onboardée pis à travail, là, juste de trouver des candidats... Faire des offres d'emploi, passer l'entrevue.
Philippe Lehoux: Ce n'est pas un processus qui est simple. Il faut aussi investir, il faut bien le faire. En fait, j'ai beaucoup de respect maintenant. Tout ce qui est ressources humaines.
François Lanthier Nadeau: Tourcing. SaaSpasse la tête à UJ. Non,
Philippe Lehoux: on n'a pas essayé.
François Lanthier Nadeau: Ça serait peut-être worth it, dans le fond.
Philippe Lehoux: Peut-être. Je ne sais pas. Nous, on expérimente plus à... Worldwide, dans le sens que le poste est ouvert worldwide de développeurs seniors en ce moment. Puis là, on a fait une offre à quelqu'un de Québec qu'on a approchée. Mais on a eu un Ukrainien qui est Rails, fait des pull requests sur plein de trucs en Ruby. Lui, on l'a interviewé, ça s'est bien passé. On a quelqu'un aux États-Unis aussi que ça s'est bien passé. Probablement que l'avenir de la compagnie va être remote. Ou du moins la partie développeur.
François Lanthier Nadeau: Intéressant. Parce que là, ça va changer un peu comment tu construis ça, cette compagnie, cette culture de compagnie-là. Puis je crois que ça va être plus facile pour les gars de Missive de construire une culture. On est déjà à distance. Moi,
Philippe Lehoux: je travaille au bureau, mais pas les gars. Puis j'aime le côté des retreats. Mais tu sais, une retreat, quand tu te vois toutes les semaines, ça sert-tu vraiment à quelque chose ? Mais une retreat, quand tu es remote, tu es écrit, tu n'es pas... C'est gros, ouais, exact,
François Lanthier Nadeau: c'est hot.
Philippe Lehoux: C'est cool.
François Lanthier Nadeau: Puis tu as l'impression que... La vision pour Missive, mettons. Genre, c'est-à-dire qu'on ouvre sur le futur, tu sais, de te parler d'innovation de produits, de scaler un peu l'équipe pour réussir à innover avec le produit. C'est-tu mostly là que tu t'en vas dans un, deux, trois, cinq ans, genre ?
Philippe Lehoux: Ben, tu vois, dans les blog posts, tu sais, j'ai toujours fait des milestones, mettons, à un million, deux millions. Je pense que j'en ai pas fait.
François Lanthier Nadeau: Dilelle et Sphinx, c'est correct. Non, mais j'en ai pas fait à vrai,
Philippe Lehoux: mais dans ces blog posts-là, à la fin, je disais, OK, what's next ?
François Lanthier Nadeau: Ouais, OK.
Philippe Lehoux: Dans le premier, un million, c'était déjà Ok, on va grandir l'équipe. Dans le deuxième, c'était Ah, finalement, on peut se rendre à beaucoup plus sans avoir d'équipe. On a réussi. L'avenir, c'est une professionnalisation. Professionnalisation. On est très professionnels dans ce qu'on fait.
François Lanthier Nadeau: De la compagnie.
Philippe Lehoux: Corporative. Tu comprends ce que je veux dire ?
François Lanthier Nadeau: Pas être juste une équipe de founders.
Philippe Lehoux: Prendre les process qui sont dans nos têtes, les extérioriser, les mettre sur papier en parenthèse, trouver des personnes qui peuvent nous aider à les appliquer et à brainstormer, évidemment. C'est un travail d'équipe. Mais c'est ça, la vision d'avenir.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce qui est le plus fun en ce moment dans ta business ? Parce que là, on a parlé de challenge, de wins, mais qu'est-ce qui est le plus fun ?
Philippe Lehoux: Ce qui est le fun, honnêtement, en ce moment, c'est d'avoir... Pendant longtemps, on savait pas si ça marchait. Maintenant, on sait que ça marche. Le produit marche, il y a des revenus, le monde l'aime. Cette partie-là est quand même le fun. Mais vient l'autre partie qui... Dans une business, il y a plein d'affaires qui sont pas le fun, mais qui sont nécessaires. Puis, ils sont souvent plus nécessaires que les parties que tu aimes faire. Fait que tu mets plus de temps dans ces affaires-là. Puis, j'ai fait un tweet récemment, je n'arrange pas de le dire là, mais tu sais, rouler une business, c'est principalement pas le fun.
Participant 7: Je l'ai vu le tweet.
Philippe Lehoux: Non, mais ça paraît très négatif, mais... Tu fais juste régler des problèmes. Tu comprends ? Tu fais juste régler des problèmes dans le sens que la plupart des gens qui m'écrivent, souvent, ils vont dire Ah, j'aime Icyl. Mais j'ai un problème. C'est ça, la journée longue versus le monde idéal. Quand on était au départ, c'était On brainstorm, on crée une nouvelle solution, l'architecture, on trouve des solutions à des problèmes techniques, on design des nouveaux interfaces. Le multi-swipe sur mobile, tu sais, le temps que tu peux mettre dans ces choses-là qui nous allument est infini. Tandis que là, c'est plus vraiment le cas. Tu sais, c'est gérer des problèmes, gérer des petits problèmes. Puis l'avenir, ça va être aussi ça principalement parce que plus tu scales, plus c'est ça. Mais d'un autre côté, il n'y a rien dans la vie qui n'est pas dur ou difficile. Tout ce qui est facile pour moi est non satisfaisant. J'ai besoin de complexiquer, j'ai besoin de difficultés pour après coup faire Hey wow, on l'a fait.
François Lanthier Nadeau: Ça valait la peine.
Philippe Lehoux: Oui, c'est dur. Oui, ce n'est pas nécessairement le fun. Mais c'est ça que j'ai envie de faire.
François Lanthier Nadeau: Oui, je comprends absolument. Ça résonne moi avec mes propres projets persos, professionnels. Y a-t-il quelque chose sur quoi tu as changé d'idée dans les cinq dernières années ?
Philippe Lehoux: On en a parlé au départ de l'épisode, que la douleur physique n'est pas nécessairement inévitable. Parce que moi, j'ai vécu des épisodes de douleurs chroniques qui m'ont quand même affecté dans mon quotidien. sachant l'amélioration que j'ai eue dans les deux dernières années, je me dis que je suis un peu cave de ne pas avoir fait ça il y a six ans.
François Lanthier Nadeau: Fair.
Philippe Lehoux: Fait que ceux qui ont la douleur chronique, go man. Elisabeth factor gym.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour rendre SaaSpasse plus utile pour toi, pour Missive ?
Philippe Lehoux: Moi, j'aime beaucoup entendre parler les entrepreneurs sur le pod.
François Lanthier Nadeau: Que ?
Philippe Lehoux: Vraiment. Puis particulièrement quand c'est les founders.
François Lanthier Nadeau: OK. Étant toi-même un founder.
Philippe Lehoux: Oui. Puis je trouve ça cool de voir, OK, je ne suis pas tout seul au monde. Puis c'est des bébites qui parlent un peu comme moi ou qui ont un peu les... Pas tout le monde, il y a plein de types d'entrepreneurs. Puis c'est le fun aussi de découvrir les types d'entrepreneurs, les défis auxquels ils font face. Moi, je trouve ça vraiment important. Pas important, mais... Oui, important, mais intéressant.
Participant 4: OK.
Philippe Lehoux: C'est quasiment comme un cours à la faculté d'admin dans le sens, mais comme le fun. Parce qu'en admin, je suis allé en admin, ce n'est pas toujours le fun. Tandis que là, c'est des cas d'école. Moi, je pense que pour la communauté que tu es en train de construire, peut-être des rencontres physiques. Je pense que les événements, c'est cool.
François Lanthier Nadeau: Des choses de plus concentrées ou focussed en founders, mettons peut-être.
Philippe Lehoux: Oui. Je ne sais pas s'il y a un côté public à ça ou si c'est juste en founders. de se rencontrer des meet-ups qui te permettent de jaser.
François Lanthier Nadeau: Oui, ça fait rouler des engrenages géniaux qui roulaient déjà un peu. Pour finir, Phil, as-tu des shameless plugs ? Nous vous embauchez en ce moment, chez un site ?
Philippe Lehoux: Ah oui.
François Lanthier Nadeau: En fait, quand le pod va sortir, hopefully, vous vous embaucherez plus, mais plugons-les au cas où.
Philippe Lehoux: Là, c'est ça. On cherche un senior dev, machine de guerre, rubis, poste grèce, aucun secret pour lui. Notre architecture est bien conçue, il y a des défis vraiment intéressants, c'est bien construit. Je pense que ce n'est pas du spaghetti, tu vas arriver dans le code base et je pense que c'est le fun. C'est un coup de piste qui va travailler. Raph est vraiment fort. Puis, on cherche quelqu'un au Customer Success, Customer Support, entrepreneur, être capable de prendre la balle. Oui, c'est... Tu vas m'aider au départ à faire ça, mais c'est dans l'idée que tu vas leader une équipe qui va faire ça éventuellement. Probablement pas junior, quelqu'un qui a déjà de l'expérience, qui a déjà du leadership, qui a peut-être déjà même fait des entrevues, qui est capable de se positionner là.
François Lanthier Nadeau: Des entrevues clients.
Philippe Lehoux: Clients ou même d'embauche.
François Lanthier Nadeau: Ah, OK,
Philippe Lehoux: fair. Peu importe l'âge, nous, c'est l'ensemble anglais principalement. Il faut quelqu'un qui parle bien anglais. Ce poste-là ou cette partie-là de l'équipe, j'aimerais comme ça qu'elle soit à Québec. Ça serait probablement ça si j'avais un bureau. Tout ce qui est customer success, tout ce qui est peut-être éventuellement vente, management, j'aimerais ça qu'il y ait une présence physique. Puis c'est un peu ça que je vois actuellement. Parce que développeur, c'est quand même difficile d'aller chercher.
Participant 6: Profil que vous cherchez.
Philippe Lehoux: Surtout vu qu'on est rubis, c'est plus le langage du jour. Fait que trouver des gens spécialisés, c'est peut-être plus difficile à Québec. mais tu sais Spotify c'est dur de vivre GitHub c'est dur de vivre, il y a plein de shops là-dessus mais c'est peut-être un petit peu plus difficile
François Lanthier Nadeau: Hey on est sur un long pod Eh bien oui man, on est champion des longs pods Si les gens veulent te parler sur LinkedIn, Philippe-Antoine Lehoux sur Twitter, X P Lehoux L E H O U X
Philippe Lehoux: Ouais, c'est ça, rappelez-vous comme François le disait à l'écrit, je suis un peu sec mais derrière je suis un bon gars
François Lanthier Nadeau: j'écris juste vite et j'ai pas beaucoup de temps merci mon dieu, merci François
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