Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon pote Samuel Chenard, CEO & co-fondateur chez Palisade, un produit d’optimisation du email deliverability.
Grosse immersion dans la startup life. On retrace le parcours d’entrepreneur en série de Sam, en passant par YourExtraLife (app de gamification de la vraie vie) et CareerUp, une plateforme tech de placement pour stages à l’international. Son exit de cette dernière est relativement récent — y’a des beaux insights à collecter.
On se concentre finalement sur la nouvelle startup de Sam, Palisade, qui take off rapidement. À travers tout ça on jase aussi de :
Sam c’est une des personnes les plus généreuses et caring que j’ai rencontré dans les dernières années, pis on top of that, c’est un killer business-builder. Je me trouve chanceux de l’avoir comme ami, et je suis fier de l’avoir sur le pod!
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Pour novembre, la job du mois ça se passe chez Missive, une app de gestion des communications collaborative. Tous vos échanges d’équipe peuvent vivre dans l’app : courriel, chat, SMS, DMs, et plus encore.
Missive sont à la recherche d’une personne au customer success. C’est une petite équipe de produit élite dans une compagnie hyper profitable, avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart, et on continue de l’utiliser dans notre agence Grip aujourd’hui. C’est de la bombe comme produit & poste à combler — sautez là-dessus.
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Philippe Lehoux, co-fondateur & CEO.
Si vous voulez commanditer une des prochaines job du mois, écrivez-nous à bonjourhi@saaspasse.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn.
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Pour novembre, le premier service pour SaaS en spotlight c’est Baseline, une firme d’accompagnement et d’implémentation en intelligence artificielle.
Baseline ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leur données et à intégrer des solutions d'IA pour prendre des meilleures décisions de produit et de commercialisation.
Y’ont une approche no-bullshit et ils sont pas mariés à l’IA pour régler des problèmes. Ils comprennent vos enjeux d’affaires, rendent vos données actionable, et vous proposent des solutions incrémentales, tout en vous rendant autonomes.
Y’a souvent plusieurs subventions pour travailler avec des pros dans ce domaine, donc y’a moyen de pas exploser son budget!
Regardez l’entrevue avec David Beauchemin, le co-fondateur, dispo dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/baseline, et sur notre channel YouTube
Check them out sur baseline.quebec — y’a un contact form direct sur la homepage. Vous pouvez aussi glisser dans les DMs de David Beauchemin sur LinkedIn!
Si vous voulez l’histoire et les exemples concrets de David, il est venu sur le pod comme guest, épisode 41, écoutez ça!
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Deuxième spotlight partenaire pour novembre. Le service pour SaaS en spotlight c’est Paragone, une équipe de consultation numérique accréditée P-CAN, un programme de subvention fédéral super intéressant pour les SaaS.
P-CAN offre d’abord un 15,000$ gratuit pour de l’analyse de vos processus d’affaires numériques — Paragone vous accompagne là-dedans en identifiant les processus à améliorer dans votre business. C’est une occasion en or d’adresser les flows et process sub-optimaux dans votre SaaS.
Ensuite, P-CAN donne accès à un 100,000$ de prêt de la BDC à 0% intérêt sur 5 ans. Du capital super intéressant pour faire passer votre business au next level.
L’équipe de Paragone est dirigée par un fondateur SaaS d’expérience, François-Xavier Ratté de Bloc Solutions. Ils ont déjà aidé plusieurs entreprises à moderniser des processus d’affaires comme leur comptabilité, finances, gestion client, marketing, ventes, opérations internes, et plus encore.
Pour plus de détails, regardez l’entrevue vidéo avec François-Xavier, dispo dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/paragone-solutions, et sur notre channel YouTube
Pour booker un appel d’intro gratuit & rapide avec François-Xavier, cliquez sur le lien de booking dans les show notes ou sur la page partenaire.
Si vous voulez entendre l’histoire et la vision de François-Xavier, il est venu sur le pod comme guest, épisode 50, écoutez ça!
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
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Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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Samuel Chénard: Les startups, builder des compagnies, la tech, c'est ma game. Je ne serai jamais... Je fais gros du bike, je m'entraîne gros. Je ne serai jamais triathlète professionnel. Je ne serai jamais snowboarder professionnel. Je ne serai jamais skateboarder professionnel. Je ne serai jamais toutes ces autres affaires que j'ai été passionné vraiment. Mais les startups, j'ai encore ma chance de jouer dans les grosses ligues et d'être pro-level. Ça, ça m'allume tellement. Il y a encore une question. On est avec le mot de samedi, sur nos clins, j'en parle des souvenirs. J'ai pas reçu avec moi, mais je te parle avec le souvenir. Ils ont un coup, on les a fait, je repars avec mes souvenirs.
François Lanthier Nadeau: What's up folks, c'est Francisco Lanthier Nadeau, bienvenue sur SaaSpasse. Le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Shopify Apple Podcasts et les autres. Pas game de vous abonner ou nous laisser un review, ça nous motive au fond. On drop un épisode semaine minimum. juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. On est rendu au-dessus de 245 compagnies. Côté produits, on a récemment lancé le Job Board SaaSpasse. Allez sur SaaSpasse slash emploi avec un S pour publier gratuitement une offre d'emploi ou consulter la quarantaine d'offres déjà licitées. On est en bêta, donc si vous avez du feedback, bonjourhiatsaspace.com. Le dernier événement S'A-S-P-A-S a eu lieu jeudi dernier, le 23 novembre, full house chez Coveo à Québec. Un gros, gros merci à tous ceux qui sont venus, ça close vraiment bien l'année pour nous. On prend un break d'events en décembre, mais on revient en force à Montréal fin janvier. On vous annonce ça bientôt. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon pote Samuel Chenard CEO et cofondateur chez Palisade, un produit d'optimisation du... Email Deliverability. C'est une grosse immersion dans Startup Life. On retrace le parcours entrepreneurial de Sam en passant par Your Extra Life qui était une app de gamification de la vraie vie à Careerup qui est une plateforme tech de placement pour stage à l'international. D'ailleurs, son exit de cette dernière startup est relativement récent. Il y a des beaux insights à collecter. On va se concentrer finalement sur la nouvelle startup de Sam, Palisade, qui est en train de take off rapidement. À travers tout ça, on couvre des trucs comme le gold plating, les pivots et les apprentissages produits, travailler en tech en Asie, aux USA, au Canada, faire le deuil d'un projet de business à succès, choisir et financer son prochain projet après un exit, et valider le market d'un problème sans écrire de code. Sam, c'est une des personnes les plus généreuses et caring que j'ai rencontrées dans les dernières années. Et en plus de ça, c'est vraiment un killer côté business building. Je me trouve chanceux de l'avoir comme ami et je suis vraiment fier de l'avoir sur le pod. Alright, on passe au promo d'abord, ensuite au show. Petit segment GRIP, l'agence d'SEO pour ça ce qu'on a lancé. On a commencé à travailler sur notre premier client, le deuxième débute en janvier et on a des leads intéressants pour la suite. On a de la place pour 3-4 clients pour l'instant, mais on considère unboarder un junior à un SEO pour augmenter la bande passante. Donc si vous connaissez un Padawan prometteur ou si vous avez envie de croître organiquement via l'SEO, glissez dans mes DMs LinkedIn ou écrivez-nous à hello at gripgrowth.co Hello at G-R-I-P-G-R-O-W-T-H.co Ok, la job du mois, SaaSpasse. Pour novembre, la job du mois, SaaSpasse chez Missive, une app de gestion des communications collaboratives. Tous vos échanges d'équipe peuvent vivre dans l'app, courriel, chat, SMS, DM, puis plus encore. Missive sont à la recherche d'une personne au Customer Success. C'est une petite équipe de produits élite dans une compagnie hyper profitable avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart, on continue de l'utiliser dans notre agence Grip aujourd'hui et même chez SaaSpasse. C'est de la bombe comme produit, poste à combler, sautez là-dessus. Si vous ou une personne dans votre réseau avait le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Vous allez y trouver aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Phil Lehoux, cofondateur et CEO. Si vous voulez commander une des prochaines Job du mois, genre celle de janvier, écrivez-nous à bonjourhiatSaaSpass.com ou mes DMs LinkedIn. OK, Spotlight partenaire. Pour novembre, le premier service SaaS en Spotlight, c'est Baseline, une firme d'accompagnement et d'implémentation en intelligence artificielle. Baseline, ils ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leurs données et à intégrer des solutions d'intelligence artificielle pour prendre les meilleures décisions produits et commercialisations. Ils ont une approche no bullshit, ils ne sont pas mariés à l'IA pour régler des problèmes, ils comprennent vos enjeux d'affaires, rendent vos données actionable. Puis, ils vous proposent des solutions incrémentales, le tout en vous rendant autonome. Il y a souvent plusieurs subventions pour travailler avec des pros dans le domaine, donc il y a moyen de ne pas exploser son budget. Gardez l'entrevue avec David Beauchemin, le cofondateur, qui est dispo dans les show notes sur saspace.com slash partenaire avec un S slash baseline ou sur notre channel Your. Check them out sur baseline.quebec. Il y a un contact form direct sur la homepage. Vous pouvez aussi glisser dans les DMs de David Beauchemin sur LinkedIn. Si vous voulez l'histoire et les exemples concrets de David, il est venu sur le pod comme guest épisode 41. Écoutez ça. OK, deuxième spotlight partenaire pour novembre. Le service pour SaaS en spotlight ici, c'est Paragon, une équipe de consultation numérique accréditée PECAN, un programme de subvention fédérale super intéressant pour les SaaS. Paycan offre d'abord un 15 000 gratuit pour de l'analyse de vos processus d'affaires numériques. Paragon vous accompagne là-dedans en identifiant les processus à améliorer dans votre business. Tu auras une occasion en or d'adresser les flows et les process suboptimaux dans votre SaaS. Ensuite, Paycan donne accès à un 100 000 de prêt de la BDC à 0 d'intérêt sur 5 ans. C'est du capital vraiment intéressant pour faire passer votre business au next level. L'équipe de Paragon est dirigée par un fondateur SaaS d'expérience, François-Xavier Ratté de Blocksolutions. Ils ont déjà aidé plusieurs entreprises à moderniser les processus d'affaires comme comptabilité, finance, gestion, client, marketing, vente, opération interne et plus encore. Pour plus de détails, regardez l'entrevue vidéo avec François-Xavier qui est dispo dans les show notes sur sasface.com slash partenaire avec un S slash paragon, P-A-R-A-G-O-N-E et sur notre channel Your. Pour booker un appel d'intro gratuit et rapide avec François-Xavier, cliquez sur le lien de booking dans les show notes ou sur la page partenaire. Si vous voulez entendre l'histoire de la vision de François-Xavier, il est venu sur le pod comme guest, épisode 50, écoutez ça. Alright, on part au show, let's go ! Samuel Chenard, bienvenue sur SaaSpasse.
Samuel Chénard: What's up man ?
François Lanthier Nadeau: Comment ça va mon vieux ?
Samuel Chénard: Top shape, top shape. Honoré d'être sur ce fameux pod avec mon boy.
François Lanthier Nadeau: Yes man, je suis content de t'avoir vraiment aussi. T'as un excellent setup vidéo-audio aussi, donc des gros points d'invité pour Sam. Sam, tu te rappelles-tu comment on s'est connus ?
Samuel Chénard: Ouais man, en tout cas, selon ma recollection. D'ailleurs, je vais m'excuser pour tous les anglicismes que je vais faire durant le pod. Je vais faire mon best, mais je suis pas à l'accueil de travailler en anglais. C'est mon day one, Phil Barclay, celui qui est tout le temps name drop sur le pod. C'est mon homeboy de Chiaoui, le plus gros catalyste de ce que je suis pas mal aujourd'hui. C'était à sa fête de 30 ans, on avait vraiment une bonne day. Deux gars qui parlent de tech. pis de rap en même temps.
François Lanthier Nadeau: Ouais, t'as raison, man. Je pense que c'est les premières fois qu'on a connecté. Pis c'est hot parce que les fêtes à Phil, souvent, ça devient un genre de checkpoint qu'on peut se revoir. Sam, t'es-tu game de nous faire un petit recap un peu de, genre, rapido, des highlights de ta carrière ? Côté académique, professionnel, ça ressemblait à quoi, les highlights ? Ouh,
Samuel Chénard: académique, tu peux nous voir. Ben, un gars passionné de tech. Depuis que je suis kid, tout le temps d'aborde là-dedans. Je vendais des billets de hockey sur eBay quand je n'avais pas une scène. Puis, j'essayais tout le temps de faire un petit hustle, de builder des websites. J'ai appris HTML quand j'étais kid. Après ça, fast forward, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai étudié en comptabilité. C'était l'horreur.
François Lanthier Nadeau: C'est ça ? Je n'avais pas ça.
Samuel Chénard: Oui. Le seul entrepreneur que je connais… Je connaissais à la time un des potes à mon père, j'avais demandé, tu sais, si tu veux être entrepreneur, quel genre de formation ça prend ? Il m'a dit, la comptabilité, c'est bon, on comprend les chiffres. Je suis prêt pour du cash. J'ai fait ça pendant quatre ans avant Dropout, à maîtrise.
François Lanthier Nadeau: OK.
Samuel Chénard: Oui. Après ça, je suis parti pour mon premier startup, Your Extra Life avec Phil. Grosse expérience, vraiment du fun, le classique. Et on a mové ensemble, on a fait juste ça pendant deux ans. On a fait du cash, on a buildé. Grosse audience, pareil. C'était vraiment nice, on en parlera plus tantôt. Après ça, buildé mon deuxième startup, Careerup Bootstrap Company. Travaillé là-dessus pendant pas mal dix ans, que j'ai vendu en novembre passé. Puis, ouais, depuis ce temps-là, je trouve ça bien comique de dire à tout le monde que je suis à la retraite. Mais... Ouais.
François Lanthier Nadeau: Elle les fait dire souvent.
Samuel Chénard: Officiellement, j'ai pris l'année pour prendre un step back, refocus, être curieux aussi par rapport à plein de sujets que j'avais dans le backlog que je voulais apprendre. Ouais, man. Recharger les batteries un peu. C'est pas mal ça mon TLDR.
François Lanthier Nadeau: Ça nous amène en fait dans ton prochain venture qui est Palisade.
Samuel Chénard: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Tu veux-tu, je vais le prononcer de façon très francophone, je vais dire Palisade si on veut être plus cool. Ouais. Mais genre, fais-nous un TLDR aussi de Palisade, mais on va pouvoir en parler plus.
Samuel Chénard: Ouais, je pensais pas qu'on allait le dire, mais ouais, Palisade c'est ma nouvelle obsession. Dans le fond, cette année j'y ai passé... J'ai tout le temps à explorer plein de business models, plein de trucs qui m'intéressaient, comme une liste de critères. Puis, j'ai tombé là-dessus un peu par hasard. Un de mes potes, Alexis Roy, qui m'a introduit au sujet. Bien, je connaissais déjà très bien le sujet. Je commençais à en parler avec Alexis. Puis, basically, ce qu'on va faire, c'est optimiser, aider les compagnies à l'aider plus de e-mail dans l'inbox, pas dans le spam, en optimisant tout le setup technique de DNS. Dans le fond, tout. les DNS qu'il faut que tu setup pour que tes emails deliver. Nous, on va automatiser tout ça pour rendre ça vraiment facile et pas du gibberish à comprendre. Super.
François Lanthier Nadeau: Cool. Ça me donne un overview de c'est quoi qui s'amorce pour toi. Mais je veux commencer, moi, en fait, bro, par te lancer genre une méga fleur, justement, parce que t'as parlé de Your Extra Life. C'est en quelle année, Your Extra Life ?
Samuel Chénard: Je suis checké, mais... Des fois, les années se pleurent et c'est tellement passé d'affaires, mais UX4Live, c'était en 2012.
François Lanthier Nadeau: 2012, OK. Quand vous avez lancé ça, moi, personnellement, je trouvais ça tellement cool. Un peu votre aventure de startup avec Phil, puis il y avait George, puis il y avait... Je blague sur le nom. Sam. Sam qui j'ai rencontré aussi. il y avait un bel esthétique dans votre brand, je pense. Vous aviez sur le website vos profils personnels qui étaient comme cartoonisés un petit peu. Vous aviez des badges d'achievement qui vous permettaient vraiment de rapidement vous découvrir c'était qui la team. Vous aviez vos histoires perso aussi. Your Extra Life, c'était de la gamification de lifestyle experiences ? Comment tu le dirais ?
Samuel Chénard: C'était un jeu pour la vie réelle.
François Lanthier Nadeau: Game for real life. Oui,
Samuel Chénard: je pense que c'est ça notre tagline. Dans le fond, tous les gamers aussi à base, mais aussi des doutes qui aimaient ça expérimenter et sortir de leur zone de confort. C'était une idée qu'à base de Mookville, on avait bansé à l'université quand on habitait ensemble. On voulait juste que on trouvait ce push que tout le monde fasse tout le temps et on voulait trouver une façon d'amener les gens à essayer de nouvelles affaires. De là à New York's Real Life, on a comme... c'est un level de Mario Bros avec différents sujets dans la vraie vie. On joint ça avec un social network et un photo app. C'est comme ça. Ça a été une histoire. Enfin ! Les plus en détail là-dedans, si tu veux.
François Lanthier Nadeau: En fait, moi, ce que je trouvais cool aussi, c'est que vous aviez en tant que... Bon, le produit, c'était de la gamification un peu du real life. Oui. À force de... Encourager les gens à faire des trucs cools, montrer des photos. avec leurs amis, etc. Mais vous avez appliqué ce principe de gamification-là aussi, un peu comme dans... Vous aviez un arbre de progression sur le site de Your Extra Life où est-ce que les gros milestones de start-up, vous les mettiez, on est allé SF, on est allé chercher du cash, on a sorti MVP, on a fait... Il y avait comme plein de trucs là-dedans. Je trouvais tellement que c'était cohérent, mettons, la brand et tout ça. Puis la cerise sur le top, pour moi, ça a été vraiment les espèces de vlogs. Je ne sais pas si c'est un bon terme. Ouais. Les vidéos que vous faisiez et que vous montiez, je pense que c'est toi qui faisais ça. De tous vos apprentissages, mettons, vous aviez des hackathons, genre, de temps en temps, vous vous donniez le droit de faire le party, genre. Puis moi, grosso modo, ça m'a vraiment beaucoup, beaucoup donné le goût de vivre un peu la start-up life qui était très, comme, brandy cool dans votre projet. Fait que c'est pour ça que je te lance la fleur. C'est que moi, ça a été un des, une des inspirations, disons, pour moi. me lancer là-dedans.
Samuel Chénard: Ah, c'est vraiment hot, man. Merci de le mentionner. Puis c'est ça, je pense qu'on allait vraiment le fire, puis le rêve aussi. Huge, la start-up life à cet âge-là, puis on l'a encore, d'ailleurs. C'est juste un peu différent, je pense, rendu où on est dans nos carrières. Mais ouais, man, c'était une des plus belles expériences que j'ai eues. On était libre, on faisait pas une scène. On se payait genre 15 000$ par année, c'est ridicule. avec le cash qu'on avait raisé, mais on était libre, on travaillait sur de quoi, qu'on était un peu passionné, puis on habitait les quatre ensemble, 24-7, puis on travaillait là-dessus. Pour moi, c'était le absolute dream. On couchait sur des matelas gonflables dans les cabs frais à Québec, puis c'était tout ce qu'on avait besoin.
François Lanthier Nadeau: C'est quoi qui t'a marqué le plus, mettons, de cette période-là ?
Samuel Chénard: Tellement d'affaires, mais on a tellement appris. On a appris, tu sais, 10 ans d'expérience en un an. On a, tu sais, puis aussi, je pense, tout l'aspect, tu sais, of course, technique, product design, company building, culture building, marketing, cost, fundraising. Tu sais, on a tellement passé de sujets rapidement. Je travaille avec du monde tellement brillant. C'est des gars-là, c'est des... C'est des legends. Puis aujourd'hui, 10 years down the road, on le voit que c'est des fucking legends. Puis aussi, c'est tout l'aspect, je pense, émotionnel derrière Builder Startup. Je pense qu'on a quand même, avec du recul, ça a été vraiment une expérience formatrice des highs, les lows, comment se manager, comment prendre des décisions retirées aussi de ses feelings par rapport à tout ça. Puis je suis content qu'on l'ait vécu vraiment en jeune parce que ça nous a donné une maturité quand même. ou en fait, l'opportunité de maturer vraiment early on dans nos carrières.
François Lanthier Nadeau: Y'a-tu quelque chose, parce que je vois ça un peu comme un baptême de feu, d'intensité, comme tu dis, de l'apprentissage accéléré, mettons, de builder en tech. Y'a-tu de quoi à propos de toi, mettons, que t'as appris spécifiquement plus dans cette période-là, des trucs qui te font chier ou que t'aimes pas, ou que c'est pas ton jam, ou au contraire, des trucs qui te font vraiment fucking triper ?
Samuel Chénard: Oui, en fait. Je pense que j'ai appris beaucoup de mes blind spots, certainement, durant ce temps-là, puis certainement aussi beaucoup de mes forces. Je pense que dans le temps, puis avec du recul, puis en faisant comme un peu le point sur Your Extra Life, on a vraiment gold-plated, puis moi, j'étais le chef.
François Lanthier Nadeau: Explique, c'est quoi, ça veut dire ?
Samuel Chénard: Gold-plated, c'est... On ne peut pas release tant que ce n'est pas parfait. On ne peut pas être prêt à ne pas avoir 10 millions de users. Il faut que ça soit un fully fledged social network, il faut que ça a l'air, il faut qu'il y ait des animations dans le menu. On avait fait du user testing un peu, mais on est tellement allé à l'opposé de l'approche MVP. On a flambé tout le cash à faire la V1. Il nous restait même plus de cash pour René Servard, quasiment, à la fin. On a tellement eu un gros growth qu'on n'avait pas de cash pour payer les serveurs pour dire on va raise another round C'est ça, au niveau genre comment manœuvrer un startup, ça m'a vraiment appris. Puis aussi, on en reparlait justement moi et Phil, on avait même l'idée, c'est encore bon, c'est l'exécution qui était… Il y avait du peu dans l'exécution, on a vraiment exécuté fort, mais intelligemment, je ne sais pas.
François Lanthier Nadeau: comment est-ce que ce chapitre-là c'est terminé,
Samuel Chénard: juste pour closer ce chapitre-là c'est terminé avec je pense deux ans de gros travail, d'être ensemble 24-7 on était à SF pour raiser un round, on n'a pas closé le round on commençait à manquer de cash on avait des clients qu'on signait mais on voyait bien qu'on n'allait pas on n'allait pas closer le gap Puis, c'est ça, je pense qu'on avait comme des intérêts divergents avant tout là, puis on était fatigués, puis on avait une offre pour racheter comme la plateforme, puis on a décidé de « move forward » avec ça, puis c'est ça. Mais non, pour être bien transparent, je pense qu'on a juste, on a été à bout de souffle, on a baissé les balles. On voit plus le bout, on voit plus le bout.
François Lanthier Nadeau: C'est combien d'années ? de ta vie, de ta carrière,
Samuel Chénard: ça ? Ça, c'est un bon quasiment deux ans. Plutôt deux ans, mais qui a filé comme 5-10 parce qu'il n'y avait que ça.
François Lanthier Nadeau: Si on fait un saut dans le futur un petit peu, en 2022, je crois, tu exites The Careerup Up, ta dernière startup. Oui,
Samuel Chénard: oui. C'est bien en 2022 ? 2022, novembre 2022, j'ai pris ma retraite. Non, ouais.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis, Careerup mettons, un TLDR de ça, c'était quoi, Careerup ?? Puis, quel rôle t'occupais-tu ?
Samuel Chénard: Ouais. Careerup c'est une plateforme pour les gens qui veulent obtenir de l'expérience de travail ou une job à l'étranger. Ça fait qu'on aidait des jeunes professionnels du monde qui sont undergrad, graduate, student, ou sur le marché du travail à trouver des jobs dans des grosses villes au travers du monde. Fait que des jobs en tech, en finance, en marketing. On les aidait à trouver des jobs, puis on s'occupait de tout l'aspect logistique pour les recevoir dans ces villes-là. Fait que... On s'occupait du housing, on automatisait le visa process, on avait du monde, on a du monde, je sais pas si c'est le bon déterminant, on a du monde on ground qui s'occupe d'eux, puis on leur offre tout le support nécessaire pour que ça soit vraiment une belle expérience. On a fait ça, on a commencé ça dans une ville qui était Singapour, moi j'ai étudié, puis j'ai rencontré mon co-founder. Puis on a scalé ça à une dizaine de destinations, des centaines et des centaines de personnes qui arrivaient en même temps, la même journée pour vivre d'expérience dans toutes ces villes-là. Fait que c'était vraiment insane. Moi, j'ai vraiment, vraiment, vraiment eu du fun, puis on a vraiment changé la vie de plein de monde. Fait que ça me rend heureux.
François Lanthier Nadeau: Clairement. L'idée de Careerup elle venait-tu un peu de tes expériences personnelles, d'avoir peut-être enrichi un peu comme ailleurs, à l'étranger, je pense ?
Samuel Chénard: 100% man, 100%. En fait, quand on étudiait, moi et mon pote là-bas, on regardait pour faire des stages en finance à Singapour. Puis ça faisait quand même longtemps qu'on était là et qu'on connaissait l'écosystème, la ville, les compagnies. On avait des contacts et ça avait été vraiment compliqué d'essayer de figure out comment faire un stage là-bas. Il y a une job là-bas parce qu'on voulait rester plus longtemps après l'école. Puis on a comme dit Hey man, tu ne peux pas croire qu'il n'y a pas... un startup qui automatise ce process-là et qui rend ça vraiment facile. Moi, je paierais tellement pour ça en ce moment. Puis, fast forward, trois, quatre ans plus tard, c'est ma fête. UX4Live, ça vient de se terminer. C'est mon pote qui habite à New York maintenant. Il vient me voir pour ma fête. Lui, il était investment banker dans le temps. Il me dit, tu sais, là, l'idée, là, qu'on allait parler dans le temps, ça serait cool, puis tout. Ça serait vraiment cool que quelqu'un fasse ça. Puis il m'a dit Man, j'aimerais vraiment ça partir de New York, c'est comme trop intense comme lifestyle. Je dis Man, I got nothing on my schedule right now. Je faisais du t'ska de santé là, je buildais des e-com stores pour des clients en attendant de figure out. Puis, fin de semaine-là, j'ai buildé un website. On a driven des ads avec Google Ads. On s'est dit si le monde y applique puis ils sont intéressés, on a… On a, basique, mis des fake jobs. avec des fake destinations. On a mis, genre, 500$ de Google Ads. Si le monde y applique et qu'ils sont intéressés, on va parler à une couple de customers de même, il y a peut-être quelque chose. Puis, je pense que quatre jours plus tard, on avait 300-400 applications. C'était genre, ah, intéressant. Fait qu'on s'est dit, fuck it, on le fait. Trois semaines plus tard, j'étais dans le plane puis on allait builder la première version de Careerup.
François Lanthier Nadeau: On est en 2013-2014, on est où là ?
Samuel Chénard: 2013-2014, ouais, 2013-2014.
François Lanthier Nadeau: Parce que c'était presque 10 ans. 8 ans que t'as fait ?
Samuel Chénard: Ouais, quasiment 10 ans. La compagnie a 10 ans. Quasiment 10 ans ? On va avoir 10 ans cette année.
François Lanthier Nadeau: Puis, il y a des gens qui pourraient probablement dire, yo, B2C, c'est difficile. B2B, c'est mieux. Là, toi, t'avais comme un mixed bag, right ? Où est-ce que t'avais probablement... d'un côté de ton marketplace, des business qui ont besoin de talent, d'accueillir du monde, etc., de les séduire, mais aussi des étudiants qui, de façon générale, c'est pas le customer profile avec le plus de fric à lancer. Comment vous avez rationalisé un peu la monétisation de tout ça ?
Samuel Chénard: C'est un bon point. Pour vrai, au début, naïveté, puis 24-25 ans, j'étais genre... On va le trouver. Je pense que c'est aussi quelque chose que j'ai appris avec le temps. C'est quelque chose qui est passé. J'ai pris une approche différente pour évaluer si c'était une bonne idée. Mais dans le temps, on était là. Ah, ils appliquent, ils vont sûrement vouloir payer. Notre rationnel, c'était le monde paye 200 000-300 000 aux US pour avoir une bonne éducation. Ils vont bien payer 10-15 pour avoir un été vraiment de feu. puis aussi avoir une expérience qui va vraiment être différenciatrice sur leur CV. C'était des étudiants de partout, il semble, ou c'était concentré dans une base comme, mettons, les States ? Ça variait avec les années. Je pense qu'à mesure que la compagnie grossissait, on expandait dans plusieurs pays en termes de user base, du côté client, du côté étudiant, pour être précis. Mais 60... Au début, on était à 80 US, 20 reste du monde. Plus tard, on était à plus 50-50. 50 US, 50 reste du monde.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis, y'avait-tu une partie du modèle de revenu qui venait des business, mettons ? Où est-ce que vous placiez du monde ?
Samuel Chénard: Ouais, on a essayé ça, on a travaillé fort là-dessus, mais c'était tough pareil. C'était tough parce que le value prop de the entry-level workers est peut-être pas assez élevé pour qu'ils payent beaucoup. Fait que nous, on préférait qu'ils payent les étudiants, ou ils payent les entry-level jobs, les stages. qu'ils nous payent nous, parce qu'on a vraiment beaucoup de demandes du côté étudiant, puis il fallait aussi pas mal pour onboarder des compagnies beaucoup.
François Lanthier Nadeau: Puis ton rôle, Sam, parce que toi, t'es, j'ai le goût de dire comptable de formation, juste parce que je trouve ça drôle et je veux te troller, mais t'es self-taught en programmation web, backend, frontend, ton skill set qui a été buildé dans Your Extra Life, puis ensuite, c'est-tu, c'est très technique ?
Samuel Chénard: Ouais, très technique. Tu sais, ça dépend pour qui.
François Lanthier Nadeau: Pour moi, ça devrait être très technique.
Samuel Chénard: Oui, ça dépend vraiment pour qui, mais tu sais, je pense qu'il est rendu à ce point-là dans la carrière, j'étais un peu un one-man army. J'ai eu hâte de faire pas mal de trucs. Ux4Live c'était moi le lead UI, UX. Fait que, tu sais, je pense que j'ai tout le temps eu une passion aussi pour les arts, le design, les beaux objets. Mon père, c'est un ingénieur, mais aussi un... Quelqu'un qui a un craft incroyable, il ne fait rien à moitié. Il faut que tout soit parfait. Puis, il m'a vraiment appris ça, je. Fait que moi, j'ai fait du design, mais pas de question. Après ça, il faut que j'apprenne à coder, à faire des front-end. Je parle plus en mode intégré du front-end. Puis, designer peut-être plus comment tout le système va fonctionner. Back-end, je suis capable de faire des petites affaires, mais ce n'est vraiment pas du gros stock. pour parler de Sales, c'est pas moi qui vais prendre ça, sous mon aile, chez Careerup j'étais CTO, donc dans le fond, je m'occupais de toute la partie produit, toute la partie tech, l'idée, le team d'engineering, puis s'assurer que, genre, on avait aussi une taille de collaboration entre les sales, customer support, puis le UX, pour, genre, intégrer le feedback dans l'app, mais tu sais, j'ai tout fait, même, tu sais, qui se pense qui s'occupait à... Des finances, c'était moi. Bon, tu sais, accounting, year-end, j'ai tout fait. En fait, on avait un bureau à San Francisco, un bureau à Montréal. Moi, j'ai parti de San Francisco pour aller partir de mon bureau à Montréal. Puis, je me suis occupé du genre du HR. J'étais genre office manager à ce moment-là.
François Lanthier Nadeau: Donc, tu as porté, comme plusieurs founders, mettons, pendant la growth de la startup, tu as porté plusieurs chapeaux différents. Puis, j'aurais une question plus de curiosité personnelle, mais... Y'a-tu un ou des de ces chapeaux-là que t'as vraiment enjoy ?
Samuel Chénard: Ah ouais, man. J'aime vraiment user experience, produit. Je le tripe. Marc aussi, je dirais. J'aimerais vraiment ça. Board des relations aussi. Je pense qu'à la fin de la journée, je me rends compte que peut-être que là où j'ai le plus de value-add, c'est dans le bearder des relations. Pense à l'expérience, produit pis plein d'autres affaires que, tu sais, I can make it work, mais tu sais, c'est pas mon core skill set. Comme là, avec Palisade, je ne toucherais pas au engineering.
François Lanthier Nadeau: Careerup au moment où tu es sorti en 2022, l'équipe, ça ressemblait à quoi ?
Samuel Chénard: On avait quand même downsized, en fait. On a downsized pas mal à la fin.
François Lanthier Nadeau: À cause du market ?
Samuel Chénard: Oui, c'est ça. En fait, Careerup pour mettre en perspective, c'est... une plateforme de voyage à l'étranger, si on veut.
François Lanthier Nadeau: C'est sûr que quand il y a une pandémie, ce n'est pas le best.
Samuel Chénard: Quand il y a une pandémie, ce n'est vraiment pas le best. Ça a été un gros pivot qu'on a fait en 2020. En fait, cette histoire-là est quand même cool, je pense que ça va à peine la compter, mais en fin 2019, on s'est rendu compte que nos leads, nos clients... nos éditeurs qui ont parlé, qui voulaient partir en échange, commençaient à mentionner justement Oh, something's happening in Asia. COVID. On avait beaucoup de destinations. On avait Beijing, en Chine, Sydney, Singapour, les Philippines, Shanghai, tout ça. Ça commençait à parler de pandémie. On s'est dit Oh, that's interesting. On a commencé à vraiment regarder le sujet sérieusement. Long story short, À un certain point, mon partner, on s'est dit, Oh, OK, les odds qu'il y ait une pandémie mondiale sont low, mais si ça arrive, on est complètement fuck. Fait que, man, le 18 décembre 2019, j'ai acheté RemoteInternships.com pour 800$.
François Lanthier Nadeau: OK.
Samuel Chénard: Ouais.
François Lanthier Nadeau: OK.
Samuel Chénard: Puis on s'est dit, tu sais, qu'est-ce qu'on est bon en ce moment ? Aider le monde à trouver des jobs, des stages. Si ça, ça arrive, bien, ils vont avoir besoin de se trouver des jobs remote parce que tous leurs jobs présentiels vont être cancellés. Puis, fait que moi, je suis parti avec une partie de la team. On a commencé à tout... genre refactor la plateforme pour striper toute la partie voyage, expérience. Puis on a préparé comme une autre version, puis buildé un nouveau messaging, un nouveau website. Puis on s'est dit, ça arrive, mais on va avoir notre plan. Fait que, bien, guess what, ça arrive. Combien de temps ça a pris ?
François Lanthier Nadeau: Combien de temps ça a pris le pivot, genre ? Oui, c'est assez intéressant, ça.
Samuel Chénard: Ça a pris, tu sais, avant qu'on, tu sais, mid-December, on commençait à penser à ça, puis à acheter le domaine. avant qu'on mette ça en branle pis qu'on travaille avec tout le monde, qu'on line-up la stratégie, ça a pris comme deux mois. Fait que, quand la pandémie...
François Lanthier Nadeau: C'est ça, c'est ça. Vu votre exposition à des poules très asiatiques, vous aviez comme feedback ears on the ground qui... Basically, vous avez été conscient de cette menace-là entrepreneuriale bien avant. Plein de monde que, mettons, que je connais autour de moi, tu comprends ? t'as pas vu venir. C'est quand même fou, là.
Samuel Chénard: Ah, c'est... Avec Zorakia, c'était une scène. Je me rappelle, tu sais, souvent, mes amis, Mario et Excel, on était à un souper, un souper comme de Noël, post-Noël, chez un de mes potes à un chalet. Puis je leur ai fait un rant, là, de Doomsday, là, genre, « Guys, there's a possibility qu'il va y avoir une worldwide pandemic. » Puis là, j'avais comme obsédé là-dessus pendant longtemps puis il était « You're totally out of your mind. » Mais tu sais, je pensais pas. Je pensais pas qu'on allait être confinés chez nous pendant si longtemps, mais je me disais, Hum, ça se peut très bien que le monde soit plus capable de voyager. On s'était dit, Ah, les chances, c'est comme 10-15%. Mais guess what, c'est arrivé, man. Puis quand c'est arrivé, j'étais au Mexique, à Cabo. Longue histoire, mais j'étais avec des Italiens qui arrivaient de l'Italie. Il fallait qu'ils repartent parce que les vols étaient cancellés. On allait loin un spot. Ils sont partis en genre 45 minutes en panique le matin. J'étais tout seul dans l'appart. Puis j'ai juste redirigé tout le trafic. Parce qu'on avait un gros contrat de ads, puis j'ai redirigé ça sur remoteinternships.com, puis j'étais genre, oh my God, puis next day, je prenais un flight back à Montréal, puis finalement, ça a été un gros, gros hit. On avait tellement de trafic, mais on ne savait plus quoi faire avec, honnêtement. On rankait number one pour remote internships sur Google dans presque tous les pays qu'on voulait, tellement qu'on a été obligés de ajouter plus de de filtering sur nos leads pour être capable de maintenir le volume. OK. Oui, puis on a fait ça. Pendant cette année-là, c'était vraiment nice. Bien, nice. On était content, tu sais, parce qu'on avait comme vraiment dodgeable. Puis après ça, c'est ça. Je pense que la nature de la compagnie a vraiment changé. Le team a changé. Tu sais, là, on faisait juste du remote. Parce que durant la pandémie, ça faisait comme plus de sens d'essayer de proposer des voyages aux gens. Puis, c'est ça, on a comme downsized le team, on a automatisé plus le process. Maintenant, on faisait pas mal plus de coaching puis online learning que toute la partie on-ground Fait que tous les gens qu'on avait sur le payroll qui étaient les on-ground managers comme dans chaque destination, on avait du monde qui s'occupait de notre crew là-bas. Tout ce monde-là, il fallait qu'on les laisse aller. La composition a quand même vraiment changé. Puis c'est ça, overtime, on était rendu une business qui fait du online coaching, online learning, puis job searching, intertwined, puis mixé dans un package.
François Lanthier Nadeau: Les bons vieux noms de domaines génériques, hein ? Remote internships.
Samuel Chénard: Ouais, mais...
François Lanthier Nadeau: Ça te lague, des fois,
Samuel Chénard: ça paye encore. Tout le monde dit que ça marche pas pour le SEO, mais je trouve que ça marche.
François Lanthier Nadeau: Puis là, la... l'ADN de la compagnie évolue justement à travers ce pivot-là, à travers cette pandémie. Oui. Puis toi, un moment donné, t'es comme, tu sais quoi, j'ai plus envie de faire ça, j'ai envie de faire... Ça a été quoi ton trigger de genre, all right, time to move on ?
Samuel Chénard: Bien, c'est sûr qu'il y a eu un couple d'affaires, un couple d'affaires. Je pense, c'est ça, je pense que surtout que la mission de la compagnie a changé, tu sais, c'était vraiment différent pour moi. On pourrait en faire un à ta question tantôt. Tu sais, moi-même, j'ai grandi dans un... Un village de 5000 personnes. Après ça, à Sean. J'étais à l'université à Québec. J'ai été chanceux. J'ai voyagé quand même pas mal avec mes parents quand j'étais petit. J'avais jamais vu c'était quoi les big cities. Là, je me ramasse à aller vivre à Singapour. J'ai genre 22 ans, 23 ans. Voir toute cette infrastructure-là du monde qui vient de partout. New York, San Francisco, L.A., Danemark, Europe, blablabla. Fait que vraiment être content. en contact avec du monde qui pensent gros, qui ont vu gros. Puis ça a complètement changé le cours de ma vie. Fait que quand on a parti scorer up, je querrais vraiment share cette expérience-là au plus de monde possible, puis rendre ça accessible au plus de monde possible. Puis la nouvelle vocation de la compagnie, vraiment respectable aussi, puis qui aide vraiment ces jeunes-là à progresser dans leur carrière, puis tirer leur épingle du jeu. Mon partner était vraiment passionné par ça. Moi, un peu moins, je dois t'avouer, l'aspect coaching, learning, je comprends que c'est fou l'important, mais ça a été un gros changement par rapport à la team, changement structurel, on faisait plein d'affaires. Puis, à un moment donné, je pense que le coût d'opportunité de ne pas travailler sur autre chose était rendu trop gare. C'est ça, en gros. J'avais l'impression qu'il y avait quelque chose en train de se passer. Je ne voyais pas comment on allait amener ça à une entreprise de billions de dollars. Tu sais,
François Lanthier Nadeau: des co-founders qui arrivent à des croisés de chemin comme ça, où est-ce que les ambitions, les intérêts sont plus nécessairement alignés, ça arrive à ne pas jeter. C'est juste normal, chacun mature, les compagnies, les marchés évoluent. Comment tu annonces ça à ton co-partner que ça fait huit ans que tu crains d'avec ?
Samuel Chénard: Oui, bien, man... Ça a quand même été assez organique, je te dirais. J'y avais dit que moi, j'étais peut-être moins down là-dessus. Moi, je voulais amener la compagnie dans une autre direction. Lui, il voulait l'amener dans une autre direction. Puis on avait quand même des heated conversations à propos de ça. Puis je pense que c'est normal, man. On est ultra passionnés du monde. Deux gars qui ont rendu feu. Puis des fois, il était là, tu sais, man. Je vois que des fois, tu n'as plus l'air aussi heureux que tu étais avant. Si jamais, tu sais. Je pense que c'est lui qui m'a proposé au début. Puis aussi, je pense, tu sais, il voyait que c'était le mieux pour tout le monde. Si tu veux faire un exit, on peut régler ça, man. Je vais t'aider, je vais prendre du cash, on peut te racheter, on va te laisser des chais en compagnie, on va s'assurer qu'il y a une belle transition. Puis là, j'avais pensé au début, mais je n'étais pas prêt. J'ai dit, man, tu sais, il n'y a no way que tu vas, genre, partir avec mon bébé, là. Tu sais, man, ça a été tellement de travail, tellement de sweat and tears, là. Ça me pogne au cœur quand je leur parle. J'ai vraiment tout fait. J'ai dormi sur des barres de parc à attendre des étudiants qui arrivaient à Beijing à 2h du matin. On a tout fait. Quand ils m'ont parlé de ça au début, je n'étais pas prêt. Surtout qu'il y avait plein de mes amis aussi qui travaillaient pour la compagnie. Je chantais que je ne pouvais pas les abandonner. Ça a été quasiment 6 mois, 8 mois, 1 an plus tard que... j'ai eu un talk aussi avec mon team, mon close-close team. Ce sont aussi mes amis qui sont venus travailler avec nous. Ils m'ont dit, Sam, je pense que tu es rendu là. Je pense que tu es rendu là. C'était comme notre blessing de partir. Je suis allé avec mon partenaire. Il était dans pour que je fasse un exit. Ça n'allait pas être un enfer de négociation. J'avais comme eu le blessing du monde que je voulais avoir le blessing. Je suis revenu à un meeting. J'ai dit, Man, genre, all the love in the world, méga respect pour toi, mais on est comme rendu à un point, on est comme, ouais, on est du, un peu. OK. Puis, ça n'a pas été long, man, je n'ai pas été greedy sur les termes, on a bien fait ça, on a fait ça avec des avocats, des comptables qu'on connaît bien et qu'on trust, puis un mois plus tard, c'est signé. Quoi ? Ouais, un mois plus tard, c'est signé, pas longtemps après, j'avais le cash.
François Lanthier Nadeau: C'est quand même un blessing. d'avoir pu sortir. C'est sûr qu'il a dû avoir des frictions,
Samuel Chénard: mais des fois,
François Lanthier Nadeau: il y a des frictions existentielles à des amitiés, à des relations. Des fois, il y a des ponts qui se brûlent pis ça semble vraiment pas avoir été ton cas. Fait que c'est quand même cool, ça, man.
Samuel Chénard: Ouais, je pense qu'on était rendus là où c'était le bon move à faire à ce moment-là, pis j'avais besoin un peu d'espace, je pense que genre, t'sais, on... On dit que les startups, c'est comme un mariage, mais c'est vraiment vrai. Puis là, tu partages. C'est ça, j'étais rendu dans un mariage que j'étais peut-être plus similaire que ça. Il fallait que nous deux laissions la place à l'autre de Shyné et faire les prochains mots avec la compagnie. Je me suis dit que pour moi, ce coup d'opportunité était trop grand de rester là et de ne pas être là. Je ne serais pas repart. Tu repars à la gare. Je ne repars pas à la gare. C'était obvious pour moi. J'en ai parlé à Marc, j'en ai parlé à une couple de close friends, qu'est-ce qui se passe ? Ils m'ont dit, Ah, t'sais, man, come my blessing. Je suis là,
François Lanthier Nadeau: OK. C'est un réflexe que tu as que je partage beaucoup dans des décisions, des moments charnières, de reach out d'essayer de voir, OK, les gens que j'aime et que je respecte, qui ont accompli du stock aussi autour de moi et qui me connaissent, qu'est-ce qu'ils en pensent ? Juste pour éduquer tes décisions un peu. Je l'ai fait avec toi récemment. J'étais juste appelé. J'étais comme, yo, ça, ça, ça, je ne sais pas quoi faire. Fait que non, man, je trouve ça vraiment cool. Puis tu le racontes quand même avec une certaine sérénité, ce qui est bon aussi. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup d'amertume dans comment tu le racontes. Fait que ça, c'est bon, man.
Samuel Chénard: Ah, thanks, man. Mais honnêtement, vraiment grateful de ce qu'on a buildé, vraiment fier de ce qu'on a buildé. Ça a été une folle expérience. Puis je pense que le timing était juste right. Là, je suis vraiment à stock sur qu'est-ce qu'on fait next. Je suis fired up j'ai eu le temps de me reposer. Et man, j'ai du gaz dans le tank. J'ai du gaz dans le tank pour pouvoir repartir à la guerre. Puis ça n'aurait pas été le cas si j'avais resté là. Fait que,
François Lanthier Nadeau: tu sais... Nice.
Samuel Chénard: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Puis là, avec Career Up tu t'es trouvé à travailler de plein de places différentes. Tu m'as mentionné des highlights comme SF, Singapour. J'ai le goût que tu me dises... Y'a-tu une ville ou une culture où est-ce que t'as vécu un plus gros clash ou contraste avec ce à quoi t'avais été habitué au Québec ?
Samuel Chénard: Partout, c'était vraiment différent. Autant que builder des business relationships avec du monde en Chine, c'est vraiment différent d'aux US. Autant que la ponctualité aux Philippines, c'est pas la même game. En Europe aussi, Barcelone, Portugal, c'est comme normal de répondre à un email en deux semaines. Au site aussi, j'ai été vraiment beaucoup exposé au think big américain dans toutes ses facettes, moins belle et plus belle aussi. Travailler, habiter à SF, être entouré du monde qui parle juste de tech, juste parler de tech, parler de... On dirait que c'était... 1, 2, 3 ordres de magnitudes plus grands que ce que j'avais été habitué. C'était vraiment, vraiment bien. J'ai adoré ça, l'Asie. C'était incroyable d'habiter là-bas.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que tu aimais à propos de l'Asie en particulier ? Parce que moi, j'ai eu des expériences assez désastreuses avec l'Asie. On n'est pas le même profil.
Samuel Chénard: Je me rappelle. C'est sûr que ça dépend vraiment beaucoup de la ville et où tu habites. Singapour, ça fait comme le futur. Tout est clean. streamline, tout est bien exécuté, les gens sont respecteful, tout est bon, tout est beau, tout est bien pensé, c'est malade. Après ça, tu sais, Philippines, tellement de diversité, aussi tu peux te payer un niveau de vie qui est juste insane. Dans le temps, je me rappelle, c'était 2500 US par mois, on avait un penthouse au 64e étage. À Mani ? Oui, à Mani. On avait... un chauffeur, un cook, des maids, un autre lifestyle. Puis mon pote Rob, avec qui j'ai parti à la business, sa famille venait de là, donc on avait plein de liens avec du monde local, c'était malade. Puis on allait surfer dans les plus beaux spots le week-end. L'Asie, vraiment une belle proximité avec plein de cultures, plein d'environnements différents. C'était complètement fou. Puis... Bye ! Je suis un gars qui aime l'hiver, j'aime le snow. Je fais beaucoup de snow, j'ai tout le temps été un gars de board sport, sport sportif, mais skipper l'hiver, c'est quand même le fun quand tu travailles sur un store. J'aimais bien ça. Après ça, sans Francisco, c'était fou. Ça m'a permis aussi vraiment de cacher le vibe SF. Si je voulais déménager, on dirait que tu as tout le temps un peu le pipe dream de te déménager là un moment donné, mais vraiment passer beaucoup de temps là-bas, ça m'a fait très rassurer. Peut-être que ce n'était pas le bon fit pour moi à long terme. Je serais d'ordre d'y retourner. Avec Paracel, on va peut-être y retourner justement. Fair enough, j'ai des amis et un écosystème là-bas que j'aime bien. Aussi, ça te permet de calculer que tu es mieux au Québec. Puis l'Europe, c'était malade. Habiter à Londres pendant un été, solo, c'était fou. Toutes des trucs que je n'avais peut-être pas permis de faire.
François Lanthier Nadeau: Attends,
Samuel Chénard: le SF,
François Lanthier Nadeau: tu as dit que ça te permet de réaliser aussi que tu es mieux au Québec. Pourquoi ?
Samuel Chénard: Ben, man, first, le grind. Quand tu es à SF, tu es sur un gros treadmill, ça coûte cher. Mes amis s'achètent des maisons à 2 millions, 3 millions USD qui ont été bâties en 1920. Man, c'est des 15-20 000 USD d'hypothèque par mois. C'est wild, tu sais. Puis, tu sais, c'est vraiment beau SF. Genre, je trippe. Genre, géographiquement, quand c'est fait, la topographie avec les montagnes, l'accès à l'océan, l'accès aux montagnes, l'accès à la baie aussi. qui est insane, mais tu sais, c'est tricky en termes de sécurité, c'est tricky en termes de disparité sociale, c'est vraiment quelque chose qui était tough pour moi de vivre à tous les jours, autant en Philippines aussi, puis pas de healthcare, plus ou moins, des gros enjeux sociaux, je pense habiter aux têtes, vivre cette polarité-là qu'on voit dans les médias, au day-to-day, c'est un autre game.
François Lanthier Nadeau: c'est un long deal fait que là en 2022 tu sors de Careerup tu te ramasses avec pas mal plus de temps libre pis d'argent dans la banque que t'avais comment tu te sentais les premières semaines qui ont suivi cette move là c'était
Samuel Chénard: vraiment man pas tant c'est vraiment surtout sur le coup c'est vrai que c'est le fun de cash et out pis d'avoir une liberté financière mais Pour être vraiment transparent, j'avais déjà fait des bons moves avant. J'avais quand même, tu sais, on était 10 ans bootstrap, puis on était profitables year one. Tu sais, je me suis payé un bon salaire, j'avais bien des savings déjà, j'ai fait plein de moves reckless, comme genre investir dans Tesla early, early on, puis d'autres trucs de même. Puis tu sais, j'avais comme un bon... Puis tu sais, j'ai un cool lifestyle, mais je suis pas extravagant non plus. Je suis toujours en ré. une Subaru Outback 2014. Ça n'a pas tant changé. Ça m'a juste permis d'avoir peut-être... Là, je me suis dit, OK, je vais voyager et je vais en profiter. Moi, c'est vraiment une de mes grosses passions. Tout de suite après, dans le fond, la transaction, j'ai fini de travailler. Moi, Marc, Vince Thibault, Alexis Sirois, Taylor Gendron, une couple d'autres boys, on est allés au Web Summit à Lisbonne.
François Lanthier Nadeau: Ah bon ? Ouais, au Portugal ?
Samuel Chénard: Ouais. Ça a commencé comme ça, mais après ça, ça a pris trois jours. J'étais back sur le laptop. J'avais juste le goût d'essayer des trucs, essayer de builder des nouveaux trucs. C'était par le gros hype OpenAI. J'étais là, j'ai juste le goût de gosser avec ça.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Dans les premiers mois, tu es back sur le laptop assez quick. Tu recommences à gosser. Tu gosses sur quoi ? Tu râles sur quoi ?
Samuel Chénard: Juste une petite parenthèse ici à ajouter par rapport à ça, en répondant à cette question-là, c'est genre, des fois on a l'impression qu'on va faire un exit ou genre, ce genre d'événement-là, pis que le lendemain, tu vas être une nouvelle personne pis que tous tes problèmes vont être réglés. Mais guess what man, actually, avoir du cash, ça règle juste, ça rend juste tes problèmes de cash plus faciles. Puis peut-être que même ça ajoute en fait du stress par rapport à perdre du cash flow pour faire des affaires.
François Lanthier Nadeau: Tell me about it.
Samuel Chénard: On a parlé de ça aussi. Oui. Puis l'autre affaire, c'est, tu sais, devenir un founder, tu te programmes d'une certaine façon. Tu deviens une machine à prévoir dans le futur, à faire des scénarios, à essayer de builder, à maximiser ton temps, à tout le temps avoir un framework de OK, what's the most valuable thing I can do right now ?
François Lanthier Nadeau: OK.
Samuel Chénard: Ce n'est pas parce que tu tombes à la retraite du jour au lendemain que tu te déprogrammes automatiquement. Tout ce framework-là, ces patterns-là sont encore ingrained dans toi, bord en bord. Quand j'ai eu mon temps, j'avais juste le goût de faire un peu. Mais en fait, je pense que c'est une bonne chose. À la fin de la journée, je ferais ça si personne ne regardait et je n'étais pas payé. J'aime ça, builder des affaires. Mon père est le même. Je suis au chalet, je renouvelle le chalet.
François Lanthier Nadeau: C'est les matchs, la prochaine step. Je m'en rappelle, j'ai failli me casser avec le bras.
Samuel Chénard: Rôles sont faites, tu serais fier.
François Lanthier Nadeau: Ah ouais ? Non, j'aime ça ce que tu dis. Ce que je détecte, puis on en a déjà parlé un peu, c'est que tu aimes le jeu. Tu aimes la game, tu aimes jouer cette game-là sans nécessairement avoir besoin de... Évidemment, on aime ça avoir des highlights, des victoires, des petits circuits, etc., mais comme... t'aimes foncièrement la game. Fait que, si t'es heureux à builder, why not build, tu sais ?
Samuel Chénard: 100% man. Puis c'est pourquoi que j'ai, tu sais, que c'était, j'avais peut-être un peu besoin de prendre du recul cette année pour me rappeler ça parce que, tu sais, j'étais essoufflé de jouer à la game. Mais à la fin de la journée, man, les startups, builder des compagnies, la tech, c'est ma game, tu sais. Je ne serai jamais, tu sais, je fais gros du bike, je m'entraîne gros, je ne serai jamais triathlète professionnel. Je ne serai jamais snowboarder professionnel, je ne serai jamais skateboarder professionnel, je ne serai jamais toutes ces autres affaires que j'ai été passionné vraiment. Mais les startups, j'ai encore ma chance de jouer dans les grosses ligues, d'être pro-level. Ça, ça m'allume tellement. En plus, j'aime ça.
François Lanthier Nadeau: Quand tu es un gars compétitif,
Samuel Chénard: il sourit. Compétitif, surtout avec moi-même, je te dirais. Je pense que je suis vraiment hard. J'aime ça. C'est sûr que si on était avec mes potes avec qui on fait du triathlon ou du trail running, c'est sûr que j'aime bien ça être un peu spicy et ne pas donner ma place. Mais j'aime ça que tout le monde ait leur plein potentiel, dont moi.
François Lanthier Nadeau: La seule tâche qui m'a été assignée quand on est allé sur le boat à Shawinigan, c'était... C'était de lancer la corde à Berge pis à toi quand vous faisiez du waked turf. J'ai réussi avec cette seule tâche-là à me l'envoyer dans le phare. À perdre mes lunettes, gros.
Samuel Chénard: J'avais de quoi d'écrit dans ma prep pour le pod, sorry,
François Lanthier Nadeau: fin de côté lunettes. Dans les premiers mois après Kairi Rupp, les premiers projets dans l'époque OpenAI qui commençaient, ça ressemble à quoi ?
Samuel Chénard: Au début même, c'était tester des nouvelles techs. J'ai travaillé avec un couple de mes potes. On a bouncer des idées. On a buildé des MVP. Puis en gros, on a buildé un résumé generator, un cover letter generator. On a buildé un real estate listing generator qui créait aussi plein de data, puis qui filait ça, puis qui essayait d'améliorer, mettons, ces expériences-là. Après ça, on a essayé aussi... une app de notes médicales. Parce qu'en fait, je parlais que le père de mes potes, il est médecin, il me dit Moi, tous les jours, j'appelle ma boîte vocale pour lui laisser des notes pour mes patients. Puis ma secrétaire, elle translate ça en notes digitales. C'est genre, it seems like pretty disruptable for me right now. Puis, je pense qu'un des trucs que j'ai appris dans ma carrière over time, c'est OK, pas une ligne de code avant de parler à des users. Fait que, tu sais, on a fait... Bien des recherches, on a testé des affaires, mais aussi il y a des trucs qu'on voulait expérimenter aussi avec de la nouvelle tech, comme Firebase et des trucs de même, qu'on était excité de juste jouer avec. Puis jouer avec OpenAI, puis jouer avec les pierres d'OpenAI. Mais on a fait ça pendant un bout, puis à toutes les fois, j'étais genre, Hmm, Red Flag, monétisation bizarre, wrapper d'OpenAI, Platform Risk, Platform Risk. Ça fait que ça a été plein de petits tests qu'on a faits. Puis aussi, en parallèle, j'ai buildé une autre business avec un de mes potes du CGE. Pour en revenir à l'entraînement au bike et tout. Nous, l'hiver, on fait du bike sur Zwift. Puis on trouvait que tous les setups pour mettre ton laptop, ton iPad, ton phone sur ton bike pour Zwifter, c'était vraiment baboche. Tout le monde a des tables un peu de croche avec des fils qui traînent partout et tout. Puis on s'est dit, on pourrait sûrement en designer un qui… Ce serait plus intelligent. Surtout qu'on avait commandé d'autres pis ils faisaient pas la job. Surtout dans le mid-season, il faut que t'enlèves ton gear, t'enlèves ton bike, tu vas biker dehors. T'sais comme en ce moment, mois d'octobre, la fin de semaine, tu bikes dehors, la semaine, tu bikes en dedans parce que tu fais noir.
François Lanthier Nadeau: Ok, ok.
Samuel Chénard: Fait qu'on a engineer un, on l'appelle le cockpit, le clip and play cockpit. C'est pour le monde qui bike en dedans. Fait qu'on a launché ça. J'étais comme curieux. de faire du Icon toutes les techs de Icon qui étaient sorties ça m'intéressait pis ouais ça roule man ça roule je savais même pas bro ça que tu faisais ça c'est très cool Ah ouais ? Ok.
François Lanthier Nadeau: C'est quoi Zwift ? Pardonne mon ignorance.
Samuel Chénard: Ouais, sorry, j'ai dû te donner plus de contexte. Zwift, c'est comme un vidéo game pour le monde qui a des Smart Trainer. Un Smart Trainer, c'est comme une base d'entraînement que tu plugues ton bike dessus. Ces bases d'entraînement-là peuvent te donner du feedback. Si t'as envie de monter une côte, c'est plus dur. Si t'as envie de descendre une côte, c'est moins dur. Zwift, c'est comme un vidéo game layer on top. de ça. Donc, pense à genre, c'est comme un open world, tu fais du basic sur ton bike dans la maison, mais tu as un screen avec toi qui bike, tu as des entraînements, tu as des courses, tu as des meet-ups, puis, ça ressemble un peu à GTA sur ton bike. Puis, ouais, on fait du bien là-dedans.
François Lanthier Nadeau: Tu ne peux pas voler le vélo des autres si tu passes ce triangle pour les puncher.
Samuel Chénard: Ça serait une scène. Mais, la prémisse aussi, c'est que c'est un segment qui va vraiment grossir. Dans le sens où j'ai l'impression que les e-sports d'entraînement, je n'ai pas encore trouvé le bon terme pour la catégorie, mais les e-sports d'entraînement où genre, actually, c'est comment tu es en shape qui te permet de compétitionner dans la reine, ça va devenir de plus en plus gros segment. Puis nous, on veut juste faire des accessoires pour que ce soit des beaux setups esthétiques. Ça fait qu'on 3D print ça ici à Chiaoui. Ah, wow, wow. Là, je suis au lac. À Sheaoui-Ngan, on a une ferme de... Je pense 12 3D printers à ce temps-là. Qui est opéré par le prof du secondaire, mon ami Simon. On vend ça online et c'est vraiment cool parce que c'est un centre pour personnes avec des capacités réduites qui s'occupent de l'assemblage et du shipping. Ça donne des jobs à du monde dans le besoin. On est vraiment stoke là-dessus.
François Lanthier Nadeau: Du monde de ton coin aussi, c'est assez hot.
Samuel Chénard: Oui, c'est vraiment cool.
François Lanthier Nadeau: C'est quoi le nom de la marque, le nom de domaine ?
Samuel Chénard: Ça s'appelle lecodemorse.cc.
François Lanthier Nadeau: Lecodemorse.cc.
Samuel Chénard: Ça fait vraiment français bike. Pour vrai, on n'a pas tant mis de temps là-dessus, puis ça roule, puis on est vraiment contents. Éventuellement, on va essayer de faire une V2. Là, on est en train de faire plus d'itération sur le produit. C'est ça qui est cool avec le 3D printing. Grosse parenthèse, mais c'est que ça ressemble beaucoup à du software. Si tu fais imprimer un moule, tu peux le versionner. chaque version, on a un customer feedback, ça c'est un peu croche, ça ça pourrait être fait plus fort, ou j'avais un peu besoin d'espace pour mes doigts, ben prochaine version, on est en là-dessus, pis t'as mieux. Si tu fais un moule en plastique, il faut t'injecter que de 50K USD à builder ta première production, après ça t'es pas unier avec ce modèle. Moi c'est ça qui m'excitait, genre la nouvelle intersection entre un processus itératif, pis du hardware.
François Lanthier Nadeau: C'est malade, man. Très, très cool. On le reprend dans les shows nôtres. C'est un super beau projet, man. Juste par curiosité personnelle, la stack, est-ce que vous êtes sur Shopify ou est-ce que tu t'es craqué des trucs custom ?
Samuel Chénard: Oh non, man. Shopify all the way, c'est tellement de la bombe. On a même genre un thème free Shopify en ce moment. Puis là, avec Passage, j'ai comme pas autant de temps que je voudrais en mettre là-dessus. En fait, j'en ai pratiquement pas. Puis on roule sur Platform aussi.
François Lanthier Nadeau: OK. Double-cliquons un peu sur Palisade. Pourquoi, à travers tes différentes explorations, tu faisais de la validation beaucoup, tu buildais avec des chums, tu parlais du monde. Qu'est-ce qui a fait que tu as décidé que Palisade, c'était le projet qui méritait toute ton attention et ton énergie pour les prochaines années ?
Samuel Chénard: Bonne question, Ben. Bonne question. Ça a été un incremental process. Je pense que j'approche maintenant chaque business idea avec beaucoup de scepticisme. Je ne suis pas sûr. Oui, c'est bon. À chaque layer que je diguais, plus en plus je me rendais compte que c'était un fucking problème que beaucoup de monde a. En fait, je pense que c'est ça qui vient me chercher surtout, c'est que chez Careerup une grosse partie de notre revenue stream venait du email marketing. Tout ce qui était... Cold outreach pour reach out à des nouvelles compagnies pour builder des relations, ou on avait une liste de 1,5-2 millions d'emails pour notre marketing, qui était tout du monde qui avait appliqué puis qu'on réengageait d'une certaine façon. Fait que pour ça, on avait 15 domaines avec 15 DNS différents. Fait que tout c'était ça, manuellement, c'était l'asile total. Puis il fallait tout monitor ça, indépendamment, avec plein de tools différents. C'était vraiment painful, mais je savais que ça valait la peine parce que ça marchait et il y avait autant de revenus. qui venaient de là, puis guess who qui s'occupait de ça ? Your truly. Fait que, genre, je l'ai vraiment vécu, puis je comprends le pain, puis quand il y a eu les nouveaux releases de protocoles en mai, puis Alexis m'a parlé de ça, puis je me suis mis à regarder ça, je me suis dit, wow, tous les business vont avoir besoin de ça ou vont vouloir ça, parce que ces nouveaux protocoles-là, ça a été prouvé que ça augmente de 40% tes open rates.
François Lanthier Nadeau: Parles-en un petit peu, bro, de ces protocoles-là.
Samuel Chénard: Oui. Pour le monde qui connaisse plus ou moins ça, je vais essayer de l'astral le mieux que je peux, mais en fond, les DNS, c'est l'endroit sur Internet où l'Internet se réfère à ton domaine pour savoir où est-ce qu'il pointe ton website, où est-ce que tes e-mails doivent aller. C'est comme un peu le carnet d'adresses sur Internet. Puis là-dedans aussi, tu as des protocoles qui s'appellent soit SPF, DKIM, DMARC. Puis là, il vient d'annoncer un nouveau protocole qui s'appelle le BME. Puis je ne vais pas faire une grosse in-depth analyse de ça. S'il y a quelqu'un qui est vraiment intéressé, tu DM-moi sur LinkedIn ou Instagram ou Twitter pour en parler. Mais basically, ça, ça va dire qui a le droit d'envoyer des e-mails avec ton domaine, comment ces e-mails-là doivent être encryptés puis authentifiés. Puis en fond, plus que ta sécurité sur tes e-mails est élevée. Oui. plus que les ISPs ou les SMTPs, dont Gmail, Google, Yahoo. Ouais, Gmail, Google. Yahoo ? Outlook. Outlook, bon, OK. Ces emails-là sont safe. Il y a plus de chances que ça soit pas du bullshit content. On le met dans l'inbox à la place de le mettre dans le spam. En gros,
François Lanthier Nadeau: c'est pas mal. La délivrabilité, le carrément de courriel, est boostée par le respect de ces protocoles-là, l'implémentation de ces protocoles-là.
Samuel Chénard: Ouais, le respect, l'implémentation, puis... monitoring aussi de plein de variables qui vont autour de ça, comme l'ajustement de ces protocoles-là. Puis, dans le fond, en mai, ce qui a été annoncé, c'est qu'il va y avoir un nouveau protocole qui s'appelle le BMI. Puis, pour être compliant à ce protocole-là, il y a un paquet de contraintes techniques, même légales, pour avoir le plus haut niveau de compliance pour un trademark, par exemple. Mais quand tu es compliant dans ce protocole-là, ton deliverability goes up through the roof. tu as un verified checkmark dans l'inbox, un peu comme Twitter, Instagram, Facebook. Puis c'est ça que je me disais, ça va être vraiment variable pour les compagnies. Puis aussi, maintenant, tu n'as plus le droit de display ton logo dans l'inbox si tu n'as pas un BME record valide.
François Lanthier Nadeau: Attends, où est-ce que le logo serait displayed là ? Explique-moi.
Samuel Chénard: Admettons, si tu ouvres ton Gmail sur ton fond, il y a plein de brands qui t'envoient des messages.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Samuel Chénard: Mais maintenant... il n'y a plus leur logo dans le petit spot où il y a une photo de la face de Frank. Maintenant, tu ne peux plus déceler ton logo tant que tu n'es pas vérifié. Ton identité n'est pas vérifiée par email. C'est vraiment powerful pour le brand recognition. C'est stand-out dans l'inbox. C'est open-raised.
François Lanthier Nadeau: On sent en main ton pote Alexis qui t'en parle. Tu as vécu ce pain-là. Tu es comme... Shit, je le sais que c'est quand même un cluster de configurer comme il faut tes DNS et tes emails pour avoir de la délivrabilité. Mais ça, c'est une anecdote de un genre, right ? C'est Sam Chenard qui a vécu cette peine-là. Là, t'as dit pas une ligne de code avant d'avoir parlé à du monde. Fait que comment tu surfs vers la validation avant la production, mettons ?
Samuel Chénard: C'est une bonne question, mais pour faire le timeline, je commence à penser à ça, je tombe dans le rabbit hole de comment ces protocoles-là, ça marche. Je dis pas que c'est encore plus compliqué, c'est sûr que personne va être capable de faire ça. Puis, je build la documentation, je build un petit landing page, je suis au cœur, on parle à du monde. Ah, c'est ça, je suis dans l'auto avec Marc Company Marc de Oxio.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Samuel Chénard: Puis, on s'en va à une course. Puis, ça, c'est après la vente d'Oxio à Kojiko. Ça vient comme de se passer, ça fait pas longtemps. Puis, son email vient switcher de marc.oxio.ca à marc.gaya.ca.
François Lanthier Nadeau: Ah, OK.
Samuel Chénard: Il est là, il dit man, je catch pas En plus, c'est ça qui est drôle parce que je pense qu'on n'avait pas parlé de mon idée so far. Puis il me dit, Man, je ne cache pas, mes emails ne se rendent pas à mes investisseurs, ils ne se rendent pas à mes clients, ils ne se rendent pas à mes employés. Il y a plein de monde qui se plaint que ça ne deliver pas et on ne comprend pas pourquoi. Puis je suis genre, Huh, interesting. Fait que là, je checke sur mon phone dans le char, leur setup de DNS avec des tours publiques. Puis je suis genre… On s'était tout crush un peu. Je veux dire, aucune flèche lancée au team de Gaia. C'est des soirs d'engineering. Mais c'est ça qu'on a découvert et qu'on s'est rendu compte, c'est que c'est comme un genre de no man's land qui tombe entre le marketing et l'engineering. Ou souvent dans une compagnie qui n'est pas enterprise level, qui n'est pas une méga compagnie, il n'y a pas de team de sécurité interne qui set ça up, ces affaires-là. Fait que souvent, c'est le founder au début qui va setter up les DNS avec un petit setup boboche GoDaddy. Puis après ça, quelqu'un de marketing ou le founder. va commencer à utiliser des marketing tools, dont Gmail ou HubSpot ou MailChimp, mais il ne va pas vraiment faire la configuration des DNS comme du monde. Puis, même s'il voudrait le faire, il va peut-être demander à l'ingénieur, mais l'ingénieur va checker ça. Souvent, le monde ne sont pas trop habitués à grand voir ça, ça fait que ça tombe un peu entre deux chaises. Ça fait qu'avec Oxio, avec Gaia, c'est un peu ça qui est arrivé. Je dis, hey Marc, je vais faire... je vais le régler avec vous autres ce problème-là, puis ça va être mon premier case study. Fait que là, case study avec Gaia j'embarque sur un call avec le CMO, Sean, on check ça un peu leur setup. Après ça, j'embarque sur un call avec un des ingénieurs qui m'a agi le DNS, puis on a réglé ça. Baseline deux jours plus tard, 99 de leur email deliver. Avant qu'on commence à faire cette implémentation-là, leur deliverability score, c'était comme 4,2 sur 10. Few changes down the line, on est rendu à 89 points. Tout le monde sur Xbox One est content. Là, Marc and D-Man, c'est vraiment assez que ça fait. Je ne peux pas croire qu'il n'y a personne qui règle ça. Là, je suis comme, un de mes amis les plus smarts, auxquels j'ai le plus de respect et qui connaît plus les startups, il me dit ça, green flag. Après ça, je me dis, peut-être que c'est un cas isolé. On a juste commencé à reach out à plein de monde. genre, random, dans plein d'industries. Tu sais, avec le temps, je me suis buildé un petit network quand même. Ça fait que, quand ça DM du monde sur LinkedIn, tu sais, pis c'est ça qui est le fun aussi comme stratégie, c'est que tu peux aller voir le monde sur CTA pour comment juste en regardant leur public. Ça fait qu'on a réalisé que 90% des compagnies out there sont CTA un peu du crush. J'étais genre Ah, green flag Après ça, on s'est dit mais il faudrait quand même leur parler parce que peut-être qu'ils sont CTA mal, mais ils s'en foutent. Exact. Mais c'est un peu ça la réalisation aussi, c'est que les gens sont mal CTA, mais ça marche quand même, mais ça ne marche pas le mieux que ça pourrait marcher. Donc, leur deliverability, c'est à la place d'avoir 90% de leurs emails qui se rendent dans le primary inbox, ils en ont 60, 50, mais ils ne savent pas vraiment qu'ils pourraient se rendre à 90.
François Lanthier Nadeau: OK.
Samuel Chénard: Fait qu'on a juste DM du monde sur Twitter, man. Genre, en fou là. Puis, le monde était juste... Tu sais, on a DM du monde vraiment high profile. J'ai DM, c'était les gars de Milk Road ou genre Alpha Signal, un gros newsletter de AI. Marc Examine, des gars qui font un truc vraiment cool. En se disant, on va targeter du monde qui sera comme email-centric puis aussi du monde dans plein d'autres industries. Puis, j'ai DM le gars de WP Engine, Jason Coveo un gars qui est passé sur Startup for the Rest of Us. que j'admire beaucoup. Puis il m'a répondu, il a dit, Man, je suis ingénieur, j'ai buildé WP Engine from the ground up, l'infrastructure, puis je ne sais même pas comment c'était ça, ces affaires-là, puis pour mon projet de newsletter, j'en aurais besoin. Ça fait qu'on a juste commencé à parler à plein de monde comme ça, valider s'il y avait de l'intérêt, c'était quoi le price point qui serait prêt à payer, c'était quoi le format, comment on pourrait deliver le value. Puis au début, on offrait de faire des case studies for free. Puis, rendu là, on avait tellement de demandes de case study que là, on a commencé à charger le monde pour l'implémentation vraiment manuelle. Puis, so far, c'est pas mal là qu'on est rendu. Dans le fond, on est en train de builder de la tech, là. On est en train de builder le foundation de notre software, puis comment on va le faire.
François Lanthier Nadeau: Nice.
Samuel Chénard: Mais au début, on a juste, mais dans la extrêmement DoorDash. Tu sais, DoorDash, on commençait à livrer du stock avec un spreadsheet, là. Ils ont fait un landing page, un spreadsheet. Tu sais, tout le monde qui commande dans des restaurants, il part. Il partait du bureau, il allait chercher le food au resto puis le porter direct chez la personne, genre le founder. Fait que vraiment plus fan de cette approche-là, surtout après notre gold plating extrême de Your Extra Life. Fait que c'est ça un peu qui a... Je me suis dit, OK, les gens veulent vraiment, ils ont vraiment besoin de ça. Fait que là, green flag encore. Puis...
François Lanthier Nadeau: Parfait, t'as eu le... Moi... Dans mon livre à moi, t'as eu un des ultimes green flags qui est... Chris il y a du monde qui t'ont donné de l'argent pour que tu règles le problème.
Samuel Chénard: Bien, c'est ça. J'étais avec un de mes potes au début de la semaine pour parler de Parler de la Cèdre, puis de la stratégie, puis tout. Je leur ai dit que c'était important d'avoir une voice facile. Au début, surtout quand tu es en train d'expérimenter pour un business model qui est peut-être moins prouvé que ça. On a envoyé des invoices avec des gros discounts au début, puis on est full transparent. On aimerait ça prouver justement que vous avez un certain degré d'engagement, vous seriez prêt à payer pour ça. Les gens sont prêts à payer. Au début, honnêtement, c'est peut-être moi qui aurais dû les payer pour qu'ils fassent des case study avec leur compagnie parce qu'on a pris du temps super variable de des gens, des CTO, des CMO.
François Lanthier Nadeau: Oui, mais tu leur as amené de leur valeur aussi. 40 à 50 de plus de courriels qui l'endent. On s'entend, Chris ? Mettons que tu es email-centric. Tu envoies des emails, tu as une belle newsletter, une belle communauté. T'as des annonceurs qui payent pour avoir des views, tu comprends ? T'as du monde qui s'inscrivent qui ont des attentes de recevoir quelque chose, ils le reçoivent pas, ou ça tombe pas dans la bonne place. L'incentive. Pis ça, c'est juste les mails de contenu, mais tu sais, imagine toutes les mails transactionnels, genre, OK, ton compte est activé, maintenant, il faut que t'ailles faire ça, ça, ça. On essaie d'être upsell sur une nouvelle feature. N'importe quel SaaS qui écoute en ce moment, ça devrait être genre ding-ding-ding dans votre tête, genre, c'est fucking important, tu sais. Mais ce qui m'intéresse vraiment, bro, c'est de savoir... pour ceux qui étaient éduqués sur le problème ? Parce que là, tu sens me dire, il y a des membres qui sont semi-éduqués, ça marche semi, ils ne checkent pas plus, mais ceux qui le savent, as-tu trouvé sur le market ou ailleurs dans tes entrevues des manières de régler ce problème-là qui étaient différentes de ce que tu veux faire avec Palisade, Nathan ?
Samuel Chénard: Oui, oui, oui. Ça aussi, c'est vraiment un bon point. En ce moment, un autre des indicateurs que j'ai vraiment bien aimé dans mes recherches. Ça a été qu'un, il y a des agences qui le font manuellement puis qui chargent un flat fee.
François Lanthier Nadeau: Intéressant.
Samuel Chénard: Puis après ça, ils te proposent genre une réévaluation yearly, mais quand tu comprends vraiment bien ces procédés-là, tu caches que c'est quoi qui est constant. L'email de livrability, il faut que tu le checks constamment. Les IP que tu utilises, ça fait une grosse différence. Ton domain rep, ça fait une grosse différence. Je ne veux pas entrer dans le trou technique, mais quels third-party tools sont-ils dans ton DMARC policy ? C'est vraiment important. Il y a plein de layers techniques qu'il ne faut pas... Constamment, tu l'ajustes pour l'optimiser. Le modèle d'agence, pour moi, c'est un green flag parce qu'on peut faire un software qui va le faire. On repartit automatiquement avec ma compréhension de comment on pourrait builder ça. L'autre, c'est qu'il y a des softwares qui s'appellent DMARC. En fait, DMARC, c'est un des protocoles qu'on utilise. Il y a des softwares qu'on utilise pour monitor ton DMARC qui est une partie de la deliverability. Puis, ces softwares-là, c'est des softwares de développeurs faites pour des développeurs. Mais, tu sais, même moi qui ai beaucoup d'expérience là-dedans ou genre des potes à moi qui sont ingénieurs qui ont essayé d'utiliser ces softwares-là, ils disent Man, c'est pas comprenable. C'est juste un paquet d'acronymes ensemble. Ils sont pas user-friendly. Mais quand on a caché que c'est le monde du marketing qui a besoin d'être capable de s'être essayé facilement. Oui. Ça, ça aurait été un autre green flag pour moi. Puis il y en a d'autres aussi du côté technique. Je ne veux pas me rendre déplaçant, mais il y a vraiment des aspects techniques qui n'étaient pas possibles pendant cinq ans qu'ils le sont aujourd'hui. Ça, ça me fire up. Pour moi,
François Lanthier Nadeau: Sam, tu sais, pour moi, tu le sais, on s'en est parlé, j'avais travaillé sur de la validation pour un SaaS un peu en style de mon bord, puis notre degré de confiance, au lieu d'être des green flags, c'était mostly yellow flags, des fois red. Les seuls green flags qu'on a eus nous pointaient vers une direction d'un type de compagnie que nous, on ne voulait pas construire. Pour moi, tout ce que tu viens de raconter là, je l'écris près au complet. Pour vrai, c'est un masterclass en validation. C'est ce genre d'étape incrémentale-là que tu dois vivre. C'est un exemple prime de genre ça, il y a eu assez de green flags que là, tu peux mettre du cash, de l'énergie, du temps, peu importe. C'est quoi que tu as comme ressources à déployer. Je trouve ça malade d'autre. Écoute, maintenant qu'on est... potes, toi et moi, je sais à quel point c'est important pour toi d'être bien entouré. Tu es très bien entouré et tu te gardes bien entouré. Je pense que ça te nourrit beaucoup. Personnellement, je me compte très, très, très chanceux de faire partie de cet entourage-là here and there. Ce qui m'intéresse par rapport à Paracel.
Samuel Chénard: Tu es le temps de bienvenue pour des petites retraites au Hacker House au Lac-des-Pires.
François Lanthier Nadeau: On va mettre l'adresse dans les show notes. C'est pour ça. Tu as écouté mon boy. Ce qui m'intéresse, en fait, c'est de savoir justement comment tu décides de t'entourer pour Palisade. C'est qui les personnes qui vont faire partie de l'avancement, puis pourquoi un peu.
Samuel Chénard: Ouais, bonne question. Puis c'est vraiment quelque chose que je passe beaucoup de temps à penser et à ruminer. C'est un genre de novelism, là. Mais, tu sais, la première chose que je regarde chez quelqu'un, c'est vraiment son intégrité. Parce que je pense que c'est vraiment le fun de travailler avec du monde qui vont se pitié devant le train pour toi et ils savent que tu ferais vraiment affaire pour eux. Puis, ce ventre, c'est vraiment, vraiment powerful, au-delà des gros skills techniques ou peu importe. Surtout quand tu regardes pour un co-founder que tu vas passer un bon mariage avec. Puis, tu sais, des highs, des lows, on le sait très bien que ça va arriver. Je veux vraiment que, tu sais, par ici, ça va être cool en ce moment. Je pense qu'on est vraiment sur une bonne lancée, mais tu sais, ça va être tough. Puis, on va avoir des hauts et des bas. Puis, on est bien loin d'avoir gagné rien en ce moment. Fait que... Quelqu'un avec qui tu as le goût de partir à la gare, puis tu as le goût de partir à la gare avec quelqu'un qui a ton bac, peu importe les situations. Quelqu'un que, si tu avais des last wishes, tu les dirais dans l'oreille avant de mourir si tu n'as pas fait ton testament. Ça, du monde avec qui tu as le goût de travailler, du monde qui a des skills qui sont curieux et qui sont meilleurs que moi dans les positions qu'ils vont jouer.
François Lanthier Nadeau: As-tu trouvé certaines de ces personnes-là ?
Samuel Chénard: Oui, Je suis vraiment chanceux. Là, c'est comme early un peu pour en parler.
François Lanthier Nadeau: Pas de stress.
Samuel Chénard: Ouais, c'est ça. On est comme dans ce futur, en train de mettre en place la structure. Ouais. Comme les incentives, tout ça, pour que le monde joigne. Mais ouais, il y a un de mes potes, en fait, qui est un de nos top guys chez Careerup qui a joiné. Puis lui, c'était le master du lead gen. BD side, il y a l'idée de tout l'effort du B2B en gros. Le gars est juste trop smart, c'est genre un hawaïen slash japonais qui a grandi à San Francisco, il est déménagé de San Francisco pour venir au bureau de Montréal parce qu'il trippait vraiment sur le vibe de Montréal et sur le team. Il est venu habiter avec moi durant la pandémie, c'est vraiment mon boy. Je pense qu'on a du fun à travailler ensemble. Aussi, on a tellement de relations de confiance maintenant que... C'est hâte d'avoir quelqu'un dans le team, vraiment proche, que je peux être là, What am I doing good ? What am I doing wrong ? Puis, dis-moi si je l'échappe, genre, tu sais, si j'ai des blind spots, s'il y a des trucs que je fais que tu trouves qui sont… C'est le gars le plus fair au monde, puis le plus droit au monde. Tu sais, il n'y a aucune malice de gars. Fait que si je fais de quoi, que lui, il juge que je pourrais faire mieux, il va me le dire. Ça, pour moi, vraiment, c'est d'avoir ça early on dans le team. Puis un autre de mes amis, DOOM, qui est un master du SEO, un master du content marketing, il a construit une compagnie d'un tournoi d'internet de gamming. Il a roulé ça par un bout, ça fait depuis qu'on a comme 18 ans qu'on trace des projets ensemble, qu'on parle de start-up, donc je le sais qu'il est deep dans le game et qu'il a ce qu'il faut pour pousser en avant. Puis ça fait que DOOM puis David ont rejoigné comme early... employés ou co-founders, mais ils ne vont pas nécessairement être dans les C-suite positions, mais ils sont bien là-dedans. On a parlé vraiment à OpenLeague que ce n'était peut-être pas ça les rôles qu'ils voulaient jouer. En ce moment, en mode recruter mon CTO. Après ça, on est off to the races, je pense. En ce moment, c'est sûr que ça va être la prochaine question.
François Lanthier Nadeau: Non, bien écoute. Avant de m'ouvrir un petit peu, il y a une question d'entrevue que je pose souvent à du monde et j'aime ça la poser sur le pod. Qu'est-ce qui est le plus dur de travailler avec toi ?
Samuel Chénard: Ah man, il parle. Quelques trucs. Je pense que je suis quelqu'un qui a vraiment extrêmement d'énergie et de passion. Moi, ça ne me gêne pas de travailler 16 heures par jour s'il faut. Je vais faire un all-nighter. Des fois, je m'attends à ce que le monde ait ce level de dedication-là. puis je sais que c'est peut-être pas pour tout le monde non plus pas tout le monde qui a la même réalité mais tu sais dans ma tête à moi peut-être que c'est trop extrême je pense qu'on a parlé de mes vues par rapport à ça mais tu sais moi je m'en vais à guerre on est à guerre puis chaque seconde qu'on est en train de garder de la value pour nos customers on est plus proche de la vente puis c'est vraiment C'est un peu ce mindset-là, c'est un peu extrême. Mais c'est un peu ça pareil, parce que en ce moment, en tant que founder et CEO, ma job, c'est de voir les trucs qui prennent, qu'on ne se rende pas à destination. Ça, des fois, je peux le faire sentir dans le genre, OK, là, il faut que ça shippe. Je suis capable de mettre de la pression. Mon background de designer, des fois, si les pixels ne sont pas alignés, je sais que ce n'est pas ça qui va augmenter la conversion, mais ça devrait être plus tight. J'aime ça quand c'est tight. Des fois, je suis direct. Vraiment important pour moi d'être la même personne au travail, la fin de semaine. Tu sais, tu as le vrai Sam. Autant quand on s'entraîne, je suis intense, ou qu'on joue à des sports, ou qu'on fait le party ou qu'on voyage, je suis intense. À la job, je suis intense.
François Lanthier Nadeau: Je peux-tu te contacter des trois ?
Samuel Chénard: Ah oui, non.
François Lanthier Nadeau: Tu sais, moi, je suis pas... Moi, je suis... Toi, t'as un niveau, t'as une banque d'énergie qui est comme souvent pleine, t'es souvent intense. Tu parlais d'avoir le feu, beaucoup. Fait que t'es de même dans ton sport, t'es de même dans ton entrepreneuriat, pis c'est malade, je respecte ça. Moi, je suis beaucoup plus cyclique, mettons, comme personne. Plus de highs and lows, peut-être. Puis, je me rappelle d'une fois, ton ex-partner, qui est un de tes meilleurs potes, Phil Barclay, on jouait à un jeu vidéo ensemble. C'était Wizards of Legend. Puis, moi, man, d'autres, j'étais, genre, séné le red, là. J'étais, genre, fatigué. Il était tard le soir dans son genre de condo à l'époque. Puis, moi, j'étais écrasé dans le couch. Puis, c'était juste une raison pour chiller avec mon chum puis parler avec mon chum. Tu comprends, tu sais, c'était pas... Puis, fait que... mon bonhomme mon character tombait tout le temps parce que je faisais pas des dashs de la bonne manière fait que je tombais dans les genres de douves ça nous enlevait des vies pis souvent Phil il disait souvent Phil il fallait qu'il continue la game tout seul pis je m'en rappelle il m'avait dit ben sérieusement là Frank genre ça tente de te concentrer pis j'étais comme c'est sûr qu'il m'ignorait ce genre pis tout il dit non t'aimes ça genre suck au jeu vidéo t'aimes ça perdre Là, j'étais là, gros, il me chaimait pendant qu'on faisait du casual, couch, coop. Puis ça m'avait justement rappelé un peu ce feu-là, cette intensité-là dans les milieux compétitifs. Fait que j'avais juste envie de compter une petite barque. Oui, man.
Samuel Chénard: C'est ça. Moi et Phil, on se ressemble beaucoup là-dessus. Quand on est dans la game, on est dans la game. On a un peu deux vitesses.
François Lanthier Nadeau: One gear, go.
Samuel Chénard: Mais c'est ça qui fait qu'il est tellement bon. Qu'est-ce qu'il fait, man ? C'est ça. C'est incroyable.
François Lanthier Nadeau: Là, t'en as fait quand même du cash avec ton exit. Tu parlais justement que t'avais bien placé tes pions par le passé financièrement, tout ça. Là, s'ouvre à toi, mettons, une voie avec plein de green flags, pis t'es comme, OK, là, je vais décoller avec Palisade. Cool. Il y a plein de manières de décoller, right ? Tu peux décider d'être 100% bootstrap, tu peux mettre juste de ton cash ou... mettre zéro pièce avant qu'il y ait du cash des clients qui rentrent, tu peux lever du cash. Il y a des tiny seed, il y a des VC. Le landscape de comment tu construis puis finances une startup, il est rendu très, très riche. Comment, toi, tu vois ça pour Palisade ?
Samuel Chénard: C'est une grosse question, man. C'est de quoi je pense peut-être un peu plus de temps que je voudrais en ce moment à penser, mais je pense que... En mode startup, je suis vraiment... C'est Marc aussi qui dit souvent ça, puis je trouve ça intéressant. C'est genre, si l'erreur est... Pas si l'erreur, mais si la décision est réversible, go fast. Si la décision n'est pas réversible, prends ton temps. Je pense que le funding, le financing, vraiment une décision à considérer parce que ce n'est pas réversible. Donc, à table, il va tout le temps être là ou réversible, ça va coûter cher.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Samuel Chénard: Puis, c'est ça, c'est un peu considérer plein de variables dans ma vie personnelle, dans la vie personnelle des gens avec qui je vais travailler, puis de qu'est-ce qu'on a besoin pour avoir les moyens de nos ambitions en ce moment,
Participant 2: je dirais.
Samuel Chénard: Puis, tu sais, j'ai été dans le fundraising game aussi où il fallait aller pitcher à 100 investisseurs. Puis ça, en ce moment, je ne pense pas que c'est la meilleure utilisation de mon temps parce que, je dirais, on pourrait financer le projet nous-mêmes. Puis... aller, tu sais, builder le produit, puis parler au client à la place de ta, en train de parler à la salle d'investisseur, bien, c'est déconvaincre que c'est une bonne business. Mais, tu sais, il y a des key players avec qui ce serait un no-brainer pour moi, faire, à on-boarder dans le team, puis, dans le fond, un des key players, c'est Y Combinator. Fait que, tu sais, start-up fanboy depuis, je guess, 18 ans, mais... J'ai 35, il y a 17 ans. Tout est sur la cuneuse quand j'étais jeune, Paul Graham, c'est le... le godfather du startup. J'ai fait des essais plusieurs fois. J'ai rencontré Gary Tan à Québec dans le temps, puis chez UX Realize, ça m'a vraiment marqué. Je suis allé aux entrevues de YC en 2017. Je n'avais pas été pris finalement, mais j'avais failli là-bas rencontrer Sam Altman, PG. Le dream, il est vraiment pour moi. Un peu comme je parlais tantôt, aller à YC, c'est le camp d'entraînement pour jouer dans les ligues majeures. Je sais que ce n'est pas la seule façon de se rendre là. plein de business bootstraps que je trouve insane. Puis, je considère aussi ce pack-là en ce moment. Mais si, dans le fond, Marc Mavrant, peut-être pas à la YC, il est à la YC puis il a dit que, tu sais, pour lui, ça a été game changer. Autant sa façon de voir les choses, son... Ça a été vraiment une bonne opportunité de growth pour lui. Tu sais, il était déjà insane avant dans la YC puis là, tu sais, il a appris beaucoup puis il a un network complètement fou. Ça, ça me motive. Il nous a fait une recommandation. On va être en entrevue. On va voir ce que c'est pour.
François Lanthier Nadeau: La prochaine fois que tu reviens sur le pod, on verra tes rendus avec tout ça.
Samuel Chénard: Écoute,
François Lanthier Nadeau: récemment, tu m'as annoncé une nouvelle assez cool. Tu t'en reviens habiter à Québec. À Québec-Cité. Il me faudrait mon animation. C'est un peu comme... Tu sais, un gars avec ton réseau, ton network, tes projets, tu pourrais décider de vivre ta vie et de builder ta compagnie un peu de n'importe où. Qu'est-ce qui a motivé ton choix de revenir à Québec ? À part moi.
Samuel Chénard: C'est sûr que mon boy Frank allait pousser de la faute. Ça aurait été insane. Plein de facteurs, man, je te dirais. Pour vrai, on met une force de joke là, mais vous autres, c'est un gros facteur pour moi.
François Lanthier Nadeau: T'as beaucoup de bons amis ici.
Samuel Chénard: Oui, oui, oui. Dans le fond, beaucoup de bons amis. J'ai déjà habité à Québec. Puis mes potes Builder qui ont buildé des compagnies et qui sont dans le startup game, ils sont beaucoup à Québec aussi sur Phonama. À Montréal, c'est comme un autre clic pour moi. Puis aussi, j'ai plein d'amis à Montréal dans le game, mais Québec, ça feel vraiment genre mon core va être vraiment en tête et ça va me tirer vers le haut parce que je vais être entouré de plein de monde smart comme toi, comme Barclay. comme Alexis comme Vince Thibault, toutes des légendes. C'est plein de monde que j'aime, qui va être vraiment cool de shérir, je pense, les prochaines étapes de nos vies et de nos carrières. Je me vois vivre à Québec, je fais beaucoup d'outdoors, on fait du trail running pas mal. Ça fait pas mal plus que mon insta maintenant avec Montréal. Ma copine aussi, ma copine vient de Québec. J'adore ses amis. Nice. J'adore le vibe autour. Je pense qu'on s'est dit que Québec, ce serait un cool landing spot. Le lac, c'est bien le fun, mais on n'est pas assis dans l'action. Montréal, on va se garder un pied à terre et on va y aller souvent et on va voir comment on va builder le team.
François Lanthier Nadeau: Ce que je me rends compte que SaaSpasse aussi, c'est que la concentration... builders, founders, employés, capital. À Montréal, c'est vraiment, vraiment, vraiment intéressant et valuable. J'ai comme une routine d'y aller minimum une fois ou deux mois, idéalement une fois par mois, connecter avec du monde. C'est pas un pied à terre dans l'immobilier, mais comme plus un pied dans la porte pour tout ça. C'est une super belle ville et la communauté est malade.
Samuel Chénard: On va pouvoir covoiturer.
François Lanthier Nadeau: Ben oui, man. Amigo Express. ouais pis là je reprends mon spot à Montréal aussi fait que là on va un pied à terre ok parfait tu vas pouvoir aller crasher ça serait cool d'autre parce que je suis en train de brûler tout mon argent de snip card dans mes différentes dépenses mais alright man fait que ça va être juste un plaisir de t'avoir proche pis une question un petit peu plus philosophique on s'en va vers la fin mais j'aime ça la poser à des amis à des pères il y a-tu quelque chose Sur quoi tu as changé d'idée personnellement ou professionnellement dans les cinq dernières années ?
Samuel Chénard: Oh man, tellement, tellement. Tu n'as pas faim ? Oui. Je pense que, tu sais, avant, étant plus jeune, je n'étais pas le plus radical dans mes positions. Je pense que c'est ça. C'est sûr que c'est ça. Ouais. Puis, tu sais, autant que ça vient de mon fire puis ma drive. Avec le temps, j'ai réalisé que le monde est tellement rempli de plus de nuances que ça.
François Lanthier Nadeau: 100%.
Samuel Chénard: Mettons qu'on va prendre un sujet qui porte bien au podcast. bootstrapper versus fundraising. Tu sais, les maxis dans quelque chose, c'est jamais bon, j'ai l'impression. Genre, faut que tu vois toutes les différentes shades de couleurs qu'il y a dans une situation, pis t'adaptes ta position par rapport à ça. Tu peux pas... ben en tout cas, je savais pas c'est quoi tes fonds, mais tu sais, c'est pas mal plus dur de bootstrapper... une compagnie de voitures électriques bootstrappées à un petit SaaS.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Samuel Chénard: C'est quoi ta situation personnelle ? C'est quoi la vitesse à laquelle il faut que tu ailles ? Il y a tout le temps des nuances. Autant que tu es dans mes positions par rapport à tes enjeux avec ma famille, mes amis, ce que je veux faire. Maintenant, je me réfère à mes valeurs. Je laisse beaucoup de place à... changer de position par rapport à ça. Fait que, un peu...
François Lanthier Nadeau: Mon boy rend un sage. On aime ça. Ben, man, moi, ça résonne à 1000%. C'est des choses aussi que j'ai vécues, en maturant un peu, pris beaucoup de nuances, pis... C'est vraiment paradoxal, mais... Développer une ouverture à la nuance beaucoup, pis paradoxalement, développer une intolérance à l'intolérance, genre, ça me fait vraiment chier. Y'a quelqu'un qui... One track sided, pis qui laisse pas de place à rien, mettons, genre. Ouais, ouais. Ouais, c'était un peu drôle. Est-ce qu'il y a quoi que c'est ça qu'on pourrait faire, tu penses, pour rendre SaaSpasse plus utile pour toi ?
Samuel Chénard: SaaSpasse plus utile pour moi ? Euh, ben je suis un gros fan du spud. Un gros fan du spud, tout le temps en train d'écouter. Faudrait qu'à guesse que j'enregistre par un site sur SaaSpasse quand on va avoir... la V1 qui va être out there. Moi, j'aime bien, man. En fait, j'étais en Céthalène, j'étais avec des amis au chalet. Puis c'est du monde qui est pas mal dans le startup scene à Montréal aussi. Puis tout ce qui... Je trouve qu'en tout cas, dans l'écosystème au Québec, je parle à beaucoup de founders, on a l'impression qu'il y a plein de monde qui font des trucs vraiment astuces, mais qu'on n'a jamais l'occasion d'y rencontrer, de se connecter avec ce monde-là. Je ne sais pas pourquoi, tu sais. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je pense que SaaSpasse en tant que fil conducteur dans l'écosystème. Tu sais, j'ai manqué l'événement à Montréal avec WorkLeap. J'avais vraiment aimé ça, mais des trucs de même, moi, j'ai vraiment hâte d'y aller et rencontrer plus de monde. J'ai vraiment pas été en mode networking pendant Careerup. J'étais heads down, dans mon laptop, au bureau, à tous les jours. Je suis quand même quelqu'un de discipliné et de focus. Quand j'avais juste le tonon de vision, je trouve que je sors de mon tonon de vision, j'ai comme 20 ans et j'étais genre, finalement, je n'ai pas autant manqué de party. Je pense que SaaSpasse des événements, ça va être vraiment cool. Même s'il n'y a pas de rec de pod, les événements un peu...
François Lanthier Nadeau: Qui fascinent les relations.
Samuel Chénard: Qui fascinent les relations avec d'autres founders. à différents stades de leur carrière. Puis tu sais, ou Frank, c'est comme le gatekeeper de la qualité.
François Lanthier Nadeau: OK, intéressant. Parfait.
Samuel Chénard: Pas la qualité parce que tout le monde parle de la qualité.
François Lanthier Nadeau: Je comprends ce que tu veux dire.
Samuel Chénard: Mais tu sais, du genre, you know what I mean.
François Lanthier Nadeau: OK.
Samuel Chénard: Un genre de Hampton au Québec.
François Lanthier Nadeau: Pour finir, bro, as-tu des shameless plugs ?
Samuel Chénard: Shameless plugs ? Euh... Je vais me chercher un appart'à Québec ou une maison bientôt si jamais il y a quelqu'un qui a des bons leads. Si vous faites du bac à l'intérieur et que vous voulez un meilleur setup et aider des gens qui ont des disabilities à avoir plus de jobs, codemorse.cc, le codemorse.cc. On est juste vraiment stoked d'avoir du feedback pour que le monde utilise notre produit. Puis, ouais, si vous êtes dans le email game d'une façon ou d'une autre, puis que le nombre de personnes qui ouvrent vos emails, ça influence beaucoup vos revenus, bien, puis vous n'êtes pas sûrs si votre setup est tête, venez nous voir à palisade.email, P-A-L-I-S-A-D-E.email, ou sur Twitter, Instagram, Sam Chenard, Samuel Chenard. Ça va me faire vraiment plaisir de vous aider. Puis, dans le fond, on t'aimait de beurrer. L'app qui va faire des audits gratuitement, qui va fournir les pointers sur qu'est-ce que vous pouvez améliorer avec un score. en ce moment c'est comme le le V1 c'est ça man c'est insane vraiment honoré d'avoir été sur le pod yes,
François Lanthier Nadeau: ben écoute mon gars c'est un parcours flamboyant, je suis un gros fan pis c'est un honneur aussi de t'avoir accueilli sur le pod pis j'ai bien hâte à ce qu'on se recroise dans le meat space cheers man thanks guys
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