Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Marc Mercier, head of ops chez Extend AI & StoneAI.
On couvre la carrière super riche de Marc, qui est passé par des startups comme Botpress, Opfront, & Sonder. On creuse sur des trucs comme :
Marc c’est un généraliste avec un focus formidable — son parcours et sa capacité à faire face à l’adversité m’ont toujours impressionné.
Ah, pis fun fact, on a déjà été colocs dans un appartement de Québec à l’époque ramen!
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SaaSpasse à Québec — édition 5
Le 23 novembre, SaaSpasse débarque chez Coveo pour l'enregistrement d'un podcast LIVE sur le vrai AI appliqué avec Vincent Bernard, directeur R&D @ Coveo et François, fondateur @SaaSpasse.
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Pour novembre, la job du mois ça se passe chez Missive, une app de gestion des communications collaborative. Tous vos échanges d’équipe peuvent vivre dans l’app : courriel, chat, SMS, DMs, et plus encore.
Missive sont à la recherche d’une personne au customer success. C’est une petite équipe de produit élite dans une compagnie hyper profitable, avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart, et on continue de l’utiliser dans notre agence Grip aujourd’hui. C’est de la bombe comme produit & poste à combler — sautez là-dessus.
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Philippe Lehoux, co-fondateur & CEO.
Si vous voulez commanditer une des prochaines job du mois, écrivez-nous à bonjourhi@saaspasse.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn.
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Pour novembre, le premier service pour SaaS en spotlight c’est Baseline, une firme d’accompagnement et d’implémentation en intelligence artificielle.
Baseline ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leur données et à intégrer des solutions d'IA pour prendre des meilleures décisions de produit et de commercialisation.
Y’ont une approche no-bullshit et ils sont pas mariés à l’IA pour régler des problèmes. Ils comprennent vos enjeux d’affaires, rendent vos données actionable, et vous proposent des solutions incrémentales, tout en vous rendant autonomes.
Y’a souvent plusieurs subventions pour travailler avec des pros dans ce domaine, donc y’a moyen de pas exploser son budget!
Regardez l’entrevue avec David Beauchemin, le co-fondateur, dispo dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/baseline, et sur notre channel YouTube
Check them out sur baseline.quebec — y’a un contact form direct sur la homepage. Vous pouvez aussi glisser dans les DMs de David Beauchemin sur LinkedIn!
Si vous voulez l’histoire et les exemples concrets de David, il est venu sur le pod comme guest, épisode 41, écoutez ça!
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Deuxième spotlight partenaire pour novembre. Le service pour SaaS en spotlight c’est Paragone, une équipe de consultation numérique accréditée P-CAN, un programme de subvention fédéral super intéressant pour les SaaS.
P-CAN offre d’abord un 15,000$ gratuit pour de l’analyse de vos processus d’affaires numériques — Paragone vous accompagne là-dedans en identifiant les processus à améliorer dans votre business. C’est une occasion en or d’adresser les flows et process sub-optimaux dans votre SaaS.
Ensuite, P-CAN donne accès à un 100,000$ de prêt de la BDC à 0% intérêt sur 5 ans. Du capital super intéressant pour faire passer votre business au next level.
L’équipe de Paragone est dirigée par un fondateur SaaS d’expérience, François-Xavier Ratté de Bloc Solutions. Ils ont déjà aidé plusieurs entreprises à moderniser des processus d’affaires comme leur comptabilité, finances, gestion client, marketing, ventes, opérations internes, et plus encore.
Pour plus de détails, regardez l’entrevue vidéo avec François-Xavier, dispo dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/paragone-solutions, et sur notre channel YouTube
Pour booker un appel d’intro gratuit & rapide avec François-Xavier, cliquez sur le lien de booking dans les show notes ou sur la page partenaire.
Si vous voulez entendre l’histoire et la vision de François-Xavier, il est venu sur le pod comme guest, épisode 50, écoutez ça!
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
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Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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Marc Mercier: Si tu penses que tu peux prendre exactement ce que les autres ont dit et l'appliquer tel quel à ta business, des bonnes chances, ça ne se passe pas comme tu penses que ça va se passer. Ton contexte est différent, ta réalité est différente, le monde est différent. Il faut tout le temps que tu fasses un effort de réflexion sur peu importe le conseil ou le livre que tu vas lire, comment ça s'applique à ta situation, puis tout de suite. Ça, c'est quelque chose que j'ai développé dans les dernières années que j'ai changé un peu d'idée parce que moi aussi, je suis dans un temps où je pensais que je pouvais aller à quelque chose. puis l'appliquer tel quel puis que ça allait marcher.
François Lanthier Nadeau: Ils ont évidemment dit ça. J'en ai coupé le premier film. On a éclaté le jour du samedi sur nos clés de champagne et sous-vides. J'ai pas réussi à me faire mais je te parle avec le sous-vide. Ils ont un coup on les a fait je repars avec mes souvenirs. Je vais continuer de vivre cette live jusqu'à mon dernier souvenir. What's up folks ? C'est François Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croire qu'un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Shopify Ampme Podcasts et les autres. pas gaffe de vous abonner ou mieux nous laisser un review. Ça nous motive big time. On drop un épisode semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com cliquez sur le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. On est rendu au-dessus de 245 compagnes. Côté produits, on a récemment lancé le Job Bouchard SaaSpasse.com. Allez sur SaaSpasse.com slash emploi avec un S. Publiez gratuitement une offre d'emploi. consulter la quarantaine d'offres déjà visitées. On est en bêta, donc si vous avez du feedback, nous écrire à bonjourhi.saspace.com. Le prochain événement Saspace, c'est aujourd'hui que Saspace, en ce jeudi 23 novembre, à Québec, dans les bureaux de Coveo. C'est le dernier de l'année. On va jaser Search, AI, Engineering, Embauche et plus encore avec Vincent Bernard, directeur R&D chez Coveo. Il y avait 80 billets de dispo sur Evenbright, il y en a de bannière. puis entre autres. Au moment où ça, ça sort, il doit en rester gros max une dizaine. Donc, allez réserver le vote qu'on s'arrange pour être sold out une cinquième fois en ligne. Ce serait malade pour closer l'année. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Marc Mercier, Head of Ops chez Extend AI et Stone AI. On court la carrière super riche de Marc qui est passé par des startups comme Botpress Upfront et Stone. On va aussi creuser sur des trucs comme les challenges du combo software-hardware. la verticalisation de produits AI First, la présence d'investisseurs qui sont aussi des entrepreneurs tech chevronnés, le Venture Capital, donc VC au Québec, et plus. Marc, c'est un généraliste avec un focus formidable. Son parcours et sa capacité à faire face à l'adversité, ça m'a toujours impressionné. Ah, puis, fun fact, on a déjà été coloc dans un appartement de Québec à l'époque très ramen. All right, on passe aux promos d'abord, ensuite au show. Petit segment Grip. l'agence de SEO pour ça ce qu'on a lancé. On a commencé à travailler sur notre premier client, le deuxième débute en janvier, puis on a des leads intéressants pour la suite. On a de la place pour 3-4 clients pour l'instant, mais on considère onboarder un junior à un SEO pour augmenter la bande passante. Donc, si vous connaissez un Padawan prometteur, ou si vous avez envie de croître organiquement via le SEO, glissez dans mes DMs LinkedIn ou écrivez-nous à hello at gripgrowth.co. Donc, c'est hello at g-r-i-p-g-r-o-w-t-h.co. OK, la job du mois, SaaSpasse. Pour novembre, la job du mois, SaaSpasse chez Missive, une app de gestion des communications collaboratives. Tous vos échanges d'équipe peuvent vivre dans l'app, courriel, chat, SMS, DM, et plus encore. Missive sont à la recherche d'une personne au customer success. C'est une petite équipe de produits élite dans une compagnie hyper profitable avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart on continue de l'utiliser dans notre agence Grip aujourd'hui et même chez SaaSpasse. C'est de la bombe comme produit, poste à combler, sautez là-dessus. Si vous ou une personne dans votre réseau avait le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Vous allez trouver aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Philippe Lehoux, cofondateur et CEO. Si vous voulez commander une des prochaines Jobs du mois, genre celle de janvier, écrivez-nous à bonjourhi.SaaSpasse.com ou mes DMs LinkedIn. OK, Spotlight partenaire. Pour novembre, le premier service SaaS en Spotlight, c'est Baseline. une firme d'accompagnement et d'implémentation en intelligence artificielle. Baseline, ils ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leurs données et à intégrer des solutions d'intelligence artificielle pour prendre des meilleures décisions produits et commercialisations. Ils ont une approche no bullshit, ils ne sont pas mariés à l'IA pour régler des problèmes, ils comprennent vos enjeux d'affaires, rendent vos données actionable, puis ils vous proposent des solutions incrémentales, le tout en vous rendant autonome. Il y a souvent plusieurs subventions pour travailler avec des pros dans le domaine, donc il y a moyen de ne pas exploser son budget. Gardez l'entrevue avec David Beauchemin, le cofondateur, qui est dispo dans les show notes sur sasface.com slash partenaire avec un S slash baseline ou sur notre channel YouTube. Check them out sur baseline.quebec. Il y a un contact form direct sur la homepage. Vous pouvez aussi glisser dans les DMs de David Beauchemin sur LinkedIn. Si vous voulez l'histoire et les exemples concrets de David, il est venu sur le pod comme guest, épisode 41. Écoutez ça. OK, deuxième spotlight partenaire pour novembre, le service pour SaaS en spotlight ici, c'est Paragon, une équipe de consultation numérique accréditée PECAN, un programme de subvention fédérale super intéressant pour les SaaS. PECAN offre d'abord un... 15 000 gratuits pour de l'analyse de vos processus d'affaires numériques. Paragon vous accompagne là-dedans en identifiant les processus à améliorer dans votre business. C'est vraiment une occasion en or d'adresser les flows et les process suboptimaux dans votre SaaS. Ensuite, Paycan donne accès à un 100 000 de prêt de la BDC à 0 d'intérêt sur 5 ans. C'est du capital vraiment intéressant pour faire passer votre business au next level. L'équipe de Paragon est dirigée par un fondateur SaaS d'expérience, François-Xavier Ratté de Blocksolutions. Ils ont déjà aidé plusieurs entreprises à moderniser les processus d'affaires comme comptabilité, finance, gestion client, marketing, vente, opération interne et plus encore. Pour plus de détails, regardez l'entrevue vidéo avec François-Xavier qui est dispo dans les show notes sur saspace.com slash partenaire avec un S slash paragon, P-A-R-A-G-O-N-E et sur notre channel YouTube. Pour booker un appel d'intro gratuit et rapide avec François-Xavier, cliquez sur le lien de booking dans les show notes ou sur la page partenaire. Si vous voulez entendre l'histoire et la vision de François-Xavier, il est venu sur le pod comme guest. Épisode 50, écoutez-le. All right, on passe au show. Let's go ! Marc Mercier, bienvenue sur SaaSpasse.
Marc Mercier: Merci de me recevoir.
François Lanthier Nadeau: Comment tu vas, mon vieux ?
Marc Mercier: Ça va bien. Un peu fatigué, mais ça va.
François Lanthier Nadeau: Toujours un plaisir de recevoir un ami et un ancien coloc, moi-même.
Marc Mercier: Indeed.
François Lanthier Nadeau: On a partagé une espèce de petite antre dans Saint-Jean-Baptiste quand on était plus jeunes. Comment on se connaît, Marc ? Tu te rappelles de ça ? Marc.
Marc Mercier: je me souviens pas exactement du moment où est-ce qu'on s'est rencontré pas sûr que c'était à travers Georges obviously mais le plus loin que je me souviens t'as été une des premières personnes à venir au Tech Drinks pitcher quand on a starté ça à l'événement de lancement fait quoi ça va faire 5-6 ans je rappelle au monde qui ont pas été assez chanceux pour vivre les Tech Drinks les Tech Drinks Les Tech Drinks, dans le fond, c'était un événement pour rassembler la communauté startup à Québec. On faisait des événements mensuels, une fois par mois, dans le coin de Saint-Joseph. On recevait une cinquantaine de personnes à chaque mois.
François Lanthier Nadeau: J'aime penser qu'il y a une partie de l'âme de Tech Drinks qui continue de vivre à travers cet espace.
Marc Mercier: Nice, man. J'aime ça, les événements.
François Lanthier Nadeau: J'ai eu bien. Puis toi, Marc, mettons que tu nous faisais un recap. un rapido ton parcours professionnel, t'es passé à travers quoi ?
Marc Mercier: Ben en fait, Marc Podback comme mes amis de... Marc Podback ? ... de Budpress m'appellent. À chaque fois que je vois là, je me fais tout le temps appeler Marc Podback, c'est vraiment drôle. Mais ouais, c'est ça, moi ça fait peut-être 10 ans que je contribue à bosser des startups. J'ai commencé au support dans une startup qui s'appelait Kadam. C'était quoi ça ? ... plateforme de matching entre tuteurs et étudiants.
François Lanthier Nadeau: Tu avais quel âge à ce moment-là, puis là, tu as quel âge ?
Marc Mercier: J'avais 20-21 ans, à peu près.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, parce que tu as skippé l'université, tu es allé direct dans le monde des startups.
Marc Mercier: Oui, j'ai essayé de retourner à l'université après, mais pas de manière successée. Je suis retourné sur le marché du travail, mais c'est ça, j'ai commencé là, j'avais une vingtaine d'années. Puis après ça, je me suis promené un peu de startup en startup. J'ai dû peut-être en faire genre peut-être huit.
François Lanthier Nadeau: Peux-tu nous les nommer en mitraille ?
Marc Mercier: À Kadam, j'ai collaboré avec les gars Make a Champ. J'ai fait Stone qui était anciennement Flatbook. J'ai fait Amp Me, j'ai fait Upfront. Stempa, qui était la mienne. Après ça, Budpress. Maintenant, Extend AI.
François Lanthier Nadeau: Aujourd'hui, tu as quel âge ?
Marc Mercier: 32.
François Lanthier Nadeau: Tu as une bonne décennie de startups à travers tout ça. Laquelle de ces startups-là t'as le plus appris ou le plus évolué ? Sans compter celle-ci en ce moment, O.T.
Marc Mercier: Oui, c'est dur à dire parce que dans le fond, au fur et à mesure que je me promenais d'une startup à l'autre, j'ai toujours changé mes responsabilités, j'ai pris plus de responsabilités. Au fil de ces dix années-là, j'ai dû faire à peu près tout ce que tu peux penser qu'il y a à faire dans une startup. À partir de Amp Me, quand j'étais rentré là avec Keith Beauchemin pas mal là que ça a vraiment commencé à ramper.
François Lanthier Nadeau: C'était quoi, AmpMe ?
Marc Mercier: AmpMe, c'était une app mobile où on synchronisait les téléphones ensemble pour faire un speaker via un portatif.
François Lanthier Nadeau: Des fois, vous faisiez des tests en haut au bunker coworking, puis ça sonnait très fort.
Marc Mercier: Ouais, c'était beaucoup de bruit.
François Lanthier Nadeau: On va pouvoir creuser dans différentes parties de ton parcours au travers de la conversation, mais... Juste pour mettre la table sur la situation actuelle, mettons, là, tu es chez Extend AI, qui ont un produit aussi qui s'appelle Stone AI. Oui. Veux-tu nous faire un TLDR, un peu de c'est quoi Extend c'est quoi Stone AI ?
Marc Mercier: Oui. Donc, Extend AI, dans le fond, on aide les entreprises à percevoir, comprendre et optimiser leur environnement physique. Essentiellement, on installe les capteurs, on capte, dans le fond, la réalité physique, on fait une modélisation virtuelle. puis ensuite, on peut donner des scénarios pour faire de l'optimisation là-dessus.
François Lanthier Nadeau: Donne-moi un exemple d'entreprise où est-ce qu'une installation du genre serait mise.
Marc Mercier: En fait, quand ils ont fait l'IRD au début, la preuve de concept, ils ont installé ça dans un endroit où est-ce qu'il y avait une ligne de production où est-ce que les gens assemblaient des petites boîtes de médicaments, si je me souviens bien. Ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont installé des capteurs en haut de la cellule où est-ce que la personne travaillait. pour capter dans le fond les mouvements de cette personne-là. Puis après ça, faire des scénarios d'optimisation dessus.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, pour les noobs du AI comme moi, c'est-tu du OCR, c'est du computer vision dans le fond qui est beaucoup utilisé là-dedans.
Marc Mercier: Oui, c'est du computer vision.
François Lanthier Nadeau: Fait qu'il y a deux composantes. Il y a du hardware, c'est-à-dire du matériel physique qui capte puis qui enregistre beaucoup de ce qui se passe dans le monde physique. Mais tu as aussi... en arrière du software, right ?
Marc Mercier: Oui.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que le software en arrière est exposé de façon un peu une application web ou comment ça fonctionne ?
Marc Mercier: Bien là, notre premier use case, c'est Stone fait que le premier produit qu'on développe actuellement. Fait que oui, Stone dans le fond, est exposé via une interface. Stone essentiellement, ce qu'on fait, la première application, c'est de l'inspection. automatisé avec l'intelligence artificielle. Une tranche de granit, par exemple, brute, va se faire inspecter par un humain qui va déterminer s'il y a des cracks, s'il y a des trous, s'il y a de la pyrite dedans. Puis ça, ça va déterminer le grade de la tranche. Quel prix elle va être vendue. Ça va aussi déterminer comment tu vas la couper. Comment tu vas couper tes morceaux dedans. C'est vraiment la première étape du processus. Puis nous, ce qu'on fait, c'est qu'on inspecte. tranches-là avec des modèles d'intelligence artificielle. Puis on a une interface qui permet à l'inspecteur de faire de la contrevalidation, fait que les faux négatifs.
François Lanthier Nadeau: Cette interface-là, dans le fond, ça fait du package. Vous devez avoir des contrats probablement custom. C'est pas un modèle self-serve.
Marc Mercier: C'est pas self-serve. On essaie quand même de rendre ça le... Le modèle de pricing et le modèle de distribution, c'est de le mettre le plus simple possible. Ça reste une industrie très old school. La production,
François Lanthier Nadeau: la gestion de la pierre, je ne sais même pas comment le dire.
Marc Mercier: Nous autres, on fait majoritairement affaire avec des carrières actuellement. C'est du monde qui travaille dans une usine. Ils ne sont pas nécessairement faciles à rejoindre. Ils ne sont pas nécessairement habitués d'acheter du software non plus. Il y a beaucoup de challenges en lien avec ça.
François Lanthier Nadeau: Avec l'éducation. Moi, je te connais bien. On est potes, on a déjà été colloques. Ce que je me demande, c'est, mettons, tu as eu un parcours fascinant en startups. Pourquoi tu as décidé d'aller dans celle-là, chez Extend ??
Marc Mercier: C'est une bonne question. C'est majoritairement à cause de chaos. le CEO pis le founder en plus ouais ben moi dans le fond après être parti de chez Budpress j'ai exploré quand même plusieurs affaires ok pis j'avais rencontré Carl quelques mots auparavant, puis on avait eu des discussions, puis ce qu'il m'avait dit quand j'avais posé la question, c'est quoi tes gros challenges en ce moment en tant que founder et CEO d'une compagnie de tech, puis il m'avait dit, moi, j'ai pas de difficulté à recruter des devs, j'ai de la misère à recruter du monde non technique pour m'aider. Puis ça avait comme stické, puis on avait eu d'autres conversations par la suite, tout ça, puis nos valeurs... Cette manière de réfléchir, on était vraiment alignés sur la vision de comment on voulait bâtir des business. Personnellement aussi, un super bon fit, on s'entend super bien. Ça a été le gros driver de ma décision d'aller chez Extend. C'était vraiment lui en tant qu'entrepreneur. Il y avait aussi la composante qui avait déjà un client avec lequel il développait le produit, mais au-delà de ça, c'est dur de choisir une compagnie early stage, un peu comme les VCs qui font de l'investissement.
François Lanthier Nadeau: C'est des gageurs beaucoup.
Marc Mercier: Oui, exactement.
François Lanthier Nadeau: C'est intéressant, la composante humaine, justement, du fit un peu personnel, social, avec ce dude-là. Mettons que je fais un pas en arrière, comment tu l'as connu, ce gars-là ? Il est arrivé comment dans ta vie ?
Marc Mercier: Dans le fond, on s'est rencontrés dans un événement que Panache Venture a organisé ici à Québec.
François Lanthier Nadeau: Panache qui sont à Montréal.
Marc Mercier: Panache fait du early stage VC. Ils sont basés à Montréal. Ils ont des bureaux à plusieurs endroits au Canada, Toronto, Calgary, Vancouver.
François Lanthier Nadeau: Tu as fait un bout là.
Marc Mercier: Non, mais je connais bien la gang qui a starté ça. C'est pour ça que j'étais relativement proche d'eux autres. un de mes oncles qui a parti ça. Oui,
François Lanthier Nadeau: c'est ça.
Marc Mercier: Fait que je me retrouve souvent dans ces événements-là. Je suis souvent invité parce que je travaillais dans une compagnie du Portfolio, mais aussi parce que je connaissais bien toute l'équipe. Laquelle,
François Lanthier Nadeau: excuse, la compagnie du Portfolio ?
Marc Mercier: Je travaillais chez Botpress avant, qui était Portfolio chez Panache.
François Lanthier Nadeau: Explique, c'est quoi Botpress ?
Marc Mercier: Botpress, en fait, c'est une plateforme pour bâtir des chatbots. Fait que... Back in the day, c'était open source avec un modèle enterprise. À cette heure, ils sont rendus cloud avec le Generative AI.
François Lanthier Nadeau: Je ne sais pas si pivot, c'est le bon mot,
Marc Mercier: mais dis-moi.
François Lanthier Nadeau: C'est justement du tir.
Marc Mercier: Pendant que j'étais là, on voyait vraiment qu'il y avait la tendance vers le cloud qui s'en venait beaucoup. Il y avait les modèles comme Chatbot qui devenaient de mieux en mieux. C'est sûr que... de transition-là devait se passer à ce point-là.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, t'es dans un événement chez Panache, y'a tout plein de monde intéressant qui ont des projets, qui investissent dans des projets, pis tu rencontres ce gars-là.
Marc Mercier: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Comment t'as gardé ta relation avec lui, genre ? Tu sais, tu te dis, ah, on s'est appelés, on s'est parlé de quelque chose. On s'est parlé de tel sujet, tel défi, genre. Comment t'as... Je dis ça parce que je veux que le monde catche les chemins de création d'opportunités, t'sais, de carrière.
Marc Mercier: Ouais. Ben, en fait, durant l'événement, on a quand même jasé un peu. C'est là que j'ai vraiment abordé le sujet de ces côtés challenge, qu'est-ce qui keep you up cette night. Puis moi, par la suite, c'est une habitude. Quand j'ai des conversations avec les gens, où je trouve que ça a vraiment bien connecté, je les ajoute sur LinkedIn, on garde contact.
François Lanthier Nadeau: Je vais faire une scène gestion de réseau un peu. Oui. Je vais faire une citation parce que j'ai fait un petit peu de prep pour le pod. Ça, c'est dans un article qui est paru dans la presse, je crois, en tout cas, dans les médias populaires. Ça parle de XTNA, évidemment. Ce qu'ils veulent, c'est réaliser l'équivalent de rayons X, de chaînes de production, de centres de distribution. et d'autres remplacements physiques afin de déterminer comment on peut implaire et planter l'automatisation et l'optimiser. C'est quand même ambitieux comme statement. Il y a beaucoup de parties mouvantes dans des chaînes de production, dans des usines. J'ai envie que tu me parles un petit peu plus en détail de comment vous faites ça. C'est quoi la machine qui vous permet de faire ça ? C'est quoi la techno qui vous permet de faire ça ? Si tu peux rentrer un peu plus dans les détails.
Marc Mercier: Je vais rentrer dans...
François Lanthier Nadeau: T'as Polycar aussi qui est un client, je pense, qu'elle peut utiliser comme exemple.
Marc Mercier: Je vais rentrer dans les détails autant que je peux, mais essentiellement, Extend AI pour faire de la modélisation de... de l'environnement physique ont développé une technologie qui nous permet justement d'ingérer tout le fil vidéo, qui nous permet après ça de faire de la modélisation.
François Lanthier Nadeau: Es-tu trop noob de dire c'est une caméra, c'est un sensor ?
Marc Mercier: Oui, on dit tout le temps des sensors, les caméras, ce n'est pas super bien perçu. Dans le cas d'utilisation de polycores, Ce n'est pas vraiment un enjeu. C'est littéralement des caméras. C'est une boîte fermée qu'on installe. Je pense que tu l'as probablement vu si tu as lu l'article. C'est une boîte qu'on installe par-dessus un convoyeur équipé de caméras, d'ordinateurs. Puis là, ce qu'on va faire, c'est qu'on va prendre des photos de la tranche qui passe en dessous. On va toutes rassembler ces images ensemble pour refaire une représentation de la slab au complet.
François Lanthier Nadeau: OK.
Marc Mercier: Par la suite, on va rouler des modèles. d'intelligence artificielle dessus pour faire l'identification des différentes features.
François Lanthier Nadeau: Quelle action est-ce qu'un manager ou une personne clé chez Polycar ou n'importe quel client peut faire une fois qu'elle pogne vos analyses et toute la modélisation que vous avez faite ?
Marc Mercier: De un, actuellement, pour te donner une idée de l'archaïcité du processus, c'est qu'eux autres, la tranche, la personne qui l'archaïque, regarde pour l'inspecter, elle va mettre un équerre, un collant en équerre pour dire cette partie-là est utilisable, cette partie-là n'est pas utilisable. Puis s'il y a jamais des défauts, ils vont mettre des petits points verts sur la tranche et ils vont prendre une photo. Ils vont mettre, mettons, trois points verts pour une craque qui a peut-être deux pieds de long. Après ça, la personne au ventre, quand elle reçoit ça pour vendre la tranche, il faut qu'elle s'imagine où est la craque. Nous, on vient vraiment... identifier clairement sur cette image-là, ce sont où les défauts. Ça fait que ça... Bon, d'un, ça fait que le processus est plus rapide, mais de deux, c'est aussi la qualité de l'information qui en ressort, la précision, puis la rétention de cette information-là à travers l'organisation.
François Lanthier Nadeau: Puis le type d'AI, c'est... Y a-tu... Parce que, tu sais, les large language models, c'est super populaire. On en a parlé... le podcast pour les gens qui veulent aller le voir, peu importe. Mais le Computer Vision, c'est aussi un gros modèle niveau AI, un gros paradigme, excuse. Y a-tu d'autres choses ? J'imagine qu'il y a beaucoup de big data, genre data crunching pis comme tout ça. Y a-tu de quoi de plus intéressant que ce que je viens de dire à dire là-dessus ou c'est pas mal ça ?
Marc Mercier: Non, ben c'est, tu sais, essentiellement, c'est ça, c'est du Computer Vision. puis je pense que le gros défi, c'est vraiment l'ingestion d'une grosse quantité de données. La qualité des images qu'on utilise, c'est genre du 50 megabytes. Les images sont énormes. De passer ça dans des modèles de computer vision, ça porte quand même son lot de défis.
François Lanthier Nadeau: Au niveau de la bande passante, au niveau du... OK. C'est intéressant. As-tu l'impression, parce que moi, je sais que c'est deux technologies, deux approches d'AI différentes qu'il y avait chez Budpress, Chatbot Builder, où est-ce que tu étais, et puis Extend AI avec leurs produits stoniers. As-tu l'impression que l'expérience que tu as eue chez Budpress, d'une manière ou d'une autre, t'a permis d'avoir des avantages chez Extend AI ou c'est trop alien d'un à l'autre ? Non,
Marc Mercier: je pense que c'est... Je pense que ce n'est pas alien dans le sens que c'est sûr que ça m'a amené à comprendre des concepts. WordPress a été ma première exposition à l'intelligence artificielle réellement, un produit d'AI. C'est sûr que ça m'a amené à comprendre des concepts de développement de ce genre de produit-là, puis aussi de comprendre un peu mieux la techno en général, puis qu'est-ce que ça impliquait. Ça a été cool.
François Lanthier Nadeau: le langage, le verbiage, le genre de dev avec qui tu peux collaborer aussi. OK, nice. Tu sais, Stone et I, c'est explicite, c'est dans le nom. Ici, c'est pour l'optimisation de la gestion, production de la pierre. C'est très verticalisé. Est-ce que vous avez l'ambition de développer d'autres produits qui sont aussi verticalisés pour d'autres industries, mettons ?
Marc Mercier: Oui, essentiellement, la vision de développement de produits chez Extend c'est que Extend a développé la plateforme qui permet de percevoir, comprendre et optimiser le monde physique. Après ça, le monde physique, ça peut être deux mètres cubes, ça peut être... 100 m3, ça peut être 10 000 m3. La vision un peu en arrière de tout ça, c'est de starter avec un footprint qui était petit, un petit m3, puis après ça, d'augmenter progressivement les m3 en trouvant tout le temps des niches, des verticales où est-ce qu'on pouvait développer le produit puis un partner avec qui on pouvait développer ce produit-là aussi.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, c'est que les premiers clients qui rentrent un peu dans la machine, c'est... très impliqués, j'imagine. Il y a beaucoup de R&D et tout ça. C'est peut-être con, mais est-ce que tu veux faire 1 versus 120 cubes ? Est-ce que la machine qui capte doit scaler autant ? Ça fait-tu une énorme plateforme qui hover par-dessus toi ? Je suis un petit peu trop dystopien.
Marc Mercier: En fait, quand on a fait la... Je dis oh, mais c'est vraiment Carl et l'équipe qui ont développé cette machine-là Puis quand ils l'ont faite, ils ont essayé de garder en tête qu'un jour, les sensors qu'on utilise pour capter la tranche, on les utiliserait pour capter des cellules de production, des chaînes de production, des usines au complet. Fait qu'on essaie de garder vraiment la caméra avec l'ordinateur, tout ça de manière à ce que… on est capable de packager ça dans une boîte qu'on vient accrocher au plafond.
François Lanthier Nadeau: Il peut y avoir plus qu'une boîte.
Marc Mercier: Pour une usine, potentiellement, on pourrait mettre 200 boîtes au plafond pour capter vraiment tout le plancher de l'usine et être capable de le modéliser.
François Lanthier Nadeau: J'ai l'impression que c'est pas... On en parlait un petit peu offline, mais on est loin de... Hey, mets ton email ici. Rentre ta carte de crédit et maintenant, tu peux gérer tes reçus de dépenses. Ce n'est pas un SaaS self-serve très, très, très simple en termes de cas d'utilisation. C'est massif dans la mesure où il y a beaucoup de hardware et du software avancé qui est impliqué dans votre offre de service, dans votre produit. Est-ce que c'est difficile d'unboarder des compagnies ? Même les gens dans l'usine sont-ils affectés ? L'adoption du produit se vit comment ?
Marc Mercier: C'est clair que l'expérience d'acheter un produit comme Stone & Ice, c'est plus complexe que de se subscriber à Notion. Il y a un processus de vente, les gens veulent nous parler, il y a une discussion qui se passe. Ils ne peuvent pas expérimenter vraiment avec le produit tant ou si longtemps qu'on n'a pas déployé chez eux. On essaie de trouver des manières pour leur donner un feel, mais c'est quand même relativement difficile. C'est sûr qu'il y a cette partie-là de faire l'acquisition du produit qui est un défi en soi. Mais après ça, il y a beaucoup de stakeholders dans l'entreprise qui sont impliqués dans une solution comme ça. On essaie autant que possible de limiter le nombre de stakeholders et d'y aller vraiment progressivement. Mais c'est sûr que la personne qui est à côté de la ligne de prod et qui fait l'inspection, Ça vient impacter son travail, ça vient impacter la manière dont tu as fait ton travail, puis peut-être qu'est-ce qu'elle va faire dans un an, puis dans deux ans, tu sais. Puis c'est tellement une industrie où il y a des problèmes de pénurie de main-d'oeuvre, tu sais, massif à un point tel que des fois, tu sais, tu es obligé d'arrêter la ligne de production pendant une journée parce que tu n'as pas de staff. Puis ça, on l'a entendu plusieurs fois dans différentes entreprises avec qui on a parlé. Puis tu sais, c'est... 7000$ une ligne de prod. Les produits qui passent là-dessus, c'est...
François Lanthier Nadeau: Antoine Vision il en parlait chez Polycar. C'est la ligne de prod plantée. Ça coûte cher. Super intéressant, man. Puis, un cycle de vente et de onboarding sur tout ça, ça peut prendre des mois, des années. As-tu un gauge ou c'est trop early pour dire ?
Marc Mercier: Pour le cycle de vente, c'est dur à dire parce que là, c'est sûr que tout ce qu'on a travaillé comme deal dans le pipeline, on les travaille, mettons, depuis janvier dernier, mais on n'était pas prêt à déployer une solution encore. Tout ça s'est étiré, évidemment, à cause de ça.
François Lanthier Nadeau: Là, si tu en es à, c'est prêt.
Marc Mercier: Là, on s'en va en prod. On a fait de la preuve de concept pendant un an et demi. Puis depuis le début 2023, on a commencé à vraiment productiser le produit, vraiment le transformer pour qu'il soit... user-friendly, que ce soit stable.
François Lanthier Nadeau: Commercialisable.
Marc Mercier: On se fait capable de commercialiser ça à scale. Là, on peut dire que le produit est en commercialisation.
François Lanthier Nadeau: J'ai l'impression qu'il y a un pattern dans ton parcours. Je m'explique. Ce n'est pas la première fois que tu travailles avec un combo hardware et software. tu as fait Extend AI, puis le Stone AI, le produit, si tu n'aimes pas, Upfront, est-ce que c'est un hasard ou c'est juste que, genre, c'est des défis que le combo hardware-software t'intéresse, genre ?
Marc Mercier: C'est définitivement un intérêt. J'ai quand même un intérêt marqué pour la partie physique.
François Lanthier Nadeau: Des choses.
Marc Mercier: Tu sais, ma job, c'est quand même majoritairement à l'avant d'un ordinateur. Oui. Mais à un certain point, j'ai besoin de me lever, j'ai besoin de... bouger, j'ai besoin d'être dans les affaires. Fait que, tu sais, upfront, c'était ça. Je partais sur la route, j'allais prendre des photos de lunettes pour faire notre balle de données, pour mettre les clients en ligne. Si t'aimes pas, c'était les imprimantes dans le sous-sol chez nous où je printais des t-shirts le soir. Puis là, c'est l'usine en arrière, c'est se déplacer chez des clients qui ont des usines massives où est-ce que... où est-ce qu'on va installer notre équipement. Cette composante-là physique et les défis opérationnels, financiers qui viennent avec cette composante physique-là, c'est définitivement un truc qui m'a changé. Oui,
François Lanthier Nadeau: vraiment.
Marc Mercier: C'est un affaire que j'avais lancée. J'ai acheté une imprimante et on faisait des vêtements promotionnels pour les startups. L'idée, c'était que pour en avoir commandé beaucoup des T-shirts dans ma vie, il fallait tout le temps que tu attendes deux semaines pour avoir tes T-shirts. C'était long, puis souvent, on est tout le temps à la dernière minute. Fait que moi, c'était comme turnaround time. Je suis capable de chipper des T-shirts en deux jours. Fait que je commande, tu me passes une commande, le matin, je commandais, ça arrivait le lendemain matin, je printais ça, puis je te chippais ça. Fait qu'en deux, trois jours, généralement, tu es capable d'avoir tes T-shirts.
François Lanthier Nadeau: Fait cool. Fait que t'as roulé ça pendant...
Marc Mercier: Moi, deux ans. J'ai fait de la prod chez nous pendant une grosse année. Sinon, avant ça, tous les préparatifs de tout ça, puis le brainstorming, ça a été peut-être...
François Lanthier Nadeau: Tu étais un solo founder là-dedans ou tu avais des partners ?
Marc Mercier: Quand j'ai starté ça, j'avais des partners. Puis au fil du temps, la structure de la business a changé un peu, étant donné que j'étais le seul vraiment impliqué opérationnellement là-dedans.
François Lanthier Nadeau: Aujourd'hui, t'es loin d'être solo dans cette aventure-là avec Extend AI. Je pense qu'en lisant un petit peu sur la compagnie et tout, j'ai vu qu'il y avait beaucoup d'ex-entrepreneurs ou d'entrepreneurs, ou même de compagnies locales du Québec qui avaient investi activement dans Extend AI. Ma question pour toi, c'est, est-ce que ça change quoi que ce soit ? le fait d'avoir ce genre d'investisseur-là sur le board probablement, ou du moins dans le décor, dans ton day-to-day ?
Marc Mercier: Dans le day-to-day, pas particulièrement. Dans le month-to-month, mettons. Oui, parce que tu vois, ce matin, justement, j'étais à l'usine à 7h30. Il y avait Albert Demirigo et Nico Bouchard du Proprio qui étaient là pour jaser des trucs avec nous autres. Ils sont impliqués, ils sont disponibles pour nous quand on a des challenges, quand on a besoin de se faire challenger sur des affaires, de discuter. Je sais que Carl travaille beaucoup avec eux autres. Moi, je les rencontre sporadiquement, mais je sais que Carl parle souvent avec Martin Bouchard aussi.
François Lanthier Nadeau: Ce n'est pas juste du capital passif, patient. C'est aussi smart money qu'on peut appeler. Eux autres s'impliquent. avec vous autres. Ils ont du temps.
Marc Mercier: Oui, vraiment. Puis, ils veulent être là pour aider. Puis, ils veulent contribuer.
François Lanthier Nadeau: Puis, évidemment, il y a des comptes à rendre aussi. Le month-to-month auquel tu faisais référence, je pense, c'est un peu quel est le progrès de la compagnie, quelle est la vision et les objectifs. Puis, est-ce que c'est ça un peu ?
Marc Mercier: Month-to-month, parce qu'essentiellement, on a souvent des rencontres, mettons, qui s'alignent d'un mois à l'autre ou every other month. Puis oui, nous, on a pris la décision aussi de rendre des comptes à tous les mois. On envoie des investor updates à tous les mois. Chose que, mettons, pour les fonds, je pense que c'est plus trimestriel généralement qui nous demande des comptes.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que tu es impliqué dans les Investor Update ??
Marc Mercier: Oui, généralement, c'est moi qui vais monter une partie de l'Investor Update.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce qui fait un bon Investor Update ?
Marc Mercier: Qu'est-ce qui fait un bon Investor Update ? En fait, c'est de communiquer surtout des besoins, je pense. Oui, c'est d'informer tes investisseurs sur la situation de la compagnie, mais aussi... comment est-ce qu'ils peuvent contribuer, comment ils peuvent t'aider. Ça, c'est quelque chose souvent qui revient, qu'on a essayé de faire. Même chez Budpress, en tant que Chief of Staff, je contribuais aussi aux Investor Update à préparer les decks pour le board. C'est une des affaires qui revenait souvent. C'était, bon, oui, le state of the business, mais aussi, c'est quoi les défis ? Comment est-ce qu'on peut se faire appuyer par nos investisseurs là-dedans ?
François Lanthier Nadeau: Vous avez Premier Tech comme client slash investisseur. Est-ce qu'avec ce gros joueur-là qui a acheté Mirego, c'est quand même un behemoth dans l'industrie. Est-ce que vous dogfoodez Extend AI, ou je ne sais pas s'ils gèrent de la pierre. Franchement, je ne connais pas. Non, c'est ça. Ils ne gèrent pas de...
Marc Mercier: Ils sont... pour le premier produit, il n'y a pas vraiment de potentiel de DocFood. Pour le futur, énormément. C'est une entreprise manufacturière. C'est ça. Ils ont des usines de production, sont impliqués dans différentes industries. Comme tu as dit, c'est une énorme entreprise. Oui, il va y avoir un potentiel de collaborer avec eux autres pour du développement de produits. Je pense que c'est ça l'intérêt aussi.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est ça. Il y a des synergies là-dedans. C'est pour ça qu'ils s'impliquent. Ça va être intéressant d'avoir des avantages. clairement, pour bouger et apprendre sur le marché plus vite quand tu as des partenaires proches d'eux-mêmes. Tu as mentionné Albert de Mirego aussi. Mirego qui fait partie de Premier Tech aujourd'hui aussi. Est-ce que Mirego s'implique d'une manière ou d'une autre côté web dev ou design ?
Marc Mercier: Non, on fait tout ça. Et dans le design, on a un designer et on a des équipes de...
François Lanthier Nadeau: Du staff technique sur le payroll. Ben, software, web.
Marc Mercier: C'est majoritairement du staff technique qu'on a sur le payroll.
François Lanthier Nadeau: Super. Super. Puis probablement, je ne sais pas, des ingénieurs ou du monde qui, le côté physique, sont capables d'élèver ça aussi.
Marc Mercier: Oui, on a un ingénieur, je ne veux pas déformer sa profession, je pense qu'il est un ingénieur en électromécanique. Nico, je suis désolé si j'ai manqué ça. Mais oui, on a un ingénieur avec nous autres pour la partie hardware, parce que mine de rien, Il y a des certifications. Il faut que tu respectes le code électrique. Quand tu plugues... Je pense qu'on a quoi ? On a 16 panneaux de LED, 8 ordinateurs, 8 caméras. Il faut que ça soit plugué de sorte que ça ne pognera pas en feu.
François Lanthier Nadeau: Ah, c'est malade. Il y a Qscale aussi qui sont impliqués comme investisseurs. Est-ce que... eux, s'impliquent au niveau de la gestion directement des données ? Parce que je sais qu'ils ont beaucoup une grosse infrastructure par rapport à ça.
Marc Mercier: Je pense que c'est pas Q-Skill. En tant que candidat, c'est Martin Bouchard, le CEO, le fameux de Q-Skill, qui est investisseur. Pour le moment, il n'y a pas d'implication de Q-Skill avec nous. Mais clairement, il y a des portes ouvertes. C'est ma compréhension. de leurs produits, c'est vraiment l'installation. Après ça, tu arrives avec tes serveurs, tes racks de serveurs. Ils t'offrent l'installation, la garantie de l'électricité, de l'Internet, tout ça. Nous autres, à SomePoint, c'est sûr que pour la quantité d'inférences qu'on va faire, potentiellement que des services cloud ne vont peut-être pas être le plus cost-effective. OK.
François Lanthier Nadeau: Intéressant. c'est probablement le fait que c'est de la donnée assez privée aux propriétaires ou aux grosses entreprises manufacturières qui vont utiliser votre solution aussi qui va jouer. Est-ce que, parce que là j'ai mentionné différents individus qui ont investi dans Extend AI, puis quelques compagnies, y'a-tu aussi eu du venture capital carrément ?
Marc Mercier: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Vous en êtes où là-dedans dans ce portrait-là ?
Marc Mercier: Ben... Avec la dernière round qui a été faite l'an passé, Dans le fond, les derniers investisseurs qui sont rentrés, il y a Premier Tech qui est rentré avec Jean Bélanger, Panache Venture Ange-Québec Capital, puis Boréal. Je ne pense pas que j'en oublie. Oui, on a du Venture Cap qui est rentré.
François Lanthier Nadeau: C'est situé dans un seed round. On est où dans l'espèce d'appellation classique ?
Marc Mercier: Oui, je te dirais qu'on est comme... entre notre seed et notre series A. Fait que late seed ou un bridge, l'appellation peut varier.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que tu penses du portrait, justement, du capital de risque, du VTC au Québec ? Honnêtement,
Marc Mercier: j'ai pas particulièrement une opinion. Je te dirais que... Je trouve qu'à Québec spécifiquement, c'est peut-être un peu désolant de voir le landscape. Je comprends à un point, ce n'est pas là qu'il y a le plus gros bassin, mais je pense qu'il y a quand même une bonne densité, il y a quand même de la qualité de compagnie à Québec. Il y a Panache qui font des efforts pour prendre la place à Québec, mais c'est sûr que je pense qu'il y a encore plus de travail qui pourrait être fait pour ça chez nous.
François Lanthier Nadeau: Dans un rôle qui est... Mettons que quelqu'un ne connaît pas la tech, les SaaS ou quoi que ce soit, il dit Head of Operations. C'est ça ton rôle. Ça ressemble à quoi, mettons, ton day-to-day dans une firme d'AI, comme X10 AI ? Ton rôle.
Marc Mercier: Oui. Tu sais, en général, le rôle de Head of Ops sur Leastish, c'est quand même un catch-all parce que je me retrouve à faire un peu de tout dépendamment des... périodes de où est-ce qu'on se trouve. Récemment, j'ai été très impliqué dans le développement de produits, software pour finaliser dans le fond qu'est-ce qui s'en venait. Beaucoup d'implications là-dedans. Avant ça, c'était plus le go-to-market. On a fait beaucoup de trade shows, développé le... On a un représentant des ventes, mais de l'aider, de le supporter là-dedans sur la stratégie de déploiement. Fait que... C'est un rôle un peu catch-all. Il y a beaucoup de choses qui se passent. J'essaie surtout de focusser mes efforts sur ce que je vais appeler les core capabilities de la compagnie. Dans le fond, c'est quoi nos morceaux qui sont essentiels à notre stratégie pour déployer notre stratégie ? Je vais vraiment focusser sur bâtir ces affaires-là. Évidemment, le go-to-market, c'est essentiel. Il faut qu'il y ait des revenus qui rentrent, le produit. très essentiel au stage où on est, le développement de produits. Je vais vraiment essayer de collaborer avec les équipes pour développer ces capabilities-là et développer les systèmes qu'on a besoin pour être capable d'opérer ces fonctions-là.
François Lanthier Nadeau: Dirais-tu que c'est fair de te décrire comme un généraliste en tech de façon générale ?
Marc Mercier: Généraliste de façon générale ? Je pense que je suis un très grand généraliste. pas de spécialité, littéralement.
François Lanthier Nadeau: L'espèce de fameux T-shaped individual contributor. Toi, ta première barre de T est faible.
Marc Mercier: Oui, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: J'en ai beaucoup dans plein d'affaires.
Marc Mercier: Je pense qu'on ne peut même pas appeler ça un T, c'est un trait d'union.
François Lanthier Nadeau: C'est très cool, man. Je trouve que ça fit avec ton profil psychologique aussi. tu as tout le temps des nouveaux défis ou beaucoup de parties mouvantes. C'est le genre de doute qui est bored facilement. Il faut que ça soit stimulant. Oui,
Marc Mercier: quand même. C'est sûr que ce rôle-là, c'est le rôle dans lequel je me suis un peu essayé de me caser et essayer de put dans les compagnies. Chez Botpress, le rôle de chief of staff c'est un peu ça. Head of ops c'est plus général encore. Mais c'est vraiment de me caser là-dedans parce que c'est ça que je veux faire, c'est ça que j'aime faire. J'aime ça être large, être impliqué dans plein d'affaires, puis contribuer, comme je te dis, vraiment. Je veux vraiment ça, comme développer les core capabilities qu'on a besoin pour exécuter notre stratégie.
François Lanthier Nadeau: Bien dit. D'ailleurs, ça m'a toujours intrigué un peu, dude, genre, chief of staff to the CEO. On dirait que je vois quelqu'un en maison blanche, là, qui, genre, brief le président. Mais ça fait quoi un chief of staff Ouais,
Marc Mercier: je te dirais que c'est le monde où on soit dit ça ou... tu t'occupes des ressources humaines. C'était comme un ou l'autre. Puis dans les deux cas, ça n'a rien à voir. Je ne connais pas vraiment la job du chief of staff du président, mais essentiellement, quand Sylvain, le CEO chez Budpress, m'a demandé d'être chief of staff, je n'avais aucune idée de ce que c'était. C'était quand même très nouveau. Il n'y avait pas beaucoup de compagnies qui avaient ça. Aujourd'hui, c'est rendu vraiment plus populaire.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est ça que j'ai envie aussi.
Marc Mercier: Mais le rôle de chief of staff, essentiellement, c'est de faire de l'opérationnel. pour le CEO spécifiquement. Le CEO, il y a beaucoup de choses à faire. Il y a des suivis, il y a des meetings à booker, il y a des meetings à préparer, passer des exécutifs en entrevue, gérer les firmes de recrutement. Bref, il y a une panoplie de trucs. Sylvain, lui, mettons, ce qui trippe, c'est la partie créative, c'est la partie de développer les choses, développer le produit. réfléchir à des affaires funky, ce n'était pas de faire des suivis. Ce n'était pas de se caser dans un meeting avec le directeur marketing pour jaser des KPI. Ce n'était pas ça.
François Lanthier Nadeau: Mais son input est nécessaire là aussi.
Marc Mercier: Son input est nécessaire, sauf qu'il déléguait une partie de ça à travers moi. Moi, j'étais briefé sur beaucoup d'affaires. Plus que... plus que le nécessaire, pour que justement, je puisse aller faire un meeting de suivi avec la Head of Martin puis dire, OK, tel projet, on avance-tu, te manques-tu des affaires, es-tu bloqué, l'acquisition, comment ça va, là, là, là. Fait que c'était vraiment ça, le rôle de Chief of Staff, c'était un peu tout l'opérationnel que le CEO avait à faire. C'était un peu là-dedans que je me casais.
François Lanthier Nadeau: Dirais-tu qu'il faut que t'ailles... à la base d'une excellente relation personnelle avec le CEO par exemple.
Marc Mercier: Ça prend une super bonne relation de confiance. Ça prend vraiment une bonne relation de confiance.
François Lanthier Nadeau: Parce que t'es proche de tous ces trucs.
Marc Mercier: Ouais, t'es vraiment proche. Comme je disais, des fois, tu t'en sais peut-être des affaires que t'as pas nécessairement besoin de savoir. T'es tellement dans tout qu'à un moment donné, je m'assieds à ces boards. J'avais pas besoin d'être sur le board meeting, mais c'était facilitant que je sois là parce que ce qu'on récoltait comme feedback des investisseurs, j'étais capable de l'incorporer dans ce qu'on allait faire les jours suivants.
François Lanthier Nadeau: Je sais pas si tu peux en parler. Là, je change un petit peu de vitesse, mais un produit comme Stone & Eye, on disait que c'était massif précédemment. Comment tu fais pour évaluer, designer un pricing model pour ça ? Tu sais, c'est-tu en fonction des coûts que l'entreprise manufacturière va sauver ? J'imagine que c'est des contrats confidentiels puis des contrats avec des gros montants, mais je suis quand même curieux de voir comment ça se monte.
Marc Mercier: Mais tu sais, le pricing, je pense que c'est it's never finished Je pense que tu le sais chez Snipcart. le pricing a changé à quelques reprises, vous avez testé les affaires. Nous autres, c'est un peu la même chose. On est vraiment chanceux d'avoir Polycar qui collabore avec nous sur le développement de produits, mais aussi sur la mise en marché. On a accès quand même à de l'information privilégiée pour réfléchir à notre pricing, nous aider à réfléchir à ces questions-là. Après ça, c'est sûr que le modèle de pricing, quand on est arrivé avec... Initialement, on charge... C'est encore le cas, mais on charge un prix par tranche. Fait que dans une industrie où tu n'es pas habitué de faire du SaaS, du pay-per-use, ça a accroché un petit peu. On s'est rendu compte que finalement, les gens, c'était peut-être plus la licence annuelle. Pas dire la licence, mais mettons une subscription qui est annuelle. qui laisse moins paraître que c'est basé sur l'utilisation.
François Lanthier Nadeau: Mais qui prend ça en compte.
Marc Mercier: Oui, mais qui le prend définitivement en compte. Tu ne peux pas passer à côté de ça. Le computing power qui est requis pour chaque tranche. Je veux dire, si tu fais 3000 tranches versus 10 000, 20 000, ça ne coûte pas la même affaire. On ne peut pas te charger un flat fee annuel.
François Lanthier Nadeau: Ça va être intéressant de voir les insights que vous avez avec votre premier client partenaire qui vous aide, comme le cas, l'insight de leur finance, leur perception de valeur, tout ça. Est-ce qu'ils vont bien fêter sur le reste du marché ? Même que tu ailles commercialiser avec un prix un peu plus déjà fait.
Marc Mercier: C'est vraiment intéressant. Définitivement, on le voit déjà. On s'adapte. On change un peu notre pricing, la manière qu'on le présente. On start vraiment avec un pilote. Après ça, on tombe dans la subscription. Il y a aussi quand même de la réticence de l'industrie par rapport à... vraiment capable de faire ce job-là. Oui,
François Lanthier Nadeau: c'est l'un de ceux qui arrivent dans la carrière.
Marc Mercier: Exact. Fait que, tu sais, il y a du travail à faire de ce côté-là, d'éducation, beaucoup. On teste des affaires, puis comme je te dis, on est vraiment chanceux d'avoir Paul Carl qui nous aide là-dedans, puis nos investisseurs aussi qui contribuent à réfléchir notre go-to-market avec nous.
François Lanthier Nadeau: Tu as justement une des core capabilities de la compagnie. c'est le go-to-market, c'est la stratégie de commercialisation. Comment on va mettre ça sur le marché ? Comment le monde va l'acheter ? Comment on va en parler, le positionner, etc. As-tu des idées un peu ? J'imagine qu'il y a des vendeurs puis du nurture de gros comptes. Y a-tu des approches au niveau commercialisation que t'es prêt à parler en ce moment ou on est rendu là ?
Marc Mercier: Ben, t'sais... À ce stade-ci, nos efforts de commercialisation se résument à deux choses. C'est cold outreach et les trade shows Éventuellement, c'est sûr qu'il va falloir se déplacer un peu plus sur le terrain pour aller rencontrer le monde parce que c'est vraiment très relationnel comme industrie de ce qu'on a pu constater jusqu'à maintenant. Mais actuellement, les trade shows c'est là où est-ce qu'on a fait notre… C'est là qu'on fait notre meilleur travail. On est capable de rencontrer beaucoup, beaucoup de gens, très rapidement développer des relations, faire du face-to-face. Après ça, courriel, cold call, c'est vraiment, vraiment, vraiment difficile. Mais ça reste encore un moyen décent de rejoindre le monde. Puis pour le reste, on a évalué un peu, SEO-wise, qu'est-ce qu'il y avait à faire. Il ne semble pas vraiment avoir d'opportunité. énorme, il n'y a pas beaucoup de gens qui font de la recherche spécifiquement à ces problèmes-là. Il va falloir être créatif, je pense, pour amener des nouvelles méthodes, des nouveaux canaux d'acquisition pour l'instant.
François Lanthier Nadeau: Il y a déjà deux canaux qui font vraiment du sens. Il y a moyen d'optimiser juste ces canaux-là, puis il y a plein d'autres choses. Probablement aussi qu'une fois qu'une expérience de qualité et une satisfaction client va avoir été créée dans un ou deux clients. Le mot se passe. La notion de referral, il y a beaucoup de compagnies qui, éventuellement, font juste croître avec du referral, basically. J'ai hâte de voir, man. C'est vraiment excitant. Aujourd'hui, qu'est-ce que tu trouves le plus fun et qu'est-ce que tu trouves le plus tough dans ta job ?
Marc Mercier: Le plus fun, c'est la résolution de problème. de builder des trucs. Honnêtement, j'aime juste ça, m'asseoir et réfléchir à comment on va résoudre ça. Quand je suis rentré chez Extend une des premières affaires que Carl m'avait demandé, c'était notre process au niveau du software development, le tooling et tout ça. Il y avait quelque chose en place, mais ce n'était pas nécessairement... super bien structuré et utilisé à son plein potentiel. J'ai passé quand même beaucoup de temps à essayer de mettre en place certaines structures, certains processus à ce niveau-là pour être capable d'amener l'équipe à tout travailler de la même manière et avoir un meilleur tracking, être capable de comprendre quand est-ce qu'on va livrer les choses. En tout cas, aussi bien qu'on est capable de le faire en software. Fait que... Ça, c'est vraiment le bout le fun de ma job.
François Lanthier Nadeau: J'ai l'impression même qu'il y a du monde qui start les chips, ils le bâtissent, ils crissent ça à l'eau. J'ai l'impression que tout arrive sur le ship. On va faire rouler ça.
Marc Mercier: Quoi que tu en as starté tes propres chips aussi,
François Lanthier Nadeau: je sais.
Marc Mercier: Mais le startup, on dit souvent que c'est le chaos. Je suis super à l'aise dans le chaos, mais mon... cerveau, il est wired d'une façon que... J'essaie tout le temps d'organiser le chaos, juste comme comment on organise le chaos, comment on organise le chaos, tu sais. Fait que, ouais, c'est un peu... Ça, c'est plus le fun. Ouais, c'est le bout, le fun de résoudre ses problèmes. Le plus tough, il est relié à ça aussi, puis c'est de roll out les process. Souvent, on pense ah, je vais faire un process, puis genre, tu le dis à tout le monde, puis that's it, c'est réglé.
François Lanthier Nadeau: Non.
Marc Mercier: C'est pas comme ça que ça marche. Puis plus qu'il y a de monde, plus c'est compliqué de déployer des process, déployer du tooling, parce que là, c'est constamment qu'il faut que tu fasses des rappels.
François Lanthier Nadeau: La rente interne, quasiment.
Marc Mercier: Oui, vraiment. Ça, c'est quelque chose que ma job de Chief of Staff m'a aidé à développer. C'est le travail d'influence, le cadre de faire de l'influence. Parce qu'essentiellement, en tant que Chief of Staff, tu n'as personne qui reporte à toi. Tu n'es pas le boss de personne. Tu ne peux pas passer des commandes. Il faut que tu influences les gens à prendre la décision que tu veux qu'ils prennent ou que tu penses qui est la bonne décision. Ça peut impliquer des fois de parler avec plusieurs personnes dans la compagnie qui vont faire un autre bague vers cette personne-là. Ça va both ways. Je travaille avec le CEO. Ça a influencé aussi le CEO sur ce que je pensais qui devait être fait pour aller dans l'autre sens. Ça fait peut-être deux ou trois ans, je pense, que je vois une psychologue une fois par mois, une fois aux deux semaines. C'est invariable. Durant cette période-là, c'est vraiment la chose qu'on a travaillée. C'est comment travailler sur l'influence, comment je peux influencer le monde.
François Lanthier Nadeau: De façon éthique et responsable, bien évidemment.
Marc Mercier: Évidemment, de façon éthique et responsable. De toute façon, ça irait à l'encontre de ma personnalité. Mais oui, la job d'influence, ça me sert énormément dans le roll-out des processus parce que il faut que tu réussisses à influencer le monde un peu à... prendre ces processus-là parce que tu peux pas juste passer une commande et dire même si ça marche, même si vous allez le faire, ça passe pas ces affaires-là. Fait qu'il faut que tu amènes les gens à vouloir on-boarder sur ce processus-là parce qu'ils pensent que ça va être meilleur, parce qu'ils pensent que ça va les aider.
François Lanthier Nadeau: Exact. Ça, c'est fascinant d'autres. Puis, je suis content d'entendre l'anecdote par rapport au fait que en thérapie, c'est pas... tu parles d'affaires, puis de business, puis de carrière, puis ça joue comme une valeur ajoutée dans ta carrière, tu sais, de consulter, tu sais. Puis moi aussi, c'est ça, puis j'en ai parlé, mais c'est le fun d'entendre quelqu'un d'autre mentionner cette espèce d'avantage-là. Shout-out à tous nos psys. As-tu l'impression que dans ta carrière, qui est très vaste, tu sais, on a dit tech drinks, amp me, thunder, up front, but... press maintenant, extend AI. Tu as fait du chemin, tu sais, puis à travers ce chemin-là, tu sais, on fait des erreurs, c'est juste normal. Il y en a-tu que tu es comme à l'aise de partager, soit que toi, tu as fait ou que tu as vu des founders faire pour, je ne sais pas, sensibiliser un petit peu le monde, peut-être leur éviter de faire ces erreurs-là ?
Marc Mercier: Oui, bien, tu sais, ça va probablement citer des obvious, mais, tu sais, c'est niaiseux, mais les erreurs qu'on... qu'on fait puis qu'on refait, c'est souvent des erreurs qui sont, qui semblent évidentes après coup, mais tu sais, juste dans le développement de produits, tu sais, c'est facile de tomber dans des rabbit holes de scope creep puis là, de penser que tu rajoutes des features puis...
François Lanthier Nadeau: Tant qu'à, tant qu'à.
Marc Mercier: Ouais, exactement, tu sais, tant qu'à ça, on va refaire ce système-là aussi, c'est quand, il marche tout le système ? Non, il ne touche pas, il ne marche, il ne touche pas au système s'il marche, tu sais, il est, Il y a beaucoup de choses comme ça. Puis, toutes ces petites décisions-là, c'est rare, on l'a fait chez AmpMe. On bâtissait des features pour essayer de pallier au fait qu'on n'avait pas vraiment compris c'était quoi notre value prop. Chez Upfront, au début, c'était comme la grand vision. On va builder une super grosse plateforme e-comm pour les optométristes. Finalement, on a scopé ça dans un app Shopify où on se connectait. Parce qu'au final, il faut soit de livrer de la valeur à un moment, tu ne veux pas attendre 12 mois ou 18 mois. Comment est-ce que tu fais pour te rendre là ? Après ça, on rebâtira, on rajoutera des trucs. Mais chipper de la valeur rapidement, c'est ultra important. C'est souvent une erreur qu'on fait quand tu y repenses. Je pense qu'on aurait pu le faire plus rapidement si on n'avait pas fait telle ou telle affaire qui n'était pas nécessaire.
François Lanthier Nadeau: Vous l'avez entendu ici en premier, les enfants. Faites attention au scope creep.
Marc Mercier: Mais je pense que c'est aussi quelque chose qui a déjà été mentionné sur le pod, mais c'est ça. Bref, il y en a plein des petites erreurs dans moi-même.
François Lanthier Nadeau: Non, mais c'est un conseil qu'on peut juste vraiment répéter assez, je pense. Je suis content que tu le fasses. Y'a-tu des beaux pis des bons coups ou des highlights que c'est ça dans ta carrière ou dans les compagnies que t'as le goût de mettre en lumière ?
Marc Mercier: Des highlights, je suis tellement pas bon pour ces affaires-là. Je suis vraiment une personne qui regarde les problèmes pis essaie juste de... Je me souviens rarement du positif de tout ça, mais... dans ta vie personnelle.
François Lanthier Nadeau: Comment ça a changé, justement, parce que t'es un hard worker, je l'ai vu, je le sais. Ça a changé, ça a tout changé. Là, t'es rendu à deux kids. Comment ça a changé ta vie de professionnel ?
Marc Mercier: Ben, c'est clair que, tu sais, faut que t'en repenses un peu à tes affaires. Moi, je vais dire, j'ai une tendance workaholic. Tu sais, quand j'embarque, des fois, je me plonge, puis... Je suis chanceux parce que ma blonde, souvent, elle me pull back. Elle est comme, elle a, tu sais, un slack un peu. C'est vraiment correct de le faire, même si ça me frustre tout le temps un peu de me le faire dire. Mais, tu sais, ça a vraiment changé ma vie parce qu'aujourd'hui, tu sais, j'ai des responsabilités d'aller porter la garderie, de faire la routine le soir, tu sais, toute la vie familiale qui se bâtit autour d'avoir des kids. Fait que... C'est ça. Aujourd'hui, j'essaie d'être plus flexible. On se trouve des routines pour essayer de maximiser nos journées. Moi, c'est clair qu'une fois que les kids sont couchés, je rouvre mon laptop, je retravaille jusqu'à 14. C'est encore ça que je fais aujourd'hui.
François Lanthier Nadeau: Je pense que c'est comme un peu les diètes pour moi. Il n'y a pas de formule prescrite universelle de voici comment tu devrais avoir ton équilibre vie, travail, famille, travail, peu importe. Je pense que tu matures, tu apprends à te connaître, tu catches ce qui te rend heureux et qui te permet d'être une bonne version de toi-même dans toutes les sphères de ta vie. Si ça implique travailler tard le soir pour toi et que tu es heureux, à l'aise là-dedans, et productif, fais-le. On s'en crisse de ce que tel genre de gourou dit d'un bord ou de l'autre. Pour moi, ça, c'est quelque chose que j'ai appris. Je réfléchissais beaucoup à ça dans les deux dernières jours. Moi, je ne suis pas, mettons, une personne 100% stable dans mon output. C'est-à-dire que mon humeur, mon énergie varient beaucoup. Puis j'ai appris à épouser ça. À milk the highs puis mind the lows. J'attends que le titre de mon prochain blog pousse.
Marc Mercier: Ouais, non, je te fure à 100% parce que... C'est ça. Un peu comme toi, l'énergie est variable. Des fois, c'est simplement dû aux mauvaises nuits de sommeil ou whatever. C'est ça. Il faut vraiment que tu apprennes à agager ça. Êtes-vous en embauche en ce moment chez Extend ?? Non, on n'est pas en embauche pour le moment. On a vraiment, on a toute notre staff. On est vraiment... On est encore en stealth, dans le sens qu'on était vraiment focussé sur Snipcart Stoney Isle, première version, tout ça. Puis bon, c'est sûr qu'on va avoir des besoins d'embauche au courant des prochains mois, for sure. Mais pour le moment, on garde l'équipe.
François Lanthier Nadeau: Quand tu étais Chief of Staff, ton passage chez Budpress, il y a eu beaucoup de croissance chez Budpress. Il y a eu beaucoup d'embauches aussi. As-tu l'impression que c'est difficile d'embaucher en SaaS au Québec ?
Marc Mercier: Ça dépend des rôles. Ça dépend de la compagnie, je pense.
François Lanthier Nadeau: Ton expérience ?
Marc Mercier: Je te dirais qu'actuellement, dans chez Extend engager notre premier account exec, ça n'a quand même pas été facile. Il n'y avait pas énormément de bons candidats qui ont postulé. On n'avait pas beaucoup de temps non plus pour commencer à faire du gros démarchage de recrutement. Les rôles non techniques, j'ai l'impression qu'il n'y a pas énormément de... Il n'y a pas un si gros bassin que ça. Je me fais souvent poser la question, un head of marketing ou quelqu'un qui fait du... Et si je... Il n'y a vraiment pas tant de monde que ça, non technique, je trouve.
François Lanthier Nadeau: Ils ne sont pas rassemblés, pas faciles à faire resurfacer. J'espère un peu que SaaSpasse. Ça va aider éventuellement à faire ça.
Marc Mercier: Hopefully, parce que souvent, tu finis par aller les dénicher dans des agences, dans des compagnies qui ne sont même pas tech. Il y a du super bon monde partout. On dirait que des fois, c'est ça. Puis on pense à tort qu'en software, il faut que tu engages du monde qui a déjà travaillé là-dedans, qui a cette expérience-là. Mais je ne pense pas. Je ne pense vraiment pas que tu as besoin nécessairement d'engager du monde qui a fait du software. Ça,
François Lanthier Nadeau: c'est intéressant.
Marc Mercier: Pour les devs, c'est un autre market. Je ne sais pas. Durant la période où on a rampé up, il a fallu revoir les politiques de salaire et il a fallu vraiment stepper up notre game parce que de l'autre bord, il y avait d'autres compagnies à Québec, mais il y avait aussi d'autres compagnies ailleurs dans le monde qui poachaient au Québec. À quoi ce n'était pas, ça n'a pas été si facile que ça. Je pense que là, actuellement, chez X10, avec l'équipe... qu'on a là, qui est vraiment forte avec nos investisseurs, tout ça, on essaie de se positionner justement pour que quand on va se mettre à embaucher massivement, on va être en bonne position pour le faire.
François Lanthier Nadeau: Un petit peu plus philosophique comme suite de questions, y a-t-il quelque chose sur quoi tu as changé d'idée dans les cinq dernières années ?
Marc Mercier: Oui. Dans le fond, moi, j'écoute des podcasts. J'aime ça consommer de l'information, puis lire des livres. Je remonte, mettons, à il y a six ans, je pense, le Y Combinator avait sorti avec Staff. C'est une série de vidéos, puis tout ça. C'est cool, d'ailleurs. J'ai consommé énormément à ce contenu-là. Puis pendant un certain temps, je vivais selon ces... Je ne sais pas si... ce qui avait été dit par Sam Altman et tout ce beau monde-là. Aujourd'hui, quelqu'un qui vient me quoter des affaires, j'ai tellement tout entendu, quelqu'un qui vient me quoter move fast and break things ou les classiques, je suis comme décroche. Tu m'auras pas avec ça. Si tu penses que tu peux prendre exactement ce que les autres ont dit et l'appliquer. tel quel à ta business, des bonnes chances, ça ne se passe pas comme tu penses que ça va se passer. Ton contexte est différent, ta réalité est différente, le monde est différent. Il faut tout le temps que tu fasses un effort de réflexion sur, peu importe le conseil ou le livre que tu vas lire, comment ça s'applique à ta situation, puis tout de suite. Ça, c'est quelque chose que j'ai développé dans les dernières années, que j'ai changé un peu d'idée, parce que moi aussi, il fut un temps où je pensais que je pouvais aller à quelque chose, puis l'appliquer tel quel, puis que ça allait marcher.
François Lanthier Nadeau: Ça se trouve, ça ne le fait pas. Ok, bien. Je ne savais pas ça. Pour finir, bro, est-ce qu'il y a quoi que ce soit qu'on pourrait changer, améliorer pour rendre SaaSpasse plus utile pour toi,
Marc Mercier: mettons ? Non, j'ai pas rien de spécifique, honnêtement. Comme on se disait un peu offline, moi, j'ai un des seuls podcasts francophones que j'écoute, c'est SaaSpasse. Tous les jeudis, généralement, je tune in pour l'épisode.
François Lanthier Nadeau: Parfait. Ludo, enregistre ces clips-là,
Marc Mercier: on va mettre ça comme quote sur le site marketing. Non, j'aime juste ça, consommer, entendre les histoires. C'est quelque chose que je faisais plus avant, mais j'aime bien ça m'asseoir avec des fendeurs, avec du monde, puis juste jaser de leur parcours, jaser de leur business, qu'est-ce qu'ils font, comment ils le font, puis tout ça. J'aime ça, venez, tu sais, tune in, écoutez le pod, puis écoutez comment chaque personne a la chance de venir.
François Lanthier Nadeau: Mais s'il y en a un que tu peux aussi, j'aimerais ça que tu expérimentes ce côté-là de SaaSpasse, pas juste le pod. On a eu des bons commentaires, c'est une bonne vibe du beau monde, puis je suis sûr que t'aimerais ça.
Marc Mercier: Ouais, c'est juste vraiment le timing n'a pas été bon encore, mais...
François Lanthier Nadeau: Mon gars, merci beaucoup d'être venu sur le pod, puis... on va aller continuer ça offline alright bye thank you
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