Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Geoffrey Blanc, directeur général, et Antoine Bouchard, dev team lead chez Cyberimpact, une plateforme d’emailing canadienne.
On touche sur :
C’est assez intéressant d’avoir en même temps Antoine, un employé clé de longue date, et Geoffrey, le brand new DG. Bien aimé en apprendre plus sur un SaaS de chez nous qui compétitionne dans une industrie corsée!
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SaaSpasse à Québec — édition 5
Le 23 novembre, SaaSpasse débarque chez Coveo pour l'enregistrement d'un podcast LIVE sur le vrai AI appliqué avec Vincent Bernard, directeur R&D @ Coveo et François, fondateur @SaaSpasse.
Réservez vos billets 🎟️
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Pour novembre, la job du mois ça se passe chez Missive, une app de gestion des communications collaborative. Tous vos échanges d’équipe peuvent vivre dans l’app : courriel, chat, SMS, DMs, et plus encore.
Missive sont à la recherche d’une personne au customer success. C’est une petite équipe de produit élite dans une compagnie hyper profitable, avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart, et on continue de l’utiliser dans notre agence Grip aujourd’hui. C’est de la bombe comme produit & poste à combler — sautez là-dessus.
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Philippe Lehoux, co-fondateur & CEO.
Si vous voulez commanditer une des prochaines job du mois, écrivez-nous à bonjourhi@saaspasse.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn.
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Pour novembre, le premier service pour SaaS en spotlight c’est Baseline, une firme d’accompagnement et d’implémentation en intelligence artificielle.
Baseline ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leur données et à intégrer des solutions d'IA pour prendre des meilleures décisions de produit et de commercialisation.
Y’ont une approche no-bullshit et ils sont pas mariés à l’IA pour régler des problèmes. Ils comprennent vos enjeux d’affaires, rendent vos données actionable, et vous proposent des solutions incrémentales, tout en vous rendant autonomes.
Y’a souvent plusieurs subventions pour travailler avec des pros dans ce domaine, donc y’a moyen de pas exploser son budget!
Regardez l’entrevue avec David Beauchemin, le co-fondateur, dispo dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/baseline, et sur notre channel YouTube
Check them out sur baseline.quebec — y’a un contact form direct sur la homepage. Vous pouvez aussi glisser dans les DMs de David Beauchemin sur LinkedIn!
Si vous voulez l’histoire et les exemples concrets de David, il est venu sur le pod comme guest, épisode 41, écoutez ça!
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Deuxième spotlight partenaire pour novembre. Le service pour SaaS en spotlight c’est Paragone, une équipe de consultation numérique accréditée P-CAN, un programme de subvention fédéral super intéressant pour les SaaS.
P-CAN offre d’abord un 15,000$ gratuit pour de l’analyse de vos processus d’affaires numériques — Paragone vous accompagne là-dedans en identifiant les processus à améliorer dans votre business. C’est une occasion en or d’adresser les flows et process sub-optimaux dans votre SaaS.
Ensuite, P-CAN donne accès à un 100,000$ de prêt de la BDC à 0% intérêt sur 5 ans. Du capital super intéressant pour faire passer votre business au next level.
L’équipe de Paragone est dirigée par un fondateur SaaS d’expérience, François-Xavier Ratté de Bloc Solutions. Ils ont déjà aidé plusieurs entreprises à moderniser des processus d’affaires comme leur comptabilité, finances, gestion client, marketing, ventes, opérations internes, et plus encore.
Pour plus de détails, regardez l’entrevue vidéo avec François-Xavier, dispo dans les show notes, sur saaspasse.com/partenaires/paragone-solutions, et sur notre channel YouTube
Pour booker un appel d’intro gratuit & rapide avec François-Xavier, cliquez sur le lien de booking dans les show notes ou sur la page partenaire.
Si vous voulez entendre l’histoire et la vision de François-Xavier, il est venu sur le pod comme guest, épisode 50, écoutez ça!
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
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Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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Antoine Bouchard: t'arrives dans un environnement pas hostile, parce que c'est pas vrai. Je pense que tout le monde a été super gentil avec moi, mais t'arrives quand même dans un environnement où est-ce que le monde, ils font comme, c'est qui, lui ? C'est comme, c'est qui ces deux piques-là qui viennent de nous mettre dans les pattes ?
François Lanthier Nadeau: ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. On est rendu au-dessus de 245 compagnies. Côté produits, on a récemment lancé le Job Board SaaSpasse. Allez sur SaaSpasse.com pour publier gratuitement une offre d'emploi ou consulter toutes celles qui sont déjà licitées. On est en phase bêta, donc si vous avez du feedback, écrivez-nous à bonjourhi à SaaSpasse.com. Le prochain événement SaaSpasse aura lieu à Québec jeudi le 23 novembre dans les bureaux de Coveo. On va jaser AI, Engineering, Embauche et plus encore avec Vincent Board directeur R&D chez Coveo. Il y a 80 billets de dispo sur Evenbright, sur la bannière de notre site ou en show notes. Il y a plus que la moitié déjà qui sont vendus, donc si la tendance se maintient, on va sell out celui-là aussi, alors réservez le vôtre quickly. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Geoffrey Blanc, directeur général, et Antoine Board dev team lead chez Cyber Impact. une plateforme d'emailing canadienne. On touche sur le rachat de cyberimpact par la société de placement privé Oliva Capital, les changements et défis qu'une telle transition amène, exemple un nouveau directeur général, les défis de croissance personnelle et d'équipe en développement web, les challenges techniques, commerciaux et légaux du emailing. Sérieux, c'est assez intéressant d'avoir en même temps Antoine, qui est un employé clé de longue date. Et puis, Geoffrey qui est le brand new directeur général. Fait que, belle dynamique, puis j'ai bien aimé en apprendre plus sur un SaaS de chez nous qui compétitionne dans une industrie assez corse. All right, on passe au promo d'abord, ensuite au show. Petit segment GRIP, l'agence des SEO pour SaaS qu'on a lancé. On a commencé à travailler sur notre premier client. Le deuxième débute en janvier, puis on a des leads intéressants pour la suite. On a de la place pour 3-4 clients pour l'instant, mais on considère unboarder un junior à un SEO pour augmenter la bande passante. Donc, si vous connaissez un Padawan prometteur, ou si vous avez envie de croître organiquement via le SEO, glissez dans mes DMs LinkedIn ou écrivez-nous à hello at gripgrowth.co. Fait que c'est hello at g-r-i-p-g-r-o-w-t-h.co. OK, la job du mois, ça se passe. Pour novembre, la job du mois, ça se passe chez Missive, une app de gestion des communications collaboratives. Tous vos échanges d'équipe peuvent vivre dans l'app, courriel, chat, SMS, DM, puis plus encore. Missive sont à la recherche d'une personne au Customer Success. C'est une petite équipe de produits élite dans une compagnie hyper profitable avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snap on continue de l'utiliser dans notre agence Grip aujourd'hui et même chez Ça se passe. C'est de la bombe comme produit poste à combler, sautez là-dessus. Si vous ou une personne dans votre réseau avait le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur saspass.com slash lajobdumois. Vous allez trouver aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Philippe Lehoux, cofondateur et CEO. Si vous voulez commander une des prochaines Jobs du mois, genre celle de janvier, écrivez-nous à bonjourhi@saaspasse.com ou mediums.linked. OK, Spotlight partenaire. Pour novembre, le premier service SaaS en Spotlight, c'est Baseline. une firme d'accompagnement et d'implémentation en intelligence artificielle. Baseline, ils ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leurs données et à intégrer des solutions d'intelligence artificielle pour prendre les meilleures décisions produits et de commercialisation. Ils ont une approche no bullshit, ils ne sont pas mariés à l'IA pour régler des problèmes. Ils comprennent vos enjeux d'affaires, rendent vos données actionable et ils vous proposent des solutions incrémentales, le tout en vous rendant autonome. Il y a souvent plusieurs subventions pour travailler avec des pros dans le domaine, donc il y a moyen de ne pas exploser son budget. Regardez l'entrevue avec David Beauchemin, le cofondateur, qui est dispo dans les show notes sur SaaSpasse.com slash partenaires avec un S slash Baseline ou sur notre channel YouTube. Check them out sur baseline.quebec et un contact form direct sur la homepage. Vous pouvez aussi glisser dans les DMs de David Beauchemin sur LinkedIn. Si vous voulez l'histoire et les exemples concrets de David, il est venu sur le pod comme guest épisode 41. Écoutez ça. OK, deuxième spotlight partenaire pour novembre, le service pour SaaS en spotlight ici, c'est Paragon, une équipe de consultation numérique accrédité PECAN, un programme de subvention fédérale super intéressant pour les SaaS. PECAN offre d'abord un 15 000 gratuits pour de l'analyse de vos processus d'affaires numériques. Paragon vous accompagne là-dedans en identifiant les processus à améliorer dans votre business. C'est vraiment une occasion en or d'adresser les flows et les process suboptimaux dans votre SaaS. Ensuite... Pécan donne accès à un 100 000 de prêts de la BDC à 0 d'intérêt sur 5 ans. C'est du capital vraiment intéressant pour faire passer votre business au next level. L'équipe de Paragon est dirigée par un fondateur SaaS d'expérience, François-Xavier Ratté de Blocsolutions. Ils ont déjà aidé plusieurs entreprises à moderniser les processus d'affaires comme comptabilité, finance, gestion client, marketing, vente, opération interne et plus encore. Pour plus de détails, regardez l'entrevue vidéo avec François-Xavier qui est dispo dans les show notes. sur saspace.com slash partenaire avec un S slash paragon, P-A-R-A-G-O-N-E, et sur notre channel YouTube. Pour booker un appel d'intro gratuit et rapide avec François-Xavier, cliquez sur le lien de booking dans les show notes ou sur la page partenaire. Si vous voulez entendre l'histoire et la vision de François-Xavier, il est venu sur le pod comme guest, épisode 50, écoutez ça. All right, on passe au show, let's go ! Antoine, Geoffrey bienvenue sur S'A-S-P-A-S.
Geoffrey Blanc: Bonjour. François.
François Lanthier Nadeau: Comment ça va de votre côté de la province ?
Geoffrey Blanc: Ça va bien, ça va bien. Très bien.
François Lanthier Nadeau: Super. Antoine, toi, t'es dans quel bout ?
Geoffrey Blanc: Moi, je suis à Terrebonne.
François Lanthier Nadeau: All right. Puis Geoffrey ??
Geoffrey Blanc: Je suis à Chine.
Antoine Bouchard: J'étais normal à l'aéroport.
François Lanthier Nadeau: Ok, sweet. Antoine, tu te rappelles-tu comment on s'est connus ?
Geoffrey Blanc: La première fois qu'on s'est parlé, c'était justement pour parler de l'enregistrement du podcast. On s'était fait communiquer par notre directrice au marketing.
François Lanthier Nadeau: Chloé.
Geoffrey Blanc: Ouais, c'est comme ça qu'on a commencé à se jaser, puis on s'est vu après ça en personne pour la première fois, l'événement Ça se passe chez WorkLeap.
François Lanthier Nadeau: Exact, 100%, fait que c'est un bel exemple, je pense, d'une startup que j'ai connue à travers Ça se passe, puis ça c'est le fun pour moi, parce que ça extend mon réseau, puis Jeff, ben, on s'est vu chez Ça se passe.
Antoine Bouchard: Exact.
François Lanthier Nadeau: Chez WorkLeap, pardon.
Antoine Bouchard: J'ai été à ton premier enregistrement à Montréal, c'était-tu le premier total ou...
François Lanthier Nadeau: Ouais, à Montréal. On en a fait deux à Québec.
Antoine Bouchard: C'est vraiment cool en passant. Je sais que je te l'ai déjà dit, je te le répète.
François Lanthier Nadeau: Ouais, mais en tout cas, je suis vraiment reconnaissant que vous soyez venus. Il y avait vraiment beaucoup de beau monde. La seule affaire que je suis déçu, c'est que je n'ai pas eu le temps de chiller et de parler avec tout le monde comme j'aurais voulu. Mais on va pouvoir se reprendre, ça c'est sûr. Les boys, juste pour mettre la table un peu et que le monde catche, vous êtes quel genre de profil ? Vous êtes qui ? Vous venez de Cyber Impact ? On va en parler de la compagnie dans pas longtemps. Mais je veux catcher vos profils. Fait que Jeff, on va commencer avec toi. Ton background professionnel, puis là, ton titre aujourd'hui, un peu ton champ de compétences, ça ressemble à quoi, man ?
Antoine Bouchard: Donc, je vais peut-être commencer par dire que je suis le directeur général de Cyber Impact depuis 4 mois. Donc, je suis très récent dans l'entreprise. Mon background professionnel, j'ai eu pendant une quinzaine d'années une entreprise de développement web. avec un partenaire. Puis, bon, on n'a pas vraiment survécu à la pandémie. Donc, à partir de là, je suis allé travailler dans le domaine de l'implantation en mode ERP. Mon background, c'est vraiment en gestion d'entreprise, mais aussi en gestion de projet. Donc, la livraison de produits et tout ça, c'est ce que j'ai fait au courant des dernières années.
François Lanthier Nadeau: OK, nice. Puis, Antoine ?
Geoffrey Blanc: Moi, je suis développeur full stack et team lead depuis le début de l'année que je suis team lead. Développeur depuis 8 ans chez Cyber Impact, depuis 12 ou 13 ans au total.
François Lanthier Nadeau: Super, donc tu es resté focus sur le code pour la majorité de ta carrière.
Geoffrey Blanc: Exactement, oui.
François Lanthier Nadeau: Ceux qui vont avoir la chance de voir la vidéo, tu es aussi un weightlifter, donc on a pu connecter un peu. Je suis juste un petit peu déçu d'avoir appris que pour toi... trois plates au ben, ça faisait longtemps que c'était déjà fait, alors que moi, je viens de le faire.
Geoffrey Blanc: Au moins, tu l'as fait. Il y a du monde qui ne se rend jamais là.
François Lanthier Nadeau: Yes, yes, sir. Fait que... Antoine, j'ai le goût, vu que toi, ça fait un bout que tu as eu de l'exposition, justement, à Cyber Impact, tu nous expliques un petit peu c'est quoi, puis ensuite, on va bouger à Jeff pour plus les chiffres, la situation actuelle, puis tout ça. Fait que, côté histoire, tout ça, parle-moi de ça, de Cyber Impact.
Geoffrey Blanc: All right. Cyber Impact, premièrement, pour ceux qui ne connaissent pas ça, c'est une plateforme d'envoi de courriels marketing, en mode SaaS, évidemment. Originalement, ça a été fait par la compagnie Cyber Génération, qui était encore existante quand j'ai commencé à travailler. pour Cyber Impact. Donc, c'était une compagnie de service qui a éventuellement développé un produit pour certains clients qui avaient des besoins particuliers pour finalement se rendre compte qu'il y avait beaucoup d'intérêt à développer le produit pour éventuellement migrer vers le développement seulement du produit. Donc, il y a quelques années, j'aimerais dire trois ou quatre ans, cyber-génération, les assets de cyber-génération ont été vendus pour qu'on se concentre uniquement à 100% sur cyber-impact parce qu'il était rendu assez autosuffisant comme produit. Donc, ça n'a pas été un gamble de commencer sur le produit sans être sûr que ce soit viable. Donc, depuis 3 ou 4 ans qu'on est 100% produit, 100% concentré sur cyber-impact.
François Lanthier Nadeau: Il y a beaucoup de gens qui essayent de le faire, cette transition-là, puis c'est pas toujours facile, puis souvent il va y avoir une... en parallèle très longtemps, le service et le produit ensemble. Mais c'est beau de voir ce chapitre-là quand même commencer. Puis Jeff, tu arrives dans quel contexte dans le business ? Parle-nous un peu de ça.
Antoine Bouchard: J'arrive dans un contexte, je te dirais, post-acquisition, parce qu'on va en parler un petit peu après, mais c'est une compagnie qui a été acquise par un fonds d'investissement. J'arrive dans un contexte où est-ce que j'ai un mandat vraiment de croissance, on peut dire agressif. J'arrive vraiment dans ce contexte-là. J'arrive aussi dans un contexte d'une business quand même assez solide. On est 16 employés, bien départis, avec différents services, une solide équipe de devs. Un département de services à la clientèle, c'est solide. On a un département de marketing. On vient tout juste de rentrer plus d'éléments au département des ventes. Donc, on est vraiment en train de bien se structurer. Même si on a encore une petite entreprise, on se structure vraiment bien pour soutenir une croissance agressive comme on veut faire. Puis, Cyber Impact, c'est une entreprise, comme je dis, qui était vraiment très solide dans les 7 chiffres et plus. Très bon chiffre d'affaires, bon revenu, solide financièrement. On s'en est parlé un peu, c'est sûr que je ne peux pas donner nécessairement trop de détails sur les chiffres ou même de KPI, mais comme je te disais, le lifetime de nos clients, c'est environ 4 ans. C'est quand même vraiment bon. Puis après ça, la petite donnée que je peux te donner, c'est notre churn rate en bas de 2%. Je pense qu'on est aux alentours d'un point 5, qui est vraiment, vraiment minime dans un marché comme le nôtre. Ce qui fait en sorte qu'un gars comme moi qui rentre dans une business comme ça et qui regarde comment on peut faire du growth, je ne suis pas obligé de regarder est-ce que je dois améliorer mon churn avant de passer en mode croissance. Je peux quasiment mettre ça de côté et me dire, OK, là, du coup, on focus sur d'autres choses.
François Lanthier Nadeau: C'est vraiment intéressant parce que c'est la première fois sur le podcast qu'on a une dynamique comme ça où il y a une startup d'ici qui a mangé ses croûtes, qui a eu de la croissance, puis qui arrive à une fourche un peu dans son chemin, dans son destin qui est, OK, là, il y a certains challenges. Si on veut passer à la prochaine étape, une des possibilités, c'est justement une acquisition par un private equity firm. Puis ça vient avec des défis, mais ça vient avec un paquet d'avantages aussi. Vous, vous êtes dans cette transition-là, et c'est ça qui m'intéresse au fond, moi, parce que je ne l'ai jamais vécu, et je n'ai pas parlé avec vraiment de gens qui l'ont vécu. Ce que je veux savoir, en premier, c'est qui la firme qui a acheté, quand, et un peu pourquoi, mettons. Si, Jeff, tu veux y aller là-dessus.
Antoine Bouchard: Oui, oui, pas de problème, je peux en parler. C'est sûr que je n'étais pas là comme Antoine au moment de l'achat, mais la firme qui a acheté s'appelle Oliva Capital. Donc, si vous voulez aller voir, c'est une firme qui est basée à Terrebonne, qui a un pool d'entreprises assez diversifié, qui est vraiment intéressant. Ils sont dans le domaine de l'horticulture, dans le domaine des TI, dans leur portfolio logien Inventive. Ils ont aussi une compagnie qui s'appelle VoipMS, qui est dans le domaine de la téléphonie IP. Cyber Impact s'est rajouté à tout ça, donc c'est vraiment intéressant de voir comment ils ont diversifié leurs divers placements. C'est pour l'avoir vécu par le passé et avoir eu des business partners, c'est intéressant de voir la dynamique. qu'ils mettent en place. On pourra peut-être en parler plus en détail un peu plus tard, mais ils ont une dynamique qui s'appelle un peu l'écosystème Oliva Capital, qui permet vraiment une collaboration assez intense à l'interne. Donc, je te donne un exemple vraiment, pas anodin, mais en ce moment, avec tous les changements qu'on fait, avec la loi 25, ça, puis même moi en rentrant dans l'entreprise. Il y a certains éléments que j'ai dû revoir, mais j'ai accès à des avocats qui sont chez Oliva Capital, basés chez Oliva Capital, avec qui je peux communiquer en permanence et faire progresser mes dossiers versus, je l'ai connu par le passé dans mon entreprise, où il fallait vraiment que tu ailles avec une firme externe. Les communications, c'était un peu plus long que ça. Tu es facturé à l'heure, à la minute, etc. Versus avoir un accès. Avoir des conseils au niveau juridique, ça permet de fast-forwarder tellement de projets à l'interne. Puis, tu as plein d'éléments comme ça. Tu as des éléments au niveau RH, la comptabilité, etc., qui est tenue par Oliva Capital. Puis, tu as aussi l'implication des divers business partners à l'intérieur. Donc, moi, je collabore plus étroitement avec deux des cinq partners de l'entreprise. Ça permet vraiment, encore une fois, de fast-forwarder plein de prises de décisions et d'avoir une communication qui est en permanence dans le fond. On utilise Slack, mais on est tout le temps en train de communiquer. À chaque fois que j'ai des questionnements ou quoi que ce soit, surtout en ce moment que je suis en train d'implémenter la suite des choses, notre plan stratégique qu'on est en train de mettre en place, c'est vraiment une dynamique que je n'ai pas connue par le passé. Comme je te disais, j'ai eu beaucoup de... beaucoup de business partners. J'ai eu une dynamique aussi comme ça où est-ce qu'une entreprise avait acheté une portion de l'entreprise, puis t'as pas cette relation-là autant que ce que je vis aujourd'hui. Ça, c'est un gros plus. Je te dirais que ça va être un gros élément aussi dans la suite des choses pour la croissance parce que ça te permet vraiment de... d'avoir un turnaround qui est super rapide dans une prise de décision. Puis ça, c'est une plus-value super importante pour nous.
François Lanthier Nadeau: Oui, ce que j'entends et qui est intéressant, c'est cet axe-là, un pool de ressources justement, de qualité, mais aussi l'effet réseau d'avoir d'autres entrepreneurs, d'autres compagnies qui sont en train de construire autour de toi. Ça, c'est assez cool. Mais Antoine, j'ai le goût de revenir à toi parce que... Toi, tu as fait combien d'années avant l'annonce justement de l'acquisition par Oliva ?
Geoffrey Blanc: 4 ou 5 ans à peu près.
François Lanthier Nadeau: Right.
Geoffrey Blanc: Fait que là,
François Lanthier Nadeau: tu as une business que tu connais bien, tu as shippé du code, tu as évolué toi, mettons, comme professionnel dans cette business-là. Puis là, un moment donné, du jour au lendemain, en fait, c'est ça que je me demande. C'est-tu du jour au lendemain, comment ça a été annoncé dans la compagnie, comment tu t'es senti au début ? C'est vraiment intéressant ce côté-là aussi.
Geoffrey Blanc: Oui. En fait, je vais juste me reprendre sur, ça ne fait pas 4 ou 5 ans, 5 ou 6 ans, ça doit faire pas loin de ça. parce que c'était en début 2022, je pense, l'acquisition.
François Lanthier Nadeau: C'est correct. Ce n'est pas tous les smarts qui sont bons en mat, man. Il n'y a pas ça.
Geoffrey Blanc: Ah non, c'est ça qu'il y avait. Non. Quand on se l'est fait annoncer, ça a été assez soudain. Il y avait les deux copropriétaires avant qui nous ont fait venir au bureau pour nous annoncer quelque chose. Puis ça a été tout de suite. On a vendu la compagnie. On voulait le vendre à une autre compagnie. québécoises, puis ça tombe bien, ils sont juste de l'autre côté du boulevard. On n'a pas eu à approuver bien loin. Ça s'est fait très vite, on l'a su, puis le même après-midi, on s'en allait rencontrer les propriétaires d'Oliva, les partenaires qui nous ont dit, ils se sont présentés, ils nous ont dit notre objectif, c'est de vous aider à croître, c'est pas de changer toute vos façons de faire. Ça a été quand même très smooth comme transition. Et au début, même au début, ils ont probablement beaucoup de choses à faire en arrière-plan, au niveau légal, au niveau finance. Donc, ça a quand même pris du temps avant qu'on commence vraiment à sentir les impacts au niveau de ce qu'eux autres voulaient pour le produit. où est-ce qu'ils voulaient s'en aller et ce qu'ils voulaient prioriser. Donc, ça a été une transition assez graduelle.
François Lanthier Nadeau: Et toi, mettons, avant de traverser le boulevard et d'aller te faire annoncer ces choses-là, avais-tu de l'appréhension ? Tu connaissais-tu Oliva Capital ? Tu as été comme What the fuck is going on ?
Geoffrey Blanc: Non, je ne connaissais pas Oliva Capital, mais ça faisait un bout que les propriétaires étaient moins... moins impliqués dans l'entreprise. Tu en as parlé aussi un peu avec ton histoire avec Snap. Le temps que tu prépares une acquisition, tu as tellement de choses à faire qu'il y a des choses sur lesquelles tu dois mettre moins de priorité. C'est pas mal ce qui s'est passé. On en entendait moins parler et on avait moins de feedback d'eux autres jusqu'au moment où ils nous l'annoncent. C'était pas tant de l'appréhension, mais aussitôt qu'ils ont dit qu'ils allaient nous annoncer quelque chose, on se doutait que c'était leur retraite. Ça venait avec une acquisition.
François Lanthier Nadeau: Ok, grosse nouvelle. Très grosse nouvelle. Ça me replonge dans le moment où justement on avait annoncé l'acquisition à ma team. C'était quand même quelque chose. Est-ce que tu as eu de l'exposition toi Antoine à... d'autres compagnies ou d'autres professionnels du portfolio d'Oliva Capital ou c'est peut-être quelque chose de plus loin sur la route ?
Geoffrey Blanc: Oui, parce qu'avec les... Puis je pense qu'on pourrait en parler éventuellement aussi, mais avec les défis techniques que les partenaires voulaient corriger dans Cyber Impact, on a eu à discuter avec des gens, justement des professionnels de chez Logian, qui est une autre compagnie de l'écosystème. qui ont plus d'expérience dans certaines sphères ou ce qu'on en a moins pour nous supporter là-dedans. Donc, ça, c'est un autre facette de l'écosystème qui nous a aidés pas mal et qui va pouvoir possiblement continuer de nous aider à l'avenir aussi.
François Lanthier Nadeau: C'est fascinant, man. Puis toi, Jeff, tu arrives là et tu es comme le new guy, on s'entend. Tu sais, le monde t'en... T'étais-tu là à cette annonce-là ? T'es-tu arrivé après ?
Antoine Bouchard: Non, en fait, j'étais loin d'être là à cette annonce-là. Je pense qu'officiellement, ça s'est fait en 2022. Je te dirais que je suis arrivé un an plus tard. Moi, je suis arrivé dans un contexte totalement différent. Je suis arrivé dans un contexte de changement de garde. Le DG qui était là actuellement est parti. C'est ça. Donc, c'est Oliva Capital qui sont venus me chercher. pour vraiment prendre en charge la suite des choses. Je pense que, justement, avec le changement, le rachat d'entreprise, les choses ont été un peu plus en mode, je ne veux pas dire stagnation, mais c'était justement juste le changement d'entreprise, la philosophie qui se plaçait, etc. Et de revoir, comme Antoine disait, ils sont passés aussi par un processus où est-ce qu'ils révisaient un peu tout ce qui était... Non, le volet technique, la suite des choses, tout ça. Puis c'est là où est-ce que l'entreprise est quand même toujours bien. Puis ça, c'est vraiment fantastique de ne pas arriver dans une entreprise où est-ce que tu as besoin d'éteindre les feux. Fait que tu arrives dans un minding que tu sais que ton objectif, c'est un objectif de croissance. Fait que j'ai fait mes devoirs d'analyser un peu où est-ce qu'on en était, tout ça. Puis de voir justement, oui, est-ce que c'est faisable ou pas faisable. Évidemment, j'ai accepté le mandat, donc je me suis dit que c'est faisable. Mais je suis arrivé vraiment dans ce changement de garde-là de la personne qui était en place, qui je pense faisait 8 ans ou quelque chose comme ça, qu'elle était là. Je pense qu'elle n'a pas toujours été DG, mais elle a fait peut-être 2-3 années en tant que DG. Donc, tu arrives dans un environnement pas hostile, parce que ce n'est pas vrai. Je pense que tout le monde a été super gentil. avec moi, mais tu arrives quand même dans un environnement où est-ce que le monde ils font comme, ben c'est qui lui ?
François Lanthier Nadeau: C'est comme,
Antoine Bouchard: c'est qui ces deux piques-là qui viennent de nous mettre dans les pattes ?
François Lanthier Nadeau: Pourquoi toi, personnellement, t'as accepté cette opportunité-là et t'as dit, non, non, c'est ça que je veux faire pour les prochaines années de ma carrière ? Qu'est-ce que t'as vu ?
Antoine Bouchard: Quand tu pars de ton entreprise, tu as 22 ans, et que tu la perds dans des circonstances, et je ne pense pas que le podcast a la place pour me vider le cœur, mais tu la perds dans ces circonstances où tu n'aurais pas dû la perdre. Tu sais, faire un deuil quand tu perds quelqu'un, mais quand tu perds ton entreprise, je ne veux pas dire que c'est comparable, mais ça m'a pris énormément de temps. Je suis un grand, gros garçon, mais je peux te dire que j'en ai pleuré une shot aussi. Après ça, tu relèves les manches, tu as une famille, tu t'en vas sur le marché du travail, tu acceptes de reprendre des postes qui ne sont plus des postes de leader, de gestionnaire ou même de dirigeant d'entreprise. t'avales ta pilule, puis à un moment donné, le téléphone sonne, puis c'est une opportunité. Tu te dis, OK, c'est exactement ce que je veux revivre. C'est ce que je voulais revivre. Ça va parler day one, puis après ça, je savais que je voulais faire ça. Mais je te cache pas que ça a été... Ça fait pas si longtemps que je suis là. Ça a été son lot de défis. Tu arrives dans une entreprise où est-ce que... Justement, Antoine en est le parfait exemple. Il y en a beaucoup de monde comme Antoine qui ont passé énormément d'années chez Cyber Impact qui sont là. Toi, tu arrives du jour au lendemain avec ton petit sac, ta boîte à lunch, puis tu es en train de leur dire Hey, la gang, c'est pour me suivre maintenant. C'est tout un défi à vivre.
François Lanthier Nadeau: Comment tu essaies justement de les convaincre ou de les influencer à te suivre dans ta vision ?
Antoine Bouchard: Écoute, j'ai essayé avec des donuts, Tim Hortons, ça a marché plus ou moins, mais moi j'ai vraiment une attitude de, je ne suis pas un beau parleur, en tout cas peut-être qu'Antoine va dire le contraire, je ne vais pas essayer de romancer quoi que ce soit, moi je suis plus donner l'exemple. Je ne dis pas au monde de travailler 80 heures par semaine, ce n'est vraiment pas le cas, mais justement, quand tu travailles fort, quand tu es concerné par tout ce que tu entreprends et que tu prends le temps d'écouter le monde et que tu interviens sur la plupart des projets, tout ça. Je veux dire, j'ai quand même un bon vécu. Pour moi, ce n'était pas 100 nouveau. Oui, le domaine du sens, je ne l'ai pas connu autant qu'eux l'ont connu, mais tout ce qui est développement… mise en marché, gestion du monde, engager du monde, tout ça. Je veux dire, j'ai tout connu ça, fait que c'était pas nouveau. Fait que pour moi, pour que le monde se rallie à ma façon de faire, à ma vision, pis c'est pas encore fini parce que je suis vraiment encore nouveau, il y a plein de choses qui s'en viennent que je veux mettre en place, c'est vraiment de démontrer que t'es un travailleur, pis que t'es prêt à mettre les bouchées doubles. Je suis pas venu là pour m'asseoir dans le sofa, pis regarder le monde faire. pis c'est vraiment pas ce que je fais. Fait que, peut-être fois, j'ai tendance à en prendre trop, mais, tu sais, en même temps, je me dis que, tu sais, c'est comme ça que je vais montrer, là, ma bonne volonté pour la suite des choses.
François Lanthier Nadeau: C'est straightforward, pis c'est légitime. Je vais en chipper de la valeur, je vais en faire des trucs, pis je la gagne, la confiance des gens, peut-être, en faisant ça, tu sais, justement. Souvent, mettons, des changements comme ça, un rachat par un private equity ou autre... ça vient avec des changements au niveau des RH aussi vous, est-ce que est-ce qu'il y a eu beaucoup de remodelage de l'équipe, pis c'est des vraies réalités je suis pas là pour sugarcoater c'est des gens qui sont partis, est-ce que vous voulez engager des nouveaux gens, tu sais comment la forme de l'équipe a fluctué à travers cette transition-là ?
Antoine Bouchard: C'est drôle que tu parles de ça parce que j'ai parlé de ça avec quelqu'un cette semaine pis j'ai dit la dernière fois que si je rentre dans une autre entreprise que je dis au monde que... je ne veux pas toucher au staffing ou quoi que ce soit. Je pense qu'il faut être 100% honnête. Initialement, j'avais dit que ça me semblait être correct et qu'on ne devrait pas toucher au staffing, mais plus tu rentres, plus tu commences à te mettre les mains à la pâte et à regarder vraiment tout ce qui se passe. La réalité des choses, c'est qu'il faut que tu fasses des changements et ça touche le côté humain. Ce n'est vraiment pas agréable, mais autant... Ça, c'est une autre chose aussi. tout à l'heure, tu m'as demandé pourquoi tu as accepté ce job-là. Initialement, les partenaires Oliva Capital me l'avaient demandé aussi, pourquoi on te choisirait. Je leur ai répondu par la simple phrase en leur disant que les erreurs, je les ai faites dans le passé. Aujourd'hui, je sais où est-ce que je m'en vais. Toutes les erreurs, je les ai faites dans ma business avant. J'avais déjà ma vision et tout pour le reste. Quand je suis rentré en poste de DG, je voulais... pas vraiment faire de changement, mais à l'intérieur de 3-4 mois, oui, on a dû laisser aller du monde. On a re-engagé du monde, vraiment. On a été vraiment très chanceux qu'on a pu trouver aussi rapidement. Il y a des changements comme ça qui sont inévitables. Tu as un changement de garde. Je pensais justement à ça cette semaine. Tu te dis des fois, pourquoi est-ce que le nouveau DG d'une équipe sportive amène du monde, de son entourage, de confiance, etc. Mais c'est exactement pour ça que tu as un changement de philosophie. Tu as besoin de l'équipe de te rallier à ta vision et ce que tu veux amener. Mais tu as aussi besoin d'amener des gens qui... qui ont la même vision que toi et qui vont te supporter dans le futur aussi.
François Lanthier Nadeau: C'est des beaux et c'est des gros défis. C'est vraiment intéressant d'entendre parler. Vas-y, Antoine.
Geoffrey Blanc: Je peux ajouter un peu là-dessus, juste de mentionner aussi qu'il dit, tu sais, il faut que tu rallies les gens à ta vision. Je pense que quelque chose que, jusqu'à maintenant, Jeff a bien fait depuis qu'il est là, c'est de montrer qu'il a une vision, mais de s'assurer aussi de montrer qu'il n'y a pas ils ne s'inventent pas une vision qui n'a aucun bon sens. Moi, je vois ça comme ça pour ces raisons-là. C'est de faire comprendre aux gens ta vision et de faire comprendre pourquoi elle est mieux que la vision qu'il y avait avant. C'est ça qui va faire que les gens vont rapidement te faire confiance quand tu rentres dans une entreprise comme DG et que justement, tu vas avoir des grosses décisions à prendre. Il faut que les décisions, les gens les comprennent et que tu leur définisses bien les raisons pour lesquelles tu les prends.
François Lanthier Nadeau: Absolument.
Antoine Bouchard: Ça fait sens. Si je peux rajouter à ça, ça va être le segment plugé cyberimpact, mais le produit et l'équipe sont vraiment hot. C'est un autre gros plus de pourquoi je l'ai accepté. C'est parce que j'y crois. Oui, on n'est peut-être pas Melchim et on va se le dire, c'est la réalité, mais on a tellement d'autres éléments qui font de nous une bonne entreprise québécoise canadienne. qu'on n'a pas besoin d'être Melchim de main. Le produit et l'équipe sont vraiment hot. C'est une des raisons. C'est plus facile, encore une fois, de travailler avec ça. Des fois, tu vas incorporer une entreprise et tu vas te dire, Colline, on a tellement de travail à faire avant d'arriver à marketer quelque chose. Je t'ai dit, on a engagé une équipe de vente. Imagine engager des vendeurs et une équipe à structurer et aller vendre un produit qui ne tient pas à route. Ce serait la pire chose à faire. Mais aujourd'hui, je ne suis même pas gêné. C'est ça qu'il y a de vraiment génial avec ce business-là. C'est que le produit, c'est ça. C'est un diamant qui reste à polir, mais on s'en va vers ça. Je ne suis vraiment pas inquiet.
François Lanthier Nadeau: Puis parlant de polir le diamant, justement, même avant que tu joins Jeff, moi et Antoine, on a eu des discussions par rapport à comment ça allait le produit, où est-ce qu'il était rendu. Antoine, tu me parlais du fait que justement... C'est toujours en amélioration, un SaaS, puis ça fait partie de la game. Vous travaillez sur une réforme progressive du code base, du UI. Comment ça va, cette partie-là ? Puis est-ce que c'est difficile de balancer ça avec tes tâches plus quotidiennes ou quoi que ce soit ?
Geoffrey Blanc: En fait, je te dirais plus que ça fait partie jusqu'à un certain point des tâches quotidiennes, dans le sens où, tu sais, Cyber Impact, ça fait... Le produit a été commencé il y a 15 ans, donc il y a encore beaucoup de codes legacy en arrière. Ça utilise encore les vieilles technologies. Je veux dire, on est sur PHP 8, on n'est pas sur PHP 5. On continue de le garder à jour, mais ça reste que c'est encore sur PHP avec un front-end qui utilise jQuery. Tu ne verras pas aujourd'hui une startup qui commence avec ce set de technologies, ou rarement du moins.
François Lanthier Nadeau: Je te disais, la quantité de... le temps avant qu'on droppe jQuery dans Snap. Oui,
Geoffrey Blanc: c'est ça. Mais c'est parce que faire une refonte au complet, ce serait le fun, mais c'est long et ça n'apporte pas de valeur au client. Donc, je veux dire, ce qu'on se retrouve à faire, c'est à migrer vers React tranquillement en ayant des nouvelles features qu'on développe en étant des projets React séparés qui pourraient rouler indépendamment et qui sont intégrés à Cyber morceau par morceau. avec comme objectif éventuellement d'avoir une structure qui a été complètement refaite auquel point on pourra voir à refaire tout ce qui est back-end.
François Lanthier Nadeau: C'est comme la métaphore avec le gars qui part en bateau et il remplace une planche à la fois et il rentre de l'autre bord, le monde se situe le même bateau.
Geoffrey Blanc: Il n'y a plus les mêmes morceaux, mais il est encore pareil.
François Lanthier Nadeau: Mais d'autres, ça me rappelle vraiment les moments de Snap où on a vécu des choses super similaires. de façon incrémentale, des nouveaux screens étaient en Vue.js au lieu d'être le vieux framework JavaScript qu'on avait que je m'en doutais. Éventuellement, tu vois la plateforme se moderniser, mais c'est très incrémental. De tempérer tes ambitions de code clean ou de framework cool et nouveau avec les réalités d'affaires de ta business, c'est toujours un défi.
Geoffrey Blanc: Puis là, on parle de refondre tout ce qui est UI puis l'application, mais il y a tout ce qui est en arrière-plan aussi. Toute l'infrastructure, on a toujours roulé sur nos propres serveurs avec des bases de données SQL Server. Ça fait des licences qui coûtent cher parce qu'on a une base de données par client. Ça devient dur aussi de définir un... un plan de relance, un plan de reprise en cas de désastre pour faire du disaster recovery. Ça, c'est quelque chose que l'IVA a apporté aussi, nous pousser et nous donner l'opportunité de migrer vers Docker pour être capable d'améliorer toute notre architecture aussi parce qu'en ayant plus de clients, en ayant plus de bases de données, on a plus de trafic, on a besoin d'être capable d'escaler l'architecture. Ça aussi, il faut que ça se fasse en même temps. On n'a pas une grosse équipe pour le faire. Ça n'a pas le choix d'être assez graduel.
François Lanthier Nadeau: C'est ça que j'aime dans les histoires où il y a un capital nouveau, frais, qui rentre dans une compagnie. C'est que souvent, oui, il y a des changements au niveau de la direction. Le cap table va être remanié, etc. Mais dans ta réalité de contributeur individuel, ça peut amener, ça peut unlock beaucoup de potentiel et de ressources que tu n'avais pas nécessairement avant. Ça, ça peut être... bien cadré, ça peut être fucking motivant. Encore une fois, nous, quand on est acheté par Douda, les salaires ont augmenté, les bénéfices ont augmenté, puis tout ça, puis c'est comme un wow, ok Ça fait du bien pour le team de la staff qui était vraiment bootstrap depuis les dernières années. Tu gères une équipe de devs, Antoine, puis Jeff, t'en as géré une. Fait que je vais commencer par Jeff. Qu'est-ce que tu trouves le plus facile, le plus tough ou le plus fun à propos de gérer une équipe de devs ?
Antoine Bouchard: Je pense que le plus tough, c'est les devs en général. Ça, c'est clair.
François Lanthier Nadeau: Les subminds, disons. Le plus tough,
Antoine Bouchard: je te dirais que ce que j'ai vu par le passé, le plus difficile, c'est, puis je vais le dire straight de même, c'est se faire respecter. Puis ce n'est pas une question de, ils ne respectent pas. Oui, oui. Quand tu as un gestionnaire de projet dans une équipe de dev, justement, le gestionnaire de projet, c'est le policier, c'est le shérif. Puis se faire respecter par une équipe de dev, c'est vraiment très difficile. Mais quand tu réussis à passer ce créneau-là, puis que ton équipe de dev te respecte dans le sens où, oui, tu les pousses pour qu'ils arrivent dans l'échéancier, mais en même temps, tu les écoutes quand il y a des contraintes. Quand tu faces un client, tu es là pour les défendre. Quand tu commences à prendre toutes ces positions-là, qu'il y a être là pour ton équipe, mais en même temps pour le client, c'est là où tu commences à avoir une solide relation avec les équipes de dev. Ça, c'est toujours ce que j'ai réussi à faire par le passé. Chez Cyber Impact, je pense que c'est déjà là. Les gars sont vraiment cools. Ce n'est vraiment pas une question de ça. Chez Cyber le défi qu'il y a actuellement pour l'équipe de dev, c'est cette transition au niveau de la gestion de projet qu'on est en train de faire. Celle-là, elle va s'en venir, elle va venir s'implanter. On va faire une transition complète où est-ce qu'on va vraiment, René, je vais te donner un exemple, on va changer des outils. Il y a beaucoup d'éléments en ce moment qui sont dans le trélo. Il n'est pas nécessairement le bon outil de gestion de projet. Donc là, on s'en va vers Jira pour vraiment se structurer, mettre en place notre backlog pour les différentes équipes. Après ça, établir ton roadmap de produit, voir la vélocité des équipes, établir les différents sprints, mettre toute cette méthodologie-là en place, c'est ce qui va amener à pouvoir mieux collaborer et avoir cette relation de gestionnaire de projet avec l'équipe des devs qui va s'établir et qui va réussir à établir un trust.
François Lanthier Nadeau: Antoine, toi, tu n'as pas toujours géré une équipe. Ton rôle plus lead, c'est dans les dernières années, c'est ça ?
Geoffrey Blanc: En fait, oui, mais officiellement, je suis team lead depuis le mois de janvier de cette année. Puis avant ça, pendant le temps du COVID, puis pendant les quelques dernières années, on était juste trois développeurs. On a été cinq à un certain point, on est descendu à trois. Puis la raison pour laquelle j'ai été nommé team lead au début de l'année, c'était principalement parce qu'on voulait justement agrandir l'équipe de dev. Puis on voulait avoir quelqu'un sur qui il était capable de se fier pour tout ce qui était... On... installation, onboarding, le support, le mentorship. Donc, ça a pas mal été ça que j'ai fait depuis le début de l'année.
François Lanthier Nadeau: As-tu trouvé ça tough d'inclure des humains dans ton workload pis pas juste du code qui roule ?
Geoffrey Blanc: Je te dirais qu'il y a pas mal moins de codes qu'il y en a déjà eu dans mon workload. Malheureusement, ça vient avec. Mais, Je te dirais que ce qui est difficile, c'est justement en ayant été longtemps à ne pas avoir beaucoup de programmeurs, pas beaucoup de roulements. On a quand même une grosse infrastructure au niveau de nos environnements de développement. Le plus dur, c'est de développer un onboarding qui va être suffisant, qui ne va pas être overwhelming. Parce qu'on est tous des full stack. Ok, nice. Je pense que c'est Joe Léveillé qui avait dit ça à un moment donné dans son podcast. Il parlait d'équipe commando, où tout le monde touche un peu à tout. En étant une petite équipe, c'est pas mal ça qu'on cherche. C'est de les faire rentrer et rapidement les faire toucher à tout, mais il y en a beaucoup à toucher. Le plus difficile, c'est de s'assurer d'avoir un bon rythme où ils vont être capables de devenir efficaces rapidement, sans qu'après un mois, ils aient envie de... de partir parce que c'est pas pour eux.
François Lanthier Nadeau: Non, c'était une balance qui est vraiment difficile. Nous autres, avec Snap c'était comme, on disagnait un process vraiment basic, puis lean. On faisait rentrer une personne, on lui disait carrément, bon, ben là, dis-nous ce qui chie dans le process. On en améliorait une ou deux affaires dans l'autre, puis on essaie d'améliorer de shot en shot. Mais c'est des beaux défis. Ça veut dire que l'équipe grandit, qu'ils vont avoir plus de bandes passantes, quand même.
Geoffrey Blanc: Je te dirais, ça fait deux semaines et demie que j'ai deux nouveaux développeurs que je suis en train d'onboarder. J'en ai eu trois à onboarder, à part ces deux-là, depuis le début de l'année. Le premier processus d'onboarding au début de l'année n'était pas évident. C'est de l'amélioration itérative. J'ose espérer que quand on va rengager, je vais être capable de l'améliorer encore plus. Mais surtout qu'en ayant une plus grosse équipe, on ait des programmeurs moins commandos qui n'ont pas besoin de tout comprendre du premier coup.
François Lanthier Nadeau: Oui,
Geoffrey Blanc: c'est super intéressant. Il y a une autre difficulté aussi. On a engagé deux programmeurs, mais il y en a un qui ne parle pas français.
François Lanthier Nadeau: Donc là,
Geoffrey Blanc: c'est soit faire un onboarding bilingue ou un onboarding... Espérer qu'il y en ait un des deux qui est bilingue et qui parle l'anglais aussi.
François Lanthier Nadeau: Absolument. Les beaux défis, c'est les growing pains. Puis parlant de Growing Puis justement, Jeff, mettons, si t'avais à simplifier ou vulgariser les challenges de croissance que Cyber vit en ce moment, c'est où les areas, les sphères que tu as envie de taper le clou puis que ça bouge,
Antoine Bouchard: tu sais ? Ben, j'ai quasiment le goût de la retourner à Antoine, celle-là, mais les challenges de croissance vont vraiment venir. En fait, il y a plusieurs items. Il y a l'item de l'évolution du produit, ce que tu peux voir à vouloir croître, mais il faut s'assurer que notre produit aussi est en train de croître, qu'il est en train d'évoluer et qu'on est en train de rajouter des features qui vont être pertinentes pour le marché. Ça, c'est vraiment un gros challenge. Ce qu'Antoine est en train de faire en ce moment, c'est super, c'est vraiment de bien former bien l'idée, les nouveaux, pour nous permettre justement de livrer de plus en plus de features et d'améliorer le produit. produits pour supporter le reste de la croissance. Après ça, la croissance, le challenge que j'ai, c'est de sortir le produit et l'équipe, même si on l'est déjà à l'extérieur du Québec. Notre défi, c'est un peu ça. On parlait justement, Antoine parlait, on a un des devs qui parle seulement anglais, mais au Québec, c'est un des défis qu'on a souvent de devoir justement... tenir compte du bilinguisme dans toutes les sphères possibles, autant dans les ressources humaines que dans le produit, que quand tu veux exporter, aller en croissance, en vente. Donc ça, c'est un challenge qu'on a. On est très fort au Québec, on est un peu moins fort au Canada. Donc là, le challenge, c'est vraiment d'aller exporter notre produit et de lever notre... flag québécois puis de dire qu'on est un produit québécois-canadien qui répond à la demande. Parce que c'est une des affaires qu'on a remarquées, c'est que tu vas au Québec, Cyber va sortir dans la bouche des gens. C'est pas un enjeu, mais tu vas dans le marché canadien, ils vont tous dire Melchim Ils sont vraiment très, très, très vendus là-dedans. Puis pour avoir parlé, excuse-moi, avec certains clients à l'extérieur ou même du monde, c'est qu'on commence à s'approcher. Ils sont comme Ok, je ne savais pas qu'il y avait d'autres solutions qui sont canadiennes. Il y en a d'autres. Il n'y a pas juste nous. Je ne veux pas dire qu'on est les seuls qui existent. Mais les gens sont vraiment très axés vers le management. Dans le challenge de croissance, ça va être vraiment d'aller affronter un géant, c'est le cas de le dire. avec une grosse différence de features et tout ça, mais de démontrer qu'on est quand même ultra compétitif en termes ne serait-ce que de pricing, que de services à la clientèle, que de facilité d'utilisation du produit, etc., puis de pouvoir mieux répondre à la demande de certains domaines, comme les unités gouvernementales. OK, intéressant. Tout le restant, là, c'est... dans ce challenge de croissance-là. Dans le fond, je vais juste faire une parenthèse. Admettons, tu t'en vas en vente, tu représentes un produit, puis tout ce que tu fais quand tu représentes ton produit, c'est de dire la compétition fait ci, la compétition fait ça Virer ça de l'autre bord en disant notre produit est bon, là, là, là, là, puis c'est ça que je vais aller vanter pour essayer vraiment de mettre mon argumentaire puis de le positionner aussi. Cyber Impact n'est pas nécessairement positionné dans un... domaines, mais on le sait qu'on est plus fort dans certains domaines. C'est peut-être pas utile de trop affronter, donner un exemple, les sites e-commerce versus aller affronter une société qui est le gouvernement ou un département, une école ou quoi que ce soit, c'est vraiment un gros créneau pour nous. On va aller dans ce domaine-là. C'est vraiment ça qui représente nos défis. Après ça, En termes de défis de croissance, ça va être de voir aussi comment on va scaler à l'interne parce qu'il y a à peu près tous les départements qui peuvent scaler. Le département de développement, le département de services à la clientèle, le département de vente. On a un programme aussi d'affiliate, on peut appeler affiliate marketing, qui est très fort là-dedans. Donc, ça aussi, pour nous autres, c'est tous des challenges. C'est qu'est-ce qu'on va ajouter comme prochaine position à l'intérieur de l'entreprise.
François Lanthier Nadeau: Il y a beaucoup de ce que tu dis qui me fait penser... Il y a deux choses auxquelles je réponds. Premièrement, je parle avec de plus en plus de compagnies québécoises, SaaS, qui vivent ce point d'inflexion-là dans leur croissance. Est-ce que, OK, nous, à cause de notre présence au Québec, de notre compréhension des enjeux culturels, linguistiques, légaux, spécifiques à notre marché, ça a été facile d'avoir notre première phase de croissance localement ? dans ce marché-là. Et puis là, par contre, on est un SaaS, là. On dirait, il n'y a pas de frontière sur le code. Ça roule partout, Internet. Fait qu'on est rendu à croître ailleurs. Et puis là, oh shit, là, la game de positionnement puis de compétition, elle prend une coche. Puis c'est fascinant de voir toutes les équipes qui vivent ça. Puis tu sais, on a une agence d'SEO, là, qu'on a starté, nous autres, de notre côté, puis on fait un pitch à un client bientôt, justement. Bien, ça va être fait, là, le temps que ça sorte, mais ils sont drettes, là, aussi. Parce que, OK, Québec, c'est bientôt saturé, mais Jesus Christ il y a des bons défis pour la suite. Comment on attaque ça au niveau de l'acquisition ? Ça, c'est super intéressant de voir ce pattern-là revenir dans les entrevues et mes rencontres. L'autre chose, c'est, nous, avec Snap on était dans le domaine du e-commerce. Le e-commerce software, c'est une énorme tarte. Puis, on avait juste besoin d'une petite pointe pour être une belle business qui croît, mettons, à une bonne vitesse, puis whatever. Vous, vous avez de quoi de similaire aussi ? Parce que, tu sais, cyberimpact, c'est dans l'email. On s'entend que c'est un gros market, l'email. Tout le monde l'objet. Oui, par contre, si tu réussis à tailler exactement ta place dont tu as besoin, on s'en fout qu'il existe des MailChimp. Au même titre que nous autres, on s'en foutait qu'il existe des Shopify. Parce que quand tu cibles les bonnes personnes qui ont des pain points spécifiques que ta solution exactement répond, ben là, tu caisses la limite, tu sais, par rapport à cette pointe-là. Fait que c'est vraiment intéressant.
Antoine Bouchard: C'est un excellent point. Je veux dire, t'sais, comme, tenez l'exemple le plus facile, le gouvernement québécois nous a facilité un peu la job, mais je vais pas dire facilité parce qu'on va en parler après, mais comment qu'il nous a complexifié notre vie, mais en même temps qu'il nous a facilité dans le sens où en nous mettant la loi 25 et en demandant aux entreprises, t'sais, de commencer à regarder de plus en plus, à sauvegarder leurs données sur un territoire canadien et tout ça, mais t'sais, tu viens de nous donner du poids à plus facilement vendre versus, admettons... un mail gym qui ne fait pas de hosting au Canada. C'est comme... Est-ce que,
François Lanthier Nadeau: pour les auditeurs qui ne sont pas familiers, est-ce que vous pourriez expliquer la loi 25 grossièrement ? François, excuse-moi,
Antoine Bouchard: Antoine, veux-tu l'expliquer ?
François Lanthier Nadeau: Non, pas moi, pas moi.
Geoffrey Blanc: La loi 25, aussi appelée loi modernisant les dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels. Je me suis pris une petite note en sachant qu'on en parlerait. C'est quand même gros. Ça inclut beaucoup de points en lien justement avec la protection des... des renseignements personnels, puis le contrôle que les utilisateurs ont sur ces renseignements-là. Tu vas recevoir probablement plein de courriels de compagnies québécoises qui updaten leur politique de confidentialité en lien avec ça. Je te dirais, je ne suis peut-être pas la meilleure personne pour en parler en profondeur. Pas besoin. Tu ne vas pas m'inquiéter. Non, c'est ça. Parce que même les avocats en ce moment, ils ont de la difficulté à... À savoir exactement ce que le gouvernement veut, parce que même dans sa législation, le gouvernement, c'est moyen qu'à ce qu'il veut. En fait,
Antoine Bouchard: si tu veux le résumer, vraiment, du côté, admettons, compagnie, côté personnel, côté usager, monsieur, madame, tout le monde, c'est qu'ils veulent vraiment s'assurer que, justement, monsieur, madame, tout le monde ait un meilleur contrôle ou une possibilité de, justement, ne pas donner autant de renseignements sur la personne ou d'être capable d'identifier ses... C'est le volet que je te dirais un peu plus usagé côté compagnie. C'est vraiment une grosse sensibilisation à où est-ce que tu stores tes données, qu'est-ce que tu en fais, comment tu le contrôles. Parce que ça, on n'y pense vraiment pas souvent, mais c'est exactement ce que... Je vais prendre l'exemple de MailChimp, mais MailChimp, si tu as un compte avec eux et que tu stores toutes tes données... Puis c'est pas juste, on parle pas ici juste de, mettons, un nom, un email. Là, tu peux avoir 12 000 champs, puis ils mettent des données très personnelles. Tout ça, c'est basé aux États-Unis. Bien, tu sais, ce que le gouvernement veut, veut être sûr qu'on a un contrôle là-dessus, puis qu'on est capable de répatrier toute cette information-là sur le territoire canadien. Maintenant, après ça, au niveau légal, je pense que ça va devenir obligatoire pour pas toutes les entreprises. Je pense que les entreprises privées, puis là-dessus, là, je... Peut-être que je me trompe, donc ne me prôtez pas là-dessus, mais c'est vraiment d'obliger au moins les unités gouvernementales à rapatrier l'information ici, ou sinon de s'assurer de comment l'information est storée, est-ce qu'elle est partagée. Des fois, tu vas storer ton information quelque part, mais tu ne le sais pas parce que personne ne lit les fine prints, mais dans les fine prints, ça disait qu'ils pouvaient utiliser ton information comme ils veulent, aller à la revente. n'importe quelle entité marketing ou quoi que ce soit. Donc, c'est vraiment là ce qu'elle essaie de faire.
François Lanthier Nadeau: Écoute, en fait, en ce moment, c'est le moment du podcast où tout le monde qui est encore PTSD, GDPR, en 2018, sont partis en courage. Mais non, c'est super intéressant puis c'est que les vents un peu de régulation, de réglementation, ça peut souffler des deux bords, right ? Ça peut souffler dans la face, ça peut souffler dans le dos. Ça dépend comment... où tu te positionnes quand tu adaptes. Ça va être intéressant de voir justement comment vous vous assurez que ça vous souffre dans le dos d'une certaine manière. Le courriel, c'est pas nécessairement le protocole le plus récent puis sain d'esprit. Pour connaître des programmeurs qui ont travaillé dans le courriel, c'est pas nécessairement tout le temps simple. Y a-tu, à part les contraintes légales, y a-tu des contraintes... techniques. Vous, beaucoup de votre valeur est livrée à travers de la livraison de courriel, justement. Antoine, y'a-tu des contraintes techniques au niveau de la délivrabilité ou quoi que ce soit qui sont intéressantes à partager de ton point de vue ?
Geoffrey Blanc: Oui, certainement. Une des affaires que beaucoup de programmeurs vont penser avec le courriel, je veux dire, tous les programmeurs vont avoir fait un formulaire de contact sur le site d'un client, d'envoyer un courriel dans ta boîte. Mais quand on parle d'envoyer 250 000 courriels en dedans d'une journée, puis qu'il y en a la moitié là-dedans qui se ramassent chez Microsoft, tu vas tout le temps avoir ces plateformes-là, Microsoft Outlook, Gmail. Ils vont tous essayer de te considérer comme du spam constamment. Ils ont des robots qui checkent ton compte. Puis là, il s'assure que les headers soient tout le temps, soient les bons, vérification d'identité. Donc, évidemment, quand tu fais du courriel massif comme ça, il faut toujours que tu t'assures que les serveurs desquels tu envoies tes courriels, ce soit des serveurs qui sont safe, qui sont bien identifiés sur les réseaux, qui ont énormément d'adresses IP aussi différentes. Parce que si une seule adresse IP envoie 50 000 courriels... L'adresse IP se fait bloquer par ring. Il n'y a plus un courriel qui sonne. Fait que tu as beaucoup d'adresses IP qui se partagent le load.
François Lanthier Nadeau: pour c'est ça que tu dois c'est pas juste je développe des systèmes qui me permettent de bien neler mes headers et avoir une bonne délivrabilité set and forget c'est sûrement des choses que tu dois monitorer constamment probablement que les Gmail Outlook de ce monde ils updaten leurs policies de what's a spam qu'est-ce qui est pas je sais pas ça fait partie de votre quotidien dans votre équipe de devs oui pis hum
Geoffrey Blanc: Il y a quelque chose qui est le fun au moins, c'est que quand un courriel ne se rend pas parce qu'on est blacklisté ou que, peu importe la raison, il est considéré comme du spam, souvent un serveur de courriel va nous renvoyer un warning. On veut pas recevoir de courriel du PC de cette adresse-là. Donc là, on a des rapports qui nous disent que les adresses IP ont été blacklistées combien de fois. On a souvent des... du traitement manuel à faire sur les plateformes de partenaires de Microsoft, de Google, pour dire Hey, notre serveur, il est safe C'était un cas d'exception parce qu'on a beau faire des vérifications, il va toujours y avoir des comptes qui vont s'ouvrir pour essayer d'envoyer du vrai spam. Ça fait que, c'est sûr, il faut qu'on s'en protège. Il faut qu'on ait des systèmes aussi pour essayer de détecter au plus possible qui envoie du spam. pour protéger la réputation de nos adresses IP et de nos serveurs d'envoi. Oui, il y a une grosse job en arrière-plan de s'assurer que le système... Pas juste ça, mais oui, on reçoit des warnings quand nos IP sont bloquées, mais il ne faut pas que ça reste bloqué longtemps. Il faut que quand une adresse se fasse bloquer, on ait un système qui commence à envoyer les courriels par ces adresses IP à la place pour que ça continue de délivrer, puis on va régler le problème des autres après. Donc, c'est pas simple. C'est pas simple. Tout le monde est contre toi. Quand tu envoies du courriel marketing, tout le monde est contre toi parce que tous les logiciels de courriel gratuits, publics, leur objectif, c'est de tasser le spam. Même si c'est pas tout le temps du spam, je veux dire, c'est ça que les lois essayent de faire, justement, c'est que le monde à qui tu envoies des courriels, c'est des gens qui veulent recevoir tes courriels. Donc, en théorie, tu devrais envoyer des courriels à des gens qui veulent les recevoir et qui t'ont donné leur consentement à les recevoir. Mais ça, les Gmail et les Hotmail de ce monde ne savent pas tous que tu as donné ton consentement. Quand ils décident de venir après toi, ils viennent après toi.
François Lanthier Nadeau: C'est vraiment un défi.
Antoine Bouchard: Je pense que c'est vraiment le fun et ça va être mon deuxième segment pro Cyber Impact. Quand tu regardes notre pricing list sur le site et que tu regardes ce qu'il y a comme feature, ce que je trouve dommage, c'est qu'il n'y a pas assez... d'informations sur tout le travail qui est fait en arrière, puis ce qu'Antoine dit, la sécurité, comment on qualifie chaque personne qui s'inscrit sur le site, comment on la monite, comment on check nos adresses IP, comment on prend soin de tout ça, ça a tellement une plus-value. En bout de ligne, chez Cyber c'est ultra-safe, puis c'est pourquoi il y a beaucoup d'institutions gouvernementales qui viennent avec nous, ou de municipalités. municipalité ou de ville, justement, ou même d'école, parce qu'on a cette structure-là en place qui fait en sorte qu'on est vraiment bien gearé pour s'assurer qu'on offre un outil de mass mailing, mais en même temps, il n'est pas juste... Peut-être que tu penses outil de mass mailing, c'est comme, OK, tu fais du spam, mais non, c'est vraiment super bien encadré avec des entreprises qui l'utilisent de la bonne façon.
François Lanthier Nadeau: Puis, on a mentionné deux, trois fois... Le nom MailChimp, puis même si MailChimp, leur brand, se positionne comme un petit singe ludique, on s'entend que dans le monde du email, c'est un gros Christ de Gorée. Puis ça vient avec du bon et du moins bon. Question que sûrement les gens qui écoutent vont se poser, si vous avez à différencier contre MailChimp, soit pour des clients québécois, canadiens, ou dans une verticale particulière, comment vous amenez un peu ce positionnement-là ?
Geoffrey Blanc: Je te dirais que considérant le public qu'on touche en ce moment, c'est-à-dire principalement les Québécois, puis là, on veut s'étendre au Canada, mais ça compte aussi, mais un des gros enjeux que les gens ont dans les plus petites compagnies, c'est le besoin de support. Ça, c'est quelque chose sur lequel on met beaucoup d'emphase. C'est notre service à la clientèle. C'est la possibilité d'avoir tout le temps quelqu'un que tu es capable d'appeler pour avoir... que ce soit du support dans l'application ou pour préparer ton mailing, faire l'envoi, comprendre tes statistiques. Ça, t'essaies d'appeler chez Mailchimp ça, t'auras pas quelqu'un qui va passer une heure et demie au téléphone avec toi pour te faire comprendre tout ça. Puis encore une fois, je veux dire, on revient aux lois. L'avantage qu'on a au Québec et au Canada, c'est justement l'emphase qu'on met sur les lois qui nous touchent principalement. Entre autres, la loi 25, je ne sais pas si on l'a mentionné tantôt, mais c'est une loi provinciale. C'est une loi du Québec, ce n'est pas fédéral, ce n'est pas canadien, c'est juste au Québec. Il faut qu'on s'assure que nos clients au Québec soient grêlés pour être capables de... subvenir à ce qu'ils ont besoin de faire avec cette loi-là. Pour des gros comme MailChimp, la loi 25, ce ne sera pas une priorité.
Antoine Bouchard: Il faut penser que les autres provinces à travers le Canada nous regardent aussi. La loi 25, elle a ses contraintes et tout ça, mais elle amène une certaine rigueur au niveau de comment la donnée et l'information personnelle vont être traitées. Ces provinces-là nous regardent quand même. pas trop inquiet que ça va se propager à travers le Canada, que toutes les provinces vont finir par prendre une loi dans ce style-là, ce qui va nous donner un avantage. Puis après ça, les éléments différenciateurs, comme Antoine a dit, notre service à la clientèle, c'est vraiment ce qu'on veut vraiment pousser de plus, puis la simplicité d'utilisation de la plateforme. À un moment donné, trop, c'est comme pas assez. Je pense que notre plateforme, justement, elle offre exactement ce que les gens ont besoin et elle permet aux gens de faire ce qu'ils ont. besoin de faire rapidement, sans trop se perdre dans une play-lad de feature.
Geoffrey Blanc: Les gros comme MailChimp et Hotspot, c'est le fun quand tu as besoin d'énormément de produits. Mais c'est ça. À un moment donné, ça devient tellement gros que tu te perds dans le pricing, tu te perds dans l'interface. Tu ne peux plus savoir ce qui est quoi exactement.
François Lanthier Nadeau: Intercom, ça m'a fait ça.
Geoffrey Blanc: J'aime beaucoup. J'ai lu l'article, un article qui parlait de Canva. qui est une alternative à Photoshop que le monde préfère utiliser justement parce que le prix n'est pas blotté pour plein de fonctionnalités que tu ne te serviras jamais. Tu vas payer pas mal moins cher pour Canva, mais ça va faire en masse la job pour tout ce que tu as besoin de faire ou presque. Ça va un peu dans ce sens-là. Non,
François Lanthier Nadeau: ça fait vraiment du sens. La beauté, justement, d'être un joueur un peu plus petit, c'est des fois que tu peux avoir de la bande passante et un incentive à t'attaquer à des problèmes ou des cibles ou des audiences que les plus gros n'ont pas nécessairement... Soit pour eux, ça ne brille pas dans leurs yeux, ou c'est quand même pas une bonne opportunité, ou genre, ils n'ont pas le temps. Nous, c'est une dynamique, un levier sur lequel on a tiré beaucoup chez Snap. Clairement, il y a beaucoup de ça dans votre réponse. C'est intéressant.
Geoffrey Blanc: On allait parler d'Intercom. Je suis curieux. C'était quoi ton...
François Lanthier Nadeau: Intercom, je peux te faire mon rant, mais grosso modo, excellent produit. C'est vraiment cool ce qu'ils font. C'est un pilier de référence dans comment développer du bon produit. J'ai été un client satisfait pendant longtemps. Mais à chaque fois que je voulais une nouvelle fonctionnalité ou essayer quelque chose dans Intercom, là, je t'ai présenté avec un autre produit au complet. C'est là que je me suis rendu compte que, oui, c'est une suite de produits au final. Puis j'ai comme vécu, je pense, cette transition-là. Au début, c'était basically rien qu'un chat de customer support. Après ça, c'est comme un genre de communication platform at large pour ton produit, ton marketing, plein d'affaires. Moi, à chaque fois que je leur vivais un autre valeur de proposition avec un paquet d'autres features dans la espèce de feature que je voulais utiliser, un autre pricing qui s'ajoutait mensuellement, je checkais notre bille annuelle et j'étais devenu CEO par ce temps-là. Il fallait que je check un peu le cash que je dépensais. J'étais comme Hey, subscribe, c'est comme un coup de chuteur. On a juste besoin de ça et de ça. Nous, on avait fait le move, on avait dit Fuck off, on déplug Intercom, on prend Missive et on développe une… toute petite intégration custom par-dessus Missive, parce que Missive, ils ont comme un API puis tu peux faire des intégrations custom. Fait que, bon, c'est ça qu'on avait fait à l'époque, mais écoute, ça reste une compagnie que je respecte beaucoup. J'envoie le livre Intercom on jobs to be done à peu près à 20 personnes par année. Fait que, c'était ça mon mini-rent.
Antoine Bouchard: C'est un élément différenciateur, là. On n'a pas vraiment parlé, là, puis ça va être mon troisième segment sur Cyber Impact, mais... Le pricing, la simplicité du pricing. Tu sais, tu as parlé d'Obspot, la version semi-payante, c'est genre 29,99, l'autre d'après est 500$. Comment est-ce que ça, ça fait du sens ? Nous autres, on va sur notre site, tu as combien de contacts ? Ça finit là. Tu es unlimited site, tu es unlimited envoi. C'est comme, bon, oui, tu as des différentes features, mais tu sais, c'est rien de critique à... Oh, tu as un utilisateur de plus ? Bien, c'est 29,99$ de plus par mois. C'est comme, tu sais, cette simplicité-là, je pense que c'est ça qui fait vraiment la différence entre d'autres services, justement, comme MailChimp, où est-ce que tu vas être restreint, tu ne peux plus prendre ce volet-là parce que tu as atteint le maximum. Je pense que la simplicité, comme je te disais, trop, c'est comme pas assez. Gardons ça simple pour que les gens puissent juste pas avoir à se dire Ah, ça me prendrait tel feature. Ah non, c'est 45$ de plus par mois. On l'a pas. En cas d'intercom,
François Lanthier Nadeau: c'était 450$ de plus par mois. Mais écoute, j'ai le goût les boys qu'on finisse avec une ouverture un petit peu sur l'AI. Fait que, tu sais, depuis qu'on s'est parlé la première fois, Antoine, il y a eu des progrès innocents. les large language models, puis l'AI en général, c'est là depuis longtemps. Est-ce que ChatGPT, Google, Copilot, est-ce que ces outils-là ont joué dans ton day-to-day, Antoine ? Puis après, je poserai une question à Jeff.
Geoffrey Blanc: Oui, ChatGPT, depuis que c'est sorti, que je l'utilise, je vais m'en servir pour drafter de la documentation. Des fois, je vais lui dire les points que je veux couvrir pour qu'il me donne des... une bonne base ou au moins une structure. Je m'en suis servi pour faire des scripts pour bâtir nos environnements de développement, simplifier des fois du setup. Mais ça, je voulais des scripts PowerShell, puis j'ai jamais codé du PowerShell. Chad GPT m'a écrit mon script au complet avec les inputs que je lui donne. Je sais que je ne suis pas tout seul qu'on l'utilise. Il y a des programmeurs dans l'équipe qui sont moins portés à aller vers lui. Mais on est deux, trois au moins à l'utiliser fréquemment. Et on a aussi commencé à utiliser GitHub Copilot. Que ça, aussitôt qu'il y a un nouveau programmeur, une fois passé son onboarding, histoire qu'il le fasse lui-même et que ce ne soit pas Copilot qui le fasse pour lui, il finit son onboarding et il envoie sa licence de Copilot, il est actif et ça ne change pas une vie. Je ne pense pas que... Ils en mettent beaucoup, puis peut-être que leur prochaine version, qui est encore une bêta, peut-être qu'elle va changer encore plus la vie. Mais ça reste que des fois, écrire du code qui pourrait se faire juste du copier-coller puis changer un mot à gauche, à droite. Somehow, Copilot est capable de tout savoir ce que tu avais envie d'écrire puis l'écrire à ta place. C'est sûr que ça accélère beaucoup de grunt work.
François Lanthier Nadeau: Antoine, si tu avais à estimer, roughly, combien de... pourcentage de productivité tu pognes comme programmeur grâce à un tool comme Copilot ?
Geoffrey Blanc: En ce moment, vraiment pas tant que ça. Je double pas ma productivité en ce moment.
François Lanthier Nadeau: Fait qu'un 30%, un 50% ?
Geoffrey Blanc: Ouais, peut-être autour de ça. Puis encore là, ça va dépendre du travail. On travaille sur une feature avec laquelle Copilot n'a pas de données pour être capable de faire de la prédiction. Ça va être plus difficile. Mais quand t'as beaucoup de, justement, de... de structures de data à monter, là, ça peut accélérer énormément le travail. Mais tu sais, encore, Copilot X va avoir une interface, il y a certaines personnes qui l'ont aussi dans le Copilot, normal, l'interface de chat, où tu es capable de lui demander ce que tu veux qu'il fasse avec ton code sélectionné en ce moment. La version de Copilot à laquelle on a accès ne le fait pas, donc là, il faut repasser par ChatGPT, sauf que lui, à moins de se passer tout ton code au complet, il n'a pas le même contexte. C'est... Tant qu'on n'aura pas une version plus avancée de Copilot, il y a quand même des limitades. Que moi, je trouve du moins. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'autres. J'en ai vu en masse des programmeurs sur LinkedIn qui disent que ça a énormément amélioré leur productivité.
François Lanthier Nadeau: Ça dépend d'où tu pars.
Geoffrey Blanc: Ça peut dépendre. Oui, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: C'est toi. Jeff, sur JGPT, ça fait-tu partie de ton workflow ? As-tu gossé un petit peu avec ça ? Any thoughts ?
Antoine Bouchard: Je ne vais pas te mentir parce que si je dis oui, j'utilise ChatGPT, c'est sûr que le monde va me dire que ce n'est pas vrai. Je ne l'utilise pas autant que je devrais, mais je commence à l'utiliser de plus en plus dans mes courriels d'outreach. Parce que moi, j'ai l'affreux défaut d'écrire comme je parle. Mes courriels, ça ressemble beaucoup à parce que Non, ce n'est pas vrai, mais ce n'est pas autant professionnel. Pour vrai, je l'ai utilisé une couple de fois pour réécrire des courriels. On dirait qu'à ce temps-là, je suis capable, quand j'écris un courriel, d'avoir poigné cette tangente-là de l'écrire dans la forme que ChatGPT va leur faire. J'essaie aussi, mes outreachs ne sont pas juste copy and paste tout le temps et je change juste le nom. C'est vraiment des fois plus personnalisé. Ça me permet de réécrire et d'avoir une approche différente. Mais pour vrai, dans les dernières semaines, ça m'a vraiment fait réfléchir à plein de façons dont je contactais les clients. ou des futurs clients. Ça m'a vraiment aidé. Je l'utilise aussi pour toutes mes formules Excel. Quand j'ai vraiment un questionnement et que je veux arrêter de gosser et que Excel me... flag une erreur, souvent, je vais aller l'utiliser là-dedans et ça va me sauver bien du temps. Mais je ne l'utilise pas assez, ça, c'est clair.
François Lanthier Nadeau: C'est simple et pratique comme conseil. Je pense que c'est des bons petits takeaways. Écoutez, je pense que vous êtes à une période charnière de l'histoire de Cyber. Le futur semble brillant. Je suis pas mal sûr qu'on se reparle dans 12 mois ou plus, mettons. Il va y avoir eu des beaux progrès et des belles étapes de franchie. Je vous souhaite soleil en face, vent dans le dos, puis je vous remercie d'être venu sur le pod et d'avoir pris du temps.
Geoffrey Blanc: Merci beaucoup pour le temps que vous nous avez donné. C'est un plaisir d'être venu. Très content d'avoir été là.
François Lanthier Nadeau: À la prochaine fois à Montréal, les boys. Bye-bye.
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