Aujourd’hui sur le pod, je discute avec Jean-Christophe Dubé, CEO chez Berrycast.
On parle de sa première startup fundée, DressYou, qu’il a dû fermer, et de comment on se sent quand ça nous arrive. On touche aussi aux dynamiques de croître un produit dans une boîte de services, de quand et pourquoi lever du financement, et de l’implémentation de features d’AI pour un SaaS.
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François Lanthier Nadeau:What's up, folks ? C'est François Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est maintenant sur Shopify Apple Podcasts, partout ailleurs. Donc, vous êtes pas game d'aller vous abonner. Ça serait bien gentil, une fois ça, de download pour avoir des commandites. pour enfin payer Producer Ludo, a.k.a. le pro du bono, a.k.a. The Real Pussycat. On drop un épisode par semaine minimum. C'est juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. D'ailleurs, si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com, cliquez sur le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Aujourd'hui sur le pod, je discute avec Jean-Christophe Dubé, CEO chez Berrycast. On parle de sa première startup fundée, Dressu qui l'a d'ailleurs dû fermer, et puis comment on se sent quand ça nous arrive. On touche aussi aux dynamiques de croître un produit dans une boîte de services, de quand et pourquoi lever du financement, puis de l'implémentation de features d'AI pour un SaaS. On dérape aussi un petit peu sur manquer de vêtements et d'argent aux îles Canaries, sur pourquoi il ne faut pas encercler les villages que vous essayez d'envahir, et puis sur les moldus sur ChatGPT. All right, on passe au show. Let's go ! Jean-Christophe Dubé, bienvenue sur SaaSpasse. Ça me fait plaisir de te voir la face, ça me fait plaisir de jaser avec toi. Comment ça va ?
Jean-Christophe Dubé: Cool, ça va super bien. Merci de l'invitation.
François Lanthier Nadeau: Ça me fait plaisir. Ça me donne une occasion de se parler d'autre chose que Berrycast. Parce que, pour contexte, JC, c'est le CEO de Berrycast, un vraiment cool software SaaS de Blainville slash Montréal slash Québec. Puis Berrycast, c'est un screen recording video messaging tool, qui est vraiment, tu sais, pensé à la catégorie Loom, qui est vraiment cool, je l'ai utilisé beaucoup, puis ça s'est adonné par un hasard, chance, whatever, que j'ai commencé à les aider côté consultant client. C'est comme ça qu'on s'est connus. C'est quand exactement qu'on s'est connus ? Tu te rappelles-tu ? C'est last year ou ?
Jean-Christophe Dubé: Après le temps des Fêtes. Je ne pense pas que c'était avant. Il me semble que c'est après. C'est quand même assez récent, en fait. Ça fait peut-être un mois et demi, deux mois.
François Lanthier Nadeau: OK. Mais j'ai quand même l'impression que c'est Jonathan l'éveillé. Ouais, c'est ça. Bon, on va donner le background. Grosso modo, l'année dernière. Jonathan Léveillé, PDG fondateur de Open Mind Technologies dans le coin de Montréal, une entreprise de service qui font du software, entre autres choses, s'est lancé un podcast qui s'appelle Pivot, P-I-V-O-T, un vraiment cool podcast. Mathieu Dumont, le didacte, m'a introduit à Jonathan Léveillé, puis il a dit François une bonne histoire à conter avec la vente de Snipcart blablabla, fac Jonathan, on a connecté. Puis là, Jonathan m'a invité sur son podcast. Puis honnêtement, c'est la meilleure version que j'ai faite de toutes les fois où j'ai conté cette histoire-là dans le podcast à Joe, de compter la vente puis l'après-vente de Snipcart. Puis après ça, quand j'ai commencé à réfléchir à quitter Duda, tout ça, là, j'ai eu des discussions avec Joe, puis il était comme, tu sais, tu devrais parler avec JC. C'est vraiment cool qu'on fasse avec Verica. Si tu peux aider là, ça pourrait être nice. Ça fait du sens, je pense, comme...
Jean-Christophe Dubé: Oui, vraiment, pour vrai, tu es right on. C'est cool d'entendre. En fait, je ne connaissais pas cette partie-là où c'était Mathieu chez Didacte qui t'avait introduit et Jonathan et tout. Mais oui, non, absolument. Je suis vraiment content d'avoir ton support avec l'équipe ici et de nous orienter surtout avec nos stratégies marketing.
François Lanthier Nadeau: C'est réciproque, man. Ça me garde un peu sharp. Donc, on fait un mini-recap de ton parcours avant Berrycast parce que tu étais une personne qui… était active dans le monde déjà des startups avant Verica. Ça ressemblait à quoi, cet éboulement-là ?
Jean-Christophe Dubé: Oui, en fait, rapidement, j'ai fait mon bac en finance. J'ai sauté après sur le marché du travail. J'ai travaillé quatre ans et demi pour une entreprise allemande de produits ménagers qui s'appelle Vileda. Oui,
François Lanthier Nadeau: c'est vrai. Oui,
Jean-Christophe Dubé: ça fait que j'ai été quatre ans et demi là-bas. J'ai commencé comme représentant sur la route, puis j'ai monté après, au cours des années, à gestionnaire de comptes. majeur, je m'appelle Ramon j'ai un coup de suite à travers le Canada. Super belle expérience, petite équipe. C'était retail comme expérience. Puis j'arrivais avant ça, déjà à la fin de mon bac, j'avais eu l'idée d'une startup que j'ai décidé de lancer par la suite. Fait que moi, j'ai complètement plongé de chez Vileda. Bon salaire, bel job, belle équipe. Je suis tout seul, puis il faut que je monte une équipe, que je parte une entreprise avec l'idée que j'avais eue qui s'appelait Dressu en fait.
François Lanthier Nadeau: Dressu et non Mycloset. Et non Mycloset. Juste une startup. On a aussi JC.
Jean-Christophe Dubé: Habille-toi serait comme la traduction. Mais oui, non, c'est ça. J'ai eu l'idée de JVC dans un échange, à la fin d'un échange étudiant, à la fin de mon bac, dans les îles Canaries, sur une plage. Je voulais m'acheter des vêtements dans plusieurs boutiques. Je n'avais plus vraiment de linge avant de revenir au Canada. Ça faisait... 7 mois et demi que j'étais parti. J'ai acheté en ligne.
François Lanthier Nadeau: Juste une seconde, qu'est-ce que tu faisais aux Îles-Canaries ?
Jean-Christophe Dubé: C'est parce que... Tu me dis de ne pas trop élaborer. Non, je suis allé. Je me suis retrouvé à la fin de mon bac. Je ne voulais pas revenir. Tu finis tes études. Quand je reviens, je vais travailler. Après ce que je venais de vivre, qui était quand même une expérience incroyable que je recommande à tout le monde. au niveau universitaire, de faire l'échange étudiant. On était une cinquantaine d'étudiants étrangers tout le temps ensemble, des amis partout dans le monde. C'est une très cool expérience. Tu te retrouves à dire, je retourne chez nous. Moi, j'ai dit, non, ça ne me tente pas. Je vais apprendre l'espagnol. Je suis resté en Espagne après pour apprendre l'espagnol. Mais il y avait tellement de chômage. Il y avait 51 de chômage à cette époque-là. C'était en 2010, 2011. Je trouvais pas de job, je me promenais partout, j'avais une amie qui m'aidait. Pas de linge, pas de job. Pis quasiment plus d'argent dans mon compte de banque aussi. Fait que j'ai trouvé une job de prof de français dans les îles Canaries. En fait, je saute des étapes, mais je veux pas trop élaborer là-dessus. J'ai trouvé une job, c'est ça, là-bas, avec une famille qui m'hébergeait. Fait que je me suis ramassé, pis c'était parfait pour moi pour apprendre l'espagnol. J'avais comme deux petits frères pendant la période où je suis resté là, deux mois et demi. J'allais dans une école enseigner le français.
François Lanthier Nadeau: Tu n'étais pas un genre de tuteur à la maison. Non,
Jean-Christophe Dubé: j'ai aidé. Initialement, j'ai commencé à aider Raymond. Je l'appelais Raymond. Son nom, c'est Raymond. Je l'appelais Raymond. Je trouvais ça plus drôle. J'ai commencé à aider. On s'en va où ? Je commençais à aider Raymond à apprendre le français, parce que lui, il avait un examen à passer. Ça fait que c'était ça, l'idée de connexion initiale. Après ça, il était comme ça. Il s'attendait à venir à l'école avec moi, voir les jeunes, puis parler. J'enseignais à des tout jeunes. C'est des toutes petites écoles. Il connectait tous les niveaux.
François Lanthier Nadeau: C'est là que tu as connu Raymond, Guy, Gislain. Raymond ? Tout la gang. Non,
Jean-Christophe Dubé: mais c'est parce qu'il fallait juste apprendre le français. Son nom, je l'ai amené en France. C'était plus drôle. Mais non, c'est ça, avec ses enfants et sa femme, Lola. Bref, c'est une super belle expérience. Ça fait que j'ai appris mon espagnol là-bas. Puis souvent, j'avais beaucoup de temps à moi-même à réfléchir. Je n'étais pas toujours à l'école avec lui. Ça fait que j'avais la chance d'habiter sur le bord d'une plage, une plage qui était pratiquement déserte quasiment toute la journée. Je pensais beaucoup à ce que j'allais faire quand j'allais revenir. J'en étais à la fin de mon trip. C'est là où l'idée m'est venue.
François Lanthier Nadeau: C'est très hot comme genre de founder origin story.
Jean-Christophe Dubé: Ouais, je pense que c'est la première fois que je la raconte.
François Lanthier Nadeau: Un petit peu perdu dans le monde. Les îles Canaries, j'avais pas de vêtements.
Jean-Christophe Dubé: T'avais pas de vêtements ? Je pensais à My Mycloset ça m'a fait allumer sur une idée qui s'appelle Dressu You. Non, c'est pas ça du tout.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, ça, cette espèce de spark d'inspiration pour Dressu You, c'était en quelle année, mettons ?
Jean-Christophe Dubé: J'ai terminé, je suis revenu en 2011. Le Star a été là. J'ai commencé à travailler après, mais comme je disais, j'ai commencé à travailler quatre ans et demi avant de le lancer. Ça a pris quand même beaucoup de temps. Puis tu sais, entre deux, pendant que je travaillais chez Vleda, les matins, j'allais au Star qui ouvrait à 6h à côté du bureau. Je travaillais de 6h à 9h sur mon projet, essayer de l'élaborer un peu, de faire un plan. J'ai appris tellement d'affaires avec cette première startup-là. Tu te lances dans plein de choses, tu lis des livres, fais un plan d'affaires. C'est tout des choses qui sont malheureusement time-consuming, qui s'avèrent un peu inutiles au début. Après tout le learning, j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui sont devenus mes partners après, dont Ricky, qui m'a appris beaucoup par rapport à... au milieu des startups, par rapport à où te concentrer au tout début, focusser sur ton marché, ne pas perdre trop de temps sur les choses qui sont inutiles. Je pense que c'est le temps qui est le nerf de la guerre dans le lancement d'une entreprise, puis j'ai perdu beaucoup de temps sur bien des affaires.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, on est en 2015, 2016,
Jean-Christophe Dubé: quand tu es en train de… Oui, que j'ai lancé Dressu officiellement. En fait, j'ai enregistré l'entreprise, puis là, je suis parti dans mille et une péripéties.
François Lanthier Nadeau: Fais-nous là, genre, en 30-40 secondes,
Jean-Christophe Dubé: c'était quoi Dressu ?? Dressu initialement, c'était... Quand j'ai rencontré Ricky et Hakim, deux personnes à qui je dois énormément de savoir, ils m'ont appris le concept de MVP, fait qu'on a ramené mon idée globale. J'avais comme un genre de... Je voulais créer un Facebook de magasinage où tu pouvais acheter... En tout cas, c'est pas compliqué ce que j'avais en tête. Fait qu'ils m'ont ramené ça à... Tu sais, c'est quoi le corporate ? problème que tu veux régler dans le fond. Puis moi, à l'époque, le problème, c'était d'acheter dans plusieurs boutiques en ligne. Je ne comprenais pas pourquoi, online, tous les sites web sont là. Pourquoi tu ne peux pas avoir un panier d'achat pour toutes tes transactions ? Fait qu'on a développé une extension dans Chrome. Quand je l'ai présentée à la première, chez Dynamit, la première fois, je me suis fait ramasser solide. Elle m'a dit, oublie ça, je ne vais jamais faire en sorte qu'il y ait le bouton d'achat, de conversion, transfert vers ta startup. On a eu plein de belles réalisations comme ça qui nous ont réorientés pour que Dressu devienne un outil, une plateforme en fait, qui permet d'acheter à partir des looks faits par des gens qui ont acheté les vêtements. Donc autrement dit, quand tu es un commerçant, on permet à tous tes clients, toutes les personnes qui achètent tes vêtements de pouvoir en faire la promotion, se prendre en photo avec les vêtements, taguer les vêtements. Puis quand les gens les achètent sur Dressu à ce moment-là, nous, on partageait la commission. faisait. C'était notre modèle d'affaires qui permettait à tout le monde de vendre pour les commerçants avec qui on devenait partenaire. Après ça, on a grossi l'équipe chez Open Mind, en fait. Là où je suis présentement, ils m'avaient aidé aussi avec le développement du projet au niveau technique. Puis, par la suite, j'ai levé des fonds avec Ange Québec. On a levé avec la BDC et Ange Québec au-dessus d'un million en seed, initialement. Ça fait que Belle expérience. Puis après ça, on a poursuivi nos activités, rencontré les entreprises et tout ça, mais on n'atteignait pas nos métriques. Donc, malheureusement, on a dû mettre fin à l'entreprise. On a essayé de chercher quelqu'un qui aurait pu acheter l'organisation, le setup de JSU, etc. Puis, la pandémie a hit. Toutes nos possibilités qui étaient sur le roadmap, d'une acquisition potentielle se sont épondrées à ce moment-là. Puis là, ce qu'on a décidé de faire, c'est de vendre un peu les pertes financières de la startup. Fait que Jonathan, qui est président, comme tu as mentionné, chez Open Mind, un bon ami également, puis avec qui on travaille ensemble sur plusieurs projets depuis longtemps, s'est proposé, il faisait partie de notre CA, puis il s'est dit, écoute, moi, je peux te faire une offre. Puis moi, ça me sortait beaucoup d'une dette avec la BDC et autres. Donc, ça a vraiment, il m'a apporté son coup de main. Puis, c'est ça, ils ont acheté du SEO. Puis, j'ai joint l'équipe après pour, dans l'Open Lab, en fait, qui est un laboratoire d'innovation de produits de modèle SaaS. Il y avait Berrycast qui était déjà lancé. J'ai joint l'équipe après. Puis, on a commencé tranquillement à avoir une certaine traction, à identifier certaines problématiques, les résoudre, etc. Donc, on a monté une équipe à temps plein. Puis, je travaille maintenant avec l'équipe.
François Lanthier Nadeau: c'est malade parce qu'il y a tellement il y a tellement de parallèles entre nos histoires communes toi t'as la grosse grosse différence c'est que t'as actually construit de quoi pis buildé de quoi avant d'être chez Berrycast moi je suis rentré comme stagiaire chez Snipcart mais grosso modo open mind technologies, compagnie de service qui fait du logiciel ensuite open lab C'est la branche, le bras, disons, de Open Mind qui essaie de concevoir et de lancer des produits numériques, pas du service. Exact ?
Jean-Christophe Dubé: Exactement.
François Lanthier Nadeau: Puis toi, tu es arrivé, puis un de ces produits-là, Berrycast, était déjà lancé depuis quelques mois, je ne sais pas.
Jean-Christophe Dubé: Oui, déjà depuis quelques mois. Oui, exactement. Puis c'est ça. En fait, Joe, il m'a dit, écoute, j'aimerais bien t'avoir dans l'équipe, avoir un esprit entrepreneurial. amener ça dans l'équipe produit côté open lab dans l'organisation.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, les deux, on est rentrés... dans une business de produits, dans un SaaS, qui était comme incubé puis lancé dans une business de services. Puis ça faisait quelques mois, les deux, que le produit a été lancé quand on est arrivé. Par contre, toi, t'arrivais avec des chops d'entrepreneuriat, mettons, puis de founder que moi, j'arrivais pas. Moi, j'arrivais vraiment comme un genre de nouveau marketing. Fait que comment... By the way, juste curiosité personnelle, quand t'as été mis à clé dans la porte officiellement, mettons, Dressu genre en termes de date, que c'était comme final, final bâton.
Jean-Christophe Dubé: Euh, wow.
François Lanthier Nadeau: Début pandémie, genre ?
Jean-Christophe Dubé: Oui, exactement. Début pandémie. C'est quoi, 2019 ?
François Lanthier Nadeau: 2020 ? C'est un early adopter du COVID.
Jean-Christophe Dubé: La date officielle, c'est en février 2020.
François Lanthier Nadeau: Février 2020. Ça vous tentait pas de pivoter pour des masques ?
Jean-Christophe Dubé: Faire la prod. Non, mais, tu sais, il y avait tellement de choses sur la table avant de décider. de fermer, c'est une décision qui est horrible. Je vais te le dire en toute honnêteté, c'est parce que moi, tu te sens comme quelqu'un qui vient de crash une startup d'à peu près un million en financement, d'un peu plus qu'un million en financement, en fait. Tu te sens comme tu venais d'abandonner beaucoup de monde. Avant de te rendre à cette décision-là, la décision, tu n'apprends jamais tout seul. Tu as tout un CEO autour de toi. L'encadrement que j'ai eu est exceptionnel. J'en dois tellement à tellement de monde. pour leur aide et tout.
François Lanthier Nadeau: Mais tu sais, la qualité puis la quantité d'apprentissage qu'il y a à travers une expérience d'armes, c'est fou raide. Oui. Fait que genre...
Jean-Christophe Dubé: Oui,
François Lanthier Nadeau: oui, oui. Moi, ça m'impressionne beaucoup. Je me rappelle quand on est allé déjeuner. Ouais, là, ma blonde a dit que je parle tout le temps d'aller manger au resto dans les pas de pièce. Elle dit, t'es-tu peut-être là ? Avec là, on dînait à telle place. Là, on déjeunait, t'es plus comme, what the fuck, man ? En tout cas, ouais, quand on est allé déjeuner et que tu me contais ça, moi, c'était... assez impressionnant. Puis, tu sais, un des takeaways que j'ai eus de ça, c'est JC a boosté son réseau et ses connexions aussi à travers ça, tu sais. Oui. Tu as buildé des relations, des connexions, des liens de confiance puis, tu sais, ta prochaine opportunité est arrivée de ça aussi, dans le fond.
Jean-Christophe Dubé: Exactement, oui. Tu sais,
François Lanthier Nadeau: c'est une leçon en vieillissant que j'ai l'impression qui résonne toujours de plus en plus avec moi qu'on est fort de son réseau. Tu sais, ma mère me disait ça depuis que j'étais flot. Sweet. Fait que... De retour à l'Open Lab, de retour à faire un produit dans une shop de service.
Jean-Christophe Dubé: Yes.
François Lanthier Nadeau: Moi, chez Snipcart dans le fond, nous, pour ceux qui ne le savent pas, c'était Spectrum Media, qui était une agence de développement logiciel applicatif de Québec. Puis, il y a une partie des revenus qu'ils généraient, qu'ils réinvestissaient dans des produits comme Snipcart. Avant Snipcart puis c'est là que ça m'intéresse de savoir l'espèce d'historique peut-être d'Open Lab, Avant Snipcart Spectrum a essayé d'autres startups, d'autres produits qui n'ont pas fonctionné nécessairement. Je me demande, toi, il y a-tu, cet historique-là aussi, il y a-tu des pré-Berrycast produits ?
Jean-Christophe Dubé: Oui. Par contre, je n'étais pas présent, mais comme je connaissais Jonathan, il était sur mon CA avec Dressu et tout ça, j'en entendais parler. Évidemment, je me connectais, j'essayais les tools. Eux, ils avaient développé... Il fallait que j'aie un plan de mémoire à ce moment-ci.
François Lanthier Nadeau: Pas de trouble. Tu te rappelles juste ce que ça faisait ?
Jean-Christophe Dubé: Oui, c'était un hidden place. C'est un outil, une application qui te permettait aux voyageurs de partager des endroits vraiment cool qu'ils ont découvert et de taguer l'endroit. Quand tu voyageais à cet endroit-là, tu arrivais à pouvoir identifier des places secrètes, si on veut. C'est quand même dope. Oui, c'est cool. Il y a eu beaucoup de… Il y a eu beaucoup de vent là-dessus, surtout au Québec. Il y a eu beaucoup d'ambassadeurs québécois qui voyageaient partout dans le monde, qui se sont mis à utiliser la plateforme. Ils ont quand même reached au-dessus de 65 000 utilisateurs. C'était cool. C'est plus au niveau du business model que ça a flanché. À ce moment-là, je pense qu'ils ont mis pause sur le projet et ont transféré l'équipe. sur un autre.
François Lanthier Nadeau: Je vais avoir Joe sur le podcast, donc je pense que je vais mettre notre mental de recruser. Oui, bien oui.
Jean-Christophe Dubé: J'ai l'image de lui et Jonathan Taillefer, à l'époque, qui était le CEO en soi du projet. Il était à Salbonjour Québec le samedi. Il faut parler de la formation.
François Lanthier Nadeau: Taillefer, c'est... tellement un nom puissant de CEO. Tu sais, genre, comme... On dirait que t'es grand pis que t'es solide,
Jean-Christophe Dubé: genre. Tu te fais penser à Théo Taxi.
François Lanthier Nadeau: Non, juste comme tie fire C'est comme Hey man, cette personne-là doit être solide et grande. Whatever. Il était grand. Dans le fond, il était grand. Bon, tu veux ? Moi, j'ai toujours trouvé que j'avais un nom trop long, man. François Lantier Nadeau. Ça ne finit plus. Quand j'étais jeune, je me suis self-brandé FLN. Puis là, tout le monde m'appelait FLN. Quand je recroise du monde de genre il y a 20 ans ou 15 ans, Ils sont comme, Hey, FN, what's up ? Puis là, ma blonde est comme, What the fuck ? C'est quoi qui t'a fait l'air ? Non,
Jean-Christophe Dubé: mais anecdote, pas rapport. Mais moi, mon nom, c'est Jean-Christophe. Je veux dire, j'étais le seul genre en tri maternel à ne pas être capable d'écrire mon nom complet.
François Lanthier Nadeau: Je suis... Je suis... Vas-y. Fait que c'est depuis ce temps-là que j'ai un ship on my shoulder pis que j'ai voulu être entrepreneur pis prouver au monde que j'étais capable de créer au monde.
Jean-Christophe Dubé: Exactement, ça m'a forgé. J'ai devenu plus motivé à partir de ce moment-là à chercher à me prouver.
François Lanthier Nadeau: C'est sick. Ouais, on a launché SaaSpasse hier, ça a été une critique de journée de fou, man. Je suis quand même brûlé aujourd'hui, mais je suis vraiment... Fait que je vais peut-être rire plus facilement, mais je suis vraiment stoked de te parler. Cool, fait que... Barry Cast versus Open Mind Technologies, comment ta relation, toi en tant que CEO d'un produit qui est incubé dans l'Open Lab, comment ta relation avec, mettons, Jonathan ou n'importe qui d'autre partie prenante dans l'Open Lab, dans Open Mind Technologies, avez-vous des check-ins, avez-vous une manière de gérer votre budget, du cash, du service qui s'en va en produit, ce genre de trucs-là ?
Jean-Christophe Dubé: Oui, oui. Oui, puis je dirais que c'est super bien fait, puis ça s'est amélioré depuis que je suis présent dans l'équipe, en fait. Mais oui, ils font super bien. Dans le fond, la méthodologie… Je vais peut-être parler un peu d'un désavantage qu'il y avait, qu'on retrouvait entre la relation… C'est parce qu'il y a une vraie start-up. dans le sens où tu as, mettons, deux, trois cofondateurs qui se lancent dans un projet complètement 100% investi, etc. Puis, je ne veux pas dire le mot employé, c'est un mot qu'on aime moins, mais tu as trois personnes qui travaillent pour un employeur qui se ramassent à lancer un projet. La dynamique est différente. Puis, d'apporter cette dynamique d'entrepreneuriat, de start-up dans l'Open Lab, dans le laboratoire d'innovation qu'on a, c'est un peu ça le défi. et de faire en sorte que ton équipe soit autant motivée que des vrais fondateurs. Puis tu sais, je suis en train de penser à une parenthèse, je me suis dit, je ne dis pas, mais une parallèle. Ah, d'où,
François Lanthier Nadeau: tu sais, le show s'appelle Parenthèse, fait que vas-y, man.
Jean-Christophe Dubé: Cool, ben alors, en fait, ça me faisait penser à... Le livre Sun Tzu, je te disais tantôt, je fais tout le temps des métaphores à l'histoire ou whatever. Je pense à ça plutôt.
François Lanthier Nadeau: Pas l'art de la guerre.
Jean-Christophe Dubé: L'art de la guerre, mais je vais le faire vraiment, vraiment cool, le résumer. Mais en gros, Sun Tzu mentionnait que quand tu attaquais un village, puis de l'encercler, puis de faire en sorte que les gens ne peuvent pas sortir, c'est la pire tactique. Parce que ce qui arrive, c'est que les gens vont se battre. comme jamais pour pouvoir sortir. Ils n'ont pas de porte de sortie. Quand tu leur ouvres une porte de sortie, tu les entoures, tu leur dis, vous pouvez sortir par ici. C'est plus facile de gagner le village, plus facile de gagner la guerre. Je trouve que le parallèle que je fais où je m'en vais avec ce titouan-là de Sun Tzu, c'est que l'équipe d'une startup se retrouve dans ce parallèle-là où si tu ne fais pas fonctionner ta business, ça n'avance pas, ça ne fonctionne pas. pas, t'es faite, tu vas mourir. Fait que tu te bats comme un malade alors que quand tu fais partie d'une entreprise service, t'as une porte ouverte. C'est-à-dire que ça vient avec des avantages aussi. T'as accès à des super bonnes ressources. Je suis open-minded. On a des devs de free-see. De trouver des ressources, moi, ça a été mon pire nightmare de ma première startup. Cet avantage-là d'être super bien entouré. Puis, tu sais, d'avoir des gens comme Jonathan, justement, qui est présent. Moi, je l'avais sur mon CA dans ma première business. Puis là, bien évidemment, il est présent pour Barry Lucie. L'amant de savoir qu'ils ont, ces gens-là, quand ils sont présents, ça fait que tu bénéficies de ça tout de suite. Ce que tu n'as pas quand tu commences avec une startup, ce que tu as après quand tu as levé des fonds, c'est l'avantage d'avoir des investisseurs, un des avantages, etc. Mais bref, il y a des avantages qui sont super considérables, mais il y a ce petit avantage-là. puis là ça me ramène, fin de la parenthèse ça me ramène à ta question comment Open Mind gère ça on a On a décidé d'y aller plus, d'avoir une optique un peu plus, voici le budget, faites un budget, présentation du budget, vous vous rendez où avec ça, c'est quoi vos objectifs, on a des métriques concrètes qu'on veut atteindre. Si on atteint ces objectifs-là, il y a un flot d'argent qui rentre de plus. C'est vraiment géré comme si Open Mind est un investisseur, puis on a des gates à chaque mois, qui est une rencontre de, si on veut, on va par-dessus les résultats, on regarde le budget, on en est où, où on s'en va, mais surtout... Quelle stratégie on a mis de l'avant ? Qu'est-ce qui fonctionne ? C'est quoi les initiatives qu'on a prises ? Puis, où on en est avec les résultats ? Puis, après ça, bien évidemment, on fait un tour de table avec le monde qui sont là pour savoir s'ils ont des suggestions, des points à apporter, etc. OK. Donc, voilà.
François Lanthier Nadeau: Donc, ces Gates, là, c'est simplement un check-in, un meeting de mise au point mensuel ou trimestriel ?
Jean-Christophe Dubé: On le fait à chaque mois de notre côté, oui.
François Lanthier Nadeau: Cool. Puis, quand vous arrivez à ces meetings-là, est-ce que vous lisez tout le temps une citation de Sun Tzu ?
Jean-Christophe Dubé: Non, pas du tout.
François Lanthier Nadeau: By the way, dude, quand t'as ouvert Sun Tzu, l'art de la guerre, je me suis dit, j'ai hâte de voir s'il va être capable de lender l'analogie. Puis finalement, tu l'as fucking bien lendé, man. Fait que genre, GG.
Jean-Christophe Dubé: Merci pour vrai parce que dès le départ, je peux partir et pas revenir. Non, non, tu l'as vraiment bien lendé, man.
François Lanthier Nadeau: Je suis quand même stoked. Je m'impose de ne pas aller dans mon autre parenthèse. Grosso modo, ce que j'adore dans ce que tu es en train de dire, c'est l'espèce de notion d'imputabilité. Ce n'est pas un puits sans fond d'une banque à pitons que tu peux juste utiliser autant que tu veux. Il y a comme, tu dois prouver que tu génères de l'attraction des résultats. C'est sérieux avant que l'agence de service injecte plus de... de capital. Nous, c'était... Tu sais, Jonathan, je le connais un petit peu à Star, pis comme, il est super organisé, processisé, efficace, tu sais, c'est impressionnant. Moi, je suis vraiment pas le même. Ça me surprend pas, tu sais, que ces espèces de traits-là se diffusent un peu dans comment ils organisent un truc comme l'Open Lab. Tu sais, chez Spectrum pis Snipcart on avait ça, mais vraiment plus lousse, un peu plus chaotique. Ça venait beaucoup de Georges et Vincent, les fondateurs de Spectrum. Et eux, c'était comme, Check it, les gars. Vous voulez plus de forces de frappe ? Vous voulez plus de collègues ? Pas de trouble. Générez 5 000 piastres de plus en MRR, revenu mensuel récurrent. Ça, ça va, fois 12, à peu près couvrir un salaire à l'époque de, mettons, dev ou marketeur. Et puis, une fois que vous avez ça, sure, faites l'embauche. Moi, ce que j'ai trouvé le plus malade, c'est rétroactif que j'ai trouvé ça malade parce que quand j'étais flow, je ne comprenais pas, mettons, mais toute l'admin, la paperasse, la comptabilité, la tenue de livre, l'embauche, les payes, tout ça, c'était abstrait dans Spectrum. Fait que moi, je n'avais rien à penser, rien à faire de tout ça. Puis quand on a vendu Snipcart puis que là, on le transférait à Daud puis que toutes ces choses-là devaient transférer, puis que j'avais un peu d'ownership là-dedans, puis tout, j'étais comme... Oh shit, man, ça, c'était un énorme pain in the butt que les gars nous avaient enlevé pour nous donner plus de lousse et de vitesse. Puis on ne s'en rendait même pas compte. Moi, je ne m'en rendais pas compte. Ça, j'ai trouvé ça vraiment dope. Je ne sais pas s'il y a ça un peu aussi dans ton...
Jean-Christophe Dubé: Oui, c'est un peu ça, l'accès aux ressources que je disais. La comptabilité, je ne la fais pas, je la révise. Je n'ai pas ce suivi-là à faire. Quelqu'un ici à l'interne qui s'en charge. Puis qui fait une super belle job de séparer justement au niveau des activités pour qu'on ait une vue super claire sur nos dépenses, on en est où, on fait quoi et tout ça. Je le faisais avant dans mon ancienne vie. Mais oui, ça te permet de... Puis tu sais, c'est un peu ça, je pense. Le but, c'est que tu es là pas pour faire cette gestion-là. Tu es là pour découvrir la pépite d'or dans le marché puis grow dessus. Ben là, c'est ça, on est en recherche. Tu creuses, ok, il n'y en a pas, on va changer, on va creuser ailleurs. C'est un peu pour ça qu'on est là.
François Lanthier Nadeau: Creuser des trous. Non, c'est vraiment... She takes my money when I'm in need. Alright, man. Clairement que je devrais utiliser l'AI qui fait la voix de Kanye. Ouais, à ce moment-là. Ça marche pas pantoute, man. Producer Ludo, a.k.a. Producer a.k.a. TheRealPussycat, prend une note pour utiliser l'AI de la voix de Kanye. Ouais, non, mais dude, l'affaire que je me demande, c'est vraiment une belle structure. C'est une structure hybride de lancement de SaaS et de produits numériques. Puis je pense que... C'est pas pour rien qu'on voit un shitload d'agences de services essayer de faire ça. Parce que c'est comme attirant. C'est pas blanc ou noir. Tu parlais du village encerclé qu'il faut qu'il se batte jusqu'à la mort. C'est comme, c'est gris, il y a plus de nuances, plus de flexibilité. Je pense que c'est vraiment un beau contexte pour start une business. Mais ça amène des difficultés aussi. Ça amène vraiment des difficultés. Puis nous, de notre bord, je l'ai vu un petit peu dans la psychologie puis la décision des... les décisions des gars chez Spectrum que oui, c'est correct d'investir dans le produit parce que ton revenu par tête scale de façon exponentielle si tu réussis à trouver un product market fit, avoir des abonnements récurrents, toutes ces choses-là, c'est des belles choses. Par contre, dans le court terme, qu'est-ce qui est juste en avant de ta face ? C'est toutes ces heures-là, ces mandats-là, ces clients-là que tu peux biler avec ton agence de service direct et ça fait rentrer du cash direct. Tu dois balancer un espèce de jeu de time preference au niveau de la responsabilité envers toute ta gang qui font du service. Tout le monde qui travaille chez Spectrum qui travaille chez Open Mind versus ceux qui s'injectent dans le produit. Tu as comme un jeu d'équilibre à aller trouver dans comment tu fais bouger ton cash. Je pense que c'est bon d'avoir les checkpoints dont on parlait plus tôt. Il y en a plein qui failent, man. Il y en a plein, plein, plein qui failent. Il se parlait avec un... Non, c'est à toi.
Jean-Christophe Dubé: Non, mais je pense que... L'important, en fait, c'est de faire comprendre, puis c'est ça qui est fort ici chez Open Mind de faire vraiment comprendre à tout le monde d'être transparent sur ces initiatives-là, pour qu'ils comprennent qu'ils sont en train de nous financer, parce que, littéralement...
François Lanthier Nadeau: C'est là que je m'en allais, en fait. Ah oui, OK. En fait, c'est ça,
Jean-Christophe Dubé: c'est de faire comprendre à l'équipe. Nous autres, on leur doit tout à l'équipe service qui travaille en arrière avec les clients et qui apporte de la liquidité, de l'oxygène si on veut, au projet pour pouvoir nous permettre d'avancer. Il faut qu'ils le voient comme un investissement. Je pense que c'est là où il y a plusieurs entreprises de service qui, à un moment donné, font face à on a compris comment ça marche la game de service, on a une croissance qui est assez stable, qui est linéaire généralement Comment on est capable de faire d'autres investissements, de placer notre argent ailleurs pour avoir encore plus, de développer une vache à lait, comme on dit ici dans le centre, d'essayer de trouver un produit qui peut décoller, qui n'a pas de limite géographique. C'est là où je pense qu'il y en a plusieurs qui prennent cette décision-là. Ils l'ont fait notamment chez Gsoft à Montréal, puis dans d'autres entreprises de service comme tu mentionnais. Puis ici, chez Open Mind c'est un peu la décision de... de Jonathan dans sa vision de croissance avec l'organisation. L'Open Lab va apporter beaucoup dans cette vision-là dans le futur si ça peut décoller. Mais il y a un risque.
François Lanthier Nadeau: Parce que moi, j'ai comme senti une certaine dynamique quand on était très, très, très embedded, donc incrusté la petite équipe de Snipcart dans la plus grosse équipe de Spectrum qui était comme, des fois, je pense que le monde qui tripe... peut-être plus produits ou juste qui se font plus chier avec des clients que d'autres peuvent être comme ben là, eux autres, c'est-tu genre les préférés du prof, genre, c'est-tu ceux qui ont comme la chance de faire du produit qui génèrent même pas encore full de revenus alors que moi, il faut que je me tape les heures puis les clients, genre, fait que je sais pas, je trouve ça cool que tu parles de transparence puis de reconnaissance, tout ça envers l'agence de service qui est comme le backbone. du funding de produits dans un modèle hybride comme on jase. Mais je me demande, comment on communique aux employés de la boîte de services what's in it for them genre. Pourquoi ils font ça ? Pourquoi c'est cool de funder du produit ? T'as-tu des thoughts là-dessus ?
Jean-Christophe Dubé: Oui, en fait, j'en ai plusieurs. Là, je prends l'exemple de ce que je connais. Fait que, mettons, chez Open Mind, il y a énormément de... On peut dire de ressources, mais d'argent, mais de temps et d'énergie qui est amené aussi sur la culture, le bien-être de tout le monde, l'humain derrière, etc. Puis, pour pouvoir financer ça, avec tout ce qu'ils font déjà, avec le revenu qu'on a actuellement dans l'organisation, je trouve ça vraiment hot. Fait que de faire voir, les gens, ils comprennent, ah bien, si tu as une vache à lait et que tu es capable de te rendre à, mettons, 10x ton revenu actuel à cause d'un produit, bien, tout le monde va en bénéficier. C'est sûr qu'il y a certains qui peuvent se dire Ah, bien, cool, je suis capable d'avoir accès à un salaire qui est très compétitif justement parce qu'il y a cette vache à lait-là, puis on est capable de rentrer plusieurs devs dans le produit. À ce moment-là, tout est justifié versus côté service. Côté service, tu as quand même une compétition à faire. C'est quand même une autre game. Tu as plusieurs compétiteurs qui offrent le même service que toi à des taux. Toi, pour te rendre à ce taux-là, tu es en train de... d'essayer de faire le pour et le contre au niveau salarial également. de tous les employés dans l'entreprise. Fait que je pense qu'il y a l'avantage salarial, mais il y a l'avantage aussi de se dire, si l'organisation est forte au niveau culture, au niveau bien-être, etc., imagine ce qu'elle va être capable de faire quand elle va atteindre ce niveau-là. Fait que je pense que c'est pour ça qu'eux le voient, puis je pense qu'ils comprennent aussi les ressources qu'on met dans l'Open Lab par rapport à la qualité des développeurs qui sont là, puis le focus, et on y va all-in.
François Lanthier Nadeau: Moi, ce que j'ai trouvé, en fait, surtout ce que Charles a trouvé difficile, donc Charles Ouellet, cofondateur Snipcart ancien employé de Spectrum. Ce que Charles a trouvé très difficile au départ, c'est que le switch service-produit s'est fait de façon progressive pour lui. Il n'est pas arrivé un matin, puis c'était juste du produit à partir de maintenant. Fait qu'il y avait un pied dans Snipcart soir, week-end, un petit peu la semaine, puis l'autre pied dans Spectrum les projets clients, tout ça. Puis ça, ça a été... été long. Il a vraiment mérité son dada et son moment de produit. Ça, c'était tough. Ça, c'était vraiment, vraiment tough. J'ai l'impression que via la structure de l'Open Lab, il y a peut-être une séparation plus claire à ce niveau-là entre produit et service. Je trouve ça intéressant. Mettons, Dali qui travaille avec toi, il est full-time sur Berrycast, right ?
Jean-Christophe Dubé: Oui, exact. On est une équipe. On est quatre full-time, en fait, dans le projet. J'avais une question. En fait, je me posais... Non ? De ton côté, te souviens-tu, sans parler de niveau argent, mais le ratio entre l'argent qu'ils investissaient dans leur laboratoire ou dans Snipcart par rapport à l'argent qu'ils faisaient en arrière côté service ?
François Lanthier Nadeau: Écoute, j'ai des approximatifs dans ma mémoire du cash que Spectrum faisait annuellement, mettons, avec son revenu de service. cash qu'il mettait dans Snipcart. J'aurais le goût de dire... Georges, si tu m'écoutes, tu corrigeras ça sur le podcast dans lequel tu viens. J'aurais le goût de dire peut-être 20%, 10 à 20% qui étaient réinjectés. C'est peut-être plus. C'était ballsy. Les gars étaient down de prendre le risque.
Jean-Christophe Dubé: C'est similaire avec Jonathan. C'est probablement lui demander également. C'est quand il va venir. Oui,
François Lanthier Nadeau: non, c'est vrai, c'est un très intéressant benchmark. Puis probablement que la majorité des agences de services qui nous écoutent ou qui nous parlent dans la vie de tous les jours se demandent ça. OK, c'est quoi un ratio healthy de risque-sécurité pour investir dans un produit si je fais du service ? Oui. Puis j'ai le goût de, parce que dans le fond, c'est une forme de funding. C'est vraiment hybride, puis ça a des caractéristiques spécifiques, organisationnelles, comment tu t'organises hybride, service-produit. Mais au final, je pense que c'est quand même fair de dire que c'est une forme de funding. Une forme de funding, d'incubation, tout ça, parce qu'il y a de l'argent, il y a des ressources qui sont d'investir. Puis, j'arrête pas de me demander, parce que moi, je vois un paquet de startups, OK ? Genre, je parle via Apollo 13 ou via maintenant SaaSpasse, puis le podcast. Je parle avec un paquet de founders, tout ça, puis je suis tout le temps on the lookout pour quand est-ce qu'ils vont me parler de financement ou de comment ils se financent. Puis... On dirait que je suis encore trop noob, je n'ai pas encore assez parlé avec Acid Founder pour savoir c'est quoi les triggers qui devraient te faire allumer des lumières dans ta tête de genre, OK, si ces choses-là s'enclenchent ou si je suis dans telle caractéristique, ça ferait du sens que j'aille lever de l'argent. Pas dans un modèle hybride, plus comme traditionnel, que ce soit Pre-Seed, Seed, les anges du Love Money ou des VC, peu importe. Je sais que toi, tu as vécu dans ce monde-là. plus que moi. Fait que je veux qu'on pivote vers ça, ce thème-là. Y'a-tu des critères ou des triggers que dans ta tête, t'es comme, ça, ce sera une business qui gagnera à lever du cash, mettons ?
Jean-Christophe Dubé: La réponse simple, en fait, c'est plus quand ton entreprise a besoin. Quand ton entreprise en a besoin pour accélérer. J'irais avec ce frame-là. Tu sais, c'est plus quand ton entreprise a besoin. Tu finances ta croissance, dans le fond. Il n'y a pas de moment précis ou spécifique. Toutes les entreprises sont différentes, avec des besoins différents, des visions de co-founders différentes. Si je prends GSU en exemple, nous, on a levé quand même assez rapidement au niveau seed. Je peux peut-être faire une mini-parenthèse pour ceux qui sont moins connaisseurs, mais tu as du love money, tu en as parlé. C'est plus les gens autour de toi, ils vont te donner 10, 15, 20 000, puis putain, ils lancent toi par toi, puis on te supporte. Généralement, c'est des gens qui t'aiment autour de toi, Love Money. Après ça, tu as le Seed. Ce sont des vrais investisseurs qui vont embarquer. Ange-Québec en fait beaucoup. Moi, c'est eux qui ont embarqué avec nous dans le projet. Puis après, dépendamment de où tu es rendu dans ton projet, ton avancement, tu as des séries de rondes de financement qui sont généralement faites par des VC, des Venture Capital. De série A, ça peut aller jusqu'à la série D, série E, etc. Avec JSU, nous, on est allé très vite vers le Seed. pour s'établir rapidement sur le marché et essayer de gagner en notoriété. Parce que l'avantage, en fait, un des avantages qu'il fallait qu'on ait absolument, nous, c'était le first to market. C'était comme, go, on ne veut pas attendre que ça sorte avant. On a besoin d'un montant maintenant. Est-ce que c'était la meilleure décision ? Ça reste débattable. Je pense que c'est différent, encore une fois, pour toutes les entreprises. Il y en a qui vont préférer attendre d'avoir les métriques pour raise. Je parlais avec un entrepreneur la semaine dernière qui lui attend justement d'atteindre des métriques de revenus récurrents annuels d'à peu près 5 millions pour se rendre directement en Syrie, ce qui est super smart aussi. Mais ce que je lui disais,
François Lanthier Nadeau: c'est… Pourquoi c'est smart, Lucie ?
Jean-Christophe Dubé: C'est smart. C'est bon que tu me fasses réfléchir à ça parce que je ne veux pas trop me tromper dans ce que je m'apprête à dire. Mais en fait, j'allais dire, le plus tu peux attendre, le mieux c'est. Par contre, il faut que tu considères encore une fois ta vision. Est-ce que c'est le meilleur moment pour accélérer ? C'est un peu ce que je lui disais. Si tu attends, c'est bon, oui, parce que tu vas libérer moins de parts de ton entreprise, moins d'équité à tes investisseurs. Tu vas être plus établi au niveau de tes métriques. Il y a moins de risques. Dans le fond, c'est un peu ça. Si c'est super risqué à embarquer avec toi, tu vas donner beaucoup de pointes de tarte de ton entreprise pour peu d'argent, si on veut. Puis, tu vas en donner beaucoup moins pour beaucoup plus dans le futur. Plus tu attends, mieux tu sais de cet aspect-là. L'autre, par contre, point qui est super considérable dans tout ça, c'est tu en es où, toi, avec ta business ? Puis la compétition, tu en es où ? Puis est-ce que tu as besoin de cette fusée-là qui te fait décoller ? Parce que ça va t'apporter un avantage compétitif incroyable par rapport à la compétition, le fait d'avoir accès à la liquidité. Puis je renchérirais par-dessus ça, d'avoir accès à un réseau d'investisseurs qui ont leur réseau à eux aussi. Pour moi, ça a été un gros apport de mon côté.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. J'ai l'impression qu'avec des bons investisseurs, c'est du capital monétaire, mais aussi du capital social que tu vas te chercher avec le réseau et les connexions. À fois mille. On dirait qu'avec la manière que tu parles, j'ai l'impression que ta décision de funding, elle devrait être un peu une danse entre à quel point j'ai besoin d'accélérer avec ma connaissance du marché actuel pour atteindre mes objectifs, puis... À quel point je veux laisser aller du contrôle de ma compagnie ou de l'équité de ma compagnie. Puis d'essayer de trouver ton sweet spot là. C'est vraiment, vraiment, vraiment intéressant. Mais toi, genre, je ne veux pas te trop challenger, mais je me dis, tu sais, tu as lancé Dressu tu étais plus jeune. Est-ce que tu as l'impression que c'était une bonne intuition de dire, OK, je reformule. Est-ce que d'avoir à être first to market, d'avoir à être le premier qui arrive avec ces idées-là sur le marché, est-ce que tu penses que c'était... vraiment, vraiment important et qu'il y avait un risque que d'autres arrivent et que ça fuck up ton growth complètement.
Jean-Christophe Dubé: Est-ce qu'on a fait la bonne décision ? En fait, c'est parce que ce qui a été super intéressant pour moi, c'est qu'à ce stade-là, là où on en était après toute souffrance, etc., de ne pas avoir de salaire pendant trois ans et... même te poser la question.
François Lanthier Nadeau: Tu n'avais pas encore de vêtements.
Jean-Christophe Dubé: Depuis les îles Canaries.
François Lanthier Nadeau: Ça ne fait pas longtemps que tu as des vêtements.
Jean-Christophe Dubé: J'ai eu la chance de travailler chez Vleda avant d'avoir ramassé de l'argent de côté et d'en mettre de côté et de me prendre une marge de crédit avant même de lâcher pour être sûr de ne pas manquer d'argent. Mais à un moment donné, tu arrives à un point où tu n'es pas loin d'en manquer et tu te dis pour continuer, est-ce que je suis prêt à laisser partir un chunk de mon entreprise ? Dans une série de sites, tu veux laisser aller de 20 à 30 de ton organisation pour des investisseurs. Puis, eux autres vont pouvoir te financer. À partir de ce moment-là, tu es capable de récupérer un salaire. Puis, ton salaire, tu ne te donneras pas un gros salaire, évidemment, parce que tu veux le mettre dans ta croissance plus que dans toi-même. Mais ça te permet à toi et ton équipe d'avoir un salaire. Puis, nous, on était 300 salaires au début. Fait que là, c'est quand même, à un moment donné, la motivation, le moral de ton équipe aussi commence à dépendre de ça. Fait que moi, Je ne pense pas que je prendrais une autre direction à ce moment-là où j'étais. Par contre, encore une fois, quand tu es capable de dire non à un définancement, tu es tellement bien positionné. Le meilleur financement que tu es capable d'aller chercher en tant qu'entrepreneur, c'est tes ventes de loin. Après ça, tu es capable de négocier, tu es capable d'être plus assis sur tes choses. Tu n'en as pas besoin autant. Je dirais que nous, on en avait besoin à l'époque. Par contre, ce que moi, je voyais qui était vraiment intéressant, c'est les investisseurs autour de la table qui se sont assis avec nous et qui ont décidé d'investir et de mettre du temps aussi. Les contacts que j'ai eus, je veux dire, j'ai pu. Je peux parler trois fois à Peter Simons à Québec, puis le rencontrer pour mon projet. S'il ne m'aurait jamais rencontré, je lui dirais, pour moi, lui, c'était ma priorité numéro 2, 3, mettons. Puis pour lui, c'était sa priorité, quoi, genre 307. C'est là où, tu sais, des fois, tu as des gens qui t'appuient puis qui te poussent. Je trouve que c'est une des grosses forces d'un réseau d'investisseurs par la suite. c'est que ça va te faire décoller s'ils peuvent faire décoller ton projet ça vaut la peine c'est intéressant aussi tu as quand même un tiers paramètre un troisième paramètre qui est comme comment ta team va genre à quel point tu as tanké que
François Lanthier Nadeau: tu n'as peut-être pas eu de cash à quel point la psychologie ou le lifestyle de ta team tu sais ça peut c'est vraiment hot je n'avais pas comme pensé à ça mais tu sais maintenant Maintenant que tu le dis, ça me fait flasher sur d'autres solo-entrepreneurs que je connais, mettons, qui ont des grinds, là, tu sais. Ils n'ont pas le gros salaire, ils ont les subventions, puis à un moment donné, cette psychologie-là, elle devient comme là, genre, c'est ma douce moitié qui rentre le plus de cash, ou bien, comme je vois d'autres entrepreneurs faire des exits, ou, tu sais, fait que tout ça, c'est clair, net et précis que ton lifestyle, ton cash aussi, ça joue aussi, tout ça. Puis moi, j'ai eu un gros luxe chez Snipcart que... les gars qui ont « launché » Snipcart ont décidé d'investir dans un « granted petit salaire » quand j'ai commencé. Mais tu sais, j'avais un salaire. Genre, je n'avais pas besoin de me dire « OK, je vais aller justement voir, je ne sais pas, mon oncle pour qu'il me donne 10 000$ pour que je réussisse à continuer pendant deux mois » . Tu sais, ça fait que ça, c'était un gros luxe pour revenir au modèle hybride, je pense.
Jean-Christophe Dubé: Exactement. C'est un des plus gros avantages qui est précieux aussi pour n'importe quel… entrepreneur, tu vis un peu comme tu as dit, une vie hybride, c'est-à-dire que tu repars pas avec un salaire plus faible qui te rend serré, t'es quand même bien, c'est confortable, t'as pas le salaire que tu peux avoir non plus nécessairement dans une grande boîte, une grosse boîte ailleurs, mais c'est parce que je pense qu'au final, faut pas que ça soit ça que tu recherches, faut que ça soit plus le autant le développement de toi-même, mais également l'ambition, le projet en soi que tu as envie de mettre à terme. C'est ça que je trouve. C'est un très bon point que tu apportes.
François Lanthier Nadeau: La fibre entrepreneuriale, elle existe sur un spectre de prise de risque. Il y en a qui sont super entrepreneurs, super zéro risk taker. Il y en a qui sont l'inverse. Je pense que pour créer un produit au sein d'une agence de service, ça va chercher un sweet spot sur ce spectre. de prise de risque-là ? Ou est-ce que c'est des gens qui ne sont peut-être pas game d'être all-in, all-out, prendre des commitments, prendre du cash, ne pas se payer ? Mais c'est des gens aussi qui ne sont pas prêts à aller chercher juste un gros salaire et un comfy life dans une grosse startup ou une grosse business. Je trouve que c'est vraiment à considérer comme modèle. Folks, il y a des belles histoires qui sortent de ça. J'ai le goût qu'on freestyle maintenant un petit peu sur le AI. Artificial Intelligence. L'intelligence artificielle, écoute, c'est partout. C'est dans les news, même les moldus, monsieur, madame, tout le monde, en entendent parler à Star, ChatGPT, Open tout ça.
Jean-Christophe Dubé: Moldus, c'est une référence à Barry Potter ?
François Lanthier Nadeau: Wireman, c'est ça. Dans le fond, moi, je drop des grosses références.
Jean-Christophe Dubé: J'étais sûr. J'ai dit, Ah, t'as dit ça, mais genre, c'est une expression. En tout cas, je viens de l'allumer.
François Lanthier Nadeau: Je traite le monde de moldu en attendant de moi de devenir un moldu, tu comprends, parce que comme clock sticking Les moldus,
Jean-Christophe Dubé: c'est les magicains. C'est sûr qu'ils n'ont pas de pouvoir. C'est sûr que, oui,
François Lanthier Nadeau: c'est ça. OK, c'est bon. Ah, man. C'est ça. Ce que je trouve intéressant de checker avec toi côté AI, c'est qu'est-ce que ça veut dire pour les saasses. Parce qu'on a vu une espèce de ruée vers l'or, ou du moins une explosion de SaaS-X. intègre maintenant fonction de AI Y maintenant. Tu sais, cette espèce de modèle-là de, hé, on en a du AI, hé, on en a de l'autocomplete, on en a des summaries, on en a des transcripts, tu sais, un paquet de tools comme ça. Notion, ça a été un gros genre qui ont, tu sais, qui ont roll-out ça puis tout.
Jean-Christophe Dubé: Intercom.
François Lanthier Nadeau: Fait que je le sais. Oui, Intercom, énorme. Tu sais, j'écoutais Stratechery, je ne sais jamais comment le prononcer, Stratechery. un podcast de tech pis tout pis ça disait tu sais il y avait une team chez Intercom qui travaillait sur des trucs comme ça depuis genre plusieurs mois et ou années pis quand Open a sorti l'RPI pis le chat GPT en quelques semaines c'était genre done finalement le travail c'est tout ça parce qu'ils ont juste intégré ça fait que je sais que pour Berrycast vous avez creusé là-dedans vous avez launch une feature sur Product Hunt Par rapport à ça, tu veux-tu juste nous faire un brief sur c'était quoi cette feature-là, dans le fond ?
Jean-Christophe Dubé: Oui, absolument. Juste pour remettre en contexte, Babycast est un outil de collaboration vidéo, donc on te permet d'enregistrer ton écran, parler par-dessus avec ta webcam pour pouvoir mieux communiquer, mieux collaborer avec tes collègues de travail. Donc, une fois que tu t'appuies sur enregistrer, ça enregistre ton écran, tu parles, ça te donne un lien par la suite, une fois que tu as terminé. Un peu comme un lien URL YouTube où tu cliques sur le lien pour visionner la vidéo. dans cette optique là c'est utilisé dans plusieurs cas d'utilisation pour améliorer la clarté de communication de collaboration etc surtout utilisé par les gestionnaires de projets qu'on target beaucoup ces derniers temps tout au long de leurs étapes de projet que ce soit l'enregistrement de la première rencontre client avec les communications pour transmettre les besoins à leur équipe collaboration avec leur équipe de travail s'assurer de la clarté des tâches etc c'est ce que faire des updates clients, donc on en est où, puis tu es capable de, un peu comme dans une rencontre en virtuel, tu vas être capable de montrer ton écran, puis de pouvoir parler par-dessus en étant très clair, bien là, tu peux faire ça en asynchrone, c'est-à-dire que tu peux faire ça sans nécessairement avoir le besoin de te connecter avec l'autre personne, donc tu enregistres ton message, tu y envoies la personne à la regarde à sa convenance, ce qui est intéressant aussi, c'est qu'elle peut y retourner pour bien comprendre. Oui,
François Lanthier Nadeau: tu as le bénéfice des communications asynchrones, de ne pas tout le temps être en train de... pigné dans la conscience real-time des gens.
Jean-Christophe Dubé: Pour Berrycast, dans le fond, l'outil de collaboration, de communication, ce qu'on fait avec l'intelligence artificielle, c'est qu'on va chercher ton transcript de ce qui a été dit. Si tu donnes l'exemple d'enregistrer une rencontre, ça peut être autre chose, mais si tu enregistres une rencontre client, tu es capable d'avoir les informations transcripts de ça. Puis après, avec l'intelligence artificielle et la connexion avec Open tu es capable d'aller chercher des informations. plusieurs choses, plusieurs, ils appellent ça des prompts, donc c'est des demandes à l'intelligence artificielle Open. Puis, nous, dans notre cas d'utilisation, ce qu'on fait, c'est qu'on permet l'affichage d'un résumé, fait que ça va prendre, mettons, je sais pas si tu collabores avec ton équipe, je vais prendre le résumé pour commencer, fait que t'as fait un enregistrement de rencontre, tu décides d'en ressortir un résumé rapide ou d'en sortir un courriel, tu sais, tu vas envoyer un... Tu vas être vraiment sharp et tu dis après la rencontre de une heure, j'en fais un résumé courriel. Tu es capable de cliquer sur ce bouton-là. Ça le fait pour toi. Ça écrit le courriel pour toi. Tu es capable de copier ça et de l'envoyer à ton client. Tu as l'air d'une beast Il y a beaucoup de monde qui l'utilise dans cette optique-là. Tu peux en ressortir un résumé et l'avoir sur le côté de la vidéo. Ça te permet, quand tu as besoin de retourner rapidement, d'aller chercher ce résumé-là, de voir de quoi parle la vidéo.
François Lanthier Nadeau: Moi, ce que je trouve intéressant, Daud, c'est aussi le fait que, en tant que gestionnaire de projet, project manager, mettons que tu donnes du feedback à des développeurs ou à des clients, c'est tous des gens que le temps, c'est une ressource précieuse pour eux. Puis comme passer à travers 14 minutes, 37 minutes de vidéo, c'est comme, des fois, ça peut faire chier. Oui, of course, tu peux 1.2, 1.5, 1.x. vitesse. C'est ça. Mais ce qui est malade avec la feature que vous avez launchée et que vous travaillez encore, c'est justement, tu peux faire Hey, voici un résumé avec des timestamps. Je ne sais pas si les timestamps sont déjà là. Oui. Voici un résumé avec des timestamps. À la limite, ton nom est mentionné là ou la feature sur laquelle tu travailles est mentionnée là. Ça crée un feedback loop. de communication vraiment plus sharp.
Jean-Christophe Dubé: Absolument. Tu parles de collaboration avec tes collègues, mais si tu es un chef de gestionnaire de projet et que tu communiques avec tes développeurs ou avec ton équipe marketing, parce que vous êtes une agence marketing et que vous faites des collaborations avec des projets clients, tu es capable de... Faire une vidéo qui encadre un peu les besoins de l'équipe, qu'est-ce qui a besoin d'être fait. Puis l'intelligence artificielle va aller chercher dans le transcript à qui est la tâche, c'est quoi la tâche, puis elle est du quand. Fait que t'as ton doodate qui affiche aussi. Fait que t'es capable de sortir une liste de to-do, comme ça, de la vidéo directement. Puis on te permet également de l'éditer. Donc après, t'es capable de juste la revoir, t'assurer que tout est beau. Fait que ça te fait sauver un temps incroyable aussi au niveau technique. communication, collaboration, puis quand ton équipe comprend tout, t'évites des problèmes de communication, des coûts de communication qui peuvent en générer d'incompréhension avec le besoin du client, etc.
François Lanthier Nadeau: Je pense qu'il y a pendant le fondateur SaaS puis d'employé clé SaaS qui écoute le pod, j'ai deux questions plus techniques. Un, comment c'était de travailler avec l'API Open pour intégrer ça ? Puis deux, comment t'as décidé de... de pricer, de mettre un prix sur les fonctionnalités plus AI-driven qu'ils ont maintenant dans ton SaaS ?
Jean-Christophe Dubé: Oui. En fait, c'est une bonne question. Il y a deux coûts. Pour nous, il y a deux façons de le voir. Un, tu as besoin de transmettre du texte avec l'intelligence sociale Open. Ça fonctionne avec du texte. Peu importe le code d'utilisation, si tu es une entreprise un peu comme Intercom le fait, de Customer Support, puis tu as énormément d'historique en écrit de la gestion de support client, tu es capable de donner ce texte-là à Open ils vont te retourner ce que tu veux. Tu es capable de créer, autrement dit, des robots qui vont répondre pour toi selon l'historique de tes réponses, etc. Tu es capable de créer des conversations. C'est un moyen de l'utiliser, mais bref, tu as besoin du texte. La première partie pour nous, c'est d'aller chercher le transcript. Il y en a plusieurs qui permettent de faire ça. Assembly AI, de Chrome Native, d'Azure, Whisper, bref, il y en a plusieurs. Nous, on penche sur deux technologies qui sont Chrome et gratuits. C'est une des raisons pour lesquelles, un, on va là-dessus. Azure est payant et coûte quand même cher, mais Azure te permet d'avoir une qualité de transcript incroyable dans tellement de langues. Puis, ça te permet de switch de une langue à l'autre, ce qui est malade aussi parce que Il faut se le dire, au Québec, on va travailler en français avec notre équipe interne, mais si tu veux qu'on a un client qui collabore en Ontario, qui parle anglais, à ce moment-là, on va tweet d'un à l'autre. Dans tes communications, collaborations, nous, ça nous prenait cette intelligence-là de transcription. Une fois qu'on a ça, après ça, il y a un coût X, disons, par nombre de mots, etc., pour le transcript. Après ça, tu as des coûts pour l'intelligence artificielle. Les coûts d'intelligence artificielle avec Open fonctionnent par tokens. Là, je ne suis pas le gars techie, je vais y aller en surface. Mais en gros, ça fonctionne par tokens. Tu peux y associer un nombre de mots selon le nombre de tokens qu'il y a. Nous, on va prendre un équivalent. Mais c'est à peu près le nombre de mots par token, c'est à peu près 750. Bref, je ne vais pas rentrer trop dans les technicalités des choses. Tu vas payer, toi, par 1000 tokens, le nombre de mots. Tu vas payer Chatgpt par exemple, qui est 0.002 dollars. Une fois que tu as ton coût, tu es capable de... C'est un coût qui est directement relié au nombre de requêtes que tu fais.
François Lanthier Nadeau: Faire les pierres.
Jean-Christophe Dubé: Puis nous, à ce moment-là, dans notre modèle d'affaires, on va aller... Il fallait calculer c'est quoi l'utilisation moyenne, c'est quoi les longs vidéos. Tu enregistres une rencontre de deux heures, ce n'est pas le même coût que si tu fais une vidéo de cinq minutes, etc. Donc, nous, il faut pallier à ça. Donc, faire attention quand même à ceux qui veulent intégrer des coûts. Moi, ce que je recommande fortement, c'est d'y aller avec ChatGPT pour commencer. Il y a différents langages qui sont utilisés par Open. Il y en a qui sont plus coûteux que d'autres. Donc, vous pouvez... Trouver ça sur leur site Internet pour avoir plus d'informations.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que tu veux dire, différents langages ?
Jean-Christophe Dubé: Puis là, c'est là que je ne veux pas trop m'enterrer dans la technicalité, puis ça te prendrait de la viande pour répondre à ça, mais en gros, il y a le langage Dali il y a le langage...
François Lanthier Nadeau: C'est différentes versions du modèle, basically ? Oui,
Jean-Christophe Dubé: dans Open en soi, tu as différents langages que tu peux aller chercher pour les fins de ton produit. Si tu veux créer une sorte de collaboration, communication, ChatGPT prend tout son sens. Nous, ce qu'on fait, c'est qu'on essaye de... Tu sais, dans le fond, dans ton prompt, tu vas dire à ChatGPT, hey, prends ce texte-là puis résume-le. Puis là, tu vas en avoir un résumé qui est écrit par ChatGPT, un peu comme tu le ferais vraiment sur le site de ChatGPT. Puis ça, le coût est vraiment faible par rapport à ça. Puis là, ChatGPT 4 vient de sortir parce qu'il est à peu près deux fois plus cher que le 3. Il va le faire de façon plus accurate, si on veut. Et c'est ça. Je dirais, nous, on a deux...
François Lanthier Nadeau: Pour rapper, mettons, parce que là, bon... Utiliser l'API de façon juste comme générale, tu as un playground, tu peux aller tester. Exactement. Je pense que c'est genre open AI, googler open AI playground, puis vous allez là-haut.
Jean-Christophe Dubé: Exact.
François Lanthier Nadeau: Puis une fois que tu as établi un peu ton modèle de genre, voici le corpus de texte que moi je nourris dans le modèle d'AI, puis voici les prompts que je lui demande, voici les demandes que j'ai pour interagir avec ce texte-là puis me retourner quelque chose de différent.
Jean-Christophe Dubé: Exactement.
François Lanthier Nadeau: C'est un petit peu ça. Bon, une fois que tu as ça, ces transactions-là de voici du texte, voici ma demande, retourne-moi quelque chose qui s'expriment un petit peu en fonction de tokens, genre qui ont un pricing d'attaché à ces tokens-là. Vous pourrez aller creuser, on mettra ça dans les show notes aussi. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est que toi, tu as calculé ces unit economics-là. Tu as regardé, OK, pour avoir mon transcript de Azure qui est ailleurs, ça me coûte à peu près ça par mot ou par texte. résumer ou sortir des tout-douze d'un transcript avec Open l'API, ça me coûte à peu près ça. Une fois que tu as fait ces calculs-là, comment est-ce que tu as changé ton pricing ou tu as juste absorbé dans ta marge, peut-être, les nouvelles fonctionnalités, les nouveaux coûts qui venaient avec l'AI ?
Jean-Christophe Dubé: On a créé un nouveau plan complètement. Carrément. Oui, carrément. En fait, on avait deux plans. On avait un plan starter, qui est un plan qui te permet de faire un nombre d'enregistrements illimité. On avait le plan professionnel qui te permet d'avoir le custom branding. Donc, les vidéos que tu envoies à tes clients, tu es capable d'avoir ton branding. Donc, ton URL, ton domaine, tes couleurs, ton logo sur la page vidéo. Ça fait que c'était l'avantage principal. Puis là, on arrive avec le forfait entreprise. Dans le forfait entreprise, on va inclure l'intelligence artificielle avec Azure qui coûte plus cher au niveau de la capacité d'enregistrer, de prendre notre enregistrement. de le transformer avec l'intelligence artificielle. Autrement dit, les résultats sont insane. Et on a intégré une limite, donc un nombre limite d'enregistrements que tu peux faire dans la version professionnelle pour te permettre de l'essayer quand même, de jouer avec quand tu achètes notre forfait. C'est pour ça. On l'a divisé comme ça, mais je pense que les calculs sont quand même relativement pas trop compliqués à faire. C'est juste que ça se peut, dépendamment du lot d'utilisation ou des demandes. Par exemple... ChatGPT est limité à 15 minutes. L'équivalent de... Je vous donne des équivalences pour Berrycast, mais à 15 minutes, mettons, de transcript. Donc, si tu parles pendant 15 minutes, à ce moment-là, tu t'envoies ça à ChatGPT et il te fait un résumé et ça va super bien. Si tu parles pendant une demi-heure, c'est une rencontre d'une heure, il faut que tu divises ton... Il faut que tu lises en premier. Fais-moi un résumé.
François Lanthier Nadeau: Je comprends.
Jean-Christophe Dubé: Le ramener en 15 minutes. Après ça, fais-moi une analyse. Tu vas utiliser... deux résumés de 15 minutes pour ta demi-heure à la place. Fait qu'il faut que tu joues quand même avec les entre-dresses de ce que tu as selon les coûts. ChatGPT 4, qui est deux fois plus cher, permet, je pense, jusqu'à deux heures. Fait que là, ça change un peu. Mais tu sais, ça change ton prix aussi. Fait que c'est toutes les considérations. Tu mets ça dans une grille Excel, tu calcules tout ça.
François Lanthier Nadeau: Tu demandes à ChatGPT après c'est quoi la meilleure solution. Vraiment intéressant. Je pense que J'essaie encore de raisonner autour du pricing de ces modèles-là. Hier, j'étais sur Notion avec Ludo, justement, qui m'aide beaucoup pour le pod, pour le SaaSpasse tout ça Puis on regardait, on écrivait des notes par rapport à comment on voulait promouvoir le podcast, whatever. Puis on avait atteint notre limite de bloc sur Notion, fait que c'était comme un plan gratuit jusqu'à atteindre basically les lignes que tu utilises dans Notion. Fait que j'étais comme, whatever, je vais payer, pis comme, on sera plus, on sera plus chiés avec ça. Pis quand j'ai, quand ils m'ont upsell, pis j'ai fait le upgrade avec ma carte de crédit, tout ça, y'avait justement un blog qui disait, une section qui disait, ah, tu veux-tu Notion AI aussi, t'sais. Pis j'étais comme, ah, je suis curieux de voir, t'sais, combien ça coûte. Pis c'était littéralement le double du prix d'eux. C'est-à-dire que, mettons, je pense que c'était genre 8$ par user par mois, Notion. Pis là, tu veux Notion AI, un autre 8$ par user par mois. Pis j'étais comme, t'sais, c'est un cool feature. Mais ChatGPT, avec, mettons, le modèle 3.5 qui est gratuit en ce moment, GPT-4… que moi, je paye pour la version plus sur ChatGPT. Il est genre 20$, je pense, par mois. Tu as le Playground, que tu peux faire plein d'affaires dedans. Puis, j'étais comme, je ne sais pas à quel point la valeur est capturée dans, mettons, Notion AI, de l'avoir directement dans ton UI, toutes ces espèces de summary prompts, au lieu de juste avoir une table ouverte à côté. Puis, by the way, s'il y a des pros AI, whatever, avec des grosses opinions. Vous venez de me dire des semaines, je m'en fous. Je commence à explorer ça. C'est nouveau pour tout le monde. Ça change tellement vite. Mais oui, c'est ça. Je suis curieux de voir comment les SaaS vont finir par pricer ça. Puis je pense aussi, pour bouger vers un petit peu plus le futur, quand j'ai vu le release des ChatGPT plugins, puis de GPT-4, le dernier modèle Open j'ai fait, OK, attends un peu. c'est basically un engin, un large language model, un interface sur un large language model qui fait déjà un paquet de trucs et qui maîtrise beaucoup, beaucoup les mots et le texte qui est capable de faire un paquet d'affaires. Maintenant, il y a des nouvelles fonctions où est-ce que ça peut lire les images, comprendre ce qui se passe dans les images, faire des résumés de tout ça, produire des images, à cause qu'il y a, je pense, Dali qui power ça. Puis là, en plus de tout ça, Il ajoute un écosystème de plugins avec des apps tierces parties qui ont des fonctionnalités super spécifiques. Wolfram Alpha pour faire des calculs précis, le Browser Plugin pour aller prendre de l'information courante. Quoi d'autre ? Il y avait genre Zapier, Expedia, Instacart, tous ces trucs-là. Puis, en parallèle à tout ça, j'ai aussi vu à quel point tu pouvais juste générer des apps, générer du code, générer du design. facilement avec le Generative AI, que ce soit avec ChatGPT ou autre. Là, j'étais comme rendu à me dire... J'étais comme, What the fuck is going on ? Je me suis dit, premièrement, juste le modèle de plugins de ChatGPT. Dans ma tête, j'étais comme, on dirait que je vois des saasses disparaître à la centaine en regardant ça. Genre des use cases qui seraient spécifiques à une web app que tu peux juste faire dans ChatGPT avec les plugins Easy Peasy. Ça fait que ça, c'est... un des points d'interrogation que je veux. Puis sinon, l'autre point d'interrogation que je veux, c'est, bien, est-ce que ça va devenir une commodité de créer un SaaS ? Ça va-tu devenir aussi facile que builder un Shopify ? Ça va-tu devenir aussi facile que créer un nouveau profil social ? Puis, c'est ça, ça me bourdonne dans la tête, tout ça, ces temps-ci. Je sais pas si t'as des thoughts là-dessus ou, tu sais, on freestyle, on n'est pas des experts, on est juste très intéressés.
Jean-Christophe Dubé: Oui, et tu lèves des super bonnes questions. Je pense que toutes les entreprises, qu'elles soient à un niveau startup ou à un niveau plus avancé, qui ne font pas le switch vers l'intelligence artificielle dans tous les secteurs, dans tous les départements d'activité, si on veut, de leur organisation, vont prendre du retard compétitif, que ce soit sur tous les aspects. Je donne juste l'exemple de l'intégration à Intercom, c'est incroyable. tu es capable rapidement d'écrire tout croche, ça rephrase ta phrase, ça le réécrit pour toi dans un langage qui est super approprié pour ton Customer Support, mais ça va encore plus loin que ça. Tu es capable de le feeder sur tout ton dataset de user pour qu'il apprenne comment gérer ta clientèle et le service à la clientèle pour que le robot puisse avoir des conversations qui sont plus adéquates. On est dans un univers je pense qui va Au début, on se dit Ah, je ne veux pas parler à un robot. C'est un peu comme tu appelles un service informatique. Ça m'est arrivé hier avec le gouvernement du Québec. Mais tu appelles, puis tu tombes sur des robots. Moi, c'est concernant un rendez-vous médical. Puis tu dis Hey, man, j'ai vraiment envie de pitcher mon téléphone. Puis genre de sacré, je veux parler à quelqu'un. Puis le zéro ne marque pas, puis ta commande ne fonctionne pas, etc. Mais ça, c'est complètement arriéré par rapport à ce qui s'en vient. Moi, j'ai l'impression que dans quelques... Quelques mois, quelques années maintenant, ça sonne loin pour l'intelligence artificielle. On va vouloir utiliser l'AI. On va vouloir parler à un AI parce qu'il va nous répondre plus rapidement, plus adéquatement qu'un être humain. C'est là où Intercom s'en va dans son développement. Ça avance énormément. Ça, c'est juste côté customer service. Mais là, tu as des QuickBooks de ce monde avec des applications. C'est vraiment cool. Je ne fais la promotion d'aucune... Aucune technologie, c'est juste à dire que je n'ai pas été payé par eux, mais on a commencé à utiliser l'outil DEXT. Je ne sais pas si tu as utilisé ça, D-E-X-T, de ton côté. Non,
François Lanthier Nadeau: je n'ai pas utilisé, mais je vais le checker.
Jean-Christophe Dubé: Un outil de comptabilité, en fait, qui te permet de prendre tes factures, tes drops dedans, puis l'intelligence artificielle, elle analyse ta facture, puis elle va le classer directement dans ton système comptable.
François Lanthier Nadeau: C'est très cool.
Jean-Christophe Dubé: C'est quand même assez insane. Si… ton département de comptabilité n'ont pas ces outils-là dans quelques mois, tu vas te demander pourquoi ton entreprise est en retard sur plein d'aspects par rapport à tes compétiteurs ou par rapport à... Fait que je pense que c'est une vague qu'on est tous dessus et qu'on est tous obligés de la surfer. Si on le fait pas, on prend un retard compétitif.
François Lanthier Nadeau: Moi, ce qui m'intéresse d'autres dans cette vague-là, c'est son lag. C'est-à-dire que, bon, on a tous été dans la vague de genre Web2, comme... faire des web apps, des médias sociaux, tout ça. Oui, c'était une vague qui bougeait vite, mais il y a toujours un lag d'adoption à ces vagues technologiques-là. J'ai comme l'impression qu'en ce moment, avec l'AI, c'est tellement intuitif comment tu vas pouvoir l'utiliser que probablement que le lag va être beaucoup moins loin. C'est-à-dire que, pour reprendre mon expression très amicale et remplie d'amour des moldus, mettons, du temps tôt, j'ai l'impression que ça va être... pas mal plus facile pour un moldu d'interagir avec de l'intelligence artificielle via une interface de chat, par exemple, des voice commands, que d'apprendre un GUI, un Graphical User Interface, qu'il y a des settings, il faut que tu cliques là, il faut que tu cliques là, puis là, quand tu es sur le browser, ça ne marche pas sur mobile, c'est différent, puis si tu nappes, il faut que tu installes quoi, puis nanana. Fait qu'il y a ça qui me fait peur quasiment, tu sais, de voir, OK, à quel point ça va bouger vite, puis la réponse, c'est je ne le sais pas, tu sais, genre, je me considère un peu comme un... un témoin curieux. Des fois, quand je m'en vais dans les risques existentiels ou les risques sociétals à court terme, je deviens peut-être plus une voix intéressée avec mes amis en DM dans ma famille. Mais d'un point de vue d'entrepreneur et de personne qui est dans le monde du SaaS.
Jean-Christophe Dubé: C'est des bons points. Je pense qu'à court terme, il faut l'adopter. à court ou moyen terme, l'adopter, l'utiliser dans le plus de départements possible. Si j'étais à la place de n'importe quel dirigeant d'organisation, je dirais à chacun de mes départements, revenez-moi avec des solutions AI pour optimiser, améliorer votre département. Faites le veille. On se rassoit et on regarde ça. Après ça, à long terme, comme tu as dit, ça devient un peu pété, tout ce que ça peut faire. Joe,
François Lanthier Nadeau: il a fait ça. Joe, il a fait un genre de moratoire, entre guillemets, sur genre, All right, pose l'organisation, on soutient avec les haies, on augmente notre productivité, tout le monde y passe.
Jean-Christophe Dubé: C'est parce que la GPT est sortie au bon moment. Ça sortait pendant les vacances de Noël, ça fait que c'était malade. T'as le temps de regarder qu'est-ce que c'est, cette bibitte-là. Puis je pense que c'est le ha-ha moment de tout le monde. C'est pour ça que ça en a fait toute la popularité. Parce que ça fait longtemps que l'intelligence artificielle est quand même là dans certaines organisations, entreprises. Mais là, c'est de comprendre la facilité d'utilisation que Chadupity a amenée à tout le monde.
François Lanthier Nadeau: Ça m'a fait vraiment, vraiment chier récemment, d'autres, parce que, grosso modo, j'étais en train de trouver le tagline pour les médias sociaux puis pour la banner de SaaSpasse, peu importe J'étais comme OK, SaaSpasse au Québec Puis là, j'écrivais... des trucs. Moi, j'ai un background de copywriter. Je me considère quand même créatif, quand même un bon concepteur, rédacteur, whatever. Mais j'étais fatigué, j'étais impatient un peu. J'ai juste pris mes 5-6 affaires que je trouvais pas bon, je les ai mises dans le chat de GPT. J'ai normalement des versions plus punchées, plus concises, plus courtes, whatever. Ils m'en ont généré 3. J'étais comme Calisse, la troisième est parfaite, man. C'est de vrai ça que j'ai besoin. J'ai juste pris celle-là. Tu sais. Ouais. Au niveau de comment ton cerveau fonctionne, à quel point tu vas loin dans tes réflexions, ta curiosité, je ne sais pas l'impact que ça va avoir à long terme, mais c'est, comme tu dis, court terme, productivité, c'est un avantage compétitif, vitesse, c'est un avantage compétitif. C'est définitivement à considérer.
Jean-Christophe Dubé: Ici, tout le monde ouvre Codex à côté. Tu ne sais pas comment... On a même ouvert un channel dans Microsoft Teams pour se partager les bons coups et les belles demandes qu'on fait à ChatGPT. C'est juste pour garder un éleveur à cette nouvelle technique.
François Lanthier Nadeau: Explique à l'audience Codex.
Jean-Christophe Dubé: En fait, c'est juste la version Open pour les développeurs web. Donc, ça permet aux développeurs de rentrer du code et de demander à ChatGPT, Peux-tu me trouver le bug ? Peux-tu me trouver les erreurs ? Peux-tu ci ? Peux-tu ça ? Avec l'arrivée de... ChatGPT 4 et l'avancement de tout ça, ça devient de plus en plus utile pour... Un développeur va être capable de faire l'équivalent de ce qu'il fait normalement cinq jours en une journée, comme il faut. C'est là où je pense que si on n'embrasse pas cette technologie-là rapidement dans toutes les organisations, dans tous les départements, parce que tout le monde travaille là-dessus. Tous les outils qui existent, qu'on connaît ou qu'on utilise, ont ce questionnement-là de comment on peut intégrer l'intelligence artificielle pour améliorer notre produit. Ça va évoluer de partout. Si nous, on l'adopte à ce moment-là, on évolue également avec eux. L'autre aspect, c'est le plus long terme sur les jobs, etc. Là, c'est plus de la spéculation. On ne sait pas vraiment, mais c'est sûr qu'il y a des... Si tu es capable de faire, qui va alors de ce que cinq développeurs peuvent faire avec un développeur, ça risque d'avoir un impact à long terme là-dessus. Oui.
François Lanthier Nadeau: C'est une grosse canne de verre qu'on n'ouvrira pas. Non, c'est ça. Mais c'est super intéressant. Puis j'imagine qu'on va juste en reparler au fur et à mesure que les semaines passent. pour finir JC j'aimerais ça qu'on se ramène dans la vie ordinaire et simple pas tech juste notre vie qu'on a fait que c'est la section c'est la section sick pics où est-ce que toi pis moi on mentionne des trucs qui nous font triper ces temps-ci ça n'a pas besoin d'avoir rapport avec les saasses avec la tech fait que je te laisse y aller avec les deux que t'avais fait que quand tu me poses cette question-là évidemment je suis sûr que je suis
Jean-Christophe Dubé: Beaucoup, beaucoup mis en contexte, mais beaucoup dans le travail ces derniers temps. Mon moment de repos, c'est avec ma copine quand on regardait The Man on the High Castle sur Prime, qui est une série fictive de science-fiction qui est vraiment hot. Il faut que t'aimes quand même le côté historique, deuxième guerre mondiale et tout ça. Dans le fond, c'est que ça prend comme thématique. Ça te met dans un univers où l'Allemagne a gagné, les nazis ont gagné, puis se rendent même jusqu'à prendre procession d'une partie des États-Unis avec les Japonais qui, eux, occupent le côté ouest des États-Unis. Donc, c'est la mise en scène là-dedans de cette fiction-là, mais avec des éléments, puis des valeurs néo-nazis, tout ça de l'époque, c'est ça, qui sont frappantes, évidemment. Fait que non, super, super bien. C'est une super belle série, j'ai trouvé vraiment cool. Je dirais que ces derniers temps, je suis là-dessus. L'autre point, parce que je ne suis pas seulement quelqu'un qui regarde des séries Netflix, j'ai commencé à... Ma soeur m'a initié au ski de randonnée. Je trouve ça vraiment, vraiment cher. J'ai commencé à les suivre pas mal. Là-dedans, je fais du snowboard aussi. Tu mets tes raquettes, tu prends ton board, tu montes une montagne, tu descends dans la neige folle, dans le bois. J'ai vraiment, vraiment aimé là-dessus. à un point où...
François Lanthier Nadeau: T'es 100% déconnecté aussi.
Jean-Christophe Dubé: Ouais, exactement. Ah oui, 100%. Je trouve que t'as comme le mérite de l'effort physique que t'as fait avant qui se justifie par ta descente par la suite. Fait que c'est vraiment un beau sport.
François Lanthier Nadeau: Très cool. Pour les miens, mes sick pics pour ce show-là, le premier, Bad Friends. le podcast de Bobby Lee et Andrew Santino c'est deux humoristes américains qui me font pleurer de rire très drôle, très recommandé sinon le livre que je suis en train de lire Superintelligence de Ricky Bostrom par rapport à justement l'intelligence artificielle générale puis les risques puis les dynamiques dans lesquelles ils peuvent se développer puis arriver dans nos sociétés tout ça c'est super super intelligent super intéressant je voulais dire je voyais le mot intelligence fait que j'ai les intelligences dude c'était un plaisir de t'avoir sur le pod le monde peut aller checker ce que tu fais le produit barrycast.com sinon on va mettre ton LinkedIn pis une couple de points de contact dans les dans les show notes pis j'ai hâte de te revoir en vrai la prochaine fois que je vais à Montréal pareillement cheers JC bye bye salut ciao c'est gratuit pour le download
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