Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, head of product & design chez Blissbook.
On discute de stratégies Go-To-Market (GTM) en prenant l’exemple spécifique de Blissbook.
L’équipe d’Antoine sont en full rewrite d’une nouvelle version de leur app, et comptent lancer ça l’année prochaine. Ils sont à une étape charnière du scaling d’un SaaS, quand la tech commence à vieillir, l’équipe commence à grandir, et que la stack (et la compagnie!) doivent transcender l’input des co-founders.
Un full re-write, ça vient avec un paquet de défis et d’opportunités de commercialisation — dans ce show-là, je fais de mon mieux pour aider Antoine à prioriser, définir, et préparer les étapes de GTM de Blissbook.
Je serais curieux de savoir si vous aimez ce format plus concret-là, glissez dans mes DMs pour me donner un peu de feedback.
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SaaSpasse à Québec — édition 5
Le 23 novembre, SaaSpasse débarque chez Coveo pour l'enregistrement d'un podcast LIVE sur le vrai AI appliqué avec Vincent Bernard, directeur R&D @ Coveo et François, fondateur @SaaSpasse.
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Pour octobre, la job du mois ça se passe chez Missive, une app de gestion des communications collaborative. Tous vos échanges d’équipe peuvent vivre dans l’app : courriel, chat, SMS, DMs, et plus encore.
Missive sont à la recherche d’une personne senior en programmation backend (ou fullstack). C’est une petite équipe de produit élite dans une compagnie hyper profitable, avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart, et on continue de l’utiliser dans notre agence Grip aujourd’hui. C’est de la bombe comme produit & poste à combler — sautez là-dessus.
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, aller sur saaspasse.com/lajobdumois. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Rafael Masson, co-fondateur & CTO.
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Pour octobre, le partenaire en spotlight c’est Jameo, une plateforme de design & livraison de vêtements d’équipe hyper-personnalisés.
Très stoked d’avoir le support de Jameo — je suis moi-même un client satisfait, tous les hoodies SaaSpasse viennent de là, sont beaux, confos, et l’expérience de design, accompagnement, livraison a été seamless.
Jameo offrent une gamme de produits éthiques variée, tous carbo-neutres. Hoodies, polar, tuques, t-shirts — name it. Ça vient aussi avec un service de design gratuit, vraiment une expérience clé-en-main.
L’équipe offre un rabais de 200$ sur une première commande à tous les auditeurs SaaSpasse. Juste à entrer le code promo SaaSpasse dans le checkout! L’offre expire le 6 novembre. Ça fait un foutu beau cadeau d’équipe!
Check it out sur jameo.com/fr
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
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Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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François Lanthier Nadeau:L'ensemble des activités go-to-market, mon bet, c'est que je te dirais, fais un deux tiers d'activités ou de canaux ouverts qui ont marché par le passé, puis fais un tiers de nouveaux puis d'expérimentations. Tu sais, mettons, je ne sais pas si vous avez déjà fait des ads, avez-vous déjà fait du PR, avez-vous déjà fait genre un event, avez-vous déjà fait du direct sales, cold outreach, email, avez-vous déjà fait genre plus de marketing, d'intégration avec d'autres tools ? Tu sais, il y a plein d'affaires, ce serait peut-être une belle... opportunité d'essayer un nouveau truc.
François Lanthier Nadeau:Je vais continuer de vivre cette life jusqu'à mon dernier sous-vite. What's up, folks ? C'est François-Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse. Le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Spotify, Apple Podcasts et les autres. Pas game de vous abonner ou nous laisser un review. On publie ça gratuitement, tout ce que ça vous coûte, c'est un petit review. On drop un épisode par semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com, cliquez sur le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. On est rendu au-dessus de 230 startups. Côté produits, on a récemment lancé le Job Board SaaSpasse. Allez sur sasparts.com slash emploi avec un S pour publier gratuitement une offre d'emploi ou consulter toutes celles déjà listées. On est en bêta, donc si vous avez du feedback, c'est le temps. Bonjour, hi, at sasparts.com ou mes DMs. Le prochain événement Sasparts aura lieu à Québec, jeudi le 23 novembre, dans les bureaux de Coveo. On va jaser AI, engineering, embauche, et plus encore avec Vincent Bernard, directeur R&D chez Coveo. Il va y avoir 80 billets de dispo sur Evenbright. notre bannière en show notes donc si la tendance se maintient on va sell out celui là aussi alors réservez les vôtres quick ok la job du mois SaaSpasse pour octobre la job du mois SaaSpasse chez missive une app de gestion des communications collaboratives tous vos échanges d'équipe peuvent vivre dans l'app donc courriel chat sms dm puis plus encore missive sont à la recherche d'une personne senior en programmation back-end ou full stack c'est une petite équipe de produits élites dans une compagnie hyper profitable avec une forte croissance On a utilisé Missive chez Snipcart, on continue de l'utiliser dans notre agence de SEO Grip aujourd'hui. C'est de la bombe comme produit et comme poste à combler, donc sautez là-dessus. Si vous ou une personne dans votre réseau avait le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumoisantirait. Vous allez y trouver une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Raphaël Masson, cofondateur et CTO. Si vous voulez commander une des prochaines Job du mois, Écrivez-nous à bonjourhiatsaspas.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn. OK, segment partenaire Spotlight. Et pour le mois d'octobre, le partenaire, c'est Jameo, une plateforme de design et de livraison de vêtements d'équipe hyper personnalisée. Très stoked d'avoir le support de Jameo. Je suis moi-même un client satisfait. Tous les hoodies SaaSpasse viennent de là. Son beau, son confort, l'expérience de design, accompagnement, livraison, tout a été seamless. Jameo offre une gamme de produits éthiques variés qui sont tous carboneutres. Les hoodies, polars, t-shirts, name it. Ça vient aussi avec un service de design gratuit, donc vraiment une expérience clé en main. L'équipe offre un rabais de 200$ sur une première commande à tous les auditeurs, SaaSpasse. Juste entrer le code promo SAASPASSSE, donc SaaSpasse, pendant votre checkout. L'offre expire le 6 novembre. Ça fait un foutu beau cadeau d'équipe, si vous voulez mon avis. Check it out sur jameo.com.fr, J-A-M-E-O.com.fr. Le cofondateur Benoît Quimper et moi, on parle de la compagnie des produits de l'offre promotionnelle et de plus encore dans un petit chat vidéo qui, lui, est dispo sur SaaSpasse.com.fr, sur notre YouTube ou en show notes. All right, aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, Head of Product and Design chez Blissbook. On discute des stratégies go-to-market, GTM, en prenant l'exemple spécifique de Blissbook. Donc, l'équipe d'Antoine sont en full rewrite d'une nouvelle version de leur app, puis ils comptent lancer ça roughly l'année prochaine. Donc, tu as une étape charnière du scaling d'un SaaS, c'est-à-dire quand la tech commence à vieillir, l'équipe commence à grandir, puis que la stack et même la compagnie se doivent transcender l'input des co-founders. Donc, un full rewrite comme ça, ça vient avec un paquet de défis puis d'opportunités au niveau de la commercialisation. Dans ce show-là, ce que je fais, c'est de mon mieux pour aider Antoine à prioriser, définir, préparer les étapes de go-to-market de Blitzbook. Je serais vraiment curieux de savoir si vous aimez ce format-là un peu plus concret. Glissez dans mes DMs pour me donner un peu de feedback. All right, on passe au show. Let's go !
Antoine Meunier:Hey, salut Frank ! Merci de me recevoir, je ne m'attendais pas à ça !
François Lanthier Nadeau:De quoi on parle aujourd'hui, mon petit pote ?
Antoine Meunier:Ben écoute, comme à toutes les 19 semaines, on se fait un petit recap de où on en est de notre côté. On avait fait avec, en format position chez Blissbook, une couple de mois. On a fait SaaSpasse, un genre d'update SaaSpasse. Pis là, moi je t'avoue, ça brasse quand même pas mal de mon bord. Pis franchement... On le fait live parce qu'on s'est dit qu'on allait faire une pierre deux coups, mais c'était un appel que je voulais faire avec toi pour juste deep dive dans certains trucs auxquels je fais face. Puis on s'est dit, on va l'enregistrer. Ça part. Frank.
François Lanthier Nadeau:Alright, man. Tu mets la table ou je questionne ?
Antoine Meunier:Je vais mettre la table.
François Lanthier Nadeau:Parfait.
Antoine Meunier:Puis tu mettrais les condiments. Dans le fond... En gros, si on se rappelle bien l'histoire de Blissbook 101, Blissbook est un software pour permettre de créer des manuels d'employés. Nos clients, c'est surtout des enterprises. On parle de compagnies de 10 000 à 15 000 employés en moyenne. Pour nous, une petite compagnie, c'est une couple de centaines de personnes, ce qui est complètement insane quand tu y penses. Puis, en fait, ça fait longtemps que ça existe. Ça fait presque 10 ans que le SaaS roule. Il y a une couple d'itérations. Puis, on est arrivé à un point où on était juste bloqué. Fait que genre, la petite vieille app React qui ressemble à un musée du JavaScript, comme dirait Pierre-Alexandre. C'était juste, on était comme saturé, il fallait repartir à nouveau. Fait qu'on s'est lancé dans ce projet-là, puis je l'avais parlé un peu la dernière fois. Puis là, je te dirais, ça fait deux, on finit notre deuxième cycle de huit semaines là-dessus. Ça va faire sept, huit, vingt semaines quasiment, un cinq mois. c'est combien de mois ça ? Frank,
François Lanthier Nadeau:fais du calcul mental ça fait combien de mois que t'as starté le refac ?
Antoine Meunier:mettons que c'était un bébé pis que le bébé il avait 20 semaines c'est combien de mois ça ? alors 3, 4 5 ? 5 ? bon pis ça fait presque 4-5 mois ça fait assez longtemps pour dire qu'il faudra avoir des résultats rendus là fait que dans le fond un truc super intéressant c'est que là on est rendu au point où on bâtit vraiment on the side Puis hier, je discutais justement avec, dans le fond, les deux co-founders, le CEO et le CTO. Puis le CEO avait tellement une bonne façon de l'illustrer. C'est un peu là-dessus que je voulais qu'on parte aujourd'hui. C'était dans le fond, puis il disait, tu sais, les gars, en gros, le projet sur lequel vous travaillez là, on l'a appelé Phoenix, parce qu'on va en renaître de nos seins. En gros, il disait, tu sais, les gars, Phoenix, c'est comme une startup que vous venez de starter de votre bord, puis un moment donné, vous allez gagner des deals contre BlizzBook. puis on va juste swapper. Dans le sens que nous autres, on build rapidement pour essayer... En fait, on copie Blitzbook, si on veut. On copie le produit existant, on l'améliore, on s'assure. Puis en même temps, c'est tellement facile de... Pas que c'est tellement facile, mais le timing est bon parce qu'avec l'AI, on peut déjà commencer à planifier. OK, cool. Dans le futur, on voudrait AI-enabled telle partie ou tel module, tel truc. C'était super intéressant qu'ils nomment ça. Dans le fond, cette idée-là de, les gars, vous êtes votre propre startup, à la limite, partez-vous à un brand et essayez d'aller le vendre. Finalement, ce n'est pas ça qu'on va faire. On va clairement rider le fait qu'on a un super bon brand, on a une bonne stratégie SEO, on a aussi une équipe de la vente, on a une machine derrière. On va clairement profiter de ça. Je trouvais que c'était une belle façon d'apporter. Ça, ça vient de FreshBooks. Je ne sais pas si tu te rappelles cette compagnie-là. C'est un software. Je pense que c'est canadien. Puis en fait, eux c'est ça qu'ils ont fait en genre 2016-2017, ils avaient leur vieux logiciel d'accounting lourd, puis ils ont juste fait cool, il y a une team qui part, ils partent un nouveau projet, une nouvelle startup, on l'a appelée Bill Springs Ils sont littéralement allés dans le fond sur le marché avec ça, puis un moment donné, ils ont juste rasé ok cool, on a une meilleure offre que FreshBooks puis ils ont rebrand. C'est comme ça finalement qu'ils ont réussi à un peu cross the chasm que je pense beaucoup de startups. honte quand t'as un vieux, quand t'as tellement de legacy dans ton soft que tu peux plus, techniquement c'est dur côté UX c'est dur, pis même y'a plus rien qui marche y'a plus rien qui veut suivre fait que bref, je trouve ça super intéressant comme façon d'approcher, je peux arrêter là avant de partir en plus de... des tangentes.
François Lanthier Nadeau:Oui, je trouve que c'est motivant, mettons, comme cadrage, de dire, OK, vous reconstruisez quelque chose qui doit compétitionner avec ce qu'on avait, parce que ça te force à justement pas être en... comment tu dis ça en français ? Pas être juste sur le pilote automatique de... genre, comment dire, genre, comment tu dis, désenterrer, sortir de la terre, whatever. Oui, de ressortir les vieilles tâches, stories, features, scope, puis de juste se repasser à travers ça avec des nouvelles versions de tes frameworks back-end ou front-end. Ça, j'aime vraiment ça. Le drapeau... jaune-beige, le drapeau beige que je lèverais, c'est... Il ne faut juste pas que ce soit un cadrage qui antagonise trop le software, parce que ce qui vous a amené où vous êtes là aujourd'hui, c'est ce software-là, donc il y a une valeur inhérente dedans, c'est sûr. Il y a de la place pour améliorer, de l'amour, tout ça, mais surtout pour les nouveaux joueurs, tu ne veux pas qu'ils regardent avec des dents ou qu'ils over-critiquent. le software existant, et que c'est là pour faire le code complètement différent. Fait que, petit drapeau, mais à part ça, j'aime beaucoup le cadrage. Puis l'histoire sur FreshBooks, c'est nouveau pour moi aussi, fait que nice.
Antoine Meunier:Moi, je trouvais que c'était intéressant parce que, tu sais, puis on avait déjà discuté, fait qu'on passera pas trop de temps là-dessus, mais sur un peu, tu sais, le challenge ou un peu le stigma autour de rebâtir from scratch, tu sais, il y a beaucoup de... Mettons, c'est pas la méthode que... qui est recommandé en général. Toutes les raisons sont bonnes de ne pas faire ce qu'on vient, ce qu'on tente de faire en ce moment. Mais je trouve ça intéressant d'avoir un contre-exemple qui est celui de FreshBooks. Puis en même temps, je vois comment nous, on tente d'avancer. Puis ça permet de... En fait, moi, je le vois comme on tente de builder une startup dans Startup, mais avec tous les cheat codes, finalement.
François Lanthier Nadeau:Puis...
Antoine Meunier:Tu sais,
François Lanthier Nadeau:t'en as parlé, pardon, t'en as parlé, ça fait plusieurs semaines que vous êtes là-dedans. vous avez une certaine imputabilité envers les fondateurs de montrer du progrès ou des résultats. Comment vous avez benchmark un petit peu votre progrès ? Ça dit quoi à ce niveau-là, mettons ?
Antoine Meunier:Pour être un work in progress, parce que ça reste un leap of faith. Je t'avoue que ma réponse sur plein des affaires, c'est trust me, I got this mais qui n'est pas suffisant. En la beauté, par contre, c'est que le CTO co-founder Dans le fond, on est quatre à travailler là-dessus, à plancher là-dessus. Fait que moi, mettons, comme product designer, manager, puis genre, on va dire product marketer à la limite, puis growth designer. Puis, t'as le CTO qui travaille avec, dans le fond, un back-end puis un front-end. Fait qu'à quatre, on a quand même le minimum viable team pour builder quelque chose de ce genre-là. Avec les cheat codes que Sam, le co-founder, dans le fond, le CTO... a déjà buildé la majorité de ces systèmes-là. Fait que quand on tombe dans la business logic de, OK, c'est comme ça qu'on va gérer les signatures, par exemple, la collection de signatures, puis l'audit des signatures de l'autre côté, pour donner un exemple concret, il y a déjà un peu le framework, le mental framework qui va fonctionner, la logique qu'on devrait employer. Moi, j'ai un peu l'expérience, parce que j'ai passé beaucoup de temps dans l'ancien soft, de faire, hey, guys, c'est là que c'est pas clair notre affaire, puis c'est là que les clients se perdent, fait qu'on va couper ça short. Puis là, c'est là que tu embarques notre front-end qui est à jour dans les techniques, qui apporte un peu, qui build super vite et bien. Puis après ça, on a notre wizard de back-end, que je n'aimerais pas le nom, il ne faut pas que je me le fasse poacher, qui est un gars de Québec, qui est incroyable, puis qui vient vraiment boucler la boucle. L'imputabilité est là parce qu'il y a un des co-founders qui est dedans, donc on n'a pas le choix de réussir si on veut. Mais la pression est là pour le mettre en face des clients. Il y a aussi le fait que techniquement, on est dans le noir, dans le sens qu'on bâtit, mais il n'y a pas... Le seul client qui l'a vu, si tu veux, ce serait le CEO qui est un power user de la plateforme actuelle parce que c'est lui qui va être dans nos enterprise service. On va souvent builder pour le client. Dans le fond, faire un genre de provisioning du compte et préparer, même designer le handbook pour eux. C'est dans cette optique-là que... notre CEO finalement est un power user. On a ce côté-là d'avoir la pression d'un power user, mais ça reflète zéro le sentiment des clients. Je t'avoue que là, on est rendu à, mettons, une couple de semaines où il faut que je sois capable de mettre des clients dans l'app pour commencer à ajuster, valider que ça fait du sens, qu'on est en effort. Mais c'est intéressant, on est comme à la fin un peu de cette transition-là où on est en train de juste bâtir les systèmes de base pour avoir une parité finalement avec le produit qui existe déjà.
François Lanthier Nadeau:Écoute, tu as différentes philosophies de développement et de lancement de produits. tu vas en avoir qui sont très... Tu sais, je pense que les gars de Basecamp, l'équipe de Basecamp, c'est genre on ne met pas d'objectif. Mes cibles sont quand même comme ça aussi, si je me rappelle bien. On développe ce qu'il y a à être développé, éduqué par notre connaissance du marché, notre intuition et toutes les requêtes clients. Puis ça va être prêt, même que ça soit épris un peu. Je trouve que... Quand tu as des gens vraiment, vraiment, vraiment talentueux, qui sont habitués de travailler ensemble, puis de livrer du logiciel de qualité exceptionnelle, je trouve que ça fait du sens. Mais je ne sais pas si c'est votre cas, c'est vraiment pas pour diminuer l'équipe, mais c'est plus, il y a des nouveaux joueurs, il y en a qui ça fait 8-10 ans qui sont là, il y en a qui ça fait 6 mois qui sont là. Moi, j'aurais tendance à dire, de ma perception de la situation, ça serait un peu ton rôle de dire, de tracer une ligne dans le sable, puis de dire... C'est à ce niveau de fonctionnalité-là ou à cette quantité de happy paths de cas d'utilisation possible qu'on va faire des efforts de go to market en alpha, en beta. Voici les efforts que je suggère. Moi, j'aime vraiment ça quand il y a un cadre de release, surtout parce que souvent, les cadres de release sont repoussés anyway. Ils mettent une contrainte de temps. Des fois, ça va forcer à prendre des décisions de genre, OK, qu'est-ce qu'on priorise pour hit notre objectif ? Fait qu'il y a ça, moi, qui m'accroche un peu de genre, si c'était moi, mettons, le CEO, pis tu me disais juste, ah, I got this, trust me, c'est comme, all right, bro, tu sais, genre, je te fais confiance, mais comme, comment tu vas, toi-même, comment tu vas mesurer quand tu vas prendre ces prochaines étapes-là ? Fait qu'il y a ça qui me chicote un peu.
Antoine Meunier:Ouais, fait que là-dessus, en gros, la façon, ce qu'on a décidé à la base, c'est d'utiliser justement le système de Basecamp de ShapeUp qu'on a un peu pimpé pour que ça fit notre game. Fait que t'sais, on build pendant 8 semaines, on a 2 semaines de cooldowns, mais qu'on utilise finalement pour travailler sur la vieille plateforme. T'sais, parce qu'il faut quand même qu'elle continue à rouler, il y a des migrations à faire, il y a plein de trucs, il y a des clients qui demandent encore des features. Fait qu'ensuite, à ce niveau-là, t'sais, on a... Dans le fond, à chaque cycle, il y a des deliverables, si on veut. Il y a des trucs qui sont livrés, qui sont shippés. Mais on est tellement early dans la game que quand même que je te shippe. En ce moment, on a shippé tout ce qui est partie gestion des employés. Dans le fond, d'avoir ta méga table d'employés, peut-être qu'il y a de voir un peu quel employé a accès à quoi, qu'est-ce qu'il a vu, qu'est-ce qu'il a signé, qu'est-ce qu'il a fait. On n'a pas encore bâti la plateforme de documents. Il n'y a rien à signer, si on veut. On a des modules bâtis dans l'app. L'app fonctionne, mais il manque. si on veut. On est à un cycle d'après moi d'ici la fin de novembre, début décembre. On va être à un point où l'app est fonctionnelle. Elle n'aura pas, je veux dire, probablement pas le système de paiement, puis genre même le auth ne sera peut-être pas rentré encore. Mais il va avoir cette fonctionnalité-là. L'idée, c'est que si on l'a mappé quand même, je veux dire, il y a une suite logique de la note de passage est là. Voici tout ce qu'il faut qu'on mette avant d'atteindre un peu cette mini... parité minimum là. Puis ça est établi, tu sais, quand je dis trust me c'est souvent par rapport à, tu sais, comme, au lieu d'aller faire du user research en malade, ça va juste être écoute, on a devant nous le data, pas le data, mais tu sais, on a tellement d'informations devant nous autres, parce que la compagnie va depuis tellement longtemps, que le founder a tout documenté, que on sait où, tu sais, dans le fond, c'est assez simple de se rendre à la note de passage. Ensuite, quand on tombe dans l'inconnu, ben là, c'est là que ça va être le temps de... d'y aller plus avec les méthodes, genre customer interviews.
François Lanthier Nadeau:Avez-vous annoncé à tous vos clients ou certains clients que vous travailliez sur un refactoring ?
Antoine Meunier:Je pense que oui, pour certains. Pas tous. Puis c'est un truc aussi, ça a été un gros challenge avec le CEO. Ça a été, tu sais, dude, c'est comme... C'est pas quelqu'un qui a le nom facile, fait qu'il a dit oui beaucoup dans le passé, puis il a tendance à... promettre des affaires vite, mais il sait pis il s'améliore beaucoup là-dessus. Mais comme des fois, t'es là, oh my god, pourquoi t'as dit ça ? Pis là, on est pogné là-dedans.
François Lanthier Nadeau:Je demande.
Antoine Meunier:En même temps, c'est de moins en moins. Mais c'est super intéressant parce que c'est aussi une game d'Enterprise. C'est une game de jusqu'à un certain point, je ne serais même pas surpris quand il y a des clients qui veulent rester sur la V1 et qui ne veulent même pas switcher sur la V2 juste parce que ça ne marche pas pour eux autres. Ça a passé toute la sécurité de leur côté. Ils ne veulent pas refaire l'effort pour un gain qui serait minimal selon eux.
François Lanthier Nadeau:Il y a certains parallèles avec Snipcard qui valent la peine d'être mentionnés. Nous, pour créer de l'excitation, de l'engouement, on avait mentionné vraiment à l'avance, de façon très publique, qu'on travaillait sur une V3, puis on avait donné des ETA un petit peu lousses qu'on a dépassées par même plus d'une année. Il y a eu beaucoup d'attentes qui ont été créées artificiellement par nous. entre autres par moi qui en avait parlé publiquement surprenant on dirait que je ne serais pas attendu à ça de ta part exact moi ça c'était comme un petit peu un mot un avertissement je pense que si tu es pour en parler à des clients puis surtout si tu sais chez pop ça semble très flexible lousse quand ça va être prêt c'est vous avez un estimé mais c'est pas genre coulé dans le béton fait que tu sais je c'est assez ok
Antoine Meunier:Tu sais, là-dessus, je t'avoue que je ne pense pas que je serais capable de survivre dans l'environnement de mes cibles, de juste bâtir au gré des saisons et au gré du vent. Dix ans de travailler avec les Américains, ça te forge un besoin artificiel d'avoir des deadlines et des buts impossibles. C'est sûr que nous, on travaille, on a une date en tête. Moi, j'en ai une en tête. J'en ai une en tête et j'ai des bonus qui sont accrochés à ça. Je veux dire, on a... on est tout incentivized pour que ça go, que ça ship. Puis en même temps, tu sais, moi, de la façon dont je le vois, c'est une course contre la montre, parce que pendant qu'on travaille sur la nouvelle version, on travaille pas sur l'actuelle, puis on met à risque des nouveaux deals, puis on met à risque les deals existants. Ça peut pas durer deux ans. On peut pas être deux ans juste à laisser notre plateforme coster, puis être dans le noir dans une autre plateforme. Mais à ce temps-là, l'idée c'est d'arriver un peu à ce sweet spot-là, une genre de parité. Pour vrai, moi ce que j'ai fait, j'ai pris notre site web, le marketing website, breakdown de marketing website, voici tout ce qu'on offre. J'ai pris nos service agreements, qui sont un genre de document qui dit, voici on s'engage à offrir ça, ça, ça, ça, ça. Puis finalement, puis même j'ai sacré ça en ocean avec un rating pour Blissbook, puis pour Phoenix, puis j'ai mis une couple de compétiteurs sur, bon ok, ease of use. Bon, Current Bliss Book, 3 sur 5, genre. Phoenix, 4 sur 5, maintenant. Puis après ça, ça descend comme ça. Puis présentement, on a juste des trous béants comme on n'a pas tel affaire, on n'a pas tel affaire, on n'a pas tel affaire. On ne peut rien, on ne peut pas le vendre. Mais dès que c'est possible, ça va être justement de travailler dessus. C'est un peu pour ça que je vais t'en parler. Dans le fond, dans deux semaines, à la mi-octobre 2023, je m'en vais me bencher avec... le CEO, notre gars de vente, à aller pour une retreat pour justement planifier le go-to-market. Puis ça, c'est une initiative que j'ai eue puisque, tu sais, je veux dire, j'ai été product marketer pendant un bout, puis je nous regarde aller, puis je suis là, oh my God, je veux dire, c'est bien le fun de bâtir, mais si on ne prépare pas le launch, si on ne prépare pas comment on présente ça au client, si on ne s'assure pas que notre messaging est tight, ça va être un beau... pas que ça va être un flop, mais ça ne sera pas bien... Je pense qu'on peut bien le packager, finalement. Sans nécessairement que ce soit un lancement productant, mais je te parle de juste notre gars de vente, deux mois avant qu'on aille live, va pouvoir commencer à vendre. Peut-être même avant ça, va pouvoir commencer à présenter la nouvelle plateforme plutôt que l'ancienne. C'est un peu ça, le truc que je voulais discuter aujourd'hui, c'était, selon toi, c'est quoi... On peut faire le tour, mais le go-to-market dans un monde de B2B SaaS en 2023... Ça ressemble, c'est comme, c'est quoi qui est nouveau, puis shiny, puis il y a des vieilles affaires qu'on faisait, ça se fait ça encore. Fait que je sais pas si, sans nécessairement, si t'as rien qui vient en tête, je peux continuer de patiner, mais s'il y a des trucs, je serais quand même curieux de les entendre.
François Lanthier Nadeau:Votre go-to-market va différer, mettons, d'un nouveau produit, parce que vous êtes déjà sur le market. Fait que contrairement à... Une startup verte qui sort dans le monde, qui vient de sortir dans le monde, ils ont tout à comprendre et à découvrir. Vous, c'est pas le cas. En théorie, vous avez une décennie d'apprentissage pis d'insights sur ce qui a marché, ce qui marche pis ce qui marche plus. Fait que je m'assurerais quand même d'avoir un volet empirique dans ton... Tu fais une espèce de retraite ou de crunch avec tes collègues à LA. Je m'assurerais justement d'avoir un historique de Blissbook parce que... Il y a des choses à ne pas jeter à la poubelle. Aussi, moi, depuis le début du pod, une chose à laquelle je réfléchis, c'est le phasing de lancement. Nous, chez Duda, on l'avait fait avec Duda e-commerce en utilisant beaucoup LaunchDarkly pour flaguer certains comptes. ayant accès aux nouveaux produits. Puis on l'avait fait principalement de deux côtés, c'est-à-dire que tu avais beaucoup de self-serve, onboarding via la web app, qui est comme, hey, découvre le nouveau produit, la nouvelle version, whatever, clique ici, voici un wizard, voici des clients alpha qui l'ont déjà utilisé. Fait qu'on avait ça d'un côté, puis pour les clients à valeur vraiment... plus grandes, des grosses agences, par exemple, il y avait un effort qui était plus au niveau account executives et sales de individuellement aller raconter cette histoire-là, faire le pitch pour upsell le nouveau produit. Moi, la question que j'aurais pour vous, et un exercice que je pense qu'il va être important de faire, c'est justement d'identifier quels utilisateurs, quels comptes vous allez... upsellé ou go-to-market avec juste votre software, avec votre CEO, avec quelqu'un d'autre. Vous avez quelqu'un au ventre, c'est ça ? Oui, bon. Puis pour faire ça, moi, ce que j'aimerais savoir, mettons, de Blissbook, c'est parce que t'as dit quelque chose de vraiment clé, juste pour revenir un petit peu puis ça va supporter ce que je m'apprête à dire. T'as dit, je suis... J'ai l'hypothèse que plusieurs de nos clients existants ne seront peut-être pas intéressés par la nouvelle version parce que pour eux, Bliss Book fonctionne good enough. Ça fait ce qu'il y a à faire. Il n'y a pas vraiment de friction. Ça serait important dans l'user base. Je ne sais pas à quel point vous avez du usage analytics, du BI, tout ça, mais d'isoler... OK, vous n'en avez pas. Mais en même temps, vous avez des gros clients. Vous n'en avez pas 5 000, vous en avez combien ?
Antoine Meunier:Non, c'est ça. C'est exactement ça. On a une couple de centaines. Puis tu sais, c'est genre, Enterprise représente 70% du revenu. La beauté, c'est un peu ça, parce que tu t'en allais exactement à la bonne place, de faire une liste. Puis la beauté, c'est que la liste n'est pas si longue. Ça, c'est quelque chose que je voulais, que je veux faire, en fait, avec le gars de vente qui est nouveau, pour que lui aussi ait un peu cette historique-là. Parce que chaque client, finalement, est rentré pour une raison différente. Puis il y a un feature qui n'existait pas. Puis ce feature-là, maintenant, existe. Fait que tout le monde a un peu leur historique, leur histoire. Puis il y en a, je veux dire, au point où... J'ai l'impression qu'on roule une shop familiale, au point qu'on a une fille qui était chez... Je ne me rappelle plus le nom de la compagnie. Elle a rentré Blissbook. Elle a changé de compagnie. Elle a rentré Blissbook. Là, elle est chez DoorDash. Puis elle est en train de rentrer Blissbook. Fait que finalement, c'est genre... C'est comme... C'est notre... marketing channel, c'est juste delight your customers and be there for them. Maintenant, ça a été la version un mom and pop shop. Maintenant, il faut scaler ça. C'est un peu ça le challenge ici, c'est de ne pas perdre cette essence-là et de s'assurer même dans la transition, tu parlais de justement avoir l'aspect plus account executive plutôt qu'un genre de product-led approach où tu crées un peu des... des manières d'upgrader ou de changer. Dans notre cas, je pense que ça va être beaucoup à la mi-tenne. Maintenant, tu as dit ce qui est intéressant, puis je serais quand même curieux, est-ce que tu parlais qu'à un moment donné, vous avez un peu flip la switch et que certains des nouveaux clients, nouveaux sign-ups sont embarqués sur la nouvelle app, si on veut. Est-ce que c'était un split ? Est-ce que c'était tout le monde y va ? C'était-tu par cohorte ? C'était quoi un peu l'approche ? En même temps, on n'a pas tant de volume, peut-être que ça ne vaut pas la peine de faire un split, mais je suis quand même curieux de voir. comment vous avez fait ça ?
François Lanthier Nadeau:Ouais, j'ai le doute qu'il y avait des dizaines de milliers de clients, beaucoup qui étaient self-serve. En fait, une majorité, si je ne m'abuse. Ça a été ultra progressif. Je ne me rappelle plus des détails. Ce que je me rappelle, c'est qu'il y a eu plusieurs phases avec des petits incréments. J'ai en tête un chiffre du genre 50 à 200 comptes à la fois qui étaient flagués dans LaunchDarkly pour accéder aux nouveaux produits.
Antoine Meunier:Excuse-moi, tu dis LaunchDarkly. C'est-tu un service ou c'est un... Tu me parles de feature flag.
François Lanthier Nadeau:LaunchDarkly, c'est un SaaS qui te permet de gérer justement tes feature flag par account sans retourner dans le code à chaque fois, tout ça. Je dois juste... On dirait que tu as semé... Je dois juste le...
Antoine Meunier:Mettre ça dans les show notes puis tu me le garages dans le chat.
François Lanthier Nadeau:Oui, c'est vrai, tu sais. Parfait. Fait que, ouais. On faisait ça, puis... On s'était ostiné longtemps sur c'est quoi des critères de succès qui permettent l'ouverture d'une prochaine gate de release, mettons, incrémentale. Il y avait des choses comme le happy path a été fait une fois, il y a eu un store en environnement test, quelques actions clés pour un pourcentage de la base d'utilisateurs à laquelle ça avait été ouvert, puis là, on bougeait avec ça. Nous, je te dirais que le gros challenge, ça a été de réaliser avec du feedback utilisateur qui venait soit du produit ou soit d'appel d'accounts exécutifs, que la parité de fonctionnalités de commerce en ligne n'était pas encore là versus des Shopify. Ça, c'était comme du learning produit qu'on savait tout déjà un peu. On ne savait juste pas à quel... Je pense que dans le fond, je vais te donner un pro-type, mais quand tu écris dans le chat, mute-toi, parce que ça fait poc, poc, poc, poc, poc, poc, poc Déjà qu'on a ton chien, on va s'éviter ton clavier.
Antoine Meunier:Bon, excusez-moi. Merci d'être passé à la bande ASMR du podcast SaaSpasse avec Antoine Je fais des boules de bouche.
François Lanthier Nadeau:C'est bon, tu peux te prendre des Islands, Keycaps, Keyswitch, comme je dis sur mon funky mechanical keyboard. Mais, ouais.
Antoine Meunier:J'ai une question pour toi, par contre. Puis c'est peut-être du coq à l'âne, mais t'en as parlé plus tôt d'une erreur que vous avez faite chez Snipcart, c'est que Frank existe, fait que vous avez tout annoncé pis ça a été super built in public, j'imagine. Je me rappelle des années...
François Lanthier Nadeau:Ça a été shame in public. Ça a pas été built in public parce que justement, on avait jamais fait de gros travail de fonds de produits dans notre équipe. On avait pas de product manager, owner. C'est comme moi qui l'ai devenu après ce Charles. Puis plus on travaillait sur la V3, plus on réalisait Oh shit, Tapper, la gestion des payments de Gateways pour la nouvelle version, ça marchera pas comme on voulait. Oh shit, Tapper, notre monolithe, faudrait peut-être séparer un service à part pour ça. Ih, fuck, ça va prendre plus de temps. C'est comme si on découvrait tous les freins et les étapes à la mesure qu'on y allait, puis ça repoussait toujours la date. Ce qui se passait, c'était des cues ou des flags en public. Hey, what's up avec la V3 ? Ça s'en vient-tu ? Moi, qui dit Ah, on a eu des challenges. Whatever. C'était vraiment un fail à ce niveau-là.
Antoine Meunier:Je t'avoue que je feel vraiment ton pain, dans le sens que je vois comment ça... C'est vraiment... On change un peu le sujet, mais c'est vraiment un... J'ai l'impression que c'est marcher un peu sur un tightrope. C'est un peu faire de la slackline au parc La Fontaine. Mais il y a un côté funambule de rebâtir une arbre de même, dans le sens que chaque feature a le potentiel de déraper et de prendre trois vols. Puis c'est un peu tout le temps un gut check de c'est quoi la valeur que j'ajoute là. La vraie valeur, puis je t'avoue que mettons, le operating principle en ce moment, c'est vraiment, OK, il faut que ça marche, il faut que ça remplisse la tâche. Le job, c'est bidonné, il est fait. Fait qu'on va faire de quoi de robuste, mais de simple. Mais dans l'ensemble, dans le fond, une fois que tu additionnes toutes les features, ça va être riche, pas juste simple. Puis après ça, les clients viendront demander de quoi de plus. Fait que ça se peut que tu ne puisses pas aller faire tous les trucs que tu faisais avant, mais ça va en faire une fucking bien, ça va être quick, efficace, puis ça va faire la job. Puis à la fois, on verra la pression des clients et sur quelle partie de l'app versus tout overbuild day one puis jamais aller au marché.
François Lanthier Nadeau:J'ai beaucoup d'affaires à dire par rapport à ça. Premièrement, vu que vous n'avez pas beaucoup ou... pas pantoute, d'analytics, d'utilisation du produit, mettons. Moi, honnêtement, je profiterais au moins de ce moment-là pour lancer un mix panel, un amplitude, ou peu importe c'est quoi la nouvelle version cool de tu veux, là-dedans, que genre tu peux mapper tes events, pis tes je m'en rappelle plus quoi, un système qui collecte de la data, genre amplitude, pis après ça tu peux... voir comment l'app est utilisée ou Power BI, peu importe comment vous voulez vous wire. Mais il y a quelque chose que tu as dit au début du pod qui, selon moi, manque un peu dans la vision que tu m'expliques. C'est quand tu regardais le marketing website ou même que tu utilisais l'app, tu étais capable, avec confiance, de dire à tes collègues, voici les endroits où est-ce qu'on suck. Voici les endroits où est-ce que ça ne marche pas, genre, notre promesse qu'on veut livrer. Moi, ce que je te dirais, c'est qu'en théorie, ces choses-là, il devrait y avoir du nouveau qui est fait. Vous le savez déjà, le learning est là.
Antoine Meunier:Oui, oui. C'est là que je réalise que ce n'est peut-être pas les limites du langage, si on veut. En fait, deux choses pour revenir au Analytics. D'ailleurs, c'est un 7 semaines, notre super back-end dont on ne prononcera pas le nom ici. pour pas que je me le fasse poacher par une autre boîte de Québec, a mis en place, dans le fond, les audit trails. Puis c'est que l'idée, en fait, c'est ça. C'est comme les deux, on vient d'un background où la télémétrie, c'est ça qui te permet de voir vraiment qu'est-ce qui s'en va. Puis, fait que la beauté de le bâtir from scratch, puis même, ça reste que nous, notre app, c'est une app aussi de monitoring. Fait qu'en tant que personne à RH, tu veux utiliser Blissbook pour voir l'ensemble de ton employé base. qu'est-ce qu'ils font. Fait que c'est du audit trail pour nous, mais aussi un audit trail qu'on peut surface finalement, qu'on peut montrer aux clients. Fait que le BI, il va dans les deux sens. Fait que c'est un peu, c'est un service qu'on rend, mais ça aussi, nous autres, ça va nous permettre de voir, OK, cool, qu'est-ce que tu dis pour vrai, si on veut. Fait que t'es spot on là-dessus puis c'est une des raisons pourquoi perso, je suis vraiment excité de faire ce qu'on peut se rebâtir, c'est que là, on peut vraiment tout, tu sais, vraiment mettre une télémétrie qui est scalable à grandeur puis justement après ça, avec un taux de comme amplitude ou même pour... La gang de business, la gang de marketing et de sales, de pouvoir piper cette information-là dans un HubSpot, un Customer.io, peu importe, les tools nécessaires dans l'intercom, peu importe, pour être capable après ça d'avoir une expérience client qui est type dans le Customer Success et le Customer Experience en général. Puis ça, c'est le premier point. Deuxième point pour retomber sur les points forts et les points faibles, c'est vraiment ça en fait. on fait pas un miroir de l'app, c'est pas un refactor en fait, c'est un, genre on base ici, on base juste une meilleure version c'est un peu comme, pour vrai c'est comme le nouveau iPhone, si tu regardes ok cool, mettons peut-être pas de 14 à 15 parce qu'il y a aucune fucking différence mais tu sais quand l'iPhone X il est sorti pis on a tout fait, oh my god, il est malade, c'est le même genre de truc où ok, on a un core user base qui ont besoin de ça, ça, ça, on va changer le packaging on va changer l'UX à telle affaire mais on va garder le outcome qui est cool. Tu as 5000 employés, tu peux savoir, tu peux dire à ta gang de legal que oui, sur les 5000 employés, il y en a 4998 qui sont compliant, puis il y en a deux qui sont problématiques depuis avant hier, puis que vous avez pris en charge l'effort.
François Lanthier Nadeau:C'est quoi ? Encore une fois, une couple de trucs, mais mettons, un que je ne voulais pas oublier de dire, c'est dans votre crunch, retraite, peu importe, Je dis pas de faire l'exercice tout de suite, mais de shaper au moins l'exercice de comment est-ce qu'on va segmenter les clients, les utilisateurs, en combien de batchs. Tout ça, ça devrait être fait, parce que même si vous avez pas une date précise, précise, précise en tête, vous savez que quand vous arrivez là, vous le savez what's next. La machine est prête à partir pour aller tester puis valider. Ça, c'est un exercice vraiment important que vous devriez faire en team, puis tu t'en fais autant que tu veux, ou tu délègues autant que tu veux, dépendamment de qui est impliqué dans tout ça. L'autre chose, c'est quoi votre objectif, mettons, ou vos objectifs avec le refactoring, ou le... Bon, on va l'appeler comme ça, là. On se barra pas trop dans le langage, mais la nouvelle version, disons. Est-ce que c'est beaucoup au niveau de la scalability dans le temps ? Est-ce que c'est au niveau d'un... exit potentiel, avoir une tech qui est beaucoup plus utilisable, compréhensible, facile pour les acquéreurs ? Est-ce que c'est vraiment pour diminuer le churn peut-être ou augmenter le revenu d'expansion ? Comment vous avez cadré les objectifs du... la refonte de la nouvelle version ?
Antoine Meunier:C'est une bonne question. Puis avant de répondre, je suis là genre, mettons, les questions après ça que je vais avoir pour toi, c'est par rapport à, hypothétiquement, mettons que tu étais justement côté marketing de notre team, qu'est-ce que tu voudrais de la gang Produ pour être équipée pour survivre puis pour kill it Parce que c'est un peu ça, mettons, le challenge qu'on a en ce moment, c'est qu'il n'y a personne qui a sa seule job, c'est d'être product marketer. Fait que t'as moi qui le fais un peu, t'as le CEO qui le fais un peu, t'as le gars de vente qui semble le faire un peu, mais il manque un peu ce côté-là de ok, cool, vous bâtissez le produit, mais moi j'ai besoin de whatever Fait que je vais répondre à ta question, mais je suis quand même curieux d'entendre un peu de toi, qu'est-ce que tu vois qui manque, ou qu'est-ce que tu penses que t'aurais besoin pour justement le go-to-market. Pour répondre à la question, la raison pour laquelle on fait ça, c'est un, pour... augmenter la valeur intrinsèque de l'entreprise. Fait que la compagnie, la journée avant que je rentre, c'était deux fondateurs qui ont tout fait à deux, qui ont bâti le produit et qui ont écrit tout le code. Une personne a écrit tout le code ou presque, puis une autre personne a tout pensé, designé, tout, tout, tout. Fait qu'on a un gros boss factor ici qui est un des deux disparaît puis pourrait la compagnie disparaître. Le challenge qu'on a eu, c'est qu'après ça, quand moi je suis rentré, Déjà, moi, ça a été vraiment tough parce que c'était comme rentrer dans un vieux couple où tu bouges une tasse et il n'y a rien qui marche. C'est zéro fait pour une troisième personne. Quand on a rentré un dev, c'est là qu'on l'a demandé. Le dev ne pouvait rien faire parce que tout le code était... C'était vraiment écrit, c'était vraiment fait pour... C'était écrit par une personne qui a fait ça vite, qui a fait ça pour shipper et qui n'avait aucune... L'incentive, ce n'était pas de scaler, c'était juste de rester en vie. On avait un gros clusterfuck d'engineering à réparer. Ensuite, en faisant ça, ça permet aussi de scaler le developer experience. Ça nous permet d'engager, comme même maintenant, et c'est une discussion que j'aimerais avoir avec toi, de contempler l'idée de, on a certaines parties de notre app que ça va être des one-time builds. Dans le fond, on va le builder une fois et probablement qu'on ne va pas retoucher à ça pendant une couple d'années. juste parce que c'est core, mais pas si core à l'app. D'où l'idée de, pour vrai, moi, je commence à regarder comment est-ce qu'on pourrait juste rentrer, mettons, un contractor part-time ou full-time pendant un, deux, trois cycles de build qui reviennent à tous les 18 mois, genre. Parce qu'on n'a pas les moyens en tant que bootstrap. Le coût d'engager, mettons, un engineer senior, on va dire, au chiffre de Québec, mettons, à 200, 250 US. je pourrais le descendre à 50 US par année en l'ayant juste pendant une couple de cycles. Puis moi, ça fait bien mon affaire parce qu'anyway, c'est peut-être pas le type d'engineer qu'on a besoin dans notre team pour bolider le réseau d'app. Ça, c'est l'autre option. Troisièmement, la façon dont l'app est construite, la business logic, en gros, est solide, mais la façon dont ça a été fait, c'est un black box. En tant qu'utilisateur, Utiliser Blissbook, ça fonctionne, mais c'est stressant. Tu ne sais pas trop comment ça marche, mais ça marche. Chaque fois que tu prends une action, ce n'est pas clair ce qui vient de se passer, mais le résultat est là, et tu as l'air vraiment hot devant ta team. Il y a ce côté-là, il n'y a pas de guardrails. On a voulu changer le pricing, et il n'y avait aucun moyen pour moi d'intégrer du feature gating, d'intégrer toutes les bases d'un product-led growth là-dedans. En ayant une plateforme qui est déjà plus moderne, ça aide déjà à ouvrir ces portes-là et à rendre ça possible. Pour vrai, sur toutes les facettes, ça faisait juste plus de sens de faire ça comme ça. Ça nous permet aussi de... Parce que ça fait 10 ans que le founder, il a une vision, il a des idées, il a vraiment des bonnes approches, mais qu'il n'a jamais pu débuilder parce que ça ne rentrait plus. Là, on s'assoit et on revisit ça et on le refait en utilisant des technologies modernes et aussi en... en prenant l'apprentissage de 10 ans d'expérience pour justement le refaire.
François Lanthier Nadeau:Attends que je te repose la question et t'essayes de répondre en genre deux phrases seulement pour essayer de clarifier ça dans mon esprit puis je te dis quels sont les résultats d'affaires escomptées d'une refonte pour Blissbook ?
Antoine Meunier:Une plus grosse valeur par employé. Dans le fond, on va carrément charger plus cher par employé à des compagnies plus grosses.
François Lanthier Nadeau:Pas vos employés, les employés de vos clients ?
Antoine Meunier:Les employés de clients. En gros, la valeur, dans le fond, le average annual contract value on va être capable d'aller chercher plus puis aussi d'expandre un peu la grosseur des compagnies. Moi,
François Lanthier Nadeau:j'aurais ajouté à cette réponse-là, probablement, avoir une structure organisationnelle qui peut scaler dans le temps, puis la technologie.
Antoine Meunier:Attends, je vais reposer la question. Frank, peux-tu répondre à ta question avec mes mots, s'il te plaît ? Ça va être plus consensuel d'ailleurs.
François Lanthier Nadeau:En fait, tu as comme ouvert sur un nouveau point. Puis celui que tu as déjà dit, si j'étais pour le résumer, c'est un de nos objectifs, c'est d'avoir une tech stack, puis une plateforme qui permet l'accueil puis la croissance de membres d'équipe, qu'ils soient techniques ou pas, puis qui limite le boss factor. Juste ça, s'il y avait juste ça, mettons, c'est good enough pour une réforme, mettons. Encore une fois, pour revenir à ce qu'on disait dans l'autre pod. Ça dépend de la vision des formateurs. Probablement qu'ils veulent qu'il y ait une croissance. Peut-être qu'un jour, ils veulent qu'il y ait un exit. Donc, dans cette vision-là, ça fait du sens d'investir le temps en refonte que vous donnez. Un des objectifs d'affaires, c'est basically scalabilité de l'organisation interne. C'est de la team et de la tech. Ça, c'est excellent. L'autre, c'est augmenter la valeur expérimentée. Non. la valeur que les gens ont pour ensuite augmenter la valeur que nous, on capture avec probablement, je ne sais pas, un meilleur pricing. Encore une fois, c'est excellent. Par contre, la question que j'ai pour toi, c'est, parfait, est-ce que le design d'un nouveau pricing, ça fait partie de la refonte ? Est-ce que ça va être un KPI contre lequel vous allez mesurer le succès de la refonte ?
Antoine Meunier:À la première question, oui. À la deuxième question, probablement que non. Parce que, bien franchement, on a tellement shuffled le board que si on est pour s'ancrer sur des KPIs spécifiques, je pense qu'on va être très vessus. C'est plus de regarder, je veux dire, le KPI va être simple. Est-ce que la compagnie, genre, est-ce qu'on close plus de deals ? Est-ce qu'on close des plus gros deals ? Puis, est-ce que les clients sont plus contents ? Est-ce que ça prend moins de temps, le security audit ? est-ce que le procurement pose moins de questions est-ce que, je veux dire c'est toutes ces choses-là puis c'est la vitesse aussi parce que ça reste que la game enterprise est quand même intéressante dans le sens que c'est l'art de dire oui puis non en même temps tu te fais demander, pour closer un deal c'est contingent à un feature random, puis comme là au moins, là l'idée c'est qu'on va être capable de le feature flaguer, puis que ça soit pas partout dans l'app pour tout le monde parce que là présentement dans notre app on a des features qui sont utilisées par un client, mais tous les autres clients l'ont dans l'UI et sont poignés à naviguer autour de ça. Ça ne fait aucun sens. Il y a une valeur de dire oui et de faire du semi-custom, mais on n'était pas équipé pour le faire bien pour ne pas que ça ait un impact adverse sur d'autres clients.
François Lanthier Nadeau:Je pense qu'augmenter la valeur par client et avoir une structure scalable de la team et de la tech... Ça n'implique pas nécessairement aller chercher des nouveaux clients, mais c'est quelque chose qui est dans ton discours un peu, parce que tu dis, ah, des plus gros deals, des deals qui coulent plus facilement. Tout ça, ça implique nouveaux clients. Puis aussi, tantôt, tu as dit, au niveau du marketing, carrément, qu'est-ce que tu ferais ? Est-ce qu'au sein de l'équipe, il y a une attente explicite d'aller chercher des nouveaux clients grâce à cette version-là ? Oui ? OK, parfait. Ça, ça complexifie un peu les choses, parce que moi, au départ, je t'aurais dit, concentrez-vous juste sur un genre de release incrémental de votre user base actuelle. Puis une fois que ça, le feedback qui sort de ça, qu'il soit en télémétrie ou en revenu ou carrément en témoignage, avec un voice of the customer type of thing, une fois que ça booste votre degré de confiance dans votre nouvelle app, nouvelle version, là, j'aurais déployé peut-être du marketing. Je l'aurais vraiment phasé comme... Tant qu'à essayer d'aller convaincre des nouveaux clients, on va en convaincre une couple des nôtres, les tester sur des bases plus sécures. C'est-à-dire que c'est moins... Le pire qui arrive avec un client existant, c'est qu'ils te disent Ah, ça répond pas à mes attentes ou Ah, j'aime mieux la version 1 ou Ah, peut-être, mais il manquerait ça. Mais t'as déjà sa business, pis t'en perdras pas. Alors que, tu sais, ton brand, ton nom peut se brûler si tu vas en chercher les nouveaux. Mais... Ouais, je sais pas. On peut jammer sur le marketing si tu veux aussi. C'est vraiment comme tu veux.
Antoine Meunier:Ouais, non, c'est intéressant, mais c'est une bonne... Non, je suis d'accord. J'haïs pas l'idée. Moi, le pushback ou plus la... Je regarde ça et je me dis, pour vrai, il y a de quoi d'un peu sadomaso à ce que notre gars de vente sache qu'il y a un meilleur produit de pocket et qu'on lui demande, non, non, tu ne peux pas vendre ça. Le risque est là que le nouveau produit ne soit pas, qu'on se plante sur certains trucs. Est-ce qu'on y va safe et on donne la vieille recette ou est-ce qu'on y va un peu plus risky et on y va avec, dans le fond, on se lance, on prend le risque et on fonce. Je regarde, mettons, ça va être... ça reste que dans notre business dans notre marché ça va être probablement plus facile de vendre la nouvelle version que l'ancienne ok pis c'est pour ça qu'on l'a fait aussi mais le point que t'apportes t'es bien pis là ça vient un peu me dire je
François Lanthier Nadeau:repense à mon affaire ben si t'es moi comme je te dis je dirais pas de façon en ce moment votre acquisition elle passe par des referrals beaucoup elle passe par de la
Antoine Meunier:Google. C'est n'importe quoi, c'est le monde.
François Lanthier Nadeau:Ok, ben là, il y a de quoi d'intéressant que tu peux faire là-bas. J'avais l'impression que c'était beaucoup plus ventes et referrals.
Antoine Meunier:Ah oui, l'idée, c'est que ça cogne à la porte inbound. Fait que genre, t'as des grosses, grosses compagnies, là, genre que vous voyez les logos passer à tous les jours, ils viennent cogner à la porte chez nous. On sait pas pourquoi ni comment. On se ramasse avec une démo, pis là, ça part en processus avec les ventes.
François Lanthier Nadeau:idéalement, il faudrait que vous sachiez pourquoi et comment. Vous avez de l'air à savoir comment un peu.
Antoine Meunier:Oui, mais c'est plus et pas mon domaine tant que ça. Je ne veux pas me lancer à dire de la merde, je vais garder ça un peu général, mais la réalité, ça reste que la réputation, le brand, le marketing, puis aussi juste l'offre qu'on a ou ce qu'on dit qu'on a, ça reste qu'à cette grosseur de deal-là, il y a une évaluation de plusieurs produits qui se fait. Fait que souvent, ils sont obligés, même si on a eu... Ils sont obligés de faire le tour de toutes les offres, si on veut. Fait que c'est quasiment un système d'appel d'offres. Mais tu sais, qui est pas mal moins gouvernemental. Qui est plus, on va dire, au-delà.
François Lanthier Nadeau:Est-ce que...
Antoine Meunier:C'est le bateau de Tony Accorso, finalement.
François Lanthier Nadeau:J'ai une couple d'idées. Est-ce que vous avez un pourcentage significatif de votre user base qui est self-serve ?
Antoine Meunier:Significatif ?
François Lanthier Nadeau:Genre 5 ou 10, mettons,
Antoine Meunier:par la gestion ? Non. C'est genre 25%, mettons, 30%. Du revenu, pas du nombre. Parce que le nombre, je te dirais qu'il est plus élevé. Ça commence beaucoup self-serve, mais c'est pas toujours un bon fit, c'est pas toujours une grosseur.
François Lanthier Nadeau:C'est une idée, je sais pas si c'est excellent ou si ça s'applique, mais vu qu'il y a beaucoup de demandes qui sont inbound, Il y aurait une manière de split tester les onboarding vieilles versus nouvelles apps avec juste des clients nouveaux, qui n'ont pas nécessairement la perception old school de l'ancienne version. Puis, mettons, quand quelqu'un clique sur ta homepage sur Google, tu as un Google, je ne sais pas si Optimize existe encore, il y en a plein des A-B Testing Tools, mais tu as un A-B Testing Tool qui soit change le messaging ou le split peut se faire juste à l'inscription. À la limite, c'est le même messaging, mais vraiment... pousse du nouveau monde.
Antoine Meunier:Exactement, c'est ça. J'aime vraiment ce délire pour moi. Ça, c'est cool. C'est le genre de truc que... Qu'est-ce que j'allais dire là-dessus ? C'est super intéressant parce que c'est vraiment ça le truc qui va être... Ça permet aussi de savoir vite c'est lequel des deux qui... Là, ce qui est plate, c'est qu'il y en a un qui va être dans le noir et il y en a un autre qui va avoir full télémétrie. Ça va vraiment être une question de... Quand on les appelle une semaine après... Non, man,
François Lanthier Nadeau:tu peux...
Antoine Meunier:Mais...
François Lanthier Nadeau:artificiellement aller chercher les data points que tu as besoin. C'est-à-dire que tu peux mettre des gates de surveys, des pop-ups qui sont... C'est un petit peu de la merde comme UX, mais avant de renouveler ton plan, avant de mettre ta carte de crédit, avant d'ajouter un membre à ton équipe, avant de déployer ton premier handbook. Faut que tu passes par un survey qui dit genre sur 10 NPS ou genre t'es-tu content ou pas. Je dis n'importe quoi, comment tu décides de le valider, ça va vous appartenir, mais tu pourrais mettre la même chose dans les deux. Fait que même si t'as une télémétrie plus poussée dans ta nouvelle app, tu pourrais avoir le même baseline de questions et de surveys sur les deux versions. Ça, c'est pour une équipe comme vous qui est technique, puis product, puis design, c'est pas tough à ajouter. À la limite, man, tu veux même pas le designer pis le coder, il y a des tools pour ça, genre. Tu sais, que tu peux creuser dans ton app. Ouais.
Antoine Meunier:En fait, le LaunchDarkly, je t'avoue que ça, je vais le regarder quand même. C'est quand même très intéressant. Ouais, ben oui, c'est parfait. Je t'avoue qu'en même temps, de l'autre côté, je trouve qu'on a une tendance à vouloir tout tester, tout mesurer, tout avoir les formules. Il y a une partie de moi qui est là, au vrai, on va juste forcer tout le monde sur la nouvelle et forcer tout le monde à s'en faire. On sort bien vite. On ne va pas attendre six mois d'avoir un nombre significatif pour avoir le cas de voir si nos chiffres sont bons.
François Lanthier Nadeau:Parce que l'inverse est vraiment calisse. C'est-à-dire qu'il y a ton opportunity cost de trouver tous tes nouveaux clients dans une version que finalement, tu n'as pas vu de quoi qui ne marche pas. Ça coûte cher en STI aussi.
Antoine Meunier:Je pense que ça coûte moins cher que d'alourdir la base, la customer base sur AV1 qu'il va falloir un manier de tasser sur AV2. Ça, c'est beaucoup de travail. Ça reste que là, le problème qu'on a, c'est que le coût, on va dire ça de même, la marge de profit va être améliorée avec la nouvelle app. Puis ça va être ça, c'est ça qui est un peu le challenge, c'est que le coût, dans le fond, que ça coûte aux clients et à nous pour bâtir et pour lancer va être quand même streamliné pas mal. Fait que si on peut sauver ça, ça peut, tu sais, ça nous permet d'être finalement moins cher, plus compétitif, plus profitable pour un même client. Moi,
François Lanthier Nadeau:il y a un gros point d'interrogation qui va changer comment je réfléchis, mais est-ce que tu comptes lancer la nouvelle version avec... 80 à 90% de parité de fonctionnalité ou moins ?
Antoine Meunier:Avec probablement une parité qui est de 100%. Ça me stresse beaucoup moins d'abord. Sauf que je veux dire, ça va être genre, il y a-tu des suspensions sur le char ? Oui. Des suspensions à l'air avec 18 settings et qu'il y a un mode pluie ? Non. Puis ça sera au client de venir nous voir et de dire, hé, j'aimerais ça qu'il y ait un mode pluie sur mon système, mon char, puis que là, on se mette à devenir fancy. Mais ça va être de base, mais solide. C'est ça l'idée, en fait, de commencer là. Parce que sinon, l'app est tellement vaste puis on a tellement overbuildé des trucs. Ça, c'est l'autre problème, c'est que recréer l'app comme elle est là, c'est aussi retomber dans des vieux patterns d'overkill.
François Lanthier Nadeau:Non, mais il oublie la parité de fonctionnalité puis il dit juste, genre, pari... des jobs to be done ou de codes utilisés. C'est ça, c'est bon. Oui,
Antoine Meunier:c'est exactement ça. C'est bon. C'est exactement ça. Donc, c'est jobs to be done one-to-one puis value super. Dans cette optique-là,
François Lanthier Nadeau:ce que je te dirais, c'est que je suis pas le moins stressé que tu ailles all-out sur genre juste tous les nouveaux clients ont accès à la nouvelle ou tu pousses plus fort la nouvelle. L'affaire que je te dirais, c'est tant qu'à justement jouer un petit peu plus dans la télémétrie puis l'instrumentation d'analytics peut-être, Avant de starter vos nouvelles initiatives de marketing sur la nouvelle version, ça pourrait être cool d'avoir une structure d'attribution marketing le plus lean possible, mais qui vous guide un petit peu plus. Pour que justement la question que je t'ai posée plus tôt, dans une couple de mois, années, tu vas être capable de mieux y répondre. Puis, c'est-tu un Google Analytics avec des events PMP ? C'est-tu justement Amplitude ? Nous, on avait beaucoup, beaucoup de notre attribution marketing qui passait par... plein de data points et d'events qu'on pipait là-dedans parce que, justement, je pense que c'est un des facteurs qui ouvre la scalabilité de l'organisation, de la valeur de la compagnie d'être capable de dire, oui, mais check. Les efforts, on a essayé trois channels. Il y en a un, mettons, qui a généré des taux de conversion de ça, l'autre ça, l'autre ça, puis le harpu moyen de channel 1, 2, 3, c'est X, Y, Z, whatever. Fait que, Il y a ça que je pense que ça vaudrait la peine de réfléchir. Sinon, quel canon... Tu te sens dire que le SEO, ça a marché ou que ça marche ?
Antoine Meunier:Oui. Tu sais, c'est que ça fait aussi longtemps qu'on existe. Dans le sens qu'on est établi avec une réputation, avec beaucoup de... Il y a du backlink à côté, il y a des reviews sur plein de sites. C'est genre, je suis tombé tantôt sur un review, je cherchais des compétiteurs pour le fun puis je suis tombé juste sur un... un site de genre Friday.com, les Best Employee Handbook. Puis, on est numéro 2 derrière, genre, nos chaînes, par rapport, là,
François Lanthier Nadeau:tu sais. Ben, moi...
Antoine Meunier:Puis, tu sais, on est le premier vrai supplier.
François Lanthier Nadeau:Ben, écoute, tu parlais d'embaucher un consultant technique pour un cycle ou deux de développement produit. Moi, je te dirais quasiment, man, tu pourrais peut-être embaucher un consultant marketing pour un cycle ou deux de growth, genre. C'est-à-dire que, tu sais, là, mettons, avec tout ce que tu me dis, je suis comme, bon, comment est-ce que tu leverages l'âge ? de Blissbook. Clairement qu'il y a une chier de reviews. Il y a une chier de backlinks, il y a une chier d'articles existants, il y a une chier de documentation. Moi, je ferais un inventeur de tout ça, puis je me ferais un plan de communication de genre, tous ces touchpoints-là vont être informés qu'il y a une nouvelle version, qu'il y a des screenshots à updater, qu'il y a une promo à la limite. Mais tu sais, tu as déjà des gens qui parlent de toi ou qui te trouvent à plein de différentes touchpoints. Chris Mann update tout ça. C'est comme un low-hanging fruit pour moi. C'est de l'hostie job.
Antoine Meunier:mais genre ça vaut la peine ouais c'est ça c'est un bon point pis c'est cool je veux dire la différence c'est que naïvement le but de la retreat à Los Angeles c'est un peu ça pis je voulais qu'on le fasse l'inventaire pour que les gars catchent qu'il y a beaucoup de stock à faire pis que c'est important c'est aussi important que ça soit fait sinon on ship, on passe à côté tellement de trucs Question pour toi, je m'excuse, je te ramène dans le PTSD.
François Lanthier Nadeau:J'ai pas beaucoup de PTSD.
Antoine Meunier:Dans le fond, non, mais de l'annoncer trop tôt, finalement. Parce que ça reste qu'il y a un moment dans le temps, dans les prochains mois, l'objectif c'est de lancer Q1 2024. Mettons, février, mars, pour qu'un nouveau client peut rentrer, payer et l'utiliser. That's the plan. Ceci dit, on a quand même des longs sales cycles. Il y a un côté aussi saisonnier à ça, c'est-à-dire que souvent ton employee handbook dans les grosses compagnies va être révisé annuellement parce que tes policies sont reviewed par le legal counsel qui est interne ou externe. Il y a comme un gros processus, des gros workflows. Il y a un moment donné que ça va faire du sens de faire nos démos avec la nouvelle app ou avec... un prototype de la nouvelle app, puis de commencer à tease out ce qui est nouveau. Parce que même, je te dirais, on a signé des contrats ce mois-ci avec des features qu'on n'a pas encore. Dans le sens que c'est un feature qu'il faut chipper genre Q2 2024. Puis on est là. C'est ça qui est la game weird, c'est que notre roadmap, on se bat contre, dans le fond, des concessions clients. Puis des fois, les concessions clients, c'est eux qui nous donnent les meilleures features. Ça reste que... Juste à être très clair que je n'ai chié, parce que je sais que notre industrie a toujours chié sur dire oui aux clients, c'est une mauvaise idée, blablabla. Je regarde le produit qu'on a aujourd'hui, on ne serait pas là si on n'avait pas dit oui aux clients qui savent ce qu'ils ont besoin. Parce que c'est des compagnies matures qui ont des processus en place. Puis nous, on arrive, les petites équises, puis on simplifie leur vie. Ça fait qu'on apporte beaucoup de valeur si on le fait bien. Puis là, l'opportunité que, mettons, moi j'ai avec la team, c'est de prendre tout ce qu'on a acquis comme knowledge, puis là, finalement, de streamlining cette app-là. Fait que là, ma question, Frank, c'est, toi, là, c'est, tu sais, je veux dire, tu m'entends parler, t'es là, tu commencerais-tu à en parler maintenant dans les appels, sachant que ça va closer pis qu'ils vont en avoir besoin dans six mois ? Moi,
François Lanthier Nadeau:je commencerais pas à en parler à personne avant d'avoir segmenté en phase les releases par batch d'utilisateurs, pis je commencerais à en parler à la première batch dès que possible. Parce que la première batch, en théorie, en fonction, même si vous la handpick... manuellement, ça devrait être celle qui a le moins de risques de vous faire chier, puis d'être fru, puis de s'en aller, ou de ne pas avoir confiance. Ça devrait être celle avec laquelle vous êtes les plus des alliés possibles. Puis une fois que tu as ce degré de confiance-là, genre ton family love, bien là, tu peux aller plus dans le vrai monde, puis te battre contre des inconnus, whatever. C'est weird en analogie. Mais ouais, fait que oui, une fois que cet exercice-là est fait, je commencerai à en parler. Sinon, ben, moi, je l'ai vu avec Duda. OK, on lance Q1, whatever. On est là, Q2 de l'année d'avant. Ah, c'est dans longtemps. Man, ça a été de la job, faire un plan de go-to-market pour Duda et Q1. Ça a pris 4, 5, 6 mois, je ne sais plus. C'est pour ça que je te dis, peut-être, ton consultant, il y en a plein, des fractional CMOs, des growth specialists peuvent rentrer quick. Puis moi, je te le ferai pas cher, tu sais, il y a pas de stress.
Antoine Meunier:Il y en a plein qui n'ont plus de job anyway, ça fait que... Ouais, fait que tu sais, moi,
François Lanthier Nadeau:je m'assurerais de, en parallèle au développement produit qui est super important, puis le scalability de la stack et tout ça, je m'assurerais qu'il y ait du travail de fond qui est fait sur le plan de go-to-market. Puis que ce soit la responsabilité de quelqu'un et pas juste un sujet qui dit Ah ouais, c'est vrai, faudrait qu'on check ça, faudrait qu'on check ça. Ça, ça tombe tout. dans les cracks, man.
Antoine Meunier:Écoute, c'est très bien dit. J'aurais... Non, parce que c'est ça que je lèche. Écoute, c'est exactement ce qui va arriver si on ne fait pas ça. Maintenant, attends, excuse-moi, j'avais de quoi.
François Lanthier Nadeau:On peut refaire sur le marketing, si tu veux.
Antoine Meunier:On va passer au montage. Oui, mais c'était de refaire un peu sur... Voyons, ça ne fait pas du bon que je fasse ça quand je fais une vidéo.
François Lanthier Nadeau:Ce n'est pas grave. Non, mais Ludo nous a dit de quoi d'intéressant, par contre, pour contrebalancer le... Tu sais, moi, j'ai quand même des... ou des désirs d'attribution quand je travaille avec des SaaS. Par contre, la vérité, c'est que pendant longtemps, la seule attribution qu'on a eue chez Snipcard, c'était l'inscription à partir d'une visite web sur Google Analytics. That's it. Il n'y avait pas de pont avec l'app. Je ne savais pas si ce monde-là valait combien pendant 5-6 ans. Puis, Ludo a donné, c'est vraiment intéressant, Ahrefs, qui est un gros tool de SEO. pète des culs puis que nous autres on utilise aussi. Ahref, jusqu'à genre très récemment, il n'y avait pas d'analytics software d'installer sur leur site marketing. Fait qu'un tool de SEO, exact, un power tool de SEO avait pas ça, tu sais. Fait que tu sais, apprenant avec une certaine légèreté mes besoins d'attribution, je pense quand même que c'est important puis c'est des formations professionnelles de marketeurs aussi.
Antoine Meunier:Franck, t'essaies de vendre ton service, Franck, là, je pensais l'acheter.
François Lanthier Nadeau:J'ai des hames comme le P.O., là. Antoine, c'est pas ce qu'il fait, gros, man. Il est perdu en crise.
Antoine Meunier:Mais tu sais, c'est que l'affaire, c'est que ça, c'est non seulement Antoine n'est pas focusé là-dessus, mais je veux dire, Antoine est juste complètement out of bound en ce moment en faisant un Hey guys, faut vraiment faire le go-to-market, parce que sinon ça va tomber flat. Il est là le challenge. Si on se le bien mit avec le Hey, guys, trouvez-vous un concept ? Moi, ce que je suggère,
François Lanthier Nadeau:c'est prendre, mettons que tu dis l'ensemble des activités de go-to-market que tu vas faire. Ça inclut des communications à des gens à l'interne, des clients utilisateurs actuels ou des nouveaux clients. L'ensemble des activités go-to-market, mon bet, c'est que je te dirais, fais un deux tiers d'activités ou de canaux. prouvés, qui ont marché par le passé pis fait un tiers de nouveau pis d'expérimentation. Je sais pas si vous avez déjà fait des ads, avez-vous déjà fait du PR, avez-vous déjà fait genre un event, avez-vous déjà fait du direct sales, cold outreach email, avez-vous déjà fait genre plus de marketing d'intégration avec d'autres tools, il y a plein d'affaires, ça serait peut-être une belle... opportunité d'essayer un nouveau truc.
Antoine Meunier:C'est super intéressant. Je te dirais, pour répondre à ton question, c'est un truc que j'apprécie beaucoup de Tom. Tom est un excellent entrepreneur, par contre. Des fois, je le maltraite un peu, mais il perd d'en prendre. Mais il est excellent. Il a un côté excellent là-dessus. En ce moment, il est aussi en mode préparer le terrain. on a un pod qui est sorti ou qui va sortir bientôt, ça va justement être bisouneux pis délégueux. Je trouve que Tom a vraiment... Pis ça, c'est... S'il parlait français, ça serait un bon guest de podcast parce que c'est un gros challenge de passer de t'as 14 chapeaux à t'en as un. Pis de bien le faire pour être capable de soit engager, soit automatiser, soit juste arrêter de faire des choses qui servent à rien. Mais pour ça, il faut que tu sois capable... Ça prend une humilité de malade. Genre... j'ai rarement vu quelqu'un capable de dealer avec des égaux. Il engage des égaux dans sa team et il les laisse aller. Je parle de moi, puis d'autres mondes. C'est comme il me set up for success. Mais c'est comme, je veux dire, c'est cool de voir un CEO grandir avec le temps. Pour revenir à ça, c'est que ça reste qu'il a fait une très bonne job avec le marketing et de bien documenter les channels qu'on utilise. Je te dirais que la grosse différence qu'on va avoir à la seconde où on lance, c'est justement la télémétrie. C'est d'ouvrir la porte à une amplitude et de savoir maintenant que, oh shit, on vient de découvrir que... Parce qu'un exemple, moi, j'ai toujours été un fan du User 1 et le User 2. Le User Journey du User 1, toujours super simple. C'est la personne qui a créé le compte, c'est la personne qui a une démo, c'est la personne qui a eu ci, qui a eu ça. Mais qu'est-ce que tu fais pour le User ? Dans le fond, c'est pas un tool qui est... qui n'est pas self-serve, qui est full service, que tu fais un onboarding et que tu les aides au bout, les users 3, 4, 5, 6, 7 qui sont super critiques au succès de ton produit. Tu sais pourquoi ? Je veux dire... pour eux. Eux autres n'ont jamais d'onboarding, ou très peu, ou beaucoup moins. Fait qu'eux, ils tombent un peu dans un genre de product-led growth de c'est quoi leur expérience à eux, puis comment tu leur crées une sidetrack. Puis ça, j'aurais pas le cas de le faire avec l'ancienne app. Là, je vais être capable de spotter qu'est-ce qui se passe, puis aussi de placer un peu les balises pour leur donner ça. Puis même, franchement, de rentrer des bons vieux tours quand tu sign up la première fois ou tu log in depuis longtemps, puis de vraiment bake in. cette expérience-là pour avoir finalement une expérience qui va s'apparenter à celle qu'on offre à la première personne. Et comme ça,
François Lanthier Nadeau:on peut critiquer de vous coter l'attribution, mais je vais te donner un exemple frappant. Chez Snipcart, pendant très longtemps, on s'est positionnés, puis on a marketé autour de des technologies cool, trendy, jamstack, front-end, whatever, right ? On a fait une chier de contenu là-dessus, participé à une tonne de conférences là-dessus, on s'est positionnés comme thought leader. Par contre, juste parce que le search market nous éduquait, il y a beaucoup, beaucoup de gens qui tentaient de faire du e-commerce un peu plus custom, un peu plus lightweight, avec des WordPress, des PHP, des Level, qui est un peu moins cool, entre guillemets. Bien, on a fait du contenu aussi là-dessus, évidemment, parce qu'on voulait ranker, on voulait être là partout. On était moins upfront about it, right ? On ne crissait pas ça dans notre H1 ou whatever, mais on était là. Puis une fois, years later, une fois qu'on a rentré... je pense que c'était genre Amplitude, puis Mark qui avait strappé Power BI par-dessus. Qu'est-ce qu'on s'est rendu compte quand on a vraiment, vraiment creusé dans la data de revenu, la data par compte, la data par attribution, c'est que les gens qui rentraient par du contenu qui était relié justement à des frameworks un peu plus old school comme PHP, WordPress, quand tu mappais toute leur journey à leur ARPU, Average Revenue Per User, c'était genre... Ben plus de cash. Ben, ben plus de cash. Fait que, tu sais, t'avais comme une dichotomie entre le brand, le positioning qu'on faisait de Trendy Cool, pis le actual usage de notre produit. Fait que, tu sais...
Antoine Meunier:Ça, c'est... Non seulement, c'est vraiment... Ça éclaire les décisions, mais personnellement, c'est l'affaire la plus fun. C'est tellement hot de pouvoir... dive in, puis geek out dans les chiffres, puis de juste être capable de comprendre, de voir des patterns, des trends qu'on ne verrait pas autrement. Puis que tu dises ça, c'est tellement vrai, parce que surtout dans notre industrie, on se fait nos ICP, nos personas, nos patterns. Après ça aussi, veux, veux pas, on tombe en amour avec des clients, avec des types de clients qui sont faciles ou qui sont le fun. Puis des fois, on ne voit pas que tu as une toute autre classe de clients qui est peut-être bien... C'était quoi avec ton podcast du chiffre des bas bruns ? La gang, mettons, des comptables ou peu importe. Mettons, nous, dans notre cas, ce que j'ai vraiment hâte de voir, c'est qui rapporte le plus. Parce qu'on a des compagnies, nous, ça range en malade. Je veux dire, on a des compagnies de 15 000 employés que sur 15 000 employés, il y a 150 employés de bureau. Après ça, c'est tout du monde dans des warehouses, des usines, des patentes, dans plein de pays, dans plein de trucs. C'est plein de types de clients. Il y en a que c'est juste une compagnie tech, par exemple. Il y en a que c'est juste une compagnie avec des contractants ou avec full de turnover. Il y a des compagnies que ça ne bouge pas pendant tout. Ils ont tout Blitzbook pour une raison similaire, same but different. Puis après ça, ils ne sont pas tous créés égaux non plus. Ça va être super intéressant de tirer un... des parallèles entre, hey, c'est une compagnie qui a un gros turnover, c'est-à-dire, tu engages à toutes les semaines, tu fires à toutes les semaines, donc, il faut que tu t'assures d'être compliant, il faut que tu t'assures que chaque nouvel employé a signé les bons papiers, chaque employé qui est sorti a, square and fair avec la sortie. Fait que, est-ce qu'eux ont une plus grande valeur avec les sorties ? Je ne sais pas,
François Lanthier Nadeau:mais j'ai hâte de le voir. Les top features utilisés par Top Arpu, top features... pas utilisé par l'OSRP, tu sais, puis on avait intégré dans notre cycle, nous, c'était beaucoup plus de Chrome, deux semaines, tout ça, puis dans nos cycles de check-ins ou whatever, ou plutôt dans mes weekly, je m'en rappelle plus, mais Marc avait un spot maintenant à chaque fois. Ouais, ce qu'il présentait, des hypothèses ou des découvertes qui venaient du BI puis de l'analytics, puis ça faisait fucking triper la team. Genre, c'était life-changing pour nous autres, puis je l'ai dit sur d'autres pods, mais genre, Avoir une personne de BI, une fois que tu as assez de data, de usage, ça peut vraiment changer la game, de t'éduquer un peu sur comment tu prends tes décisions. Une bonne personne de ça, c'est tough à trouver. Il faut quelqu'un de débrouillard aussi, et de technique.
Antoine Meunier:On va tomber dans le débat de délégueux et de bisounneux. Pour l'avoir, c'est moi qui ai fait ça chez Grain. Ça se fait très bien. C'est ça qui est cool. Il y a le name drop High Touch qui est un reverse ETL. Il y a moyen de bootstrapper cet effort-là pour prouver que ça a de la valeur. le problème, c'est que c'est le genre de truc où si tu ne l'as pas vu, si tu n'as pas vu... Tu m'en parles, puis je sais que toi, tu as eu des moments où tu as été mind-blown, puis ça a changé tous tes plans. Mais quand tu n'as jamais été exposé à ça, puis que c'est pas dans ton... que ce feeling-là, tu ne l'as pas, c'est dur de mettre de la valeur dessus. Fait que c'est ça, l'idée d'un peu bootstrapper l'effort. La clé dans ce que tu dis, Antoine,
François Lanthier Nadeau:c'est le bootstrapping de cet effort-là, parce que, oui, tu es un patenteur, tu es technique, tout ça, tu es capable de le mettre en place, mais rappelle-toi le nombre de chapeaux que tu as et numériques que tu portes. Tu n'as pas le temps... d'être là-dedans tout le temps, puis de sortir des insights, puis de travailler juste pour ça. Tu comprends ce que je veux dire ? Nous, avec Marc, on avait quelqu'un dédié à ça.
Antoine Meunier:Oui. Ouais, sauf que j'ai pas les moyens. Mettons, dans mon budget, je peux pas me permettre d'avoir quelqu'un comme ça. Puis en même temps, ça retombe un peu de moi d'aller trouver ces signaux-là. Au début, parce que je pense que tout ce que tu as dit, c'est le mot tout le temps. Avoir quelqu'un... tout le temps là-dessus, on ne peut pas. Probablement que ça fait du sens que je le fasse, mais je suis d'accord avec toi que d'avoir quelqu'un dans la fonction growth design, growth marketing, puis juste une mentalité de regarder ce qu'on a puis appliquer, puis juste le traduire au client aussi. Assurer que ça suit, que Babine suit les bottines. C'est une grosse fonction. Toi,
François Lanthier Nadeau:tu en as même parlé de façon assez transparente sur le pod que tu avais des objectifs et des... Pas des earn-out, mais que tu allais prendre... Tu avais des initiatives en place qui te donneraient plus d'équité dans Blissbook. La prémisse de vouloir plus d'équité dans Blissbook, c'est probablement qu'éventuellement, il va y avoir un exit. Ok, mais attends. Ouais, ou pas.
Antoine Meunier:C'est ça qui est intéressant. Peut-être que non,
François Lanthier Nadeau:mais s'il y en a un, un exit, best believe que si vous vous faites acheter par un private equity, un family office qui veut double down sur la business, la scaler, leur vendre plus cher, vous n'allez pas pouvoir juste dire, on ne sait pas comment le monde nous trouve. Genre, on n'est pas trop sûr de quel canal marketing gêne en quel ROI. Fait que tu sais, de commencer à faire ces efforts-là puis de mettre la maison belle justement pour une... peut-être vente éventuelle, ça aussi, ça a de la valeur.
Antoine Meunier:Absolument.
François Lanthier Nadeau:Je pense qu'on a fait le tour, mon petit chum.
Antoine Meunier:On a fait le tour ? Écoute, merci Frank, je te tiens au courant. Comme d'hab, c'est toujours le fun de discuter et de réaliser qu'on est live sur YouTube et qu'il y a plein de monde qui vont en voir et entendre ce show-là. Les petits shows cachés d'Antoine et Frank. Mais non, c'est super intéressant. Je pense que la morale de l'histoire, c'est de ne pas sous-estimer l'effort de go-to-market. C'est une chose de le flaguer. Mettons, moi, je suis bien content. Je me tape dans le dos. J'ai flagué que c'est important. Maintenant, pour le développer et le livrer, c'est une autre game. Cette game-là, ça coûte souvent moins cher de faire rentrer quelqu'un qui est un pro. C'est quelqu'un qui l'a déjà fait.
François Lanthier Nadeau:Je ne veux pas surestimer l'impact de SaaSpasse, mais il y a beaucoup de consultants, consultantes qui écoutent le pod et je ne serais pas surpris que juste en publiant ça, il y ait quelqu'un qui te contacte et qui te dit si vous avez besoin d'aide avec votre growth ou sinon...
Antoine Meunier:Ça serait nice. Shout out si quelqu'un qui fait du HR tech.
François Lanthier Nadeau:On avait une personne qui t'a écrit il y avait un expert en pricing dans votre réseau et on était comme Hein, tu sais-tu quoi ? Non. On a fait un post sur LinkedIn. D'où qu'on s'est fait name drop, genre 4-5 personnes turbo talentueuses avec des gros credentials. Ces personnes-là vont éventuellement peut-être venir sur le pod. Ça a permis à la fille qui nous avait créé à la base de prendre contact avec ces gens-là. Fait que le pouvoir du réseau et de la communauté, il y a ça aussi qui est fucking cool que SaaSpasse. Fait que ça va être mon shameless plug pour finir.
Antoine Meunier:Absolument. Shameless plug de Frank. Écoute, François. Comme d'habitude, ça fait un plaisir.
François Lanthier Nadeau:Même chose pour moi, bro.
Antoine Meunier:On se reprend dans le tournant.
François Lanthier Nadeau:Bye-bye.
Participant 2:Bye-bye. Merci. Salut.
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.