Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Renaud Teasdale, co-fondateur & CEO chez Kickflip, une plateforme de personnalisation de produits pour e-commerce.
On discute de :
Ah, et Renaud nous raconte aussi des erreurs coûteuses côté gestion du cap table et timing produit — d’excellents rappels pour tout le monde.
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Pour octobre, la job du mois ça se passe chez Missive, une app de gestion des communications collaborative. Tous vos échanges d’équipe peuvent vivre dans l’app : courriel, chat, SMS, DMs, et plus encore.
Missive sont à la recherche d’une personne senior en programmation backend (ou fullstack). C’est une petite équipe de produit élite dans une compagnie hyper profitable, avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart, et on continue de l’utiliser dans notre agence Grip aujourd’hui. C’est de la bombe comme produit & poste à combler — sautez là-dessus.
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Rafael Masson, co-fondateur & CTO.
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Pour octobre, le partenaire en spotlight c’est Jameo, une plateforme de design & livraison de vêtements d’équipe hyper-personnalisés.
Très stoked d’avoir le support de Jameo — je suis moi-même un client satisfait, tous les hoodies SaaSpasse viennent de là, sont beaux, confos, et l’expérience de design, accompagnement, livraison a été seamless.
Jameo offrent une gamme de produits éthiques variée, tous carbo-neutres. Hoodies, polar, tuques, t-shirts — name it. Ça vient aussi avec un service de design gratuit, vraiment une expérience clé-en-main.
L’équipe offre un rabais de 200$ sur une première commande à tous les auditeurs SaaSpasse. Juste à entrer le code promo SaaSpasse dans le checkout! L’offre expire le 6 novembre, mais si vous commandez avant le 20 octobre, y’ont une garantie que ça sera livré avant Noël! Ça fait un foutu beau cadeau d’équipe!
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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Renaud Teasdale Le fait qu'on ait été un SaaS full service longtemps, ça nous permettait de rentrer de l'argent dans le business et grandir tranquillement. Mais avoir fait le SaaS libre-service, ça aurait nécessité vraiment beaucoup plus de capital au départ. On serait les leaders incontestables sur le marché. Je ne sais pas combien de fois plus gros.
François Lanthier Nadeau Juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur Saas cliquez sur le bouton Ajouter votre SaaS Pour être indexé dans notre répertoire, on est rendu avec au-dessus de 230 compagnies. Le prochain événement SaaSpasse aura lieu à Québec, jeudi le 23 novembre, dans les bureaux de Coveo. On va jaser AI, engineering, embauche et plus encore avec Vente Bernard, directeur R&D chez Coveo. Les billets seront dispo bientôt. Stay tuned. OK, la job du mois, SaaSpasse. Pour octobre, la job du mois, SaaSpasse chez Missive, une app de gestion des communications collaboratives. Tous vos échanges d'équipe peuvent vivre dans l'app. Courriels, chats, SMS, DMs et plus encore. Missive sont à la recherche d'une personne senior en programmation back-end ou full-stack. C'est une petite équipe de produits élite dans une compagnie hyper profitable avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcard puis on continue de l'utiliser aujourd'hui dans Grip et SaaSpasse. C'est de la bombe comme produit poste à combler, sautez là-dessus. Si vous ou une personne dans votre réseau avait le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Raphaël Masson, cofondateur et CTO. Si vous voulez commander une des prochaines Job du mois, écrivez-nous à bonjourhiatsaspass.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn. Ok, segment produits et services SaaS. Pour octobre. Le partenaire en spotlight, c'est Jameo, une plateforme de design et livraison de vêtements d'équipe hyper personnalisant. Je suis très stoked d'avoir le support de Jameo. Je suis moi-même en fait un client satisfait. Tous les hoodies de sa sphère viennent de là. Ils sont beaux, confort, puis l'expérience de design, d'accompagnement, de livraison, ça a tout été seamless. Jameo offre une gamme de produits éthiques variés. Ils sont tous carboneutres. Hoodies, polars, t-shirts, name it. Ça vient aussi avec un service de design gratuit. Vraiment une expérience clé en moins. L'équipe offre un rabais de 200$ sur une première commande à tous les auditeurs, SaaSpasse. Juste à entrer le code promo, SaaSpasse dans le checkout. S-A-A-S-P-A-S-S-E. L'offre expire le 6 novembre. Si vous voulez mon avis, ça fait un foutu beau cadeau d'équipe. Check it out sur jameo.com.fr J-A-M-E-O.com.fr Le cofondateur Benoît Quimper et moi, on parle de la compagnie, des produits et de l'offre promotionnelle dans un petit chat vidéo qui est dispo sur sasface.com slash jameo sur notre YouTube ou en show notes. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Renaud Teasdale, cofondateur et CEO chez Kickflip, une plateforme de personnalisation de produits pour e-commerce. On discute de rebrander son SaaS au complet, participer au programme d'accélération Founderfuel valider l'idée derrière Kickflip. commercialiser une app Shopify à succès, abandonner le service, changer son pricing et plus encore. Ah, puis Renaud nous raconte aussi des erreurs coûteuses côté gestion du cap table et timing de produits, qui sont d'excellents rappels pour tout le monde. Alright, on passe au show, let's go ! Renaud Teasdale, bienvenue sur le pod SaaSpasse.
Renaud Teasdale Salut François, ça va bien ?
François Lanthier Nadeau Ça va bien, et toi ?
Renaud Teasdale Ouais, super.
François Lanthier Nadeau Première question d'ultime importance, est-ce que j'ai bien prononcé ton nom ?
Renaud Teasdale Ben oui, ben oui.
François Lanthier Nadeau Ok, sweet. Renaud, je commence toujours avec un recap de comment on se connaît. Te rappelles-tu comment on s'est connus la première fois qu'on s'est vus ?
Renaud Teasdale Oui, c'est ça. Dans le fond, on avait chacun des startups SaaS, les deux bootstraps, les deux basés à Québec. Les deux dans l'e-commerce.
François Lanthier Nadeau Exact.
Renaud Teasdale Fait qu'à un moment donné, on vous suivait un peu de loin puis on a dit que ce serait le fun de les connaître, ces gars-là. Fait que je pense qu'on vous a invité, les gars de Snipcard à luncher, genre, au Milestrom.
François Lanthier Nadeau Ouais, c'est ça. La première fois, c'était là.
Renaud Teasdale Je pense que c'était ça.
François Lanthier Nadeau Parce qu'on est allé au Tori aussi, à Québec, que j'aime beaucoup. Puis, ouais, non, vous avez une belle team. Puis c'était hot de découvrir, justement... SaaS de Québec. Toi, Renaud, comment tu décrirais de façon grossière et rapide ton parcours professionnel, pour que le monde ait une idée de ton skill set, puis c'est quoi ton rôle aujourd'hui dans ta business ?
Renaud Teasdale Dans le fond, j'ai un background en design de produits. J'ai pas complété mon bac à l'UDEM. Dans le fond, j'ai comme lâché. Il restait une session à faire. Je me suis fait offrir une job comme designer de produits chez New Balance dans leur division hockey qui s'appelle Warrior.
François Lanthier Nadeau À Montréal ?
Renaud Teasdale Oui, à Montréal.
François Lanthier Nadeau Nice, OK.
Renaud Teasdale Puis comme il n'y a pas vraiment d'ordre professionnel pour les designers, j'ai comme fait, ben, tu sais, ça ne sert à rien de me taper ma dernière session.
François Lanthier Nadeau C'est la cause de cool drop-out de cocher dans les limites du startup founder.
Renaud Teasdale Oui, oui. Puis c'est ça, quand j'étais au secondaire au cégep à Luni, j'ai toujours fait des sites web en freelance. C'était comme mon gagne-pain. Puis à un moment donné, je me suis ramassé avec un client, un petit client. startup en démarrage d'une petite compagnie d'hockey qui s'appelait MIA Sports, basée à Montréal. Puis pour eux, je faisais un customizer de produits de gants d'hockey. Puis là, ils ont vendu eux autres à New Balance. C'est comme ça que je me suis ramassé à travailler là, finalement. C'est comme ça que j'ai comme, on en parlera plus tard, mais comment j'ai démarré dans le monde de la customisation.
François Lanthier Nadeau Toi, parce que tu as un background de design de produits, ce qui est vraiment intéressant, je ne savais même pas ça d'autre. Tu as fait des websites. Es-tu self-taught en termes de programmation ? Tu as écouté les skills techniques. Ça vient d'où, ça ?
Renaud Teasdale Je ne code pas. Mes sites, dans le temps, c'était du Flash et du Dreamweaver. C'est vraiment... Mes skills, c'est vraiment plus design. Mais maintenant... Je fais de bonnes aventures.
François Lanthier Nadeau Ventures marketing. OK. Alors, c'est sûr que quand tu drop Flash puis Dreamweaver, tu te dates. Automatiquement, on le sait que t'es pas en début vingtaine. Ouais. Non, mais c'est sick. Puis, tu sais, je trouve que c'est un pattern qui revient souvent de genre, ben, j'ai commencé à faire du cash en créant des sites web. Il y a vraiment beaucoup de founders de startups que c'est l'histoire qu'ils ont dans le départ. Puis, aujourd'hui, ben... aujourd'hui. Tu gères Kickflip, tu es co-founder de Kickflip. Si tu avais à nous le décrire, mettons, grossièrement, encore une fois, rapido, Kickflip, c'est quoi ? C'est quoi que ça mange en hiver ?
Renaud Teasdale Oui, Kickflip, ça permet de vendre en ligne des produits personnalisés grâce à une plateforme SaaS. Notre solution s'intègre avec Shopify, avec d'autres plateformes e-commerce. Ça permet vraiment de créer un configurateur de produits. super rapidement sans avoir besoin de coder, justement. Pour donner un exemple concret, je crois que tout le monde connaît Nike. Tu vas sur Nike tu peux customiser une chaussure, choisir tes matériaux, avoir tes initiales dessus, puis ils vont la manufacturer pour toi sur demande. Mais c'est le genre d'expérience que Kickflip permet de créer à n'importe quel brand. Très cool.
François Lanthier Nadeau Pas d'autre. Je te mentirais si je te disais que je n'avais pas dépensé beaucoup de mon argent sur exactement ce site-là. Mais FunPact, premièrement, l'expérience a été insane sur celle-là de Nike. Puis, deuxièmement, ça fait vraiment des beaux cadeaux. Genre, mettons que tu veux faire une paire de choses custom à quelqu'un avec un petit quelque chose, une petite graveur, un petit color scheme qui fit avec eux autres. Moi, mes trois cousins font du football. J'aurais fait des Nike Air Force 1. chacun avec une couleur des teams pour lesquels ils ont joué avec leur numéro en arrière pis man ils étaient genre aux anges le Noël c'était fucking si ouais c'est sûr je faisais pareil avec les gants de hockey pour mes cousins nice très cool tu joues-tu encore au hockey pour le fun genre tu patines-tu encore un peu patinoire du coin mais je fais plus du vélo maintenant ok moins de commotion cérébrale t'es-tu game de nous partager une couple de chiffres par rapport à juste à cakeflip juste pour qu'on ait un portrait plus métrique genre what's up avec la compagnie
Renaud Teasdale Oui, récemment, on a dépassé les 1000 clients.
François Lanthier Nadeau Très cool.
Renaud Teasdale C'était un milestone, le fun. On est une équipe de 16 personnes full-time. Si j'inclus nos deux stagiaires, une team de produits de 10 personnes.
François Lanthier Nadeau Quand même.
Renaud Teasdale On est profitable slash cash neutral. C'est-à-dire qu'on... On réinvestit tous nos profits pour grandir la business. Sinon, on a quand même une bonne croissance. On a grandi, mettons, nos clients de 120 versus l'année passée, plus de 120
François Lanthier Nadeau Très cool.
Renaud Teasdale Ça fait que c'est en train de grandir rapidement.
François Lanthier Nadeau Ça roule depuis 2010, exactement ?
Renaud Teasdale Oui, 2010, c'est... Ça a l'air vieux comme ça, mais les deux premières années, on était vraiment une petite équipe de devs, trois, quatre gars, puis on travaillait juste pour un ou deux gros clients qui étaient New Balance, entre autres. Puis après ça, on a fait Founderfuel Fuel en 2012. C'est vraiment là qu'on est devenus un SaaS puis qu'on a créé la première version de notre logiciel. Puis voilà. deux ans, on a rebrand à Kickflip. C'est comme notre nouvelle version qui roule. C'est presque une nouvelle compagnie. Parce que c'est maintenant libre-service. Avant, on offrait du service par-dessus la chaîne.
François Lanthier Nadeau Il y avait une couche de service en plus du produit pendant une bonne couple d'années, c'est ça ?
Renaud Teasdale Oui, c'est comme ça qu'on a réussi à se financer.
François Lanthier Nadeau Oui, ça fait sens. Encore une fois, c'est un pattern qu'on voit souvent et qui fait souvent du sens pour... une startup qui est en train de grow As-tu des exemples de clients, un peu, pour qu'on visualise quel genre de compagnie peut utiliser Kickflip ?
Renaud Teasdale Yes. Dans le fond, nos clients, c'est autant des petites que des grandes entreprises. Ils viennent d'un peu partout dans le monde, puis ils peuvent vendre n'importe quel type de produit. La customisation, c'est vraiment... C'est ça qui est cool. C'est présent dans toutes les verticales. On a des clients qui vendent des skis. ski, comme la compagnie Untreppy, des patins, on a Pure Hockey aux États-Unis, le plus gros retailer d'articles de hockey aux États-Unis qui vendent les patins, les chandelles, les bâtons, toutes ces affaires-là. Ça peut être des chaussures, comme on disait tantôt, des trucs électroniques, genre des manettes de jeux vidéo, c'est un gros créneau, il y en a plusieurs. on peut utiliser Kickflip pour vendre des joysticks custom.
François Lanthier Nadeau Ouais, c'est cool. Je faisais un peu de recherche justement avant qu'on enregistre le pod ensemble, puis c'est gokickflip.com le site, exact ?
Renaud Teasdale Ouais.
François Lanthier Nadeau Super. Fait qu'il y a des manettes de gaming que je les ai comme juste vues rapidement, puis je me suis dit, je cliquerai pas sur cette landing page-là, man, parce que c'est des plans pour que je m'invente encore un autre si tu le besoins.
Renaud Teasdale Vive le retargeting !
François Lanthier Nadeau Oh, ouais, c'est ça ! Mais pour vrai, si le monde veut le voir, les use cases, vous avez quand même bien architecturé le site pour différentes verticales ou différents types de produits. Le monde peut aller voir à quoi ça ressemble, le type de client, avec des vrais clients qui l'utilisent. J'invite le monde à checker quand même. J'ai bien aimé ça. Puis là, ça a été mentionné en passage, mettons, depuis le début de la convo, mais vous avez fait un rebranding majeur il y a environ deux ans. C'est-à-dire que vous êtes passé de My Customer à Kickflip. J'ai le goût de savoir un peu les motivations derrière cette décision-là.
Renaud Teasdale Oui, Customer c'était vraiment long et descriptif comme nom. C'est super difficile à prononcer pour les clients, même à mémoriser pour les clients. On se faisait appeler Mycustomizer plein d'affaires. Puis on avait vraiment choisi ça sur le coin d'une table en cinq minutes en se disant, on changera plus tard. Finalement, ça a comme pris 10 ans à changer. On aurait peut-être dû se creuser un peu la tête plus avant de choisir ça. On cherchait un nom plus court, catchy, mémorable, un nom qui allait bien s'intégrer dans l'écosystème e-commerce, qui allait fitter avec Wix, Shopify, Duda Snip.
François Lanthier Nadeau Au moins, c'était pas mybestproductcustomizer.com Un espèce de vieux SEO play. Il y avait comme une question de genre, c'est pas... Dans la psychologie de nos clients, ça ne clique pas rapidement, le nom est massacré, il est long, etc. Sauf que c'est moins fort comme brand. Souvent, justement, des brands très fortes, tu vas voir qu'ils ont un nom qui n'a pas nécessairement du tout rapport avec exactement ce qu'ils font comme produit. Mais Kickflip, ça vient d'où, mettons ? Parce que moi, j'adore ça comme nom, mais c'est sorti d'où ?
Renaud Teasdale Au moment qu'on a décidé de rebrander, on voulait vraiment être fiers de notre branding. On a juste fait un gros brainstorm d'équipe. J'ai mobilisé toute l'entreprise et j'ai présenté le projet. J'ai dit let's go on lance des noms. Tout le monde se sont mis en équipe et ils ont commencé à pitcher des noms, des idées de logos. On n'a rien trouvé. On the spot, mais on a continué à, juste pendant comme quelques jours slash semaines, juste tout le temps pitcher des noms. À un moment donné, au restaurant, mon confondateur Malo comme par hasard, il dit Hey, kickflip, ça serait cool. On a tout fait, ouais. Mais tu sais...
François Lanthier Nadeau Mais là, c'est ça, kickflip. que ça apparaît dans votre imaginaire collectif. Vous êtes comme, ouais, c'est vraiment nice. Mais en termes de marque de commerce, en termes de, OK, genre, on refait notre logo, c'est juste une petite pose, c'est un logo, notre domaine de name, y a-t-il des challenges plus stratégiques ou techniques qui venaient avec la décision ?
Renaud Teasdale Ouais, mais c'est ça. La première étape, c'était vraiment de trouver un autre domaine. On voulait un.com, puis on voulait que ça soit pas trop cher. On ne voulait pas payer 100 000 pour acheter. C'est pour ça qu'on n'a pas kickflip.com d'ailleurs.
François Lanthier Nadeau Il était-tu à 100 000 pour vrai ou c'est genre ballpark ?
Renaud Teasdale Je dis un chiffre de même ballpark, mais c'est cher. Ensuite, c'était surtout, ça je l'avais moins vu venir, mais la recherche de trademark, c'est quand même important. Ça a été long de trouver un nom que le trademark était disponible. toute la grosse démarche légale pour obtenir les trademarks dans tous les pays qui est d'ailleurs pas encore complètement finie deux ans plus tard. Faut vraiment être patient pis avoir des avocats qui connaissent ça là-dedans.
François Lanthier Nadeau Peux-tu en dire plus là-dessus, Renaud ? Parce que je suis comme, qu'est-ce que ça implique ? Probablement que je suis trop noob ou que j'ai jamais checké ça comme du monde. On avait eu un petit enjeu avec une compagnie en Chine qui disait que c'était leur nom, Snipcard, pis... Bon, finalement, c'était mort dans l'œuf, là, cette espèce de potentiel problème-là, mais tu dis qu'il faut que tu l'enregistres dans différents pays, dans différentes... Comment ça marche,
Renaud Teasdale là ? Ben, en gros, dans le fond, un trademark, c'est juste que si, mettons, ça fonctionne pour certaines régions, donc, par exemple, je pense, le Canada, c'en est un, t'as toute l'Europe qui est ensemble, l'Australie, c'en est un autre. etc. Il faut que tu déposes le trademark partout. Dans le fond, pour avoir le trademark, il faut que tu sois capable de dire qu'il n'y a personne d'autre qui a réservé le nom Kickflip pour une catégorie de produits. Quelqu'un peut faire des skateboards Kickflip en Australie, ça ne dérange pas parce que moi, c'est une plateforme de e-commerce.
François Lanthier Nadeau Je comprends.
Renaud Teasdale Il faut que tu le réserves partout. Il faut que tu payes des frais partout. Fait qu'il faut avoir des bons avocats qui sont là pour t'aider avec ça, parce que sinon, tu n'y arriveras pas.
François Lanthier Nadeau C'est des one-time fees, les frais dont tu parles, ou c'est comme des licences ?
Renaud Teasdale Tu le réserves pour un certain nombre d'années. Fait que c'est un one-time fee pour genre 10 ans, peut-être je me trompe, mais ça ressemble à ça.
François Lanthier Nadeau C'est tout du stock qui est bon à savoir, j'ai jamais honnêtement pris le temps de checker ça, mais je pense que ça peut être important, surtout comme tu dis, quand tu commercialises dans un malintra. internationale. Est-ce que vous avez designé, parce que tu dis que t'as des chops pis des skills quand même de design, vous avez, je pense, du design à l'interne, mais le logo, le rebranding, avez-vous fait ça à l'interne ou à l'extérieur ?
Renaud Teasdale Non, à l'externe, je trouvais que c'était important d'avoir un designer graphique. On n'a pas de designer graphique pur à l'interne. Un designer graphique spécialisé en branding. Ce qu'on a fait, c'est que je suis allé sur Dribbble. J'ai juste posté l'offre rapido comme ça. Puis là, j'ai reçu plus de 70 portfolios de monde qui voulaient le faire. À un moment donné, j'ai... Le lendemain matin, je me suis comme assis et je les ai passés un par un. Dès qu'il y avait quelque chose dans le portfolio que je n'aimais pas, je le skippais. À la fin, il m'en est resté deux que tout ce qui était dans leur portfolio, j'adorais ça. Il y avait un gars de Berlin et il y avait un gars du Kosovo. On a choisi le gars du Kosovo.
François Lanthier Nadeau Wow !
Renaud Teasdale Oui. Il était vraiment spécialisé en tech, donc on était confiants. J'ai envoyé des mood boards. C'était un peu l'atmosphère de ce qu'on cherchait, puis un gros document qui expliquait notre démarche, où on voulait se placer dans le marché. Il a commencé à travailler.
François Lanthier Nadeau C'est-tu... Parce que moi, j'ai déjà entendu parler de submission ou de... de prix que ça peut te coûter un rebranding, mettons, à Québec ou à Montréal avec une grosse agence pis tout ça. Justement, en travaillant avec Dribbble, t'as quand même l'exposition à différents markets. Ça t'a-tu permis, justement, de dépenser, mais peut-être sauver un peu de cash sur une grosse aventure comme un rebranding ?
Renaud Teasdale Ça a coûté, ça a été quand même très straightforward. Ça a coûté 5000 US.
François Lanthier Nadeau OK. C'était un flat fee pour genre, je retravaille ta marque. OK.
Renaud Teasdale Ouais, pis, t'sais, il y a, Il y a comme tout un processus qui m'a expliqué. Je fais comme 3-4 esquisses. Après ça, j'en fais 70. Je t'en présente 3-4, etc. Puis nous, il nous a présenté sa première esquisse. Puis il a dit, les gars, je ne fais jamais ça pour vrai. Mais j'ai trouvé de quoi. C'est comme que le K avec le I, ça fait un petit bonhomme qui fait du skate. Fait que c'était comme, il y a comme, tu sais, je fais jamais ça, mais pour vrai, vous devriez vraiment prendre ça. Fait qu'il nous laissait comme pas le choix. Fait qu'on a fait, pis on était d'accord, on a dit ouais, c'est sick, pis let's go, va avec ça pour finir ça. Fait que ça a été super rapide cette portion-là.
François Lanthier Nadeau Le monde iront le voir, mais ouais, c'est vrai que ça look, le logo, man, pis le petit symbolisme, il est nice. Pis là, aujourd'hui, justement, c'est fait, c'est done. Au niveau des résultats, es-tu content ? Genre, pas de regrets à ce niveau-là ?
Renaud Teasdale Non, on est vraiment content. Je pense que le plus gros truc, c'est qu'on est vraiment fiers de cette marque-là, de travailler pour cette marque-là comme un sentiment d'appartenance dans l'équipe. Les clients, on voit que ça résonne. On est tous des kids des années 90-2000. On a tous fait du skate. Souvent, les clients, ils nous le disent. Ah wow, c'est cool, qu'est-ce que c'est ?
François Lanthier Nadeau Nice. Mais, tu sais, Duda je pense aussi que des fois, il y a un effet marque-employeur, un effet engagement employé aussi, de dire, genre, à un souper de Noël, quand je dis où je travaille, je suis plus content ou stoked de dire my customizer ou kickflip Puis, je sais pas, il y a quelque chose de vraiment ludique et rythmé dans kickflip En tout cas, moi, je suis un fan. On va switcher, mettons, à un tout petit peu d'histoire. Parle-moi de la jeunesse, justement, de Kickflip, qui était My Customer à l'époque. Genre, rapido, comment t'as bougé du service à identifier un problème qui pourrait être réglé par un produit SaaS, à, mettons, full self-serve SaaS avec Kickflip ?
Renaud Teasdale Ouais, cool. Fait que, dans le fond, comme je disais tantôt, moi, j'avais comme client Sports je faisais leur petit customizer de gants de hockey en flash. Ouais. Cet customizer-là, dans le fond, c'était même pas relié à un commerce en ligne. Tu laissais tes informations, puis il y a un vendeur qui t'appelait.
Participant 3 Oh, wow !
Renaud Teasdale Fait que là, il appelait tout le monde. Tout le monde qui créait un gant, c'est comme, hey, t'as créé un gant, combien t'en veux ? Veux-tu l'acheter ? Puis that's it, il faisait comme ça. Après ça, avec... Quand ils ont vendu à Warrior, Comme j'étais en charge de ça, puis c'était comme core dans cette compagnie-là, cette affaire-là, le configurateur, c'est un peu pour ça qu'il m'a donné la job, entre autres, puis le fait que j'avais un bac en design de produits, bien, ça... Ça aidait. Il m'a dit, tu vas pouvoir travailler sur des gants d'hockey en même temps et des choses comme ça. Je suis tripé. On a vu ce produit-là. Après, j'ai fait embarquer Simon, qui est mon cofondateur maintenant. Lui, il était freelance. Il a connecté ça à des bases de données. Lui, c'est un vrai programmeur. Il a comme... C'est devenu un vrai logiciel, mettons. Puis les ventes de ça grossissaient, grossissaient. Puis tu sais, ça prenait de l'ampleur. Warrior, il ajoutait tout le temps des produits. Le lacrosse s'en voulait, tu sais.
François Lanthier Nadeau OK.
Renaud Teasdale Je voyais que ça faisait boule de neige. Puis jusqu'au jour où ils ont dit, Bien là, les gars, genre, c'est cool, mais c'est pas notre business de développer ça à l'interne.
François Lanthier Nadeau Tu sais,
Renaud Teasdale on veut le donner à une agence. Fait que moi, je me suis reviré vers Sim. J'ai dit, Sim, on part une compagnie, puis on prend le contrat.
François Lanthier Nadeau Ah, nice.
Renaud Teasdale Fait que j'ai quitté ma job. On leur a tout expliqué, ça. On est partis une compagnie. On a travaillé comme deux ans juste pour eux autres. Mais c'était comme énormément de code à développer juste pour un client. C'est quand même un logiciel complexe. C'est là qu'on a dit Crème, un SaaS Je lisais beaucoup le blog des gars de Basecamp, Getting Real On a entendu parler de l'accélérateur Thunderfield. On est allé là en leur pitchant que nous, on voulait transformer notre business en SaaS. Ils nous ont fait rentrer dans Thunderfield. C'est là qu'on a vraiment brassé le modèle d'affaires.
François Lanthier Nadeau pis nice pis dans le fond fait que toi t'avais clairement une grosse compagnie qui avait ce besoin là parce que faisaient de la vente en ligne pis la customisation de produits ça pouvait être un de leurs axes de service ou de vente peu importe fait que tu le savais qu'il y avait probablement d'autres compagnies similaires à ça qui pourraient avoir besoin d'un produit comme ça pis t'étais comme comme tu dis beaucoup trop de lignes de code un produit d'une certaine envergure c'est sûr qu'on peut le distribuer à Ça n'a pas besoin de vivre comme une solution interne custom. Ça pourrait probablement être commercialisé. Puis là, moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir, mettons, comment tu as trouvé Founderfuel puis pourquoi tu as décidé de te faire... OK, pour bouger de plus service, plus custom, à produit plus SaaS, je vais aller là, genre.
Renaud Teasdale Comment on les a trouvés ? Je pense qu'on est allé à un démodé. Puis on avait trouvé ça super cool. Il y a genre 500 personnes plus plus à leur démoder. C'est comme un gros show. C'est big. Fait qu'on avait trouvé ça vraiment nice. Puis après, on est allé au Startup Fest à Montréal. Puis je me suis adonné à jaser à John Store qui est un des partners chez Real Ventures. Puis eux autres sont en charge de Founderfuel. Fait qu'il m'a dit, Hey, eh, eh. Il y a une nouvelle cohorte qui commence dans trois semaines, un mois. Viens au bureau lundi et pitch-moi ton affaire. On a monté un petit pitch deck en une fin de semaine. Le lundi matin, on était dans son bureau et ils ont dit qu'ils allaient prendre le programme.
François Lanthier Nadeau Thunderfield, pour les gens qui écoutent et qui ne sont pas familiers nécessairement avec les accélérateurs et incubateurs, Thunderfield, c'est un programme d'accélération. qui mènent justement un démodé. Le but, c'est de valider, tester, développer ton SaaS ou ta startup en général, d'arriver à un démodé où est-ce que tu peux pitcher un peu ce que tu as buildé, les clients que tu as, les projections, ta vision pour le monde. Il y a un paquet d'investisseurs aussi qui sont là à ces démodés-là. Fait que si tu veux aller chercher plus de funding, c'est un bon moment. Il y a un modèle très similaire avec YC, le Y Combinator, pour ceux qui ont écouté l'épisode avec Marc-André Campagna. C'est pas mal ça. Ça fait du sens
Renaud Teasdale Oui, c'est ça. Puis, ils te donnent un peu d'argent dans le sens, ils ne te le donnent pas. Ils prennent une petite portion de ta compagnie en échange d'un micro-seed. Nous autres, dans le temps, c'était comme 30 000. Puis, à la fin du programme, on avait accès à un 150 000 de plus d'APDC.
François Lanthier Nadeau Oui.
Renaud Teasdale Ça nous a fait un genre de 170 000 qui nous a permis de, finalement, développer la première version de notre logique. notre logiciel.
François Lanthier Nadeau Est-ce que, parce que là, tu peux, il y a plusieurs motivations qui peuvent te pousser à aller, mettons, dans un accélérateur puis passer à travers une corde similaire à ça. Est-ce que, justement, l'accès à un peu de capital puis du, comme, de startup capital, ça t'intéressait ? Est-ce que c'était plus le mentorat ? l'espèce de focus crunch de je passe une couple de semaines ou mois là, l'investissement après, c'est quoi ?
Renaud Teasdale C'est tout le package, mais ils ont vraiment une équipe, t'as la chance de côtoyer des investisseurs aguerris, pas juste du Québec, mais de Silicon Valley qui viennent, t'as la chance de rencontrer des founders de grosses startups qui ont réussi, ou qui n'ont pas réussi, mais qui viennent te... te conter des fois leur histoire. Même qu'ils vont regarder ta business et te la virer de tous bords, de tous côtés. C'est surtout ça qui est bien. C'est que ça challenge tout ton modèle d'affaires. Nous autres, c'est là qu'on a seté les bases de ce que Kickflip allait devenir.
François Lanthier Nadeau Avez-vous levé du cash ? ailleurs ou à un autre moment qu'à ce moment-là où est-ce qu'il y a un petit peu de capital qui est injecté dans le programme d'accélération ?
Renaud Teasdale Non, suite à ça, comme on a vraiment développé notre première version, on a eu un gros client qui est rentré, puis après ça, quelques autres gros clients. C'est ce qui a fait qu'on a réussi à se rendre où on est. Je ne sais pas si c'était le meilleur chemin, mais c'est le chemin qu'on a pris.
François Lanthier Nadeau Dis-moi en plus, y'a-tu une partie de toi des fois qui se dit Ah, peut-être j'aurais dû lever du cash là ou rentrer...
Renaud Teasdale Honnêtement, on a failli... On avait un term sheet à un moment donné. On a failli lever une ronde dans les 7 chiffres.
François Lanthier Nadeau OK, très bien.
Renaud Teasdale On avait un term sheet. Notre avocat l'avait négocié. Il restait à signer. Puis, il y a un de nos co-founders qui n'est plus avec nous maintenant, mais... qui a comme décidé je chigne pas ça il était pas d'accord avec cette direction là fait que finalement c'est ça on a pas on a pas levé de l'argent on saura jamais où on serait maintenant avoir eu cet argent là mais écoute
François Lanthier Nadeau c'est ça qui est ça ouais pis ce qui est sûr à 100% c'est que comme tu dis on peut pas vivre dans le conditionnel pis dans le si jamais blablabla mais vous avez gardé plus d'équité ça c'est sûr à 100% Ouais. Puis là, tu sais, aujourd'hui, tantôt, tu disais comme on est rendu 16, ça va bien, on est soit cashflow neutral ou ben non. Si vous vouliez, vous pourriez mettre en place profitable, vous réinvestissez. T'as besoin d'embaucher du monde pour te rendre là. Tu sais, tu peux pas juste rester deux personnes puis te rendre là longtemps. T'as-tu trouvé ça tough d'embaucher en SaaS au Québec ? Si oui ou non, pourquoi ? J'ai le goût que tu me parles un peu de ce côté-là, de la... business ? Parce que moi, ça m'a intéressé beaucoup et je n'ai eu des défis.
Renaud Teasdale Je dirais oui et non. Oui, c'est tough comme tout le monde le sait. Le marché pour trouver des développeurs web, c'est grosse rareté. Tout le monde, je pense, est au courant du problème. Mais je dirais non parce qu'on a quand même une équipe et une culture sur laquelle on... On travaille tout le temps, qui est le fun. Tu sais, des belles conditions, des bons salaires, des stock options. Mais je pense vraiment que c'est le fun de venir au bureau, le fun d'être avec cette gang-là. Puis, peut-être le tech stack aussi, qu'on a un tech stack moderne, que les devs, ils voient notre tech stack, ils sont comme Ok, j'ai le goût de travailler là-dedans. Tu sais, c'est pas du vieux PHP. Oh mon Dieu, ASP, c'est un gros 10. Fait qu'il y a ça, puis c'est un défi technologique important. Fait que les devs sont tout le temps souvent à la recherche d'un challenge, puis de travailler sur un produit long-term qui ait de la qualité. C'est pas juste des petits projets, comme une agence qui roule, qui roule, qui roule. T'es vraiment sur un truc, puis t'as le temps de faire les choses comme elles doivent.
François Lanthier Nadeau être faite, à être faite, disons. C'est cool, man. Puis, t'as-tu, là, c'est moi qui fais basically du customer interview pour mes propres projets, mais t'as-tu, quand t'embauchais, il y a différentes manières d'embaucher. Tu peux marcher par referral, ton réseau proche, le réseau des gens de ton réseau, le réseau de tes employés, tes investisseurs, peu importe, t'as le réseau, t'as les job posting sur les LinkedIn, Indeed Grenier aux emplois, Job Boom de ce monde. tu as des headhunters, tu as des consultants RH. Je serais juste curieux de savoir quelle méthode a marché le plus pour toi, je crois.
Renaud Teasdale On a essayé un peu de tout. Ce qui marche le mieux, c'est les referrals. Dans le fond, un employé qui dit j'ai travaillé avec telle personne, elle est super bonne, je vous la recommande, ça c'est le best. Sinon, LinkedIn et Indeed, on fait tout le temps ça, puis on reçoit des CV, beaucoup de CV, puis après il faut que tu primes, puis tu tombes sur la bonne personne, c'est plus moins sûr que… Ça va fonctionner.
François Lanthier Nadeau T'as déjà embauché directement à partir d'une application sur LinkedIn ou Indeed, mettons ?
Renaud Teasdale Oui, plusieurs fois.
François Lanthier Nadeau OK, nice. Cool.
Renaud Teasdale Puis les headhunters, à date, ça n'a pas marché, les headhunters. C'est cher aussi, c'est super cher.
François Lanthier Nadeau Oui, je le sais, man. Puis qu'est-ce que... Parce que là, toi et moi, on a vécu quelque chose en parallèle. Les deux, on était dans l'e-commerce. Dans l'industrie, disons, large d'e-commerce, pendant la COVID, nous, le monde le sait, c'est quoi que ça a fait pour Snipcard. Ça a été un accélérant qui a mené éventuellement à une vente, etc. J'en ai parlé partout. Vous, qu'est-ce que ça a fait, mettons, la période COVID comme impact sur Kickflip ?
Renaud Teasdale Bien, comme on était comme vous autres dans l'e-commerce, pour les revenus, pour la croissance, ça a été positif finalement à cause du boost. qu'il y a eu dans l'e-commerce. L'impact négatif, moi, j'ai trouvé que c'était sur le moral de l'équipe, sur mon propre moral. Moi, j'aime vraiment aller au bureau tous les jours. J'y vais en vélo, je marche jusqu'au bureau. Fait que c'est mon exercice physique, en plus d'y aller et de revenir. Fait que là, tu me coupes ça, puis tu me dis que tu travailles dans ta cuisine avec tes deux enfants qui courent partout. Ils sont en train de monter sur une chaise pour fouiller dans le garde-manger et ramasser des biscuits. Pendant que toi, tu es sur un Zoom où tu essaies d'être concentré, ça ne marchait pas. Il y en a d'autres, des employés qui ont vécu de la solitude aussi.
François Lanthier Nadeau C'était très spécial comme période, surtout quand tu vois le reste du monde souffrir psychologiquement, économiquement. Et que tu es comme ouais, ma business, ça va critiquement bien Mais pas nécessairement le monde dedans. Fait que qu'est-ce que tu penses des vaccins mRNA ? Non. C'était finalement un piège de cancellation puis de polémique tout le podcast. Non, non, non, man. Avez-vous embauché pendant la COVID ?
Renaud Teasdale Bonne question. Ah oui.
François Lanthier Nadeau C'est flou.
Renaud Teasdale Juste avant la COVID. C'est un gros flou, la COVID. Juste avant la COVID, on venait d'engager une directrice des ventes.
François Lanthier Nadeau OK, intéressant.
Renaud Teasdale Elle a eu un jour au bureau, puis après, confinement. Elle est encore avec nous, mais les trois premiers mois, travailler avec elle, apprendre à se connaître, apprendre tout ce qu'il faut que tu apprennes pour unboarder, tout ça à distance, c'était pas top.
François Lanthier Nadeau moins de doute ça m'intéresse de savoir toi ton day-to-day ça ressemble à quoi mettons parce que là ton titre c'est co-founder CEO exact ouais bon fait que mettons là il y a quelqu'un qui écoute pis comme ok un SaaS successful qui sont à peu près size qui roule bien qui est profitable ça ressemble à c'est quoi la job d'un CEO genre qu'est-ce que tu fais au day-to-day ben genre j'ai 3 3
Renaud Teasdale Grosse priorité, je pense, en tant que CEO, c'est d'assurer qu'on a assez de cash, que la business grossit. L'autre, c'est d'assurer qu'on a une bonne équipe, qu'on a l'équipe pour réaliser les projets. Puis l'autre, c'est la vision, transmettre ma vision. S'assurer que je suis en accord avec la vision vers laquelle on s'en va. Ça, c'est comme les grosses orientations que je me répète tout le temps. J'ai-tu assez de cash ? J'ai-tu l'équipe ? On est-tu en train de s'en aller dans la bonne direction ? Mais en tant que tel au day-to-day, ce qui est cool, je pense, d'être CEO, c'est que tu touches à tout. Puis moi, je suis quelqu'un qui aime ça me former. par moi-même un peu sur plein d'affaires. J'ai autant eu la chance de faire des ventes pendant un bout quand j'ai comme senti que j'avais... maîtriser la patente, puis qu'on avait besoin de plus d'expertise, puis plus d'autres personnes, on est allé engager. Après ça, j'ai fait du marketing tout seul un bout. Après ça, on a engagé du monde en marketing, une directrice marketing pour, comme, justement, pousser plus loin. Mais quand quelqu'un rentre, ça veut pas dire que j'arrête non plus d'en faire. Je continue à m'impliquer dans ces domaines-là, puis avec mon background en design, bien... Quand il y a du QA, quand il y a des meetings de design, j'aime ça des fois embarquer, pas tout le temps. De ce temps-ci, je parle beaucoup à notre CFO. On a maintenant une CFO fractionnelle.
François Lanthier Nadeau OK, intéressant. Dis-moi en plus.
Renaud Teasdale Oui, ça a été le gros move que je suis content d'avoir fait l'an passé. Les finances, on gérait ça nous-mêmes dans une feuille Google Sheets, avec Ponders. À un moment donné, ça pèse. Puis, tu sais, on n'est pas des comptables, loin de là. Fait qu'on avait toujours réussi à se débrouiller avec ça. Mais là, on a dit que ce serait le fun d'avoir quelqu'un. Fait qu'on est allé avec Finalytics, qui sont comme une firme de CFO fractionnelle.
François Lanthier Nadeau OK, ça m'intéresse vraiment à d'autres. Je veux double-cliquer. Comment tu as trouvé cette firme-là ? Puis c'est du placement de Fractional CFO. Ça fait que ça, pour le monde qui écoute, c'est genre quelqu'un qui, basically, part-time, va t'aider dans la gestion de tes finances, la santé financeur, la vision, les risques, au niveau vraiment du cash dans ta compagnie. Cette personne-là, elle est où dans le monde ? Comment tu as trouvé la firme ? Creusons un peu là-dessus.
Renaud Teasdale Je suis allé à SaaS North, à une conférence à Ottawa.
François Lanthier Nadeau Oui, oui.
Renaud Teasdale Puis, j'ai rencontré David, le fondateur. C'est une firme québécoise.
François Lanthier Nadeau Très cool.
Renaud Teasdale Puis, ils ont plein de clients. C'est toutes des startups, leurs clients, en gros. Ils sont vraiment basés, c'est finance, mais vraiment comme metrics. Ils sont comme metrics-driven. Puis, ce qui est cool avec eux autres, c'est que tu as accès à un CFO, tu as accès à du bookkeeping. Tu as accès à un spécialiste en grants,
François Lanthier Nadeau en subventions.
Renaud Teasdale C'est tout, finalement, beaucoup d'expertise. Si on avait engagé un CFO, il n'y aurait pas nécessairement eu toutes ces expertises-là, tandis qu'avec eux, tu l'as. Puis on n'est pas non plus, je pense, assez gros pour avoir quelqu'un full-time. Oui, ça a été un bon move.
François Lanthier Nadeau C'est vraiment intéressant comme modèle le Fractional X. Meta j'ai vu des Fractional CMO. Je pense qu'Émilie Campagna qui est venue sur le podcast et qui travaillait avec moi chez Snipcard, elle a fait ça. Je trouve ça intéressant. Je me demande, tu n'es pas obligé de dire des détails, mais ça ressemble à quoi l'Hour Pricing Model ? C'est juste des bundles à l'heure, c'est des bundles au mois, à l'année ? Comment ça marche ?
Renaud Teasdale C'est pas mal à l'heure,
François Lanthier Nadeau en gros.
Renaud Teasdale Tu t'entends là ? Je veux dire, ils regardent ton dossier, puis ils disent, on pense que ça va prendre grosso modo tant d'heures par mois.
François Lanthier Nadeau Moi, ce que j'aimerais, je pense que le monde qui écoute Catch, c'est... Renaud, il a dit, mettons, ma job de CEO, c'est m'assurer que la business a assez de cash et a de la croissance. M'assurer que la... L'équipe en place, c'est la bonne équipe pour se rendre dans nos objectifs de croissance. Puis, m'assurer que la vision de croissance est sharp, puis que le produit suit, puis que l'équipe suit, puis etc. Ensuite, les trois autres choses que Renaud a dit par rapport à le Fractional CFO et les services qu'il y a dans la firme Autant qui parle, c'est accès à du bookkeeping, gestion des finances en général, puis accès à des experts en grants, en subventions, etc. Moi, pour l'avoir fait un bout, je peux te confirmer que les trois dernières choses que tu as dit qu'eux peuvent faire, ça peut devenir des estis de trous noirs puis de time suck pour un CEO. Puis pendant que ton temps est aspiré dans ces choses-là, tu n'es pas nécessairement en train de faire les deux ou trois composantes clés de genre ta job de value-added CEO, mettons. Fait que je trouve ça fucking intéressant puis c'est le genre d'affaires que je garde en tête pour justement les prochaines ventures qui... qui start de mon bord. Fractional CFO. On mettra ça dans les show notes aussi pour que le monde puisse aller checker. Tu sais, une de tes jobs, c'est aussi de gérer les risques, mettons. que ce soit les risques de si je prends tel financement, si j'embauche toujours la personne, si je développe un nouveau market, peu importe. Il y en a un paquet de risques quand tu es en startup et en SaaS. Il y en a un qu'on entend souvent parler, mettons, dans la mythologie ou la... pas la mythologie, mais l'espèce de langage de startup qui est le platform risk. Dépendre trop d'une plateforme tierce pour la distribution de ton SaaS. Il y a aussi des bénéfices, par contre, qui viennent avec un... quand tu t'arrimes à une plateforme. Vous, si je me rappelle bien, il y a quand même une bonne partie de vos revenus qui viennent de Shopify parce que vous avez une app Shopify pour Kickflip. Comment tu gères ça un peu, ce platform risque ou benefit-là par rapport à Shopify ou d'autres ?
Renaud Teasdale Oui, c'est vrai que Shopify pour nous, c'est un vecteur de vente vraiment important. Tu t'arrimes à un géant. C'est ça qui est vraiment bénéfique.
François Lanthier Nadeau Exact.
Renaud Teasdale Il y a des millions de business qui utilisent Shopify et qui sont en super croissance. Là-dessus, c'est sûr qu'il y a un pourcentage qui cherche des solutions pour la customisation. D'être sur leur App Store... Pour nous, c'est clé. Puis même le App Store, il est vraiment vivant. Le monde y installe. Tu sais, c'est vraiment une plateforme où le monde installe des apps. Ça se fait clic-clic en deux, trois clics. Ils peuvent essayer notre solution vraiment facilement, vraiment rapidement. Ça, c'est super cool. Puis en plus, ils sont quand même, versus, disons, Apple ou d'autres plateformes, c'est très developer-friendly Oui. Quand tu as des revenus en bas d'un million, il n'y a aucun rev share annuel.
François Lanthier Nadeau Ah oui, ok, je savais pas ça.
Renaud Teasdale Puis quand tu vends pour plus d'un million, ça tombe à 15%. Fait que c'est quand même assez bon de ce côté-là. C'est sûr que des risques, il y en a. Récemment, Shopify a lancé, par exemple, une app de bundle de produits, de grouper des produits ensemble. toutes les apps qui existaient de bundles de produits, ils ne mangent pas, sûrement. Ils sont obligés de se démarquer de, finalement, un Shopify qui devient un peu leur compétiteur, mais ça fait partie de la game. Puis d'un autre côté, on se dit, nous autres, on aime penser qu'on est rendus tellement bons que, si jamais ils veulent faire de la customisation, ils vont nous lâcher un petit fil.
François Lanthier Nadeau Puis, de... Vous avez des apps qui fonctionnent dans d'autres plateformes aussi, right ?
Renaud Teasdale Oui, c'est ça. On ne se limite pas à Shopify. Notre but, c'est de développer les connecteurs pour toutes les plateformes e-commerce du bas du marché comme Wix jusqu'en haut du marché comme Salesforce. Puis on voit qu'à chaque fois qu'on ajoute une connexion, on accède à un nouveau bassin de clients. C'est sûr que c'est important de se diversifier. de ce côté-là.
François Lanthier Nadeau Puis, as-tu une bonne job de marketing pour réussir à être visible et découvrable sur, mettons, un App Store comme Shopify ? C'est-tu du App Store optimization un petit peu ? Genre, passez-vous du temps là-dedans ?
Renaud Teasdale Oui, oui, c'est important. Le listing de ton tapage sur l'App Store est super important, mais c'est pas juste de penser que Une fois que tu es là-dessus, tu ne fais rien et tout va marcher. Nous autres, on fait des ads sur le store pour sortir. Si le monde cherche, par exemple, le customizer, c'est sûr qu'on va sortir. Puis on fait d'autres efforts marketing, par exemple sur Google ou d'autres channels.
François Lanthier Nadeau Est-ce que tu dirais que c'est compétitif comme Space, disons, ta verticale dans un app ? marketplace comme Shopify ?
Renaud Teasdale Ça peut être très compétitif, surtout si ton app, c'est quelque chose de base, genre des apps qui font des discounts, bien là, il y en a peut-être 40, 50. Par contre, nous autres, c'est assez niche, c'est assez petit pays ce qu'on fait. Puis oui, tu vas voir, on a des compétiteurs que des fois, tu vois que c'est comme... Un OneDev Teasdale là ? Tu sais c'est un homme off-guest qui... C'est ça, ça a business. Mais là, après, quand les clients, ils comparent, ils voient que c'est pas en toute la même affaire. Fait que je pense qu'on réussit à se démarquer quand même par la qualité de notre logiciel.
François Lanthier Nadeau Nice. Puis si tu peux parler de ton pricing model, que ce soit quand un utilisateur paye pour Kickflip via une app comme dans Shopify, ou je pense qu'on peut l'utiliser via API aussi, Kickflip, ou via les autres plateformes. Comment vous chargez vos clients ?
Renaud Teasdale Oui, ça, c'est une autre grosse décision qu'on a prise dans l'année. On a décidé de transitionner à un modèle purement basé sur les frais de transaction, donc usage-based pricing. Ça fait que maintenant, c'est zéro dollar par mois. Tout ce qu'on charge, c'est 2,19. sur les ventes. On est comme all-in sur le succès de nos clients. Ça a permis... Il n'y a plus aucune barrière à l'entrée. Ça fait qu'il y a beaucoup plus de clients qui rentrent dans ton pipeline.
François Lanthier Nadeau Avant, il y avait un flat fee ?
Renaud Teasdale Oui, avant, il y avait aussi un frais de transaction. C'était compliqué. On voulait simplifier. Il y avait un frais de transaction. plus un flat fee qui baissait selon la quantité de produits dans la plateforme. Finalement, c'était comme, on mettait des barrières pour rien, on a dit. Puis aucune barrière, tu as toutes les features, toutes les fonctionnalités, puis nous autres, on va faire de l'argent si tu fais de l'argent. Notre but, ça devient d'aider les clients le plus possible à réussir.
François Lanthier Nadeau T'as-tu grand-périsé ceux qui étaient déjà là ou t'as switché le... le pricing de tout le monde. Comment tu as géré la transition ?
Renaud Teasdale On a fait ça, oui, smooth. OK. On a comme, tous les clients, ils n'étaient pas obligés de changer de pricing. Ils pouvaient garder leur pricing. C'est juste que s'ils veulent changer, il faut qu'ils aillent vers le nouveau modèle.
François Lanthier Nadeau Est-ce que Shopify ou une plateforme où tu distribues ton app, ton logiciel, a quelque chose à dire sur ton pricing, genre ? Ça doit être reviewé par, je ne sais pas.
Renaud Teasdale Non. Ils sont flexibles là-dessus. Eux autres, la seule affaire, c'est que tu dois charger tes clients à travers le Shopify Billing API. OK,
François Lanthier Nadeau c'est bon. Parce qu'eux,
Renaud Teasdale leur fait apporter ça. Oui, mais ils te permettent de faire du usage base, du monthly, du flat fee, comme tu veux.
François Lanthier Nadeau De façon générale, tu considères que c'est une bonne décision ? Ça fait combien de temps qu'elle a été officiellement prise, cette décision-là, puis implémentée ?
Renaud Teasdale La décision a été prise... Ça a été implémentée genre en février. OK. À court terme, c'est sûr que on était habitués de voir une courbe de MRR stable. tes inscriptions de 29, 79, 129$ par mois, mais là, ça, tu l'as plus à court terme. Puis tes clients que tu rentres, ils sont à zéro dollar, ça leur prend un temps X à commencer à vendre. Fait que pour un moment, notre courbe,
François Lanthier Nadeau je comprends,
Renaud Teasdale elle est devenue un peu plus flat. Mais d'un autre côté, on voyait l'autre courbe des clients accélérer.
François Lanthier Nadeau OK.
Renaud Teasdale Fait qu'on savait que ça s'en venait, puis... Il y a toute la saisonnalité du e-commerce là-dedans aussi à prendre en compte. J'ai hâte de voir Black Friday cette année. Je pense que ça va être bien.
François Lanthier Nadeau Ça s'en vient pour vous, septembre, octobre, novembre, décembre. C'est là que ça crée que c'est la même chose avec Snip. Comment vous faites pour acquérir des clients ? Il y a clairement un canal de distribution qui est les app marketplaces dans lesquels vous êtes présents et visibles. À part ça, le marketing en général, les canaux marketing, l'équipe à l'interne, j'ai envie d'avoir un portrait de ça un peu.
Renaud Teasdale Oui, on fait des pubs sur Google, sur Meta, Instagram Facebook, un peu de retargeting. Sur Google, c'est vraiment des search ads. Si tu cherches des termes clés, on essaie de sortir. On fait du SEO. On a commencé... depuis un an et demi à en faire beaucoup plus. Puis ça, c'est le fun aussi. Je vois l'organique grossir. Mais c'est vraiment inbound, on ne fait aucun outbound. On ne va pas contacter une compagnie pour dire,
François Lanthier Nadeau Voudriez-vous… Il n'y a pas d'équipe ou de personne… Il n'y a pas de code cause.
Renaud Teasdale Oui, on a une directrice des ventes, puis on a Cindy au Customer Success. Mais finalement, leur job, c'est vraiment d'accompagner les clients. Ce n'est pas de la vente sous pression. C'est d'expliquer notre logiciel, leur faire comprendre que… Ça peut fonctionner leur projet de configurateur. Ensuite, de les aider à set-upper leurs affaires jusqu'à ce qu'ils fassent des ventes.
François Lanthier Nadeau Puis au niveau des... Tu parlais de ads sur différentes plateformes puis des SEO. C'est-tu tout de l'expertise que tu as à l'interne ou tu travailles avec du monde à l'externe aussi ?
Renaud Teasdale On a choisi de garder... On a, par le passé, travaillé avec une agence. Puis on était... pas... on n'a pas été satisfaits, fait qu'on a choisi d'y aller à l'interne. On a engagé une directrice marketing qui était dans un SaaS avant aussi, fait que ça nous a beaucoup aidé, parce que c'est... J'essayais de m'auto-former là-dessus encore une fois, pis à un moment donné, là, tu te dis, OK, c'est un monde, là. Juste gérer Google Ads, là, c'est...
François Lanthier Nadeau Ça peut être une job, temps plein.
Renaud Teasdale C'est une job en soi.
François Lanthier Nadeau Mais c'est cool. Je suis content de voir aussi, justement, que vous diversifiez dans l'SO et l'Organic. C'est sûr qu'il y a une petite place spéciale pour moi, ce canal-là. J'ai vu aussi que sur la homepage, vous faisiez la promotion de vos ratings Captera et G2, qui sont des plateformes de découverte et de comparaison de logiciels que peut-être les gens sont familiers avec ou pas. Est-ce que c'est un driver de croissance, d'acquisition ? Parle-moi un peu de ça.
Renaud Teasdale Oui, ça, j'étais vraiment sceptique, honnêtement. Puis c'est RJ, notre directrice marketing, qui a vraiment poussé ça, puis qui a dit, les gars, on devrait le faire, puis qui nous a convaincus. Puis, Grim, je suis surpris. Premièrement, ça nous a vraiment donné de la motivation à l'équipe, parce que tu payes un gros montant, puis ensuite, ils donnent un certain paquet de dollars à donner à tes clients. pour obtenir des reviews.
François Lanthier Nadeau Puis,
Renaud Teasdale tu fixes un objectif. Si tu atteins, mettons, 50 reviews en tel temps, bien là, on te redonne un autre, je ne sais pas trop, 1000 piastres de... Fait que là, ça a comme tout motivé l'équipe de vente de Customer Success, même les devs, tu sais, de faire la meilleure job possible pour obtenir des reviews. Puis, ça a comme créé un genre d'engouement dans la compagnie. Fait que ça, c'était le fun. Je ne pensais pas à quel point ça pouvait être important d'avoir... On avait déjà des reviews sur Shopify, mais d'en avoir sur G2, qui est plus une plateforme où est-ce qu'ils vont vraiment... Ben, review, justement, chaque commentaire. Puis c'est comme vu, je pense, plus nerd, même si ça ne l'est peut-être pas 100 Oui. C'est comme... C'est important, finalement. Je pense que les clients, ils vont le voir. C'est peut-être pas le numéro un dans leur décision, mais c'est important.
François Lanthier Nadeau C'est aussi que les gens qui vont sur G2, Captera, peu importe, c'est des gens qui, dans leur processus d'achat, leur processus décisionnel, ils sont quand même bas dans le funnel. Ils sont proches d'une décision. Ils sont en mode comparaison. Ils sont plus en awareness ou whatever. Fait que si t'es là pis que t'as des glowing reviews pis tout ça, comme tu dis, ça peut être un touchpoint, une augmentation de la confiance. Ah oui, ma décision, je suis quand même un peu plus safe de la prendre parce que je n'ai pas juste vu les trucs sur Shopify, puis le SEO, puis les ads. J'ai aussi vu, genre, 50 reviews, 100 reviews et plus positifs sur une plateforme, comme tu dis, de tierce partie. C'est agnostique, entre guillemets. C'est sûr qu'il y a des intéressantes mécaniques de paiement à l'interne puis d'incidence pour...
Renaud Teasdale Puis, avec Shopify, par contre... c'est vraiment son stiff là-dessus. Tu ne peux pas payer. Il y a plein de règles parce qu'ils veulent que leur review soit le plus authentique possible. C'est différent de G2. L'autre affaire, c'est que je ne pensais pas non plus. À un moment donné, au début, je ne répondais pas aux reviews. Je suis parlant à un gars qui avait une app Shopify. J'ai vu que tu répondais. Crime Renaud, genre... la personne a pris genre 15, 5, 10, 15 minutes de son temps pour t'écrire un commentaire. Penses-tu que ça serait une bonne idée de juste répondre ? J'ai dit, ah ouais, je suis con. Maintenant, je prends vraiment le temps. On prend le temps de répondre en détail à chaque review et ça montre qu'on care. Je pense que c'est un bon signe que les clients voient. Oui, ça a été positif et ça génère des leads.
François Lanthier Nadeau Tu sais ça, mettons, ne pas répondre aux reviews alors qu'ils étaient de raies cloutes, ça en est une petite erreur, mettons, que tu te dis, on écrit un critique là-dessus. Y'a-tu d'autres erreurs de façon générale dans le business que t'as envie de partager ? Si t'es à l'aise, évidemment.
Renaud Teasdale Ouais, ouais, ben, je pense pour nous, la plus grosse erreur, ça a été quand on a démarré l'entreprise, on était jeunes. jeune vingtaine. Puis, on a fait faire la convention d'actionnaire par, genre, le beau-frère du beau-frère. Fait que, tu sais, vraiment sur un coin de table, c'était comme un template qu'elle avait trouvé, en tout cas. Fait que ça a fait que, finalement, la convention d'actionnaire, c'est vraiment un contrat, là, de mariage, en quelque sorte, entre toi puis tes cofondateurs. S'il n'y a pas des mécanismes, tu sais, qu'un vrai avocat en droit des corporatifs, que, tu sais, normalement, c'est standard, c'est des choses qu'il faut que ça soit là, puis c'est là pour te protéger, toi, puis pour protéger tes cofondateurs, puis protéger l'entreprise. Fait que nous autres, il n'y avait pas ça, ou il y avait des choses comme ça, mais très funky. Fait que ça a fait que plus tard, quand il a été le... le temps de... Il y a un cofondateur qui a quitté, puis quand il a été le temps de le racheter, bien, ça nous a coûté une fortune de le racheter, littéralement une fortune, autant en dollars qu'en énergie, qu'en motivation, qu'en frais légaux. Puis ça a été... Ça a pris deux ans et demi, genre. Fait que si, tu sais, ça aurait pu, à quelque part, quasiment tuer la business si on n'avait pas été... on aurait pu dire Hey, je suis tanné. On met la clé dans la porte et on fait d'autres choses tellement ça a été tough, mais une fois qu'on l'a fait, ça a tout débloqué et maintenant, c'est juste du positif, mais ça, ça a été une grosse erreur.
François Lanthier Nadeau C'est important de le dire et c'est important de partager ces moves-là qui ont été plus tough pour que justement le monde qui suive ou qui sont en train de se poser ces questions-là puissent faire comme... Ouais, shit, man, peut-être que je vais le mettre, quelques mille piastres de plus pour avoir une convention d'actionnaire sur ce monde-là. Ah,
Renaud Teasdale moi, c'est le meilleur investissement que tu peux pas faire. Tout le monde qui me dit Je démarre une business. T'as-tu une convention d'actionnaire ? Ah, non. Ben, tu devrais aller voir un avocat qui connaît ça.
François Lanthier Nadeau Ouais, je sais jamais comment réagir à ça, dude, parce que je me dis... Tu sais, d'un côté, j'ai Georges Saas qui a été mon mentor longtemps, puis qui est comme... Man, tu fais pas de commencer en actionnaire avant d'avoir travaillé ensemble, mettons, je sais pas, 6 mois ou 12 mois, puis prouver qu'il y avait un besoin, puis voir vraiment comment le monde va s'impliquer dans cette compagnie-là, tu sais, puis après qu'il y ait une distribution, mettons, de l'équité qui est en fonction de ça ou quoi que ce soit, puis souvent, j'ai l'impression que c'est des discussions de qui va avoir combien de parts, puis pourquoi, puis tout ça, qui peuvent venir tôt dans une compagnie alors que t'as pas de data du terrain, tu sais pas vraiment le monde va-tu se donner.
Renaud Teasdale Oh man. Je suis vraiment d'accord avec le principe de faire une sorte de trial quelques mois. Je suis vraiment d'accord avec ça, avant d'officialiser tout ça. Mais quand ça devient officiel, que t'es des revenus, que tout le monde est all-in, que t'es confortable, vas-y. Parce que c'est pas parce que ça va bien maintenant que dans 2, 3, 4, 5 ans, ça aura pas changé.
François Lanthier Nadeau En tout cas, je nommerai pas de nom, rien, mais comme... Dans notre milieu, on a entendu des histoires d'horreur de il n'y a pas de convention puis il y a des coups de poignard dans le dos puis des genres de contrats sur l'honneur ou la confiance que finalement, c'est peut-être pas là tant que ça. L'honneur puis la confiance, c'est... Je pense que c'est un bon cautionary tale qu'on raconte un peu. Sinon, il y a-tu d'autres erreurs un peu plus intéressantes à partager ou...
Renaud Teasdale Ben, si c'était... faire, c'est comme... Si c'était à faire, nous autres, le fait qu'on a été comme une entreprise... un SaaS full service longtemps, ça nous permettait de rentrer de l'argent dans le business puis grandir, apprendre de nos clients puis grandir tranquillement. Mais avoir fait le SaaS libre-service, c'est que ça aurait nécessité vraiment beaucoup plus de capital au départ, mais on serait... actuellement, on serait les leaders incontestables sur le marché. Je ne sais pas combien de fois plus gros, mais je ne sais pas comment on aurait pu réussir à le faire, mais il aurait fallu tout faire pour faire ça.
François Lanthier Nadeau En fait, si tu veux mon avis d'autre, c'est le genre d'insight et de leçon qui est juste applicable sur ton prochain venture, ta prochaine business. C'est bizarre. C'est pas... D'ailleurs, je me permets de prendre un petit détour, mais c'est quoi la vision pour Kickflip pour toi ? 5, 10, 20 ans, tu avais parlé des gars de Basecamp qui ont des versions un peu de Ok, tu bâtes une entreprise profitable, indestructible, puis t'es indépendant forever, puis t'es all good. C'est un peu ça ta vision ?
Renaud Teasdale On est quand même dans une période encore super excitante. On est une petite équipe, ça va bien, on grandit, le produit est le fun, on a plein d'affaires qu'on veut développer, qu'on veut faire pour accélérer la croissance. Pour les prochaines années, moi, c'est juste de réaliser notre plein potentiel et juste continuer à tout faire pour grandir, tout faire pour se développer. Continuons à avoir du fun. Je parlais il y a peut-être un an à un gars qui était rendu il avait fait une série B et il était rendu 90 employés. Il disait on va me rendir à 150 et on a des tonnes d'investisseurs. Il dit c'est plus la même game profites-en pendant. Tu es comme you're living the dream Tu es indépendant, tu n'as pas d'investisseur, tu grows. Amuse-toi,
François Lanthier Nadeau continue. Moi, je trouve que tout ce que tu viens de dire, à part la partie d'autres qui ont pris plus de cash et d'investissement, c'est more than good enough comme vision. C'est-à-dire que tu bosses sur quelque chose, que c'est le fun, que tu trippes avec le monde dans lequel tu travailles, qui génère de la valeur, qui croit, qui est profitable. Ça n'a pas besoin d'être plus fancy que ça, une vision d'entreprise. par contre t'as comme ouvert une porte justement au financement est-ce que c'est quelque chose qui est sur la map pour vous autres sur la track ou ben peut-être je pense que c'est comme une des choses qui
Renaud Teasdale est je suis pas anti-financement du tout là je pense que si les conditions sont là pis tu trouves des bons investisseurs C'est important d'accélérer au moment que tu as de l'attraction pour aller chercher le marché. C'est important. Je pense qu'à un moment donné, on va être rendu là. Je ne veux pas du tout fermer la porte à ça parce que ça fait quand même plusieurs... Oups, excuse-moi. Ça fait quand même plusieurs années qu'on grandit lentement. c'est dur aussi de bootstrapper. C'est faire beaucoup de choses avec peu de ressources. C'est toujours... Je sais que j'ai ça, ça, ça à faire, mais je vais juste faire ça parce que j'ai juste de l'argent pour ça. Après, je vais faire ça. Tandis que tu le savais. Les compétiteurs ne sont pas nécessairement en train de bootstrapper non plus.
François Lanthier Nadeau C'est intéressant de voir les... pressions du market ou juste les pressions opérationnelles qui peuvent influencer ta réflexion sur Leves-tu du cash pour accélérer ou pas ? Je vais juste lancer ça comme ça. Ça fait longtemps qu'il est sorti, mais le livre Lost and Founderfuel de Renaud Fishkin qui avait fait Muzz le tour de SEO, il y a vraiment des chapitres intéressants par rapport à l'investissement, si le monde veut aller lire ça. Lui, il a vécu le côté un petit peu plus cauchemar de la chose. Mais il y a plein de belles histoires aussi que le VC money a amené un succès. Qu'est-ce qui est le plus tough dans ta business en ce moment et qu'est-ce qui est le plus fun ?
Renaud Teasdale Comme je disais, je pense que ce qui est le plus tough, je trouve, c'est de devoir faire beaucoup de choses avec un petit budget et une petite équipe. Tu as tout le temps une startup, c'est ça. On dirait que tu as tout le temps des besoins partout. Comme en vente, on a besoin de quelqu'un. Idéalement, on aurait telle, telle, telle, telle personne, mais on ne peut pas. C'est comme... C'est d'être patient et de toujours être en train d'évaluer si tu l'as bonne. Il y a quelque chose de bon là-dedans parce que tu es tout le temps en train d'évaluer si c'est vraiment ça le meilleur move qu'on peut faire pour finalement avoir le plus gros impact. Ça, c'est peut-être la chose la plus difficile, je trouve. Mais la plus fun, c'est vraiment de voir la croissance. voir des vrais clients, utiliser ton logiciel, puis faire des ventes, puis voir toute la diversité de clients qui rentrent aussi. Puis comme, à chaque fois, c'est comme, wow, tu sais, un nouveau. Puis maintenant, je repense, en 2012, des fois, on avait comme 4-5 leads par mois. Tu sais, je leur parlais tout un par un. Maintenant, ils en rentrent, tu sais, par jour. Ouais.
François Lanthier Nadeau Non, c'est cool, man.
Renaud Teasdale Beaucoup, là. Ça, c'est le fun. Puis, travailler sur le produit aussi, le marketing.
François Lanthier Nadeau T'aimes ce que tu fais.
Renaud Teasdale Ouais.
François Lanthier Nadeau T'as-tu, justement, tu dis, t'sais, on a souvent des besoins, mettons, il faudrait une personne dans ça, whatever, puis on a des contraintes comme juste économiques ou financières qui fait qu'on est forcé d'être créatif ou du moins très stratégique dans les décisions qu'on prend puis les moves, les investissements qu'on fait. Puis là, going forward, comment est-ce que l'audience ou la crowd ou le milieu peut t'aider ? As-tu des shameless plugs ? As-tu des jobs d'ouvert ? Des compagnies que tu veux rencontrer, peu importe ?
Renaud Teasdale Ben, ouais, sûrement. On est tout le temps à la recherche de devs motivés à écrire du beau code propre et testable puis travailler en équipe en React, en Node, en Mongo. Puis il va bientôt avoir sûrement un poste en Customer Success d'affiché. C'est quelque chose qui te motive d'aider des clients à réussir. Ça va être affiché sur notre site et un peu partout bientôt. Mais sinon, ouais, juste shout-out à notre équipe, mes co-founders, Simon, Malo puis toute l'équipe. C'est vraiment le fun de travailler avec eux. Finalement, l'entreprise, c'est juste une couple de lignes de code. C'est peut-être plus qu'une couple, mais...
François Lanthier Nadeau Considères-tu que c'est des amis, tes cofondateurs ?
Renaud Teasdale Ouais, ouais. Ça fait depuis... Simon, je le connais depuis le secondaire. Depuis le secondaire 1, littéralement. Puis on a toujours été amis. Malo, c'était un stagiaire. qui a embarqué avec nous après son université. Puis il était tellement bon qu'on a dit, Ah, on t'offre une job. Puis après ça, il a tellement contribué qu'on a dit, Ben, Crème t'es pas mal un co-founder.
François Lanthier Nadeau Ça ressemble vraiment à mon histoire, l'histoire de moi, là.
Renaud Teasdale Ouais,
François Lanthier Nadeau ouais. Si le monde a envie d'en savoir plus, le site web, c'est gokickflip.com. Y'a-tu un email en particulier ou sinon juste sur social, LinkedIn ? Où est-ce que le monde va vous voir ?
Renaud Teasdale Ouais, LinkedIn, Facebook, Instagram on a un beau channel YouTube, mais ouais, quelqu'un qui veut essayer notre produit ou peut-être devenir partenaire aussi, on est toujours à la recherche d'agences ou de freelancers, pour aider les clients, ceux qui ont besoin de plus d'aide. on peut leur donner, leur référer des clients, puis eux, ils les accompagnent plus en les tenant par la main pour réaliser leurs projets. OK. Gokiflick.com.
François Lanthier Nadeau Parfait. On va mettre tout ça dans les show notes, sur le site web, les socials. Écoute, dude, congrats. C'est une christie de belle success story d'ici ce que vous avez fait. Puis, je vous souhaite du soleil dans la face puis du vent dans le dos. Puis, j'ai hâte qu'on se recroise en vrai aussi.
Renaud Teasdale Merci François, c'était un plaisir. Bonne journée mon ami. Merci de l'invitation.
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