Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Nectarios Economakis, partenaire chez Amiral Ventures, une firme VC de Montréal.
On discute de son parcours entrepreneurial dans la scène tech de Montréal, qui passe de Google à The PNR, une firme de consulting réputée, jusqu’à Amiral Venture aujourd’hui.
On touche sur :
Ah, et Nectar nous partage aussi son crush compagnie/founder du moment!
—
SaaSpasse à Québec — édition 4
Le 19 octobre, SaaSpasse débarque chez Equisoft pour l'enregistrement d'un podcast LIVE avec François Levasseur, VP Global Alliances & Acquisitions @ Equisoft et François, fondateur @SaaSpasse.
Réservez vos billets 🎟️
—
Pour octobre, la job du mois ça se passe chez Missive, une app de gestion des communications collaborative. Tous vos échanges d’équipe peuvent vivre dans l’app : courriel, chat, SMS, DMs, et plus encore.
Missive sont à la recherche d’une personne senior en programmation backend (ou fullstack). C’est une petite équipe de produit élite dans une compagnie hyper profitable, avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart, et on continue de l’utiliser dans notre agence Grip aujourd’hui. C’est de la bombe comme produit & poste à combler — sautez là-dessus.
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Rafael Masson, co-fondateur & CTO.
—
Pour octobre, le partenaire en spotlight c’est Jameo, une plateforme de design & livraison de vêtements d’équipe hyper-personnalisés.
Très stoked d’avoir le support de Jameo — je suis moi-même un client satisfait, tous les hoodies SaaSpasse viennent de là, sont beaux, confos, et l’expérience de design, accompagnement, livraison a été seamless.
Jameo offrent une gamme de produits éthiques variée, tous carbo-neutres. Hoodies, polar, tuques, t-shirts — name it. Ça vient aussi avec un service de design gratuit, vraiment une expérience clé-en-main.
L’équipe offre un rabais de 200$ sur une première commande à tous les auditeurs SaaSpasse. Juste à entrer le code promo SaaSpasse dans le checkout! L’offre expire le 6 novembre, mais si vous commandez avant le 20 octobre, y’ont une garantie que ça sera livré avant Noël! Ça fait un foutu beau cadeau d’équipe!
Check it out sur jameo.com/fr
—
Cool SaaS peeps mentionnés :
—
Crédits musique
—
Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
Suivez-nous sur LinkedIn et Instagram pour des updates sur le projet + les nouveaux épisodes du podcast & événements.
Nectar Economakis Quand j'étais à l'école, à l'université, c'était comme tu prends un job safe dans le monde corporate et c'est ça la belle vie. Tu travailles quelque part pour excéder, mais partir quelque chose, tu le connais, c'est quoi ? Il n'y a pas de playbook. Personne ne te dit, OK, voici exactement les étapes à suivre. Donc, tu dois le faire un peu comme un acte de rébellion.
François Lanthier Nadeau Allez sur SaaSpasse.com, bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. On est au-dessus de 220 startups. Vous pouvez modifier le profil existant, il y a un bouton Move pour ça. Le prochain événement SaaSpasse aura lieu la semaine prochaine, jeudi le 19 octobre, à Québec, dans les bureaux de Equisoft. On va changer fusion et acquisition SaaS avec François Levasseur. Il reste 7 billets dispo au moment où j'enregistre ça, donc ça part vite. Réservez les votes sur Evenbright, bannière de notre site. ou en show notes. OK, la job du mois, SaaSpasse. Pour octobre, la job du mois, SaaSpasse chez Missive, une app de gestion des communications collaboratives. Tous vos échanges d'équipe peuvent vivre dans l'app, courriel, chat, SMS, DM et plus encore. Missive sont à la recherche d'une personne senior en programmation back-end ou full-stack. C'est une petite équipe de produits élite dans une compagnie hyper profitable avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart et on continue de l'utiliser dans notre agence Grip aujourd'hui. C'est de la bombe comme produit et comme poste à combler, donc sautez là-dessus. Si vous avez le profil ou vous connaissez quelqu'un qui a le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Vous allez y trouver aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Raphaël Maps cofondateur et CTO. Si vous voulez commanditer une des prochaines Job du mois, écrivez-nous à bonjourhi.SaaSpasse.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn. OK, segment produits-services SaaS. Et pour octobre, le... partenaire en spotlight c'est Jaméo, une plateforme de design et livraison de vêtements d'équipe hyper personnalisée. Très stoked d'avoir le support de Jaméo, je suis moi-même un client satisfait. Toutes les hoodies, SaaSpasse, viennent de là. Elles sont beaux, confo, l'expérience de design, d'accompagnement puis de livraison, tout a été seamless. Jaméo offre une gamme de produits éthiques variés, qui sont tous carboneutres, donc des hoodies, polars, t-shirts, name it. Ça vient aussi avec un service de design gratuit, donc vraiment une expérience clé en main. L'équipe de Jaméo offre un rabais de 200$ sur une première commande à tous les auditeurs SaaSpasse. Juste à entrer le code promo SaaSpasse dans le checkout. S-A-A-S-P-A-S-S-E L'offre expire le 6 novembre, mais si vous commandez avant le 20 octobre, ils ont une garantie que ça va être livré avant Noël. Ça fait un foutu beau cadeau d'équipe. Check it out sur jameo.com.fr J-A-M-E-O.com.fr Aussi, le cofondateur Benoît Quimper et moi, on parle de la compagnie, des produits, de l'offre promotionnelle... plus encore dans un petit chat vidéo qui est dispo sur saspace.com.gmail ou sur notre YouTube et en show notes. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Nectar Economakis, partenaire chez Amiral Ventures une firme VC de Montréal. On discute de son parcours entrepreneurial dans la scintec de Montréal, passe de Google à The PNR qui était une firme de consulting réputée jusqu'à Amiral Ventures aujourd'hui. On va toucher sur... Un paquet de trucs, dont les cycles de croissance et d'investissement dans une startup, les green et red flags dans une décision d'investir en SaaS, la notion de deal flow en VC, le hype crypto, qui est maintenant plus AI, la communauté tech de Montréal, le podcasting. Ah, puis Nectar nous partage aussi son crush compagnie founder du moment. All right, on passe au show. Let's go ! C'est pas une bombe, hey ! Pas qu'il est bon, c'est pas une bombe, c'est pas une bombe, hey ! C'est pas une bombe, hey ! Nectar Economakis. Est-ce que je l'ai bien prononcé ?
Participant 4 Super, super, bien fait.
Participant 3 Merci man, c'est ma seule job de hôte, réussir ça. Comment ça va Nectar ?
Participant 4 Ça va super bien en fait, ça va très très bien.
Participant 3 Nice. Ben écoute, bienvenue sur SaaSpasse, pis... C'est un plaisir pour moi de te recevoir parce que j'ai eu l'honneur d'être reçu sur ton podcast il y a quelques années, The PNR Podcast, right ?
Nectar Economakis Exact, exact. Est-ce que c'était ton premier podcast que tu avais déjà fait quand tu étais…
Participant 3 Bonne question, d'autres, ça se pourrait. Ça a été long dans ma carrière chez Snipcart avant que je me dégaine pour aller prendre la parole publiquement au nom de la compagnie et tout ça. Mais je me rappelle qu'on était un peu plus dans l'époque crypto, c'était une drôle d'époque.
Nectar Economakis Effectivement, j'avais vraiment aimé notre conversation sur mon podcast. C'était Kevin, Kevin Bélanger qui nous avait mis en contact.
Participant 3 Et évidemment,
Nectar Economakis on a parlé beaucoup de StimpyCard. Et par la suite, on s'est vu en personne quelques fois parler de crypto et la fin du monde. Par la suite, on sait ce qui se passait, mais c'était vraiment cool de parler de ta business, ce que tu avais fait.
Participant 3 Oui. Bien, man, j'aime ça en parler. C'était le fun pour moi aussi. Je vais le dropper dans les show notes, je pense. C'est une bonne chose que tu fasses un shout-out à Kevin Bélanger parce que, tu sais, ma mère dit souvent qu'on est fort de son réseau. Puis, tu sais, grâce à toi, par exemple, j'ai connu Isaac. Isaac qui est venu sur le podcast lui aussi. Ça a fait un super bon show. Tu sais, c'est toujours un lien qui a ancré un autre. Puis, je suis vraiment content de ça. All right, man. Toi, en cinq... Un genre, un recap super rapide. C'est qui, Nectar, ton parcours professionnel ?
Nectar Economakis Oh wow. OK, cinq minutes rapides. Donc, je vais commencer ma carrière dans le monde du marketing numérique. Donc, début des années 2000. Ça ne s'appelait même pas le marketing numérique, c'était comme interactif. Genre 2003-2004. Je faisais du SEM, du SEO. C'était même avant Facebook. Et c'était facile de progresser rapidement dans ta carrière parce que c'était tout nouveau. Donc, ça venait d'exister ou d'être lancé. Et j'ai eu du fun. J'avais monté des équipes dans différentes agences, des boîtes de pub. Par la suite, en 2010, j'ai commencé un job chez Google à Montréal. Donc, côté développement des affaires. Donc, j'étais un geek en Excel, super bon en Excel. À être plus bon à PowerPoint, mettre un veston et aller faire de la vente. mais en même temps, c'était Google. Donc, j'ai voyagé le monde, j'ai eu super le fun. J'ai fait quelques investissements d'anges. C'était une façon d'apprendre, un peu être ange investisseur. Mais je n'étais pas fortuné. Pour moi, c'était moi. Je donnais une partie de mon salaire, je gardais les doigts croisés que ça allait bien se passer. Et j'ai eu quelques bons coups un peu par hasard. Ça m'a donné un peu le goût d'entreprendre, de partir quelque chose un peu. J'ai démissionné en 2014 et parti ma propre boîte avec deux cofondateurs, une boîte de gestion conseil qui s'appelait Point de retour. Tu as fait allusion à P&R, ça vient de Point of No Return, où l'idée de base, c'était que la technologie a un impact sur toute la société. Pour nous, on disait qu'on passait de l'économie industrielle à l'économie de savoir. Donc, tout doit changer. Et la business, en fait, c'était une firme de conseil. On l'a dit, on va aider les entreprises à comprendre un peu ces grands changements qui se passent dans le monde. Et je veux dire, peut-être quelques années plutôt difficiles parce qu'on n'avait aucune idée de ce qu'on faisait. Faire du conseil de gestion, ça veut dire tu vends à des présidents, à des conseils d'administration, mais on n'avait aucun contact dans ce monde. Donc, de peine à de misère, on a réussi à décrocher un peu notre offre. Et ce qu'on a fait un peu qui nous a démarqués... c'est de développer notre propre méthode de planif stratégique. Donc, planif stratégique, ça date de l'époque, des années 70-80, c'est très old school, mais on le faisait, on a développé une méthode en utilisant la méthode agile qui vient du Scrum. Et donc, ça a été vraiment quelque chose qui nous a propulsés, on a développé notre propre software. Donc, à la fin, ce qu'on faisait vraiment, c'était, on avait vraiment une offre de service principale qui était notre offre de planif. avec notre software. Donc, ça s'appelle en anglais un productized service Donc, c'est vraiment un software avec une équipe professionnelle, mais on faisait quand même aussi des mandats de fusion-acquisition. C'était environ 10 à 20 d'entrevenus. Et donc, j'ai fait ça pour huit ans. Super apprentissage. J'ai vraiment appris tellement en bâtissant une entreprise. Et j'ai eu la réflexion de quitter. Ça fait peut-être environ un an et demi. pour me lancer plus dans le monde de l'investissement. Donc, j'avais annoncé ça à mes associés il y a un an et demi. On a préparé la transition. Donc, le plan original, c'était de prendre des théâtre. Je viens de devenir papa. Donc, c'est... Merci, mec. Merci. Donc, le plan A, c'était de, genre, chiller un peu, tu sais, apprendre à changer des couches et éventuellement, tu sais, lancer un projet de fonds d'investissement. Mais de fil en aiguille, j'ai déjà décroché un peu mon nouveau, ma nouvelle aventure, tu sais, je pars un fonds d'investissement avec deux associés qui s'appellent Amiral Ventures donc Amiral, tu sais, comme vaisseau amiral. Donc, on veut vraiment aider et... bâtir, à investir dans la prochaine génération de scale-up québécois-canadiens. Donc, c'est un peu la mission du fond. Et présentement, on est en mode lever le fond. Donc, c'est ça. C'est super le fun. SaaSpasse super bien. Je suis vraiment emballé par cette nouvelle aventure. C'est comme exactement ce que je voulais faire. Voilà un an et demi. C'est déjà comme arrivé. Donc, c'est un peu bizarre. Donc, ouais, super content.
Participant 3 Qu'est-ce qui a motivé le switch de consulting, puis la firme qui t'avait bâti à un play un petit peu plus pur VC en investissement ?
Nectar Economakis Bonne question. Je crois, ultimement, c'était de vouloir être plus présent dans le monde technologique. Dans ma vie, on avait des clients tech, mais on avait aussi beaucoup de clients qui n'étaient pas issus de ce monde-là. Donc, je voulais être là où est-ce que le monde change plus rapidement. C'est le secteur techno. Et aussi un peu me dépasser. Je veux dire, je ne veux pas être confortable. mais j'ai trouvé que je planais un peu. Je voulais avoir un nouveau challenge et apprendre quelque chose que oui, j'ai quand même quelques points de repère, mais quand même un monde que je n'ai jamais fait professionnellement. Donc, c'était un peu ça, je vais dire, un peu la motivation interne pour faire ce changement quand même assez drastique.
Participant 3 Fair enough, man. Je pense que il s'agit de croître tout le temps, peu importe dans quoi, puis ça semble être un move vers ça, ça fait que c'est cool. comment tu ferais pour positionner Amiral dans le cycle un peu de croissance des startups ? C'est-à-dire, tu as mentionné un terme qui est scale-ups Bon, souvent, on va entendre startup partout, partout, partout, puis il y a du monde qui va me référer à des Airbnb comme encore des startups, alors qu'il y a ce terme-là un petit peu plus précis, scale-up Définis ça pour nous, s'il te plaît.
Nectar Economakis Oui, mais pour répondre à la question où est-ce qu'on se positionne, je vais rentrer un peu du scale-up et startup Compagnie publique comme Airbnb ou Lightspeed, startup, non. Quand c'est une compagnie que tu peux acheter les parts, techniquement, ce n'est pas une startup. Donc, nous, on se positionne vraiment, le gap qu'on a vu dans le marché, c'est parce qu'on n'a pas assez de capital qui mène les rondes. On a beaucoup de fonds ici, mais qui vont suivre. Donc, en fait, notre propriété a démontré que deux tiers des rondes sont menées par des fonds internationaux, étrangers. Donc, On voit qu'il y a quand même un écart à ce niveau-là, surtout en série A et série B. Donc, série A, c'est sûr que les mesures changent. Un série A aujourd'hui, ce n'est pas la même chose qu'il y a eu il y a quelques années. Mais on parle d'une entreprise qui a quelques millions de dollars de revenus récurrents, etc. Et nous, on vient vraiment à ce niveau-là pour aider à prendre une business qui fait 3 à 5 millions de dollars de revenus à le rendre à 30, 50, 100 millions. Donc, c'est un peu ça qu'on veut dire quand on parle de scale up c'est bâtir la richesse ici. Pas vendre trop tôt, c'est un autre enjeu qu'on voit beaucoup. On veut aider avec l'expertise pour qu'on garde les entreprises basées ici et vraiment établies avec un quartier général québécois.
Participant 3 C'est turbo intéressant cette stat-là que tu as droppée par rapport à qui mène les rounds de financement. Ça me fait poser comme question, est-ce que c'est culturel ? Est-ce que tu penses que l'appétit pour le risque et le capital de risque... est moins présent dans notre crowd, notre Québec, notre Canada ?
Nectar Economakis Bien, 100 je crois. C'est sûr qu'il y a un enjeu culturel à ce niveau-là, mais ce n'est pas quelque chose qui est statique aussi. Si on se compare à 15 ans, on est vraiment à une autre place que comparé à 15 ans. Mais ça ne veut pas dire que le travail est fini non plus. Donc, on avance dans la bonne direction. Je crois que l'appétit pour le risque auprès des investisseurs, auprès des entrepreneurs aussi. à graduellement monter. Et je crois que ce que ça prend, ça prend, oui, les investisseurs, le capital, mais ça prend surtout les entrepreneurs qui n'ont pas froid aux yeux, des gars comme toi qui lèvent des boîtes, qui vont repartir d'autres boîtes et qui nourrissent un peu la prochaine génération d'entrepreneurs aussi. C'est vraiment ça, la base qui va faire en sorte qu'on va tranquillement avoir notre propre écosystème qui est sain. Puis,
Participant 3 tu le sais, j'ai... J'ai jamais levé de cash, donc je reste noob, mais très curieux par rapport à toutes ces dynamiques-là. Je me rapproche un peu de ce monde-là. Qu'est-ce que ça implique pour les gens qui écoutent, mettons, de... vraiment mener une ronde, leader une ronde. C'est un statement, c'est un commitment initial, puis ensuite, ça, c'est utilisé comme pour publiciser la ronde puis amener d'autres mondes. Parle-moi un peu de ça.
Nectar Economakis Mener une ronde, très simplement, ça veut dire je suis prêt à dire, à cracher un term sheet. Voici ce qu'on croit que votre entreprise vaut. Ça veut dire prendre une position sur le conseil. Et d'aider l'entreprise à avoir un peu les mains sur le guidon avec l'entrepreneur pour le guider au niveau stratégique de l'entreprise, au niveau du conseil. Et c'est vraiment d'essayer de guider un peu la vision avec l'entrepreneur. Mais évidemment, c'est l'entrepreneur qui fait tout le travail et son équipe. Donc, c'est vraiment une espèce de vent dans les voiles, ce qu'on va faire. On ne va pas prétendre que c'est vraiment le fondateur et son équipe qui fait le job. Nous, on est comme un peu la bougie d'allumage, si on veut.
Participant 3 All right. Ça ne nécessite pas nécessairement plus de capital ou de réputation de mener une round. C'est plus une histoire de timing, de foi dans une mission, dans une trajectoire qu'une startup a.
Nectar Economakis Je vais reprendre ta question, peut-être la répondre d'une façon différente. C'est parce que c'était une des questions que tu avais mis, c'est sur, like, qu'est-ce qui fait en sorte qu'une startup est intéressante au monde du VC ? En fait, moi, la façon dont je le vois, c'est qu'à la base, une personne qui part d'une entreprise, n'a pas besoin de lever du capital. Il n'y a pas ce besoin-là inherent à son histoire. Le fondateur ou fondateur pluriel, ils se doivent à bâtir leur héritage et à faire quelque chose qui leur plaît, qui ont du fun et qui fait un impact sur le monde. Ce n'est pas pour lever du capital ou pour être sur la une des médias. Malgré le fait que beaucoup... beaucoup de fonds vont dire Ah oui, c'est le fun, c'est cool. Pour moi, ça, c'est le pur égoïsme qu'autre chose. Donc, tu l'as vu avec Snipcart tu l'as fait. Tu n'as pas besoin de lever du capital. Tu as une belle sortie. Tu as fait ça pour toi et ta famille. Donc, moi, à la base, si tu vas aller chercher du capital externe, c'est parce qu'il y a un besoin très précis pourquoi tu le fais. Parce que ça t'ouvre beaucoup plus de mots de tête d'avoir d'autres personnes que tu vas être quand même fiduciaire, tu vas avoir un conseil. Tu vas voir des personnes dans tes pas tout le temps. Donc, pourquoi tu fais ça ? La seule raison que je vois, ou la raison principale, c'est parce que la mission que tu crois, pourquoi tu as bâti cette entreprise, elle est plus grande que juste toi. Tu veux avoir un impact qui va être plus que, genre, toi ou ta famille, tes employés. Tu vois quelque chose qui va être plus au niveau générationnel. Tu vois un impact beaucoup plus grand. Donc, c'est vraiment la seule raison. Et là, le comment et le reste, pour moi, c'est plus des détails.
Participant 3 Ok. Je suis curieux de voir si, bon, tous les entrepreneurs sont différents. Il y en a qui le font probablement pour des excellentes, bonnes raisons. Il y en a qui le font peut-être pour des moins bonnes raisons. Dans les souliers d'un investisseur comme toi ou comme d'autres, sais-tu un gauge de métrique à part ? Si les chiffres font du sens ou la thèse fait du sens, le TAM, peu importe. C'est-tu un gauge de personnalité qui te dit, oui, cette personne-là, elle le fait pour les bonnes raisons, puis c'est une passionnée au fond. J'essaie de voir quand tu évalues ça.
Nectar Economakis Moi, je le vois peut-être à la distinction à haut niveau entre missionnaire et mercenaire. Donc, quelqu'un qui croit dans la mission versus quelqu'un qui le fait vraiment plus pour l'apport du gain. Et je ne veux pas dire que l'apport du gain est mauvais. Donc, moi, je pense que, comme je dis, si tu pars quelque chose... c'est une bonne chose que tu fasses quelque chose pour t'enrichir, pour ta famille, pour ta communauté. Donc, pour moi, je le vois pas négativement, mais pour le long terme, si tu veux quelque chose qui va avoir 5, 10, 20, 30 ans d'existence, mais c'est sûr que la mission vous rend en compte, parce que tu vas avoir des embûches, tu vas avoir des obstacles, on l'a vu avec la pandémie. Donc, c'est très, c'est fucking hard de bâtir une entreprise. Donc, il faut que tu le fasses pour quelque chose qui te motive plus que juste l'argent.
Participant 3 Je ne sais pas si tu es à l'aise ou pas avec cette question-là, mais y a-t-il des red flags chez les founders, par exemple, que vous avez vus comme investisseurs ou que vous êtes on the lookout for,
Nectar Economakis mettons ? C'est une question que je ne sais pas si je peux répondre. Je suis un peu nouveau au métier, donc je ne vais pas dire, ah, va citer un red flag X. Moi, je vais le dire d'une façon plus simpliste, comme est-ce que je voudrais aller prendre une bière avec ces personnes après le boulot ? Parce que tu vas travailler beaucoup avec ces personnes, être un investisseur, prendre une place sur un conseil. En moyenne, j'ai vu ça récemment, en termes de nombre d'années que tu vas être avec cette entreprise-là, c'est plus long que le mariage maricain moyen. Donc, ça te donne une idée de la longueur de la relation que tu vas avoir avec la personne. Donc, tu dois avoir du fun, cette personne doit te donner de l'énergie à la fin de la journée. Donc, ça, c'est un peu mon gauge pour... Est-ce qu'il y a un intérêt ? Veux-tu avoir du plaisir et essayer de tackle hard problems avec ces personnes ?
Participant 3 Puis Amiral, ça compte investir à l'échelle québécoise, canadienne ou plus ? Est-ce qu'il y a une géographie à tout ça ?
Nectar Economakis Pour le premier fonds, ça va être Québec-Ontario. Donc, on va se concentrer dans ce marché-là. Mais on a des grandes ambitions, donc on va voir. Mais pour l'instant, on se concentre sur... Ça va être vraiment ça pour le fonds 1 et on va voir par la suite.
Participant 3 Puis, lever un fonds comme ça, le bon de tout, ta thèse, tes études, tes partners, ils ont de la crédibilité et tout ça, là, il faut que tu amasses le capital, mettons. C'est-tu quelque chose, un processus qui est long ? Tu peux-tu en dire un peu plus là-dessus ?
Nectar Economakis Comme je dis, je suis un peu néophyte là-dedans. Moi, je rentre un peu comme le nouveau gars, le nouveau vice-président. Mais vous êtes là-dedans. Exact, exact. On est en train de lever le premier fonds et c'est un peu comme un entrepreneur qui veut lever de l'argent. C'est un peu le même process, mais... On ne lève pas d'autres VCs, on va lever des fonds institutionnels, des family offices, etc. Donc oui, c'est un processus long. C'est aussi beaucoup une question de confiance. Il faut bâtir la confiance avec les fonds institutionnels, etc. Donc oui, c'est long, mais je crois qu'on a quand même une offre, une stratégie qui est quand même très pertinente. C'est juste une question de timing et de persévérance, comme un entrepreneur.
Participant 3 Si tu étais optimiste, tu penses que vous allez pouvoir commencer à déployer ce fonds-là quand ?
Nectar Economakis On cible un premier closing d'ici la fin de l'année. C'est le point de vue optimiste. Ça serait notre cible, mais c'est un peu je ne sais pas comment dire ça en français, le moving target, ça reste de jouer.
Participant 3 Je comprends. Que ce soit tes partners actuels ou même tes investissements d'anges à l'époque. Comment tu fais pour nourrir un petit peu ton deal flow, le concept d'avoir un rythme d'opportunités qui arrivent sur ta table, qui sont intéressantes ?
Nectar Economakis Bien, j'allais te demander à toi cette question-là, parce que tu as l'air d'avoir des super belles personnes sur ton podcast. Donc, en fait, comme je dis, on n'est pas en train d'appeler les entrepreneurs, on n'a pas l'argent pour investir pour l'instant. Donc, le deal flow, on n'est pas en train de rentrer plein d'entrepreneurs pour... pour les pousser, mais on a quand même quelques opportunités qui nous sont présentées malgré ça. Donc, on a quand même un pipeline d'opportunités et beaucoup de ce deal vient de notre réseau, des personnes qu'on connaît. Comme on s'est parlé un peu avant, je vais relancer un peu mon podcast plus tard cet automne. Donc, essayer de bâtir une marque. C'est comme un fond, c'est une compagnie. C'est la même chose. Donc, il faut avoir une marque, il faut essayer d'attirer les meilleurs fondateurs. Donc, notre mission, ça va être comme les meilleures personnes qui ont les plus grandes ambitions pour bâtir quelque chose, ça c'est notre type. Comment est-ce qu'on peut leur fournir du contenu, des conseils, et vraiment quelque chose qui les intéresse pour venir travailler avec nous.
Participant 3 Y'a-tu des investissements que t'as faits par le passé à titre plus individuel, pas avec Amiral, parce que clairement c'est en commencement, qui t'ont vraiment appris de quoi, ou que t'as vraiment aimé, ou que t'as eu un gros retour ? Y'a-t-il des highlights à ce niveau-là ?
Nectar Economakis Yeah, highlights. Je veux dire, y'a beaucoup de choses que j'ai apprises. Je veux dire, la première, probablement, c'est comme, y'a toujours un peu cette dichotomie entre l'équipe et l'idée ou le marché. Donc, tout le monde parle un peu de cette dichotomie-là. Qu'est-ce que tu dois faire ? Et moi, j'ai appris qu'en termes de propondérance, et encore, ça, c'est juste mon pif, basé sur un petit échantillon. c'est que l'équipe est probablement beaucoup plus importante qu'on pense en termes de support. Donc, avoir une équipe qui est capable d'être agile, changer d'approche quand ça ne fonctionne pas, cibler aussi le bon marché, la bonne idée, bâtir le bon produit, ça revient à cette question d'individus. Donc, travailler avec les bonnes personnes, s'assurer que les personnes sont compétentes et intègres. Donc, c'est vraiment cette dualité-là qui est très importante.
Participant 3 Est-ce que... Hum, ok. Est-ce qu'au niveau crypto et Web3, est-ce que ton niveau d'excitation ou de participation dans cette industrie-là a changé, baissé, monté ? Je sais que quand on s'est connus, les deux, on était bien excités à propos de différents trucs, mais ouais, aujourd'hui.
Nectar Economakis Oui, je vais dire que mon opinion générale n'a pas changé. C'est sûr qu'au niveau de genre, OK, essaye de lire et comprendre au day-to-day, elle baissit quand même. Mais je crois, si on prend l'effet un peu sur c'est quoi la crypto, c'est sûr que c'est là pour rester. Donc, avoir quelque chose que tu peux identifier, comment dire ça en français, property rights les droits de possession. d'essayer d'identifier les droits de propriété d'une façon indéniable, que ce soit d'argent ou d'autres objets, c'est vraiment quelque chose d'innovant qui est là pour rester. Donc, je ne crois pas que les cryptos aient été un fad. C'est juste qu'on l'entend encore pour que ça devienne plus mature. Donc, je crois que ça va être sûr le long terme. Je vais donner un exemple contrasté à d'autres technologies. Donc, la crypto a commencé en bonne et due forme en 2008. C'est vraiment, j'allais dire, le big bang un peu du crypto. plutôt. Donc, ça fait 15 ans. Donc, 15 ans, on peut penser que c'est long, mais c'est quand même très court dans le monde de la technologie. Donc, si on pense au premier ordinateur, ça serait quoi que tu pourrais deviner le premier ordinateur ? Le premier ordinateur, c'était dans les années 40. Donc, tu vois que ça prend longtemps pour que ça mature et je crois que c'est une question de plus de temps. Et je suis quand même assez bullish à long terme. À court terme, et qu'on l'a parlé la dernière fois, peut-être que tu faisais plus de... trading que moi, moi je suis vraiment plus comme buy and hold. Moi j'ai acheté du Bitcoin et du Ethereum et j'ai toujours pas vendu. Peut-être j'aurais dû, mais c'est les deux le seul que je comprends bien. Les autres choses, je comprends pas si bien que ça. Donc c'est vraiment une de mes règles d'investisseur, c'est de comprendre dans quoi tu investis. Donc peut-être si j'étais plus, tu sais, YOLO et acheter et vendre plus en day trading, mais disons j'avais pas assez de temps pour le faire durant la bulle.
Participant 3 En fait, pour corriger cette anecdote, pour pas que les gens pensent que je suis un master trader de crypto, j'avais un ami qui, lui, tradait de façon quotidienne, il faisait du day trading en crypto pis il avait eu des gains époustouflants pis tout ça, pis j'avais pris la bonne décision d'envoyer 10 000 de son côté pis de dire je m'en fous de le perdre, amuse-toi, pis on split af et naf les retours. Puis je ne sais pas si c'est cet influx-là d'argent qui a fait shaker ses mains un petit peu ou quoi que ce soit, mais finalement, en un mois, il avait tout perdu. Juste pour ne pas que personne me DM pour me demander des conseils, j'en ai pas. Ma stratégie par rapport à la crypto est pareille que celle à Nectar.
Nectar Economakis Pour faire une autre anecdote, j'espère qu'il y a des fortunes qui ont été faites. Quand tout va en haut, c'est plus facile de le faire versus un marché volatil. J'ai une amie que je n'ai pas nommée, mais qui a fait... qui était, disons, une industrie pas technologique. Je veux dire, une industrie plus dans l'ordre professionnel classique et qui a fait du day trading, qui est super sharp et aujourd'hui, il n'a plus vraiment besoin de travailler. Mais il continue quand même. Donc, il y a eu quand même une bourse succulente. Donc, ça se fait, mais ce n'est pas quelque chose qui, moi, m'a motivé personnellement.
Participant 3 Moi non plus. Bon, crypto, Web3, c'est... Il y a des fondamentaux qui vont rester, sure, mais ça reste qu'il y a une couche de hype. Dans n'importe quelle nouvelle technologie, il y a toujours, je pense, un cycle de hype. Puis les VCs, les investisseurs, que ce soit Ange ou plus tard dans le cycle, ils se font souvent emporter, eux autres aussi, comme tout le monde en fait, les entrepreneurs aussi, par des vagues de nouvelles tech trends. Fait que ma question, c'est, as-tu une manière de couper à travers le hype, de distinguer le signal du bruit, mettons ?
Nectar Economakis Bonne question. Je crois que c'est très pertinent aujourd'hui. En parlant de toutes les progressions dans le monde de l'intelligence artificielle, même ce terme, je ne l'aime pas trop, mais il y a beaucoup de hype et je crois que c'est une hype qui est quand même assez pertinente. Du, quand tu vois ces percées-là, mais pour moi, je le vois encore en question de timing. En fait, je vais répondre à ta question sur comment distinguer le bruit du signal. Et je ne veux pas prétendre que j'ai une recette magique. Je crois que ça prend juste la curiosité. Ça prend juste la curiosité intellectuelle pour approfondir, lire et parler du monde qui sont dans ce domaine-là. Moi, je connais fuck all du AI. Tu me dis, OK, montre-moi du code de machine learning. Je ne suis pas la bonne personne. Définitivement pas. Donc, pour moi, la façon que je le fais, c'est un peu comme toi. J'ai un balado, je parle à du monde. J'essaie de poser des questions intelligentes et de dire qu'est-ce qui est hype, qu'est-ce qui est vrai. C'est ça qui me fait penser que cette vague aujourd'hui n'est pas du hype, mais c'est une vraie percée intéressante. Et c'est comme ça que tu fais un peu ta propre opinion. En même temps, dans le métier d'investisseur, c'est difficile parce qu'une compagnie qui raise sur du AI, etc., tu veux être dans les compagnies qui sont techniquement en croissance. Donc, dans le métier du VC, c'est très difficile parce que tu peux être un peu emporté par les hot and cool companies. Et peut-être des fois, c'est très bon d'être dans les hot and cool companies parce que c'est eux qui vont faire les rendements. Et quand tu connais un peu le métier d'investisseur en VC, c'est que tu fais des rendements sur quelques entreprises qui font des bons coûts. Donc, ce n'est pas évident nécessairement de dire non, moi, je suis comme complètement stoïque et je vais juste faire ma recherche et je vais être comme Warren Buffett et je vais investir dans une entreprise pour 50 ans. Ce n'est pas nécessairement comme ça le métier du VC. Donc, j'aime pas, on va essayer d'équilibrer un peu entre les deux choses parce que dans les dernières années, comme je ne veux pas nommer les entreprises, mais il y a eu quand même du hype à Québec et dans le sens du pays, c'était Québec qui n'a pas nécessairement eu les attentes. par la suite. Donc, on va essayer de balancer un peu ça par la réalité un peu de qu'est-ce qu'est le produit, qu'est-ce que le vrai marché, qu'est-ce qu'on peut faire. On pourrait parler du AI un peu aussi, parce que ça, ça m'excite plus, mais encore une fois, plus sur le moyen de terme que sur les médias du Q4.
Participant 3 Est-ce que tu as mentionné de quoi, en passage, d'intéressant, tu as dit l'intelligence artificielle, même ce mot-là, ça me gosse un petit peu. Peux-tu m'en dire plus, pourquoi ?
Nectar Economakis Bien, c'est parce que Ça laisse prétendre que la machine a une conscience et qu'elle est intelligente. Je me dis que c'est éco. Aujourd'hui, je suis un peu dépassé par toute l'espèce de doomerism Je ne sais pas comment dire ça en français. La fin du monde. Le fatalisme que c'est la fin du monde. Et en même temps, où est-ce que je suis ? Il y a plein de personnes super intelligentes qui parlent que ça va être la fin du monde. En même temps, je crois, là, on commence à rentrer plus un peu dans des choses, des croyances religieuses que les vrais faits. Aujourd'hui, ce n'est pas vrai que les algorithmes vont prendre l'arsenal nucléaire et essayer de tuer l'humanité. On n'est même pas proche de ça. Essayer de parler ça d'une façon négative, moi, je trouve ça un peu fataliste. Le côté humain de... On est récompensé par des mauvaises nouvelles plus que par les bonnes nouvelles. C'est un peu dans notre ADN d'avoir peur, c'est une bonne chose parce que il y a le lion dans l'enjeu qui va nous tuer donc il faut faire attention. Je le vois plus de ce côté-là. Retourner à ta question de pourquoi je n'aime pas ce terme, c'est parce que ça laisse prétendre que, oh shit, cette affaire-là est sur le point d'avoir une conscience et d'avoir un peu ses propres objectifs et sa propre volonté. Même les personnes... quoi que les fatalistes vont admettre que c'est pas vraiment le cas.
Participant 3 Non, écoute, j'ai bien franchement porté le chapeau de Doomer pendant un mois, peut-être, deux mois, je sais pas. Mais je suis tombé creux là-dedans. Puis moi, c'est justement aller tirer sur des cordes très sensibles, des cordes profondes d'anxiété, puis de... J'en ai parlé avec des potes, ça, mais tu sais... La vie est tellement simple et remplie de sens quand tu as une menace ou un ennemi très concret, très gros. Pense à genre, bon, dépendamment de quel côté de l'histoire tu as été, mais genre les nazis, ou le communisme, la peur rouge, ou à un autre moment donné, c'était autre chose, right ? Fait que je pense que ça va chercher comme une fibre de, ok, tout est simple, genre le problème, l'ennemi, c'est ça, puis comme... Il faut qu'on fasse tout ce qu'on peut. Mais je pense que il y a eu des fear cycles des cycles de peur très, très prononcés dans l'humanité à différentes évolutions technologiques. Par contre, ce qui est tricky avec celle-ci, c'est que même s'il n'y a pas une notion de conscience inhérente à un large language model mettons, il y a quand même une notion d'intelligence. Puis ça, on dirait que ça tire encore plus fort sur la corde de la peur parce que c'est ce qui nous distingue, c'est ce qui fait notre domination, le fait qu'on gère le monde, c'est la notion d'intelligence. Je pense que c'est probablement pour ça que ça fait peur aux gens. Puis le mot pour bâtir sur ce qu'il t'a dit, le mot « intelligence artificielle » , lui aussi, il existe depuis les années 40. Il est bourré de connotations de science-fiction. que ce soit de Isaac Asimov à la matrice, tu sais. Puis, je pense qu'il est trop chargé, ce mot-là. Si ça avait juste été, hey, les LLMs, ou les Large Language Models, probablement qu'on aurait réagi différemment que, genre, l'AI vient de prendre une step, genre, irréversible.
Nectar Economakis Oui. J'essaie de jouer l'avocat du zé parce que moi, je suis comme très optimiste. Sinon, je ne crois pas que j'aurais essayé d'être dans ce temps-poids si je ne pense pas que la technologie peut aider le monde d'une façon positive. Définitivement pas. Mais si je prends le côté comme d'une façon intelligente, essayer d'articuler pourquoi j'aurais peur d'une intelligence artificielle, pour moi, ce n'est pas à voir avec nécessairement cette notion que ça va prendre conscience, ça va dépasser l'équipacité d'intelligence humaine et vouloir nous tuer, comme dans les films. Mais je veux dire, pourquoi j'aurais peur, c'est plus sur comment est-ce qu'on le déploie. C'est comment l'humain décide de le mettre en place. Donc, un peu comme la pandémie, je crois que la pandémie, je veux pas dire, j'ai eu plus peur que du virus. C'est plus comme les mesures et quand même, t'as vu quand même des personnes ou des gouvernements prendre des décisions quand même un peu louloufoques. Donc, c'est plus l'humain que j'ai peur que... que comment est-ce que la technologie en son propre sens va le faire. Donc, on peut imaginer quelques scénarios négatifs de, OK, il y a plein de personnes sans emploi et on ne réagit pas assez bien, mais je ne peux pas imaginer ce que créer une notion d'intelligence encore, avec guillemets, abondante à notre service, qui peut nous aider comme une espèce d'agent personnel. Je ne vois pas ça, comment ça peut être négatif. Ça peut juste nous aider, encore une fois, comment est-ce qu'on le met en place.
Participant 3 Je pense que juste pour amener beaucoup de nuances, je vais mettre dans les show notes des épisodes de podcast avec différentes parties. Je pense que c'est important d'écouter les gens des deux côtés et d'essayer de faire ta propre tête là-dessus. Clairement, ce n'est pas toi et moi qui allons régler le problème du existential AI risk sur ce qui se passe. Mais très intéressant. Tu as-tu... Mettons qu'on ramène ça dans le pratico-pratique puis moins dans le philosophique. Est-ce que, toi, ça a changé quelque chose dans ton day-to-day, dans comment tu travailles ou dans comment des entrepreneurs autour de toi travaillent ?
Nectar Economakis C'est sûr que, juste, si on parle de LLM et de chat GPT, c'est devenu un outil utilisé au quotidien. Donc, je peux dire que c'est probablement le plus grand changement. Et plus au niveau de curiosité intellectuelle, passer plus de temps à l'apprendre, à voir les pièces, à écouter des balados qui en parlent, et c'est ça. Donc, c'est plus ça que j'allais dire. Donc, pour moi, c'est un peu comme, on a parlé un peu du crypto comme en termes de vague et d'adoption. Je crois qu'on est encore un petit peu de recul pour voir des use cases en dehors de ChatGPT, mais ça va venir. Donc, tu peux imaginer, si tu prends tes AirPods ou whatever, tu peux commencer un nouveau programme d'entraînement au gym. D'avoir un agent qui connaît ton comportement, qui sait qu'est-ce que tu manges. Il peut te guider en real time durant ton entraînement. Ça peut juste être bénéfique. Prends ce use case peut-être un peu lui fuck et fais le use case que tu veux. Ça va être vraiment ça. Dans n'importe quelle circonstance, tu vas avoir un agent super humain qui te guide, qui t'aide. Ce n'est pas dire que cet agent-là a sa propre volonté de conscience. On s'entend bien. Ça va être programmé pour t'aider. Les entreprises qui le font de la meilleure façon, qui... qui a un net gain, vont en bénéficier.
Participant 3 Je pense que, en tout cas, ce qui m'intéresse personnellement à ce niveau-là, c'est de voir comment est-ce qu'il va y avoir une collection, un nettoyage puis un entraînement de dataset, de bases de données spécifiques à certains use cases. Parce que l'espèce de play généraliste avec ChatGPT ou SQL, la data, c'est basically Internet. Premièrement, ça bourre ta data de billets. C'est beaucoup, beaucoup, beaucoup de volume de data à cleaner et à entraîner ton modèle dessus. Puis aussi, vu que la data source est publique on commence à voir justement que dans le dataset des chat GPT de ce monde, tu vas avoir du contenu artificiel synthétique qui a été généré par de l'AI qui devient une source de data pour les prochaines réponses. Il y a comme un... une espèce de serpent qui mange sa queue, il y a comme un effet un peu weird qui pourrait peut-être arriver. Alors que si tu curate et tu collectes vraiment un dataset spécifique pour, mettons, la littérature de la médecine et aider les chirurgiens à prendre des décisions, je dis un peu n'importe quoi, on dirait que les fonctions et le pouvoir des LLMs sur le top d'un dataset vraiment spécifique J'ai hâte de voir ce que ça va donner.
Nectar Economakis Oui, c'est la question qui tue, je crois, ce que tu viens de poser comme point. C'est comment est-ce qu'on peut améliorer la qualité. C'est à trois niveaux, c'est le compute, c'est l'algorithme et c'est le data. Donc, au niveau du data. C'est intéressant parce qu'on est limité par ce qu'on crée comme humanité aujourd'hui. Et je crois qu'une chose qui est peut-être sous-estimée, ça va être est-ce que ces outils-là vont nous aider à créer de la data plus de bonne qualité ? Donc, prenons l'exemple du médical. Donc, en utilisant ce genre de technologie-là, on va être capable de faire des progrès scientifiques qui vont être capables de renourrir un peu la bête. Donc, c'est là peut-être le grand côté optimiste de plus de... percée dans le monde scientifique, c'est cette loupe-là.
Participant 3 J'ai hâte de voir aussi comment... Mettons que tu parlais d'un agent personnel, un assistant personnel un peu, qui t'aide avec des trucs. Bon, pour être efficace, cet agent-là doit avoir nécessairement plusieurs points de data par rapport à toi, right ? Fait que, tu sais, on a eu des débats, des législations par rapport au data privacy, à des données personnelles, tout ça, puis... Là, j'ai l'impression que ça pourrait amener ce genre de débat-là quand même à un autre niveau. Veux-tu vraiment donner à une corporation accès à tous tes data points parce que ça va améliorer, je ne sais pas, l'optimal ?
Nectar Economakis C'est une bonne question, mais je vais répondre avec peut-être un exemple très niaiseux. Comment est-ce qu'une fois dans une semaine, tu utilises Google Maps ?
Participant 3 Oui, exact.
Nectar Economakis Google Maps aujourd'hui, ton téléphone, si tu lis juste sans le contexte de Google Maps, Il y a une entreprise californienne qui sait à tout moment ton emplacement géographique. Ça fait fucking peur. You're like, oh my God, like no way je laisserais ça. Mais est-ce que tu es prêt à lâcher cette capacité de, non, tu vas prendre, prends pas cette rue-là parce qu'il y a du trafic. Donc, à la base, on s'en fout, right ? Donc, on se dit, ben, who cares mon emplacement ? Pour moi, je veux avoir un outil qui me crée plus de valeur. Donc, encore une fois, si on voit plus de valeur qui est dégagée par cette valeur donnée, Je ne vais pas nécessairement minimiser cette notion d'importance de vie privée, mais ce n'est pas blanc et noir. C'est ça que je veux dire. La personne dit Ah, vie privée, zéro données. Fine, on va retourner dans l'ancien monde. Mais on ne peut pas fermer la botte au pandore. Il faut vérifier avec et il faut avoir des personnes qui connaissent les enjeux d'une façon intelligente, pas comme Data privacy 100% Ça ne fonctionne plus. Tu sais,
Participant 3 man, parce que moi, je parle de data privacy, et puis... Le use case que j'ai en tête, il est spécifique. On a beaucoup parlé de... OK, il manque d'accès à la santé, des ressources en santé, des ressources en santé mentale aussi beaucoup, right ? Fait que je me suis tout le temps dit, clairement que tous les schémas de distorsion cognitive, comment restructurer des pensées, mettons, qui t'aident pas versus des pensées qui t'aident, tout ça, la thérapie cognitivo-comportementale, man, c'est du langage. C'est genre textbooks qu'un LLM pourrait détecter, t'aider à refaire, ce que je me disais au niveau de data privacy c'est ça, c'est que mettons que tu as un AI assistant qui t'aide avec ta santé personnelle ou physique ou ta santé mentale ben là c'est pas la même chose que savoir tout le temps t'es où par rapport à Google ou genre le type de ad sur lesquels tu cliques ou whatever genre ta démo c'est ça que j'ai hâte de voir comment on va percevoir ce trade-off là, mais encore une fois t'as raison de dire que l'économie capitaliste fonctionne en fond Comme ça, si je t'amène plus de valeur, tu vas payer un prix, que ce soit en argent ou en data ou en privacy, whatever. C'est quasiment intéressant.
Nectar Economakis Je vais te donner peut-être un autre exemple qui me trotte dernièrement dans la tête. En termes de use case, je crois premièrement rebondir sur ton point. Je crois qu'il y aurait quand même des personnes assez intéressantes à ce niveau-là. Comment aider le monde qui ont des enjeux au niveau santé mentale avec outils super puissante qui peut aider en real time. On parle de cette notion, comment dire, je cherche encore le nom, loneliness. Oui,
Participant 3 de solitude.
Nectar Economakis Solitude, c'est un vrai enjeu dans la société, donc avoir quelqu'un qui peut, je parle de l'agent comme une personne, mais qui peut être là pour aider. Le film Her, en passant, est déjà arrivé, tout le monde parlait du film Her, mais... On a déjà vu une entreprise qui s'appelle Replica qui offrait du LLM dating. Ils ont réduit d'un cran le côté sexuel de leur algorithme. Et la personne avait devenu peu dépendante du chatbot de l'autre côté. Donc, la première personne est déjà devenue en amour avec un algorithme. Donc, on sait que ça va juste... continuer, tu sais, donc ça serait une question que je poserais. Et on va commencer à passer, je crois, des questions d'éthique ou d'humilité assez fucked up, tu sais, donc je vais donner un exemple que je pense récemment que j'ai... C'est disons aujourd'hui, tu as une personne qui t'aime beaucoup dans ta vie qui est sur le point de mourir. Donc un parent, une personne proche. Avec assez de données, tu vas être capable de reproduire cette personne d'une façon fidèle, in real time, chaque fois que tu vas la rappeler. Donc ces outils-là, ces compagnies-là se font fonder aujourd'hui. Donc il y a déjà plein d'initiatives à ce niveau-là. Lack of mirror.
Participant 3 Oh shit.
Nectar Economakis oui, ça existe. Donc, est-ce qu'on va essayer de le minimiser ? Est-ce que ça va comme... Est-ce que ça va pas exister parce qu'on le veut pas ? Non, mais la jeune personne, tu sais, qui est née aujourd'hui, ça va être une affaire qui va juste exister pour cette personne-là. Ça va être une façon d'être... Ton parent est mort, il a 80 ans, et tu vas être capable de, au moins, disons, pour la première année, se recommander de parler à ta mère qui est morte une fois par journée. Imagine, on n'a jamais... on n'a jamais vécu avec ce genre de normes sociales. Donc, il va falloir qu'on s'ajuste assez rapidement.
Participant 3 Oui, écoute, j'ai un réflexe assez... un gut feeling assez mauvais moi, par rapport à ça. Moi aussi,
Nectar Economakis 100%. C'est juste que ça ne change pas le fait que ça va arriver. Moi, tu me dis, tu payes 10$ par mois pour ce service-là. Je dis, no way. Mais en même temps... Je regarde ça d'une façon abstraite et froide. Ça va arriver, c'est clair. Il va falloir qu'on s'ajuste.
Participant 3 Pense à l'impact, mettons, négatif. Tu connais le principe d'hallucination des LLMs, right ? Bon, mettons que tu as un LLM qui réplique le discourse ou la présence d'une personne qui t'était chère ou whatever. Puis que là, à un moment donné, le flow se dégrade ou elle a une hallucination. Puis elle commence à te dire des trucs qui n'ont fucking pas rapport. Alors, imagine le genre de... double trauma que ça peut causer. Écoute, je sais pas, on verra, mais je peux te dire qu'il y a quelque chose de très, très étrange dans perdurer ou persévérer une vie ou un écho d'une vie sur le digital, une vie qui est plus là organiquement. L'autre jour, j'ai cherché le nom d'une fille que je connaissais parce qu'on m'avait dit qu'elle était décédée, puis je suis tombé sur son profil Facebook. que c'est devenu des espèces de tombes digitales. Moi, c'était comme la personne, c'était comme encore là, elle a encore la photo de profil et tout. Puis là, t'es là, wow, attends un peu, elle est plus là dans la vraie vie, mais elle est là, là. Puis des fois aussi, t'as les gens qui prennent contrôle de l'account. Je sais pas si ça se fait encore, mais quand j'étais jeune, on avait un ami, un gars qui était décédé. Ses parents continuaient de poster sur son profil, tu sais, comme... Ouais, il y a quelque chose de turbo-awkward, mais c'est intéressant de voir comment on va évoluer là-dedans comme société.
Nectar Economakis Ouais, ouais. J'ai pas de bonne réponse pour toi, juste des questions.
Participant 3 Ouais, ben écoute, c'est un temps excitant pour être en vie, je pense, de voir tout ça arriver. On verra. Gros segue pour sortir de la philosophie, puis du, pas nécessairement du sci-fi, mais de ce qui s'en vient bientôt. Toi, man, ça fait littéralement des décennies que t'es dans la communauté tech à Montréal. Moi, c'est une communauté que je trouve cool, mais je suis moins présent là qu'à Québec. Puis là, j'essaie de régler ça. On s'en va faire SaaSpasse live chez WorkLeap, tout ça, à Montréal. Qu'est-ce que tu aimes le plus de la communauté à MTL, à Montréal ?
Nectar Economakis Pour moi, c'était une communauté qui... C'était un métier, une communauté qui m'a aidé à grandir. C'est une façon de sortir un peu... Je ne veux pas dire sortir de la pauvreté. Je ne grandis pas au vice-Montréal. Donc, c'est une façon d'avoir un emploi qui... qui paie bien, que je trouve une passion, une façon de redonner un peu, donc créer de la valeur. Donc, c'est un peu ça qui motive d'essayer de redonner un peu. C'est une raison pourquoi j'ai toujours mon balado qui est un peu en pause, mais c'est de mettre un peu la lumière sur toutes les cool entreprises, entrepreneurs, investisseurs du marché pour parler un peu des choses qui se passent. Ça a été aussi une nouvelle communauté, comme on a mentionné, il y a 15 ans à peu près. C'est une nouvelle vie. pas vraiment grand-chose. Il y avait quand même des entreprises technologiques en software, quelques beaux exemples, mais je veux dire, l'industrie a vraiment commencé à vraiment grandir à partir de 2007-2008. Et là, on a vu vraiment plus une éclosion d'un nombre de startups, de personnes qui viennent du milieu. Donc, j'aime beaucoup partir dans ce monde. Je crois que le parcours entrepreneurial est fascinant. Tu peux passer une vie à juste parler aux entrepreneurs, comprendre un peu leur motivation, qu'est-ce qui les pousse à vraiment... Faire quelque chose qui est assez rebelle. Quand j'étais à l'école, à l'université, c'était comme tu prends un job safe dans le monde corporate et c'est ça la belle vie. Tu travailles quelque part pour exceller. Tu sais, partir quelque chose, tu le connais, c'est quoi ? C'est comme, il n'y a pas de playbook, là. Personne ne te dit, OK, voici exactement les étapes à suivre. Donc, tu dois le faire un peu comme, comme tu dis, un peu un acte de rébellion.
Participant 3 J'aime vraiment ça. Ça touche le poète en moi, l'acte de rébellion. De quoi est-ce que tu penses que la communauté à Montréal, la communauté tech, manque le plus ?
Nectar Economakis Bien, je crois que l'on a mentionné un peu avant, là, c'est cette notion de prendre des risques, tu sais, voire un peu plus grands. Comme je dis, je crois que ça change. Je crois qu'on a quand même quelques entrepreneurs qui prennent vraiment des gros swings, qui essaient de bâtir vraiment des grandes entreprises. Pour revenir au point que j'avais dit tantôt, je ne crois pas que c'est nécessaire d'essayer de faire ça. Je crois que tu peux bâtir une belle vie avec une entreprise SaaS qui fait du bon cash flow à chaque mois, chaque année. Pour moi, ça, c'est tout aussi bien que l'autre. Mais pour dire la vraie chose, mon opinion, c'est que si on veut grandir, ça fera quand même des grandes entreprises aussi. donc ça n'a besoin, c'est pas juste un Lightspeed mais une vingtaine, un Shopify c'est un autre exemple de succès canadien c'est comme vraiment cool que ça a été fondé ici mais aux États-Unis, le Shopify il y en a plusieurs ici on en a un donc ça prendrait plus de fondateurs et des entrepreneurs qui ont ce mindset-là penses-tu qu'on a l'écosystème financier pour supporter ?
Participant 3 des licornes comme ça ou des plus gros agents de changement comme ça ?
Nectar Economakis Pas assez. Je n'aurais pas joué à Amiral. Je crois que c'est pour ça notre mission, d'essayer de diversifier le capital et faire un peu... Je ne vais pas retourner dans le pitch que j'étais dit tantôt. Je crois que ça m'apprend plus définitivement.
Participant 3 As-tu un crush sur une compagnie ou sur une personne ? une personne qui est founder, mettons, ces temps-ci ?
Nectar Economakis Je dirais peut-être deux personnes qui viennent en tête. Le premier, c'est quand même un entrepreneur assez connu, c'est Fred Lalonde, de Hopper. Je crois que ce qu'il a fait, c'est Hopper, ça a été quand même assez incroyable. Première chose, c'est comme, tu sais c'est quoi le succès ? Tout le monde te connaît quand il y a du succès, mais personne ne te connaît quand tu travailles dans le monde. Je crois que c'est une entreprise qui a été fondée en 2008. Il est vraiment sorti un peu des... des ténèbres vers 2015-2016 avec une vraie commercialisation de leurs produits. Et ça a pris longtemps à bâtir, mais personne ne parlait de Hopper en 2012. Ça a été un long parcours pour qu'ils lancent un peu leurs produits. Et aujourd'hui, je crois que les derniers archives publiques ont été valorisées, je crois, à 5 milliards. Ils font quand même beaucoup de revenus à l'international. C'est vraiment une entreprise de classe mondiale. Et ce que j'aime de Fred, c'est pas... Évidemment, l'histoire d'Hopper, mais c'est vraiment, je vais dire, pourquoi c'est tancé, c'est sa nouvelle aventure avec Deep Sky. Je ne sais pas si tu connaissais quoi. C'est une entreprise qui, c'est lui et son équipe de gestion qui l'a lancée. C'est lui et Juice, son autre cofondateur. Ils ont vu l'opportunité, ou pas l'opportunité, je vais dire la grande menace du changement climatique. Ils ont dit, comment est-ce qu'on peut le tacler ? Donc, ils ont parti d'une entreprise de capture de carbone. qui vient d'être financé. Je crois que c'est public. Les chiffres publics, je crois que c'est 10 millions. Et j'ai vu un peu le pitch. J'étais à une conférence et c'est absolument effrayant. Donc, quand on parle de changement climatique, oui, on en parle. Aujourd'hui, peut-être, on enregistre au milieu du mois d'août. Il y a plein de feux de forêt. On parle des records de température à travers le monde. Ça commence à être plus vrai, mais en même temps, qu'est-ce que moi, je change dans mon comportement du day-to-day ? C'est pas grand-chose. Et tu vois ce qu'il est en train de bâtir avec Deep Sky, son pitch, c'est absolument effrayant, comme je dis. Donc, il faut qu'on agisse beaucoup plus vite qu'on pense. Et donc, sur l'entreprise-là, c'est ça qu'il s'essaie de faire. Essayer de vraiment renverser un peu cette tendance de carbone dans l'atmosphère.
Participant 3 OK, intéressant. Tu as dit deux personnes ?
Nectar Economakis Bien, aujourd'hui, c'est toute une équipe, mais je crois que c'est deux fondateurs. Je peux être complètement... Peut-être que je me trompe, mais ils ont un ciseau.
Participant 3 Je te parlais d'un crush sur une personne ou une compagnie.
Nectar Economakis L'autre personne, oui, l'autre fondateur, l'autre que je connais, c'est une entreprise qui s'appelle Ventures c'est Étienne Crevé. Super entreprise, c'est méconnu. Ce que j'aime dans le monde tech, il y a beaucoup d'entreprises qui ont du hype, qui font des choses, c'est les choses comme les TikTok, etc. C'est peut-être pas une startup aujourd'hui, mais tu sais de quoi je parle. Il y a beaucoup d'objets brillants qui parlent, mais les vrais problèmes de l'économie, c'est pas réglé par les TikTok. on s'entend mieux donc ce que Ventures fait est super intéressant pour vraiment régler des vrais problèmes au niveau manufacturier donc je crois qu'il est en train de bâtir une super cool entreprise il vend il vend à des SpaceX à des Tesla il vend à toutes les grandes entreprises à travers le
Participant 3 monde donc vraiment cool comme business parfait je vais check it out puis mettre ça dans les show notes c'est sûr Question un peu funky, mais comment tu penses que SaaSpasse comme contenu, podcast, communauté pourrait être utile comme vie ici ?
Nectar Economakis Bonne question. Je l'ai vue, tu me l'avais envoyée. Honnêtement, je n'ai pas une bonne réponse. Je crois que c'est juste continuer à ce que tu fais. Essayer de le faire peut-être en plus grand parce que... Je crois qu'on a besoin de modèles dans le marché pour être capable d'inspirer un peu la prochaine génération pour leur montrer ce qui est possible. Pour leur essayer de montrer... Tu peux prendre des risques et ce n'est pas si risqué. Tu ne veux pas te ramasser quand tu as 70 ans, 80 ans, tu as ta fin de ta carrière, tu te dis Ah shit, j'aurais dû lancer quelque chose, mais je n'ai pas eu le courage. Mais on est au Québec, on est au Canada, il n'y a pas de bombe qui nous tombe sur la tête. Donc, si tu es jeune, tu as une idée. vraiment plus de chances d'apprendre, de croître au niveau personnel et de te dépasser si tu essaies quelque chose que tu ne l'essaies pas. Donc, avoir des modèles d'inspiration, du contenu qui démontrent que c'est positif et que oui, il y a des enjeux, ce n'est pas parfait. Ce n'est pas... Je sais, durant la bulle, pour retourner à la bulle, tout le monde veut se lancer en start-up. Ce n'est pas facile. C'est extrêmement difficile de faire ça. Et ça prend quand même du courage pour le faire. Je crois que ce que tu fais est vraiment cool. Je veux juste te saluer pour le continuer.
Participant 3 C'est drôle parce que je te demande ça parce qu'il y a un phénomène qui commence à émerger de ce que j'ai créé avec SaaSpasse qui est certains investisseurs ou des gens avec un high net worth me disent Oh, si tu vois quelque chose d'intéressant, moi, j'aurais peut-être du capital à déployer. Puis à l'inverse, j'ai des founders qui me disent Hey, si... t'as des gens qui investissent, nous on a un bridge à faire, on a une nouvelle round, on libère un peu d'équité parce que faut se rendre ailleurs. Fait qu'il y a comme cette espèce de middleman play là, que je suis en train un peu de vivre, pis de voir, je peux-tu apporter de la valeur ou pas, on verra où ça nous mène, mais j'ai commencé des petites preuves de concepts là-dessus. C'est assez, la puissance du réseau c'est assez hot man, pour vrai là.
Nectar Economakis Je crois que tu es en train de créer une plateforme qui crée de la valeur et tu le vois déjà. Je ne sais pas si tu devrais commencer une business d'investment banking, essayer de connecter les investisseurs avec les entreprises parce que je ne vois pas nécessairement ta valeur à ce point de vue-là. Ça peut être une business intéressante, mais te connaissant un peu, je vais dire, peut-être pas quelque chose qui va te motiver. Prendre une cote sur une ronde, ça va être plus de créer une communauté de monde. faire les connexions, comme on a dit au début, c'est quoi une autre bonne expression en anglais ? Le paid forward. C'est de créer la valeur sans demander quelque chose de retour. Pour moi, avoir le balado de mon côté, je fais ça pour plusieurs années. J'ai commencé sans vraiment des grandes attentes et pas nécessairement pour faire de vendre mes services au niveau de ma boîte de conseil, mais ça m'a tellement redonné ma vie en richesse, en amitié, en connexion, en opportunité professionnelle aussi. Mais pas parce que j'ai essayé de faire la vente. C'est juste créer du bon contenu, essayer de connecter le monde, et des bonnes choses arrivent par la suite. C'est comme naturel, c'est magique.
Participant 3 Je suis d'accord. Écoute, je suis all about pay it forward. C'est sûr qu'à la fin du mois, il faut aussi payer l'hypothèque. Fait que les choses auxquelles je réfléchis ces temps-ci, puis on pourra peut-être même s'en reparler offline éventuellement, mais je pense que dans le court terme... on vient de faire un soft launch d'une petite agence d'SEO avec deux compagnons Charles McLaughlin puis David Carman où est-ce que justement on se dit ben regarde on a une super belle audience de SaaS il y en a qui sont rendus sérieux à propos de ce canal-là puis qui veulent le scaler on a la compétence revenu court terme tu sais pour parce que c'est cool le paid forward puis tout ça mais tu sais le pod ça coûte quand même du fric genre à produire à promoter à organiser les événements etc fait que Il y a le service, comme, en court terme, que j'essaie de voir si je peux pas structurer ça, cette petite agence d'ASO-là. Puis, à moyen terme, j'ai commencé à travailler sur un autre SaaS aussi. Je sais même pas si je suis supposé d'en parler sur le podcast. Anyway, c'est stealth, là. Y'a rien de sorti, mais...
Nectar Economakis Tu me diras, et on va parler comme nouveau VC, comme, like, je suis curieux.
Participant 3 Mais, non, mais je pense que, tu sais, de baigner dans le monde du SaaS, ça highlight... plusieurs problèmes que les SaaSes y ont. Puis je suis comme, man, je suis pas mal sûr qu'il y a un produit à faire. You gotta do it. Non,
Nectar Economakis je suis 100% d'accord. Pour revenir à ce qui se passe comme business, je crois qu'on a parlé un peu de quelques idées durant un souper. Je crois qu'un, il y a le modèle classique d'une audience nichée qui est super parce qu'une audience nichée, comment vendre un produit ou un service comme annonceur, tu as besoin d'avoir une niche. Donc, tu peux aller la route classique de commander. Je crois que c'est quand même tout à fait honorable de créer du revenu à ce niveau-là et avoir de l'intérêt. Tu as déjà commencé un peu avec le côté événementiel qu'on a déjà discuté. Je crois que de là, par la suite, il y a plein d'autres idées qu'on pourrait whiteboard une journée parce que tu es vraiment à l'intersection de parler à toutes les SaaSes intéressantes du Québec et voir un peu c'est quoi leur défi, qu'est-ce qu'ils ont besoin comme service, jouer un peu l'entremetteur ou carrément bâtir et ou investir. Peut-être aussi le métier d'investisseur serait intéressant pour toi. Lever un petit fond et... couper des petits chèques dans les SaaS que tu gagnes, que tu promovas sur SaaSpasse, c'est aussi un autre modèle d'affaires.
Participant 3 Je souris jusqu'aux oreilles pour ceux qui écoutent, mais écoute, c'est ça. Mettons, long terme, il y a aussi un semblant de play qui se dessine par rapport à peut-être quelque chose au niveau de l'investissement, mais tout ce que je peux dire, c'est que j'ai pas de certitude par rapport à où tout ça s'en va, mais j'ai du fun, man. Je crée de la valeur, mon réseau s'augmente, je suis juste... Je suis juste très privilégié, mettons, d'avoir... que les gens m'aient accueilli dans Snipcart, qu'ensuite, on a construit de quoi ensemble, qu'on ait fait un exit. C'est vraiment pas tous les business qui font des exits. Puis que là, je puisse avoir ce temps-là pour construire ça, man, c'est un fucking privilège. Puis tu sais, ça me donne des excuses aussi pour rebond, puis juste me reconnecter avec du monde comme toi. Fait que, anyway, très, très chanceux de pouvoir faire ça. Toi, d'autres, ça fait six ans que tu roules un podcast, six plus. En tout cas, ça fait un reboot. T'as-tu l'impression qu'il y a de quoi qui a changé spécifiquement dans le milieu du podcasting ?
Nectar Economakis Bien, j'exclure, le plus grand changement, c'est juste la profondeur du nombre de podcasts que tu trouves. Donc, même moi, je suis quand même peu accro à tous les podcasts. Et là, je trouve à être vraiment en dette de podcasts. Je regarde mon lecteur sur mon app et je dis, il n'y a aucune façon que je peux écouter tous ces podcasts intéressants. Et à la base... Tu vois ? Je veux dire, l'industrie a quand même grandi beaucoup à ces ans. Je veux dire, j'étais juste un petit peu avant la grande vague qui est arrivée. Et pour moi, c'est un peu naturel parce que je crois, c'est une expression que j'aime beaucoup, c'est que chaque compagnie doit être une compagnie de médias. Donc, que ce soit, moi, je l'ai fait avec ma petite Chili Consulting Business. Donc, j'avais une petite branche média que je faisais pour essayer de parler un peu de notre offre. Et donc, je crois que chaque entreprise doit essayer de créer sa propre audience. Je crois que c'est nécessaire. Donc, tout ce que j'ai vu, tout ce que j'ai été surpris à voir dans les dernières années, c'est juste ce nombre de podcasts super intéressants qui ont été lancés. Et vraiment cool pour l'écosystème. Je crois que le côté monétisation est encore lent à venir, mais ça s'en vient. Mais comme on vient de dire, moi, je ne le fais pas pour l'argent, je le fais vraiment pour ce gain personnel et professionnel. Et en même temps, je veux dire, juste au niveau professionnel, même j'ai eu des gains que je ne pourrais même pas espérer. Donc, retourner à ma nouvelle aventure d'amiral, mais j'ai connecté avec, aujourd'hui, mon partner, Frédéric Bastien. Lui, il y avait une business qui s'appelait Nubo, une compagnie intéressante dans le monde du IoT. Mais comment je l'ai connu ? J'avais vu sa business, il venait de lever une série B. Je me suis dit, Hey, Fred, veux-tu être… Je l'ai écrit sur LinkedIn, Veux-tu être sur mon podcast ? Ça a l'air super intéressant. Et on a juste… connectés d'eux-mêmes. Et par la suite, ça avait décroché un petit mandat ensemble. Ils disaient Qu'est-ce que vous faites ? J'ai plein d'armes. Peut-être qu'on a un peu du besoin. On a fait un mandat ensemble. C'était un client et on a juste resté en contact. Et c'est ça qui m'a permis un peu de décrocher un peu ma nouvelle aventure de partir un fonds avec lui. Donc, j'ai bénéficié beaucoup plus que j'aurais espéré que je l'avais lancé.
Participant 3 Non, c'est un bon exemple. Y a-t-il des erreurs qui étaient faites ? côté podcasting que tu penses que moi, je pourrais peut-être éviter ?
Nectar Economakis Oh boy, oui. Pour l'instant, je crois que tu les as tous évitées parce que moi, au début, je n'invite personne à aller écouter les premières émissions parce qu'ils étaient tellement mauvais en termes de qualité sonore et technique. Les erreurs que j'ai faites étaient vraiment plus au niveau, j'allais dire, technique. Je crois qu'au niveau d'ouverture et style d'entrevue, je crois que je me suis amélioré. Mais c'est juste une question d'apprentissage. et faire des répétitions. Donc, tu t'améliores à ce niveau-là. Les erreurs d'entrevue, pour moi, c'est juste un rite de passage que tu fais, mais le côté plus classique de Charles. Le côté technique devrait être mieux. Ça l'aide, ça. Donc, je crois que c'est en termes d'erreur.
Participant 3 Écoute, on en a fait un fuck-up big time quatrième épisode qui était supposé sortir avec un de mes meilleurs amis. Il est actually sorti le 10 août avec Lucas Markel Richardson. Tout le recording, il a fallu qu'on le scrap. Genre, on sonnait comme des robots gelés sur le pot. Ça marchait pas pantoute. C'était un enfer.
Nectar Economakis Ça m'est déjà arrivé. J'avais une personne assez connue dans le monde et à la fin de l'entrevue, Ah, super interview, merci, poignée de main, on part et je rentre chez vous. Trois secondes de l'entrevue. Ah,
Participant 3 je te parle. C'est décolle, ça. As-tu des conseils ou du feedback constructif pour moi par rapport au pod ? N'importe quoi.
Nectar Economakis J'écoute ton part, donc je n'ai pas vraiment de côté constructif. Je crois que continue, comme je dis. Tu as quelque chose de vraiment spécial qui peut croire, qui peut faire une plus grande marque sur l'industrie. Donc, tu peux continuer. J'aime ton approche ouverte. Tu es très ouvert. Tu es aussi un entrepreneur dans l'âme. Donc, tu as une certaine empathie avec la personne de l'autre côté. Tu n'es pas un journaliste. La chose que je dis aussi à mes invités, je ne suis pas un journaliste. Je n'essaie pas de te coincer dans des questions. Pour moi, je suis juste curieux, je veux apprendre et je vois que tu fais un peu la même approche. Le monde aime des conversations de longue durée, ce que tu peux apprendre, approfondir un sujet. Quoi que les personnes commencent à comprendre en médias, l'espèce de snippet de 20 secondes, c'est comme des mauvais calories. Donc, tu ne vas pas vraiment apprendre grand-chose.
Participant 3 Écoute, man, je veux juste te dire merci de rencontrer des personnes comme toi qui faisaient justement soit des podcasts puis qui... qui avait une qualité dans comment il construisait des relations, puis qu'il mettait des personnes ensemble. Ça m'a inspiré en Christ pour faire cette pause.
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.