Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, head of product & design chez Blissbook.
On discute des padawans en SaaS, i.e. les juniors à haut potentiel qui entrent dans l’industrie.
Je commence avec une histoire vraie, d’un padawan qui m’a approché récemment.
Je raconte ce qu’il a fait de bien, ce qu’il aurait pu faire de mieux. Ensuite, on donne un paquet d’exemples sur comment approcher des employeurs et mentors potentiels quand tu commences. On explique comment se démarquer, comment raconter des histoires sur nos “early wins” quand on commence, et plus encore.
Finalement, on touche sur la valeur autant altruiste qu’égoïste de spotter et mentorer des padawans.
Ah, pis Antoine et moi on donne des exemples des premiers projets entrepreneuriaux qu’on a utilisé pour se vendre dans nos premières jobs. Y’a mon vieux blog de poésie là-dedans, c’est gênant!
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SaaSpasse à Québec — édition 4
Le 19 octobre, SaaSpasse débarque chez Equisoft pour l'enregistrement d'un podcast LIVE avec François Levasseur, VP Global Alliances & Acquisitions @ Equisoft et François, fondateur @SaaSpasse.
Réservez vos billets 🎟️
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Pour octobre, la job du mois ça se passe chez Missive, une app de gestion des communications collaborative. Tous vos échanges d’équipe peuvent vivre dans l’app : courriel, chat, SMS, DMs, et plus encore.
Missive sont à la recherche d’une personne senior en programmation backend (ou fullstack). C’est une petite équipe de produit élite dans une compagnie hyper profitable, avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcart, et on continue de l’utiliser dans notre agence Grip aujourd’hui. C’est de la bombe comme produit & poste à combler — sautez là-dessus.
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Rafael Masson, co-fondateur & CTO.
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Pour octobre, le partenaire en spotlight c’est Jameo, une plateforme de design & livraison de vêtements d’équipe hyper-personnalisés.
Très stoked d’avoir le support de Jameo — je suis moi-même un client satisfait, tous les hoodies SaaSpasse viennent de là, sont beaux, confos, et l’expérience de design, accompagnement, livraison a été seamless.
Jameo offrent une gamme de produits éthiques variée, tous carbo-neutres. Hoodies, polar, tuques, t-shirts — name it. Ça vient aussi avec un service de design gratuit, vraiment une expérience clé-en-main.
L’équipe offre un rabais de 200$ sur une première commande à tous les auditeurs SaaSpasse. Juste à entrer le code promo SaaSpasse dans le checkout! L’offre expire le 6 novembre, mais si vous commandez avant le 20 octobre, y’ont une garantie que ça sera livré avant Noël! Ça fait un foutu beau cadeau d’équipe!
Check it out sur jameo.com/fr
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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Antoine Meunier Des histoires incroyables de comme, il y a 17 ans, il y a eu une idée, puis ça a été vendu 750 millions de dollars, puis tu es wow, quel champion. Pour une personne comme ça, tu as, mettons, 100, 200, peut-être 500 personnes aussi solides qui vont juste avoir une croissance linéaire. C'est ceux-là, en fait, que moi, je me dis, en tant que salarié du savoir, je trouve ça intéressant de les voir aller, tu sais, puis c'est là que tu peux les spotter, puis ça se voit à 1 000 quelqu'un qui a du potentiel et qui est juste green.
François Lanthier Nadeau Ah, à qui je suis pogné pour le tuer ? À qui je suis pogné pour m'écouter, non ? On est pogné dans ce tuer. Moi, puis tu es right, je suis pogné dans tout le temps. juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com. Bouton Mauve, ajoutez votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. On est au-dessus de 220 startups. Vous pouvez aussi modifier le profil existant. Il y a un bouton Mauve aussi pour ça. Le prochain événement SaaSpasse aura lieu jeudi le 19 octobre à Québec dans les bureaux de Equisoft. On va jaser fusion et acquisition SaaS avec François Levasseur. On a 50 billets dispos seulement. la moitié de partie déjà, donc réservez les votes bientôt sur Evenbright, la bannière de notre site ou en show notes. OK, la job du mois, SaaSpasse. Pour octobre, la job du mois, SaaSpasse chez Missive, une app de gestion des communications collaboratives. Tous vos échanges d'équipe peuvent vivre dans l'app, c'est-à-dire courriel, chat, SMS, DM et plus encore. Missive sont à la recherche d'une personne senior en programmation back-end ou full-stack, d'une petite équipe de produits élite dans une compagnie hyper profitable avec une forte croissance. On a utilisé Missive chez Snipcard et on continue de l'utiliser dans notre agence Grain aujourd'hui. C'est de la bombe comme produit et comme poste à combler, sautez là-dessus. Si vous ou une personne dans le réseau avez le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Vous allez y trouver aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Raphaël Masson, cofondateur et CTO chez Missive. D'ailleurs, si vous voulez commander une des prochaines Jumes Dubois, Job du mois, écrivez-nous à bonjourhi.saspace.com ou glissez dans mes DMs LinkedIn. Ok, segment produits et services SaaS. Pour Octobre, le partenaire en spotlight, c'est Jameo, une plateforme de design et livraison de vêtements d'équipe hyper personnalisée. Très stoked d'avoir le support de Jameo, je suis moi-même un client satisfait. Toutes les outils Space viennent de là, sont beaux, confortables, et l'expérience de design, d'accompagnement et de la livraison, ça a tout été seamless. Jameo offre une gamme de produits éthiques qui sont variés. C'est tout carboneutre, by the way. Les hoodies, les polars, les tucs, les t-shirts, name it, y'en ont plein. Ça vient aussi avec un service de design gratuit. Vraiment une expérience clé en main. L'équipe offre un rabais de 200$ sur une première commande à tous les auditeurs SaaSpasse.com. Juste à entrer le code promo SaaSpasse dans le checkout. L'offre expire le 6 novembre, mais si vous commandez avant le 20 octobre, et on te garantit que ce sera livré avant Noël. Donc, ça fait un foutu beau cadeau d'équipe, si vous voulez mon avis. Check it out sur jameo.com.fr J-A-M-E-O.com.fr Le cofondateur Benoît Quimper et moi, on parle de la compagnie, des produits, de l'offre promotionnelle et de plus encore dans un petit chat vidéo qui est dispo sur saspace.com.jaméo sur notre YouTube ou en show notes. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier Head of Product and Design chez Blissbook. On discute des padawans en SaaS, c'est-à-dire les juniors à haut potentiel qui entrent dans notre industrie. Je commence avec une histoire vraie d'un padawan qui m'a approché récemment. Je vais raconter un peu ce qu'il a fait de bien, ce qu'il aurait pu faire un peu mieux. Ensuite, on va donner un paquet d'exemples sur comment approcher des employeurs ou mentors potentiels quand tu commences. On explique aussi comment se démarquer, comment raconter des histoires autour de nos early wins quand on commence, et plus encore. Finalement, on va toucher sur aussi la valeur autant altruiste qu'égoïste de spotter et de mentorer des Padawans qui rentrent. Et puis Antoine et moi, on donne aussi des exemples de nos premiers projets entrepreneuriaux qu'on a utilisés pour se vendre nous-mêmes dans nos premières jobs. Il y a même mon vieux blog de poésie là-dedans, donc c'est assez gênant. All right, on passe au show. Let's go ! Antoine Meunier, bienvenue sur SaaSpasse.
Antoine Meunier François Lomantier, merci de l'invitation, comme toujours, bonjour. Yes,
François Lanthier Nadeau je suis content de te voir, je suis content de te parler. Puis pour les personnes qui ont cherché infiniment sur Internet lundi dernier et qui se demandaient où est-ce qu'est le podcast avec Antoine et François, on a pris une décision commune de réduire un petit peu notre rythme de publication de podcast pour... courir un marathon au lieu de continuer de sprinter. On a commencé en force avec SaaSpasse. Puis là, ce qu'on veut, c'est être là pour le long terme, augmenter notre possibilité d'avoir du bon contenu, d'être en forme quand on le fait, et puis juste gérer nos bandes passantes respectives, parce qu'on est deux jeunes professionnels quand même occupés. Fait qu'Antoine s'en va pas nulle part, il est là.
Antoine Meunier Je ferais peut-être une petite correction, on est juste des professionnels. Je pense qu'on est très jeunes, mais ça n'enlève rien à tout ça. On est rendu des vieux professionnels avec des mal de dos.
François Lanthier Nadeau C'est parfait, man. Pas moi, parce que ceux qui ont vu mon dernier box squat, vous comprendrez que j'ai pas mal au dos.
Antoine Meunier Pour ceux qui l'ont manqué, François, il lève 750 000 livres à répétition. C'est impressionnant quand même.
François Lanthier Nadeau Comment t'as dit ? Il lève quoi ?
Antoine Meunier 750 000 livres à répétition.
François Lanthier Nadeau Exact.
Antoine Meunier Pour des pounds.
François Lanthier Nadeau Mais c'est bon parce que tu m'as comme mis la table pour un segway, où est-ce qu'on n'est plus jeune, mais on l'a déjà été, jeune. Fait qu'aujourd'hui, on va parler de Padawans. Pour ceux qui ne sont pas des Star Wars fans, les Padawans c'est basically les apprentis des Charles Jedi. Fait que c'est ceux qui commencent, qui ont beaucoup de potentiel, qui sont motivés, qui se font tirer par le haut par des mentors. Puis j'ai recommencé à écouter Ahsoka, qui est la dernière. série Star Wars de Disney. Excellent combat de Star Blasar là-dedans en passant. Donc, toi pis moi, bro, on l'a été. Des Padawans des apprentis qui commencent. Pis la prémisse de ce podcast-là, c'est que récemment, il y en a un, justement, un Padawans qui m'a outreach sur LinkedIn avec une belle approche. Pis ça m'a fait réfléchir à comment est-ce qu'on cultive un peu la découverte de ces profils très prometteurs-là, puis comment ces profils-là peuvent, eux, se promouvoir, puis rentrer dans le monde du SaaS. Fait que je t'explique un peu la prémisse, puis ensuite, tu me dis ce que t'en penses. Fait que le gars, il glisse dans mes DM LinkedIn. Il dit Salut, je m'appelle ça, j'écoute le podcast, je tripe sur ce que tu fais. Écoute, moi, je suis en train de finir l'université, j'ai déjà une petite business. Non, ça, il ne m'a pas dit tout de suite, c'est pas vrai. Il dit... je tripe sur le SaaS, j'ai envie de m'impliquer plus dans le monde du produit, dans l'industrie du produit au niveau SaaS. Tu as une base de données, tu as un réseau. Si jamais tu files pour donner une chance à la relève, j'accepterais n'importe quel plug ou conseil que tu peux me donner pour commencer. Fait que, je vais laisser ça là. Qu'est-ce que tu penses juste de l'approche comme out of the blue comme ça ? Ben,
Antoine Meunier probablement chapeau. à ce jeune homme pour, un, l'avoir fait, mais aussi avoir réussi à se distinguer. Parce qu'on vit dans un monde de bruit incessant, puis on se fait tout... Tu sais, je veux dire, on se fait spammer... Ça va être ma plug missive de l'année, là. Mais genre, tu sais, je me rappelle, je parlais avec Phil le haut de ça, de comme à quel point on se fait spammer, puis ça finit que tu fais juste Marc à spam tout le temps dans ton inbox, là. Tu sais, de couper, d'être capable de... connecté avec quelqu'un, c'est déjà un art en soi. Donc, premièrement, chapeau. Deuxièmement, on est une industrie qui est très... qui n'est pas linéaire. Puis on a discuté quand même abondamment d'à quel point une carrière en SaaS puis une carrière en tech, c'est pas linéaire. Il n'y a pas une façon de le faire. Tu peux être hyper académique, tu peux être sans papier, tu peux être autodidacte, tu peux être quelqu'un qui fait des bootcamps à répétition, tu peux être le fils à papa, tu peux aussi être un volupier. Toutes les options sont bonnes, mais ça reste que je regarde nos parcours. Nous, on a été padawan. Je pense que l'entraide, dans cette situation-ci, c'est une entraide intergénérationnelle entre un vieux millenials et un jeune. C'est quoi les Z, la nouvelle génération ?
François Lanthier Nadeau Je pense que oui.
Antoine Meunier un Z, puis là il va dire non non je suis un milleniause aussi puis là tu vas dire non non non t'es né trop tard puis mais il y a des cas d'intéressants par ça parce que tu sais mettons moi je réalise que personnellement j'ai beaucoup aussi de hum de relations comme ça qui sont pas nécessairement avec un gros age range, un gros gap d'âge, mais un gap, si on veut, d'expérience pis de expérience pro-éfinement. Donc bref, pour revenir à ton padawan, moi ce que je serais curieux de savoir, c'est toi, qu'est-ce qui t'a fait, pourquoi, parce que t'sais, on se rappelle que sur eux SaaSpasse, il y a grip qui lève, t'es dans le jus, t'sais, je t'ai rarement vu autant dans le jus que ça. t'es à côté d'un barure, pis si tu vas au gym, t'es à côté d'un barure, ça laisse pas beaucoup de place à pas faire grand-chose. Fait que, dans la catégorie des gars qui ont pas le temps, je te mets là-dedans, toi, pourquoi t'as... Qu'est-ce que t'as vu dans ce jeune homme qui t'a fait faire Oh my God, je veux l'aider ou, tu sais, ça vaut la peine de faire un peu de pro bono, si on veut, ou de... Qu'est-ce que t'as vu, toi, finalement ?
François Lanthier Nadeau Ouais, je te dirais que c'est un mix de... d'ego, d'altruisme et d'imputabilité. Je les explique rapidement. Au niveau de l'ego, la personne a montré et a prouvé un petit peu qu'elle s'intéressait à ce que je faisais et qu'elle comprenait quand même qui j'étais et ce que j'avais fait dans la vie. Déjà ça, ça te flatte dans le sens du poil. Au niveau de l'altruisme, moi quand j'ai commencé... D'avoir des mentors ou des seniors qui étaient capables de m'introduire à des gens ou de me donner des opportunités ou de m'enseigner quelque chose, ça a été genre game changer dans ma carrière. Fait que j'ai envie de redonner ça quand je peux à du monde. Puis finalement, au niveau de l'imputabilité, souvent, je vais dire sur le podcast ou dans les conférences ou présentations que je donne, Hey, je suis là pour vous aider, tu sais. Puis dans son cas, spécifiquement à lui, j'étais allé à l'Université Laval, puis j'avais donné une... comme j'avais raconté l'histoire un peu d'entrepreneuriat de Snipcard puis de la vente, puis à la fin, il était venu m'en remercier, se présenter, mais ça fait longtemps, ça fait au-dessus d'un an, je pense, ou peut-être pas, peu importe. Ça fait neuf mois et demi, je m'en rappelle. Comment ?
Antoine Meunier Ça fait neuf mois et demi, je m'en rappelle de la fois que t'es allé là. En fait, j'étais à Québec, c'était en mai. Ou peut-être pas. C'est ça que je dis de la mort. Non, continue. T'étais bien parti.
François Lanthier Nadeau Puis, c'est ça. Ça fait huit ans que je donne des... Ou plus, je sais pas, que je donne des présentations, des conférences. Puis là, maintenant, ça fait, je sais pas, sept mois que je fais le podcast. Quand je fais ces call to action-là, sur 100 personnes qui l'entendent, il y a rarement une personne qui agit dessus. Fait que quand il y a une personne qui agit dessus, c'est important pour moi... que les bottines suivent les babines puis que je show up puis que je fasse l'action que j'ai promis que j'allais faire. Puis justement, c'est tellement gratuit et facile de dire, Ah, écrivez-moi ou contactez-moi, je vais vous aider. Quand tu le sais qu'il n'y a personne qui le fait, mais quand il y a quelqu'un qui le fait, je pense que cette personne-là mérite une mini partie de ton attention parce que toi, tu l'as dit, tu as fait un mini commitment par rapport à ça. C'est pour ça que moi, j'ai pris le temps... de répondre à cette personne-là et même plus ensuite.
Antoine Meunier Qu'est-ce que t'as vu dans cette personne-là ? Dans le sens, c'est quoi la flamme que t'as faite ? Ah ouais, il y a quelque chose là pis c'est qu'il va un jour faire de quoi. T'sais, avec un petit peu de vent dans le dos, il est parti pour la gloire.
François Lanthier Nadeau Ben, c'est une excellente question pis c'est un thème un peu core que j'ai envie de t'entendre aussi dessus, c'est le gars, il a faim. Puis c'est quelque chose qui sonne un petit peu agressif ou comme animal, je sais pas comment le dire, c'est pas mon expression préférée, mais elle encapsule vraiment une forme d'énergie, d'ambition, puis de potentiel. Je continue de l'utiliser l'expression, puis moi j'étais comme ça quand j'ai commencé, j'avais faim. Je voulais me prouver, je voulais rentrer, je voulais chipper des résultats, augmenter mon... ma plus-value dans la compagnie, puis ouvrir mes opportunités. Tu sais, j'avais faim, même. Puis j'en mangeais le soir du contenu marketing puis du web development. Je voulais comprendre ce que je faisais. Je voulais que le monde... Là, ça vient peut-être de certaines insécurités personnelles, mais c'était important pour moi que mes pairs reconnaissent que je suis bon, tu sais. Pour plusieurs raisons, là. Je pense que le travail, ça a joué un gros rôle dans mon identité puis dans ma confiance en moi, mettons. Mais cette faim-là, là... d'être capable d'expliquer, mettons, de raconter. C'est comme un preview d'une histoire qui s'en vient. Quand la personne, elle te parle, tu fais comme, oh shit. OK, oui, avec le vent dans le dos, comme tu parlais, Antoine, je pense que cette personne-là, elle irait loin. Puis je me remets dans les souliers de Georges et Vincent, par exemple, qui m'ont engagé. Puis d'où, genre, ce qu'elle, cette décision-là, à une dizaine d'années, je leur en ai amené de la valeur en tabarnak. Ils ont pris la gageure sur moi. Puis je me dis, c'est important. Moi, même, à la limite, ça peut être égocentrique de genre, moi, comme entrepreneur. Je dois garder ces gens-là proches. Je dois leur donner de la valeur puis les nourrir parce que peut-être que je vais travailler avec eux puis qu'ils vont m'aider dans le futur.
Antoine Meunier C'est intéressant que tu dis ça parce que ça sonne un peu à la limite condescendant. Alors, il y a un jeune padawan qui m'a approché. Alors, je vais lui raconter la vie. Mais la réalité, puis c'est ça qui est le fun, c'est que notre industrie, elle va tellement vite que la définition d'une journée de travail quand tu débutes, mettons, tes curiosités, justement, c'est quoi avoir faim et manger, en manger, c'est très différent d'avoir faim et d'en manger, mettons, dans ta trentaine, ou d'avoir faim et en manger dans ta quarantaine. Tu sais, il y a vraiment des... Je pense qu'on a une... En tout cas, je vais parler pour moi, mais tu sais, je me sens pas dans une situation où je peux juste me mettre sur le cruise control puis coster une carrière comme ça, tu sais, à toutes les semaines où je me réinvente, puis que je m'améliore, puis... Ça fait que ce besoin-là d'amélioration existe. Cependant... Ça n'a rien à voir à ce que j'apprenais il y a 10 ans, mettons. Il y a de quoi de vraiment cool de parler aux jeunes d'avoir un peu leur point de vue sur qu'est-ce qu'ils voient, que ce soit au point de vue super technique, genre de text-tac ou de comment tu build ou même côté plus philosophique, de quelle forme ça devrait prendre, pourquoi ils le font, les motivations derrière. Je trouve ça super intéressant, ces échanges-là. Ça sonne tellement drastique et intergénérationnel. Je trouve que dans la... tech, les cohortes sont tellement rapprochées que 5 ans de différence d'âge dans le monde de la tech, c'est un monde de différence où on n'a pas grandi avec les mêmes outils, on n'a pas grandi avec les mêmes contraintes, puis ça change vraiment la définition de qui tu deviens en tant que professionnel.
François Lanthier Nadeau C'est spot on, puis encore une fois, c'est un autre plus dans la colonne, what's in it for me, comme, mettons, comme entrepreneur ou comme le vieux mentor ou peu importe. Ben, man, veux-tu avoir l'oreille sur ce qui se passe dans la tête des professionnels, comment ils voient la technologie, le produit, etc. Oui, tu sais. Fait que genre, prends-en du temps. Fait que tu sais, c'est vraiment win-win. Puis, j'ai envie de te donner un exemple, puis ensuite, je vais te poser une question. Fait que quand je te dis que le gars, il a faim, mettons, un des trucs qui m'a vraiment impressionné, c'est qu'il avait déjà une compagnie. Fait que c'était une opération de... C'est des cours qui donnent... dans plusieurs écoles, c'est des cours d'échecs. Moi, déjà, j'étais comme Oh shit, attends un peu, tu as déjà un service que tu vends, tu as des clients qui payent, et puis en plus, la nature de ce produit-service-là, c'est très intellectuel, c'est très stratégique, ça a comme un vieux renom, les échecs, c'est comme, je ne sais pas, c'est comme aristocratique, brillant, cool, je ne sais pas quoi. Ça paraît bien sur LinkedIn. Oui, c'est ça. Une des choses que je lui ai dit, c'est Vois-tu mes yeux qui viennent d'ouvrir quand tu as raconté cette histoire-là ? J'ai dit Tu aurais dû lead avec ça, quelque part dans ton outreach. Parce que là, si je t'avais dit non, j'ai pas le temps, désolé, bonne chance, j'aurais jamais su cette histoire-là. Mais c'est un gros influence pour moi de mettre plus de temps avec toi, de voir que tu as déjà shippé quelque chose. Je te compte cet exemple-là parce que, justement, une des manières de valider qu'un jeune Parawan, une jeune Parawan a faim, c'est de voir qu'est-ce qu'ils ont déjà fait. Parce que si tu n'as absolument rien fait, rien shippé, aux mesures de tes capacités, tes connexions, etc., moi, c'est comme un... ce n'est pas un yellow flag, mais c'est juste peut-être que cette personne-là n'a pas vraiment faim. Ma question pour toi, c'est comment toi t'as prouvé que tu avais faim quand tu étais... un beginner, un padawan ?
Antoine Meunier C'est une excellente question, mais je veux juste revenir sur ce que tu viens de dire. Tu sais, tu dis ça, puis j'ai des flashs de mon passé, parce que c'est tellement ça. Je réalise à quel point, je ne sais même plus à qui on attribue la quote, parce que ça a tellement été dit et surdit et redit. C'est galvaudé. Le point que, dans le fond, tu as investi dans un entrepreneur, pas dans son idée. Puis je pense que... C'est un peu moi la façon dont je le vois un peu côté... Les échanges qu'on fait entre collègues et entre pairs, c'est des micro-investissements. C'est dans le sens qu'il y a un nombre maximum de personnes qui peuvent être dans ton entourage. C'est juste... Ça dépend de la personne. Il y a du monde extroverti qui sont en train de maintenir 550 network connections. Il y en a qui sont 12. Il y en a qui ont un ami. Mais c'est un investissement que tu fais et il y a comme un opportunity cost. En passant du temps avec ce... jeune padawan-là, qui est un chess grandmaster, ben, c'est du temps que tu passes pas avec un autre. C'est super intéressant de voir, justement, le choix de, t'sais, comme toi, ce qui t'a fait tic, c'est de voir, OK, c'est quelqu'un qui a le temps de tirer sur la gâchette, pis de le faire. Pis, pour répondre à ta question, si je me remets quand j'étais ticu, ben, t'sais, j'étais même pas ticu, c'est ça qui est drôle, mais t'sais, c'est juste ce côté-là de, je regarde mes premiers projets, qui finissaient t'sais... C'est comme dans le temps, là. Tu sais, puis c'est d'une tristesse absolue, là. C'est genre un e-commerce avec un Shopify un petit peu démoli parce que j'ai trop gossé dans le liquid, dans le liquid team qui venait de ça, liquid qui venait d'arriver dans le temps. Fait que j'avais construit du semi-custom, un peu compliqué pour rien. Tu sais, puis c'est techniquement une startup, techniquement une business, avec l'inventaire, puis tout, puis tout. Mais écoute, genre, t'es sûr que je fonce dans un mur avec ça, là ? Il y a des red flags qu'aujourd'hui, je regarde et je me dis que je ne peux pas. Aujourd'hui, je me dis qu'il y a tout ce cash-là que j'aurais pu mettre ailleurs, mais que j'ai mis là-dedans. Ça m'a permis de grandir, mais aussi justement de rentrer dans cette industrie-là que je n'aurais pas pu faire autrement.
François Lanthier Nadeau Oui, puis tu as fait ça. D'ailleurs, si les gens veulent le story, on en a parlé, je pense, soit dans l'épisode 4 qu'on s'en interview, toi et moi, ou un des autres, mais peu importe. Puis, la chose à dire, c'est que ça, c'était pas sur ta traque principale d'école ou de carrière, right ? C'est quelque chose de plus que la traque normale. Puis c'est ça que j'essaie de stimuler dans les gens, c'est de dire, qu'est-ce que t'as fait de plus que tout le monde qui fait ce que t'es en train de faire dans la traque normale ?
Antoine Meunier Ouais, juste rapidement, je vais faire mon petit rant rapide, puis je vais juste discréditer, ou je vais juste pondérer différemment. Deux personnes, deux personnes qui ont un projet, deux personnes qui shippent. Il y en a une qui shippe dans le cadre de son cours d'entrepreneuriat ou son cours de business ou whatever. Il y a une autre personne qui shippe parce que, juste genre, cowboy style, il a un besoin. Puis, cette personne-là était là, oh my God, il faut que ça existe. Puis, elle a juste défini c'était quoi exister. Puis, elle a essayé de le faire. Puis, ça donne de quoi. Moi, personnellement, quand quelqu'un fait ça, ça vient me chercher beaucoup. Ça, pour moi, c'est genre, OK, cette personne-là a faim. Puis il y a de quoi d'intéressant.
François Lanthier Nadeau 100 puis la question ici, c'est pas nécessairement de dire, vas-tu être entrepreneur, puis faire des coups de circuit. Tu peux être entrepreneur, tu peux être un contributeur individuel et avoir faim quand même, et avoir fait plus. Puis nous, au niveau des programmeurs, un exemple que j'aimais, c'était, si on va sur ton GitHub, ton portfolio, ton Twitter, ton LinkedIn, whatever it is, man. S'il n'y a rien, sweet fuck all, est-ce que tu as vraiment faim, tu sais ? Des fois, oui, puis comme on s'en rend compte en entrevue ou genre il y a de quoi qu'on n'a pas vu, puis c'est bien correct, mais souvent, non, man. Puis pour nous, ce côté entrepreneurial-là de prendre des initiatives puis d'aller explorer sa curiosité avec des vrais projets puis pas juste théoriquement dans ta tête, est-ce-tu que c'était important quand on embauchait en dev, man ?
Antoine Meunier J'ai envie de te dire, parce que tu es allé exactement où je m'en allais. Puis, je pense que, moi, perso, je réalise l'expression avoir faim ce n'est pas tant mon truc, c'est à quel point tu es craqué. Comme quelqu'un de craqué. Dans le sens, comme tu vas above and beyond, tu en fais plus que le client demande sur tous les plans. Ce qui signale à tout le monde autour que tu es craqué. Évidemment, je viens d'un background d'athlète où, écoute, les crinqués, c'est ceux qui ont des médailles d'or aux Olympiques que vous connaissez tous, presque pas tous. Mais eux autres, ils étaient, puis je ne me mets pas dans cette catégorie-là, ils étaient deux coches de plus que tout le monde, tout le temps, à tous les niveaux. Puis, OK, si tu as un pseudo-sport nouveau où tu peux encore te pointer et gagner facilement, c'est différent. Mais des sports établis où tu as des milliers de personnes, voire des dizaines de milliers de personnes dans chaque pays qui se battent pour cette place-là. C'est le cranky, généralement, ou la cranky, qui fait son chemin, puis qui arrive à dominer le groupe, tu sais.
François Lanthier Nadeau vraiment,
Antoine Meunier peut-être pas le bon terme, mais à se dépasser puis à se démarquer.
François Lanthier Nadeau C'est démarquable.
Antoine Meunier Puis, dans notre industrie, c'est exactement ça. Tu sais, je veux dire, je me rappelle, tu sais, chez The End Simple, on avait Luca qui est l'Italien qui, derrière, je pense que c'est Umami ou je ne me rappelle plus du nom de son framework, mais bref, lui, il était en croisade contre DHH puis il avait juste fait son Rails qui était utilisé par plein de monde, mais tu sais, il y a, tu sais, genre, C'est là que tu fais comme, OK, il est legit, c'est ce qu'il fait. Non seulement ça, mais il s'est mis out there dans un projet comme ça. Ça devient un pôle finalement. Tu te dis, on veut cette personne-là dans l'équipe parce que cette personne-là a vraiment une coche de plus.
François Lanthier Nadeau Ce n'est pas à propos du code qu'il a écrit, c'est à propos du projet qu'il a entrepris. Le fait qu'il l'ait fait, je suis court, c'est vraiment fou. Je trouve qu'un des clés que tu as dit, c'est qu'on met sur la personne plus que sur son output initial, mettons, de départ de carrière. Puis honnêtement, si le monde, on peut écouter l'épisode avec Georges Saas qui est sorti, je pense, la semaine dernière, quand lui va sortir. Georges il en parle de ça parce que lui, il a l'œil, puis il a le radar, mettons, à talent vraiment aiguisé. Puis il est capable de... Il dit quelque chose du genre... Quand je pogne un niveau de confiance que peu importe ce qui arrive, cette personne-là va se démerder et va se débrouiller, là, je suis prêt à investir dans cette personne-là. Ouais, j'ai... As-tu vendu ce que tu avais fait comme projet quand tu as essayé d'avoir des jobs ou du financement ou quoi que ce soit ? As-tu narrativisé ces trucs-là un petit peu ou pas tant ?
Antoine Meunier Tout le temps. Puis en fait... Il y a deux tracts. La première, j'ai envie de dire, si tu n'es pas gêné des premières choses que tu as faites, peut-être que tu n'en as pas fait assez. Ça revient et ça s'applique à tout. On en parle beaucoup dans les façons de bâtir du produit. C'est genre, si tu bâtis dans le noir caché et que tu ne le montres à personne et que tu attends que ça soit parfait selon toi, ce ne sera pas parfait. Ça va juste être une version et probablement que tu vas remarquer la curve de ce que le client voulait vraiment. Je pense qu'en tant que... on va dire un builder ou quelqu'un dans notre industrie, que ça soit... Peu importe ce que tu crées. Puis là, ça va un peu dans le build in public C'est peut-être pas tant ça, mais c'est plus, je pense, de... Il y a de quoi de magique d'être jeune, d'être nain, c'est fréquent, puis juste de toujours tout publier, puis de toujours être out, de te mettre out there, puis de t'exposer avec. Tu sais, de te mettre all in, que tout le monde le sache. Puis... Je regarde en arrière, puis moi, ce que je réalise, c'est que plus le temps avance, moins j'en dis. Plus je reviens, moins je reviens loin dans mon historique quand je raconte l'histoire. Il y a juste avec toi et le pod que je suis allé aussi loin. Mais je ne suis pas fier des premiers projets que j'ai faits. C'était dégueulasse. Je n'irais même pas les défendre. Ah oui, un news aggregator de blog d'athlète, c'est un billion dollar idea. Zéro pour en tout. Mais ça m'a permis de faire du chemin, puis ça a permis à l'autre projet d'exister, puis ça a permis à l'autre projet d'exister. Je pense qu'on est un peu aussi... C'est qu'on est aussi un peu obnubilés. Pas obnubilés, mais ça prend beaucoup de place dans l'esprit collectif, les genres de 0 à 100 en une seconde, des histoires incroyables. Comme, première, il y a 17 ans, il y a eu une idée, puis ça a été vendu 750 trillions de dollars. puis wow, quel champion. Mais tu sais, pour une personne comme ça, tu as, mettons, 100, 200, peut-être 500 personnes aussi solides qui vont juste avoir une croissance linéaire. C'est ceux-là, en fait, que moi, je me dis, en tant que, c'est quoi déjà, en tant que truc du savoir, en tant que salarié du savoir, je trouve ça intéressant de les voir aller. C'est là que tu peux les spotter puis ça se voit à 1 000 quelqu'un qui a du potentiel. et qui est juste green. Puis être green, c'est pas une weakness, c'est juste ça fait partie du processus, tu sais.
François Lanthier Nadeau Puis t'as dit de quoi de vraiment intéressant qui est les premières histoires que je comptais par rapport à des initiatives extracurriculaires ou des projets que j'avais lancés. Aujourd'hui, j'y compte plus, right ? Ça implique que, bon, on est moins fiers ou c'est moins cool. Par contre, l'autre chose clé que t'as dit, c'est... Oui, mais c'est ces initiatives-là et les histoires que je racontais autour de ça qui m'ont permis d'aller faire les projets qui, aujourd'hui, je compte l'histoire de ces nouveaux projets-là. Faut pas hésiter à se mettre out there. Je le dis, j'espère que ça va inspirer du monde, mettons, qui écoute et qui commence des Padawans ambitieux. Moi, le premier... projet que j'ai fait, mettons, que j'ai leveragé dans ma carrière, c'est mon blog personnel. Aujourd'hui, je n'arrive pas sur saspasse.com, sur le podcast, saspasse en disant Allez sur backtothefeather.com, right ? Allez-y pas, s'il vous plaît. Honnêtement. Mais, moi, ça a été, j'ai commencé à l'université, j'étais là, Comment je vais ? Tu sais, je suis bon en écriture, mais je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas, je suis-tu assez bon pour écrire en anglais ? Je suis-tu, genre, capable de faire ça ? C'est con, mais moi, ça a été de voir deux de mes pères qui étaient un tout petit peu plus loin que moi dans leur vie, leur carrière. Il y en a un qui avait un blog en anglais, c'est un Québécois comme moi, etc., juste un petit peu plus vieux. Il y en a un qui avait un blog en français super pertinent, super successful. Puis j'avais un collègue aussi à l'université, un ami, un bon ami à moi, Quentin, qui publiait ce qu'il écrivait, comme juste out there Puis c'est ça, c'est cette proximité-là en genre de perception de talent ou de statut. qui m'a permis de dire, Asti, man, je ne suis pas si loin que ça. Let's go, genre. Je vais le faire. Je vais le faire, mon crise de blog. Puis, je vais apprendre comment ça marche WordPress. Puis, je vais essayer. Ah, puis, finalement, j'ai payé quelqu'un pour un logo. Puis, là, mon brand, il est comme un peu plus cool. Puis, tu sais, mes premières entrevues, je le pitchais, ce blog-là, partout. Je m'en rappelle, man. Je suis déjà arrivé, littéralement. Asti, que c'est drôle. Je n'ai jamais compté ça publiquement, d'aude. OK. Fait que l'ami de ma mère avait une connaissance, une connexion chez... LG2 à Montréal. Je suis pas mal sûr que c'était LG2, une grosse agence de pub. Puis je suis arrivé, fait que par faveur pour l'ami, l'espèce de VP d'LG2, je m'en rappelle plus quoi, avait dit, oui, oui, je vais le rencontrer, le jeune, qui était moi, le jeune Padawans. J'étais arrivé dans son bureau, premièrement, j'étais là, wow, c'est donc bien hot, wow, il y a donc bien du monde. J'avais imprimé mes articles préférés de mon blog. Puis j'y avais donné ça, tu sais. Lui, il était comme, ah, c'est cool. que tu fasses ça, puis que t'aies pris l'initiative de les imprimer, il avait lu ça rapidement, il avait fait, ben, tu sais, il y a rien là-dedans que je peux utiliser, genre. Tu sais, il a dit, genre, c'est juste, c'est cool, c'est créatif, mais comme, on fait de la pub, man, tu sais, on fait du copy qui est, genre, court, avec de l'impact, pour vendre quelque chose, t'as aucun portfolio de pub, man, tu sais, c'est des belles histoires, des beaux poèmes, mais je m'en crisse, tu sais. Puis, ça m'avait vraiment entré dedans, puis je m'étais dit, hostie, ouais, c'est vrai, man, genre, tu sais... Mais au moins, man, j'étais allé out there puis j'avais testé ça. Puis c'est comme pour Snip Spectrum, le fait que je sois capable de bien écrire en anglais, ça a été un gros point de vente avec ce blog-là. Je l'avais pas imprimé cette fois-là. J'avais juste envoyé une URL.
Antoine Meunier C'est tellement magique comme histoire. Mais ça va, c'est tellement le truc que comme, écoute, François j'en ai genre, j'en ai une trollée d'histoires pareilles de, tu sais, un gros mismatch entre... expectations and reality. Tu débarques là, tu y as pensé pendant une semaine, tu arrives 10 minutes avant, tu t'es préparé, habillé, tout a été pensé, tu as rehearsé des one-liners, tu es prêt. Tu réalises que l'autre personne ne savait pas que tu étais dans l'horreur avant deux minutes à s'en contre-coaller. Puis genre, pour eux, c'est There's a weird thing in my calendar today. Bon, je vais le vivre, puis après ça, je continue. Et de vous arriver, puis de se dire Bon. Comment je vais être délicat avec cette personne-là ? Parce que, écoute, il est plus jeune, il est bien motivé, mais qu'est-ce qu'il fait avec ses poèmes ? C'est magique.
François Lanthier Nadeau C'est trop drôle. Mais la leçon de tout ça, c'est un peu de montrer qu'avant de, genre, starter mes propres projets, mon agence d'SEO, ma communauté, ma plateforme de contenu pour SaaS, avant de vendre la compagnie, avant d'être CEO de cette compagnie-là, avant d'avoir ce job-là, tu comprends ? Si tu recules assez, Il y en a des histoires boboches, mais Chris, on s'est mis out there, puis on a essayé, genre. Puis ça nous a démarqués, puis ça nous a ouvert les portes. Fait que, tu sais, c'est pour ça que je partage ça. C'est pas pour dire, hey, wow, check mon parcours entrepreneurial. Non, non, non, tu sais, ça avait aucun rapport à mon blog, mais ça a quand même aidé, parce que j'ai fait de quoi, tu sais. Puis, j'ai le goût.
Antoine Meunier C'est ouf.
François Lanthier Nadeau Ouais,
Antoine Meunier vas-y. Non, non, vas-y, je partais sur une bonne vieille phrase. Mais tu sais, tout est dans tout, François. Puis, tu sais, il faut partir de quelque part, puis...
François Lanthier Nadeau Exact. Regarde, on recule, je vais te dire de quoi, man. Georges il va être content que je le dise sur le podcast, mais quand j'étais au Cégep, je m'habillais de la tête aux pieds genre LRG, man, puis je faisais fêter la couleur de mes Nike avec mes calottes, puis mes hoodies, puis tout ça. Puis le streetwear, je trouvais ça donc bien cool, puis je me trouvais donc bien cool. Fait que j'ai parti ma ligne de vêtements, avec une amie qui était bonne en genre de design, ça s'appelait Down. Clothing, OK ? En majuscule, c'est un acronyme qui voulait dire definitely owning what's necessary C'est pourri, premièrement, mais là... Je ne sais pas si Ludo... Non, je ne pense pas que Ludo ait d'archives de ça, mais Georges oui, le logo, dude, c'était une atroce cité, man. J'aurais dû juste laisser mon ami qui était bon en art et en design le faire. J'ai vraiment insisté que j'avais le meilleur concept du monde. C'était genre, on aurait dit une note de musique qui monte par en haut, puis sur la branche qui descend, c'était comme écrit OWN. Fait que D-O-W-N. Dude, si j'avais market testé ça... Le monde me disait, après coup, on dirait une personne en chaise roulante, on dirait un pénis difforme, on dirait une fourmi qui est morte sur le dos. C'est un enfer, ce logo-là. Mais tu sais quoi, dude ? J'étais tellement craqué, pis je trouvais ça tellement hot, pis j'avais fait un groupe Facebook pour ça, que j'ai produit des cotons à thé, on les a fait imprimer, on a trouvé un imprimeur, on les a tous vendus, nos cotons à thé. On a fait une ligne pour gars. on a tout vendu ça après ça on a fait une ligne de hoodies pour filles on a tout vendu ça pis là il y avait des filles ou des gars qui prenaient des photos de temps en temps pis mettait ça sur Facebook pis j'étais assis que je suis hot man mais c'était lame là c'était vraiment lame je peux tellement relate genre
Antoine Meunier j'avais eu la j'ai eu une j'ai une histoire similaire de on va faire des vêtements pis c'était genre j'avais designé Écoute, c'est Miché Galkris. J'avais designé un t-shirt pour le crowd de canot. Parce que dans le fond, c'est un gros thing, le merch aux compétitions de canot-kayak. Puis j'ai grandi avec des genres de gilets obscurs, des canot-kayak. Puis t'arrivais dans une compétition, puis il y avait un kiosque, puis quelqu'un avait designé quoi qui parle. Fait que tous les enfants qui se promènent avec un gilet, puis tu grandis, tu le regardes, puis ça a l'air d'un panneau de construction. Mais non, non, c'est supposé représenter du canot-kayak. Fait que bref. J'avais commencé à bizouner dans Photoshop dans le temps. Puis j'avais découvert le feature Pixelate. Maudit que c'était hot. Fait que, genre, Pixelate ou Dot, ou je sais pas comment j'avais fait ça, mais bref, ça faisait genre un effet pixelisé. Fait que ça faisait comme des... J'avais pris une silhouette d'un canoïste grisement connu. Puis je l'avais genre... J'avais comme fait un artwork, mais tu sais, j'avais juste finalement pesé quatre boutons dans Photoshop dans une séquence, là, puis j'ai fait, Wow, c'est cool, c'est gris ! J'avais trouvé une place pour les imprimer. J'avais imprimé ça. Comme toi, j'avais vendu ça. J'avais sold out au Charles canadien. Tout le monde en avait. Sur Facebook, justement, tu voyais les gilets. Des années après, le monde se promenait encore avec ces gilets-là. C'était n'importe quoi. Moi, dans ma tête, je venais de lancer une compagnie de linge. Quand tu es dans des discussions avec l'imprimeur et que tu planifies déjà la prochaine run. Oh my
François Lanthier Nadeau God ! Juste pour... Je vais changer un petit peu de vitesse. Il y a un autre point, je pense, crucial que je veux qu'on touche, puis je veux savoir ce que tu en penses. C'est le mentorat. C'est la notion d'avoir, justement, des plus seniors qui te tirent par le haut. Quand tu es un Padawans ceux qui connaissent Star Wars, c'est all about mentorat. C'est-à-dire que tu as un master, genre Jedi Knight, qui t'apprend à utiliser la force, qui t'introduit à d'autres. Jedi qui t'amène sur des missions, qui te fait faire des projets, etc. Ça, c'est vraiment la clé, je pense, dans le développement personnel et professionnel. Puis moi, j'ai été méga chanceux de tomber sur Georges Charles, McLaughlin, mais Charles Ouellet aussi. Fait que, tu sais, mes bases de programmation, d'entrepreneuriat, puis de SEO, puis contenu marketing, mettons, j'avais quand même des phares, mettons, qui illuminaient la route pour moi. Mais, looking back, j'ai pas été intentionnel là-dedans nécessairement. J'ai été très chanceux. Mais si les gens qui écoutent, mettons, qui sont en mode padawan, justement, peuvent, mettons, d'une manière ou d'une autre, soit choisir un job où est-ce qu'ils vont avoir des mentors, ou vraiment contacter une personne puis montrer comment elle peut y amener de la valeur, comment elle peut l'aider, puis tag along un petit peu. Moi, je pense que ça peut être vraiment, vraiment game changer. Mais je veux savoir, toi, dans ton parcours, un peu, ce rôle-là de maître Jedi, de mentor, qu'est-ce que ça a dit ?
Antoine Meunier C'est... Je pense que, tu sais, chacun, tu sais, aussi... Il y a plusieurs façons de l'approcher, tu sais. Il y a la manière, on va dire, comme très, très, très intentionnelle de... Tu sais, puis j'ai envie de dire la relation entre toi et Georges qui est clairement une relation mentor-mentee. mentor-apprenti qui a duré des années et qui a été très, très, très clair.
François Lanthier Nadeau Et qui continue de durer.
Antoine Meunier Oui. Je réalise que moi, de mon côté, j'ai eu plus une approche Donc, conseil d'administration au board of advisors. Puis, je pense que c'est chacun son style. Moi, je pense que je ne suis pas une personne coachable, mais désagréable par moments. Je suis la personne qui a besoin de foncer dans le mur une fois avant de ne plus le refaire. Ça peut être désagréable si c'était pour un mentor. Ça serait sûrement lourd et plate. Mais d'où l'idée d'avoir un peu une approche plus advisor. Moi, personnellement, dans certains temps de ma vie, j'ai des... des go-to, des personnes qui sont, dans ma tête, désignées avec ce rôle-là, de manière explicite ou implicite. Par exemple, Tim Ferriss, je ne le sais pas, mais il est désigné dans ma catégorie Lifestyle Design, par exemple. Mais de l'autre côté, j'ai des gens qui existent. Puis je réalise que je suis cette personne-là aussi pour plusieurs personnes. Puis c'est là un peu que ça vient blurrer, puis je ne veux pas non plus scraper notre belle discussion sur le padawanisme. Mais je suis un gros fan aussi juste de la collaboration un peu. À la limite, toi et moi, on a un peu cette relation-là. Il y a plein de sujets sur lesquels j'ai envie de parler avec François pour être sûr que je vais dans la bonne direction. Puis à l'inverse, il y a plein de trucs que tu es là, je vais parler avec Antoine et on va riff là-dessus.
François Lanthier Nadeau Ça, c'est vraiment un setup de pair, right ?
Antoine Meunier Oui, parce qu'on est très proches. Mais j'ai aussi ce setup-là avec un exemple tout frais. un très très très très bon chum qui d'ailleurs va probablement travailler avec Apollo sur un projet. Oh nice ! C'est le genre de personne qui me contacte sur D. C'est sûr qu'il écoute en plus, donc on va saluer Étienne. Mais tu sais, Étienne, en fait, on va prendre ça comme exemple parce que il y a une façon de le faire et il y a une façon de ne pas le faire aussi. Je pense qu'on ne l'a pas tellement touché, tu sais, genre de comment ne pas engager une relation de, soit padawan mentor ou juste de... d'expertise, de solliciter l'expertise de quelqu'un.
François Lanthier Nadeau OK, vas-y.
Antoine Meunier Out of the blue. Puis, Étienne l'a toujours super bien fait. On a tout le temps, on a comme un genre de safe space ensemble où les idées peuvent être discutées. Fait que, mettons, moi, je vais arriver avec un OK, il va arriver avec une idée, je vais arriver avec mon OK, moi, je pense que telle, telle, telle affaire fait du sens, telle affaire ne fait pas. Puis, c'est un exercice qui est le fun. puis ça devient quasiment, puis on n'est pas dans la même ville, mais ce serait l'équivalent d'aller prendre un café puis d'en jaser shoot de shit. Puis des fois, il y a des, tu sais, comme là, présentement, le projet est beaucoup plus défini puis là, on tombe vraiment dans les branches de, OK, on doit avoir une côté genre qui est produit, tel truc, tel truc, comment on devrait le monter. Puis c'est quelque chose qui arrive, qui est arrivé aussi avec une autre amie, mais cette façon-là de l'approcher puis de respecter un peu le temps de ton... de ton mentor, de ton expert. Je trouve que c'est quelque chose qui est super important et je réalise que je n'arrive pas à le mettre en mots, mais il y a une façon de faire pour ne pas que ça soit juste désagréable, overwhelming ou juste fatigant. Parce que tu sais, à la longue, ça attire l'élastique aussi et ça peut être très proche.
François Lanthier Nadeau Laisse-moi essayer de le formuler, voir ce que tu en penses. Si ton approche pour que je t'aide, que je te prenne sous mon aile, peu importe, S'il y a beaucoup de risques que ça me force à dire non ou à l'ignorer, c'est pas la bonne. Fait que, flip ça de côté, qu'est-ce que tu peux faire qui fait en sorte que les chances que je dise oui à t'aider, à te rencontrer, à t'épauler, augmentent, OK ? Puis ça, pour moi, c'est pas compliqué, c'est deux affaires. C'est genre, un, qu'est-ce que tu peux faire pour m'aider, right ? Si t'es capable d'amener de la valeur, mettons que t'es comme, yo, genre, j'ai des idées pour ton projet, ou il y a du « grunt work » que je pourrais faire pour toi que tu fais pas, ou « hey, prends-moi comme, genre, employé junior, whatever » , tout ça, moi, ça m'amène de la valeur directe dans mes projets, déjà là, c'est un gros, gros plus. Est-ce que tu connais quelqu'un ou quelque chose que je devrais regarder ou parler que je connais pas, pas en tout ? Right ? Tu m'ouvres les yeux sur quelque chose, une opportunité, un contact. Un autre affaire pour moi qui est là. Sinon, si tu veux vraiment genre toucher ma fibre altruiste plutôt ben même montre-moi c'est quoi que tu vas faire avec le temps que je te donne genre inspire-moi que genre ce que je vais te donner là ça va retomber pis ça va faire de quoi de nice dans notre communauté en général dans ta carrière en général même si ça me donne pas de retombées personnelles à moi savoir que mon input pis mon aide t'a vraiment permis mettons de briller ben là juste ça ça se peut que ça marche aussi mais réfléchis à ça quand tu t'es proche, quelqu'un pour avoir de son aide et demander de son temps. Il y a beaucoup d'entre nous, mettons, des professionnels plus matures, seniors, whatever, ou des entrepreneurs qui ont un petit peu plus de... de parcours, qu'ils ont le désir d'aider, de redonner, mais ils n'ont pas nécessairement le temps parce que ça reste des builders qui sont en train de construire des trucs, right ? Fait que comment est-ce que tu fais pour te démarquer du lot puis leur offrir quelque chose ? Fait que tu as 100% raison, ça c'est vraiment important. Puis il y a des gens, par exemple, qui m'approchent avec des approches très, très bluntes, puis très, très directes, comme Hey, veux-tu parler de mon produit sur ton podcast ? Hey, on a un christi de gros mandat, pourrais-tu commencer à travailler là-dessus, genre, bientôt ? Right ? Sans mettre de la valeur sur mon temps, mon horaire, mes priorités, mes ambitions. Puis ça, moi, honnêtement, avant, je répondais poliment, genre, ou j'essayais de dire non poliment, avec grâce, non, non, non. À ce temps-là, je les ignore. Je m'en calisse, honnêtement. Puis c'est pas parce que j'aime pas ces personnes-là comme personnes, c'est que cette approche-là fonctionne pas avec mon modus operandi. Puis, it is what it is, man. Genre, on vient d'en donner 500 exemples de comment avoir l'attention de quelqu'un, mettons, qui peut t'aider. Genre, just pick one.
Antoine Meunier Aide-toi et on t'aidera.
François Lanthier Nadeau Exactement.
Antoine Meunier Genre, Pascal, verset 12.
François Lanthier Nadeau Considères-tu que t'en as... Parce que là, tu m'as parlé beaucoup de ton conseil d'administration personnelle qui est, by the way, un modèle que j'utilise aussi. Mettons, quand on voulait acheter une business et qu'on en a parlé sur le pod, j'en ai parlé à genre 3-4 autres personnes que j'estime beaucoup, qui ne sont pas nécessairement toutes en mode mentor, mentorée avec moi. Fait que je l'utilise et je trouve que c'est super utile. Mais est-ce que tu en as eu ou tu en as des relations qui sont plus justement… Cette personne-là, c'est un… C'est un érudit ou c'est un elder. C'est vraiment une personne qui a accompli ou vécu plus que moi. Puis on a cette relation-là. T'en as-tu ?
Antoine Meunier Excuse-moi, dans le sens de moi en tant que padawan ou moi en tant qu'érudit ?
François Lanthier Nadeau Les deux, oui.
Antoine Meunier OK. Bon, on va commencer par la masturbation d'ego. Dans le fond, j'ai... Mais moi, perso, je sais que j'aime vraiment ça. J'ai vraiment du fun à travailler avec des jeunes. Sont cool, les jeunes. Travailler avec les jeunes parce qu'il y a quoi de le fun de se revoir un peu de Oh my God, j'étais exactement comme ça Puis de se dire Hey, side note, si tu freines un petit peu avant de prendre la courbe, ça peut aller bien plus vite que si tu rentres à la peine à la planche comme tu fais là, puis tu freines à la dernière minute, tu te l'amènes, il break, d'abord partir à zéro. Ça s'applique un peu partout. Mettons un exemple flagrant, c'est chez Jameo Space, qui était notre agence, dans le fond, agence créative. On avait embarqué un troisième partner. Il y avait une dynamique quand même intéressante. Il y avait Rustin, qui venait d'avoir fin trentaine, qui allait avoir son 40 ans. Moi, qui venais de tourner à 30. Puis on avait Jameo qui venait de topper le 24-25. Tu avais trois générations de mindset, trois générations de on est où dans nos vies ? Puis dans le fond, plus souvent qu'autrement, dans le fond, Jameo était l'apprenti, mais il a tellement apporté de valeur et de trucs que nous, on n'avait pas. Mais sur d'autres plans, surtout sur le côté, je pense, gestion de carrière, gestion des émotions que la tech peut engendrer aussi. Parce que le rollercoaster prend... tough à gérer. Dans le cas de Jameo c'était l'exemple parfait d'un jeune qui a faim, qui hustle, et qui a des fois le doute. Laisse ton égo de côté, ce n'est pas grave. C'est quasiment plus du coaching, du coaching psychologique, de mentorat, de montrer comment faire les choses. Je trouve ça super intéressant d'avoir la chance d'arriver un peu comme... J'essaie de trouver un terme qui... Au lieu d'attiser les flammes, l'inverse d'attiser les flammes, mais sans nécessairement l'éteindre. Je pense que c'est une bonne analogie.
François Lanthier Nadeau Non, mais je vois le genre, tu laisses le feu aller sans calcer de l'eau dessus.
Antoine Meunier C'est ça, sans calcer de l'eau, mais sans nécessairement remettre du gaz. Souvent, quand tu arrives avec trop d'énergie, la dernière chose qu'il t'a besoin, c'est qu'on t'en rajoute. Mais ça, c'est quelque chose qui est arrivé beaucoup. Puis aussi, si juste... Je suis un gros fan de le faire avec des direct reports. Fait que dans le fond, d'engager quelqu'un, puis de le prendre sous mon aile, si on veut. Je réalise que c'est quelque chose qui m'arrive un peu naturellement, de si je t'ai engagé. je me sens responsable de ton succès à l'Utah Méternam. Dans le sens que je veux que tu deviennes la personne que tu peux devenir. Puis souvent, c'est arrivé, chez Grain, c'est fou, j'ai engagé deux filles qui ont vraiment, vraiment fait des gros steps. Dans deux ans, tu es là, oh my God, c'est malade. Tu es rentré, puis il a fallu que je convainque le CEO de te faire rentrer dans cette position-là. Puis aujourd'hui, c'est le CEO qui te promote. genre head of people ops, parce que tu es juste vraiment en tête. Ou à l'inverse, rentrer quelqu'un en customer support qui avait des ambitions d'être product manager et de voir, oh my God, on peut t'amener là. Et en deux ans, la personne est vraiment côté product, côté product manager et est excellente. Je réalise que moi, je le fais peut-être moins de manière explicite. Mais en même temps, je dis ça, mais je suis encore en contact avec... Je garde le contact à longtemps. J'ai envie de dire, dans 20 ans, je vais me revirer. Je vais dire, oui, j'ai mentoré 3-4 personnes. Mais je pense que dans mon day-to-day, c'est plus d'être... Je pense que c'est important à tous les pans, mais c'est toujours être un peu... On est chanceux de faire ce qu'on fait. On est chanceux de pouvoir avoir des carrières comme ça qui sont tellement malléables. Toutes les fois qu'on a des gens... Là, on se parle. Je me considère très chanceux de le faire. Ça donne que des... plein de gens qui écoutent. Mais de pouvoir te parler, c'est un privilège. C'est sûr qu'après ça, moi, ça m'intéresse ton succès, puis c'est vrai pour tout le monde. Je pense que d'être généreux de notre... Ça veut pas dire qu'on a raison, mais je pense que d'être honnête, franc, puis généreux un peu de ça, ça peut aider. Ça nous aide tous, au final, dans nos jobs, d'avoir une opinion externe qui n'est pas biaisée ou qui n'attend pas nécessairement un hand-me-out ou un genre d'un payback, si on veut.
François Lanthier Nadeau C'est ça, c'est de ne pas voir... le temps que tu vas investir pour mentorer quelqu'un ou l'aider, c'est de pas voir ça comme un zero-sum game, que moi je perds, cette personne-là gagne. C'est plus, on l'a déjà dit, mais rising tide lifts all boats. Où est-ce que cette personne-là, tu lui donnes des opportunités, tu lui donnes des contacts, elle va shiner, elle va briller, probablement qu'elle va être reconnaissante quand ça va être le temps de travailler avec toi ou de t'envoyer une part sur la palette, cette personne-là va le faire. Tu comprends ? En fait, la majorité du monde. Mais même...
Antoine Meunier Oui, même parce que le Rising Tide, Raise All Boats, c'est aussi, je pense, le côté de si toi, tu as donné à cette personne-là, l'autre personne va donner après. Puis, tu sais, c'est sans nécessairement que ça revienne.
François Lanthier Nadeau Exact.
Antoine Meunier Je pense que, tu sais, puis moi, je parle pour moi, c'est quand même une fierté de voir des gens avec qui j'ai travaillé ou des gens que j'ai vu grandir. Puis je suis là, oh my God, c'est cool, tu sais, ils ont vraiment... C'est vraiment le fun de les voir s'épanouir et devenir eux-mêmes après ça les Sherpas de quelqu'un d'autre.
François Lanthier Nadeau Exact, mais ce que tu viens de dire là, je pense qu'on peut même closer là-dessus si tu veux, mais le public service announcement ici, c'est s'il y a des professionnels, des entrepreneurs, peu importe, qui vous ont aidé dans votre carrière activement, essayez de vous ordonner en fait. Parce que c'est juste une roue, comme tu dis, c'est un cycle, mettons, qui aide tout le monde. Au mieux de vos capacités, moi, dans ma vie personnelle, je pense que j'ai fait un peu, des fois, trop, mettons. Dans mes phases où est-ce que je parlais plus de santé mentale, j'ai comme pris de la charge émotive de plusieurs personnes, mettons, qui venaient me voir, puis je mettais du temps, j'allais voir ces personnes-là. Et puis, il faut que tu fasses attention pour... le numéro 1 en premier, toi-même, il faut que tu gères ton énergie et ta bande passante. Tu te le dois à toi, au monde autour de toi, au projet que tu fais, d'être sharp et d'être disponible. Pas en prendre trop, mais ce que vous pouvez prendre, je pense que c'est ça qui stimule les prochaines générations, c'est ça qui stimule de l'innovation qui, à la limite, si vous avez du cash, vous allez pouvoir réinvestir dans ce monde-là aussi. C'est comme un passé au suivant, je pense.
Antoine Meunier Je pense que c'est aussi un peu notre devoir en tant que salarié du savoir. C'est comme dans une industrie, il y a beaucoup du knowledge, beaucoup du savoir qui reste oral, qui reste basé sur l'expérience. Tu sais, je trouve que notre industrie, elle ressemble plus à celle d'un blacksmith japonais qui fait des couteaux que celle d'un avocat qui peut juste aller à l'université et finalement passer son barreau. C'est tellement nébuleux l'industrie dans laquelle on est que d'avoir justement des gens, des guides à toutes les étapes. Ça fait toute la différence. Ça permet aussi à notre industrie de s'améliorer parce que, franchement, on a été pourris sur tellement de fronts. Je regarde les jeunes arriver et être vraiment meilleurs que nous sur ces fronts-là. Je me dis, yes, il y a une amélioration qui se crée. On devient meilleur. Finalement, tout le monde gagne. C'est le mot de la fin.
François Lanthier Nadeau C'est le mot de la fin, man. Je pense qu'on a couvert ce qu'on avait à couvrir là-dedans. À tous les Padawans out there, je vous souhaite... du soleil dans le face pis du vent dans le dos lâchez pas pis continuez de briller
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