Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Georges Saad, co-fondateur chez Spektrum Media & Apollo13. Georges est aussi mon ami, mentor, et ex-partner chez Snipcart.
C’est un épisode assez significatif pour moi. Premièrement, c’est le plus long qu’on a jamais enregistré — mais je vous rassure, Georges a presque tout le temps de quoi d’intéressant à dire. Deuxièmement, c’est la première fois que Georges et moi on parle publiquement d’un paquet de sujets crunchy comme :
J’en profite aussi pour le questionner sur ses succès, ses échecs, sa vision de l’investissement, de la vente de compagnies, du réseau, de l’entrepreneuriat, de la famille, du legacy… bref, c’est une conversation riche, et je me trouve privilégié de pouvoir vous la partager.
J’hais ça lui lancer des fleurs en publique, mais vu qu’il m’a donné plus de deux heures je vais le dire : Georges, malgré les milliers de fois où il m’a tapé sur les nerfs, ça reste une de mes plus grandes inspirations dans ma vie.
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La job du mois SaaSpasse chez Fourwaves!
Fourwaves est une cool plateforme de gestion d’événements académiques & scientifiques.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez Ep.14 - Matthieu Chartier : Science as a Service
Fourwaves sont à la recherche d'une personne en développement web backend (ou fullstack).
Ils ont le vent dans les voiles, une solide équipe tech en place, et des bons défis de produit. Y’a beaucoup de monde que j’aime et j’estime dans cette startup!
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Matthieu Chartier, fondateur, & Gabriel Robert, CTO.Pour appliquer directement → saaspasse.com/lajobdumois
Le service/produit SaaS du mois est Baseline!
Baseline est une firme d’accompagnement et d’implémentation en intelligence artificielle.
Baseline ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leur données et à intégrer des solutions d’IA pour prendre des meilleures décisions de produit et de commercialisation. La team est remplie de monde talentueux, en passant par des vrais geeks PhD en AI aux développeurs full-stack qui peuvent implémenter des solutions custom.
Y’ont une approche no-bullshit, ils sont pas mariés à l’IA pour régler des problèmes. Ils commencent par comprendre les enjeux d’affaires, faire du sens de votre gestion de données, proposer des process & features incrémentales, et s’assurent de vous rendre autonome dans tout ça.Pour plus de détail et une entrevue avec David → saaspasse.com/partenaires/baseline
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🚨 SEO pour SaaS 🚨
Charles McLaughlin, Ludovic & François lancent une agence de SEO premium pour SaaS.Si vous êtes sérieux à propos de croître via le SEO & le contenu → bonjourhi@saaspasse.com ou 🛝 dans les DMs de François Lanthier Nadeau sur LinkedIn.
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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Suivez-nous sur LinkedIn et Instagram pour découvrir des SaaS de la province et avoir des updates sur le projet + les nouveaux épisodes du podcast.
Georges Saad:Imagine, tu crées un business, que tu travailles des heures balancées, qui n'a pas une super gross, mais qui est rentable, qui fait du cash. En fait, ton runway, il est infini. Il est littéralement infini, en fait. Tu peux faire ça toute ta vie. Tu ne parles peut-être pas dans les journaux, parce que c'est moins sexy de faire comme, ah ben, j'ai une business genre, ouais, je me dégage, je ne sais pas moi, 120 000 par année, on y vit. Ça roule bien, ça rentre. Ton runway est infini. Fuck les VC, fuck tes investisseurs, fuck le growth, fuck tout ça en fait. C'est encore lisse.
François Lanthier Nadeau: What's up folks, c'est Francis Antoine. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Spotify, Apollo Podcasts et les autres. Allez vous abonner, ou mieux, laissez-nous un review. Merci à ceux qui le font, c'est animatif, big time. On drop deux épisodes par semaine, juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com, cliquez sur le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. On est au-dessus de 215 startups. Vous pouvez maintenant aussi modifier le profil existant. Il y a un beau bouton mauve pour ça. Le prochain événement, SaaSpasse. aura lieu jeudi le 19 octobre à Québec dans les bureaux de Equisoft. On va jaser fusion et acquisition SaaS avec Francis Levasseur, donc j'ai vraiment hâte. On a 50 billets dispos seulement. Réservez les votes sur Evenbright, Bannière de notre site ou en show notes. OK, la job du mois, SaaSpasse. Pour septembre, la job du mois, SaaSpasse chez 4Waves, une cool plateforme de gestion d'événements académiques et scientifiques. Ils sont à la recherche d'une personne en développement web, back-end ou full-stack. Ils ont le vent dans les voiles, une solide équipe tech en place et des bons défis de produits. Il y a beaucoup de monde que j'aime et que j'estime dans cette startup-là. Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Mathieu Chartier, fondateur, et Gabriel Robert, CTO. All right, segment commandité, service SaaS. Et pour septembre, le service SaaS en spotlight, c'est Baseline. une firme d'accompagnement et d'implémentation en intelligence artificielle. Ils ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leurs données et à intégrer des solutions d'IA pour prendre des meilleures décisions de produits et de commercialisation. Ils ont une approche no bullshit, ils ne sont pas mariés à l'IA pour régler des problèmes, ils comprennent vos enjeux d'affaires, font du sens de vos données, puis ils vous proposent des process et des features incrémentales. Tout ça en vous rendant autonome. Il y a aussi souvent plusieurs subventions de dispo pour travailler avec des pros de ce genre-là. donc il y a moyen de ne pas exploser son budget. Il y a une entrevue avec David Beauchemin, dispo dans les show notes et sur SaaSpasse.com slash partenaire avec un S slash baseline, plus sur notre channel YouTube. Check them out sur baseline.quebec. Il y a un contact form direct sur la homepage. Vous pouvez aussi glisser dans les DMs de David Beauchemin sur LinkedIn. Si vous voulez son histoire complète et des exemples concrets, il est aussi venu sur le pod, épisode 41, écoutez ça. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Georges Saas. cofondateur chez Spectrum Media et Apollo 13. Georges, c'est aussi mon ami, mentor et mon ex-partner chez Snipcard. C'est un épisode assez significatif pour moi. Premièrement, c'est le plus long qu'on a jamais enregistré, mais je vous rassure, Georges, il y a presque tout le temps de codes intéressants à dire. Deuxièmement, c'est la première fois que Georges et moi, on parle publiquement d'un paquet de sujets plus crunchy comme la vente de Snipcard, qui a franchement fessé notre amitié. Travailler ensemble et passer de boss slash employé à... amis slash partner, les choses les plus difficiles à propos de nos styles de management respectifs. J'en profite aussi pour le questionner sur ses succès, ses échecs, sa vision de l'investissement, de la vente de compagnie, du réseau, de la famille, du legacy, bref, c'est vraiment une conversation riche, puis je me trouve privilégié de pouvoir vous la partager. J'haïs ça, il lançait des fleurs en public, mais vu qu'il m'a donné plus de deux heures, je vais le dire, Georges, malgré les milliers de fois où il m'a tapé sur les nerfs, ça reste une de mes plus grandes inspirations dans ma vie. Alright, on passe au show, let's go ! Alright, à la demande populaire, Georges Saas bienvenue sur SaaSpasse.
Georges Saad: Yo !
François Lanthier Nadeau: Comment ça va mon vieux ?
Georges Saad: Ça va, ça va toujours bien.
François Lanthier Nadeau: Good. Écoute, je commence tout le temps avec un mini-recap de comment on se connaît. Tu te rappelles-tu comment on s'est connus ?
Georges Saad: Ça dépend à quelle phase de ta vie. Il y a eu plusieurs versions. T'as appliqué à un stage.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, hein ?
Georges Saad: Ouais, t'as appliqué à un stage, puis t'as dit, vous le savez pas, mais vous avez besoin de moi. Puis t'avais débarqué, c'était le bureau sur la première avenue. Charles oui. Yes, next to des moteurs. Le bar de moteurs à côté. T'avais débarqué, puis t'avais comme fait Hey les boys, je suis avec Vince. Genre, je suis en marketing, je sais écrire. Genre, vous avez pas de poste affiché, mais je pense que vous avez besoin de moi, vous savez juste pas encore. J'ai vu ce que vous faites, c'est efficace. Est-ce que vous écrivez mal ?
François Lanthier Nadeau: Pis d'autre, ce qui est le plus drôle, c'est que le seul espèce de portfolio que j'avais à cette époque-là, c'était mon fucking blog de poésie, pis de créatures. C'est vrai.
Georges Saad: Pis t'avais comme fait genre, là, genre, t'avais besoin de m'en, pis on s'était assis dans le salon en haut, c'était cool. Pis t'es parti de là, moi pis Vince, on a comme fait, right man, ben, en tout cas, il est motivé, qu'est-ce qu'on fait avec ça ? On avait comme monté un genre de setup weird qui n'a jamais vraiment eu lieu, pour essayer d'embaucher un gars de marketing. On n'avait pas de idée pour ça. À l'époque, il y avait StringSquid comme startup. C'était peut-être un an avant de lancer. Non, deux ans. C'était peur qu'on était en train de préparer. Puis Spectrum, on avait un peu de demande. Fait qu'on s'est dit comme, ben, on va prendre un tiers de budget pour Spectrum, puis on va voir comment on a fait. Finalement, à moins que je me trompe, t'avais fait trois mois pour le choix, là, ou même pas.
François Lanthier Nadeau: Je pense qu'il y avait un client de Spectrum qui c'était genre des services de sinistre, quelque chose comme ça, que j'avais fait un semi-plan de SEO alors que je comprenais rien, tu sais, à ça. Puis là, un moment donné, tu sais... J'étais comme, Man, si vous voulez que je réussisse dans Snipcard, il va falloir que j'en fasse plus. Puis vous étiez comme, Ouais, concentre-toi là-dessus. C'était des... En tout cas, pour moi, ça a été, man, pas le début de ma carrière, parce que, tu sais, chez Options, j'ai baigné dans le web et tout ça, mais la vraie première, genre, grosse step que j'ai faite, Oh shit, OK, tu sais, je me vois à long terme dans ce milieu-là, puis, Chris, c'est possible d'avoir du fun pendant que tu travailles puis que tu fais du cash. Puis il y avait... camaraderie, puis genre un esprit. À cette époque-là, chez Spectrum,
Georges Saad: c'était complètement insane. C'était Spectrum avec 4 ciné-cord.
François Lanthier Nadeau: Tu te rappelles ça ? On sortait dehors, puis je disais que j'allais te casser la gueule, parce que j'étais plus grand que toi, puis tu me disais, t'es sûr que non ? Genre, j'ai fait du judo, puis en avant de toute la compagnie. tu m'as fait une passe de judo, man, j'ai genre flippé, pis là j'étais à terre, ah ah ah, avec mon bras pogné. Ça a été la dernière fois que j'ai essayé de me battre.
Georges Saad: Franchement, tu parles de ça, man, ça me rappelle genre un peu comme début, début du sécrème, tu sais, il y avait la cuissère qu'on avait dans le parc. Tu sais, on était quoi, sept, dix, sept ?
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Georges Saad: Avec lui en slip.
François Lanthier Nadeau: Avec des crises de bons devs, ça a tellement aidé le début de ma carrière, d'être autour de des bons devs qui étaient capables de m'expliquer ce qui se passe. C'est là qu'on a commencé.
Georges Saad: Tu t'es mis à courir aussi ?
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est vrai, je me suis mis à courir avec toi.
Georges Saad: Je pense que c'est le moment de ta vie où tu n'as jamais été le plus en forme de toute ta vie.
François Lanthier Nadeau: C'est vrai, d'autres, j'étais sur le six-pack.
Georges Saad: Fait que je te vois, je me disais, j'en ai toujours eu avant que je faisais du karaté.
François Lanthier Nadeau: À cet âge, je bench fort, mais je suis loin du six-pack. Fait que, genre, mini-recap, t'as tellement fait de trucs, mais genre, en accéléré, sur un genre de cinq minutes, ton parcours professionnel, ça leur ressemblait à quoi pour que le monde le catche d'où tu viens ?
Georges Saad: Je fais ça en bullet point. S'il y a des points que tu penses que ça mérite, tu me dis. Grosso modo, moi, j'ai le parcours le plus plat au monde universitaire. Je viens d'une famille, il faut que tu étudies, il faut que tu fasses une maîtrise. Fait que, ingénieur en polytechnique Montréal, gradué. J'ai déménagé à Québec, j'ai eu une job, j'ai travaillé chez une compagnie qui venait de se faire acheter par IBM. J'ai vécu un peu cette transition de petite boîte qui se fait acheter. J'ai vite compris après deux ans que ce n'était pas la vibe que je cherchais vraiment. Quand le founder de cette boîte-là est parti, je suis parti pas longtemps après. Après ça, je me suis retrouvé dans BX, donc boîte de dev. C'était vraiment cool, croissance super rapide. C'est du service, là, right ? C'est du service pur, oui. La boîte a été vendue, attachée pendant quelques mois à être là. Une fois que ces six mois-là y sont passés, six mois plus un jour, je suis devenu consultant. J'ai été dans une position un peu... Un peu, on va dire, paradoxal. De l'extérieur, il y avait comme beaucoup de visions de succès de ce qu'on avait fait. Puis moi, de l'interne, j'avais beaucoup de visions de ce qu'on a mal fait. Donc, grosso modo, ça s'est transformé à devenir consultant parce qu'il y avait cette vision de succès de l'extérieur. Donc, j'ai lancé Focus Consulting. Oui, classique. En gros, un conseil de management pour être usagé, monter des équipes, etc. Il y avait la première communauté agile des Québec aussi qu'on avait formée. Agile tour à la prochaine. Exactement, donc j'étais impliqué dans tout ça. C'était cool, ça faisait du cash. J'étais content, je travaillais pas beaucoup, il y avait de la demande, j'avais monté des plans de formation aussi à l'époque, qui étaient distribués dans des centres de formation. C'était la grosse vibe agile, fait que j'étais dessus en fond. Puis en parallèle à ça, dans le fond, j'essayais de chercher un truc qui m'amusait, parce que finalement, comme consultant, comme tu me connais maintenant avec ma personnalité, je sais pas ce qui me faisait triper le plus, même si j'essayais de mettre des cravates à l'époque. puis au final mon ami on avait lancé un projet sideline pur online genre Just Dare It tu lances des défis les gens répondent avec des vidéos c'était zéro modèle d'affaires première startup aucune idée de ce que je fais avec mon pote Jeff à l'époque on avait juste perdu de l'argent et à un moment donné ça faisait plus de sens revoir Vince qui était dans BX durant une discussion, c'est comme, hey man, c'était si qu'on faisait quand on était tout petit. Vince Girard. Vince Girard, donc le co-founder dans Spectrum. Puis là, on s'est dit, OK, man, on fait quoi, genre, on embarque ensemble, on embarque dans le projet, Spectrum, on fait de quoi, puis on s'est dit, OK, on va faire de quoi, on va payer des produits. Donc, ça a toujours été, puis on en reviendra plus loin dans la conversation, un peu sur ce challenge-service-produit. Moi, ce que j'ai fait... J'ai toujours trouvé facile la partie service. Produit, c'était plus difficile, mais on savait que le long game, c'était produit. En service, c'est mon éducat. Tu peux faire plus de cash dans l'absolu, mais tes marges seront toujours plus petites en quelque sorte. Écoute, Frum,
François Lanthier Nadeau: dès le départ, ça, on dirait que c'est une nouvelle information pour moi. Dès le départ, dans l'inception de Spectrum, vous avez eu une discussion de on ne veut pas être plus que 20, éventuellement, on veut développer des produits, pas juste faire du service
Georges Saad: Ça a toujours été fondamental. D'ailleurs, le principe du 4 jours semaine qu'on fait depuis 15 ans, avant que ça soit trendy, c'était que la cinquième journée, de réponse, c'est une journée d'innovation. C'est comme ça que la prime, en fait, pouvait aller chercher des parts dans les startups qu'on crée. Oui. Donc, c'était fondamental pour ça. Aujourd'hui, ce cinquième jour, il est étudié différemment. On en parlait. En fait, Oli en a parlé aussi, je pense. Absolument. Aujourd'hui, c'est plus du wellness. Mais à l'époque, il n'y avait pas d'enfants. Je pense qu'en moyenne d'âge, j'étais de 28 ans. puis c'était juste craquer genre en bitumant dans le next big thing fait que ça a toujours été ça puis l'idée c'est de sortir un produit par an c'est un peu ce qu'on se disait à l'époque donc Vince Spectrum c'est un peu nos réseaux personnels des mandats juste assez puis handpick les gens puis à l'époque ce qu'on disait c'est on va embaucher les entrepreneurs ratés c'est ceux genre qui n'ont pas besoin de gérer ils vont ouvrir le projet ils vont l'assurer puis c'est des kick-ass dev fait qu'on va faire comme ça Puis un peu notre payback, ce n'est pas de payer les plus gros salaires, c'est plutôt de leur dire, on va bâtir du... C'est la vidéo produit qu'on va faire ensemble avec toi comme employé qui a loupé son produit. Ça fait que Charles, Antoine, Guillaume à l'époque, tous ceux qui sont rentrés, tout du monde, c'était sur des startups. Ça n'avait pas marché. C'est vraiment cliquant, ça a créé une vibe un peu hyper entrepreneurial dans une petite boîte. On avait cherché des projets de service, mais des projets de service, ça avait un sens. Parce que ce n'était pas de dire... Ah ok, je travaille pour un client qui fait ci, je m'en fous, ça ne m'intéresse pas ce domaine-là. C'était plus genre, on fait ça parce qu'on est en train de fonder et de bâtir un produit. Ça a vraiment créé une vibe hyper différente. Puis, on a vu le modèle un peu unique aussi qu'on travaillait juste à l'heure. Puis, fil en aiguille, ces projets-là, il y en a qui ont flopé total, qu'on n'avait pas mis trop d'argent. Puis, c'est là que, de toute façon, on n'en avait pas d'argent, donc on ne pouvait pas en mettre beaucoup. Puis, de fil en aiguille, on a appris à builder up un peu des business hyper progressivement. à Bruce Trapp, ce que je n'ai pas dit aussi, c'est qu'encore aujourd'hui dans Spectrum, il n'y a jamais eu de fonds externes, on a toujours tout fait. StepCard, même chose. Tout ce qu'on a bâti, on l'a bâti avec notre propre cashflow. On n'a jamais fait appel externe, ça fait partie un peu de l'ADN de base puis tout le framework qui en a découlé dans l'incubateur Apollo 13 vient de ça en fait. C'est un peu cette approche-là de tu peux bâtir plus lentement avec ton propre cashflow, même s'il est limité, en interprétant rapidement tes signaux de marché puis en fait d'apprendre à ça. Avec
François Lanthier Nadeau: Spectrum, hum Quand est-ce que toi, c'est quoi les grosses étapes après Spectrum ? Parce que les gens peuvent aller écouter le pod avec Oli Rousseau, il en parle de long en large de l'histoire de Spectrum. Une boîte de services qui est CAS de Québec, qui fait du webdev depuis 15 ans, genre ?
Georges Saad: 15-16 ans maintenant, oui.
François Lanthier Nadeau: Ouais. Fait que ça a été quoi les gros points, mettons, côté entrepreneurial après Spectrum ou pendant ? Ouais,
Georges Saad: les gros highlights, mettons, les titres de chapitre qu'on va dire. On a commencé à faire du cash, faire des produits, des produits qui marchaient, d'autres qui ne marchaient pas. À un moment donné, on a commencé à avoir du monde externe. On n'est pas des employés, mais on a des idées, voulez-vous nous aider ? On a commencé à s'impliquer dans des projets externes qu'on a commencé à développer, mais on ne connaissait pas encore la commercialisation par mise en marché. Exact. Ça, c'est un big milestone où on a commencé à s'impliquer dans d'autres projets. C'est comme ça qu'on s'est retrouvé à trouver notre expertise à l'époque. Les projets, ils ont un nom. Et puis, le deuxième chapitre, c'est que ça a commencé à bien fonctionner, le truc. Ça fait qu'on a acheté un immeuble. On a décidé qu'au lieu de continuer en location, ce qui est arrivé, c'est que ces entrepreneurs avec qui on travaillait, c'était dur de se voir avec nos agendas hyper compliqués. Ça fait qu'on a fait un MVP avec GoSolutions qui sont installés littéralement dans le sous-sol de la maison qu'on louait dans les bureaux. On n'a dit pas que c'était insane. On peut se voir entre deux cafés. On a acheté l'immeuble sur Saint-Joseph à Québec, puis on a installé, on a proposé que toutes les startups avec qui on travaille peuvent venir à cet endroit-là. C'est comme ça que l'espace du bunker a commencé. Puis Spectrum s'est installé là, tout mélangé. Puis le troisième chapitre, on va dire, le troisième highlight, c'est que nos produits ont commencé à vraiment bien fonctionner. On a expertisé ça, on a séparé l'incubateur de Spectrum, qui était dans Spectrum. On a commencé à avoir un peu du monde pour ça. Et puis moi, personnellement, j'ai atteigné un peu, on va dire, mon intérêt d'opérationnalisation. La femme de ma vie avec qui je suis aujourd'hui, elle n'est pas du Québec. Il fallait commencer à regarder un peu plus long terme, de bouger un peu du Québec potentiellement. J'ai commencé un nouveau chapitre qui est automatisation des setups que j'ai. Toutes les boîtes dans lesquelles on est impliqué, toutes les boîtes dans lesquelles je suis sur le board, toutes les boîtes dans lesquelles on a investi, et c'est comme, il fallait trouver un setup. pour que ça fonctionne sans marquement physique. Puis, évidemment, sans présence de cours.
François Lanthier Nadeau: Peux-tu parler un peu des tests un peu incrémentaux que tu as faits ? Comment tu as fait pour tester si ta présence était encore nécessaire ou pas ?
Georges Saad: Je comprends ta question. Je sais de quoi tu veux que je parle. En fait, je vais juste faire une petite parenthèse philosophique. Je pense que un bon entrepreneur est absent de sa boîte. Sinon, tu es un bon manager, tu as besoin d'être là. Il y a un vieux livre là, E-Myth, E-Myth, qui en gros dit qu'un entrepreneur commence par être un technicien. Tu es un bon boulanger, tu ouvres une boulangerie. Pour ça, tu embauches du monde. En fait, il faut que tu développes un skill de gérer une équipe. Pas de faire du pain, parce que normalement, ta team va être capable de faire du pain. Mais en fait, elle va être capable de faire la technique que tu faisais. Après ça, la troisième étape, il faut que tu gères une business et une équipe. Là, tu as des gens autonomes ou tu administres de l'autonome. Ces trois steps-là, je pense, sont assez clés. Si tu es dans les opérations et que ça fait 20 ans que tu es dans ta boîte, selon moi, chacun sa passion et chacun ses highlights, mais je pense que c'est une erreur. Si je vais plus loin, la valeur de ta compagnie aussi, quand elle est détachée de toi, elle est beaucoup plus grande.
François Lanthier Nadeau: Absolument.
Georges Saad: Parce que ce que la personne, elle l'achète, elle l'achète la marque, elle l'achète la compagnie, elle l'achète pas l'entreprise. Ça fait partie des difficultés que les compagnies de services ont dû aussi faire.
François Lanthier Nadeau: Souvent, mettons que tu veux vendre ta boîte, souvent ton numéro 2, puis justement à quel point cette personne-là, managériale, sur le plancher, est bonne et importante, va payer encore plus dans la balance que toi.
Georges Saad: Claire. Oui, parce que l'acquéreur va vouloir que les revenus qu'il est en train d'acheter, la business qu'il est en train d'acheter, elle persiste. C'est pas que le gars se voit avec son réseau ou c'est un micromanager qui gérait tout. Exact. Donc, on en parlera peut-être souvent. Un autre podcast sur d'autres expériences. Dans le fond, moi, mon test était accidentel au début, puis après, il est devenu volontaire. J'avais une tradition qu'après Noël, dans le coin du 26-27 décembre, moi, mon anniversaire, c'est le 27 janvier, je partais pendant toute cette période-là en vacances en mode assez déconnecté, en fait. C'était un peu comme mes grosses vacances, tranquilles, genre, je vis de mon cerveau, c'est ma détox de travail, à peu près peu importe ce qui arrive, je suis complètement déconnecté. Et bien la première fois que j'ai fait ça, je suis revenu, tout ce qui dépendait de moi, dans le fond, il avait pété. Quand tu pars 5 semaines comme ça, 4-5 semaines, ta team ne peut pas juste dire, on va attendre qu'il revienne, il revient la semaine prochaine. Tu ne peux pas dire, attends, attends, il revient dans 4 semaines. Les décisions, elles sont un peu obligatoires. Je dis souvent, c'est un peu un test d'antifragilité. Tu t'enlèves de l'équation, tu regardes ce qui s'écroule. Quand je revenais de vacances, je voyais ce qui n'avait pas bien été et je me dis, c'est mon target d'antifragilité à injecter dans la boîte en ajustant ce qui a pété pour que la prochaine fois que je pars, Ça ne pète pas. Ça a été incrémental, accidentel au début, volontaire à la fin. D'ailleurs, la dernière année avant que je déménage en Puis on va y arriver, j'étais parti un mois. On avait un petit souci qui faisait que j'aurais voulu vraiment rester en Puis. En gros, Mag était enceinte et il y avait des petits tests à faire. Je voulais rester plus tard. J'ai appelé les gars. En fait, on n'a rien à signaler. C'est pas good. Je suis resté un peu deux mois. Là j'ai comme fait, genre, je suis parti deux mois, y'a rien qui a pété, en tout cas rien de majeur. Pis après, dans le fond, je me suis dit ok, la business elle est autonome Elle va pas rouler comme, de la même manière. D'ailleurs, genre, elle roule mieux depuis que je suis parti. Opérationnellement, elle roule fucking mieux, la business. Les gars ils me fait les meilleurs chiffres de spectre, de l'histoire, de les filles qui sont là. La preuve que c'est une leçon d'humilité aussi, mais avec le temps, c'est de savoir que je suis un 0 to 1. Je sais c'est où. C'est comme les opérations, l'amélioration de ça, c'est pour mon truc. Puis, Oli pourrait te parler de toutes les légacies, de trucs que j'ai laissés, de genre, c'est quoi l'augmentation salariale que tu as eue l'année passée ? J'ai aucune idée, mais genre, je m'avais dit ça à l'époque. C'est ça.
François Lanthier Nadeau: C'est café-driven augmentation. Exact. Là, dude, tu... Gros chunk de ton histoire. Gros chapitre, je pense, qui se cloque ou qui change quand tu rencontres la fin de ta vie, tu décides de déménager en Puis puis tu te rends compte, shit, la business un peu indestructible que j'ai voulu bâtir, elle roule sans moi, ça marche. Mais tu n'es pas le genre de dude à te tourner les pouces. Fait que tu te ramasses en Puis et qu'est-ce que tu fais, tu sais ?
Georges Saad: Fait que pour faire un petit aveu personnel, que je sais même pas si toi tu le sais, là.
François Lanthier Nadeau: OK.
Georges Saad: En gros, déménager, puis je me suis dit, ouais, bon, les gars vont avoir besoin de moi, je vais travailler, je me prends un petit bureau, puis je me synchronise l'après-midi ici pour être capable de parler le matin avec l'équipe de Québec, je fais des appels.
Participant 3: Ouais.
Georges Saad: Puis au fur et à mesure que le temps avance, après deux ou trois mois, je me rends compte que je me tourne les pouces à attendre voir s'il y a quelque chose qui va chier à Québec, mais que ça chie pas, tu sais.
Participant 3: Ouais,
Georges Saad: fait que genre, ça va bien, que tu sais... Il m'appelle, je suis comme Ah, il y a tant d'affaires, qu'est-ce que tu en penses ? Ok, cool, ciao, bye. Je suis comme Alright, j'ai travaillé 5 minutes aujourd'hui. C'était à peu près ça. Je dis que c'était cool. J'ai pris, je dirais qu'il y a une période de un an et demi presque où mes heures de travail étaient très, très, très petites. Je faisais la blague en disant que j'étais retraité et prématuré. Parce que financièrement, les revenus continuent à rentrer, mais opérationnellement, je faisais... plus grand-chose.
François Lanthier Nadeau: Juste pour te donner un petit peu plus de crédit que le 5 minutes que tu t'impliquais encore dans Snipcard.
Georges Saad: Dans Snip, c'était ce qui m'occupait 80% du temps. Puis, toi, c'était loin d'être du temps plein. des décors, on jouait des trucs. Puis, dans le fond, ce qui s'est passé à ce moment-là, puis c'est un peu la partie plus, peut-être que toi, tu ne savais pas, mais j'ai vraiment eu une période très, très difficile, mettons, de questionnement sur moi-même. Voir que la business, elle va mieux que quand je n'étais pas. Quand j'étais là, voir que je suis inutile, entre guillemets. Puis genre, moi, je me disais, je vais être bien. Je vais juste arrêter de travailler et tout. Puis je me rappelle, à un moment donné, un soir même, que je parlais avec Magali. Puis elle voyait que je n'étais pas bien.
Participant 3: Puis Mag,
Georges Saad: elle m'avait dit, genre, si ça te valorise de faire ça, on va rentrer au Québec. Ce n'est pas grave. Genre, sans fou, on retourne au Québec. Fais ce que tu faisais, ça te valorisait. Je me rappelle, j'ai dit ce n'est pas une option, parce qu'ils sont meilleurs que moi. Je ne vais pas revenir. Tassez-vous les gars, finalement, je vais reprendre le volant. Ça me tentait de faire. Ce n'est pas vrai que tu peux contrôler les ailes et ça en faisant comme hey C'est vraiment une période un peu difficile. Je me questionnais beaucoup, je n'étais vraiment pas bien. Ma contre-attaque un peu à ça, c'est que je me suis dit en fait, je vais juste m'occuper avec d'autres choses. Je me suis mis à faire du vélo, je commençais à courir pas mal, j'ai fait ma licence de paratente. Et là, j'étais vraiment un vrai retraité pour le moment. Puis, tu sais, les gens me disaient Ah, trop cool, tu t'en es pas et tout. Je dis Ouais, mais tu te rends compte que quand tu vas voler un mercredi matin, genre en parapente, c'est que des retraités qui sont là, tu sais. Il y a personne de ton âge qui est là, tu sais. C'était soit des étudiants, soit des retraités. C'était que ça, genre quand je volais la semaine. Puis le week-end, c'était différent. Puis là, en fait, c'était au bout d'un an et demi, genre, je me disais Ah, je suis un peu sideliné, un peu. C'est un peu inutile, fait qu'intellectuellement, c'était pas super excitant, pis je me disais Ah, faut que je fasse de quoi, genre ? Pis je me suis retrouvé à m'impliquer bénévolement dans un programme ici qui s'appelle Team Academy Insane, c'est un programme qui vient de la Finlande. En gros, c'est un bac en admin, ils appellent ça en économie ici, un bac en admin, mais sans prof, c'est que sur des projets entrepreneuriaux. Fait que, en gros, les étudiants, ils ont des skillsets à développer, ils ont des compétences à développer. Pour les développer, il faut qu'ils fassent des projets qui se présentent devant un panel d'experts qui sont des entrepreneurs ou des experts dans leur domaine. Ils se font juger si leur compétence s'est améliorée. Au bout de trois ans, tu arrives à atteindre le minimum du niveau de chacune des 21 compétences qu'il faut que tu fasses dans ton bac. C'est vraiment intéressant. C'est vraiment une école d'entrepreneurs, mais tu as un diplôme de bac à travers. C'est vraiment insane. J'aurais probablement voulu faire ça et j'en connais plusieurs qui en avaient fait. En faisant ça, j'ai été exposé un peu à plein d'entrepreneurs. des entrepreneurs hyper green, avec des supers ambitions naïves. C'était vraiment hyper intéressant de voir cette boucle. Ça m'a vraiment rallumé un peu sur les trucs. Dans ce parcours-là, j'ai rencontré en aidant dans quelques projets entrepreneuriaux, Lucas qui est dans le fond le directeur de Spectrum ici en Puis. Il m'a dit, Hey man, je sais ce qu'on va faire, on va ouvrir un Spectrum en Puis. C'est qu'il casse. Moi, j'ai dit, Non, non, service, c'est plus mon truc, ça ne m'intéresse pas. Si je fais un projet, je veux que ce soit nouveau. et tout. Grosso modo, ça a pris un an de discussion dans tout ça. Et j'ai comme fait, dans un an, c'est encore motivé de faire une course. Pendant un an, tu sais, en fait, il y a eu des contacts, il y avait d'autres projets. Et finalement, aujourd'hui, Spectrum Puis est créé depuis trois ans. C'est vraiment son projet, tu sais. Bien sûr, je suis mal prevu, mais c'est vraiment lui. Et j'ai fait, si tu veux, l'inverse de ce que j'ai fait à Québec, où là, en fait, la business ici, elle a été bâtie pour que je ne sois pas dans les opérations. Moi, je m'entoure, je forme… Lucas je suis présent avec les clients au début beaucoup plus, beaucoup moins maintenant, ou presque plus. On est déjà, je pense qu'on est à peu près à un an de 100% d'automatisation de la business. Donc, c'est Lucas qui s'en est vécu de 100%. Puis, il y a des startups à droite et à gauche aussi avec lesquelles je me suis impliqué parce que je me suis retrouvé comme à reproduire un peu la mécanique ici en ayant, genre, être impliqué dans des boîtes. Depuis ce temps-là, je continue de faire moins de parapente, mais je travaille un peu plus.
François Lanthier Nadeau: Mais sachant que... Le moment où tu as été 100% retiré des opérations, puis comme, entre guillemets, inutile, ça t'a quand même mis dans une passe plus tough. Sachant ça, pourquoi tu fais le même play en accéléré, mettons, pour Spectrum Puis ?? As-tu une vision d'autre chose ?
Georges Saad: Ouais, ouais. Alors, on va faire un podcast de 4 heures.
François Lanthier Nadeau: En fait,
Georges Saad: dans la structure, si tu veux, de mon life design, on va dire, puis Spectrum en... il était monté comme ça, quand on parlait des startups, c'était toujours le genre de structurer trois perspectives, en fait. C'est toujours de better sur des longs bets long terme, qui sont, on va dire, qui peuvent être fondamentaux, genre l'immobilier. Quand on a acheté l'immeuble, ça cadrera. C'est comme ça paye back, ça va payer plus tard. C'est un peu notre fait. On va acheter de l'immobilier, on va faire des trucs sécurisés. Deuxième chose, je vais faire des trucs qui sont moyen terme. qui, eux, peuvent être beaucoup plus risqués, mais le pay-out, il est beaucoup plus gros. C'est exactement ça. Autre, il y a d'autres projets, mettons, ici, qui peuvent en faire partie aussi. Puis le premier, c'est pour financer tout ça, ça prend un projet à court terme qui, lui, va te ramener de l'argent. Cette structure-là, dans le fond, c'est ce qu'on fait dans Spectrum, c'est ce que moi, je fais personnellement dans la vie. Comme Puis mettons, cadre dans ce lion de cashflow à court terme. Ce qui est cool aussi, avec Lucas tout ça est clair. Je suis dans le projet pour m'en sortir bientôt. Le but, c'est que ça soit du cashflow à court terme pour ça. C'est toujours le projet de Lucas. Ce n'est pas le Spectrum que j'ai fait au Québec. Comment il dit faire, Georges ? Comment ?
François Lanthier Nadeau: Comment il dit faire Spectrum Puis de Spectrum Québec ?
Georges Saad: C'est différent. On pourrait parler du marché suisse versus celui de Québec, mais c'est très différent. La maturité digitale en Puis n'est pas la même qu'au Québec. Tu te rends compte qu'en Amérique du Nord, avec notre proximité, les États-Unis, il y a des trucs où on est à des années-lumière. Je donne un exemple de boîte de services. Les boîtes de services de com qui font du web, au Québec, il n'y en a presque plus. Il a été admis que genre le web est un métier à part, pis que les gens de com vont éloigner de ça, pis ils vont faire la strat de com, pis après ça ils vont avoir quelqu'un pour ton site web. Et c'est pas comme lui. Ici, on voit encore ce pattern-là. On va faire un peu tout. Les techs de développement, mettons, sont aussi reflétés là-dedans. Surtout que moi, je suis dans un... J'ai envie de dire dans un village. Moi, je vis dans la montagne. Je suis dans un canton de maison secondaire de personnes très aidées financièrement. Je ne suis pas dans un canton économique. On va dire ça comme ça. Je ne suis pas à Zurich, je ne suis pas à Genève, je ne suis pas à Lausanne. C'est encore plus flagrant, mais ce que je dis est applicable aussi même à l'externe. travailler avec du monde dans d'autres cancres à Zurich, tu vois cet écart-là aussi. Il y a vraiment une grosse différence. C'est cool aussi d'arriver avec autant de skills qui sont un peu inexploités. En gros, ce qui s'est passé, c'est qu'aussi la partie plus pure SEO marketing qu'au Québec, c'est vraiment des faveurs qu'on fait. Ici, dans le fond, elle a une envergure beaucoup plus grande parce qu'il y a énormément de demandes pour ça et il y a zéro à l'heure.
François Lanthier Nadeau: Tu vas avoir plus de strats, de conseils. Faites-vous des opérations aussi au niveau marketing de contenu et tout ça ?
Georges Saad: Dans le sens, c'est plus dans un objectif d'internalisation pour le client. C'est qu'on va former son équipe pour le faire. Mais tu sais, ça reste que le gros chunk, c'est du dev. Mais c'est juste qu'on en fait la stat, la partie stat, puis ratio. Tu sais, on est loin de la partie com. En gros, je vais rentrer des termes. On a productisé ce qu'on a fait chez Snyk. Tu sais, on a juste... Il y a un modèle qui est hyper pragmatique. Ce n'est pas de la créa. On prend le data, on cherche les mots-clés, on fait comment les sociétés peuvent faire, on va bâtir une structure autour, etc. Tout ça pour dire, dans le fond, que la répartition des revenus n'est pas du tout la même. Les coûts ne sont pas les mêmes, les taux ne sont pas les mêmes, les finances ne sont pas les mêmes. Il y a quand même une grosse différence. Voilà, ça, c'est pour...
François Lanthier Nadeau: Moi, je veux juste te faire un petit coup de chapeau parce que je ne sais pas en combien d'années ça t'a pris, mais... toi, man, immigrant libanais qui débarque dans une Puis disons, pas le pays le plus turbo-ouvert à toutes les différentes cultures. Puis en, je sais pas, deux ans, man, t'as comme, t'as buildé un réseau, t'as buildé une business qui livre la valeur, qui génère du cashflow. Tu sais, c'est classique, Georges, tu sais. Non, mais tu t'incruses dans les écosystèmes, puis... ton charisme, ta drive, tout ça, ça attire du monde autour de toi, puis tu build. Tu peux pas t'empêcher de builder, genre,
Georges Saad: puis c'est... J'ai essayé de rien faire, là, ça marche pas,
François Lanthier Nadeau: fait que...
Georges Saad: C'est con, là, mais après, tu sais, ce que j'ai envie de te dire, puis je sais qu'on en a parlé un peu, qu'on en parlerait sur le pod plus tard, là, mais tu sais, je pense, la grosse différence, c'est que c'est par opportunité des gens et non pas par opportunité de marcher, là, qu'on... Moi, je réfléchis, tu sais. C'est plus que c'est comme... Le projet que je te parlais juste avant qu'on commence à enregistrer, on en parle, c'est comme si tu rencontres quelqu'un avec un skill set XY qui est hyper complémentaire et hyper intéressant, c'est comme OK, on va faire de quoi ensemble. Tu vas bâtir autour de ça, tu ne vas pas bâtir sur, il y a un marché super intéressant, on va se jeter dedans. On va plus bâtir ça. On a un skill set incroyable, maintenant on va le commercialiser juste parce que la vibe est bonne. L'analogie que je donne souvent, je l'ai souvent parlé quand on était dans... Apollo 13, c'est comment tu choisis les startups que tu accompagnes, puis en fait, on disait souvent, genre, l'idée, on se calisse, pour vrai, parce que tu regardes des gens, en fait, là, je vais dire un truc un peu élitiste, tu le sais s'il va gagner ou pas. Je sais pas comment dire, tu le sais, c'est la même chose quand on était à l'école à 15 ans, tu le sais que le gars est peut-être pas bon à l'école, mais il va finir par gagner et passer sa classe, mais bon, tu le sais... Il y a des gens qui n'échouent pas. Échouent, je le mets en guillemets, on va en parler plus tard. Oui, tu peux échouer. C'est juste que si tu prends juste ce paramètre-là, tu es probablement right à 80
François Lanthier Nadeau: Oui, dans la mesure où tu as un bon jugement de caractère qui est comme built-in dans toi. Puis toi, tu l'as, ça. Mais tu sais, mettons que tu prends moi. Bon, avec vous, j'ai fait une business, je l'ai vendue, puis selon certains critères, je pourrais être successful, mettons. Chris Mann, la moitié de mes profs au secondaire pensaient que j'allais, genre, rien foutre ou, genre, se mettre en prison ou alors...
Georges Saad: Prends cet exemple, Frank. Prends cet exemple. Prends cet exemple. Tu t'es toujours démerdé. Tu sais, tu comprends ce que je veux dire ? Ton pattern, même à l'école, tout, t'es démerdé. Fait que... Mais c'est ça le mindset que tu veux, tu sais. Puis moi, je prends souvent l'exemple, tu sais, je vais... Je sais pas si JM en a parlé. J'ai pas écouté le podcast à Fête avec, là, avec JM de l'EXCEL.
Participant 3: Tu sais,
Georges Saad: à un moment donné, les gars, ils ont tellement gagné toute leur vie, là, je vais dire ça, là. Tu sais, c'est vraiment... C'est des gars, c'est des superstars, pour ceux qui ne les connaissent pas. Puis genre, à un moment donné, il y a eu des temps difficiles, mettons. Puis les gars étaient complètement écrasés, démolis. Puis à un moment donné, je me rappelle, on était assis, puis je dis Les gars, vous n'avez jamais perdu de votre vie, c'est pour ça que vous réagissez comme ça. Voyons le tabarnak. Là, je pousse à l'extrême. Ce que je veux dire, c'est que quand on équipe en arrière, dans le fond, tu as ce fil-là qu'ils vont figure out leur shit. Ils vont trouver le pat. Ce n'est pas ce qui a décidé aujourd'hui. C'est juste que quand ils vont avoir du headwind, ils vont figure out comment passer à travers. Ça ne veut pas dire que la business va être successful. Ça ne veut pas dire que tu vas faire du cash. Ça veut juste dire, dans le fond... qui vont tester tous les chemins possibles. S'il y en a un qui a pour réussir, ils vont le trouver. C'est plus comme ça. Mettons, je n'aurais pas fait de Prevue de Spectrum ici si ce n'était pas de Lucas. Je n'aurais pas embarqué dans le projet de E-Bike ici si ce n'était pas de Max et Adria. Je n'aurais pas embarqué dans Travelize si ce n'était pas de Max. C'est que une histoire de gens. C'est vraiment que une histoire de gens. C'est tout. Si tu fais ça, selon moi, c'est comme ton success rate. On parlera d'échec et de succès après, mais je pense qu'il est amplifié.
François Lanthier Nadeau: il est vraiment amplifié en fait fait que finalement ça a pris 30 minutes pas 5 je t'agace moi j'étais déjà mindé que ce soit le podcast le plus long parce que t'es une des personnes les plus intéressantes dans ma vie pis j'ai le goût de parler autant que je veux avec toi fait que c'est ça mais on va shift gears un petit peu là ça fait un petit peu plus que deux ans qu'on a vendu Snipcard Looking back, tu penses-tu que c'était une bonne décision ?
Georges Saad: On a eu un autre rare pour cette question, c'est ça ? Je ne sais pas qu'est-ce qui a déjà été dit ou pas sur cette transaction. On sait que ce n'était pas une transaction facile relationnellement entre toi et moi. Si on est en train de se parler aujourd'hui, c'est qu'on est passé par-dessus. Je pense que c'est la beauté un peu de ça. À l'époque, non. En fait, je vais nuancer. Le moment de la vente qu'on a vendu, je pense que financièrement, c'est exceptionnel. À tous les égards, on pourrait n'en parler que de ça. Aujourd'hui, c'est encore plus vrai quand tu regardes les projections qu'on avait à l'époque versus ce qui se passe aujourd'hui. Tu fais comme, All right, man. Financièrement, absolument rien à dire. Je pense qu'à tous les égards, on a nil. C'est une illustration de… vendre au sommet entre guillemets là, puis d'avoir genre tout le tailwind genre avec toi qui pousse dans un momentum, c'est ça insane. Au début, au moment de la transaction, je voulais pas vendre, j'étais quasiment le seul. Fait que je pensais clairement à ce moment-là que c'était une mauvaise idée, puis je voulais pas qu'on prenne la décision que sur une base financière. Aujourd'hui, looking back, je pense que c'est une bonne décision. Puis ça, c'est, personnellement, c'est toi qui a principalement tiré dans cette direction-là. Puis la raison, elle est simple, en fait. C'est que j'étais de moins en moins dans les opérations. Je suis encore convaincu que si on n'avait pas vendu, on aurait fait encore plus, puis on aurait vendu beaucoup plus dans cinq ans. Le major issue que je pense à l'époque, que je ne voyais pas, que je vois maintenant, c'est que la team actuelle, incluant toi principalement, n'aurait jamais fait un autre cinq ans dans la dynamique qu'on avait. Dans la dynamique qu'on avait, je pense que personne n'aurait poussé encore 5 ans.
François Lanthier Nadeau: Exact. Puis moi, ce qui m'inquiétait un peu là-dedans, c'est justement cette idée de Ok, bien si la dynamique, Georges puis Vince ont une majorité, ensuite Charles, puis ensuite moi une minorité, Georges puis Vince sont de moins en moins dans les opérations, Charles puis moi encore all-in. Ce qui m'inquiétait, c'était de me dire Ok, bien moi je sais que cette dynamique-là ne marchera pas pendant 5 ans. Comment l'aborder, puis la changer, puis la faire évoluer ? Il y avait beaucoup de pression. Je me mettais beaucoup de pression là-dessus. Je n'avais pas beaucoup de confiance. Peut-être à cause de mon profil anxieux à assumer le pire. Mais il y avait aussi le fait, jumelé à ça, de faire du e-com, mettons. Faire ce qu'on faisait. Je trouvais ça encore cool, mais pour vrai, j'étais tanné de faire ça. Ça commençait à me gratter en dedans. C'est con, mais suive un peu ton chemin. Hey, tu sais, Georges, il s'est impliqué dans plusieurs projets, il a fait différents bets, il a construit différents trucs, puis j'ai envie que ma carrière se définisse par autre chose que juste Snipcard. Fait qu'en fonction de ces choses-là, t'as raison aujourd'hui de dire que probablement qu'opérationnellement, on serait pas resté le même team, où il y aurait eu des changements assez drastiques.
Georges Saad: En fait, je te dirais, je vais pousser plus loin, parce que, mettons, avec Vince, on s'est posé cette question. C'est comme fait, mettons qu'on vend pas. sûr qu'on continue, tu sais, genre, ça sera pas la même team, est-ce qu'on est prêt à, tu sais, il y a des gens qui viennent et qui partent, là, je veux dire, ça fait un petit d'indispensable, là, puis de se dire, genre, Est-ce qu'on a encore l'énergie de remonter ça ? Tu comprends ? Mettons, le deal ne se passe pas, ou on boycotte par vote majoritaire, genre fuck off, on ne vend pas Ce que vous auriez pu faire, exactement. Ce qu'on aurait pu faire, genre allez chier les gars, on ne vend pas puis ça aurait fracassé certaines relations. C'est correct. Ça peut être un gameplay, mettons, que tu décides de faire. Mais grosso modo, en fait, moi, je venais d'arriver ici, ce n'est pas vrai que j'allais rentrer au Québec pour monter ça. Je m'étais comme accommodé aussi à ma nouvelle réalité un peu, tu sais, de off-operations 100%, faire mes trucs, la famille. Fait que tu sais, Vince aussi, tu sais, on sort rapidement, parce qu'en parallèle à ça, en fait, ce qu'on n'a pas mentionné jusqu'à maintenant, c'est qu'on était sur une préparation de relève Spectrum Québec, qui aujourd'hui est faite. Oui, puis Oli, Seb, Francis Laplante, c'est la nouvelle garde Spectrum, on en a parlé. Exact. Tu vois, mon accrochage un peu à Snip, c'était que genre, on est en train de céder, tu sais, le bateau Spec est en train de partir, fait que ça me prend genre un bet qui fait du cash, qui va venir remplacer ça, tu crois. En termes de revenus, pas en termes de valeur, mais en termes de revenus, ça en prenait un, fait que genre, de laisser tomber Snip qui était unexpected, c'était genre comme fuck, après ça j'ai comme, on dirait plus de revenus, tu sais. Tu sais, en fait, je suis juste sûr. la liquidation des assets qu'on a généré. C'est-à-dire que moi, mon long bet, c'est pour ça que j'étais plus impliqué dans Snip quand j'étais ici. Parce que je me disais, Chris, je vais juste m'impliquer dans Snip. Dans le fond, c'est le long bet que cashflow-wise va être le plus intéressant. Tu le sais, Snip générait du cashflow hyper intéressant dans la dernière année. C'était la première année qu'on stockait des dividendes. Je me disais, fuck, même. Snip on va le céder, mais je vais continuer à rentrer les dividendes à travers Snip. En fait, il y avait cette... partie pure financière aussi qui jouait en disant Man, il ne faut pas vendre Comme je te dis, au final, c'est comme ça n'aurait été pas la même team, pas la même vibe. On n'aurait pas mis l'énergie, on n'aurait pas eu l'énergie ni la volonté de se tourner, se réimpliquer opérationnellement, structurer. Donc, ça n'a pas de sens. Tu l'as dit, on aurait pu bloquer des trucs, mais c'est tellement loin de notre style de gestion. D'ailleurs, je pense que dans nos conversations, on ne s'est jamais dit On va voter parce que moi, je suis majoritaire Ça n'a jamais eu ça. Ça a toujours été dans un consensus en brimée. et on essayait d'arriver à un consensus. On y arrivait en quelque sorte. C'est pour ça que je dis aujourd'hui avec le recul, je pense que c'est un bon move pour la réalité individuelle qu'on a chacun, pour la réalité de la business pure financière, je pense depuis le début. On en a parlé longuement à plusieurs moments. Je pense que les prix qu'on a eus, les demandes et les conditions qu'on a mises, si on n'avait pas autant de leviers, on n'aurait jamais eu ça. En fait, on n'était pas aussi convaincus qu'on était prêts à ne pas vendre.
François Lanthier Nadeau: On a jamais eu ce qu'on a eu. D'autre, c'est quelque chose que je dis à des founders qui viennent me voir et qui sont en train de considérer vendre ou qui ont des offres. C'est une des plus grosses leçons de ce deal-là. C'est ça. C'est genre, si t'es pas prêt à activement le perdre, le deal, pis t'as pas cette confiance-là d'être prêt à le perdre, ah man, tu t'imagines déjà riche ou tu t'imagines rembourser telle affaire ou whatever, man. Pis là, comme t'es tiré par ces ficelles-là, pis c'est... C'est fucking tough, man.
Georges Saad: Il n'y a pas de way back. Moi, je l'ai vu aussi dans une autre business avec Spec. C'est une business qui allait bien, qui a eu une offre d'achat sur la table et qui n'a pas fonctionné. Six mois plus tard, la compagnie a fermé. Mais ça allait super bien au moment de l'achat. Tu la connais, je ne veux juste pas la nommer parce que ça ne fait pas de sens maintenant, mais quand tu rentres loin dans une question d'acquisition ou de vente et que tu es rendu dans de la délivrance... fais cette projection-là de manière naïve, en fait, tu ne retournes pas. Tu te dis au début, je ne peux rien valider, au pire, ça ne marchera pas, mais la réalité, c'est que quand tu rentres dans ce process, c'est tellement chargé émotivement, c'est tellement chargé en termes de projection et d'impact et de life-changing effect, qu'en fait, tu ne peux plus revenir en arrière. Tu ne peux juste plus, en fait. C'est dur, là. C'est fucking dur.
François Lanthier Nadeau: Puis, c'est ça, c'est qu'en plus, ça... te déconcentre beaucoup de tes opérations et de ta vision. Pendant le moment, c'est très risqué de tenter un processus d'acquisition qui ne fonctionne pas. C'est très risqué. Nous autres, ça nous a coûté dans les six chiffres d'avocat. Ce n'est pas simple.
Georges Saad: Ce n'est pas un contrôle Z. C'est sûr. Ça aussi... dans cette vente-là. Je pense que tu en avais parlé aussi. C'est pour ça qu'on a poussé tellement sur le term sheet le plus détaillé que tu peux.
François Lanthier Nadeau: Ouais, dans L.O.I.
Georges Saad: Parce qu'on savait que passer ça, exact, parce qu'on savait passer ça, no way back, genre. C'est du deal avec ce que t'as négocié, genre.
François Lanthier Nadeau: Pis moi, ouais. Tu sais, on en a eu beaucoup de friction, toi pis moi, pendant ce deal-là, mais une chose pour laquelle je peux te donner du crédit à toi pis Vin, c'est qu'à chaque fois que, bon, vous, vous aviez quand même des trucs importants. Moi, je veux autant, pis en temps, tu sais, des délais pis des terms pour toi pis Vin, c'est-à-dire. Pis au départ, Charles pis moi, on était genre super lousses, tu sais, on n'a pas insisté, on n'a pas négocié sur rien, pis... Un moment donné, on a parlé à des fiscalistes, j'ai parlé à d'autres entrepreneurs, je t'ai reparlé à toi, pis c'était comme Non, non, man, faut que tu paies sur le crayon, pis faut que ça paye plus pour toi pis Charles. Pis à ce moment-là, encore une fois, vous, vos turns étaient good, t'aurais pu me dire Fuck off, Frank. Mais t'as dit Non, non, man, paie sur le crayon, pis vas-y, pis hésite pas à en demander plus. Moi, je voulais vraiment la vendre, la compagnie. Toi, tu voulais pas nécessairement, pis t'as un appétit du risque. pis une agressivité, mettons, en négociation que moi, j'ai pas. Pis si j'avais pas eu ça, d'autres, j'aurais eu un deal de marde.
Georges Saad: Ben, t'aurais eu un deal de marde.
François Lanthier Nadeau: J'aurais eu un deal de marde.
Georges Saad: Mais ce que tu peux racheter, Frank, là, c'est qu'en fait, on a tous, toutes eu ce qu'on a demandé. Pour vrai, là, mettons, quand tu le penses, on a toutes eu, t'sais. Il y a vraiment... T'sais, au moment, t'sais, pis t'en as... Tu l'as écrit longuement, mais genre, au moment où on a comme fait que c'est ça ou rien, ah ben y'a rien, pis genre, si il lance radio pendant une semaine, OK, il dit il est mort, On a vraiment juste tout eu parce que je pense qu'on avait peut-être cet écart de vision qui faisait qu'on était prêt à laisser le deal à fond. C'était pas du bluff, c'était juste vrai.
François Lanthier Nadeau: Absolument.
Georges Saad: On va laisser tomber le deal.
François Lanthier Nadeau: Absolument.
Georges Saad: Moi, j'espérais que ça tombait. Je me rappelle, je suis sorti de l'école et j'étais là Ah man, j'espère que ça va briser le deal. Comme ça, notre relation, puis Snip peut continuer comme il est. Tu comprends ?
François Lanthier Nadeau: Oui,
Georges Saad: mais en même temps, avec ce que tu viens de dire, ça n'arrête peut-être pas. Ça n'arrête pas. C'est juste qu'à l'époque, j'avais cette perspective plus court terme. Je me disais, si le livre est tombé, tabarnak, ce serait la meilleure chose. Comme ça, j'arrête d'essayer d'argumenter qu'il ne faut pas vendre. Effectivement, ça ne serait pas revenu. Je me dis, tu te dirais en nag, Lucas il me voyait sortir des meetings, je me dis, moi, je pense que c'est mort. C'est bon. Moi, je pense que c'est bon. On ne vendra pas. Puis lui, il dit, t'es sûr ? Ah, vraiment. Je pense pas qu'ils vont accepter ça. Nos avocats, ils disent, non, tu peux pas avoir des conditions comme ça. Dans les semaines, on va les demander. Puis ils disent, non, avec ça.
François Lanthier Nadeau: Mais ça, c'est vraiment un enfer que j'ai compris aussi via ta présence et ton implication dans le deal. Moi, j'allais chercher des conseils partout. J'allais chercher pour argumenter mes bords. Souvent, j'allais dire, d'autres, la majorité des deals se font de telle manière, le split, équité, puis cash, c'est ça. Ça marche pas, ce que tu dis. C'était comme, d'autres, on s'en crisse de la... comment se font la majorité des deals. C'est quoi que nous, on veut. C'est quoi qu'on va pousser pour nous. Notre deal à nous, c'est quoi qu'on veut. À la fin de la journée, la valeur et les terms, c'est ce que l'acheteur est prêt à payer et à concéder. Il n'y a pas d'histoire moyenne ou whatever. En étant en position de on s'en fout de le perdre c'était la meilleure position qu'on aurait pu être. Ce que je suis content aussi, Georges, et qu'on peut closer le bout de la vente là-dessus, On a tous eu ce qu'on voulait. On a tous fait une petite passe de cash. Puis, l'acquisition de Snipcard a fonctionné. C'est con, mais l'équipe est encore là. Il y a 3-4 personnes qui sont parties. Il y a eu des nouveaux qui sont restés, mais il y a un corps d'équipe qui est encore là. Toutes les devs chez Snip font un excellent salaire aujourd'hui. Le produit des e-commerce est t'intégrer dans la stack de Duda, il roule, il génère des revenus, il y a une bonne relation avec le...
Georges Saad: C'est une situation d'acquisition story, c'est sûr. Une acquisition réussie.
François Lanthier Nadeau: Ça aurait été fucking heartbreaking quand même que genre, ah ouais, on fait du cash, on sort, mais que ça plante.
Georges Saad: Tu m'appelles même, je sais pas si tu l'as déjà dit, je m'appelle dans les fins des discussions, genre t'as le fichier Excel de tous les salaires de chaque personne, tu négocies... le salaire de chacun, c'est comme, non, non, lui, il sera là, là, là. Si tout le monde fait des bons salaires, on a dealé pour tout le monde aussi. On aurait pu pas le faire ici. Juste faire comme, prenez vos gabarits et mettez les salaires que vous voulez ou à la limite, t'as besoin d'augmenter les salaires, mais tout le monde a eu des bonnes. C'est ça qui fait aussi que ça se tient aujourd'hui.
François Lanthier Nadeau: Oui, absolument. Puis une affaire aussi, c'est que tu te rappelles, tu me disais, tu vas faire un an maximum. j'étais sur toi un peu en crise après tout j'étais comme tu me connais pas dans le fond Georges tu sais je vais faire je vais peut-être avoir ma carrière là puis je vais vivre de quoi puis tout puis je me rappelle j'ai commencé à te parler de m'en aller de chez Duda à peu près autour d'un an puis je suis passé un an et demi tu sais Fait que finalement, t'avais...
Georges Saad: Je crois que j'ai raison, là. T'as attendu ça.
François Lanthier Nadeau: Ouais, c'est ça. Il fait six mois de plus. All right. Doud, si tu lançais un SaaS aujourd'hui, mettons, qu'est-ce que tu ferais de façon différente que ce que t'as fait avec Snip ?
Georges Saad: Je vais... Quand j'ai vu la question que tu m'avais mise, je m'étais dit... En fait, kaki, je vais dire rien. Je vais t'expliquer pourquoi je ne dirais rien. OK, ouais. Puis, genre, tu sais, j'ai des... Je vais raconter une petite histoire qui va avec, là. Les plusieurs personnes que je connais qui ont cash out, qui sont indépendants de fortune, qui ont fait assez de cash pour faire comme je travaille pas. Il y en a au Québec, il y en a ici. Il y a un truc en commun avec... qui arrive après ça, en fait.
Participant 3: Ouais.
Georges Saad: Ils sont nostalgiques de la période d'avant.
Participant 3: Ouais.
Georges Saad: et la majorité vont considérer que c'est leur big hit de vie, et donc ils tombent dans un pattern où tu as plus à perdre que ce que tu peux gagner, et donc ils deviennent avec une position hyper défensive.
François Lanthier Nadeau: Ouais, ouais,
Georges Saad: ouais. Hyper défensive, c'est genre, alright man, j'ai genre tant de cash, je veux plus perdre. Puis les raisons sont multiples, chacun a sa dernière raison, mais le fondamental reste le même. Tout le monde tombe, la majorité tombe dans des positions hyper défensives, de genre, ok. je vais acheter de l'immobilier, je vais placer là, je vais faire des dividendes. Puis, tu sais, c'est comme zéro risque. Puis ce genre-là, tu sais, à chaque fois qu'on parle, il y a une phrase que je répète tout le temps, je fais comme, mais c'est l'opposé du mindset qui t'a amené là, en fait. Tu sais, ta recette, ta success story, ta recipe pour le succès, tu es en train de faire complètement l'inverse. Je dis pas que tu devrais juste tomber full in comme tu l'as fait la première fois.
Participant 3: Non.
Georges Saad: Mais tabarnak, il y a un spectre. Là, tu es vraiment allé à 100% la défensive. C'est pour ça que je ne dis rien. Parce que là, il y a des projets que je regarde. Mon big next thing. je dirais, mettons, de cette vision-là moyen terme, comme j'expliquais un peu plus tôt, je suis en train de préparer ça. Puis même si, genre, on pourrait mettre du cash dedans, on n'en met pas. Parce qu'en fait, notre modèle, notre framework de bâtir ces compagnies-là ne sont pas basés sur un excès de cash. Il est basé sur une utilisation judicieuse, une rentrée d'argent régulière, plutôt que d'avoir... de temps de compte dans le cash puis dire, OK, je vais embaucher un expert ici.
François Lanthier Nadeau: Tu sais que les contraintes sont structurantes puis positives parce que ça te force à être créatif puis à trouver des manières rentables de grow ta business. Puis ça, je ne le voyais pas avec Snip dans le temps. Parce que oui, Spectrum faisait de l'argent mais ne roulait pas sur l'or. J'étais comme, pourquoi Spectrum ne met pas plus de cash ? Pourquoi on n'embauche pas plus vite ? Pourquoi on ne prend pas de la dette ? C'est toutes des affaires que je ne voyais pas puis aujourd'hui, je suis comme, non, non, je catch exactement pourquoi ça a fait un modèle sustainable En tout cas, ça résonne tellement ce que tu dis au niveau du risque, une fois que tu as fait un certain cash. Moi, j'ai pas fait un cash énorme, mais si j'avais décidé de rester dans un appartement, mettons, dans Saint-Jean-Baptiste, puis de manger des ramens, j'aurais pu arrêter de travailler, mais clairement, c'est pas ça que je voulais. Puis tu sais, ça a quand même pris tout mon petit change de dire... All right, je vais me mettre à dépenser cet argent-là pendant qu'il n'y en a pas qui rentrent pour builder une communauté et une plateforme avec SaaSpasse et commencer à checker pour peut-être builder d'autres choses, acheter d'autres choses, de me remettre en mode risque, je pense que ça a été tough pour moi, mais c'est valorisant. Je me lève le matin et je suis comme, All right, man, tu te challenges avec ta propre psychologie parce que je ne suis pas le plus risk-friendly, mettons. Puis tu buildes quoi, puis t'es fier. Man, le pire qui arrive, c'est genre que tu pognes une nostie de bonnes jobs à quelque part, tu fais ça un bout, puis t'en réessayes, puis t'en répètes la gueule. Mais genre, c'est tough, man, sortir de ça, parce que j'ai tellement du monde qui était comme... Je brûle une couple de mille piastres, hop, hop, par mois, puis ils sont comme, voyons donc, puis tout ça. Puis je suis comme, ouais, man, je comprends que dans le court terme, tu vois ça, puis t'es comme... Tu fais juste grugeux sur le moton que tu as fait, puis ça ne fait aucun sens. Mais je builde quoi pour le long terme ? Mon réseau, mon inspiration, les opportunités qui sortent juste de ça. Le sens que tu donnes quand tu parles le matin. Oui, man. J'ai tellement de belles conversations avec du monde fucking intéressant ou des belles conversations avec du monde que normalement, je n'ai pas le temps de voir et de dépiler avec. Fait que, ouais.
Georges Saad: Mais là, tu sais, je vais te donner une anecdote. J'ai un ami que je connais qui est dans cette situation-là. Quand on a commencé Spectrum, ici, en Puis il venait souvent au bureau, genre, juste pour prendre un café. Puis, à un moment donné, je suis comme fait, bon, qu'est-ce qui se passe ? C'est tout. Mais comme fait, il faut que je te fasse une demande, genre quoi. Il dit, je peux-tu devenir actionnaire dans ce programme ? Je vais mettre du cash. Je peux-tu être dedans ? Comme fait, ben, faire quoi ? On n'a pas besoin. Juste faire partie de ce projet-là. Juste faire partie de ce vibe-là que vous avez. Justement, quand on a commencé ici, on a pris un fucking petit bureau en dessous d'un magasin. On était tous serrés. Il n'y avait pas de salle de conf. On faisait nos rencontres dans le restaurant à côté. Alors qu'on aurait pu faire Normalement, les boys, on va aller se trouver à l'université de Québec. Ce n'est pas ça qu'on a fait. Lui a juste fait Ça, c'est de la vibe. C'est ça qu'on veut faire. Je pense juste que c'est un... un genre de biais mental. Selon moi, et là, ça, c'est pur personnel, les patterns que ça fait ça, puis ça s'applique à ce que tu viens de dire aussi, Frank, ce comportement-là, en fait, reflète le fait que tu penses que ton plus gros hit, tu viens de le faire et tu ne le feras plus. Oui, ça, je le pense. Alors que, c'est ça, exactement. Puis moi non plus, moi non plus. C'est pour ça, en fait, que je continue à driver des trucs. Aujourd'hui, je travaille beaucoup plus que avant la vente. Mais je ne mets pas plus de cash. Tu comprends ? Dans le sens que je mets le même cash que j'aurais mis avant la rente ou quoi que ce soit. L'idée, c'est de se dire, je pense que je peux faire encore de quoi de plus big, de plus important, de plus grand. On en parlera des projets potentiels que je regarde, mais je pense qu'on peut faire quelque chose d'encore plus big. C'est pour ça que je ne sens pas que c'est... J'ai pas peur, mettons, de me tourner vers ça puis d'aller gruer, en fait, dans ce qui existe.
François Lanthier Nadeau: Mais ça prend une certaine confiance en soi, tu sais. Puis je pense que tu veux faire un peu de judo avec ta psychologie puis dire, si j'ai réussi à faire un hit comme ça, il y a probablement des chances que j'en fasse un autre similaire au plus gros. Donc, OK, ça peut faire du sens que je prenne des risques puis je dépense du capital pour ça. Parce que... Oui, il y a de la chance. Et nous, la quantité de chance que moi, j'ai eue dans Snipcard j'ai pris aucun risque au départ, tu comprends. C'était Spec qui avait pris le risque en coupant une partie de ses revenus pour l'investissement dans Snip. Moi, j'ai été chanceux de quoi ? De tomber là-dedans, d'avoir un petit salaire, mais un salaire au départ aussi. D'avoir toi comme mentor, d'être entouré de bons devs. On a eu la chance d'être dans l'e-com, l'e-com a boomé. Tellement de trucs de chance, mais... Mais je suis pas game. En fait, je dirais jamais que c'est juste de la chance.
Georges Saad: SaaSpasse jamais de la chance. J'ai souvent dit ça. J'ai dit que réussir, c'est juste que ça fait plus de bonnes décisions que de mauvaises. C'est tout. Mathématiquement, c'est juste que t'en fais plus. Parce que des mauvaises, on va tous en faire. La chance, elle vient contribuer à ça. Dans le sens que c'est les décisions... C'est les micro-décisions que tu prends qui build up en fait. C'est pas de la pure chance, genre, qu'il y ait des circonstances, mais après c'est ce que tu saisis et ce que tu saisis pas. Faut bien, genre, mettons, l'email de Duda, on aurait pu juste jamais répondre. Quand il t'a chalé, t'aurais pu juste l'ignorer. Là, tu aurais jamais su l'espèce de yield le fork que ça aurait pu faire, mettons, dans la vie. Le stage, quand tu t'es pointé alors qu'on avait pas de poste, genre, on aurait pas juste fait le commande. On serait pas à l'aise, tu sais. genre, tu blind-side un peu, tu fais comme Ah non, mais de toute façon, on n'a pas besoin, on s'en calisse, tu travailles. Tu sais, ces micro-décisions-là que toi, tu appelles la chance, en fait, moi, pour moi, c'est juste, c'est une décision qui a été prise à ce moment-là, puis qui a saisi les circonstances-là. Puis c'est là, si plus tu en as de positifs, c'est eux qui build-up sur de quoi de réussi. Puis quand je te dis, mettons, que pour moi, tu as des gens qui sont juste, qui vont gagner, entre guillemets, tu sais, des entrepreneurs que tu sais qui vont gagner, bien, c'est un peu ça, c'est que tu as un mindset de décision, tu sais, combien de fois que ça arrive, des fois, puis que ton... Je parle avec un entrepreneur, puis il y a des situations qui sont arrivées. Puis sa réaction à adresser cette situation-là, c'est 100% opposé de ce que j'aurais fait. Je suis comme, man, tabarnak. T'as l'impression d'être dans, tu sais, le film genre Super Nanny, qui édite les enfants, puis tu vois tout ce que les gens font de faux à leurs enfants. C'est ridicule, t'as besoin que quelqu'un te le dise, mais c'est la même chose, en fait. Tu vois des mauvais comportements, des mauvaises décisions qui ne font pas de sens. Puis après ça, la personne, elle se fait comme, ah, pourquoi ça marche pas, tabarnak, j'essaie de faire comme vous quatre jours semaine. Regarde la culture. Il y a plein de micro-décisions qui sont pas bonnes, entre guillemets, et qui suivent pas un pattern. Ce qui fait que finalement, entre guillemets, t'échoues.
François Lanthier Nadeau: Moi, ce que je dirais au monde, c'est que souvent, rappelez-vous, mettons, qu'une micro ou une petite décision... va pouvoir être suivi d'un paquet d'autres décisions. Fait que même si elle n'est pas bonne, c'est un numbers game un petit peu de décision.
Georges Saad: Exact, ouais.
François Lanthier Nadeau: Exact, tu sais. Puis j'essaie de me le dire, tu te plantes, OK, man, tu as juste, tu prends d'autres décisions. Puis la seule bémol que je mettrais, c'est les décisions qui n'ont pas de contrôle Z, comme tu dis, les décisions, genre, existentielles, tu sais, par rapport à des compagnies ou à des personnes. Ça, peut-être, pas de dire, genre, c'est un numbers game parce que, tu sais, ça change drastiquement ce qui se passe. Ouais.
Georges Saad: ce que tu dis dans le fond, la solution à ça, c'est de fragmenter les plus petites décisions possibles pour que pas que tu sois exposé à ces décisions-là qui sont tellement grosses. C'est la même chose, on fait l'analogie avec le développement en méthode agile, tu es user story, tu es le plus chopé petit. Tu te chies, ce n'est pas grave, c'est tout petit. Ton dérapage, il n'est pas gigantesque. Tu accumules tes grosses décisions-là pour genre... Moi, j'adore dire qu'il faut toujours prendre la décision le plus procrastineur possible, le plus loin possible. Toutes les décisions, tu peux les repousser. Tu les repousses parce qu'à chaque jour, tu as un peu plus d'infos pour prendre cette décision-là. Tu la prends, la décision-là, quand tu es obligé de la prendre. Tu n'es pas obligé de la prendre avant. Genre, faut-tu changer de job ? Faut-tu pas changer de job ? Tu es un corps fort. Tu rentres de job, tu ne changes pas de job. Appliquement, tu verras. Tu comprends ? C'est comme, on ne sait pas. Quand tu seras exposé à ça, tu prendras la décision. On ne t'a pas besoin de... de te poser 1000 questions alors que tu n'as rien sur la table. Puis, c'est la même chose pour la business. Je vais peut-être embaucher un gars de marketing. En pire, man, annonce, regarde ce qu'il te rend compte. Il y en a peut-être un qui va te blow away. OK, man, je l'embauche. C'est intéressant. Avant de te poser juste plein, plein de questions, avance dans ce que tu peux avancer. C'est la même chose dans les marges de créer Snip. Au début, on ne mettait pas beaucoup de cash, mais les signaux étaient positifs, donc on en mettait un peu plus. C'est vrai. On n'a pas juste fait... On a mis, je ne sais pas, on n'avait jamais eu 2 millions dans ce texte. On n'aurait jamais pu mettre. Même si on l'avait, de toute façon, ça aurait été faux de le mettre. Alors qu'on a mis tout le temps un petit peu de cash.
François Lanthier Nadeau: Il n'aurait pas été allocated en fonction du learn des apprentissages que tu fais à travers ces cycles de micro-discours. Le parallèle avec l'âge vie, c'est pas pire. D'autres, il y a beaucoup d'entrepreneurs qui aspirent à avoir un peu ce que tu as aujourd'hui. Moi, je m'inclus là-dedans. J'ai dit récemment à deux ou trois personnes, moi, je veux ce que Georges a. Je m'explique par ça.
Georges Saad: Tu vas me faire rougir.
François Lanthier Nadeau: Non, mais ce que tu as, comment je le décrirais, c'est genre une quantité d'actifs, de capital, puis de contacts, un réseau qui te permettent de prendre des bets long terme sans trop prendre des gros risques court terme. Puis tu joues sur le temps comme ça. Tu as des projets court terme et des projets long terme. Moi, je trouve ça tout le monde intéressant et je travaille à me rendre là. La question, c'est un peu dans quel projet tu es investi ces temps-ci. Parce que là, on a parlé de Spectrum Puis mais clairement, t'as dit que c'était pas un end goal long terme, t'sais. Fait quoi ? T'as-tu des trucs à share par rapport à ça ?
Georges Saad: La réponse, je vais donner juste une première partie de réponse par rapport à ça. Je pense que ça, c'est plus parce que j'essaie de bâtir axé sur un lifestyle, en fait. OK. Comme j'ai dit un peu plus tôt, c'est pas de dire, ah, il y a une opportunité là, je vais en sauter dessus. C'est plus de faire comme, c'est quoi le quotidien que je vais avoir ? Spectrum, c'était ça aussi. Quand je partais les cinq semaines de vacances, c'était un peu ça. C'est comme... Quand on a créé Spectrum, au début même avec Vince, on disait, c'est quoi le day-to-day qu'on veut pour notre team ou pour nous ? Est-ce qu'on veut juste hustle as fuck pendant cinq ans, monter la compagnie avec le plus de nombre de monde, le plus de revenus, ou au contraire, on va être axé lifestyle ? C'est quoi tu vas faire day-to-day ? Le day-to-day, dans le fond, tu veux venir au bureau chill, faire de la slackline quand il faut, aller faire du ski quand il y a de la tempête, puis quatre jours semaine. Tout ça est venu un peu plus avec un design de lifestyle qu'on voulait, puis on a attiré les gens qui étaient là-dessus. qui est flotté là-dedans, puis on a bâti autour. C'est la même chose, en fait, pour mes projets. Dans le sens que moi, je regarde le day-to-day de ce que j'ai envie de faire, puis je peux dire que je vais bâtir autour. Aujourd'hui, mettons, dans l'étape où j'en suis, je ne veux plus être dans les opérations. Ça fait partie des choses, mettons, sur lesquelles je suis un peu intransigeant, mais ça me manque un peu le goût de risque plus élevé de ce que je fais maintenant. Aujourd'hui, dans le fond, dans mes structures de projet, le court terme, je l'ai dit, c'est le Spectrum Québec, avec les gars qui apprennent, où je suis encore impliqué, mais... Il y a Spectrum Puis que je pense que pour les 5-6 prochaines années, ça va rouler et ça va être un peu ce qui roule et qui génère des revenus à court terme. Effectivement, c'est le projet à Lucas et à la team aussi de le porter éventuellement. Moyen terme, il y a encore quelques business dans lesquels je suis impliqué au Québec. Tu peux-tu en montrer une ? Je peux continuer à rouler. Que ce soit Alexa que ce soit 4Waves, etc. Il y a des business qui roulent et qui sont un peu un genre de bête. à faire quelque chose. Je l'ai mentionné un peu plus tôt aussi, j'ai naturellement aussi diversifié un peu dans l'immobilier, que ce soit les deux immeubles qu'on a achetés à Québec. qu'on utilise pour les bureaux ou des trucs plus personnels, mettons, qu'on fait ça. Ça, c'est comme le spectre des différents trucs. Je dirais que ça fait deux ans maintenant où je me dis, c'est quoi mon prochain gros projet ? Mon truc qui va m'occuper plus, c'est pas 40 heures semaine parce que je suis plus prêt à faire ça, mais c'est quoi le projet qui va me travailler ? C'est comme mon encore plus gros snip et plus gros truc que j'en ai en six ans. J'en étais sur un il n'y a pas longtemps. Il y en a un autre qui est sous le radar maintenant qui est fucking insane. C'est normal que je dise qu'il est fucking insane, mais il est tout frais. Les projets de loin sont toujours sexy. Plus tu t'en rapproches, moins ils sont sexy. On verra où ça va se faire. Il y a un projet, je pense encore, qui est fucking insane. C'est juste qu'il y a eu Chad GPT qui est apparu entre les deux. Selon moi, il est un game changer dans l'industrie dans laquelle on voulait aller. La décision a été de dire... Je pense que le timing n'est pas bon. Tu ne rentres pas dans une industrie qui est en train de se faire bouleverser par un tool qui, genre, tout le monde connaît et tout le monde adopte.
François Lanthier Nadeau: Intéressant.
Georges Saad: Ça, c'est une chose. Puis l'autre projet, en fait, il est venu par le biais d'un ami, dans le fond, qui lui est en train de se préparer à sa prochaine étape, justement, de vente, etc. Et que ça fait longtemps qu'on se dit que nos values sont dans la même place, on a la même vision, on fait de quoi et on se dit qu'il s'appuie. complètement différent du mien. Tout ce qu'on a fait, nous, on travaille beaucoup en SaaS. On est très accès tech, puis notre marketing, elle est très inbound. Lui, c'est une fucking machine à partir des machines à vendre. B2B. Encore une fois,
François Lanthier Nadeau: je voudrais juste highlighter que tous les projets sur lesquels tu mises et que tu construis sont... La genèse de ces projets-là, c'est les personnes, puis la confiance dans les personnes.
Georges Saad: Je les connais,
François Lanthier Nadeau: moi, ces personnes-là, puis je comprends ce que tu veux dire.
Georges Saad: Voilà, puis... Il était chez moi il n'y a pas longtemps. Ce que je peux en dire à ce stade-ci, dans le fond, c'est que c'est un gros projet avec beaucoup d'impact qui touche à la gestion de l'eau mondiale. C'est vraiment avec de la tech qui va dedans, un peu de hardware. C'est vraiment cool parce que ça coche beaucoup de cases, mettons, que je cherche.
François Lanthier Nadeau: Ça va-tu être l'eau de montagne Georges Saas de Puis ?? Moi,
Georges Saad: j'en achète. Tu sais, le truc, figure out, dans les analyses qu'on a faites jusqu'à maintenant et les entrevues qui ont été faites jusqu'à maintenant, c'est que dans la validation, la Puis est un des derniers marchés parce qu'il y a une abondance d'eau ici que ça fait aucun signe. C'est-à-dire que ce soit la Californie qui s'ouvre de sécheresse à chaque année ou en France où ils ont passé des mois avec des quotas ou l'Italie ou l'Espagne. Il y a des gros problèmes mondiaux. C'est pour ça que je dis que ça coche beaucoup de cases. Mon big project, il ne faut pas que ce soit géographique, il faut que ce soit géométrique. Il faut que ce soit un impact. J'ai fait un blog.
François Lanthier Nadeau: Tu parlais tantôt, j'ai le goût de creuser un tout petit peu, mais tu parlais de designer tes projets entrepreneuriaux et les gageurs que tu fais autour d'un lifestyle que tu veux vivre pour être bien heureux ou whatever. À l'époque, c'était faire de la slackline, ne pas se prendre trop au sérieux, ne pas avoir à porter de cravate. C'était très adolescent, disons. Aujourd'hui, tu es un papa de deux personnes, tu es un mari. C'est quoi le lifestyle que tu veux designer autour ? C'est quoi les gageurs et les projets que tu fais ? C'est quoi la résultante dans ton lifestyle ?
Georges Saad: En ce moment, c'est avoir beaucoup de temps. Magali a beaucoup de vacances et je veux au minimum avoir ces vacances-là. Elle a les profs, donc toutes les huit semaines, elle a deux semaines de congé de vacances. plus l'été on a six semaines de vacances, c'est pas mal mon rythme de vacances en ce moment annuel. Les huit semaines, on part quelque part avec la famille, on revient deux semaines après, on recommence l'école, on recommence à travailler, on est à 40%, on a une balance qui est vraiment simple. Je pense que le gros challenge, dans mon âge salactuel, c'est ça, c'est que je veux savoir que si le matin je me dis aujourd'hui j'ai envie de faire ça, je vais le faire si aujourd'hui j'ai envie, business-wise, intellectuellement, j'ai envie de m'attaquer à un problème opérationnel. dans le step des compagnies dans lesquelles je suis impliqué, je fais comme Ok, je vais m'attaquer à ce problème-là. Aujourd'hui, je n'ai pas envie de faire ça. J'ai envie de régler un autre problème. Je vais m'attaquer à un autre.
François Lanthier Nadeau: Ça revient beaucoup. Michael Chartier qui a été sur le pod, me disait ça aussi. La richesse, c'est la liberté. C'est la plus grande pouvoir de décider de ce que tu fais de ton temps. C'est quelque chose d'intégral.
Georges Saad: Il faut que ce soit intellectuellement motivant. Je pense que juste avoir du temps... C'est pas bon.
François Lanthier Nadeau: C'est la liberté d'allouer ton temps et pas juste du capital sur cet intérêt.
Georges Saad: Je pense que l'autre chose aussi, c'est que je veux qu'il y ait de la valeur. Le temps que je mets, je veux qu'il soit important. Je n'ai pas envie de rentrer pour écrire des emails. Je trouve que c'est administratif. Je veux que mes heures soient percutantes.
François Lanthier Nadeau: Penses-tu que... Parce que là, il y a du monde qui écoute et ils ont genre 23 ans, c'est leur première start-up ou whatever. Penses-tu que c'est une position qui se mérite un peu, ce luxe-là ou cette liberté-là ?
Georges Saad: Non, vraiment pas.
François Lanthier Nadeau: OK, intéressant.
Georges Saad: La raison, elle est simple, en fait. Ça dépend après quoi tu cours. Si tu cours après le fame, c'est différent d'un objectif de se dire je cours après un lifestyle Je vais expliquer un truc, tu l'as dit tantôt. En fait, imagine, tu crées un business, que tu travailles des heures balancées, qui n'a pas une super gross, mais qui est rentable, qui fait du cash. En fait, ton runway, il est infini. Il est littéralement infini, en fait. Tu peux faire ça toute ta vie. Tu ne parles peut-être pas dans les journaux parce que c'est moins sexy de faire comme, ah, bien, j'ai une business, genre, ouais, je me dégage, je ne sais pas, moi, 120 000 par année, et on est vini. Ça roule bien, ça rentre. Ton runway est infini. Fuck les VC, fuck les investisseurs, fuck le growth, fuck tout ça, en fait. Tu t'en calistes. Mais c'est dans la perspective de ce que tu veux créer, tu sais.
Participant 3: Tu sais,
Georges Saad: tu as des revenus récurrents qui rentrent. Tu es le roi du monde, man. Tu as dit tantôt, manger des ramen, tu pourrais vivre juste sur les intérêts de ce que tu as encaissé, mais tu n'as même pas besoin de faire ça. Tu peux aller à un endroit au coup de la vie et moins. Tu peux aller au Mexique et tu vas enverrouiller le reste de ta vie sur les intérêts. Ça dépend vraiment de ton objectif que tu te donnes. Moi, je ne viens pas d'une famille d'entrepreneurs. Moi, c'est plus un accident qu'autre chose. Moi, j'aurais adoré, quand j'étais jeune, qu'on me dise que, être entrepreneur, tu n'as pas besoin d'être entrepreneur. en train de passer du temps. Tu n'as pas besoin, genre, de te la jouer. Tu n'as pas besoin de faire semblant que tu es successful. Tu peux juste être chill, man. Tu comprends ? Tu peux juste être chill. Tu fais ton truc, tu fais ta shit. À l'extrême, mettons, c'est 37 Signals, ce que je dis. Dans le sens que, genre, ils font 100 millions avec 32 employés. Fuck tout le monde, là. Tu comprends ? C'est genre, prends le mini-exemple de Snip, là. Tu sais, t'as déjà dévoilé des chiffres dans tes... Non. dans tes écrits. Non, non, pas de l'avant, mais je suis en train de me reposer et tout. Là, j'étais sûr que tu étais sûr qu'on va péter dans le mini-live. Non, non, non. Mais ce que je dis, c'est que mettons, tu sais, on faisait quoi ? 1,4 million récurrents.
François Lanthier Nadeau: Oui, je pense 1,3, 1,2,
Georges Saad: oui. 8 employés, en fait, n'importe qui qui nous écoute se fait ratio, tu vas rapidement voir qu'il y a du casque qui se génère. C'est pas pour rien que ce n'est pas réussi à rembourser Spectrum en une année au final. Oui, oui. Tu comprends ? Ce que je veux dire par ça, C'est pour ça aussi que, entre guillemets, je m'en calcule ici de ne pas vendre.
Participant 3: Parce que, en fait,
Georges Saad: c'est infini. Tu génères X% et tu t'en fous, en fait. Tu t'en fous. Ce n'est pas glamour. Tu ne passeras pas dans les affaires. Personne ne va te dire. Tu ne seras pas invité au dragon. Mais on s'en fout. Ton lifestyle, c'est ce qui compte le plus. Je pense que tu as 23 ans. Tu startes une business en se disant Ok, c'est quoi que je veux bâtir ? Tu cours après le fait d'être rentable. Pas l'objectif de vendre pur. Si tu vas à travers, fine. Je pense que c'est accessible pour tout le monde.
François Lanthier Nadeau: Ce qui est important, bro, je pense, c'est d'avoir des conversations comme on a là et de les promoucer et les publier justement pour qu'il y ait un discours différent. Parce que, Chris, on est toujours un peu victime de ce à quoi on est exposé. Dans notre culture médiatique autour des startups, c'est quoi qui pogne les headlines et qui pogne de la couverture ?
Georges Saad: Le jet-fond vente.
François Lanthier Nadeau: Exact. C'est quand on a été dans TechCrunch. Quand on l'a vendu, tout le monde s'en calcule. C'est ça, le carton. Fun fact. Tu sais, Francis Côté, il est sur la photo dans TechCrunch, puis ça le fait, genre, grincer les dents à chaque fois, parce qu'il était genre pas... Tu sais, ça avait comme aucun rapport. C'est une photo qu'on a prise random avec Amir, puis Itaïs, CTO, puis CEO de Duda. Puis Francis, il était venu marcher avec nous, c'était un moment-là. Fait que c'est comme s'il était... Whatever.
Georges Saad: Comme s'il faisait partie des... Mais moi, je pense juste, ça dépend, pour fermer ta question sur le 23 ans, genre première startup, ça dépend de ta confiance. En fait, il faut que tu saches que ce que tu fais, c'est juste. Malheureusement, ce qui fait du buzz, ce qui fait du bruit, ce n'est pas nécessairement ce qui est juste, à moins que ce soit quelque chose que tu perçues qui est différent. Comment si ton objectif c'est de dire moi je suis successful et c'est le fame, ben oui, il faut que tu prennes cette patte-là. La réalité, moi je dis souvent ça, genre, on dit que c'est dans Udo Will's aspect, genre, the greatest trick the devil ever pulled is to make everyone believe he doesn't exist ben moi je pense que the best trick the VCs ever pulled C'est genre... Ils ont rendu ça sexy. Tu fais des événements de levée de fond et t'es content. Tabarnak, man. Tu viens de t'endetter. Tu comprends ? C'est genre... Tu peux pas être... Là, je caricaturise, mais genre... Ils ont rendu la dette sexy alors qu'une business, c'est pas ça. Tu devrais être triste cette journée-là. En fait, j'étais obligé, j'avais pas le choix.
François Lanthier Nadeau: C'est hot parce que j'ai eu un VC sur le pod récemment et il me disait Je suis un VC et je veux allouer du capital pour accélérer la croissance de plein de compagnies qui vont pour moi changer le monde. Mais il dit Je crois fondamentalement que la première source de financement d'une compagnie devraient être ses clients qui payent pour leurs produits. Exact, ça fait que c'était cool au moins d'avoir cette nuance-là, je pense. Mettons que tu avais à faire un estimé grossier du ratio de succès versus échec des différents projets que tu as lancés ou dans lesquels tu as investi, ça ressemblerait à quoi ?
Georges Saad: Ça dépend comment tu définis échec ou succès. Est-ce qu'il y a une business qui sont 3-4 qui roule, qui fait un peu de cash ? C'est un succès ou c'est un échec ? C'est quoi ton indicateur ?
François Lanthier Nadeau: Ça dépend de ton intention à toi. Est-ce que tu avais mis le cash là-dedans ou le temps là-dedans en te disant Ok, il va y avoir un compounding genre effect, puis je vais avoir un retour sur capital vraiment intéressant. Si c'était ça, la petite business-là, ça va prendre 50 ans avant que tu te fasses payback en dividende. Je te dirais que c'est un échec si c'était ça ton intention. Si ton intention était plus de développer des relations, aider des gens à créer une business qui sustain leur lifestyle, Là, c'est un succès. Ça va être tough de mettre un chiffre de ratio.
Georges Saad: Je vais te dire, mettons, moi, par perspective, si tu as de l'impact sur quelqu'un et que le projet dans lequel je me suis impliqué, ce n'est pas le hit du siècle, que ça roule, ma conviction, c'est que si la relation est bonne, si la valeur était là, ce sera le prochain projet qu'on fera ensemble. comment bêter sur du cigare pour moi c'est relationnel c'est relationnel aussi c'est pas de militer les gens c'est pas de tu sais mettons pour répondre à ta question dans les échecs j'en ai mettons que je peux assumer moi personnellement autre que des compagnies dans lesquelles je suis impliqué tu sais je peux parler je peux parler d'Apollo tu sais t'es impliqué je pense qu'on s'est assis trop sur notre cul en ayant des subventions j'ai toujours été contre les subventions on en a eu puis ça a resté un peu la vibe qu'on avait. Les aiguilles se sont réajustées depuis et on le voit comment c'est fucking plus qu'il casse.
François Lanthier Nadeau: Pour contexte, Apollo 13, incubateur, programme d'accompagnement de start-up à Québec qui a été lancé, détaché de Spectrum pour vraiment focusser le travail qu'on faisait avec les start-up ailleurs dans une autre brand que celle de Spectrum qui fait du service. Ça a été ça longtemps, mais ça a été une OSBL. C'est encore une OSBL, mais... Justement, ça opère beaucoup, beaucoup sur les subventions. Donc, tu dois allouer beaucoup de ton temps et ta bande passante à des rapports, à des demandes de subventions.
Georges Saad: La sélection des business, tu sais, est différente parce qu'on a respecté des critères.
François Lanthier Nadeau: Moi aussi. Puis là, il y a un pivot qui s'est fait, qui se fait activement. Où est-ce que c'est le studio Apollo 13 ? C'est une offre de services, de MVPs, des Minimum Viable Products, en no code. C'est un modèle qui est vraiment... En fait, qui n'aurait pas pu exister, je pense, au départ, quand on l'a lancé, Apollo 13. Mais ce qui est malade avec ça, c'est qu'encore une fois, ça va résonner à ce qu'il t'a dit plus tôt, c'est sur la personne qu'on a misé. On a rencontré Francis Deville, on a vu le skill set, on a vu les connaissances sur le réseau qu'il y avait, on a fait... Vous avez fait Oh shit, il y a un business model ici. Moi.
Georges Saad: Non, non, clair. Ça, je le prends parce que je pense que mon rôle était de réaligner les priorités. comme président du conseil, puis je ne l'ai pas fait. On s'est juste tous assis sur nos lauriers en disant. Ça, pour moi, ça fait partie un peu d'un échec personnel. J'ai parlé tantôt de Just Derrett que j'avais fait comme première, c'est ma première business web, que j'avais lancée quand j'étais consultant. C'est un échec, j'ai appris une chier, mais c'est un échec, j'ai juste perdu de l'argent. En plus... on a fermé, tu sais, j'avais pas l'expérience ni la connaissance, on va vendre les milliers de users qu'on a. On a pas capitalisé sur des choses, tu sais, dans le fond, à ce moment-là, un de nos compétiteurs qui s'est acheté par World Guinness, ils ont changé leur terms of use, tu peux plus rien faire genre d'extrême, fait que tout le monde a switché chez nous, on a pas vu cette opportunité-là, c'est juste, on est pas business model.
François Lanthier Nadeau: T'avais quel âge, par exemple,
Georges Saad: tu sais ? 27, 28.
François Lanthier Nadeau: OK. Ouais. Fait que...
Georges Saad: C'est juste zéro expérience. Je me rappelle à l'époque, notre marketing, on avait créé Facebook.
François Lanthier Nadeau: Vas-y, vas-y. Toi et moi, on était tellement... Quand on s'est connus, je pense qu'on se nourrissait beaucoup l'un de l'autre de l'énergie. J'étais tellement hype d'avoir un mentor, entrepreneur, dans ma vie, grand frère style. Mais on était... On voulait s'appeler un blog. Je te rappelle tout ça. Tu me rappelles.
Georges Saad: We are the wicked.
François Lanthier Nadeau: We are the wicked. C'était du lifestyle, un peu comme pour hommes, modernes, entrepreneurs, je ne sais pas trop. On avait le nom de domaine et tout. puis là, tu avais réaligné les e-mails dans Gmail. C'est-tu qu'on n'a jamais rien fait avec ça ?
Georges Saad: Non, non, non. C'est un projet. Non, non, c'est ça. Bref, je pense des échecs, il y en a tout le temps. Des fois, comme j'ai dit tantôt, c'est des micro-décisions. Partout, on a perdu, mettons qu'on prend l'indicateur de cash, il y en a beaucoup. Il y en a vraiment beaucoup que, genre oui, on a vendu, mais on n'a jamais cashbacké ce qu'on a fait ou même le revenu. Mais, Si tu prends d'autres indicateurs autres que le cash, en général, les projets qu'on a faits ou que j'ai faits ont toujours eu un payback différent. Soit le réseau, soit les connaissances, soit genre Ah, il y a des gens qui nous ont connus par ça, qui nous ont approchés. En fait, c'est multidimensionnel aussi. Je reviens à ce que je dis tantôt, ça dépend ce que tu définis par un échec ou un succès.
François Lanthier Nadeau: Penses-tu que le SaaS reste un marché avec autant d'opportunités qu'avant ? Aujourd'hui ?
Georges Saad: Oui, mais fucking plus dur. Ta barre de minimum, là, elle est tough en tabarnak. En fait, c'est juste une évolution naturelle. Tu regardes, mettons, un vieux comme moi, dans les années 2000, quand tu lançais un truc, ça n'avait pas besoin d'être beau. Les gens rompaient in et l'embarquaient dessus. Aujourd'hui, mettons, juste UX, UI, il faut que ça soit fucking déchet. Tu peux pas sortir un truc tout croche, les gens vont jamais faire confiance à ça. Ta barre de qualité, mettons, de finition, c'est plus le MVP de genre, il y a 10 ans. D'autres,
François Lanthier Nadeau: t'as-tu écouté le pod qu'Antoine et moi on a fait sur le design ? En tout cas, le monde ira, mais c'est straight ça qu'on parle. Je dirais que ça, ouais. Puis aussi, il y a plus de finition.
Georges Saad: La commercialisation, ouais. Non, la commercialisation, c'est vraiment dur aujourd'hui, tu sais. Je reviens, et c'est drôle que tu dis ça, parce que ce que je voulais dire au Just Direct avant, qui était fucking funny, c'est que ma première stratégie de marketing qu'on avait pour cette compagnie-là qui a marché, c'est qu'on avait créé un compte Facebook. Il n'y avait pas les pages encore. On avait créé un compte pour le groupe Just Direct. Puis j'ai friendé, puis j'atteignais la limite à tous les jours. J'avais pas le droit de friender plus que de tous. On trouvait du monde qui likait des intérêts qui pouvaient matcher, puis on les friendait. Quand on acceptait le friendship, on faisait Hey, Omen, ce que tu fais, c'est malade, je vais voir Just Do It On faisait que ça, tout à la main. Puis, on pognait les 200 à tout. Au bout de deux heures, t'as friendé 200 personnes. Fait que genre, t'es bloqué. Fait que moi, ma journée est finie, man. Demain, je recommence 200 autres. On faisait que ça. C'était du marketing, mais aujourd'hui, c'est tellement plus dur. C'est tellement plus dur. Fait que je pense que l'opportunité, elle est encore là. Par contre, la barre d'entrée, elle est tellement plus haute, tellement plus élevée. Il faut qu'il y ait de quoi de léger. Je pense que les opportunités avec des barres d'accès plus basses, c'est des exceptions. C'est vraiment des exceptions. Juste, tu sais, quand on a commencé, on était le seul à faire ça comme ça. Regarde aujourd'hui le stack,
François Lanthier Nadeau: il y en a une chienne. Ce que je trouve intéressant, par exemple, d'autres, si je peux piggyback là-dessus, c'est qu'il y a tellement de SaaS qui ont... qui se sont construits puis qui ont pris de l'ampleur, mettons, dans le marché, qui sont allés capturer une grosse part d'un marché qui, ça, ça crée des opportunités pour être disrupté aussi. C'est le cycle, un petit peu, où est-ce que, OK, ce CRM-là qui était pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde que tout le monde utilise, bien là, il y a un pan de cette audience-là qui est comme, fuck, ça marche pas pour nous parce qu'on est des, c'est l'exemple, je sais, c'est peut-être, mais mettons, des dentistes, genre, puis comme, on a besoin des features, il y a un SaaS qui est spinning pour aller capturer cette partie-là, Fait que ça, je trouve ça intéressant. C'est un peu le pendulum de, genre, voyons, centralisé versus décentralisé, c'est pas ça le mot, mais...
Georges Saad: Plus spécialisé que généralisé.
François Lanthier Nadeau: Exactement. C'est all-in-one versus toutes les features qui sont des SaaS.
Georges Saad: Tu sais ce que j'ajouterais à ce que tu dis, Frank ? C'est le cross-domain, cross-expertise Je pense qu'aujourd'hui, les opportunités, c'est d'essayer d'aller chercher des expertises, des specs. loin et les mettre ensemble. Mettons, Snip, c'est du e-commerce. Mais mettons, aujourd'hui, si tu arrives à trouver une combinaison entre des experts en électricité, combiner un skin-set tech que tu sais faire dans le mode SaaS, tu penses que les opportunités sont plutôt là. Parce que tu as des industries, j'ai parlé un peu plus tôt de l'industrie de l'eau, mais dans le fond, un des constats, on va dire, pur opportuniste, c'est que toute la tech qu'on trouve dans la gestion d'énergie, panneaux solaires, contrôleur, automatisation domotique, il y en a une chier qui ont explosé dans les 10-15 dernières années, mais dans l'eau, genre, pas loin de zéro. Mais c'est juste ce que tu fais comme, OK, attends un peu, le skill set tech de genre créer... un IoT ou un SaaS sexy, il n'a juste pas touché encore ce domaine-là où il est dans les débuts, débuts, débuts. Toi, tu fais juste arriver avec ce bagage-là, tu ouvres ton backpack et tu sortes tes tools l'un après l'autre. Je pense que si tu croises des domaines comme ça, je pense qu'il y a encore des opportunités, mais ils se comblent rapidement. Je suis convaincu encore que ta barre de départ, elle est vraiment plus dure.
François Lanthier Nadeau: Encore une fois, tu découvres ces opportunités-là justement. en découvrant des nouvelles personnes, en ayant un réseau, en ayant des conversations. Puis, je me demande... Non, let's move on. Y a-tu... C'est une question un peu... Je pense que toi et moi, on l'a déjà posée, on l'a déjà posée à du monde, mais comme... Y a-tu quelque chose en business ou dans la vie en général sur lequel t'as changé d'idée dans les cinq dernières années ?
Georges Saad: Ouais, je vais commencer par la vie. J'ai eu un kid, mon kid est là 5 ans, j'ai drastiquement changé sur beaucoup de choses pour la vie. Le plus marquant, c'est toutes mes théories à la con de jeunes que mon kid n'ira jamais à l'école, mettons. Pis même si je suis encore convaincu que c'est pas le meilleur setup, je suis pas prêt genre à gambler la vie de mon fils pour me prouver d'avoir raison. L'impact L'enjeu est tellement gros que je suis prêt à prendre le moins risqué, mais pas nécessairement le meilleur setup.
François Lanthier Nadeau: Ça, c'est le papa conservateur qui commence à te posséder. Non,
Georges Saad: c'est juste qu'il y a un enjeu qui est élevé. Oui.
François Lanthier Nadeau: Question, on va creuser là-dessus, bro. Genre, avoir des flots... Puis une dépendance, des gens qui dépendent de toi. Quand tu prends des risques, tu lances des business, tu fais des gros voyages, peu importe. C'est toi la victime de tes décisions. Si tu te fous avec des kids, c'est pas juste toi. As-tu changé ta vision du risque ? Parce que tu fais du fucking parapente, man. Il s'agit qu'il y a un mauvais coup de vent, tu vas tomber, tu vas te ramasser aussi commotionné que moi.
Georges Saad: Non, non, non, c'est pas dangereux. C'est pas dangereux comment moi je fais, je suis pas assez bon pour faire des folies. Juste assez pour peut-être me casser une jambe en atterrissant. Mais, mettons, non non, ça change, c'est normal, pis je pense qu'on embrace ça. Que les cons qui changent pas d'avis. Business, je vais revenir un peu à ma réponse que je t'ai donnée pour ce sujet. Moi je pense aujourd'hui que on, pis je dis on genre la grande famille Spec, la grande famille genre ouais. tout le monde avec qui je suis impliqué, on a une formule gagnante. On en a une formule. C'est ce qu'on essaie de productiser et de vendre dans Apollo 13. On en a une. Elle montre que ça marche, pas tout le temps, mais on sait qu'il y a des patterns et des paramètres qui font que ça marche. Tu as une formule gagnante. Tu peux l'améliorer, mais tu la changerais-tu ? Moi, je pense que... Ma vision business est probablement encore plus confiante qu'avant. Parce que là, en fait, je suis capable de dire, non, non, non, c'est pas juste une théorie. C'est comme il y a 15 ans qu'on a lancé Spec. On va travailler à l'heure, on va être agile. Mon auto, on a fait, fuck off, les gars. Personne va vouloir ça, ça ne tiendra pas. Fait qu'on a fait, OK, on a montré que c'était bon. Ouais, vous ne ferez pas tant de cash que ça. OK, on a acheté un immeuble. Ah, Chris, les gars, c'est pas si pire que ça. Ils ont assez de liquidité pour avoir fait ça. genre, ils vont faire des startups, OK, il y en a eu un ou deux, boom, snip, tabarnak, c'est pas tant de lamentes que ça. Tu comprends, la recette, elle est bonne, elle est juste pas sexy. Tu comprends, je veux dire, on sera jamais invité au dragon, notre setup, il est zéro sexy, il est dur, il est pas glamour, il prend du temps. C'est comme tous les paramètres que tu veux pas avoir. Quand tu veux avoir du fame, quand tu veux pépé ton truc, t'sais.
François Lanthier Nadeau: Mais t'sais, aller au gym, t'entraîner, puis devenir une bête en, je sais pas, powerlifting, c'est tout pas sexy, genre, ça prend du temps, c'est tough, whatever. Puis, t'sais, en termes, mettons, de profil d'entrepreneur, on en a parlé et le monde va l'avoir catché, tu es un petit peu plus un starter, un builder, zero to one qu'un opérateur long terme, mettons. Tu as aussi dit que tu misais beaucoup, beaucoup sur les personnes. Puis, on s'entend que si tu n'es pas opérateur long terme dans la business, quelqu'un doit l'opérer, quelqu'un doit shipper du stock. Fait qu'il faut que tu spots du bon talent, soit pour les embaucher ou pour t'associer avec. Comment tu fais ça ?
Georges Saad: C'est relationnel, 100%. Tu me connais, je passe beaucoup de temps avec des gens qui ne m'amèneront rien au niveau business. Je passe beaucoup de temps avec des gens de qui je n'ai vraiment rien à gagner. Je passe beaucoup de temps avec des gens qui ont besoin d'aide, rien en échange. Je vous parle du programme Apollo 13, c'est pour ça qu'on a toujours dit que c'est gratuit. L'analogie que j'aime donner, c'est que dans la rue, tu es perdu, tu demandes l'indication de quelqu'un. Imagine si le gars te dit, donne-moi 5$, je vais te dire où aller. Ça ne fait pas de sens. Mais en conseil entre entrepreneurs, on fait ça régulièrement. On charge pour du conseil. Ça ne fait pas de sens. Moi, je pense que c'est de l'intérêt aux gens, en quelque sorte. C'est comme je m'intéresse aux gens. Et plus ils sont marginaux, plus je trouve ça intéressant. Plus le projet est fort. Un exemple simple, même Oli. Oli, j'avais aidé dans ses projets personnels à l'université. Il était étudiant.
François Lanthier Nadeau: Et aujourd'hui, il est un de tes business les plus successifs.
Georges Saad: Exact. Je pense que c'est une question de relation et de genuine interest des gens. Je pense que si tu fais ça, les projets émergent de ça. Quand tu dis On va faire ce projet là, c'est pas comme ah ouais, fait que tu vas mettre combien de cash Non man, genre la value que tu as, je la connais, pis pour ça, aussi dans les projets dans lesquels on s'implique, moi je dis toujours, faut travailler ensemble gratuitement pendant 6 mois à 1 an, faut que je connaisse la personne. Tu connais mes deux conditions, c'est genre, faut qu'on travaille ensemble, pis avant de faire quoi que ce soit, faut que je connaisse ta blonde ou ton chum. Parce que ce qui se dit, genre, dans le lit, ben ça, tu pourras jamais contrer ça. Tu t'entends pas être l'autre moitié, là. C'est une question de temps avant que ça pète, tu sais. Genre, faut que ça fasse du sens.
François Lanthier Nadeau: J'ai même entendu dire que ce que tu faisais pour sélectionner tes cofondateurs, c'est que t'allais passer une nuit dans le lit des gens. C'est une pratique presque européenne, mais...
Georges Saad: Ouais, Non, non, mais honnêtement, je veux dire, on bâtit du linge selle, il faut que le linge selle fasse du sens. Ouais,
François Lanthier Nadeau: fair.
Georges Saad: Au genre, avec qui tu fais ceci.
François Lanthier Nadeau: Fait que t'es quoi, gros, c'est quoi les, je vais flipper la question de bord, mais ça serait quoi des red flags, mettons ? Ou genre, quand tu refuses ou décides de ne pas faire quelque chose avec quelqu'un.
Georges Saad: C'est l'objectif de la personne, tu sais, si maintenant, c'est purement cash, ça fait pas de sens. Purement opportunisme, ça fait un peu moins de sens. l'attitude, comme je disais un peu plus tôt, gagnante ou pas gagnante. Puis quand tu travailles ou tu échanges avec quelqu'un pendant six mois, tu vas le voir dans différents mots. Le deuxième critère, je ne l'ai pas dit tantôt, c'est aussi, je vais virer une brosse avec la personne parce que quand la personne est saoule, il y a moins d'inhibition, donc des fois, tu as des éléments qui sortent, tu fais comme, all right, je catch. Mais je pense que c'est... Comment tu as dit ça, à voir, genre de l'intelligence sociale ? Oui, l'intelligence émotionnelle, sociale, oui. émotionnel je sais pas c'est pas comme non mais je pense c'est plus ça c'est dans la vision c'est dans ce que t'es en train de faire pourquoi tu le fais fait que pis le skill ben tu l'identifies facilement c'est le hard skill c'est le plus facile à valider ouais exact alors t'es capable de chipper du code qui roule ou pas hum
François Lanthier Nadeau: Ça t'est-tu déjà arrivé de passer à travers les critères dont tu parles un peu, de prendre un coup avec une personne, rencontrer sa douce moitié, avoir un bon feeling, travailler gratuitement pendant six mois avec, puis te fourrer, mettons, sur le choix de la personne ?
Georges Saad: Oui, oui.
François Lanthier Nadeau: Peu ?
Georges Saad: Tant. deux ou trois que je me rappelle là. Mais tu sais, je n'étais pas... L'avantage de donner du temps avant de tomber là-dedans, c'est que tu n'es pas indie. C'est pas grave. Imagine, moi, j'aime beaucoup penser au scénario inverse. Imagine, on s'était associés. On avait créé une compagnie. On s'était distribué des actions. On avait mis de l'énergie. Puis que ça avait chié.
François Lanthier Nadeau: Oui, exact. C'est la fin du monde.
Georges Saad: genre c'est mille fois plus tough que de faire comme alright man, check Genre je suis convaincu que ça marche, ça fait six mois, pas de temps. On va laisser tomber là. Tant mieux man, je veux dire, je t'ai aidé, tu m'as aidé, fine, tout le monde est content.
François Lanthier Nadeau: Moi pis toi, on a toujours eu une relation, on a commencé, t'étais mon patron, ensuite t'es rapidement devenu plutôt un mentor, pis rapidement un ami aussi. Fait que t'as eu tous ces chapeaux-là, pour moi, pis après, t'es devenu aussi mon partner, parce que vous m'avez cut in dans Snipcard. vous vouliez vous associer avec moi moi j'ai toujours trouvé ça tough de balancer l'amitié puis l'actionnariat disons la notion d'associer peut-être pas je suis plus émotif que d'autres je sais pas mais t'as-tu l'impression que c'est une bonne idée de lancer des business mettons avec ses amis j'aimerais ça avoir ma mère sur le podcast
Georges Saad: Non, non, parce qu'elle a toujours interdit, nous, les quatre frères et soeurs, que genre, on fasse de quoi en famille. C'est vrai. Écoute, je pense qu'il n'y a pas de réponse unique, là, honnêtement. Ce que j'ai envie de dire, là, je réfléchis vraiment à froid, mettons. Je pense que je les appelle à cette question quand ils m'ont mis la liste ou je vais juste passer dessus vite, là, mais... Mon feeling, c'est que ça dépend de la nature. On s'est connus professionnellement, on est devenus amis. Oui, même chose pour Charles. Exact. Probablement que c'est plus tough, mais donc, t'es ami et tu t'associes, genre. Tu sais comment... Je pense que ce serait plus tough. Je prends, mettons, l'exemple de Jess Direct mon ami Jeff à l'époque. On était amis avant quoi que ce soit. Puis on s'est associés, puis ton corps, ça allait pas bien et tout. C'était pas nécessairement facile. Je pense, ça dépend encore une fois du lifestyle que tu as. Jusqu'à il y a quelques années, mais encore aujourd'hui, je dirais, beaucoup du lifestyle design tourne autour du travail. Le travail et l'entrepreneuriat et les projets occupent une grosse partie. Je prends l'exemple de Max et Adria ici, qui sont mes associés dans un projet ici. C'est des amis aussi. On fait des trucs sociaux qui sont pas nécessairement autour du travail. Je pense que c'est une bonne idée quand c'est créé au niveau professionnel. Là, je base ça juste sur mon expérience à moi, mais regarde, JM et Marc Alexa c'est des amis de longue date, puis je peux sincèrement dire que ça va super bien. Ouais,
François Lanthier Nadeau: Antoine puis son co-founder, Alexa de Poco, même chose. Mais ça pousse ta relation d'amitié à un autre niveau. C'est basiquement un mariage que tout le monde me dit.
Georges Saad: Il y a probablement plus d'émotions. Il y a probablement plus d'émotions que si tu n'es pas pote. Si tu n'es pas ami, tu vas peut-être être plus chirurgical dans tes commentaires, un peu plus tranchant. En amitié, peut-être que tu fais un peu plus attention. Je pense que c'est juste des challenges de management différents. Je ne pense pas qu'il y a une formule de genre oui, c'est une bonne idée ou non, c'est une bonne idée. Il y a une question d'entrevue chez Snip.
François Lanthier Nadeau: que j'aimais vraiment ça poser. J'ai le goût de te la poser dans le pod. Puis après ça, tu vas pouvoir me la poser aussi.
Georges Saad: Puis toi, tu vas pouvoir valider ce que je te dis si c'est vraiment le plus dur.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce qui est le plus dur à propos de travailler avec toi ?
Georges Saad: Je pense ma personnalité. Je peux être lourd.
François Lanthier Nadeau: Comment ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
Georges Saad: Je suis désorganisé. Faut que tu deals avec le fait que... C'est quoi que tu disais tout le temps ? Les plus grandes questions et les plus grandes décisions, fallait toujours...
François Lanthier Nadeau: C'est comme si... C'est parce que justement, t'es un genre de papillon social, t'as un paquet de projets pis de relations qui roulent. Fait que ta semaine de genre meetings, rencontres, whatever, arrêtait pas mal là. T'avais comme purgé dans l'horreur. On dirait que tu venais plus comme en mode chilling au bureau, on va aller prendre une bière ou un souper après. C'est genre là que toi, t'avais genre des bonnes idées ou juste qu'on avait du temps de te pogner, genre. Ouais, c'est clair.
Georges Saad: Je pense que c'est ma... Je me connais. Je ne suis pas facile. Il faut que tu apprécies mes blagues. Sinon tu vas trouver ça fucking long. Faut pas que tu peignes parce que si tu peignes, je vais me capitaliser là-dessus pis j'aime bien faire tourner, pis j'aime bien tuer les gens. Fait que tu sais, si t'es sensible là-dessus, je pense que c'est... Je pense que ça peut être désagréable.
François Lanthier Nadeau: Mais probablement que justement, dans les fils que t'as ou whatever, tu finirais pas par avoir travaillé avec quelqu'un qui est comme ça.
Georges Saad: Exact, exact. Ouais, mettons qu'on résume, je pense, c'est la distinction amicale puis professionnelle, tu sais, pis je sais que toi, mettons, t'as eu de la peine avec ça avec moi, que des fois, même si genre, mettons, il y a une posture de supervision professionnelle où genre, je vais faire des blagues qui sont plus personnelles, que pour moi, ils passent par le canal de relation amicale, mais que la personne peut faire, peut avoir de la difficulté à distinguer les deux en faisant genre, il vient-tu me dire ça ? La blague qu'il vient de faire, là, dans le fond, il... Il vient de critiquer ma job, pis c'est mon boss, genre. Ou il vient juste de faire ça, pis c'est mon ami, pis il me taquine, tu sais. Je pense que je me suis amélioré un petit peu avec le temps, avec ça, mais je pense que c'est plutôt ça. Overall, je suis assez easygoing, genre. Pis si ça va mal, c'est plus... Je suis plus chiant, mais sinon, ça va bien.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Georges Saad: Qu'est-ce que t'en penses, là ? Parce que toi, t'en penses, tu m'as vécu plus, tu m'as suivi plus.
François Lanthier Nadeau: Non, je pense que je suis d'accord. Moi, ce que je dirais, c'est que moi... Aujourd'hui, c'est moins pire, mais... Je suis quand même une personne insécure, tu sais. Puis je cherchais beaucoup d'approbation, mettons, de ta part. Fait que je pense que j'aurais eu besoin de plus de temps, plus de coaching ou de genre de feedback. Mais ce que je peux dire, c'est qu'à chaque fois que j'avais besoin de toi, que ce soit par rapport à mon travail ou à la business, à chaque fois que c'était critique, t'étais là. Genre, c'était même pas une question, t'étais là. Puis je savais, tu sais, je savais que je pouvais compter sur toi. pour les fondamentaux. Ça, j'ai trouvé ça tough, mais c'est parce que j'étais comme tout seul au marketing, je n'avais pas vraiment de superviseur ou de quelqu'un de senior qui me sort par le haut. Mais c'est ça, puis j'ai appris à accepter ça puis j'ai aussi appris à comprendre pourquoi tu étais comme ça, mettons. On dirait qu'en vieillissant, j'ai fait, OK, toutes les fois que Georges n'était pas là, mettons, ou qu'il était dans les meetings ou qu'il n'était pas dispo, il buildait Genre des relations pis des opportunités pour nourrir la business qui fait du cashflow court terme ou pour nourrir les opportunités long terme. Il y a des embauches qu'on a faites grâce à toi. Il y a plein de trucs comme ça. Fait que tu sais, j'ai vraiment, vraiment comme fait une paix je trouve avec ça en vieillissant. Mais quand j'étais flow plus insecure pis tout, je trouvais ça tough de ce côté-là.
Georges Saad: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Même question pour toi. Si tu avais à répondre, pour moi, si tu avais à répondre à...
Georges Saad: C'est quoi, les mesures ?
François Lanthier Nadeau: Vas-y,
Georges Saad: tu peux me répondre. Moi, c'est facile, je vais répondre pour toi, Chris. J'étais avec toi pendant huit ans.
François Lanthier Nadeau: All right. Qu'est-ce qui est le plus dur de travailler avec ?
Georges Saad: C'est la même raison pour laquelle je sais que tu ferais pas longtemps chez lui.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce qui est le plus difficile de travailler avec moi ? J'ai une transparence radicale dans ma face, dans mon non-verbal, quand je vais pas bien. C'est-à-dire, si je suis stressé, Si je suis frustré ou si je suis triste, c'est pratiquement impossible pour moi de camoufler ces choses-là. Puis ça se sent, tu sais. Ça se sent, puis ça met une teneur émotive à des discussions, des fois, qui n'auraient pas nécessairement besoin d'être émotives. C'est dur à gérer pour les autres. C'est quelque chose sur lequel je me suis amélioré aussi, avec le temps, en vieillissant, en ayant un meilleur équilibre de vie, puis tout ça. C'est toujours un peu l'envers de ta médaille. C'est-à-dire que quand je suis excité, quand je suis motivé, quand je suis craqué ou heureux, aussi, ça se sent et ça apparaît. Mais juste comme manager, ça m'a amené des atouts, mais aussi des faiblesses. C'est ça, je pense. C'est mon émotivité, ma transparence, je pense.
Georges Saad: Ouais. En fait, t'as raison. C'est vrai. Mais moi, si tu veux, je l'encapitulerais dans un autre truc. Ouais. Je pense que c'est ta volatilité de par ta proximité à tes émotions. Intéressant, oui. Ce qu'on pense, c'est qu'en fait… C'est pas genre prédictible. Moi, je vais te dire un truc que je dis souvent quand je parle de toi. Je suis comme, Frank, c'est un génie. C'est vraiment un génie. Non, non, mais attends le pot qui arrive. Mais avec le génie, avec le génie, il vient de la folie aussi. Puis genre, tu comprends ? C'est genre, c'est normal, c'est juste une balance des choses. Tu peux pas être équipe type créatif, intelligent, puis être hyper neutre et balancé dans la vie. Ça marche pas, tu sais, je veux dire. Tu comprends ? Dans le spectre, ça fait pas de sens, dans le fond.
François Lanthier Nadeau: C'est intéressant.
Georges Saad: Genre, t'es juste très volatile. Puis tu sais, tu le sais, combien de fois ensemble, mettons, genre, des fois, on va parler de quelque chose, je te vois, mettons, t'es dans un down, t'es dans une journée de marbre, où... Si je te dis ça c'est noir pis c'est noir pis tu me dis non non c'est blanc genre c'est comme un quai de la droite.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Georges Saad: J'pous les rôles pis j'attendais le lendemain pis on s'en parlait le lendemain.
François Lanthier Nadeau: C'est ça mais ça toi t'as... Tu étais déjà plus vieux, je pense, plus mature, puis moins volatile émotionnellement que moi. Fait que tu étais capable de manager réellement, spotter ça, puis dire, non, c'est pas là que je vais en parler à Frank.
Georges Saad: Moi, je pense que t'es une des personnes les plus dures à gérer au monde. Vraiment. Non, non, mais vraiment. Puis tu sais, je vais te donner un exemple pour illustrer ça. T'aurais-tu fait huit ans chez Snip, si c'était pas de comment on travaillait ensemble ?
François Lanthier Nadeau: Jamais, même. Je l'ai souvent dit dans d'autres podcasts, dans d'autres blogs. J'ai genre dit merci à Vince, merci à Georges. Tu sais, genre, si j'avais eu des managers, n'importe qui différent que vous autres et que je n'aimais pas comme personnellement aussi, ça n'aurait jamais passé. Oublie ça.
Georges Saad: C'est ça. Tu es vraiment tough. Tu es vraiment tough, voire impossible si, selon moi, et là, je triche dans ce que je te dis, mais je pense que ça ne peut pas marcher si tu n'as pas une relation.
François Lanthier Nadeau: Je suis d'accord.
Georges Saad: Genre, personnel.
François Lanthier Nadeau: 100% d'accord.
Georges Saad: T'as quelqu'un qui t'aime, genre, fait comme, All right, man, je laisse passer ça.
François Lanthier Nadeau: Je suis quand même d'accord, man. Je suis quand même d'accord. Puis, tu sais, les prochains plays, justement, de business ou de produits que je veux builder, ça vient un peu comme ça, tu sais. C'est aussi avec des personnes que je sais qui comprennent qui je suis, mettons, puis qui vont m'aimer puis m'accepter. Puis, ils vont savoir que même si mon robot pâte, je vais faire tout ce qu'il faut pour la business puis que les pros vont vraiment outweigh les cons.
Georges Saad: Bon, t'es plus mature aussi, t'es plus le même. Tu comprends ?
François Lanthier Nadeau: Déjà, je bois plus d'alcool, là, tu m'as vu dans...
Georges Saad: Tu fais plus des vitrines de restos non plus.
François Lanthier Nadeau: Alright, on va couper ça au montage. Moi, je vais t'en... Moi aussi, je pourrais dire des affaires, mon... Tu fais plus des... Alright, man. Une chose qui m'a toujours impressionné chez toi, c'est la grosseur et la qualité de ton réseau, mais jumelé au fait que tu n'es pas tant actif sur les médias sociaux, tu n'essaies pas d'être publiquement nécessairement disponible. La question, c'est comment tu as fait pour développer ton réseau ?
Georges Saad: Je n'ai pas tant de réseau que ça.
François Lanthier Nadeau: Fuck off, man. Quand tu reviens à Québec, je marche dans la rue. Le monde te dit plus salut que moi. C'est un vieil immigrant libanais, man. Moi, j'habite ici. Hey, mais taxe ici, tabarnak !
Georges Saad: Bon, mais honnêtement, je vais dire ce que moi je pense. Je pense juste que les gens que j'aime, les gens qui m'aiment, genre, c'est pas... J'ai pas beaucoup de... J'ai pas beaucoup de relations grises. Je sais pas comment dire. Vraiment, genre... Il y a beaucoup de gens qui te prennent. Tu comprends ce que je veux dire ? Oui, oui. Mais ce que je veux dire, c'est que j'ai pas beaucoup... de gens que genre on sait pas trop quoi penser moi j'aime mieux que la personne me dise esti de face de marde ou esti qui est nice c'est quoi déjà c'est hell yes ou fuck no au moins ça a l'avantage d'être clair mais genre je trouve sinon tu passes du temps et de l'amour à la mauvaise place. Intéressant. Genre, t'es bien mieux de juste voir du monde. Si t'as pas le choix, des fois, t'as des, on va dire, entre guillemets, des obligations. Genre, tu peux pas passer du temps parce que, genre, pour faire ci, ça arrive. Il faut tellement que ça soit minime, il faut tellement que ça soit négligeable. Mais si ta journée est bookée de meetings, de monde que t'as pas envie de voir, moi, je pense qu'il y a un problème de lifestyle pis de design.
François Lanthier Nadeau: Ouais, fair.
Georges Saad: Je pense juste, personnellement, il y a du monde... que je connais, que j'aime, puis j'ose croire qu'il m'aime, c'est plus ce réseau-là, c'est le tightness du réseau que, genre, la taille du réseau. C'est peut-être plus ça que je nuancerais dans ta question. Genre, il y a du monde que je me fierais dessus, qui se fierait sur moi, c'est plus là-dessus que je mise, puis c'est la profondeur de la relation que, genre,
François Lanthier Nadeau: la compréhension. Georges, tu pourrais lui reprocher ce que tu veux, mais si jamais t'as besoin de cacher un corps, il va être là.
Georges Saad: Ouais.
François Lanthier Nadeau: c'est ce que je veux que les gens pensent aussi je visite ça aussi oui absolument t'as vendu une couple d'entreprises c'est le monde of course ils sont au courant de snip mais t'en as vendu d'autres entreprises dans ta vie t'as-tu une couple de pro tips ou des histoires de guerre ou juste des pro tips disons on en a parlé beaucoup quand on en a parlé avant moi je pense que tu sois un walk away du deal moi je pense que
Georges Saad: C'est pas nécessairement un type de vente ou pas de vente, mais genre, un type, le plus gros type d'entrepreneur, c'est genre créer une business qui a un runway infini, créer une business qui a longtemps. Essayer de le prendre dans le sol le plus vite possible. Tout le reste est détail, tu sais. C'est peut-être le qui vient, là, infini. tu prendras ton temps pis tu feras le truc. Je pense, tu sais, mettons, une des erreurs qu'on voit souvent, mettons que moi j'ai faite aussi, c'est un peu cette naïveté de se faire rapprocher par un player qui fait Ah, je vais acheter ta boîte pis toi tu ouvres ton jeu au complet, tu dévoiles tes chiffres, pis genre, finalement la personne, ce qu'elle voulait, c'était un peu ça. C'est comme savoir un peu où t'en es dans ta stat, juste parce qu'il l'a rapprochée. C'est un compliment parce que ça veut dire un big player vient voir toi en tant que petit, ça veut dire qu'il a entendu parler. Sois pas naïf pour ça. Je pense que c'est d'avoir le minimum de projections possibles sur une transaction.
François Lanthier Nadeau: Pas de t'imaginer déjà avec le butin ou whatever.
Georges Saad: Je pense que chaque transaction est tellement unique.
François Lanthier Nadeau: Il y a une composante qui est pareille dans toutes les transactions, c'est que ça prend du temps. Est-ce que tu... Tu sais, Ita, il avait dit ça, le CEO de Duda il avait dit ça au début du deal puis ça avait marqué, il disait Time kills deals Penses-tu que c'est vrai comme information ?
Georges Saad: Je pense que oui, mais tu sais, je pense que ce qui manque dans ça, en fait, dans une dynamique de vente, tu as deux intérêts différents. Fait que, mettons, imagine que tu vends ta business parce que tu sais que dans six mois, genre, tu as du churn as fuck. tu veux t'en débarrasser. Genre, juste t'en débarrasser, tu es fatigué. Il y en a toujours un pressé plus que l'autre. Time kills the deal, je pense, c'est plus dans le terme que tu vas figure out pourquoi l'autre est un peu plus pressé.
François Lanthier Nadeau: Mais le momentum est important.
Georges Saad: Oui, oui. En fait, c'est plus... Moi, j'ai l'impression que ça a un impact sur la qualité des échanges. pas le deal lui-même, mais la qualité des échanges. Tu sais, quand ça fait huit mois que tu passes, tu es plus impatient, ou genre, c'est encore l'église. Mon feeling, c'est plus ça, parce que quand tu veux vendre, prenons l'exemple qu'on donne depuis le début, dans le fond, par rapport à Snip, mais ils étaient clairement plus pressés. Puis, tu sais, ça a joué à notre funer, parce que, ben, quand on se pull out, Boom, ils revenaient. Les due diligence, ils l'ont fait quand même relativement vite, quand tu penses. Genre, il y a beaucoup de compétences. Ils étaient prévus. Exact.
François Lanthier Nadeau: Ça, c'est une autre affaire. Si ça marche, le monde ne va pas être nitpicky à propos de la due deal, je pense.
Georges Saad: Exact. Ah, clairement. Moi, si ça se dit,
François Lanthier Nadeau: ils en ont vraiment besoin.
Georges Saad: Je pense, tu buildes une business frontale, tu buildes un bon produit. C'est bien bâti. C'est quoi un tool bien bâti ? Des unit tests, la qualité. Je me rappelle, les gars, ils avaient fait, fuck, man. Charles avait honte de son code et les gars, ils ont fait genre, non, man, c'est une sapine.
François Lanthier Nadeau: Trois mois, trois, six mois après que les devs de Snip avaient commencé à coder et que les devs de Duda avaient de l'exposition à leur code, à l'interne, ils disaient, man, ils sont fucking bons à Québec. Ça, je m'en rappelle, je l'avais dit à la team et c'est important pour moi parce qu'on a le droit d'être fiers de ça. C'est justement qu'on... on est des bons builders.
Georges Saad: Je pense que c'est un des trucs les plus sous-estimés dans des startups et dans des SaaS encore plus. C'est la qualité de ton code. Il y en a beaucoup qui overcomment ça. Au début, c'est comme, c'est pas important, on t'écrit après. Mais non, si tu veux avoir une croissance d'avance, il faut que ton code soit béton. Il faut que tu sois confiant de n'importe quel ajout, n'importe quel changement de direction. Il a une base qui va suivre. On l'a vu en Esti dans ses débuts. Tu sais, genre, le refact qu'on faisait, comme Ah, on peut faire autre chose que du refact. Non, non, ça prend du refact. On en est là, genre. Tu ne commets pas la nette, tu règles ça, puis tu penses mieux. Je pense que la qualité, elle est là, la grosse différence de genre, tu sais, un technical founder, un partner qui est technical, qui est compétent, elle est là, la différence.
François Lanthier Nadeau: Je ne sais pas. Tu penses-tu que, tu sais, tu parlais de, des fois, il y a des business qui viennent juste poker pour que tu révèles ton jeu, puis ça leur donne des insights sur ce qu'ils ont besoin de construire ou d'acheter. J'ai remarqué qu'avec Duda, tu faisais beaucoup de... Tu essayais beaucoup d'avoir de réciprocité à ce niveau-là. Tu te rappelles ? Tu étais comme, Right, OK, on va te montrer toutes nos finances, tu es notre coach, sure. Montre-moi ton P&L. Montre-moi ta cap table. Puis tout ça. Puis c'était fucking tough. C'était quand même tough d'avoir ça. Puis ils disaient, Pourquoi vous voulez ça ? Puis on était comme, Ben, Chris, on veut savoir, genre, s'il y a des wild cards ou des, genre, de majority stakeholders qui sont super weird, puis que... désaligner avec nos valeurs ou peu importe, tu sais. Puis il était comme, check, la meilleure affaire qu'on peut faire, c'est, on a eu une analyse d'un audit externe, tu sais, ils font ça à chaque fois qu'ils ont des rentes de financement, donc ça, ça vête tout le monde, ça vête une valo, tu sais, c'est une tierce partie qui n'a pas rapport avec Duda, donc pas de partie prix. Puis on a fallu qu'on se settle, genre, mais tu penses-tu qu'en position d'acheteur, c'est justement legit de dire, genre, ben, monte-moi tes chiffres.
Georges Saad: Moi je pense, un des sous-jacents de ce qu'on demandait à ce moment-là pour moi, c'était de se mettre un pied égal en fait.
François Lanthier Nadeau: Genre,
Georges Saad: t'es pas en train d'acheter pis tu vas imposer ta règle, c'est bon là. C'est une question de dynamique, c'est de l'énergie de la...
François Lanthier Nadeau: C'est du balance de pouvoir un petit peu je pense.
Georges Saad: Exactement. C'est genre... Genre, on va pas juste baisser nos culottes, genre, et répondre à vos questions parce que, genre, on est content que vous allez nous acheter et on est prêts à tout, genre. C'est plus comme, tu sais, t'es en train de proposer aussi à la team de continuer avec toi, man. On veut savoir aussi d'accord en bas. Absolument. Tu comprends ? Tu sais, c'est comme, man, il faut que tu montes tes trucs parce que t'es en train de promettre. Genre, t'as des retainers, tu restes dans la business, tu vas venir, tu sais, t'as du monde qui va travailler chez toi. Genre, on veut s'assurer, tu sais, ce que je disais un peu plus tôt quand on a pris chez Excel des salaires. puis on a renégocié chaque salaire individuel sur les nouvelles braquettes après acquisition. C'est comme on prend soin de notre monde. Il y a du monde qui va aller travailler pour toi. On veut savoir où ils s'en vont. C'est pas juste qu'on cash out puis qu'on décalisse. Moi, pour moi, c'est de se mettre vraiment dans cette position égale, puis de ne pas se plier. Je pense que c'est une bonne posture dans une transaction.
François Lanthier Nadeau: Moi, je vais leur dire le type qui a dit un LOI. bourré de bons terms sur lesquels tu as négocié. Ça fait chier de négocier sur un LOI parce que tu as l'impression que tu stalles à la première étape. Letter of intent, pour ceux qui écoutent. Mais ça te permet de garder une certaine balance de pouvoir plus tard. Parce que si c'est un hostie d'LOI genre lousse, qu'il n'y a pas vraiment de termes de défini, qu'on va checker tout, puis que là, après, tu es en due deal, en vérification diligente, les gens explorent ton code, explorent tes finances, explorent tes RH, explorent tout ton marché. Là, tu es comme... tu ne peux plus vraiment dire Ouais, mais on investit sur certaines choses. Puis nous, ça nous a aidés en crise.
Georges Saad: Ce que je dis souvent, quand je parle à du monde qui est intéressé à nous acheter ou investir ou quoi que ce soit, je dis que la balance de pouvoir jusqu'au LOI, elle est du côté du vendeur. Du moment que tu as signé ton LOI, la balance de pouvoir dans la transaction, elle tombe du côté A. L'acheteur, dans son due deal, il peut juste trouver des trucs pour baisser le prix. Il ne va rien te trouver pour augmenter tes prix ou améliorer les comptes. Il ne va pas faire comme, ah, ok, finalement, vous en faites plus, je vais vous payer plus. Il ne va pas dire ça. De là, genre, ton LOI, il faut que ça soit ton deal que tu veux avoir, puis tu le négocies. La dynamique, elle est simple, peut-être pour ceux qui écoutent genre dans une… Puis quand jamais, mettons qu'on a eu la… la dynamique d'une transaction. Jusqu'au LOI, en fait, c'est tu dis ce que tu vends et l'autre le prend pour le cash. À partir du LOI et le due deal jusqu'à la transaction, celui qui achète valide ce que tu lui as dit est vrai ou pas. C'est pour ça qu'il ne faut pas le chier de la vente. Si tu ne peux pas le chier de la vente et qu'il met sur le LOI et qu'il le trouve, il va baisser ton prix. En fait, tu dis toute la vérité sans fournir des preuves. Tu dis juste comme, voilà ce que je veux, voilà ce qu'on a, puis vous le validerez après, mais si ça, c'est vrai, ce que je te dis, il va falloir que tu payes comme ça, avec ces conditions-là.
François Lanthier Nadeau: Exact, puis nous autres, ils voulaient voir, tu te rappelles, nos financials, ils voulaient voir des trucs comme, non, genre, on signe ça, puis après, j'avais dit à Hittar, j'avais dit à Hittar dans un call, dude, je gère une business qui va bien, je tripe, je ne veux pas nécessairement la vendre. pourquoi je te bullshiterais sur mes financials ? Ça va foutre la merde au niveau de tout le monde. Tout le monde va perdre si je fais ça. Là, je pense que ça avait un peu plus d'écanté à ce niveau-là. Moi,
Georges Saad: je pense juste quand tu as quelqu'un d'intéressé, mets toutes les conditions de merde que tu veux mettre. Tout ce qui ferait que le deal ne se passe pas, là, c'est le temps de le faire. Ce n'est pas plus tard, c'est maintenant. Tu cours après le non. Si c'est nos goals qui passent, c'est des goals finalement. Tu es en bonne position pour la suite. Après ça, assure-toi ce que tu as dit pour suivre.
François Lanthier Nadeau: Exact. C'est bon. D'autres t'ont souvent parlé dans des confs. Moi, je pense que ton réseau s'est aussi construit comme ça. Tu as fait tellement de conférences. Tu cares à propos d'aller éduquer, d'aller promonter ta vision. Tu t'es romancé dans un paquet de conférences de startups, de techs, d'entrepreneurs. Je pense sincèrement que ça a aidé. Mais justement, dans ces conférences-là, tu parlais souvent de bâtir des entreprises indestructibles, qui ne sont pas nécessairement conçues pour être vendues. Fait que j'ai deux questions. Est-ce que tu penses que Spectrum, à Québec, en est une ? Puis ensuite, est-ce que tu penses qu'il y a une contradiction dans ta philosophie, vu que tu en as vendu, mettons, des business ?
Georges Saad: Première question, oui. Spectrum est pour moi une des... plus belles illustrations de ma vision de ce qui est industriel. Elle répond à tous les critères, sans refaire la conférence pour ceux qui le chercheront en ligne, mais grosso modo, on a la résilience, on n'a pas de vache à lait dans la compagnie, on a un client qui représente plus de 10-15%, on a une fucking stabilité, on indique nos clients, on est profitable, on est hyper humain et empathique avec ce qu'on fait. Je suis hyper transparent pour que tout le monde accède à ce métier. Genre, clairement, que c'en est une.
François Lanthier Nadeau: Moi, veux-tu que je te dise ?
Georges Saad: J'aimerais croire que tout ce qu'on a...
François Lanthier Nadeau: Spectrum, en fait, c'est un aveu que je dois faire, mais moi, quand t'es parti en Puis ben, premièrement, j'étais un tout petit peu blessé, genre, de perdre mon ami, puis mon mentor, puis mon partner en proximité physique, mais j'étais aussi très peu confiant dans la suite pour Spectrum, parce que je disais, man, Georges, il y a tellement une énergie, un leadership, un magnétisme. ils buildent tellement genre de relations d'opportunités je dis je pense pas que ça va pouvoir continuer aussi bien pis man Oli est venu sur le pod pis guess what genre meilleure année ever de Spectrum ça va bien il met ça à sa source fait que pour moi ça là c'est vraiment un petit gros point en faveur de ouais Spectrum c'est comme indestructible justement anyway putain
Georges Saad: ça a pris du temps là dans le sens que tu sais Ce qu'on est en train de faire, ce qu'on a fait avec Spectrum dans la transition avec une qui est Oli, Seb et Francis, c'est ce qu'un gars de 60 ans voulait faire avant sa retraite, avant de arriver à une voie. Il fait comme, où genre pour ses enfants le problème, puis vous le voyez au Québec avec tous les problèmes de reprenariat et tout, même ici en Puis parce qu'il existe bien. Le problème c'est que c'est too late. Trouve quelqu'un qui a ce cash-là dans ton cercle interne. Tu as bâti un truc qui vaut, je ne sais pas, mettons 20 millions. Bon, mais c'est quoi tes options ? La réalité, c'est que genre, oui, tu peux financer selon la business, mais il faut quand même que tu mettes du capital qu'il faut que tu trouves. Il y a des solutions. Mais le truc, c'est que mettons, ton meilleur acheteur, il est interne. Puis ton meilleur financier, c'est le vendeur.
François Lanthier Nadeau: Absolument.
Georges Saad: Faites ce que vous voulez. Trouvez un setup qui prend du temps. Je ne me rappelle pas si Elie en a parlé ou pas en a parlé, mais tu sais, ça a pris deux, trois ans de discussion sur comment on allait structurer le business. Moi, je suis à l'aise de le dire. Les gars, ils ont acheté le spectre. On n'a pas de banque là-dedans. Ça montre aussi à quel point on est confiant de la pérennité, de la résilience et de l'indistrictibilité du spectre.
François Lanthier Nadeau: Genre,
Georges Saad: un 15 ans de ma vie où j'ai bâti un truc, pis que là je disais ouais, finalement, vous allez me payer sur ce qui va venir dans le futur, pis ça va prendre 10 ans, probablement ben faut être fucking confiant de genre, pendant 10 ans, il va être capable d'être payé, t'assurer que t'as mis pendant 15 ans, t'sais, fait... J'pense, on verra, t'sais, dans 10 ans, peut-être que je vais dire ah, c'est le pire move de ma vie, finalement, j'ai rien touché, pis tu me fais savoir, peut-être, je sais pas Pis, euh, j'pense vraiment pas. Je pense que oui, Spectrum, c'en est un exemple. Je ne sais pas si j'avais déjà dit publiquement, mais quand je suis parti, j'ai eu plusieurs appels de genre, Ouais, t'es parti, tu fais avec Spectrum, tu voudrais du compte à chèque. Parce que le conventionnel, c'est tout reposé sur mes épaules. Comme tu le pensais. Ça dépend du gars qui est là à faire. Exact. C'est faux. Puis on a eu des offres. de genre, on s'en fout même, en caisse et décalé, tu t'es envoûté en Puis en caisse, pis en plus on paye pas d'impôts sur les grands capitaux en Puis c'est all win.
François Lanthier Nadeau: Au moins, ça me console toujours en me disant que le burger au McDo coûte fucking 20 francs.
Georges Saad: Fait que, tout ça pour dire que genre, y'en a eu des offres pure financières, c'était juste pas du tout aligné dans les valeurs. qu'on voyait. On verra si j'ai eu raison ou pas, moi et Vince, de faire ça. Bref, oui, Spectrum, je pense qu'il y en a eu une. C'était quoi ta deuxième question déjà ?
François Lanthier Nadeau: Est-ce que le fait qu'il y a des belles business qui étaient construits, ont été vendus, amène à une certaine contradiction avec la philosophie industrielle ?
Georges Saad: Non, pour l'instant, il y a unique raison. Mon approche, c'est que tu ne bâtes pas une business dans un objectif de le vendre. Mais si tu as un life-changing author, comme ça nous est arrivé, si tu as des circonstances qui font qu'en ce moment-là, ça ne fait plus de sens de maintenir, si ta business, tu ne l'as créée pas pour la vendre, mais qu'elle est rentable, tu la vendes, c'est terrible. Elle est facile. Tu sais, on l'a vu, tu te rappelles, on en avait parlé il y a quelques années dans Snip, ce changement de cap de genre, avant la valorisation des business était quasi 100% sur leur growth, c'est un peu comme l'essai de Mickey Burling, à l'apparition du 40% rule, de genre, ah non, en fait, il faut que tu fasses un peu de cash, puis que l'addition de ton pourcentage de growth et de ta marge doit être plus que 40%. Je pense que ça va juste aller encore plus dans cette tangente-là, surtout dans des circonstances comme... financière mondiale comme ça. C'est ce que j'entends, moi,
François Lanthier Nadeau: quand on parle. Beaucoup de founders, justement, ou d'investisseurs qui parlent de la rule of 40 de plus en plus.
Georges Saad: C'est ça. Puis, tu sais, ça, c'est nouveau, entre guillemets, dans le sens que, genre, tu sais, moi, je pense que tu crées une business indestructible, tu crées une business rentable, parce que ça fait partie des critères, pour moi, d'une business indestructible. Je créerais un label là-dessus. Mais, dis-moi, une fois que t'as fait ça, là, tu as le luxe de vendre ou de pas vendre si les circonstances sont justes. Puis Snip on a un exemple.
François Lanthier Nadeau: Moi, ce que je pense aussi, c'est que l'entrepreneuriat, c'est un peu un infinite game En tout cas, ce livre-là, on le mettra dans les show notes, c'est super fascinant. Ça se peut que dans ton infinite game pour bâtir certaines entreprises indestructibles, il y en a qui doivent être vendues, puis ça fait partie du cours un peu naturel. Fait que je pense pas nécessairement à moi qu'il y ait une contradiction. Je voulais juste savoir comment tu le voyais.
Georges Saad: Ouais, ouais, non, clairement pas. En tout cas, peut-être que je dis ça pour me continuer.
François Lanthier Nadeau: Pour finir, bro, est-ce que le concept de legacy, un peu d'héritage que tu laisses derrière, est important pour toi ?
Georges Saad: Ouais, mais il a changé beaucoup dans les cinq dernières années.
François Lanthier Nadeau: Dis-moi en plus.
Georges Saad: Avant d'avoir des enfants, grosso modo. Je pense que j'avais... J'avais un gros, gros appétit et beaucoup de travail à me dire, genre, ce que j'allais léguer au niveau business, inspiration, impact sur les gens, tu sais, mettons, genre, l'impact que j'ai eu dans ta vie à toi, tu sais, l'impact avec Oli, avec Lulu, tu sais. Pour moi, mettons, aujourd'hui, c'est rendu beaucoup, beaucoup plus important que ça, que l'impact, genre, pure business, puis genre, est-ce que je vais avoir mon nom dans le journal ? Puis la deuxième partie, c'est au niveau, mettons, on va dire au niveau cash, c'est le legacy que j'assure pour mes gamins. Puis c'est con parce que je me suis... Tu te dis genre, qu'est-ce qui va leur rester à eux ? Puis au final, tu te rends compte que tu te soucies de ça alors qu'il a 50. Moi, je n'ai pas eu besoin de rien. Puis j'espère qu'il aura besoin de rien. Il va juste se démerder pour faire ce qu'il a à faire. Puis ça, on pourrait en parler. J'ai comme fait toute une réflexion sur... comment ce que je fais, moi et Mag, moi comme famille, ce qui est aux enfants et ce qui ne l'est pas. Puis, tu sais, dans les trois tranches que je te disais, genre cours, moyens, long terme, en fait, je vais finir là-dessus, mais genre, mon moitié actuel, c'est que la seule raison pour laquelle je mets du cash dans l'immobilier, c'est que c'est la seule chose que les enfants vont avoir. Tout le reste, je vais le dépenser de mon vivant avec ma femme.
François Lanthier Nadeau: OK. Fucking intéressant. Je pense qu'avec Lucas Lulu, justement, en Puis il y a eu un modèle intéressant, lui. Où est-ce qu'ils sont ? Tu veux le présenter un peu vite ?
Georges Saad: Oui, oui. En fait, Lulu, il a perdu son père jeune. Puis dans le fond, ce qu'il a eu, c'est de l'immobilier, pas du tout. Je pense que c'est un apprentissage hyper éducatif de recevoir un actif avec des revenus passifs pour que tu verres un minimum. plutôt que de recevoir, je ne sais pas, 10 millions. Quand tu es kid, tu reçois genre 3 000 par mois. C'est beaucoup, mais à peu près dans 3 000 par mois, tu peux faire une folie, tu peux aller louer une Ferrari pour 200, si tu veux, mais ça reste proportionnel à 3 000. Versus, puisque tu hérites, c'est 10 millions dans un compte de banque, tu vas peut-être faire louer des Ferrari pendant deux semaines, mais pendant huit ans. Tu comprends-tu ? Dans le fond, je pense que ce legacy d'actifs avec des revenus passifs, je pense qu'il est mille fois plus intéressant. C'est parce qu'il est attaché à des responsabilités. C'est pas juste... C'est pas du liquide. C'est pas du liquide. Après, on pourrait rentrer dans une discussion plutôt finitifique sur l'éducation des enfants et tout. C'est important aussi que le rythme de vie que tu fais... soit l'illustration que tu en fais de ton rythme de vie à tes enfants ne soit pas pervers. Genre, non, tu ne peux pas juste acheter un jouet parce que tu peux l'acheter. Non, tu ne peux pas faire ça juste parce qu'on a les moyens de le faire. C'est comme, tu gardes la valeur de ce que tu essaies de faire. Bref, je trouve que c'est hyper... philosophique. On en parlera en flamme.
François Lanthier Nadeau: Écoute, juste avant de finir, tantôt, je t'ai posé la question dans les cinq dernières années, est-ce qu'il y a quelque chose sur lequel tu as changé d'opinion ? Puis mon espoir profond, c'était que tu admettes que dans le fond, les Tesla, c'était cool parce que quand... quand on était sur le bord de vente pis qu'on parlait Vince, Charles, Georges pis moi Vince, Charles pis moi on était comme Ah si on pourrait bien s'acheter une Tesla ça serait hot, une belle Tesla pis Georges nous blastait en DM, nous disait qu'on était des entrepreneurs tech stéréotypés, insécures pis qu'on avait pas de personnalité pis tout ça Moi, qu'est-ce que j'apprends dans une rue le soir, le soir, le soir, à Québec, des années après, par un ami en commun, Charles McLaughlin, en fait, c'est lui le snitch. Georges, Georges est rendu avec une Tesla, mesdames et messieurs. Fait que je pensais que t'allais me compter au moins ça.
Georges Saad: Mais, tu vois, tu vas, tu vas, t'as mal contextualisé. T'as raison, là. Je vais poser une question à tous ceux qui s'écoutent et je vais laisser la réponse à la recherche. En fait, c'est une voiture de marteau. Mais quand tu vis en Puis et que tu fais des voyages en voiture, il n'y a aucune autre marque qui t'offre un réseau de recharge sans te taper une borne sur 500 kilomètres.
François Lanthier Nadeau: C'est comme la démocratie, dans le fond. C'est le pire système, mais c'est le moins pire qu'on a.
Georges Saad: Pour l'instant, là, puis je me dis que dans le fond, dans trois ans, ça va changer, mais pour vrai, je ne sais pas, en fait, comment c'est au Québec, là, si les réseaux de recherche Tesla, mettons, sont là. Je sais que c'est plus partie des conversations et des discussions de Tesla, mais genre, le problème ici, c'est que, ben, tu n'as pas de réseau de recherche. Ouais,
François Lanthier Nadeau: OK.
Georges Saad: Ben, tu fais comment ? Mettons, je vais aller juste à Zurich, là, c'est à deux heures et demie ici. Ben, je ne vais pas me claquer une heure de plus pour charger la voiture de Tesla, c'est pas la chance. Parce que j'ai tout essayé les voitures électriques à part la Tesla. C'était genre le dernier truc. Puis je suis comme fait, All right, man. Give in. J'ai plié ma queue en dessous de mon jambe.
François Lanthier Nadeau: Bon, man, je voulais finir avec un troll pour que ce soit représentatif de notre relation.
Georges Saad: Bon,
Participant 3: c'est plus la mûre.
François Lanthier Nadeau: Plus long podcast, SaaSpasse à vie, mais call it parce que c'était le fun et que ça valait chaque minute. Love you, man. Merci d'avoir pris le temps de nous partager tout ça et j'ai hâte de te revoir. Les gars, c'est pour le downloader. Oh, le headshot, baby, c'est génial. C'est génial, baby.
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