Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, head of product & design chez Blissbook.
On discute de jongler avec plusieurs projets en même temps.
Qu’on soit entrepreneur, développeur, marketer, designer—peu importe—on a souvent un “main” project et quelques “side” projects.
Pis souvent, on ne sait plus trop où donner de la tête. Jumelle à ça le fait qu’on est souvent aussi conjoint/conjointes, amis, parents, étudiants, hobbyists… ça devient chaotique vite!
Dans ce show-là, on donne des exemples et trucs sur comment prioriser un projet, et même comment abandonner un projet avec classe.
Ah, et on raconte aussi quels projets on roule en ce moment, lesquels on a laissé tomber, et pourquoi.
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SaaSpasse à Québec — édition 4
Le 19 octobre, SaaSpasse débarque chez Equisoft pour l'enregistrement d'un podcast LIVE avec François Levasseur, VP Global Alliances & Acquisitions @ Equisoft et François, fondateur @SaaSpasse.
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La job du mois SaaSpasse chez Fourwaves!
Fourwaves est une cool plateforme de gestion d’événements académiques & scientifiques.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez Ep.14 - Matthieu Chartier : Science as a Service
Fourwaves sont à la recherche d'une personne en développement web backend (ou fullstack).
Ils ont le vent dans les voiles, une solide équipe tech en place, et des bons défis de produit. Y’a beaucoup de monde que j’aime et j’estime dans cette startup!
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Matthieu Chartier, fondateur, & Gabriel Robert, CTO.Pour appliquer directement → saaspasse.com/lajobdumois
Le service/produit SaaS du mois est Baseline!
Baseline est une firme d’accompagnement et d’implémentation en intelligence artificielle.
Baseline ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leur données et à intégrer des solutions d’IA pour prendre des meilleures décisions de produit et de commercialisation. La team est remplie de monde talentueux, en passant par des vrais geeks PhD en AI aux développeurs full-stack qui peuvent implémenter des solutions custom.
Y’ont une approche no-bullshit, ils sont pas mariés à l’IA pour régler des problèmes. Ils commencent par comprendre les enjeux d’affaires, faire du sens de votre gestion de données, proposer des process & features incrémentales, et s’assurent de vous rendre autonome dans tout ça.Pour plus de détail et une entrevue avec David → saaspasse.com/partenaires/baseline
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🚨 SEO pour SaaS 🚨
Charles McLaughlin, Ludovic & François lancent une agence de SEO premium pour SaaS.Si vous êtes sérieux à propos de croître via le SEO & le contenu → bonjourhi@saaspasse.com ou 🛝 dans les DMs de François Lanthier Nadeau sur LinkedIn.
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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Suivez-nous sur LinkedIn et Instagram pour découvrir des SaaS de la province et avoir des updates sur le projet + les nouveaux épisodes du podcast.
François Lanthier Nadeau Moi, j'ai envie de travailler sur deux, trois projets en même temps, quatre, peu importe. Comment je fais, tu sais ? C'est pas juste d'ajouter du temps, d'ajouter de l'effort, c'est aussi d'en enlever du temps qui est ailleurs que dans ces projets-là. Idéalement, pas du temps de qualité avec ta famille, tes conjoints, whatever. Si tu checks tout ce que tu dépenses ton temps dans une semaine, dude, il y a plein de tâches que tu peux carrément déléguer à des services payants ou d'autres personnes autour de toi.
Antoine Meunier Je suis pogné pour le jouer. Qu'est-ce de pogné pour m'écouter, non ? On est pogné dans ce jouet. Moi, puis tu es right.
François Lanthier Nadeau Je suis pogné dans le bidon. What's up, folks ? C'est Frank Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Spotify, Apple Podcasts et les autres. Pas game de vous abonner ou nous laisser un review. Merci à tous ceux qui le font. Ça nous motive big time. On drop deux épisodes par semaine, juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur Saas qui est sur le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. On est au-dessus de 215 startups là-dessus. Donc, vous pouvez aussi modifier votre profil existant. Il y a un bouton mauve pour ça. Le prochain événement SaaSpasse aura lieu jeudi le 19 octobre à Québec dans les bureaux de Equisoft. On va jaser fusion et acquisition SaaS avec Frank Levasseur. J'ai vraiment hâte. On a 50 billets de dispo seulement. Réservez les votes sur Evenbright. la bannière de notre site ou en show notes. OK, la job du mois, SaaSpasse. Pour septembre, la job du mois, SaaSpasse chez 4Waves, une cool plateforme de gestion d'événements académiques et scientifiques. Ils sont à la recherche d'une personne en développement web, back-end ou full-stack. Ils ont le vent dans les voiles, une solide équipe tech en place, des bons défis de produits. Il y a beaucoup de monde que j'aime et que j'estime dans cette startup-là. Si vous ou une personne dans votre réseau avait le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes. ou aller sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Mathieu Charles fondateur, et puis Gabriel Robert, CTO. OK, segment commandité service SaaS. Et pour septembre, le service SaaS en spotlight, c'est Baseline, une firme d'accompagnement et d'implémentation en intelligence artificielle. Baseline a aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leurs données et à intégrer des solutions d'IA. pour prendre des meilleures décisions de produits et de commercialisation. La team est remplie de bons mondes, en passant par des vrais geeks, PhD en AI, aux développeurs full stack qui peuvent implémenter des solutions custom. Ils ont une approche no bullshit, ils comprennent vos enjeux d'affaires, font du sens de vos données, puis ils vous proposent des process et des features incrémentales en vous rendant autonome. Il y a aussi des subventions disponibles souvent pour travailler avec eux, donc il y a moyen de ne pas exploser son budget. Il y a eu une entrevue avec David Beauchemin. dispo dans les show notes et sur saspace.com slash partenaires avec un S slash baseline, aussi sur notre channel YouTube. Si ça vous intéresse d'en savoir plus, David et sa team peuvent jaser avec vous, voir s'il y a un fit et c'est gratis. Check them out sur baseline.quebec et un contact form directement sur la homepage. Vous pouvez aussi glisser dans les DM de David Beauchemin sur LinkedIn. D'ailleurs, si vous voulez l'histoire complète et les exemples concrets de David, il est venu sur le pod comme guest épisode 41. Écoutez ça. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, Head of Product and Design chez Blissbook. On discute de jongler avec plusieurs projets en même temps. Qu'on soit entrepreneur, développeur, marketeur, designer, peu importe, on a souvent un main project et quelques side projects. Puis souvent même, on s'est comme trop donné de la tête. Si tu jumelles à ça le fait qu'on est souvent, mettons, conjoint, conjointe, ami, parent, étudiant, hobbyiste, ça devient chaotique vite. Dans ce show-là, on va donner des exemples et des trucs sur comment prioriser un projet versus un autre, et même comment abandonner un projet avec classe. On raconte aussi quels projets qu'on roule en ce moment, lesquels on a laissé tomber, et pourquoi. Alright, on passe au show. Let's go !
Antoine Meunier What's up, folks ? C'est pas Frank Lanthier Nadeau, c'est Antoine Meunier, c'est le pod. Cette fois-ci, je fais un takeover. En fait, non, c'est que Frank avait l'air distrait, fait que je me suis dit que je vais lui voler l'herbe sur le pied, lui couper l'herbe sur le pied. On parle de quoi cette semaine, Frank ?
François Lanthier Nadeau Aujourd'hui, mon vieux, on suit le lead de Ludo, a.k.a. TheRealPussycat. Dans le pré-call, il a dit Pourquoi vous parleriez pas de jongler avec plusieurs projets en même temps ? Parce que c'est un thème que dans nos discussions offline... Ludo nous entend beaucoup dire. D'ailleurs, Ludo est partner avec moi dans l'agence de SEO pour SaaS et comme Grip qu'on a lancé. Il travaille avec moi dans sa sphère, donc il me voit aller dans ces deux trucs-là. Et toi, depuis que je te connais, bro, tu as souvent un gros focus, mais tu as plein de projets. Tu as un petit peu la tragédie, je pense. La tragédie du privilège, là, de genre avoir des ressources, avoir des contacts, avoir des opportunités, pis crime pas pouvoir toutes les faire, genre. Pis moi, je struggle avec ça daily, honnêtement, là, depuis que j'ai quitté Snipcard pis Duda. C'était vraiment clear-cut quand j'étais CEO de Snipcard c'était genre, all I'm doing, Snipcard. De temps en temps, j'écrivais sur mon blog par passion, tu sais. Là, c'est ça. Là, il y a plus de... Plus de pièces mouvantes, là,
Antoine Meunier genre. C'est... Ben, c'est vrai que je dis ça parce que je sais pas comment tu fais. Ça, c'est la première des choses. Mais parce qu'il y en a tellement de pièces mouvantes de ton bord, l'affaire qui est dure, puis je pense qu'on peut commencer avec ça, c'est l'opportunité. Dans le sens que... C'est... Ben, un, on n'est pas tous pareils. Il y en a qui ont des idées à toutes les deux minutes. Il y en a qui n'aiment pas se focusser sur une chose. Il y en a que c'est l'inverse. On est comme tous les types d'enfants dans un carré de sable. Tu as toujours le petit cul qui fait un château pendant 10 heures. Tu as l'autre qui n'est pas adresse concentrée. Fait qu'on fait toujours plein de choses différentes. Mais dans notre milieu, ce que je trouve difficile, c'est que le concept d'une carrière stable, c'est pas vraiment... Ben, il y en a. C'est assez flexible. Ce que j'allais dire, c'est qu'on est juste ouvert à l'idée du changement beaucoup plus que si on était, mettons, avocat, on track pour être partner dans une firme, mettons.
François Lanthier Nadeau Je pense que ceux qui ont le plus de stabilité, c'est ceux qui décident d'être des IC, Individual Contributors, puis de parfaire leur craft, que ce soit en programmation, en design, en marketing, en customer success, peu importe. puis ils décident vraiment de sticker sur cette lane-là. Mais même à ça, juste par la nature volatile des startups tech, c'est sûr qu'ils vont rencontrer du changement. Ne serait-ce que, même si tout va bien, justement, il y a tellement d'opportunités de move up dans une autre compagnie que genre, ça fait comme partie de la game versus un 50 ans en même place.
Antoine Meunier Mais c'est drôle, tu dis ça, le fameux individual contributor. On va dire un designer ou un engineer back-end ou front-end, peu importe. Quand tu es spécialisé, on dirait que c'est pire parce que justement, tu peux appliquer cette spécialisation-là un peu partout relativement facilement. Des fois, tu réalises que, exemple, designer, je suis rentré dans une startup, j'ai bâti le design system, j'ai fait le gros de la job. Puis là, maintenant, je m'ennuie, j'ai l'impression de ne plus avancer, de ne plus apprendre dans mon craft. C'est là que toutes les opportunités à gauche d'avoir deviennent intéressantes, parce que tu te dis Hey, je pourrais à la place de faire ça, telle personne a fait un projet, ça va être super intéressant, c'est un beau challenge. Puis il y a aussi un peu les saisons de la vie qui embarquent. Je pense que, encore là, pour moi, il y a des moments où j'ai juste envie d'être focus sur une chose. Il y a des moments où je réalise que je suis pas mal plus en mode on va en faire plein en parallèle J'ai des phases où je dis oui et des phases où je dis non. Moi aussi,
François Lanthier Nadeau oui.
Antoine Meunier Oui, et clairement, tu as dit oui récemment dans une couple. Parce que là, dans le fond, tant qu'on revient sur ce que tu as en ce moment, c'est que là, SaaSpasse. SaaSpasse, c'est drôle, parce que toutes les fois, on rencontre du monde et je raconte un peu ce que ça fait. Ils sont là, bien voyons, il fait donc bien des choses avec ça. Il a donc bien beaucoup de stock. C'est donc bien de la job. Mais en plus, vous avez Grip, l'agence SEO. C'est-tu tout ? Il y a-tu d'autres trucs ?
François Lanthier Nadeau Oui.
Antoine Meunier J'ai le feeling qu'il y a un livre. Il a écrit un livre. Oui.
François Lanthier Nadeau How to deal with Antoine ? Je t'agace. Mais non, il y a une autre chose qui est sur la table de façon assez sérieuse, mais je ne suis pas vraiment prêt à en parler publiquement. Puis idéalement, ce serait un setup justement qui ne prendrait pas une partie forte de mon temps. En ce moment, c'est pas mal half and half mon temps on grip, puis SaaSpasse. Mais ce qui était tough, c'était il y a comme, je ne sais plus trop, trois semaines, quand on enregistrait d'autres pods. En fait... celui où on a acheté, on a failli acheter, entre guillemets, une SaaS. À ce moment-là, je travaillais sur une SaaS en stealth. On considérait acheter une SaaS. Il y avait le projet là que je viens de parler et que je ne parlerai pas. Il y avait Grip, il y avait sa SaaS, puis j'étais vraiment overwhelmed. J'essayais de balancer ça, puis moi, ce que je fais quand je me sens comme ça, puis que j'ai besoin d'avoir du signal dans le bruit, c'est que j'appelle des gens que j'aime, que je respecte, que je considère comme mentors potentiels, puis j'essaie de pogner du monde vraiment différent pour voir s'il y a une traque qui peut m'aider à me donner confiance dans une décision, puis à quoi dire non. Puis là, l'opportunité d'acheter le SaaS, ça a fall-proof, ça fait qu'on ne l'a pas fait. Puis au niveau de la validation sur le SaaS en stealth sur lequel je travaillais, notre degré de confiance a vraiment baissé à cause des interviews customers et tout. Ça fait qu'on l'a mis sur la grosse glace pendant longtemps. Ça fait que là, ça m'a vraiment, vraiment aidé, ce refocus-là. Ça fait que oui, c'est ça pour moi. Je ne sais pas si toi aussi, tu veux dropper. Je sais qu'il y a plein d'idées qui ont passé de ton bord.
Antoine Meunier Oui, moi, de mon côté, c'est… En fait, c'est drôle parce que c'est la première fois de ma carrière, je pense, que je me sens focus sur une chose et que j'ai envie de le faire dans le sens que ça prendrait beaucoup pour me convaincre de tout laisser ça là et faire autre chose. Puis tu sais, dans le monde, je parle avec Blissbook en ce moment. Tu sais, on est comme à une période tellement clé de la vie d'une startup que j'ai... J'ai l'impression que c'est comme, ben, on va accoucher, on va accoucher le nouveau produit, puis d'ici là, moi, je bouge pas. Mais en même temps, ça s'empêche pas que, ben oui, on parle avec des amis, puis là, il y a du monde qui font des trucs cool. Puis là, finalement, il y a des, comment on appelle ça, des shiny objects à gauche, à droite. Justement, écoute, hier, chaîne de mock-up avec une amie, un peu comment elle pourrait monter un projet qu'elle a en tête. Tout le long de la discussion, je suis là, bon, il ne faut pas que je commette, il ne faut pas que je commette, il ne faut pas que je commette, il ne faut pas que je commette, mais c'est présentant,
François Lanthier Nadeau maudit. Mais d'autres, penses-tu que, parce que je suis pareil, by the way, je pense que c'est une force d'être curieux, d'être excité à propos des nouvelles idées, mais je pense que, dis-moi si tu es d'accord ou pas avec ce statement-là, je pense que si tu réussis à générer assez de wealth, mettons, que tu as du capital puis un bon réseau de contacts aussi et que tu es entrepreneur fait que c'est quand même beaucoup de cases à cocher ben là tu peux peut-être être dans un sweet spot où est-ce que tu peux déployer du capital humain ou du capital financier dans plusieurs opportunités puis comme peut-être gratter ce hitch-là de vouloir toucher à plein d'aventures ou plein de projets en même temps on en a parlé un peu sur l'autre pod mais comme moi c'est quand même un endroit auquel j'aspire pis toi aussi, je pense, de toutes nos discussions qu'on a eues. Fait que je pense que la diversité des opportunités quand t'as un profil entrepreneurial ou investisseur, va être je veux pas dire plus grande, mais très différente pis très intense versus le individual contributor qu'on parlait au début, que lui c'est plus des opportunités de move, de carrière. Fait que il y a ça auquel je réfléchis beaucoup pis même, je te dirais même, je me dis Hey ! genre, je crois que c'est un worthy spot où me rendre. Je crois que ça vaut la peine de me rendre là. Donc, je vais prendre des décisions dans le court terme qui sont pas nécessairement, genre, idéalistes ou, genre, ce que je veux, genre, à 1000% faire si j'avais des milliards de dollars, mais qui vont me permettre de m'approcher de cette position-là, d'avoir cette flexibilité-là. C'est un peu ce genre de shit-là que je suis en train de figure out, je pense.
Antoine Meunier C'est le truc le plus dur, puis... J'ai l'impression que c'est pareil pour tout le monde, mais c'est le gauger l'énergie. Sans doute. Puis en tout cas, moi, je pense qu'il y a une certaine latence entre l'énergie que j'ai et l'énergie que je pense que j'ai. Fait que je pars à la peine à la planche, puis je réalise trop tard que je n'avais pas autant d'énergie que ça. Puis il y a beaucoup de... C'est un peu comme tirer un élastique. J'ai l'impression qu'il y a une grosse association entre... focus sur un truc, puis là, il y a comme deux, trois conversations en semaine, puis là, finalement, une semaine passe, puis je suis rendu sur trois projets, puis là, je réalise que ah oui, c'est vrai, je viens de penser, tu sais, comme là, je viens de me rappeler qu'il y a un autre projet random dans lequel je suis semi-impliqué, mais que je réalise que je veux plus. Mettons, ma due diligence personnelle me dit de pas m'impliquer là-dedans plus qu'il faut, mais comme, c'est dur d'avoir C'est ça qui est tough, c'est un peu le côté polygame entrepreneurial, c'est vraiment pas facile.
François Lanthier Nadeau Ouais, pis moi, tu sais, là, je sais pas... Ah,
Antoine Meunier pis SaaSpasse, d'ailleurs. Je viens de le rappeler, je disais, SaaSpasse.
François Lanthier Nadeau Je fais un podcast. Non, pis... En fait, regarde, je vais double-cliquer un petit peu sur SaaSpasse parce qu'il y a quelque chose que je sens qui est… SaaSpasse c'est tellement beaucoup de choses, mais en même temps. Genre, il y a beaucoup de gens qui pensent que c'est juste un podcast parce que c'est leur point de contact, leur point d'entrée, puis comme c'est correct, tu sais. Par contre, ça se veut une plateforme de contenu puis une communauté pour augmenter la visibilité des SaaSes au Québec, améliorer la densité des relations de notre… puis à augmenter le nombre de personnes qui travaillent en SaaS. Fait que, tu sais, c'est une mission noble qui peut être accomplie, oui, via le podcast, mais aussi l'event, comme on vient de faire à Montréal, chez WorkLeap. Puis aussi, on a un paquet de features, tu sais, puis de valeurs qui peuvent être ajoutées ou récoltées dans le site web. Il y a un répertoire des SaaS, là, on soft-launch, disons, un répertoire de partenaires de l'écosystème SaaS. Il y a un job board qui est on the way. Ça scratch tellement beaucoup de itch différents pour moi. Ça scratch mon networking, mon storytelling, mon product guy en moi. Des fois, je suis comme oh shit, je pourrais juste faire ça Mais il faut aussi m'ancrer dans une réalité financière. Avant que ça soit big, un truc comme ça, puis que ça paye plusieurs salaires. Ou peut-être même que ça ne sera pas ça. Il faut que je fasse d'autres move aussi.
Antoine Meunier Ça scratch, là. C'est-tu le brand,
François Lanthier Nadeau ça ? Scratch ? Ça scratch.
Antoine Meunier Ça scratch, c'est ça. Ça scratch, c'est ça.
François Lanthier Nadeau Ah, les anglicistes passés la matinée.
Antoine Meunier Les anglicistes passés ce matin. Le truc qui est drôle, tu fais l'énumération de ce que SaaSpasse, ce que ça veut d'être. C'est ça qui est drôle. Je me suis dit, ah ouais, on pourrait... quand on va raccrocher, je vais y avoir plein d'affaires à rajouter. Commencer par, tu sais, on dit tout le temps la validation, que comme, écouter un peu la demande, tu sais, pis tout ça, pis je pense que l'écosystème, pis ces trucs-là, c'est que ça prend tellement de temps à mettre en place que l'affaire que je trouve, je te vois aller avec SaaSpasse, c'est que ça a l'air hyper étalé, mais ça l'est pas, parce que c'est de bâtir un tout, si on veut, mais pour bâtir le tout, faut que tu fasses chacune des pièces, c'est-à-dire, t'as le podcast, t'as le job board, t'as ça. Puis c'est juste, ça te demande que, à chaque jour, t'es à peu près huit personnes qui font un petit bout, tu sais. Puis il y a ce côté-là de... Le context switching, en fait, c'est ça le mot que je cherche depuis tantôt. La taxe la plus difficile, puis c'est encore plus tough quand tu fais pas juste une chose, en fond. La nature de ton travail, c'est pas une seule affaire. Le context switching, c'est tellement une taxe difficile.
François Lanthier Nadeau Bien, je suis 100% d'accord, puis tu sais... Ce que je pourrais amener comme point ou suggestion, c'est deux choses. Mettons, si t'as des gens qui te doivent une faveur, ou si t'as un peu d'argent à déployer, ou des gens qui sont intéressés à s'impliquer avec toi dans un projet, ne pas tout prendre sur ses épaules. Il y en a que c'est vraiment des mega-doers, pis ils veulent genre s'occuper de tout. Moi, je le sais que genre je suis pas bon pour porter des trucs 100% sur mes épaules. Fait que tu sais, mettons, Ludo... toi, Berge, Frank Douville, c'est tout du monde qui sont activement impliqués dans SaaSpasse. C'est probablement moi qui mets la majorité du temps, mais vous en mettez significativement. Surtout Ludo, j'ai décidé, oh shit man, je déploie un salaire pour être sûr que ce soit sérieux, que je ne me vide pas trop mon énergie. Entourez-vous si possible. L'autre truc que je voulais dire, c'est au niveau du contexte switching, une chose qui me rassure un petit peu ou qui me réconforte, c'est... d'avoir beaucoup d'overlaps entre les projets dans lesquels je m'implique. Fait que, mettons, avec Grip, on s'entend, là, on fait du SEO pis du content pour des SaaS. Fait que ça me force à, genre, bien analyser des SaaS, bien faire des pitches pour eux autres, pis après ça, de travailler avec Charles pis Ludo pour monter la strat qui va être exécutée, tu sais. Fait que ça me ramène aussi à mon first love, là, qui était le marketing des SaaS quand j'ai commencé. Fait que, tu sais... Ça peut nourrir aussi toutes mes autres discussions que je vais avoir avec les founders sur le podcast. Tu sais, même, je te cacherai pas, le outreach que je fais pour Grip, c'est beaucoup plus facile de le faire en venant d'une position de Yo, je suis un acteur dans la communauté, je m'implique puis j'en donne de la valeur, genre, tu as juste à écouter le podcast que je fais. Si jamais ça fit pour le SEO, pour vous, puis si ça vous intéresse, on peut checker ça ensemble, sinon c'est pas grave, j'aime juste apprendre comment vous structurez votre marketing. Fait que j'ai des... Discovery Call, que des fois, je sais que ça ne deviendra pas nécessairement un client, mais c'est fucking intéressant. En plus, j'ai l'extra comme nanane de dire Yo, by the way ! ça vous tente de venir sur le podcast ou à tel event, ça serait vraiment cool de vous rencontrer. Fait que moi, il y a beaucoup de synergies là. L'autre projet que je fais, que je ne suis pas encore prêt à en parler publiquement, il y en a aussi des synergies dans la mesure où genre les canaux utilisés ou le type de trucs construits. Mais ouais, je te dirais que ça, ça m'aide moi de mon côté parce que je n'ai pas un restaurant à runner la fin de semaine ou je ne sais pas.
Antoine Meunier Ouais, c'est... les synergies puis les les genres de pseudo-économies d'échelle tu sais tu vas investir mettons un peu de brain juice dans un dans quelque chose puis tu réalises que tu peux le faire en parallèle ou l'apprentissage de un permet de faire l'autre mieux puis ça c'est un truc que je trouve vraiment moi perso c'est quand même quelque chose que j'ai fait souvent de justement tu commences un tu commences un projet puis t'en fais un t'es impliqué dans un autre puis finalement c'est ce que t'as appris dans l'autre permet de mieux faire ton day job, finalement ?
François Lanthier Nadeau L'affaire, c'est ça. L'affaire, c'est qu'Antoine vient de vivre une expérience d'une intensité phénoménale. Il y a eu une fuite de gaz où il était. Il est tellement commit au podcast qu'il s'est mis un gas mask et il va continuer à le faire.
Antoine Meunier J'ai monté d'un étage. Je gagne une couple de secondes. Toutefois, ça explose. Je serais correct.
François Lanthier Nadeau Blague à part, on parlait de synergie. Puis c'est vraiment, vraiment un bon point quand tu hésites à t'impliquer puis embarquer dans quelque chose de nouveau. Considère les apprentissages potentiels, les contacts potentiels que tu peux te faire qui vont bénéficier d'un ou les autres projets que tu roules de façon générale. Comme ça, tu vas avoir un retour sur investissement même si le projet dans lequel tu embarques, mais que tu es moins sûr, ne marche pas ou juste comme fail, peu importe. Ça, moi, je trouve que c'est un excellent conseil si tu essaies de choisir dans quoi t'es impliqué.
Antoine Meunier Je pense qu'une autre façon de... Tu as dit ça, je me suis dit, on devrait donner des exemples spécifiques de ça veut dire quoi, des projets, décider ça. Puis avant de tomber là-dedans, je pense que j'observe, mettons, ma façon d'approcher les choses. Je réalise que moi, ce qui me drive à... approcher un projet ou à travailler avec du monde ou même juste aller prendre un café avec quelqu'un. C'est la curiosité et c'est de voir Oh my god, cette personne-là a fait de quoi de super intéressant et j'ai beaucoup à apprendre de ça ou j'ai beaucoup à apprendre à faire J'apprends beaucoup par expérience personnellement, on a toutes nos méthodes, mais de prendre le temps de travailler par exemple sur un design system, c'est quelque chose que je pensais avoir fait toute ma carrière de façon à gauche à droite. C'est quelque chose que j'ai fait il y a six mois chez Blissbook, de A à Z. En fait, je réalise que j'avais fait beaucoup de design system, mettons, pour moi. Un design system, c'est de faire un set de blocs Lego pour accélérer le design d'un produit à long terme. On devrait probablement faire un pas de là-dessus parce que c'est comme un sujet riche. Mais le truc qui est intéressant là, c'est que j'avais, en le faisant, en prenant le temps de le faire, puis en focussant là-dessus, ben... C'est arrivé au même moment que j'avais une autre opportunité sur le côté d'aider une gang, puis de pouvoir justement spinner un design system rapidement, ou de savoir comment y arriver, ça aide vraiment. Puis même aujourd'hui, c'est ce genre de truc con où j'en ai un en backup, prêt à partir dans le figment. Fait que toutes les fois que je pars sur une idée, j'ai mon genre de petit design system maison avec mon color scheme personnel, puis ça accélère toutes les idées de projet. Mais pour revenir, mettons, aux motivations, c'est un peu ça. Je pense qu'on est dans une industrie qui peut être très frothy. Je ne sais pas en français c'est quoi le terme pour illustrer ça. Mousseux, une industrie très moussée. Les salariés du savoir ont une facilité à mousser leurs idées et ils font miroiter des grands succès. C'est facile de... Partir en vrai, je trouve, dans notre industrie, puis d'avoir un peu de faux mots, d'avoir peur de manquer le bateau, puis là, t'as des amis qui font leur exit, puis t'es là, oh my God, moi, il faut que je catch up, je suis en retard, il faut que je réussisse. Je pense que ça, c'est un recipe for disaster. Puis c'est quelque chose que je pense qu'on apprend avec le temps. Mais oui, trouver des motivations qui sont sustainable à long terme pour faire de la polygamie entrepreneuriale.
François Lanthier Nadeau Oui. Je pourrais pas être plus d'accord d'autre. Je pense que, peu importe tes objectifs à moyen ou long terme, la manière de te rendre là, idéalement, il faut que tu sois capable d'enjouer le ride. Parce que genre, à la fin de la journée, je veux pas être trop philosophe, mais tu peux te faire frapper par une bus, il peut arriver un accident dans ta vie personnelle, la compagnie ou le projet peut faire faillite, je sais pas. Si t'as pas enjoy the ride, tu vas avoir perdu beaucoup, tu sais. Pis moi avec Snipcard c'est ce qui m'a gardé aussi longtemps là.
Antoine Meunier Je rajouterais même, c'est vraiment un bon point, je pense qu'en plus de ça, ce qui est... c'est que si tu n'enjoies pas de ride ou si tu es sur la mauvaise ride, les mauvais plis que tu vas avoir accumulés avec le temps, ils ne te permettront pas d'être à un... Tu sais, c'est un peu ça aussi. On est un peu dans une job de rinse and repeat sur des laps de 2 à 5 ans. Fait que tu sais, Frank t'a eu de recommencer. La dernière fois que tu étais dans cette position-là, c'était en 2014, maintenant 2015. Fait que tu as fait tout Snipcard. Puis là, c'est comme cool, je suis débarqué de ce train-là, j'en reprends un. La raison pourquoi les gens veulent travailler avec toi et que moi, je veux travailler avec toi, c'est que tu es quelqu'un qui a grandi avec cette expérience-là et qui s'accroche. Tu n'étais pas juste passager dans ce train-là de la Snipcard à accumuler plein de faux plis. C'est un peu, je pense, ça va être un gros disque, mais je vais le faire parce que je ne veux pas me faire canceller avant toi ou avant tout le monde, en fait. Mais c'est... le genre de fantasme des logos. Tu sais, le genre de fantasme de Ah ouais, telle personne, tu regardes un LinkedIn pis t'as plein de gros logos pis tu fais Oh my God, cette personne-là doit être incroyable. Pis là, tu réalises que cette personne-là, finalement, non, elle l'était pas parce qu'elle avait été là pour les mauvaises raisons ou elle s'en colisse pis tu regardes quelqu'un d'autre en parallèle qui a plein de... qui a un parcours avec plein de noms de startups, t'as jamais entendu, des estinons à coucher dehors qui sont... pas bien brandées, pis t'es là, cette personne-là doit être pourrie, tu réalises que non, non, la personne avec qui tu veux vraiment t'asseoir pis discuter, c'est cette personne-là parce que elle a, la seule chose qu'elle a pas, c'est un cool logo, mais elle a toute l'expérience requise pour justement que le prochain projet soit incroyable.
François Lanthier Nadeau Ouais, ça résonne quand même avec moi, le logo chasing pour ta carrière, c'est, écoute, je veux pas, oui c'est un 10, mais en même temps, comme... Je respecte ça. Tu comprends ? Genre, si quelqu'un... Je sais pas, man. La manière qu'il a été élevé ou ses ambitions dans la vie ou ce que la personne pense dans le moment qui va la rendre heureuse ou juste confortable dans le futur, c'est de faire du logo chasing dans sa carrière. Je suis sûr, genre, have at it, go for it. Il va falloir quand même que tu te dépasses. C'est quand même tough de travailler dans une grosse compagnie. Fait que tu vas avoir du mérite de tout ça. Mais hopefully, la personne va avoir justement une joie de ride parce que... C'est beaucoup d'efforts, beaucoup de temps, des fois des déménagements, justement, juste pour hit ce logo-là sur ton CV. Fait que, ouais, man, je suis comme... C'est pas mon truc. C'est pas mon truc, mais je peux le respecter,
Antoine Meunier mettons. C'est... On va...
François Lanthier Nadeau J'ai dit... Arrêtons cette tirade. Mais, j'ai le goût aussi de parler d'un truc parce que je veux savoir ce que t'en penses. Tu sais... Je vais partager une histoire personnelle entre toi et moi, puis j'espère que tu vas me... C'est pas une grosse histoire, là. On en a peut-être même déjà parlé sur le pod. Mais il y a eu un petit moment, dans le début du pod, où t'as hésité, mettons. T'as hésité à continuer comme co-host ou à t'embarquer à temps plein comme co-host. Je m'en rappelle plus exactement. Puis tu te rappelles, j'avais comme... On se parlait au téléphone, j'avais parqué mon char, puis on avait une discussion là-dessus, tu sais, sérieuse, puis c'était super construit. ça a bien été. Puis moi, je suis super heureux que tu ailles continuer, mais imaginons hypothétiquement que tu ailles, mettons, tirer la plug. Mais tu sais, quand tu te commites à un projet ou à une opportunité, puis que ça crée des espoirs, des attentes, je pense, du côté des gens ou des clients, peu importe à qui tu t'engages, mais que finalement tu tires la plug, il y a quand même un coût... je veux pas dire réputationnel, mais en capital social ou en capital relationnel. Moi, mettons, ça m'aurait un peu blessé, ça. Puis probablement que pour le futur, j'aurais eu plus de froideur ou être moins chaud à l'idée d'aller all-in avec toi dans des trucs. Puis maintenant, je vais avoir flippé le miroir de mon côté parce que moi, j'ai fait ça récemment. Puis ça me peine un peu d'y penser, mais j'avais dit oui à plein de consultations. J'avais dit oui à être sur des... Voyons, des boards, genre. Des comités aviseurs, un petit peu. Puis je le faisais parce que ça m'intéressait, parce que je voulais aider, puis je savais que j'allais apprendre, rencontrer du monde intéressant. Mais quand j'étais dans la phase où il y avait genre cinq projets sur la table que je ne savais plus au donné de la tête, que personnellement, c'était un petit peu plus tough un bout de cet été, j'ai tiré la plug sur ces affaires-là. Puis oui, je le fais avec transparence. J'explique pourquoi je le fais, puis pourquoi je tire la plug, puis tout ça. Mais je sais que ça doit un petit peu blesser les entrepreneurs ou les personnes avec qui je m'étais engagé. Puis je regrette ça, tu comprends ? Je pense que c'est important de réfléchir comme il faut avant de dire oui et de s'embarquer. Parce qu'un oui suivi d'un non rapido, ça peut faire mal, tu sais.
Antoine Meunier C'est juste tellement touché. Parce que l'envers de la médaille, c'est aussi... Puis, tu sais, mettons, dans notre cas, la conversation qu'on a eue, c'était une conversation d'avortement de projet, mettons, pour moi. Fait que je sais pas dans quoi je m'embarque. Je suis pas prêt à le faire. Fait que je... Pas ce choc, mais j'évalue m'embarquer ou pas. et je ne suis pas prêt à m'embarquer. Ce n'était pas un... Parce que la conversation, il y a comme deux types, je pense que tu as effleuré les deux. Il y a le je ne m'embarque pas En fait, je pense qu'évaluer à la base, c'est super important. Puis cette conversation-là qu'on a eue, je fais semblant de m'en rappeler, je ne m'en rappelle pas. Mais j'ai un feeling de me rappeler de ce qu'on a discuté. Je pense que c'est important justement de bien évaluer avant de s'embarquer. Mais en même temps, tirer la plogue, c'est vraiment important aussi de le faire. parce qu'il n'y a rien de pire justement que de raguer longtemps. Puis finalement, c'est que ça devient ce que je réalise, puis je pense qu'il y en a plein qui vont se reconnaître là-dedans, c'est que quand tu as fait de l'agence, quand tu as fait du client work, puis ceux qui ont réussi à faire du client work, un à la fois, que vous billez assez cher par client pour en faire un à la fois, chapeau, c'est vraiment nice. pour l'ensemble et le reste du groupe, on a monté un peu un setup pour dire, Hey, je peux avoir 4-5 clients. Puis tu trouves un peu ton range de séquence, c'est quand tu tiltes. Il y a eu l'overflow, c'est quoi la max capacity. Puis sur le plan écrit, c'est toujours trop gros ce chiffre-là. Puis le problème, c'est que là, ce qui est dur, c'est que quand on a fait une fois, on dirait que les techniques... d'empiler plein d'affaires en même temps deviennent vraiment faciles pis c'est un peu une... c'est un peu une fallacie de pensée qu'on peut toujours le faire, là. Pis, fait que, c'est un peu le truc dans mon cas que je trouve super tough, c'est un peu comme toi, c'est que ben oui, je peux absolument m'investir dans un autre truc, tu sais, ça va juste représenter X... Je compte même pas les heures dans ma semaine parce que moi, c'est plus, mettons, je prends 6 douches, je vais donner 2 douches à SaaSpasse, que je vais brainstormer dans ma tête à des trucs, tu sais. J'ai une capacité de créativité, si on veut, qui est limitée. Mais comme c'est tellement dur de continuer quand tu es en train d'avoir une drague comme ça. Tu sais, mettons, tu as dit oui à quelqu'un, tu as continué de travailler avec lui. Tu cherches, tu te commites à ça. Tu sais, puis, OK, cet exemple-là, il est super bon parce que ça avait fort le rapport à ce que je fais. Je suis en train de faire un pitch deck pour une startup de New York. qui, non, on s'en fout de où, là. Mais c'est une startup qui levait du gros cash. C'est genre de... Pardon ? Est-ce que j'ai pas entendu ? USA. Une vraie startup américaine. Non, mais c'était vraiment cool. Puis c'est genre de startup où... Hé, ça, c'était du logo chasing, mon gars. Puis je faisais le deck, fait qu'on les a mis, les logos. Mais c'était genre le founder venait de Uber, le co-founder venait de Lyft. Toute la team venait de genre... Postmates, blablabla, puis leur business était adjacent. Pardon ? Personne avec Charles. Non, mais leur business, c'est une business de logistics, puis de delivery, puis ça faisait, tout était sur papier, c'était génial. Après ça, leur concept était écœurant. Puis nous, on rentrait là, on était un petit team, puis c'était un projet, puis on était trois dedans à retravailler la narrative.
François Lanthier Nadeau Quand tu étais avec Jack Straze ?
Antoine Meunier Mais zéro, c'était l'hiver passé. C'est dans ces moments que tu te dis,
François Lanthier Nadeau Ah, OK, OK,
Antoine Meunier je ne ferai pas. J'aimerais ça faire plus d'argent. Fait que tu te dis, Je vais faire un projet en dessous, en plus de ma job à temps plein. What could go wrong ? Puis c'est un peu, je me suis embarqué là-dedans. Le début de chaque projet, c'est toujours excitant. C'est la phase un peu d'exploration. Moi, parler avec un entrepreneur excité qui te raconte ses affaires, c'est l'affaire qui m'excite le plus. J'aime vraiment ça et je trouve ça toujours cool de voir comment les autres ont monté leur patente. Ce que j'aime un peu moins, c'est la huitième ronde de révision sur une affaire qu'on s'en contre-callisse. où c'est s'obstiner sur des décisions de narrative, où c'est d'abord à confronter un founder qui n'a juste pas raison, ou moi d'avoir pas raison, puis de le réaliser, puis d'avoir perdu une semaine là-dessus. Ça fait que ça devient essoufflant, finalement. Puis au final, je veux dire, j'en fais pas de deck, là. Tu sais, c'est pas... Je ne suis pas un fundraiser professionnel. Ce n'est pas ça que j'ai envie de faire en ce moment dans ma vie, de fundraiser et de chasser des investisseurs. C'était une grosse distraction parce qu'à ce moment-là, mon énergie était justement dans Blissbook. Je pense que c'est au même moment que l'histoire du design de système. C'est un moment où moi, en tant que dans une position plus créative de faire la vision du produit à long terme. Je l'aurais pris, ce genre de 20-30% de Creative Juice que je mettais à côté dans un autre projet, avoir des meetings, ça ne me tentait pas de faire. Puis finalement, ça a coûté cher parce que le jeu ne valait pas la chandelle.
François Lanthier Nadeau Oui. Non, c'est ça. Puis ça illustre un peu, je pense, ce qu'on dit, c'est réfléchis avant de te connecter sur un projet. Idéalement, tu n'aurais pas besoin de tirer la plug. Mais si tu es pour tirer la plug, fais-le le plus tôt possible pour... limiter les dommages, que ce soit logistique, fonctionnel ou juste réputationnel. Mais j'ai le goût de te demander, parce qu'on l'est toi et moi, tu fais un projet en même temps, comment tu organises ton temps ? On est tous vraiment différents psychologiquement là-dessus. Moi, je struggle quand même avec ça. Je pourrais t'expliquer comment moi je pars, mais est-ce que tu dédies des moments, parce que là, tu as parlé de douche. Ce qui est drôle, c'est que sur 7 jours semaine, tu as dit que tu prenais 6 douches.
Antoine Meunier Je voulais faire un petit call-out. Non, non, c'est le jour. C'est le jour,
François Lanthier Nadeau je parle. Ah ! Mais... Fuck la planète !
Antoine Meunier C'est pour ça que je suis parti sur mon voilier aussi longtemps. C'était pour avoir un time-out de douche. J'attends mon cut-off de douche annuel. Fait que je suis parti le bateau pour pas en prendre.
François Lanthier Nadeau Mais... À part tes douches que tu divises peut-être par projet, comment t'organises ton temps pour l'allocate, l'allouer à... aux différents projets ?
Antoine Meunier C'est super. Sérieusement, j'ai pas de bonne réponse parce que je réalise que ça fluctue beaucoup. Il y a des mois où je suis en mode Tim Ferriss, genre Navy Seal avec un horaire clair. Tout est quasiment timeboxé. Mais après un mois de tout ça, je suis blasé raide. Je suis brûlé et je trouve que tout est plate. Je retombe en mode plus... organique improvisation, improvisation libre. Ça marche, mais à un certain point. Mettons, je regarde toi, ton horaire. Je regarde ce que toi, tu fais. En ce moment, je ne serais pas capable de prendre cette load-là. En ce moment, je suis dans une saison qui est plus... Je n'arrête pas de dire monogame d'entrepreneurial, mais polygame d'entrepreneurial. Je réalise que là, en ce moment, d'avoir un main gig qui prend 90-95% de mon jus. pis d'avoir, mettons, SaaSpasse en marge, c'est en masse pis c'est le fun parce que ça me permet... Là, je me sens comme, OK, je suis... Mon quota est atteint, tu sais. Mais je serais pas surpris dans deux semaines que je suis là, Hey, Frank, j'ai fait de la phase 7 ! pis que finalement, ça va partir en vrai.
François Lanthier Nadeau Ça arrive, là. En tout cas, je sais pas si tu veux retoucler les deux.
Antoine Meunier Je me calme tout le temps là-dessus,
François Lanthier Nadeau en plus. Je te calme tout le temps là-dessus, mais la semaine d'après, je suis comme... Ouais, j'ai cette affaire-là que je vais peut-être m'impliquer un peu. Puis je le dis à voix basse parce que je suis gêné, parce que je dis aux autres de se concentrer puis de dire non à tout. Mais moi, je ne suis pas capable, si. Mais écoute, je vais te dire comment... Vas-y.
Antoine Meunier Bon point, par contre. Puis c'est... Non, non, mais dans le sens que... Tu sais, d'avoir l'histoire du comité aviseur, je pense qu'avoir un comité aviseur personnel, dans le sens d'avoir des gens autour de toi qui te connaissent assez. Puis c'est même pas... C'est pas pour évaluer le projet, c'est pour évaluer... toi, ta capacité en tant qu'être humain de faire ce projet-là, est-ce que ça fait avec ta personnalité ? Est-ce que ça va dans la direction générale d'où tu veux aller pour évoluer dans le futur ? Je pense que ça, je te le dis tout le temps, ça arrive quand même souvent que je te parle, je suis le fringue, ça part à part. C'est comme, pourquoi tu veux faire ça ? Je ne comprends pas, ça fait tout dans le big picture. Je pense que c'est des bonnes façons, justement, d'évaluer et de faire un cut-off rapide. D'ailleurs, tu as fait la même chose avec moi une fois. Ça m'a fait que ça aide à... à rester focus sur lui.
François Lanthier Nadeau Je pense que tu veux pas juste des yes-men dans ton coin. Tu veux pas juste du monde qui vont dire Wow, stick, c'est hot ! Wow, quelle bonne idée ! Go for it ! Tu veux du monde qui a un appétit du risque. pis d'autres qui sont en diète du risque tout le temps, tu veux du monde qui va te motiver, du monde qui va te challenger. Fait que ton comité aviseur, il devrait avoir une diversité, genre, au niveau psychologique, de comment les gens voient les opportunités d'affaires, pis après, man, prends une décision, pis comme, fais ta propre tête, pis c'est correct, genre, au pire, tu vas te fourrer, là. La meilleure décision, la pire décision, c'est celle que tu prends pas. Fait que ça, je suis 100% d'accord, comité aviseur personnel, c'est un... concept intéressant, puis moi, je me rends compte que je le fais comme organiquement. Je vais t'appeler toi, quand c'est des trucs vraiment critiques, souvent, je vais appeler Georges, Sade, puis je suis comme, OK, de là, voici la liste des affaires, aide-moi à faire du sens de ça. Puis, ce qui est cool avec un comité aviseur personnel, c'est que ces gens-là ont le temps de builder un peu leur track record de conseils. Moi, man, bien franchement, 90% du stock que Georges m'a dit de faire, soit je l'ai fait, puis ça a marché. Ou soit je l'ai pas fait, puis j'aurais dû le faire. Fait que comme, il y a comme un poids quand même à ces paroles. Il y a un 10% peut-être que j'enlève que, ah, on s'entend pas ou on voit pas les choses de la même manière. Mais ça, c'est vraiment cool d'avoir comme des alliés dans ton coin, puis je vais faire une blog encore de thérapie, mais moi, mon psy d'au-delà, genre la moitié peut-être, le tiers de nos discussions, c'est le business. C'est genre, voici comment je me sens par rapport à ça, ce que je voudrais atteindre là. Les personnes impliquées, c'est ce que je trouve difficile de gérer telle personne, whatever. Puis, man, il care à propos... Il me connaît foncièrement, puis il care à propos de mon succès et de mon well-being. Et il care à propos de ma personne au complet. Pas juste Frank le professionnel, tu sais. Mais genre, Frank le chum, l'ami, le fils, le frère, etc., etc. Puis, ça me... Ça me lead un petit peu dans ce que je voulais dire, qui est une chose que je me suis rendu compte... après avoir vendu Snipcard c'est que c'est important d'investir dans ta personne au complet, puis pas juste dans ta personne professionnelle. Quand j'ai commencé le gym, quand j'ai réservé des moments pour passer un temps avec ma blonde, quand j'ai eu un chien ensuite, il y a comme... Je vais faire un genre de fast-forward philosophique. C'est sur ton lit de mort, man. probablement que la première affaire que tu vas raconter au monde autour avant de partir, ce n'est pas Ah, je me suis impliqué dans 37 business différents. Non, man. Tu vas vouloir avoir été une bonne personne, tu vas avoir des belles relations, avoir grandi comme personne, pas juste professionnellement. Tout ça pour ramener à comment moi, j'organise mon temps. C'est vraiment simple. Je mets les bases en premier dans mon horaire. Le gym, c'est la première affaire qui va dans l'horreur. Je bloque quatre moments dans ma semaine, puis comme c'est pas discutable, je vais au gym à ce moment-là. La job va se construire autour de ça. Puis moi, j'ai un peu le luxe de choisir mon horaire avec les moves que j'ai faites, fait que c'est cool. Ensuite, je bloque le temps que je vais vouloir prendre avec ma blonde, ou le temps qu'elle va avoir besoin toute seule, puis que moi, je vais devoir, mettons, m'occuper du chien ou autre chose. Après ça, il y a des moments que je garde souvent pour ma famille, mettons, quand il y a des événements spécifiques ou juste des soupers avec ma mère. Après, je rentre les trucs, mettons, qui ont des deadlines, qui sont genre, je peux pas misser ça. Fait que préparer un podcast, envoyer des points à couvrir, enregistrer un podcast, etc. Puis ensuite, je vais stacker les autres choses en fonction de l'urgence, tu sais, ou whatever. La vérité, c'est que j'ai des... Je suis pas... une personne super organisée, je m'organise comme ça. Puis après ça, dans tout le temps qui me reste de libre, souvent, c'est juste je follow the flow, follow l'énergie, follow l'inspiration. Puis comme les deadlines, je les hit, mais tout le reste, c'est comme, tu sais, hier, j'ai écrit quoi à 10 heures le soir puis c'était là, c'était là que j'avais le temps, c'était là que j'étais inspiré puis c'est là que ça s'est passé puis that's it, tu sais. Puis des fois, j'ai du monde qui m'écrive, genre, qui me disent Ah, tu m'écris un courriel tard quand même, genre, don't overwork yourself, pis tout ça. Mais sure, dude, sauf que comme, j'apprécie le conseil, pis ça vient rendre une bonne place, mais en même temps, je suis comme Ben, probablement que pendant que tu travaillais, mettons, de 8 à 12, 8 à midi, ben moi, genre, je t'avais promené mon chien, je t'allais au gym, pis je t'ai arrêté voir ma mère, tu comprends ? Fait que j'étais pas en mode de travail. Pis pour moi, ça, c'est une richesse quand même forte que je veux préserver, mettons, dans ma vie professionnelle.
Antoine Meunier Pis c'est le genre d'enfant que c'est. C'est comme, mettons, le calendrier. Quand tu ouvres ton calendrier, genre, dans le browser ou peu importe l'app que tu lises, dans Messive, je ne sais pas si Messive est un calendrier, j'espère que oui. C'était mon name drop, Messive, de la semaine.
François Lanthier Nadeau Faut que tu commandes ça, t'as pas de ça.
Antoine Meunier OK, on les va les forcer à commenter le podcast. En fait, on va les backbiller pour toutes les fois qu'on a plugé Messive dans le podcast. C'est un peu ça, d'ailleurs, la technique 101 pour commenter un podcast, c'est que tu parles tellement d'une compagnie pendant 50 épisodes qu'après, ils sont obligés de repayer tous les épisodes. Fait que c'est ce qu'on fait avec Messive tranquillement. Non, c'est ça. Le truc avec le calendrier, c'est que ce qui est fou, c'est que toi, ce qui te nourrit, moi, ça me rend anxieux. Ah oui, tu es sûr ? Oui, puis je pense que... Puis tu sais, c'est là la beauté qu'on est tous différents, on est tous bagrants. Je suis quelqu'un... Je veux dire, on est... C'est la fois où... L'art de faire une petite thérapie de groupe, non, mais c'est l'affaire d'être organisé pour organiser, puis d'avoir des... Tu sais, d'écrire. Il fut un temps où j'écrivais tout. Tu prends des notes, tu as ton petit cahier, ou tu prends des bullet points de tout. Puis là, je suis en mode, je note rien, jamais. Puis ça marche parce que... présentement, ce que je fais ne me prend pas tellement de... Je suis pas overwhelmed, dans le fond, avec mon système qui est l'absence d'un système. Mais ça arrive des fois que je suis overwhelmed, puis c'est là que je retombe dans... OK, il faut que je reprenne le calendrier, il faut que je reprenne ci, il faut que je reprenne ça. Mais c'est, je pense, mettons, moi, un truc que je trouve qui marche beaucoup pour moi, c'est d'alterner, puis de changer les systèmes, puis de avoir un peu des périodes de relâchement, si on veut, puis d'être moins... Parce qu'il y a de quoi... Mettons, moi, ça m'est déjà arrivé d'être un peu comme toi, d'avoir j'ai tous mes trucs dans le calendrier et je suis là, oh my god, pourquoi je vis ? Je fais quoi, moi ? Je suis juste un petit hamster qui, j'ai l'impression que je suis juste là à cocher des tâches, mais c'est dommage, il est plate. Il y a d'autres fois où je suis là, oh my god, j'ai coché plein de cases, je suis tellement productif.
François Lanthier Nadeau Mais il y a une beauté dans... Il y a un concept qui t'a amené qui est très poétique, mais aussi pratique, qui est les saisons. Puis c'est correct d'avoir des saisons d'intensité différentes dans ta carrière, dans tes projets entrepreneurials, puis de t'écouter là-dedans, je pense. Puis moi, mettons, je vais te donner un exemple d'une saison que je suis allé un peu à contre-courant, puis que j'aurais peut-être dû profiter de la nature de cette saison-là, c'est quand je suis sorti de chez Ludo. C'était genre en février, je pense, je ne sais pas quoi, mais on dirait que pour moi, c'était tellement important de faire quelque chose tout court. pis de pas être that guy qui a vendu une startup pis qu'il sait pas trop quoi faire, fait pas grand-chose d'intéressant. J'avais tellement commit à la narrative publique de vendre Snipcard pis de tout ce qui se passait après, que j'étais là, ben là, faut nourrir cette histoire-là, man. Faut qu'il se passe de quoi, un autre chapitre, tu sais. Pis SaaSpasse, j'y pense, ça bouillait depuis genre six mois, fait que j'étais comme, let's go, all in, SaaSpasse, man, je fais ça pis tout. Don't get me wrong, j'ai aucun regret. J'adore ce que je fais aujourd'hui. Ça m'a permis de reconnecter avec toi et même de développer notre relation encore plus. Je rencontre un paquet de monde. Il y a beaucoup de bénéfices. Mais cette saison-là aurait dû être plus épousée. Le côté genre, tu te calmes, tu te focuses sur les amis, la famille, la santé. Tu réfléchis comme il faut à ce que tu veux faire, comment tu veux le faire. Et vois-tu, là, c'est mon côté un peu peur d'être imposteur ou comme mon côté impulsif plus qui est comme pris le dessus puis comme Oup, je suis allé all-in Mais ça, c'est une leçon pour la suite pour moi. Quand ce genre de saison-là va revenir, je vais vouloir me rappeler. Au pire, je vais me renvoyer ce podcast-là, puis me dire OK, man, d'autres, c'est correct, là, genre de prendre du temps un peu plus low-key, un peu plus tranquille
Antoine Meunier Oui. Non, mais parce que c'est tellement... ça, c'est le genre d'affaire que ça ouvre huit portes, puis je suis là, bon, laquelle que je prends pour pas trop partir loin, mais... Fait que là, je me dis, ah, je vais lancer une analogie. Il va tellement être content, Frank. Je vais faire mon analogie numéro 47 de la journée. Non, mais c'est ça qui est drôle, c'est que je veux le dire, puis j'ai un feeling qu'on a déjà parlé une fois dans notre vie, puis t'étais pas d'accord avec ça, mais... Moi, je trouve que notre milieu ressemble beaucoup au milieu des arts, dans le sens qu'un peu comme un acteur va avoir des gigs ou va l'ender. Genre, tu l'endes une gig, que t'es dans une série qui a plusieurs saisons, fait que tu travailles sur un projet pendant, mettons, cinq ans. Ça va super bien. Puis là, un moment donné, le projet finit, puis là, t'es en deux. Puis cette angoisse-là de je vais-tu retravailler ? Est-ce que je vais réavoir un succès ? Est-ce que je vaux de quoi ? Oh shit, les jeunes viennent de rentrer dans le milieu, ils sont tellement meilleurs que moi ou Ils sont juste plus jeunes, ils ont plus d'énergie. Puis c'est le genre de confiance en soi. Puis c'est drôle que tu... le syndrome de l'imposteur, c'est incroyable comment on l'a tous. Pis genre, pis surtout dans notre genre de milieu un peu nerd, là, on est vraiment comme, on est tellement atteint de ce syndrome-là, pis c'est poche parce que ça m'arrive quand même souvent de croiser quelqu'un et on en jase, pis c'est que cette personne elle fait juste se le dire, on se le dit souvent qu'on a ce syndrome d'imposteur, là. J'ai le rire. Oui, puis on pourrait se faire un épisode sur l'hypostère, ça pourrait être une bonne thérapie, mais tout pour dire que c'est en ayant le temps comme ça, en prenant le temps de prendre le temps, souvent que c'est l'idée qui n'avait pas la chance de pouvoir germer parce qu'elle était sous pression de toutes les autres choses. C'est un truc que je trouve super intéressant, ça va être un peu le coquenard de mon affaire, c'est juste que tu regardes... nos fameux entrepreneurs à succès américains qui sont pratiquement rendus des stars. La trame narrative de ça, puis un peu la trame narrative de nos fameux milliardaires, c'est que c'est des gens qui optimisent finalement pour... Ils optimisent leur journée puis ils délèguent le plus de tâches possible. Nous, on trouve ça absolument absurde de voir que t'as pas le temps de te faire une toast le matin, t'as besoin d'un chef pour ça. Mais c'est que leur modèle, c'est de se dire, écoute, Moi, c'est mon temps qui est le plus précieux. Puis je veux l'optimiser pour pouvoir penser à whatever c'est quoi qu'ils veulent faire, que ce soit des projets, que ce soit leur business, peu importe. Mais ça, on le fait. Le commun des mortels, je trouve qu'on n'est pas bons là-dedans.
François Lanthier Nadeau Exact.
Antoine Meunier Puis ça paraît.
François Lanthier Nadeau Mais là, t'ouvres... C'est hot parce que t'ouvres une porte sur un conseil pratique. Yo, moi, j'ai envie de travailler sur deux, trois projets en même temps. Quatre, peu importe. Comment je fais, tu sais ? Puis une des manières... C'est pas juste d'ajouter du temps, d'ajouter de l'effort, c'est aussi d'en enlever du temps qui est ailleurs que dans ces projets-là. Idéalement, pas du temps de qualité avec ta famille, tes conjoints, whatever. Mais mettons, il y a plein de tâches. Si tu checkes tout ce que tu dépenses ton temps dans une semaine, dude, il y a plein de tâches que tu peux soit carrément déléguer à des services payants ou d'autres personnes autour de toi. Puis moi, j'ai l'exemple. Bon, j'ai pas un chef privé, mais l'exemple un peu pas mal moins riche, c'est genre WeCook. Puis comme, il y a du monde qui sont passionnés par la cuisine, par faire de la nourriture, etc., etc. Tant mieux, man, que ces personnes-là en profitent puis vivent ce moment-là. Peut-être que pour eux, c'est de la pleine conscience puis de la fierté. Tant mieux. Moi, man, j'aime pas ça. Fait que, qu'est-ce que je fais ? Je commande du WeCook, man. Puis je m'organise avec ma nutritionniste pour que ce soit pas si pire ce que je commande, etc. Puis ça arrive dans une boîte, ça me prend 30 secondes de faire ça, puis je me casse pas la tête sur c'est quoi que je mange pour dîner cette semaine-là, puis j'ai bien plus... C'est con, ça ouvre ma bande passante sur mes projets à moi, tu sais.
Antoine Meunier Mettons, puis pour les amis à la maison qui voudraient sauver la planète, tu peux faire de la meal prep aussi, qui est une autre façon de le faire, mais non, je peux pas. Mais le truc, tu as marqué un bon point, c'est, je pense, puis... Ça, ça vient avec le temps, mais c'est de comprendre rapidement c'est quoi qui est un... qu'est-ce qui te nourrit, puis qu'est-ce qui te gruge, puis de déléguer ce qui te gruge, puis de double-cliquer sur ce qui te nourrit. Parce que justement, faire la bouffe, moi perso, je réalise que j'aime vraiment ça. Moi, la prep, la meal prep, de couper des légumes, genre couper un oignon, puis t'en coupes tellement dans une année un oignon que ça devient un genre de rituel de t'as tes moves, t'améliores, il y a comme une technique. Puis là, un ami va le faire, puis t'es là, t'es dans les têtes, dans ton coupage d'oignon, puis il y a de quoi de le fun à ça. Moi, j'apprécie ce moment-là, mais il y a des affaires comme... Ou passer le ballet. Moi, on peut faire une grande tangente sur les ballets versus la balayeurse. Moi, je pense que je suis pro-ballet. J'apprécie le ballet. Plutôt que passer la balayeurse, c'est un moment avec moi-même où je peux juste penser et méditer, mais... Tout pour dire qu'il y en a qui ont des femmes de ménage parce qu'ils réalisent que, you know what, ça me fait vraiment chier de faire ça. Puis le coût humain, tu sais, mettons, OK, voici le pro tip. Le pro tip, c'est de mettre un coût, de mettre un dollar figure, dans le fond, le coût en argent de l'effort que tu fais, puis de pas, au lieu de benchmarker sur combien ça coûte de le faire, tu sais, exemple, tu peux aller à l'aéroport en transport en commun. Généralement, c'est un nostype projet, c'est-à-dire... pas proche d'un grand centre. Tu sais, mettons, chez nous, ça serait genre un deux heures qui inclut de marcher, de pogner un autobus, de pogner un fucking sea bus, puis ensuite de pogner le genre de métro. pis comme, je vais sauver mettons que je vais sauver genre 20, 30, mettons 50 piastres mettons que je sauve 50$, mais comme pour moi je réalise que la drague genre émotionnelle pis l'énergie que ça me prend de faire ça, d'embarquer dans un Uber, oui ça coûte cher pis ça vient au détriment de quelque chose d'autre que je peux pas me payer après, mais ça me permet d'avoir ce moment-là pis d'avoir optimisé finalement pour ma santé mentale.
François Lanthier Nadeau Des fois c'est
Antoine Meunier Des fois, ça ne fait pas de sens aussi. Ce n'est pas linéaire, mais je trouve que ce framework-là, ce quadriciel, permet vraiment de faire des gains et d'aller chercher de l'énergie là où j'en aurais juste brûlé.
François Lanthier Nadeau 100%. Des fois, la manière de générer plus de cash ou plus de retour, peu importe, ce n'est pas de juste couper l'indépense. C'est justement d'investir, d'en mettre plus un peu quand tu en as, puis ensuite d'utiliser le temps que ça te libère parce que la ressource powerful, c'est le temps et l'énergie. que t'as, tu sais. Puis non, moi, ça, c'est quelque chose que, malheureusement, je suis paresseux, là, fait que dès que je peux avoir un shortcut que je paye ou que j'ai du confort pis que ça me sauve du temps pis de l'énergie, ben, je le fais, man, parce que j'ai cette possibilité-là. Mais, tu sais, après, le truc, c'est aussi d'investir le temps qui se libère dans des choses productives comme tes projets, là. J'ai l'impression que c'est vraiment plus un truc... Tu sais, j'écoute la conversation comme en... qu'on vient d'avoir dans la tête. Tu n'as pas l'impression que ça s'applique plus aux entrepreneurs qu'aux individual contributors, mettons ?
Antoine Meunier Pas en tout.
François Lanthier Nadeau Non ?
Antoine Meunier Parce que, justement, c'est ça le truc qui... Je pense que... Je vais essayer de formuler ça de manière concise. Ça va être pas facile. Je pense que... Non, mais dans le sens que... contributeurs individuels. Moi, de la façon dont je le vois, c'est qu'on est... Ça va sonner tellement pourri, mais c'est qu'on est tous entrepreneurs dans le sens qu'on est tous un peu deux personnes. T'as toi, l'être humain, puis après ça, t'as toi, la personne qui est un professionnel, qui a des skills, qui change avec le temps, puis tu fais des choix, tu fais des investissements en toi-même pour aller chercher plus de gains avec les skills que t'as. Dans un contexte de... surtout dans la tech, les salariés du savoir, on a toujours le choix d'un peu de est-ce que j'adopte ce nouveau ? J'aime ça passer du temps avec d'autres, j'apprends des nouveaux mots genre quadriciel, c'est malade. Maintenant, je veux juste toujours le temps de dire ça. Mais tu sais, tu prends un développeur, est-ce que tu veux adopter le nouveau framework fancy ou tu veux continuer de te développer dans tel langage ou est-ce que tu as une opportunité de travailler sur une app mobile ? Ça va t'ouvrir plein de portes, mais en même temps, tu vas être plus large. Puis il y a toujours un peu une décision par rapport à ça, puis on revient un peu à choisir ses projets. Je pense que c'est encore plus important quand tu es individual contractor, parce que l'impact sur ton gain va être comme décuplé, dans le sens que la différence entre un entrepreneur, la différence entre un founder puis le contributeur, c'est que le contributeur, il cash out au moment où, très rapidement, dans le fond, le genre de ROI... est très court, dans le sens que tu rentres, tu mets du temps, de l'effort sur un projet, tu vas être payé pour un pas mal one-to-one avec un petit bonus à long terme sous forme de stock options peut-être. Fait que c'est super important de maximiser ce revenu-là parce que cet argent-là, on te la donne aujourd'hui, tu vas pouvoir l'investir ou tu vas pouvoir la placer plus longtemps. Si on prend l'analogie de tu prends un gain pour dans le fond, tu veux croître ton patrimoine. À l'inverse, le co-founder va laisser le maximum d'argent dans cet investissement-là en espérant le cash out. Puis le contributeur individuel a beaucoup plus d'options de changer à mi-chemin, puis il peut prendre plusieurs projets en parallèle, il peut faire plein de choses, puis il y a beaucoup plus de flexibilité, puis d'être capable d'avoir un quadriciel de vie. Mais d'être capable un peu de monter ton ok, moi, l'hiver, je veux travailler plus Ça fait que tu prends plusieurs projets. Ou de dire hey, tu sais quoi, je suis dans une belle boîte, je vais rester là 4-5 ans parce que je suis rendu au point où je veux refaire ma maison, j'ai des enfants, j'ai ci, j'ai ça D'être capable d'être un peu aligné avec ces trucs-là. Puis peut-être de faire 4 ans avec un seul projet, de devenir un employé vraiment. Tu es employé salarié, puis qu'après 5 ans, tu te dis hey, c'est quoi, tel ami fait tel truc, j'ai envie de faire un projet en parallèle. Mais cette flexibilité-là, l'entrepreneur, le co-founder, il l'a pas parce qu'il a à tête dans la marge jusqu'à ce que la compagnie se soit rendue à un niveau X. Fait que, je pense que la plus belle chose qu'un quelqu'un qui... Quand on dit le mot entrepreneur et que tu ne te sens pas concerné, c'est à toi de prendre le temps de penser à comment tu organises tes flûtes. Ça va être le plus payant parce que justement, tu as plein d'options.
François Lanthier Nadeau Non, c'est bien dit, dude. J'ai envie qu'on close avec un truc, juste pour savoir si tu es d'accord. Mais mettons, moi, ça m'arrive souvent, justement, comme on a dit à travers ce pod-là, de dire oui à un petit peu trop de choses, reprioriser, me dire, OK, non, c'est vraiment ces deux, trois trucs-là que je veux faire. Puis là, me rendre compte qu'il y a des choses auxquelles j'ai dit oui qu'il va falloir que je dise non finalement. Fait qu'il va falloir que je choke ou que je cancelle. Puis j'ai envie de donner des trucs au monde qui écoute sur comment faire ça, mettons, avec classe. Moi, je le fais de cette façon-ci. Moi, je dis, hey, j'avais fait un commitment avec toi par rapport à ça. Il y a d'autres choses qui tirent du jus en ce moment. et dans lesquelles je choisis d'investir, souvent, je les nomme, ces choses-là. Je vais dire, OK, j'ai tel projet d'affaires ou côté santé, physique, j'ai besoin de remettre du temps dans ça. C'est sûr que moi, je suis un trait transparent, donc apprendre avec un grain de sel. Puis j'explique pourquoi, le temps que je ne te donne pas, où est-ce que je vais l'investir. Puis je pense que ça montre plus de respect envers la personne que de juste dire... Hey, sorry, can't make it. Ah, désolé, je vais faire, je cancelle ça, pas le temps. T'en penses quoi de ça, mettons ?
Antoine Meunier Je pense que tu marques un point de Choke avec classe. Un livre en quatre volets par François-Valentine Addo. Vraiment, un, je pense que ça, c'est une bonne... La première chose que je dirais en amont, c'est que cette méthode-là, c'est tellement une méthode Frank. Genre, te trouver, toi, comment être authentique. Être authentique, humain, empathique et ouvrir la porte pour que l'autre partie, que leur réponse soit empathique. Je pense que c'est un truc que, genre, j'ai envie de dire des fois c'est culturel. Peut-être, oui, peut-être. Pour vrai, mettons, les Américains, je trouve qu'ils sont excellents dans la... Je généralise, donc on va y aller. Alors, les Américains du Colorado et de la Californie dans la tech, en général, ont une bonne manière de... C'est pas couper les ponts, c'est juste de dire, hey, c'est pas noir ou blanc, c'est pas la fin, c'est pas je te choque, c'est juste, écoute, c'est pas dans l'intérêt des deux parties que ça continue. Ceci dit, tu sais, puis les chances qu'on se recroise plus loin ou les chances que je puisse t'aider plus loin ou les chances que tu puisses m'aider plus loin... ils sont décuplés parce qu'on a passé du temps sur quelque chose en ce moment. On a bâti une relation. Moi, ce que je dirais, c'est de ne pas brûler la relation parce que c'est le timing qui est tellement important. Peut-être qu'en 2023, le timing n'est pas bon. Par exemple, on revient à notre conversation du début où Antoine était sur le bord de Choke et Frank parce qu'il dit Ben là, un podcast, ça n'a pas de bon sens. Je n'avais jamais pensé faire ça. Je ne suis pas game. Bien, je veux dire, ça n'aurait pas été un genre de Fuck you, Frank, on ne se reparle plus. Puis peut-être que le timing n'aurait pas été bon, mais on se serait recroisés plus loin parce qu'on aurait justement trouvé une manière authentique, finalement, de justifier pourquoi ce n'est pas une bonne idée. Parce que je trouve que c'est rendre service aussi de dire non. Il y a des fois, si tu n'es pas prêt à... Je veux dire, si tu ne penses pas être capable d'apporter ce que les deux parties pensent, la négociation initiale de Hey, Frank va faire ça ou Hey, Antoine va faire ça si je peux, de livrer la marchandise le plus... tôt, je l'admets, le plus tôt on a la discussion de qu'est-ce que ça représente quand on ne livre pas la marchandise, est-ce que ça met la compagne dans la marde, c'est quoi les autres options, et ça permet justement à garder un peu cette relation-là, puis de la faire évoluer même, parce que des fois, si je regarde, mettons, moi par le passé, ce qui est souvent arrivé, c'est un genre de écoute, je pensais pouvoir m'impliquer au quotidien, mais finalement, on va reculer ça, puis je vais prendre plus un rôle d'aviseur, si on veut, ou de genre appelle-moi quand tu as besoin d'une opinion ou de cheerleader, parce que on revient à ton histoire des yes-men. Je pense qu'il y a les yes-men, les no-men, puis il y a Antoine, le cheerleader. Fait que c'est de trouver une manière justement de rapidement être authentique dans la décision. Puis je pense que ce que tu as donné, pour Frank, c'est celle qui s'applique le mieux. Pour moi, je pense que je suis... transparent, mais peut-être pas autant transparent que Frank. Je me garde une petite gêne sur certains trucs parce que c'est ma personnalité. Mais je pense que c'est le côté-là d'investir dans le futur. Qu'est-ce qu'on a fait là qu'on décide d'arrêter ? Comment on peut le prendre comme un genre de petit investissement dans notre relation, puis de le retrouver plus tard, si on veut.
François Lanthier Nadeau Ça,
Antoine Meunier c'est une super proposité. Puis vraiment, kumbaya, là. Mais je pense que c'est une méthode de bâtir, dans le fond, un réseau de manière organique.
François Lanthier Nadeau Vraiment. Puis j'aime ça, ça, de garder en tête, justement, que les relations qui ne s'approfondissent pas ou qui ne se développent pas dans le court terme, ça ne veut pas dire qu'elles ne vont pas repopper dans le moyen et long terme. Puis moi, ça me fait penser à plein de monde, mettons que pendant Snipcard j'aurais voulu travailler pour eux autres ou avec eux autres, puis je n'ai pas fait, je ne pouvais pas. Puis aujourd'hui, j'ai collaboré avec eux sur un paquet d'affaires, que ce soit si SaaSpasse ou autre chose. Puis oui, de préserver le potentiel de la relation, c'est vraiment bon. Je pense même qu'on peut closer là-dessus, mon petit chum.
Antoine Meunier Closer sur le potentiel.
François Lanthier Nadeau Cheers, man. Bon, safe travels back. Puis toujours un plaisir de t'avoir dans le... Home, patrie.
Antoine Meunier Écoute, comme je te disais plus tôt, je pense que je tombe tranquillement en amour. Je retombe en amour avec Québec. Cette ville magnifique. Mais entre-temps, je vais retourner dans le... Bye !
François Lanthier Nadeau Bye ! Merci.
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