Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, head of product & design chez Blissbook.
On discute d’acheter une compagnie SaaS vs. en lancer une. Antoine et moi on a essayé d’en acheter une récemment, donc on explore ça à travers une histoire vraie qu’on vient de vivre.
Clairement, c’est pas une option possible pour n’importe qui. Si tu commences ta carrière, souvent, la ressource que tu peux investir c’est ton temps + ton énergie. Ou peut-être que t’as le désir de construire quelque chose from scratch, de régler un problème avec quelque chose que tu construits toi-même. Ce sont toutes des positions légitimes, et Antoine et moi on est passés par là aussi.
Par contre, on parle souvent de lancer des trucs from scratch dans notre industrie et même sur ce pod-là, alors qu’acheter un SaaS existant c’est une option très très intéressante en fonction de tes ambitions et ressources. C’est pas pour rien que y’a une quantité grandissante de firmes Private Equity (PE), de family offices, ou même de plus gros SaaS qui nourrissent leur croissance via des acquisitions.
Ah, on explore un peu aussi ce que ça nous a fait découvrir sur notre fit personnel potentiel en tant que partenaires et co-actionnaires potentiels. On reveal un tout petit peu à quoi notre master plan ressemble pour les prochaines années!
—
La job du mois SaaSpasse chez Fourwaves!
Fourwaves est une cool plateforme de gestion d’événements académiques & scientifiques.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez Ep.14 - Matthieu Chartier : Science as a Service
Fourwaves sont à la recherche d'une personne en développement web backend (ou fullstack).
Ils ont le vent dans les voiles, une solide équipe tech en place, et des bons défis de produit. Y’a beaucoup de monde que j’aime et j’estime dans cette startup!
Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien “job du mois” dans les show notes, ou aller sur saaspasse.com/lajobdumois sans tirets. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Matthieu Chartier, fondateur, & Gabriel Robert, CTO.
Pour appliquer directement → saaspasse.com/lajobdumois
—
Le service/produit SaaS du mois est Baseline!
Baseline est une firme d’accompagnement et d’implémentation en intelligence artificielle.
Baseline ont aidé plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leur données et à intégrer des solutions d’IA pour prendre des meilleures décisions de produit et de commercialisation .La team est remplie de monde talentueux, en passant par des vrais geeks PhD en AI aux développeurs full-stack qui peuvent implémenter des solutions custom.
Y’ont une approche no-bullshit, ils sont pas mariés à l’IA pour régler des problèmes. Ils commencent par comprendre les enjeux d’affaires, faire du sens de votre gestion de données, proposer des process & features incrémentales, et s’assurent de vous rendre autonome dans tout ça.
Pour plus de détail et une entrevue avec David → saaspasse.com/partenaires/baseline
—
🚨 SEO pour SaaS 🚨
Charles McLaughlin, Ludovic & François lancent une agence de SEO premium pour SaaS.
Si vous êtes sérieux à propos de croître via le SEO & le contenu → bonjourhi@saaspasse.com ou 🛝 dans les DMs de François Lanthier Nadeau sur LinkedIn.
—
SaaSpasse à Montréal — édition 3
Le 7 septembre, SaaSpasse débarque dans la métropole en force avec l'enregistrement d'un podcast LIVE avec Simon De Baene, CEO @Workleap et François, fondateur @SaaSpasse.
—
Envoyez-nous vos questions pour Simon De Baene
—
Cool SaaS peeps mentionnés :
—
Crédits musique
—
Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
Suivez-nous sur LinkedIn et Instagram pour des updates sur le projet + les nouveaux épisodes du podcast & événements.
François Lanthier Nadeau Il y a plus de risques quand tu startes quelque chose from scratch parce que la quantité d'unknowns, de choses qui sont méconnues, juste de risques inhérents, je pense à la validation, le financement, la faisabilité technique, le stickiness dans le marché, le fameux product market fit. Après ça, il faut que tu le scales un peu. Il y a des étapes ou des checkpoints pas faciles à cruncher à travers quand tu startes de quoi from scratch. Puis je pense qu'il y a aussi une partie d'ego, dude. Ou est-ce que, ah, c'est mon idée ? What's up, folks ? C'est François-Antoine Thiennadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croire qu'on a une carrière en SaaS au Québec. On est sur Spotify, Apple Podcasts et les autres. Pas guère d'aller vous abonner ou nous laisser un review. On est rendu à 60 reviews total. Merci à ceux qui l'ont fait. Il y a des beaux mots sur Apple Podcasts. On drop deux épisodes par semaine, juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com, cliquez sur le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. On est rendu avec au-dessus de 200 compagnies. Vous pouvez maintenant aussi modifier le profil existant. Il y a un beau bouton Move pour ça. Le prochain événement SaaSpasse aura lieu cette semaine à Montréal, jeudi le 7 septembre, dans les bureaux de WorkLeap, qui était précédemment GSoft. Les billets sont sur Even Bagnard de notre site, Shownotes. Allez-y, il reste moins de 20 billets. Donc, ça va être un live podcast avec le cofondateur Simon Debenne. Ça promet. OK, segment, la job du mois, SaaSpasse. Pour septembre, la job du mois, SaaSpasse chez 4Waves, une cool plateforme de gestion d'événements académiques et scientifiques. Ils sont à la recherche d'une personne en développement web back-end ou full-stack. Ils ont le vent dans les voiles, une solide équipe tech en place, et des bons défis produits. Il y a beaucoup de monde que j'aime. et que j'estime dans cette startup-là. Si vous ou une personne dans votre réseau avait le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tiret. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Mathieu Chartier, fondateur, et Gabriel Robert, CTO. OK, segment commandité, Service SaaS. Pour septembre, le service SaaS en spotlight, c'est Baseline, une firme d'accompagnement et d'implémentation en intelligence artificielle. Baseline, on est des... plusieurs PME et SaaS à prendre le contrôle de leurs données et à intégrer des solutions d'IA pour prendre des meilleures décisions de produits et de commercialisation. La team est remplie de monde talentueux, en passant des vrais geeks PhD en AI aux développeurs full stack qui peuvent implémenter des solutions custom. Ils ont une approche no bullshit, qui commence par comprendre les enjeux d'affaires, faire du sens de votre gestion de données, proposer des processus et des features de façon incrémentale et ils s'assurent de vous rendre autonome à travers tout ça. Il y a aussi souvent plusieurs subventions disponibles pour travailler avec des pros dans ce domaine-là, donc il y a moyen de ne pas exploser son budget. Il y a une entrevue avec David Beauchemin, dispo dans les show notes et sur saspace.com slash partenaire avec un S slash baseline. C'est aussi dispo sur notre channel YouTube. Si ça vous intéresse d'en savoir plus, David et sa team peuvent jaser avec vous, voir s'il y a un fit, puis c'est gratis. Check them out sur baseline.quebec. Il y a un contact form directement sur la homepage. Vous pouvez aussi, même si vous voulez, glisser dans les DM de David Beauchemin sur LinkedIn. D'ailleurs, si vous voulez son histoire complète et des exemples concrets, il est venu sur le pod comme guest épisode 41, écoutez ça. Ok, aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, Head of Product and Design chez Blissbook. On discute d'acheter une compagnie SaaS versus en lancer une. Antoine et moi, on a essayé d'en acheter une récemment, donc on explore tout ça à travers une histoire vraie qu'on vient de vivre. Clairement, ce n'est pas une option qui est... possible pour n'importe qui. Si tu commences ta carrière, souvent, la ressource que tu peux investir, c'est ton temps, ton énergie. Ou peut-être même que tu as le désir de construire quelque chose from scratch, de régler un problème avec une solution que tu construis toi-même. C'est toutes des positions légitimes, puis Antoine et moi, on est passé par là aussi. Par contre, on parle souvent de lancer des trucs from scratch dans notre industrie, puis même sur le podcast, alors qu'acheter un SaaS existant, c'est une option très, très intéressante en fonction de tes ambitions et tes ressources, évidemment. C'est pas pour rien qu'il y a une quantité grandissante de firmes, de private equity, de family offices ou même de plus grosses SaaS qui nourrissent leur croissance via des acquisitions. Ah, puis on va explorer un peu aussi ce que ça nous a fait découvrir sur notre fit personnel potentiel en tant que partenaire et co-actionnaire pour le futur. Puis on reveal justement un tout petit peu à quoi notre master plan pour le futur ressemble pour les prochaines années. All right, on passe au show. Let's go !
Antoine Meunier C'est magique !
François Lanthier Nadeau Parce qu'on était offline, puis ça faisait trop longtemps qu'on gaspillait le temps de Ludo, fait que Ludo, il a hit record. Mais j'étais en train de complimenter Antoine sur la couleur de ses yeux pour nourrir notre bromance.
Antoine Meunier Littéralement, une seconde avant de dire Bonjour Antoine, bienvenue sur cette page !
François Lanthier Nadeau C'est ça que je fais avec tous les guests, tu le sais pas dans le fond.
Antoine Meunier Tu te coudes super profond, tout le monde est pris au dépourvu, puis là tu pars.
François Lanthier Nadeau Fait que, dude, rapid fire de news. De mon bord, on a eu le premier pitch grip la semaine, en fait le 31 août. Très très cool. Fait que l'agence d'SO, ça move forward, on a le branding qui est fait aussi. Ça va sortir bientôt. Puis une couple de clients en discovery call, en lead, tout ça. Fait que je suis bien content. Puis ça m'a donné de la clarté parce que c'est drôle, mais j'aurais écouté un épisode qu'on a fait, toi et moi. Tu me disais, d'autres, pourquoi tu ne fais pas du service dans le court terme ? Ça me semble que ça fait vraiment du sens. Je suis comme, non, Antoine, ça, c'est une question pour 2024. Puis rapidement, à travers différentes initiatives, puis comment dire, confusion ou avenue potentielle que j'ai explorée dans les derniers mois. celle-là, elle stickait out et elle faisait plus de sens dans le cours à moyen terme. Fait que, t'avais un bon conseil, je pense, il y a une couple de mois, quand tu m'as donné ça. Puis ce qui est le plus intéressant pour ce pod-là, c'est qu'il y a une des initiatives que j'ai explorées, qui était avec toi, puis le punchline, le spoiler, c'est qu'on a considéré, mettons fortement, acheter une business SaaS qui existait déjà. on l'a pas acheté ça c'est la façon de rentrer dans le vif du sujet genre straight up où on va parler de Grip un peu non pas besoin de parler de Grip plus qu'il faut je suis pas à ta pub ben c'est pas de la pub Chris c'est pas de la pub c'est juste un update man sur ce qui se passe pis I mean question
Antoine Meunier ok ben ouais vas-y vas-y drop les questions sur Grip ben un je trouve ça très cool pis tu sais je pense que la beauté de notre industrie c'est que tout le monde a touché au service au moins une fois dans leur vie On a tous déjà fait, l'exemple ultime, c'est genre, tout le monde a déjà fait un site web sans mon oncle. Puis, tu sais, il y a un côté, c'est parce que je trouve, on l'a tellement dénigré le service, où à l'inverse, ça devient tellement gros tellement vite, puis le problème avec le service, je trouve que c'est pas temps de le partir, que c'est de l'arrêter. Puis, tu sais, comme là, c'est vraiment hot, c'est parti, mais genre, dans un an ou deux, on s'en parle quand Grip va faire trop de cash. Pas trop. C'est une mauvaise façon de le dire. Quand GRIP va être une trop belle business sur papier pour l'arrêter complètement pour faire un autre projet qui tente plus, c'est ça qui est dur, je pense, avec ça. Puis je suis quand même curieux de voir comment ça va évoluer de ton bord parce que je sais que, tu sais, avec SaaSpasse et tu as plein de projets, plein d'idées. Fait que je trouve ça super intéressant parce que tu pars avec la contrainte que ça ne devienne pas une job à temps plein, temps plein, temps plein, full, full, full.
François Lanthier Nadeau Exactement.
Antoine Meunier Mais plutôt un genre de... un revenue stream, en fait. Tu sais, un des... plusieurs façons de générer du cashflow. Fait que c'est super intéressant. Bien hâte de voir comment ça va évoluer.
François Lanthier Nadeau Moi aussi, pis le plan pour l'instant, c'est de m'impliquer pas mal la moitié de mon temps dans SaaSpace, pis la moitié de mon temps dans Grip. Pis je fais ça avec deux autres personnes, dont Ludo, TheRealPussycat, pis Chartier Clarklin. Pis honnêtement, il y a comme de quoi d'excitant un peu de faire comme, oh shit, t'as peur là ? On a un logo, on a un color scheme. On a des clients potentiels. Ça devient comme une vraie chose dans la vraie vie. Puis j'ai vécu ça avec SaaSpasse au début, début, début. Puis me connaissant aussi, tu le sais toi aussi, tu me connais bien à cette heure, quand je suis dans la confusion ou l'indécision, je suis vraiment pas à mon meilleur. Ça me gruge quasiment plus d'énergie que la moyenne. Fait que d'avoir pris une décision, puis d'aller l'assumer, puis de l'explorer comme il le faut, ça me fait du bien, mettons.
Antoine Meunier Moi, je trouve ça vraiment cool. D'ailleurs, parlant de beau logo, j'ai vraiment hâte de voir si ton color scheme est mauve avec une petite font nice.
François Lanthier Nadeau On a le brand, Charles. Non, puis même, le pire, c'est que pour le premier pitch client qu'on a fait, justement, je me suis ressourcé un petit peu les orteils dans ce monde-là. Tu sais, genre, j'ai drafté, mettons, une simili-content strategy pour la partie content d'un off SEO. Puis j'étais comme... Ah, man, j'aime ça quand même, tu sais. Genre, tu sais, c'est pas pour rien que j'ai fait ça pendant plusieurs années, puis que j'ai trippé. Puis, de le faire avec des potes aussi, pour moi, c'est assez important. Fait que, ouais, c'est cool.
Antoine Meunier Ça, c'est la fois où on avait un sujet initial. Finalement, on a juste geeked out là-dessus pendant une heure. Mais j'ai tellement de questions. Puis pour vrai, je pense qu'on aurait fait un pas là-dessus. Pour vrai, la première, c'est Dude, c'est quoi le SEO en 2023 ? Genre... Puis répondu même pas, parce que je pense que c'est genre le rabbit hole de l'année, mais j'aimerais vraiment qu'on creuse là-dessus. Puis je vois ce qu'on fait chez Blissbook. Puis je réalise que moi, perso, ça fait des années que j'ai pas eu les mains dedans. Je veux dire, le plus proche que j'ai été, c'est il y a genre 4-5 mois, je suis allé swapper les propres... les properties sur Google Analytics. C'est tout. Je veux dire, c'est pour le nouveau Google Analytics A4, je ne sais plus trop comment il s'appelle. Enlever les Universal Analytics Codes. Mais comme, oui, je serais quand même curieux parce que je trouve que je veux dire, l'univers a quand même changé dans le monde du contenu. C'est littéralement avec les chat GPT de ce monde, produire du contenu, c'est rendu n'importe quoi. Je suis quand même curieux de voir c'est quoi l'impact que ça peut avoir sur... Tu sais, justement, quand tu engages Grip, tu l'engages pour quoi ? Tu sais, parce que là, il y a du bruit en crise. Fait que j'imagine que c'est pas coupé. En tout cas, on en reparle. Mais c'est très cool, je suis même très content pour toi. Ouais,
François Lanthier Nadeau ouais, mais c'est une bonne idée de dire qu'on, un moment donné, on creusera là-dessus. Puis il y a Charles aussi qui va probablement éventuellement venir sur le pod. Fait qu'on verra comment qu'on en parle. Mais ouais, ce qui... Et comme la jeunesse que j'essayais de raconter avant qu'on creuse un petit peu, c'est un peu ça. Dans le court terme, il faut trouver une manière pour moi, personnellement, de générer un certain cash flow. Parce que SaaSpasse, ça génère un petit peu de revenus, mais le but, ce n'est pas nécessairement que ça devienne une business qui croît rapidement ou qui est très, très profitable. Le but, c'est de créer une plateforme de contenu, une communauté et un réseau très solide qui aide le monde, qui connecte le monde, etc. Tant mieux si, justement, les autres projets que je fais, l'audience est déjà là pour ça et ça peut les aider ou ça peut être utile pour eux. Ça, c'est pour ça que SaaSpasse, mais là, le burn rate de Frank qui a fait un exit avec Snipcart et qui génère moins de revenus qu'il a investi ou qu'il dépense dans ses projets, ce n'est pas sustainable ad vitam aeternam. Je peux faire ça une couple d'années sans stress, mais je n'ai pas le risk profile pour faire ça longtemps. Me connaissant, j'essaie de trouver une avenue de générer des revenus court terme qui me solidifie et qui m'apaise pour construire pour le long terme d'autres choses. Une de ces manières de faire ça, c'est justement d'acheter une business qui existe déjà. Nous, toi et moi, récemment, on a considéré ça parce qu'il y a une opportunité qui s'est présentée. Je pense que ce qui est important de comprendre aussi pour l'audience, c'est que toi et moi, on a des ambitions et des designs de 5, 10, 15, 20 ans. qui sont déjà en place, puis qu'on raffine à chaque fois qu'on se revoit en personne, on se fait des petits lacs à l'épaule, puis on veut évoluer puis maturer dans cette industrie des start-up techs-là. Puis ça, c'était, je pense, un beau pas vers une version de notre vision. Je ne sais pas si ça résonne avec toi de la manière dont je l'explique, dude.
Antoine Meunier Oui, je trouve que c'est une bonne mise en contexte. Évidemment, on ne l'a pas eu, le deal. Je pense que c'est la première chose. Alors, premier false start pour nous. Mais c'est super intéressant parce que, tu sais, la première, tu sais, je pense que c'est une chose qu'on veut probablement explorer, c'est il y a, on vient, tu sais, je vais juste parler pour tous nous, ceux qui parlent, qui écoutent en ce moment. On a toute cette fibre entrepreneuriale-là de bâtir des choses from scratch. Puis souvent, tu sais, il y a un spectre. Puis genre... Au bout du spectre, la personne qui a son host d'Arduino chez eux, qui est connectée, puis ça, ça l'ouvre la porte de garage quand son téléphone rentre in range. Des pizuneux de comme Fuck ta solution, je la trouve pas bonne, je vais m'en faire une pour moi, pour un customer, une audience de un qui est moi. Fait qu'on a tout ce côté-là de Je vais le builder. C'est souvent notre défaut, pas notre défaut francophone, mais notre default de faire Ok, bon, je vois une opportunité dans le marché. je crée une business ou je crée un tool, je crée un produit, je le fais moi-même. Ça, c'est notre façon d'approcher. Il y a un tout autre passé de la population que sa façon d'approcher des situations comme ça, c'est de regarder un marché et de faire, OK, il y a une opportunité. Quelle entreprise existe dans cette industrie-là qui a un fort potentiel, qui pourrait être améliorée si j'étais là, parce que je les regarde aller et je me dis, bouf, whatever. Ou à l'inverse, c'est une compagnie qui est parfaite et tu te dis, il faut que je l'aille et elle est parfaite. Mais c'est ce côté-là de dire, au lieu de le bâtir from scratch, je vais juste l'acheter. Puis c'est un gros mind shift puis, tu sais, moi, perso, c'est pas quelque chose qui vient naturellement. Je ne bizoune pas avec mon Arduino pour ouvrir le garage, mais je suis quand même quelqu'un qui va souvent regarder quelque chose qui existe et dire pour vrai, on va le refaire from scratch, ça va être moins compliqué, ça va être à notre main, ça ne viendra pas avec tous les challenges et le legacy.
François Lanthier Nadeau Pourquoi ? J'ai le goût de lancer une théorie qu'il y a plus de risques quand tu startes quelque chose from scratch parce que la quantité d'unknowns... de choses qui sont méconnues, juste de risques inhérents. Je pense à la validation, le financement, la faisabilité technique, le stickiness dans le marché, le fameux product market fit. Après ça, il faut que tu le scales un peu. Il y a des étapes ou des checkpoints pas faciles à cruncher à travers quand tu startes de quoi, from scratch. Puis je pense qu'il y a aussi une partie d'ego, dude. Ou est-ce que... Ah, c'est mon idée. Moi, c'est quelque chose, j'ai dit souvent par rapport à Snipcart que ça me faisait chier que ce ne soit pas mon idée ou que je n'avais pas été là au début, mais pourtant, j'ai la preuve que Chris Mann, j'ai eu une carrière et une quantité de fun, et même un exit, j'ai été chanceux. On s'en calisse finalement, que ça n'avait pas été mon idée initiale, je l'ai growé même si je ne l'ai pas...
Antoine Meunier J'ai envie de dire, ce n'est pas tant mon idée que c'est mon bébé.
François Lanthier Nadeau Ouais. C'est genre,
Antoine Meunier parce que je pense que l'idée, le mot idée, je stique dessus, parce que je pense que c'est l'affaire qu'on en a tous 47 par semaine et que tout le monde a une maudite idée. Mais ce n'est pas tout le monde qui a un bébé. Puis il y a de quoi de quand même intéressant. Tu l'as fait, puis je suis en train de le faire, de devenir un parent adoptif d'un bébé d'un autre et d'apprendre à l'aimer. D'apprendre à l'aimer pour ce qu'il est. Puis c'est vraiment, c'est super intéressant parce que c'est là que l'ego embarque. Pour être dedans en ce moment, c'est exactement ça. Écoute, tous les fils de mon corps me disent que je devrais juste avoir mon propre bébé. Mais en même temps, je suis en train d'élever le bébé de quelqu'un d'autre. Je trouve ça vraiment nice. C'est là que finit la métaphore des enfants.
François Lanthier Nadeau Non, mais pour vrai, c'est rare que je sourie autant en parlant de tes analogies. Ça veut sûrement dire que c'est une bonne. Mais il y a de quoi d'important au cœur de l'analogie que tu viens de faire qui est... Une idée, c'est immatériel. Ça n'existe pas dans le monde physique. Un bébé, c'est là. C'est vrai. Ça existe. Ça a des besoins. Ça a des problèmes.
Antoine Meunier Puis tu sais, un bébé, c'est là qu'on... Non, l'analogie devient vraiment biologique. On tombe en biologie 101. Mais tu sais, tu prends n'importe quelle espèce animale, le taux de survie d'un bébé dans la nature, il est fucking bas. Puis c'est souvent par design. Tu regardes, tu dis, on va pas en mettre un choix. Tu regardes les tortues. qui mettent leurs oeufs, qui vont mettre littéralement 100 000 oeufs dans une plage, pis que genre, somehow, sur les 100 000, il y en a 25 000 qui se rendent dans l'eau, ceux qui se rendent dans l'eau, il y en a genre 5 000 qui vont se rendre au large, pis ceux au large, il y en a genre 1000 qui vont réussir à devenir des vraies tortues.
François Lanthier Nadeau Les tortues, c'est-tu les proto-vices, dans le fond ?
Antoine Meunier Toutes les tortues, c'est les proto-studios.
François Lanthier Nadeau Ah, parfait, mais poussons pas plus loin, parce que là, honnêtement, ma gauge d'analyse, genre, je pouvais pas suivre plus que ça.
Antoine Meunier Mais maintenant qu'on revient à la base, c'est que ça reste que c'est ça qui est super intéressant, c'est de te dire, OK... Puis là, c'est là que c'est magique aussi, parce que tu parlais de l'ego. On est tellement bons pour dérisquer des idées et des bébés. Fait que genre, tu pars un projet, comme je te posais des questions sur Grip, puis toi, dans ta tête, Grip, il n'y a aucun risque, man. C'est padé, c'est sûr, ça marche. Puis tu regardes ça de l'inverse, de l'autre côté, il y a toujours, OK, il y a un risque là, il y a un risque là, il y a un risque là. En fait... va t'asseoir dans une banque puis demande-leur s'ils croient en ton projet. Puis tu sais, la banque, c'est l'exemple extrême d'être tellement conservateur puis risk averse que tu ne vois aucune opportunité puis tu n'en prends aucune. Puis revenir à mon bébé, faire un bébé versus en adopter un, elle a un peu la marge. C'est comme tu dis, tu sais, puis il y a tellement de modèles que vous pouvez retrouver, je veux dire, une recherche, une validation d'une idée de startup. Puis, Je pense à Apple 13, je trouve qu'il y a un playbook, tout le monde a un maudit playbook par rapport à ça. Puis généralement, c'est bon parce que c'est fou la différence qu'une startup mature ou qui a passé un peu les gens d'époque charnière, si on veut. Le risque diminue tellement que là, tu le regardes, tu fais comme ok, là, ça devient intéressant D'où l'idée d'acheter quelque chose, une startup qui aurait franchi ces étapes-là, puis sans même avoir regardé. le balance sheet, les revenus, le cash flow, tu fais juste penser un peu à l'intégrité du projet. Si ce software-là est rendu utilisé par tant de personnes qui payent pour, que le churn est assez bas, puis l'équipe est relativement solide, puis il y a des opportunités et tout, se rendre jusque-là, c'est fou. Il y a peu de compagnies qui le font.
François Lanthier Nadeau Je pense que ce n'est pas pour rien que quand tu bouges par en haut dans les tranches d'organisation ou d'individus qui ont... certains succès financiers et qui ont des high net worth, l'acquisition, c'est omniprésent. Que ce soit les VCs qui espèrent qu'une compagnie va aller publique et qu'ensuite, on va acheter de ses actions ou qu'une compagnie va se faire acheter par un acheteur stratégique ou les private equity firms qui, eux, justement, font un scan du market et quand il y a une opportunité qui est ripe, qui est mûre, Là, ils vont ship in, les family offices, les merger and acquisition. Je veux dire, l'acquisition de compagnie, c'est une composante core de notre monde, surtout en tech, je pense.
Antoine Meunier C'est une composante core de notre civilisation. Dans le sens que l'idée, c'est que tu veux acheter des véhicules qui vont permettre de croître la mise initiale. Ta mise initiale a été d'acheter... une compagnie, un Podcasts une œuvre d'art, une maison, un terrain, un chien, mais non, mauvais exemple, mais c'est un peu ça.
François Lanthier Nadeau Mais la question que j'ai le goût de te poser pour qu'on s'oriente là-dessus, c'est dans quel cas est-ce qu'on considère que c'est mieux de starter une business from scratch que d'en acheter une qui est en croissance ou qui est déjà mature, peu importe. Parce que, mettons, tu es un planificateur financier et que tu es très élevé au risque, probablement que l'idée de dépenser des centaines de milliers de dollars dans quelque chose qui peut ne pas fonctionner ne va pas être le conseil que tu vas donner à ton client. Par contre,
Antoine Meunier si j'arrive à mon plan... Ça existe un planif financier qui n'est pas risk averse C'est pas sa job d'être conservateur financièrement.
François Lanthier Nadeau C'est ça que je dis.
Antoine Meunier Ok, c'est bon. Je pensais que tu avais dit l'inverse.
François Lanthier Nadeau Non, non, la mise en situation, c'est, moi, mettons, je vais voir mon planificateur financier. Puis mon planif, je lui dis, hé, j'ai cette idée-là pour un SaaS. Puis ça, on pourrait en parler un peu en très, très, très grande et vague ligne, mais j'en ai exploré une idée de SaaS aussi. Puis ça me coûterait peut-être, go to market. puis peut-être avoir un product market fit, ça me coûterait quelques centaines de milliers de dollars. Il est comme, Hiiii, t'sais, genre, t'es-tu sûr ? J'ai pas un network de fou déjà. Par contre, si je vais voir mon planif, puis j'ai dit, Voici cette business-là, voici les profits and losses, voici la marge de profit, le taux de croissance, tous les leviers d'optimisation qui peuvent être tirés pour que ça aille mieux, puis pourquoi moi, mettons, je suis un bon candidat pour ça. Là, c'est pas mal plus ouvert, disons, de son côté. Pour lui, c'est clear-cut. Par contre, on ne veut pas que le monde arrête de starter des compagnies from scratch. Tu comprends ? Des innovateurs, du monde qui build de quoi from scratch. Il y a de quoi de beau, il y a de quoi de fucking héroïque là-dedans, quasiment. Pourquoi est-ce que tu le ferais from scratch ? J'ai une cote d'idées à comment répondre, mais je vais te la poser en premier, mettons. Pourquoi est-ce que tu le ferais un fond de scratch au lieu d'en acheter un ?
Antoine Meunier C'est une bonne question. Puis la façon, bien, on va mettre un disclaimer que, pour vrai, il n'y a tellement pas de... Tu sais, c'est genre, c'est une matrice sur huit niveaux, de genre, OK, c'est tel genre de personne dans tel genre d'environnement, dans tel genre d'industrie, dans tel genre de trucs, c'est peut-être ça la meilleure solution. Mais je pense que c'est de comprendre c'est quoi les leviers. Puis le premier, en fait, ça serait... Il y en a tellement là, mais mettons, premièrement, c'est-tu un marché ou un milieu dans lequel c'est un shortcut d'acheter ? Tu sais, ça peut être au niveau d'avoir les permis. Est-ce que la business a des permis ? Est-ce qu'elle a déjà le réseau de contact ? Elle a déjà un réseau de distribution ou peu importe ? Tout souvent, des business avec des composantes physiques, ça va être super intéressant parce que là, tu viens vraiment de te sauver du temps. Là où ça devient nébuleux, c'est dans notre monde de SaaS. C'est pas tant une avancée de... qui a été faite au niveau des centres de distribution, des partenariats et tout, ça va être du code. Puis là, tu te dis, all right, c'est-tu... Tu sais, parce qu'il y a une façon super rapide, c'est de regarder comment c'est fait, reverse engineer, puis le refaire toi-même avec ta façon, puis ça a pris... C'est une façon un peu de juste pas acheter un business pour l'affaire toi-même et devenir un compétiteur. Mais tu sais, je veux dire, ça, c'est grossièrement simplifié une histoire. Fait que moi, je pense qu'il y a comme plusieurs trucs à prendre en considération. Puis, un, toi, c'est quoi ton genre de personne ? Est-ce que je pense qu'il y a des gens qui sont incompatibles avec acheter une business existante ?
François Lanthier Nadeau Ben, c'est ça.
Antoine Meunier Dans le sens qui sont... Moi, je vais les garrocher toutes, parce que sinon, je vais les oublier.
François Lanthier Nadeau Vas-y,
Antoine Meunier vas-y. parce que t'es bon pour faire des retours sur les points qu'on discute. Fait que je vais les garrocher en rafale ou en mitraille, comme Frank pourrait. OK, il y a le genre de personne qui est l'entrepreneur investisseur. Il y a le marché en ce moment. Tu sais, on est dans un monde où les taux d'intérêt ont considérablement augmenté. Ça change la game. C'est vraiment différent. Le hurdle rate d'un projet est beaucoup plus élevé. Toutes les parties impliquées ont des objectifs financiers qui ont... changé dans les dernières années. Puis ça, on peut plonger là-dessus après. Ensuite, il y a... C'est quoi tes objectifs personnels ? C'est quoi le but de ça ? Est-ce que c'est comme acheter une œuvre d'art et que tu veux juste qu'elle apprécie pour la vendre ? Ou est-ce que c'est de prendre l'œuvre d'art et d'en faire une œuvre encore plus grandiose en commençant à dessiner dessus ? Si c'est ça ton projet, il faut que tu rendes que tu sois bon et que tu sois compétent pour prendre quelque chose qui existe et l'améliorer. Ou il faut que tu vois un peu le diamond in the rough. Tu vois une compagnie qui est mal gérée, que le produit est bof, et que l'opportunité est incroyable, ou une de ces combinaisons-là, que tu fais, OK, je peux l'améliorer. Fait que l'opportunité peut être de faire un peu... C'est un peu ce que tout le monde fait sur Marketplace avec leur maudit mob mid-century modern, là. C'est que tu vois quelque chose qui est boboche, tu leur tapes un peu, puis ça augmente la valeur. Fait que c'est un flip que tu fais. Est-ce que c'est un cashflow business que tu veux créer ? Est-ce que tu veux te bâtir une stabilité financière à long terme avec un genre de cash cow ? Dans ce cas-là, achète un duplex, ça finit là. Il y a tellement de facteurs. Je vais arrêter là et on peut plonger dans n'importe quel cas.
François Lanthier Nadeau Mais c'est une base fucking importante que tu dis qui est... Mettons, j'essaie de la résumer. C'est pourquoi tu veux une business ? C'est quoi ton objectif personnel, de carrière, financier, peu importe ? Quels sont les objectifs que tu veux atteindre ? avec ça. Puis là, en fonction de la réponse à ça, réponse A, je veux changer le monde. Genre, j'ai de l'ambition, je suis prêt à manger du risque, à me faire diluer à du vitaméternam, mais man, je vais changer la face du monde avec ce que je vais faire là. OK, ça c'est une chose. Ambition B, ça pourrait être, je veux être mon propre patron, avoir de la flexibilité, une qualité de vie, puis me builder une lifestyle business qui me rend... heureux et qui ne me fait pas chier quand je parle de ma job. Option 3, option C, disons, ça pourrait être genre, justement, j'ai envie d'accélérer mon wealth, ma richesse. J'ai envie d'aller me générer un coussin en pouvant vendre une compagnie ou en étant assis sur un asset qui a beaucoup, beaucoup, beaucoup de valeur. Puis, option D, qu'on voit quand même souvent, c'est genre, je ne pensais pas start une business. Je te répète, c'est un projet. Il y a une opportunité qui est arrivée, next thing you know, j'ai lancé une business là-dedans, puis genre, j'aime ça, j'ai des défis, whatever. En fonction de la réponse que tu donnes au départ, je pense que si on remap ça à notre question, qui est, est-ce que tu devrais en starter une from scratch, ou tu devrais en acheter une, bien clairement que ça va changer. Mais moi, ce que j'ai envie de t'entendre, ce sur quoi j'ai envie de t'entendre, c'est une contrainte très, très, très réelle de notre monde, c'est l'argent, right ? Puis je pense que si t'en as pas d'argent, tu le sais, il y a eu un bout dans ta vie où t'en avais pas, moi aussi, longtemps, j'en avais pas, ben probablement que ça va être plus facile d'en starter une from scratch. Parce que sinon, il va falloir que tu réussisses à magiquement trouver genre des investisseurs du capital, t'as pas nécessairement de track record, toi t'as pas de skin in the game pour acheter quelque chose d'existant. C'est un gros leap. Peut-être qu'il y en a qui l'ont pull-off et il y a des exceptions, mais vite de même, si tu n'as pas de cash ni de track record, bonne chance pour acheter une business. Ça, c'est comme une contrainte.
Antoine Meunier Bonne chance pour en partir une aussi.
François Lanthier Nadeau Bonne chance pour en partir une.
Antoine Meunier Par contre, c'est parce que tu viens d'être... Le scénario que tu donnes, il est quand même intéressant parce que c'est un point aussi, c'est que tu en es rendu dans ta vie et dans ta carrière. Parce qu'il y a un point aussi qui pourrait être fait. sûr, pis ça je pense que ça a été discuté pas mal il y a beaucoup de VCs, ben tous les fucking VCs le demandent quasiment c'est d'avoir un track record pis un track record en fait c'est de l'expérience qui s'applique directement à ça par exemple Frank tu as une exit à ton actif, tu as été CEO d'une compagnie, vous avez généré des revenus assez intéressants. Fait que cet arc narratif-là te permet d'avoir un track record, toi, dans ce monde-là. Fait que, exemple, ça se pourrait qu'un VC a mené ta pelle puis te demande, hey, ça t'intéresserait-tu de venir, de travailler avec nous, d'être un peu notre prospect, de trouver des prospects et tout. Ça va être beaucoup plus difficile pour quelqu'un qui n'a pas ce background-là. Fait que quelqu'un qui n'a pas... qui ne l'a pas déjà fait d'une manière ou d'une autre, est beaucoup plus difficile. Fait que là, j'en reviens, mettons, à ta question. C'est que le risque de starté from scratch ça dépend, c'est vraiment, ça dépend de tes qui Parce que si t'es, mettons, toi, dans la position que t'es aujourd'hui, start from scratch pour vrai, en fait, mettons, on va appliquer ça à Frank. Frank qui part quelque chose from scratch ou Frank qui achète quelque chose, dans les deux cas, t'as... plein d'avantages sur un kid, sur Frank il y a 10 ans, mettons.
François Lanthier Nadeau Dans le sens que... 100%.
Antoine Meunier Tu pars quelque chose un matin, il y a un groupe de personnes qui vont être intéressées, un, à t'aider, dans le sens, ils vont te pointer les roches sur lesquelles il ne faut pas que tu fonces dedans, puis tout le monde va t'aider un peu dans la journey. Puis franchement, il y a du monde aussi qui vont te dire, hey, c'est vraiment cool, tu lèves-tu du cash ? Je peux-tu investir ?
François Lanthier Nadeau Oui.
Antoine Meunier Puis ça, c'est un signal. quand même très intéressant quand t'es à un point dans ta carrière où t'arrives t'arrives à un moment dans ta carrière où les gens veulent te backer parce qu'ils croient en toi ça aide vraiment pas à prendre la décision si tu devrais acheter ou juste la faire from scratch mais moi j'ai quasiment le goût de dire que moi
François Lanthier Nadeau mon ambition dans la vie c'est pas nécessairement de créer quelque chose from scratch c'est ça que je me rends compte en vieillissant c'est que mon but c'est de générer de la valeur pour, dans un market, dans ma société capitaliste ou whatever, puis d'avoir du fun pendant que je le fais puis développer des relations. OK ? Fait qu'avec cette prémisse-là, vu que j'ai un certain network plus un network, right ? Fait que réseau et capital, je pense que tu pourrais probablement faire un argument fort que ça serait plus smart pour moi d'acheter une compagnie existante.
Antoine Meunier Je pense que t'aurais plus de fun. On revient à ce point-là, et c'est super bon que tu le nommes. Même moi, je dirais, écoute, pourquoi, Frank, on voulait acheter une compagnie il y a un mois ?
François Lanthier Nadeau Oui, parfait. Moi, avec SaaSpace puis avec Snipcart avec Snipcart on a été chanceux. Le product market fit a quasiment été découvert naturellement. C'était presque built-in. On était backé par une agence. On avait un certain niveau de confort. Il y a beaucoup de startups qui n'ont pas. Je vois des entrepreneurs qui doivent lever du cash avant tant de temps, sinon ils ne font pas leur payroll, ils laissent partir des gens ou ils mettent la clé dans la porte. Ou ils ont des cautions personnelles, puis c'est leur cul qui est sur la ligne en termes de genre, qui doit rembourser telle institution financière. Je vois des startups qui ont des engineers de malade, des designers de malade, un produit de malade, mais Chris, il n'y a personne qui l'achète, right ? Fait que des histoires d'horreur un peu de from scratch. tout product market fit et ensuite croissance, il y en a à pu finir. Il y en a pas mal plus qu'il y a des histoires d'horreur de j'achète une compagnie qui est en santé sur le sens du monde, soit je l'intègre dans ma compagnie existante ou je la pime, je la tune, je l'améliore puis ensuite je profite. Je vois un pattern dans certains gens que j'écoute, que ce soit sur des podcasts ou des conversations, qui est l'accélération un peu de ton génération de wealth et de succès. Ça semble être une meilleure track, plus safe, d'acheter des compagnies ou investir dans des compagnies déjà proven que d'en créer des nouvelles, right ? Par contre, la raison pourquoi toi et moi, on voulait acheter une compagnie, c'est non seulement pour l'espèce de besoin court terme de Frank Antoine dans ses dépenses, son burn rate personnel, right ? C'était une compagnie que ce qu'ils font, ça m'intéresse, ça ne m'aurait pas fait chier de mettre de mon temps là-dedans. Au contraire. pour générer un petit salaire. Ça, c'est très, très court terme avec des œillères comme vision. Mais, vas-y.
Antoine Meunier Je t'arrête là, mais tu continues après. C'est l'objectif qu'on avait avec cette target company-là, avec cette target d'acquisition-là, c'était une compagnie qui a un bon cash flow et qui a besoin de marketing. Dans le fond, ce qu'on a vu, c'est une opportunité de mettre... Un gars comme Frank Lantier, en charge, puis on sait que ton souhait... Fait que dans le fond, l'idée, c'est qu'au lieu d'engager un opérateur... on a l'opérateur in-house qui est toi. Ça te permet d'avoir une paire de coûts. On sait que ça va augmenter les chances que la compagnie prenne la valeur et augmente son cash flow. On sait aussi que de ce cash flow-là, on peut te payer un salaire solide, un market rate salary, qui permettrait de t'assurer un peu la sécurité que tu n'as pas en ce moment, que tu essaies d'aller chercher. C'était comme une belle opportunité de pallier le court terme et le long terme, sachant très bien que... C'est une compagnie qui est hyper stable, mais qui a beaucoup de potentiel dans le futur, surtout quand on applique, mettons, nos qualités à nous.
François Lanthier Nadeau En fait, au moment où tu as jumpé, j'allais dire les mêmes choses exactement que tu as dit, de ça allie nos objectifs et nos ambitions personnelles court terme et long terme. Puis c'est rare, je pense, que tu peux trouver ça. Ce qui nous amène un peu à... Pourquoi ça n'a pas... Le monde comprenne que, bon, Frank avait des besoins à court terme. Frank et Antoine avaient des objectifs long terme de générer du capital, générer de la valeur, réaméliorer, renforcer leur track record, c'est ce que je voulais dire. Encore plus. Booster le réseau, tout ça. On est tous genre, on ne veut pas être des one-eighth wonders. On veut tout montrer que sur plusieurs projets, on a généré de la valeur et des retours, etc. Puis ensuite, toi et moi, avec ce capital-là, On avait un paquet d'idées. On n'a pas besoin de rentrer dans les gros, gros détails de notre master plan ou whatever, mais ça aurait été un levier pour accomplir ces autres idées-là insane. Fait que c'est pour ça qu'on voulait le faire. Maintenant, si t'avais à expliquer, sans donner trop de détails, genre, pourquoi ça n'a pas marché, tu penses ?
Antoine Meunier C'est une bonne question. J'ai envie de la mettre sur la glace et d'y revenir dans une seconde. Puis de nommer pourquoi à... Parce que c'est super intéressant, si tu le dis plutôt dans tes exemples, c'est exemple que tu n'as pas tant de cash. Qu'est-ce que tu peux faire ? La réalité, c'est que notre situation dans 20 ans risque d'être très différente de celle d'aujourd'hui. C'est important de souligner que quand on a vu cette opportunité d'acquisition-là, on a commencé à être extrêmement créatifs dans la façon dont on faisait le montage financier parce que la réalité, c'est que ça ne ferait aucun sens pour... moi et toi, de mettre tout notre cash là-dedans, up front. Même si on l'a, c'est pas une question de l'avoir ou pas, c'est une question de bâtir un portfolio qui est solide. C'est là qu'on peut name-drop du Nassim Taleb et du Antifragile, mais l'objectif, en fait, c'est un peu chacun... Moi, mon objectif personnel, je veux plus retourner dans la pauvreté. J'ai vécu, j'ai mangé mes bas, j'ai mangé du vent, je veux plus retourner là, c'est fini. À toutes les fois que je prends des décisions, tu sais... En fait, c'est ça qu'on pourrait faire un épisode là-dessus, mais il y a deux Antoine. Il y a Antoine, le planificateur financier, puis Antoine Meunier qui vit sa vie. Antoine Meunier se fait donner du cash par le planificateur Antoine à tous les mois. C'est ça, son argent. Fait que là, il s'achète un bateau, il fait plein d'affaires, mais il y a quelqu'un derrière qui prend des décisions pour éviter qu'Antoine ne redevienne pas. Fait que pour revenir à la question vite-vite, puis c'est là le point que je trouve super intéressant, c'est... On le voit beaucoup dans l'immobilier. Tu sais, du monde dans la trentaine, quarantaine, puis même, on regarde les générations précédentes, qui pouvaient acheter un duplex pour 250 piastres. C'était l'idée de bâtir un portfolio, de bâtir, dans le fond, un parc immobilier, puis d'acheter des portes. Tu sais, on entend parler, puis il y a plein d'influenceuses, plein d'influenceurs sur Instagram qui t'en parlent. Puis il y a un code intéressant quand tu regardes, tu prends une liste de tous les gens qui font ça, puis tu évalues leur approche. Il y en a 3 ou 4 que tu es là, oh my god, ça c'est intéressant. Parce que cette personne-là travaille dans la construction, elle est dans le fond entrepreneur général ou quelqu'un qui a un knowledge du bâtiment ou un knowledge de l'industrie, ou ça peut même être quelqu'un qui est côté financement, mais qui a un edge par rapport à comment, où est-ce que tu l'achètes, dans quelles conditions, c'est quoi qui est un bon investissement ou pas. Puis, tu le tenses un peu, c'est quoi ton edge ? Quand on l'apporte de notre côté, ce qui est intéressant, c'est que nous autres, notre job, c'est de prendre des idées, d'en faire des bébés, puis que ça devienne des compagnies solides. Puis, tout le monde a des façons de le faire, puis on a aussi tout un peu notre spécialité. Par exemple, moi, je suis le gars de Zero to One. Moi, je débarque quand c'est petit, puis je l'amène à 1, 2, 3, 4, 5 millions, puis c'est un peu ça que je réalise si je regarde en arrière, je le fais souvent. J'avais parlé avec quelqu'un, je pense qu'on avait déjà discuté, je ne sais pas si c'était sur le pod, mais... Phil Dion m'avait déjà donné tellement un bon one-liner par rapport à ça qui était, tu sais, moi, ça ne m'intéresse pas d'acheter des portes. Moi, ce que je veux... c'est de prendre mon knowledge dans le SaaS puis de bâtir finalement mes propres portes. Fait que dans le fond, d'avoir un portfolio de business SaaS puis de les croître. Fait que j'ai trouvé ça tellement une belle aspiration que c'est quelque chose que je regarde. C'est ça qui nous a amené un peu à évaluer si on pouvait ou pas acheter cette compagnie-là. Arrêtez ici.
François Lanthier Nadeau C'est qu'en fait, à l'extrême, quand t'as pas de capital puis pas de track record, La ressource que tu peux le plus dépenser puis avoir du levier dessus, c'est ton temps puis ton énergie. Ça peut faire du sens de strike from scratch puis de te péter la gueule. C'est aussi que de ne pas, mettons, un hypothèque, une famille, un capital déjà amassé à perdre. Ton mindset va être complètement différent. Toi puis moi, où on est rendus aujourd'hui, mettons, toi puis moi ensemble, c'est surtout où est-ce qu'on a un peu de capital qu'on peut déployer sans trop se risquer les fesses personnelles. mais il nous reste du temps à déployer aussi. Puis ça, avec la compagnie qu'on considérait acquérir, c'était un sweet spot de, oh, on peut déployer du capital, du temps. Si on fait ça une couple d'années, oups, là, notre bande passante de temps va remonter, notre capital va remonter, puis on va pouvoir faire des bets différents. Puis je pense que plus tu vois gros, plus justement... Maintenant, on te regarde les gens justement qui ont... un gros network, des entrepreneurs en série ou des investisseurs, souvent, ce qu'ils vont déployer, c'est du capital. Un petit peu de temps, oui, il va y avoir du networking, du deal flow, il va y avoir du conseil, ils vont être sur des boards, whatever, il y a du temps. Mais c'est surtout du capital qui va être déployé. Fait qu'on était comme dans un hybride entre ces deux extrêmes-là, j'ai l'impression, avec la compagnie qu'on voulait acheter.
Antoine Meunier C'est très bien dit, puis ça met la table justement pour faire le post-mortem de pourquoi on ne l'a pas eu.
François Lanthier Nadeau Oui, oui.
Antoine Meunier Fait que là, je peux rentrer là-dedans, puis tu m'interromperas parce que je serais curieux. Pour vrai, on ne l'a pas fait encore, ça. Fait qu'on va voir où ça mène. Fait que jump in, si tu vois que je suis dans le champ. La première chose, c'est le timing. Ça aurait pu jouer pour nous, mais je pense qu'on est arrivé un petit peu tard dans le game. Dans le sens qu'avoir eu un heads-up, mettons, d'un mois sur cette opportunité-là, on aurait eu le temps de se préparer, mais aussi de travailler avec les founders pour... présenter notre point de vue et notre approche parce que c'est important de souligner que nous, notre offre, c'était pas une offre full cash, upfront, donne-moi les clés, décalisse. C'était une offre qu'on appelle owner financed. Fait que c'était un peu d'arriver et de dire Hey, voici ce qu'on va t'offrir upfront cash. Voici notre plan de croissance pour la business. Comment on va y arriver ? Puis comment est-ce qu'en fait, on va te payer beaucoup plus à long terme que le upfront cash que tu aurais eu autrement ?
François Lanthier Nadeau Ça ressemble plus à une relève dans le verbiage un peu traditionnel d'entrepreneuriat. Relève entrepreneuriale. C'était ça notre offre, mais comme tu dis, au niveau du timing, les SaaS startups, c'est hot, right ? C'est chaud, c'est populaire, c'est sexy. Et puis, des joueurs que leur modèle d'affaires complet repose sur être à l'écoute des offres qui arrivent sur le market. les évaluer, puis d'avoir déjà l'infrastructure, non seulement financière, mais logistique, d'opérer des compagnies qui vont acheter comme ça. Il y en a plein qui sont des joueurs comme ça, right ? Que c'est ça qu'ils font. Ils se lèvent le matin, ils se couchent le soir, c'est rien que ça qu'ils ont fait. Fait qu'au niveau du timing, nous, ce qui est arrivé, c'est qu'il y a des joueurs similaires à ça, disons, qui étaient comme déjà un petit peu, dès le départ, impliqués dans cette grosse discussion-là. Fait que... Du point de vue des founders, il faut comprendre que l'offre que nous, on amenait, c'était une offre qui payait sur moyen à long terme. Puis ça peut être très cool pour plusieurs raisons, que ce soit au niveau justement des intérêts qui compoundent sur l'argent qu'on rembourse ou qu'on paye sur plusieurs années ou si tu gardes de l'équité puis qu'on pousse la business à un point où toi, tu ne pouvais pas la pousser puis qu'après, on existe. Il y a plein de manières. Mais après ça, la psychologie du founder... Le founder ? pourquoi est-ce que ces personnes-là vendaient la compagnie, c'est quoi leur attente par rapport à cette vente-là, ben tu sais, si ça fit plus avec un modèle exit, full cash, prends les clés, donne-moi les clés pis va-t'en, ben c'est clair que nous, pour nous, je pense que c'était comme difficile de se battre contre ce courant fort-là, tu sais.
Antoine Meunier Absolument. Puis, je rajouterais que, je pense que c'est une grosse partie de notre offre, jouer aussi sur... le, for lack of better terms, sur l'ego. Dans le sens que nous, ce qu'on offrait, c'était une façon de continuer l'histoire de cette compagnie-là. C'est une façon, dans le fond, d'élever un peu le prestige des fondateurs parce qu'il y a de quoi... Tu prends une compagnie, puis tu sais, je pense qu'on peut le dire, c'est une compagnie québécoise. Fait que de prendre une compagnie québécoise puis de la pousser plus loin, en la gardant chez nous, ça reste un produit local. Ça reste ce que ça l'aurait. Moi, je pense... Évidemment, on a fait nos devoirs, on l'a regardé de bord. bord en bord cette compagnie-là, puis c'est une compagnie qui va prendre la valeur, puis tu sais, il est trop tôt pour le dire, mais je pense que ça a été vendu vraiment pas cher pour ce que c'était, puis c'est là que pour nous, ce qui est dur, c'est d'accepter la défaite parce que tu regardes ça, puis tu te dis, pour vrai, notre offre était correcte, mais comme tu dis, ça cochait aucune cause du côté Hey, moi, je suis plus capable de la rouler, je veux juste passer à autre chose. Nous, ce qu'on disait, c'était Hey, je prends le poids puis je continue. Mais l'affaire qui est tough, c'est que tu regardes un peu, tu te dis Je regarde le potentiel de l'entreprise, le timing dans le marché. Cette compagnie-là aurait pu être vendue beaucoup plus cher il y a trois ans, mettons, ou dans deux ans. Mais les dernières années ont tellement été weird, puis il y a un genre de doom and gloom dans l'industrie qui permet à un acheteur de venir mettre une pression sur la valeur en disant Écoute, tu sais, il y a… On se rappelle, dans les dernières années, c'était fou, les multiples d'évaluation, ça n'avait aucun bon sens. Bien, la réalité, c'est que ça ne devrait pas non plus être ce qu'on voit en ce moment. C'est à la limite tellement agressif que... Tu regardes ça, tu le vois, c'est un vol.
François Lanthier Nadeau Encore une fois, tout est une question de perception et de motivation du côté de l'achat et du vendeur. Puis si le time preference du vendeur... et je m'en rappelle jamais c'est quoi qui est bas ou haut, que tu veux tes retours le plus tôt possible tu sais, il y a des choses contre lesquelles tu peux pas te battre, puis le timing c'est énorme, puis là tu parlais justement de, ok il y a 2-3 ans il y a une certaine compagnie qui valait plus, ben moi je l'ai vendu dans ce temps-là ma compagnie, tu comprends, puis j'en ai profité du timing, puis comme je suis bien content, fait que après ça si les gens font la même chose, ou que si moi je suis de l'autre côté, de la faveur du timing je comprends, c'est correct une chose que je veux peut-être t'entendre, c'est Penses-tu justement que vu que c'est des deals qui sont rapidement, soit pas comme popularisés, mais publics ou genre, populaires, je veux dire juste populaires, c'est des deals qui deviennent populaires rapidement parce que c'est des business qui sont hot pis qu'il y a plein de monde qui ont du capital pour les acheter. Bon, est-ce que tu penses que si on avait justement mieux été préparé avec du capital prêt à déployer, parce que le capital, c'était pas un problème en soi, on était capable de l'avoir assez rapidement. puis d'avoir les sommes qu'on avait besoin, etc., etc., les personnes impliquées. Mais nos motivations à nous, notre intention, t'as peu comment qu'on va faire ça ? On s'entend, c'était quand même broche à foin. Puis je ne dis pas ça pour trop nous critiquer, mais genre, c'était du Messenger, c'était du Slack, c'était genre… Ok, on t'appelait,
Antoine Meunier genre… Attention active.
François Lanthier Nadeau C'est ça, tu sais, c'était très real-time puis en post-mortem, ce que je me rends compte, c'est que justement… On était pas loin d'être victime de genre, Hey, ça va trop vite, puis on n'est pas assez prêts, mettons. Fait que, moi...
Antoine Meunier Oui. Bien, c'est pour vrai. Puis on n'a pas pu se rendre assez loin, mais je pense que ce qui nous aurait aussi rentré dedans, c'est que ça leur aurait paru, notre manque de préparation, puis notre côté un peu impro, parce qu'on serait arrivé plus loin dans la discussion, la négociation, puis on aurait eu... l'autre partie qui a fini par acheter la compagnie aurait continué d'être tight puis d'être rassurant dans ses échanges puis dans son processus puis il faut se rappeler que la compagnie qui est dans le fond l'acheteur est extrêmement legit puis c'est ça aussi nous ce qui est dur c'est un peu comme une startup on part from scratch on n'a pas un peu cette crédibilité là de dire ben ouais ça fait 4 de compagnie qu'on achète et qu'on a grandi, on a augmenté la croissance, on ne peut pas garantir. Nos garanties sont beaucoup moins impressionnantes, si on veut. Et l'expérience de l'acquisition est très différente. Je pense que ce qui a été dur, c'est la différence entre partir avec un meuble IKEA et partir avec des bouts de plywood. Nous, on partait avec du plywood et c'était en mode, on calcule les angles, on coupe ça et on va essayer de monter une bibliothèque. Quand de l'autre côté, C'était du préfabriqué à assembler. Ils ont déjà leurs plans, ils ont déjà tout. Ils ont même le petit criss d'outils cheap. Ils ont tout pour monter leur bibliothèque.
François Lanthier Nadeau Oui. Je pense que c'était un bel exercice. stratégiques, psychologiques, financiers pour commencer à stress tester notre relation entre toi et moi à travers... OK, on veut être des co-investisseurs, des co-owners, on veut faire des choses ensemble. Puis on s'est rendu compte à travers le deal que naturellement, toi et moi, on prenait de la place dans différentes dimensions complémentaires. Ça, moi, ça a renforcé mon niveau de confiance d'en faire de la business avec toi à moyen-long terme parce que je me suis dit, bon, en termes de... un peu boots on the ground, l'oreille à l'affût, connecté avec du monde, deal flow opportunité, juste comme raconter ces histoires-là, le rapport avec les autres. Moi, c'était facile, puis ça venait naturellement. Mais de l'autre côté, si on n'avait pas ton côté, justement, stratégique, vision 5, 10, 15 ans, tes chops un petit peu plus de planif, puis de finance, d'être capable de modéliser un peu des choses, puis d'avoir une sécurité dans comme... les chiffres puis le calcul de la chose, moi, tu sais, j'aurais, je pourrais pas avoir un partner qui a pas ce côté-là parce que moi, je l'ai pas puis ça m'intéresse pas nécessairement foncièrement, tu sais, j'ai besoin de quelqu'un qui a ces skills-là. Ce qui aurait été cool aussi, c'est que, ça c'est une, disons, voyons ça comme stratégique high level de toi puis moi on va acheter une compagnie, mais avec celle-là, on voulait mettre du temps dedans aussi. Puis là, il y avait ce fun potentiel-là de Frank pourrait plus, genre, essayer de scaler le marketing. Puis Antoine, quand il peut, pourrait investir dans le produit aussi beaucoup, parce que toi, au niveau UI, UX, au niveau design, au niveau juste produit, t'es méga plus calé que moi maintenant. Nos parcours ont vraiment divergé, je pense, professionnellement. Fait que c'était comme une belle complémentarité à travers tout ça, puis j'ai aimé ça, mettons, de l'exercice, je pense.
Antoine Meunier Oui, c'était vraiment cool, puis merci pour les bons mots, c'est bien aimable. Puis je vais te lancer. Ce que j'ai aimé là-dedans aussi, c'est de... Comment dire ? Moi, je pensais dans la vie que j'écrivais bien, mettons. On va dire ça comme exemple. Tout un temps, on me complimentait pour comment j'écrivais. Oui, mais j'ai rarement... Je lisais les réponses que tu voulais écrire ou les formulations pour signaler nos intentions pour l'achat de cette compagnie-là. C'était, selon moi, un masterpiece de... d'être professionnel, humain et authentique. Et en même temps, d'offrir des... Parce que c'est de la vente. C'est vraiment de la vente parce qu'on vend finalement un meilleur futur à un founder. Puis il y en a beaucoup de gens. C'est un marché qui est crowded et ma crainte, c'est que ça va l'être encore plus. Je pense qu'on peut en discuter après de pourquoi c'est rendu cool d'acheter des compagnies autant que ça et pourquoi il y en a tellement de micro-pays. Une théorie d'ailleurs. Mais je pense que pour nous, ce qui est intéressant, c'est que moi, ça m'a permis de réaliser, oh my god, man, c'est hot, c'est vraiment cool de... C'est comme jouer, genre, imagine n'importe quel sport d'équipe, pis il y a un moment où ton coéquipier fait un move que tu fais, holy shit, est-ce que c'est hot ? Je n'aurais pas pu faire mieux. Pis je suis vraiment impressionné. Pis c'est cool quand cette personne est dans ta team.
François Lanthier Nadeau Ben oui,
Antoine Meunier absolument. Fait que moi, j'ai trouvé ça quand même cool parce que... On ne se cachera pas aussi, je pense qu'il y a des moments plus toughs. Je pense que les deux sont des temps anxieux en même temps, puis un petit peu impatients, ça peut vraiment être de la mal. Puis, niveau d'énergie aussi, je pense que les deux, on est des gars extrêmement passionnés. Puis, on va dire sensibles et proches de nos émotions. Si les deux, on est dans une phase bizarre, c'est rough. Mais ça s'arrange.
François Lanthier Nadeau Oui, puis... Souvent, j'ai l'impression, parce que clairement, offline, on ne fait pas juste un podcast, on est des potes et on se parle de nos vies personnelles beaucoup. Souvent, j'ai l'impression qu'il y a l'effet paratonneur que quand il y en a un que ça shake et que ça ne va pas super bien, ça force un petit peu l'autre à être le genre de stable, mature, conseil, sounding board un petit peu. Parce que sinon, si on n'est pas capable de faire ça, ça peut être une loupe où on se renforce dans notre... notre anxiété ou notre déprime ou notre whatever. À date, je trouve qu'il y a eu une bonne balance là-dessus.
Antoine Meunier Il y a eu aussi des grosses questions. Des questions de... J'hésite à rentrer dedans parce que je me dis Pour vrai, je n'ai pas envie de m'exposer à ce point-là. Tu n'es pas obligé. Tu m'as posé des questions. ou des insécurités que tu avais. On va mettre ça comme ça. Comme ça, on dirait que c'est toi le problème. Non, mais on parlait du deal, on parlait de l'après-deal. tu me faisais un portrait du futur en me mettant dans une case. Puis j'étais là, Ah, je comprends comment tu te sens. Puis écoute, aussi simple que... OK, Antoine, c'est bien beau, mais genre, tu es à des milliers de kilomètres, tu es au VC, tu es sur ton bateau. Moi, je vais être day in, day out là-dedans. Comment est-ce qu'on fait ? Tu vois ça comment pour pas que je me sente que c'est tout le poids sur mes épaules ? et que toi, t'es là sur ton petit bateau à vivre la petite ville fun. Puis, franchement, j'étais là, oh, ouais, shit, on a quand même un gros, un ravin entre nos façons de voir, si on veut, bien des choses, tu sais, puis c'est là un peu, puis on peut retomber à l'épisode 12 sur le travail remote, mais comme, tu sais, dans le sens que, moi, c'est sincèrement, l'aspect géographique a rien à voir, je le vois, à la limite, comme un avantage.
François Lanthier Nadeau Ouais.
Antoine Meunier Mais je comprends le... Est-ce que ça peut créer comme situation ? Puis j'étais là, oh, fuck, man. Puis après ça, c'est tough parce que là, tu sais, moi, je me rappelle, j'ai fucking mal réagi. Je suis allé hyper défensif de cette situation-là parce que c'était un peu comme poser une atteinte à mon intégrité, non pas à mon intégrité, mais en fait, à comment je me défile, tu sais, puis à qui je suis profondément. Fait que j'ai trouvé ça, si on revient à cet épisode-là, ça a vraiment été un cool deux, trois semaines d'avoir la chance de vivre un peu, c'était comme un genre de... de speed dating, de, est-ce qu'on peut, tu sais, parce que, oui, c'est le fun, le podcast, pis tout, pis tout, mais mettons qu'on est vraiment marié à un projet, c'est-tu quelque chose qu'on veut faire, tu sais ?
François Lanthier Nadeau Ouais.
Antoine Meunier Fait que ça a été cool de voir, je pense, les côtés peut-être plus sombres ou plus tough.
François Lanthier Nadeau Pis moi, je pense aussi qu'il y a de mes, moi, mettons, j'ai un profil anxieux et impulsif, genre, c'est-à-dire que je vais facilement identifier des risques, mettons, dans un projet. Surtout les risques pour moi, parce que, bon, j'ai peut-être une tendance égocentrique ou peu importe. Mais, par contre, quand j'ai 51% d'excitation ou d'optimisme, je vais être capable de clutcher, de prendre des décisions, de prendre des risques. Mais j'ai comme ce combo-là. Ce que je veux dire, c'est juste que les questions que je t'ai posées viennent aussi de mon profil psychologique, mais de mes blessures d'avant. Puis, pour moi... une leçon, mettons, que j'ai apprise, c'est, il faut que les inquiétudes potentielles du monde ou les pitfalls potentiels d'une relation soient quand même très clairs dès le départ puis que les deux parties, les deux, trois parties, peu importe, soient conscients puis à l'aise avec la gestion de ces potentiels pitfalls-là parce que quand ça pète plus tard, puis moi, j'ai été chanceux, on s'entend, j'ai rien qui a pété vraiment dans ma vie, je n'entends des des founders qui me comptent des hosties d'histoires d'horreur par rapport à ça. Puis je me dis, moi, pour moi, c'est important de faire des projets avec des gens que j'aime et que je respecte, souvent des amis. Mais ce qui est encore plus important, c'est la relation que j'ai avec eux autres avant de faire une business. Puis moi, c'est pas tout le monde qui est comme ça, puis c'est bien correct. Moi, je suis le même. Fait que même pour Grip, justement, avec Charles et Ludo, c'est des choses que j'ai dites. C'est, moi, je vais prioriser notre amitié avant cette business-là. Fait que s'il y a des affaires qui peuvent péter, parlons-en là. Si c'est pour péter, il va falloir s'en parler sérieusement. Fait que ça, je pense que c'est peut-être un downside de faire de la business avec des amis, ou du moins quand t'es comme moi. Mais le upside défait le downside pour moi, le big time. D'avoir quelqu'un qui me connaît, qui m'aime comme je suis, qui me respecte, puis qui me booste quand, genre, mes qualités sortent, puis qui est capable de me dire les vraies affaires quand mes défauts sortent. Moi, j'opère mieux avec du monde que je sais qui sont dans mon coin pour vrai. Ça venait beaucoup de là, je pense. Moi,
Antoine Meunier j'ai envie de te... Ça vient du cœur, c'est gentil, Frank. J'ai envie de te rajouter l'analogie du chien de refuge. Tu sais, un rescue dog. Tous ceux qui ont des chiens rescue vont comprendre que ton chien n'est pas parfait, qu'il est brisé. Puis ce que... Toutes les gens qui ont des chiens designer dog qui ont commandé six mois à l'avance vont pas accepter que leur chien est pas parfait. Puis au final, c'est un chien, man. Tout le monde est brisé. Tout le monde a des traumas. Tout le monde a des insécurités, des anxiétés. Fait que pour moi, je trouve ça tellement plus facile de travailler justement avec un chum, avec un ami, parce que t'as cette confiance-là, justement, même si c'est tough par bout, que cette personne-là veut du bon profondément. Puis en faisant confiance à quelqu'un, c'est beaucoup plus facile de s'ouvrir. de faire face à toutes tes... En fait, c'est ces potentielles embûches-là qu'on se crie nous-mêmes, finalement, et de trouver une manière de naviguer, plutôt que d'être en partnership avec quelqu'un que tu... qui a une parure parfaite, qui a l'air tellement solide et qui est probablement tout aussi brisé que toi. C'est de trouver ça. Franchement, on en a parlé plus tôt, ça a été quelque chose que j'ai vécu récemment. Je parlais avec un founder d'essayer. Je ne le connais pas. Je connais un peu son track record. J'ai été mis en contact par une recommandation. C'est un peu le dating qui commence. C'est un bon fit. est-ce qu'on veut faire des projets ensemble, mais c'est tellement dur d'arriver à lire quelqu'un, de savoir est-ce que ces imperfections, pas ces imperfections, mais est-ce que toutes ces je recherche le mot,
François Lanthier Nadeau tous ces trucs-là,
Antoine Meunier oui, les quirks, tout ce qui va mettre en péril le projet. est-ce que c'est compatible ou incompatible avec les miennes ? Oui. C'est ça que j'ai trouvé vraiment cool de notre expérience, c'est de réaliser que, OK, par moments, c'était vraiment painful et douloureux, purement parce qu'on ne se comprenait pas. Je pense qu'on communiquait comme on pouvait des émotions, puis de réaliser que, OK, oui, mais dans un délai raisonnable, tout s'est réparé. Pas réparé, mais tout s'est aligné. Il y a eu un réalignement. Absolument. Ça, je trouve ça vraiment cool. Bref. Mega waste of time non. Ça a été vraiment un bel apprentissage de pouvoir faire ça. J'espère qu'on... On a discuté, mais ça reste que l'acquisition de cette compagnie-là, que cette compagnie-là ait eu un exit, c'est vraiment hot. Ils ont eu vraiment un beau deal, d'ailleurs. J'espère que ça va avoir l'air d'être peu à long terme pour prouver qu'on avait raison et qu'il y avait beaucoup de potentiel là et qu'on aurait pu faire un meilleur deal. Mais en réalité, je suis juste vraiment content que les founders aillent exit. C'est un gros win pour eux.
François Lanthier Nadeau Gros disclaimer, je pense qu'au moment où on enregistre ça, c'est pas closé comme deal. Voyons voir ce qui se passe. Oui,
Antoine Meunier c'est ça.
François Lanthier Nadeau En théorie, c'est quelque chose que dans des épisodes futurs, on pourra revenir. Peut-être même avec les personnes en question, on verra. Mais oui, ça va être intéressant de voir comment tout ça play out. Puis ça va être intéressant pour nous aussi parce qu'il va y avoir un peu des what if ça avait marché, qu'est-ce qui serait arrivé dans le market, dans les opérations, qu'est-ce qu'ils ont bien fait, mal fait. Fait que c'est super intéressant. Puis, moi, vas-y.
Antoine Meunier Ouais, juste, tu sais, je comprends que tu étais parti sur une loupe de fermeture de podcast, mais il y a un point, après, tu sais, il y a un point sur ce qu'on revient sur acheter versus créer. Quand on a fait notre genre de due diligence à regarder comment c'était fait, il y a eu beaucoup de... point où on était là, Hey, pour vrai, man, je ferais pas ça comme ça. Puis, je sais pas si j'ai envie de le faire. C'est pas... Parce que, oui, tu peux rentrer dans une compagnie, puis changer comment c'est fait, mais si t'achètes une boulangerie, ça devient pas un barbecue coréen overnight. Ça va rester une boulangerie. Fait que si t'aimes pas ça, faire du pain, puis littéralement mettre la main à la pâte à 4h du matin, à tous les jours, ça se pourrait que c'est pas pour toi, une boulangerie.
François Lanthier Nadeau Ouais.
Antoine Meunier Il y a eu des moments comme ça où on regardait la nature de la business et on cherchait. Franchement, j'ai quand même fait, je ne sais même pas si on en a discuté, mais j'essayais de twister. C'est quoi toutes les façons que cette business-là pourrait être roulée ? Comment est-ce qu'on peut changer, dans le fond, est-ce qu'on change les vendors ? Comment est-ce que tu peux reformuler un peu l'ADN pour que ça fitte peut-être mieux avec notre façon d'opérer ? Mais oui, c'était quand même... Pour vrai, c'était... aussi challengeant que de dire on part de quoi from scratch Ce sur quoi je closerais, par contre, c'est que ça reste le point de vue financier. C'est une compagnie qui ne vaudra pas... On va lancer des chiffres grosso merdo, mais on parle d'une business à peu près de la grosseur de Snipcart mais qui n'a, selon moi, pas le même potentiel d'exit que Snipcart. Dans le sens que tu regardes Snipcart aujourd'hui, quand vous étiez au moment de la vendre, Moi, je vais prendre le côté que dans 4, 5, 6, 7 ans, cette compagnie-là aurait pu valoir beaucoup plus. Puis, il y a toujours aussi le upshot que peut-être que ça part en rapid growth un moment donné dans l'histoire. Mais il y avait un potentiel, on va dire terminal, un genre de terminal de vélocité de cette compagnie-là qui était beaucoup plus élevé que la compagnie qu'on a regardée pour acheter, qui était strictement une cash flow business, si on veut. Le coût de partir une cashflow business comme ça from scratch aurait été, et le risque selon moi, aurait été beaucoup plus élevé qu'il n'en vaut peut-être pas la chandelle parce que c'est tellement risqué de partir une startup. from scratch, que généralement, c'est un peu ça aussi que les VC veulent, ils disent, OK, mais tu prends pas assez de temps à risquer, prends un plus gros risque, go big or go home. Quand vient le temps d'évaluer les deux, je pense qu'il y a ça aussi qui vient en place. C'est quelque chose que j'ai vu récemment justement avec des founders et des startups studios qui ont des fonds d'investissement, qui font une approche hybride de, d'un côté, on veut partir des startups qui sont plus go big or go home, mais on veut aussi acheter des... No joke, dans le fucking deck, c'est écrit boring cash flow companies Ce que je trouve complètement stupide, c'est dérogatoire au bout, parce que there's no such thing. There's no boring companies, mais le point illustré ici, c'est que acheter une cash flow business, c'est tellement différent que d'en créer une from scratch. Je pense que c'est là un peu la question.
François Lanthier Nadeau Sauf que la majorité, pas la majorité, mais plusieurs personnes ou compagnies que j'estime, mettons, ils ont commencé avec une cash flow business. Souvent dans le service, by the way. Des fois dans le produit. Fait que je pense que c'est un gros premier ou early milestone de créer justement un levier pour investir dans d'autres compagnies, lancer d'autres compagnies, etc. Fait que c'est entre autres pour ça que c'est fucking intéressant aux yeux de plusieurs acheteurs, que ce soit des private equity firms ou... des chutes dans le monde. Oui,
Antoine Meunier mais d'où la différence, c'est de l'acheter quand elle a déjà passé toutes les embûches potentielles. Parce que... Oui, oui,
François Lanthier Nadeau oui.
Antoine Meunier Une cash... Puis tu sais, par cash flow business, on veut dire une compagnie qui va, beau temps, mauvais temps, d'année, année après année, faire généralement... générer assez de cash flow pour justifier l'effort puis aussi croître un petit peu à un niveau qui est plus élevé que l'économie. Fait que finalement, ton investissement, bien, il grossit plus que si t'avais mis ton cash dans un... Dans un fonds à bourse. Oui, exact. C'est un peu ça l'angle, mais ce que tu apportes qui est intéressant aussi, ça pourrait tellement être un autre... J'ai l'impression que ce que tu viens de nommer, dans ton entourage, tu as vu beaucoup de gens commencer avec des compagnies de service, des product-as-service, puis des cash-o-business. Je pense que c'est le résultat d'être dans un environnement où on n'a pas accès au capital facilement.
François Lanthier Nadeau C'est vraiment parce que... C'est vraiment dur au Québec. Tout ce à quoi je fais référence, c'est beaucoup canadien. C'est pas... Avec beaucoup...
Antoine Meunier Puis les outliers, il y en a. Puis il y a des POCA, il y a des compagnies qui ont levé beaucoup de financement puis qui ont réussi à transcender ça. Mais c'est beaucoup plus difficile que... Puis tu sais, je pense qu'on a eu la discussion, là. Les discussions qu'on avait... Attends, les discussions qu'on aurait si on était... exemple, à Silicon Valley, puis que notre background était là, on serait tellement différents.
François Lanthier Nadeau Oui, c'est vrai.
Antoine Meunier Puis c'est ça la réalité un peu du marché. Mais l'autre réalité du marché, c'est qu'il y a beaucoup plus de micro-markets comme le Québec, partout dans le monde, qu'il y a de Silicon Valley.
François Lanthier Nadeau Exact. Puis moi, je ne pense pas que c'est une mauvaise chose parce que ça... Bon, nous, on a des spécificités aussi, je pense, au niveau des subventions, du financement public, tout ça, qui jouent un peu dans tout ça, mais... Je pense que, grosso modo, qu'il y ait moins de capital de risque, juste prêt à être déployé tout le temps à coups de millions et plus, ça force peut-être justement les entrepreneurs à se concentrer sur des fondamentales de business qui sont genre finance, puis tu finances ta compagnie avec le produit-service que tu vends puis le cash que tu fais. Je pense aussi que ça va être l'épisode qui va sortir avec Georges Saas où est-ce qu'on en parle justement de la vente de SNIP, puis de la Valo, puis du potentiel pas-vente versus vente. C'est comment travailler avec moi, c'est comment travailler avec lui, comme psychologiquement parlant. Ça va être un aussi bon genre de compagnon épisode à ce qu'on vient d'enregistrer là. Puis, pour finir, je peux... T'allais sûrement la faire parce que t'es vraiment, vraiment bon là-dedans, mais ça, ça sort lundi le 4, je pense. Et puis, jeudi le 7 septembre, on a un événement chez WorkLeap à Montréal, un live podcast. Il reste pas tant de billets que ça, honnêtement. On en a vendu plus que je pensais qu'on allait en vendre. Tout le crew, SaaSpasse, puis des amis qu'on aime autour vont être là. Plein de monde que je connais pas et que je connais un peu de Montréal vont être là. Venez, sérieux, allez sur Even Bright, faites SaaSpasse, vous allez le trouver. Ou sur notre site, c'est genre en bannière ou en show notes de cet épisode-là, vous pouvez acheter les billets, réservez-les. Antoine, il va être là en personne aussi, ça va être un good time. J'ai vraiment, vraiment hâte de te voir en vrai, en fait, encore une fois.
Antoine Meunier Ça va être... Pour vrai, ça va être vraiment cool. Puis, tu sais, j'ai manqué... J'étais au premier événement à Québec. Je n'ai manqué un deuxième. Puis, tu sais, je pense que je l'ai dit 50 fois à quel point c'était... vraiment le fun d'être dans un endroit avec autant de personnes intéressantes. C'est ça que j'ai vraiment, pour vrai, perso, j'ai juste vraiment hâte à jeudi pour avoir encore ce moment-là où, OK, il n'y a pas de peddler, il n'y a pas de bullshit, il y a juste du monde qui bâtissent des trucs cool ou qui sont intéressés à en bâtir, qui font tellement des trucs intéressants. Bref, je vais dire comme j'ai dit dans un épisode antécédent que on se rappelle qu'Antoine il a la chienne dans les milieux publics fait que venez me parler s'il vous plaît je vais être le gars avec la chemise rose parce que j'ai décidé de mes 4 chemises c'est celle-là que je vais mettre fait que vous pouvez le gars avec la chemise rose vous allez dire bonjour ça va être très agréable alright see you soon mon pote bye bye ciao Bonne journée.
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.