Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, head of product & design chez Blissbook.
On discute de nomadisme digital, d’isolement, d’aventures, de connectivité, de Starlink, de navigation à voilier.. bref, un paquet de trucs.
On explique aussi pourquoi on a raté le pod de lundi dernier (on l’a scrappé), et ce qu’on a appris de cette expérience.
C’est un show assez wide-ranging, deux potes qui se parlent, discussion parsemée d’histoires de startups et de remote work à travers le monde.
J’espère que vous allez aimer le format — hésitez pas à nous donner du feedback!
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François Lanthier Nadeau:Les coworking, c'est plus que juste une dépense d'un abonnement ou d'un bureau. C'est une manière de connecter, de diversifier ton réseau et de t'inspirer. Le petit nomadisme, c'est ça les coworking.
Antoine Meunier: Je peux. Je vais prendre le contre-argument. C'est de la cri:de mar:les coworking.
François Lanthier Nadeau: On est poigné dans ce tuyau. Pas plus de tuyaux de règle, pas mieux, on est en tout état. Pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec, on a dépassé le 200 startups. Pas mal fiers de nous autres. Le prochain événement, SaaSpasse, aura lieu bientôt à Montréal, jeudi le 7 septembre, dans les bureaux de WorkLeap, qui était précédemment Gsoft. Les billets sont dispos sur Evenbright, via la bannière de notre site web ou en show notes. On a vendu au-dessus de 60-ish la dernière fois que j'ai checké. Donc, réservez le vote, il en reste une coupe. Live podcast avec le cofondateur de Simon Deben, qu'on va faire, donc ça promet. OK, segment promo pour le pod, nouveau projet. Moi et deux amis avec un solide track record en SEO, Charles McLaughlin et Ludo Armand, on monte tranquillement une offre premium d'SEO pour les SaaS en phase de croissance forte. On offre le full package, c'est-à-dire SEO technique, acquisition de backlinks et contenus. On peut aussi travailler avec des rédacteurs à l'interne au besoin. Si ça vous intéresse, glissez dans mes DMs sur LinkedIn ou écrivez-nous à bonjourhiatsasphase.com. On a notre premier pitch client la semaine prochaine. Je suis assez stoked à propos de ça. Ok, aujourd'hui sur le pod, j'agisse avec mon ami et co-hôte Antoine Merci Head of Product and Design chez Blissbook. On discute de nomadisme digital, d'isolement, d'aventure, de connectivité, Starlink aussi, de navigation à voilier, bref, pas mal un paquet de trucs. On va aussi prendre le temps d'expliquer pourquoi on a raté le pod de lundi dernier. Spoiler alert, on l'a scrappé, on s'est complètement planté. Puis ce qu'on a appris pendant cette expérience-là. C'est un show qui est assez wide-ranging. C'est vraiment deux potes qui se parlent. Une discussion qui est parsemée d'histoires, de startups et de remote work à travers le monde. J'espère que vous aurez aimé le format. N'hésitez pas à nous donner du feedback. Merci pour le support. All right, on passe au show. Let's go. pas du voilier, baller, pis ce que je voudrais dire à ces personnes-là, c'est le dernier pod qu'on a essayé d'enregistrer sur le voilier d'Antoine, notre amitié a failli se terminer, fait que ça balle, ça balle pas à temps plein, mettons.
Antoine Meunier: Ça balle à temps partiel, pis ça dépend des journées. Non, mais pour vrai, aujourd'hui, je me sens callissement baller, man, j'ai... Puis là, c'est là que ça va être très niché. Mais j'ai eu un moment de navigation parfaite où je suis parti ce matin, j'ai fait le tour d'une île, puis j'ai comme eyeballé les marées puis les courants, mais j'ai passé la journée au complet, dans le fond, courant dans le dos. Puis tu sais, j'ai fait un 180 à un moment donné. Puis j'ai eu le courant dans le dos, le vent avec moi, c'était malade. J'ai kill it. Je suis arrivé à côté du ferryman avec les voiles ouvertes. C'était gros. Comme un esti champion, puis à ça, je me suis mis à l'encre à voile. Pour vrai, journée parfaite, man. Si je jouais au golf, ça aurait été un aigle. Ou un oiseau de lait. En tout cas, un des deux.
François Lanthier Nadeau: Parce que là, ma question, c'était ça. Pour nous, les espèces de moldus qui sont les deux pieds sur terre, qu'est-ce que ça veut dire comme accomplissement, genre ?
Antoine Meunier: Ça veut dire que j'espère vraiment qu'il y a du monde dans leur chalet. OK, c'est pas des chalets, c'est des mansions, dans leur mansion à quelques millions, qui ont fait wow homme impressionnant en réalité probablement que tout le monde s'en calait j'avais juste l'air de quelqu'un de pauvre avec un voilier faut être pauvre pour avoir un voilier le monde qui a de l'argent il paye du gaz pour le brûler pis il le met dans leur gaffe
François Lanthier Nadeau: Tu penses qu'il faut être absolument pauvre pour avoir un voilier ?
Antoine Meunier: Non, vraiment pas. Pour vrai, c'est ça qui est malade, en fait. Puis, on pourra en parler plus tard, mais il y a vraiment une mince ligne entre être un homeless et vivre ton meilleur vie quand tu es dans un voilier. Non, mais sincèrement, tu arrives à l'encre, puis genre, c'est arrivé hier. Hier, je suis arrivé à l'encre dans un spot. super cool pis j'ai spoté deux hosties de bateau déconcricés qui étaient dans la baie chez nous à Deep Cove deux hosties tout croche y'en a un man qui avait fait des y'avait mis des bouées random pis c'était parti des AirBnB y'est loué à du monde pis tout pis c'était fait kick out par la ville fait que bref genre je suis rentré pis je suis là ah Chris c'est pas eux autres genre tu sais c'est comme c'est pour vrai c'est similaire au Van Life où t'arrives dans un spot, puis c'est juste trash.
François Lanthier Nadeau: C'est le genre de voisin marin qui fait pipi dans l'eau puis qui te dit salut en même temps.
Antoine Meunier: Justement ça !
François Lanthier Nadeau: Mais pour tenter de faire mon fameux segway de podcast, pourquoi est-ce qu'on parle du voilier d'Antoine puis des marées et tout ça ? C'est qu'Antoine, il vit une expérience. qui pourrait être qualifié de nomadisme digital. Pour ceux qui ont écouté les autres pods, vous savez qu'Antoine travaille full-time comme Head of Product and Design chez Blissbook, une startup qui aide à faire des employee handbooks pour les personnes RH dans les grosses compagnies. Puis, on s'entend, Antoine, tu ne fais pas juste le pod avec moi quand ça te tente, tu travailles temps plein sur ton volier, right ?
Antoine Meunier: Ouais.
François Lanthier Nadeau: OK, fait que ma première question, c'est comment... Parce que t'es pas... Vous êtes tous distribués, mais vous êtes pas tous nomades, right ? Il y en a beaucoup qui sont très sédentaires dans ton équipe. Comment eux se sentent par rapport à comme toi, qui est comme à travers les marées ou whatever ?
Antoine Meunier: Je pense pas que ça a un impact. Je pense que... Pis pour vrai, il y a de quoi... Je... Parce que c'est pas la première fois que je le fais. Je te dirais que c'est comme mon genre de Digital Nomad 2.0. La première fois, c'était avec The Unsimple, Back in the Days. Alors, j'étais dans mon vieux Westfalia 72, en pleine traversée du Canada. Ensuite, on avait fait la côte ouest américaine, pis tout, pis tout. Pis, je pense que la grosse différence quand t'es en mode Digital Nomad, que t'es un peu sur la go, pis que, clairement, pour ton équipe, ils savent que t'es... tu as une aventure. Dans le fond, ce n'est pas de la monogamie de travail. Ils savent que tu fais autre chose de temps en temps, que ta vie, ce n'est pas juste travailler et mettre au boulot-dodo. Je pense que ça, moi, je trouve que c'est juste une belle motivation à produire plus. Fait qu'à être vraiment ça coche plus encore que si j'étais à la maison. Fait que ça, je trouve ça quand même intéressant. C'est comme un peu ma façon de prouver à la team que ça ne change absolument rien. Maintenant, il y a un aspect qui est peut-être non négligeable, puis celui-là, je sais pas, mais c'est un peu le côté, tu sais, je vais dire jalousie, mais c'est pas tellement de jalousie d'être sur un bateau à réaliser que ça fait une semaine que t'es pas la vague l'eau douce, mais c'est plus un moment jalousie de Hey, pourquoi lui, il a une vie de malade, puis moi, je suis pogné dans ma maison avec mes deux enfants qui braillent, mettons.
François Lanthier Nadeau: Mais, tu sais, bro, je pense que, justement, c'est facile de voir un screenshot ou un background pendant un appel Zoom puis de faire Wow, mais quelle vie ! Mais la réalité, c'est que moi et toi, on se parle souvent par semaine. Je sais très bien que ce n'est pas tout le temps rose d'être sur ton voilier. Qu'est-ce qui est challengeant ? Est-ce que le Westfalia on the move et le voilier on the move, il y a des challenges similaires ? Peux-tu faire un parallèle là ?
Antoine Meunier: Pour vrai, tu touches sur un point important qui n'est vraiment pas rose tout le temps. Le voilier, je trouve ça vraiment plus... Je me sens plus à l'aise sur le voilier que je l'étais dans le Westfalia. Le Westfalia, il y avait un côté... Le vanlife, je suis vraiment plus un fan du vanlife. Je trouve que c'est une méthode... C'est un peu parasitaire. T'es un peu un parasite de la société dans le sens que t'es tout le temps en train de profiter des ressources de la société qui existe. Fait que genre, tu suces de l'énergie au café, du Wi-Fi ou genre whatever. Après ça, t'essaies de... benché quelque part, fait que tu te parles sur un terrain de quelqu'un, ou un terrain public mais qui est payé avec les taxes de tout le monde, mais toi, tu t'installes là, tu sais. Ce qui est intéressant avec le voilier, c'est que la façon dont il est bâti, il est autosuffisant. Je produis mon énergie, je produis, dans le fond, je veux dire, je stocke tout ce que j'ai besoin. Puis après ça, la gestion, mettons, parce qu'à un moment donné, tout doit ressortir. Contrairement au van life, où tout le monde va chier dehors. Moi, j'ai ma petite toilette compostable qui fait de la belle terre après trois mois. Mais je trouve que c'est une... c'est une méthode qui est beaucoup plus, on va dire, sustainable côté impact sur la société puis juste sur l'impact de la planète. Maintenant, le problème avec ça, c'est que tu ne sais pas où tu vas coucher le soir. Puis cette anxiété-là, pour vrai, c'est quand même hardcore. Puis maintenant, sur un voilier, la météo est vraiment importante. Fait que, tu sais, là, en ce moment, ils ne vendent que le crisse. Sauf que je me suis benché à un endroit où j'ai vraiment beaucoup de place pour... swinguer. Dans le fond, topo rapide à la voile, quand tu te replanques, imagine que tu fais un arc de cercle autour de ton encre. Si tu t'ancres avec plein de gens autour et que tout le monde se met à faire des arcs de cercle avec un rayon différent, ça peut causer problème. Mais là, maintenant, je suis dans un endroit qui est super safe. J'ai du réseau. Là, je me sens bien et je suis heureux. Mais pour vrai, ce n'était pas le cas avant hier. Quand j'étais en mode, genre, je suis en le-ci, j'ai pas de place, je vais foncer en-dessous, je me suis réveillé quatre fois dans la nuit. Fait que c'est pas toujours parfait, là.
François Lanthier Nadeau: C'est turbo intéressant parce que c'est comme un niveau de nomadisme digital qui est plus exigeant, ne serait-ce que par les compétences de base, les permis de base, là. J'imagine que c'est pas n'importe quel pingouin qui peut juste acheter un voilier puis aller là.
Antoine Meunier: Ah ouais,
François Lanthier Nadeau: ok.
Antoine Meunier: Ah ouais, non, mais sans farce, n'importe quel pingouin. Tu peux avoir un bateau. Mais tu sais quoi qui est triste ? C'est que généralement, un voilier, c'est trop compliqué. Un voilier, il faut que tu comprennes les vents, il faut que tu comprennes la voile. Juste la voile en partant, c'est compliqué. Parce qu'un voilier, c'est comme... Mettons, mon voilier, c'est un chalet flottant. C'est un voilier, puis ensuite, tu as tout l'aspect chalet. Tu as la plomberie, l'électricité, tes patentes, puis tu as une grosse cuve en fibre. Il faut que tu gères tout ça. Maintenant, un bateau moteur. Ce qui est cool, c'est que tu peux juste peser sur un piton, ça parle moteur. tu donnes du gaz pis ça t'amène roughly où tu veux aller pis ensuite j'invite les gens à regarder les show notes pour aller trouver le lien à un compte Instagram qui s'appelle Captain of the Day pis ça fait juste montrer tous les estopins, les pingouins en bateau qui foncent dans tout parce que pour vrai ça prend pas de permis pour avoir un bateau pis un bateau c'est vraiment whack genre c'est vraiment c'est comme l'équivalent d'un spotted de banlieue mais genre pour les
François Lanthier Nadeau: les capitaines.
Antoine Meunier: C'est magique. Pour vrai, t'as pas besoin d'aimer tout ce qui est marin pour apprécier ce compte Instagram-là. C'est juste la magie. C'est des gens chauds que le crisse qui foncent dans des quais. Des gens âgés qui, finalement, à la descente à bateau, vont reculer leur char dans l'eau. C'est magique. Mais bref, n'importe quel pingouin peut avoir un bateau. Pour vrai, ça cause problème parce que quand t'arrives sur l'eau, il y a des... Au BC, surtout. Il y a beaucoup de trafic. Je veux dire, il y a des ferries, il y a des tugboats qui traînent genre un kilomètre de bois. Il y a des tankers, il y a de tout. Puis ça ne pardonne pas, en fait, parce que ce n'est pas comme un char où tu peux juste mettre les freins. Quand tu es sur l'eau, s'il y a du courant, s'il y a du vent, s'il y a quoi que ce soit, tu es un peu à la merci si tu n'as pas bien géré tes affaires.
François Lanthier Nadeau: Puis au niveau de la connectivité, mettons. Parce que là, justement, tu travailles en SaaS, tu as des figments d'ouvert, tu as des calls en real-time avec du vidéo, de l'audio. Il faut que tu sois excité à un minimum. Ce qu'on parlait un petit peu offline, moi, j'étais comme... Parce qu'on s'agassa un peu, puis on faisait un genre de recap un petit peu cynique de notre autre épisode, qu'on s'est plantés les deux, puis on était tellement en crise d'avoir souffert à travers une heure de... Pas s'entendre, buguer, faire...
Antoine Meunier: On peut-tu revenir là-dessus ? C'était tellement pourri comme expérience, là.
François Lanthier Nadeau: Ouais, man, c'était tough. On peut le dire, parce que... Il y a vraiment beaucoup de monde, moi, qui me disent Hey, man, vous produisez, ça produit, SaaSpasse, ça sort, ça n'a pas de bon sens, puis tout. Puis comme, je ne sais pas si ça a l'air facile ou simple, mettons, de l'extérieur, mais moi, ce que je dis tout le temps au monde, mettons, quand je les croise dans un revue, c'est... Moi, c'est de la job en crise, là. Genre au point où j'ai décidé de... Même pré-revenu ou pré-rentabilité... embaucher Ludo comme pratiquement temps plein parce que genre j'arrivais plus pis j'avais pas envie de me brûler parce que j'ai aussi d'autres initiatives d'autres ventures que je regarde fait que tu sais quand pis tu sais on est fier d'avoir la streak de podcast qui sort chaque semaine depuis plusieurs mois mais quand on se fourre comme ça pis tu sais je veux dire Antoine travaille temps plein moi je fais SaaSpasse mais d'autres choses aussi juste trouver des moments mettons pour enregistrer des fois c'est un challenge fait que quand on se crabe un de ces moments-là, puis une heure, puis qu'on a une conversation de marde, puis qu'on n'est pas fiers, c'est vraiment tough, man. Puis on a appris, je pense. Mettons, je te revire la question. Qu'est-ce que tu penses qu'on a appris, mettons, du pod qu'on a scrappé qui a fait qu'on a raté lundi dernier, mettons ?
Antoine Meunier: Sérieux, je sais pas à quel point j'ai appris. Je me rappelle rien. Je me rappelle même plus du sujet. J'ai complètement... C'était tellement painful, puis ce que j'ai appris, c'est quand ça marche pas, pas, il ne faut juste pas s'acharner. Je veux dire, si ça ne marche pas après 10 minutes, ça ne marchera pas après une heure. On a juste... Je me rappelle, je regardais le temps filer et j'étais là, pour vrai, ça ne va pas mieux. C'était tellement lourd.
François Lanthier Nadeau: Tu sais,
Antoine Meunier: pour donner des exemples de lourd, c'était juste, on dit quoi ? Quelqu'un dit quelque chose, regrette instantanément d'avoir dit parce que ce n'est pas vrai ou ce n'est pas bon ou ce n'est pas quelque chose de solide. Puis après ça, l'autre embarque, mais comme... L'autre a mal compris ce que quelqu'un a dit. C'était lourd. Après ça embarque le fait que la connectivité était pourrie. Moi, ça me... Ça, c'est un truc qui me met en crise finalement. C'est drôle parce que je ne sais pas si on avait Ludo au début qui était sur le pod, mais c'est vrai qu'au BC, le réseau est vraiment choppy. C'est genre j'ai deux, trois bars, mais pour une raison inconnue, je n'ai rien. Puis, ça me met en crise. Pour vrai, c'est le genre d'affaire qui me fâche vraiment. Puis, spoiler alert, on va parler de Starlink. Mais le truc que j'ai trouvé quand même dur, mettons, dans cet épisode-là, c'était de gérer... J'ai réalisé que j'étais fâché parce que je n'avais pas de raison.
François Lanthier Nadeau: Moi aussi, oui.
Antoine Meunier: Puis, ça me mettait en crise. Puis, je me sentais coupé. J'étais là, je viens de faire perdre mon temps, le temps de Frank, le temps de Ludo. C'est pas non seulement qu'on a du temps, mais c'est des fenêtres d'opportunités dans la semaine. On n'a pas 14. J'étais tellement fâché de ça. J'ai réalisé que ça paraissait dans la conversation, dans comment j'agissais. Dans la vie, je suis quand même quelqu'un de calme et de relax. Dit le gars sur son voilier. Pour vrai, je pétais des plombs. C'était n'importe quoi cet épisode-là. Je suis tellement content qu'on l'ait délité.
François Lanthier Nadeau: J'ai créé une nouvelle section dans notre notion de calendrier de podcast qui s'appelle Scrapped, puis il y a lui.
Antoine Meunier: C'est pas le premier en plus.
François Lanthier Nadeau: C'est le deuxième Scrapped. Quand tu étais à Québec, on a scrappé un parce que... En fait, c'était similaire, c'est-à-dire que quand on prend... Tu sais, on se parle pendant une heure, une heure et vingt, on a pris un sujet vraiment volumineux, genre le go-to-market pour les SaaSes. Genre tellement volumineux que genre, moi j'angoissais un peu sur Hey, on va-tu être capable de nailer ça ? Puis des fois, le syndrome de l'imposteur kick-in quand tu fais du contenu, puis t'es comme Fuck, est-ce qu'il y a quelqu'un qui connaissait plus que moi qui va écouter ça ? Qui va dire C'est qui ces deux pinceaux-là qui parlent du GGM ? Fait que j'avais ChatGPT, j'avais Google, j'avais réfléchi à d'autres podcasts que j'avais faits, j'avais sorti des vieux articles de Snipcart je les avais adaptés. Man, j'avais une fucking bible de notes. tout est arrivé low connectivity, genre, what the fuck, il y a donc bien du stock dans celui-là. Puis, by the way, des fois, c'est l'inverse, là. Des fois, c'est Antoine qui a plus préparé que moi, puis on go with the flow. Mais là, c'était tellement huge comme sujet, puis en plus, on n'était pas dans les bonnes conditions, fait qu'on l'a scrappé. Mais tu sais, on va le morceler, puis on va en refaire, je pense, autour de ce sujet-là, mais comme c'était juste trop énorme.
Antoine Meunier: Ah non, c'était... Pour citer un autre oiseau, parce que c'est l'épisode où on nomme toutes les sortes d'oiseaux, le merle d'Amérique, Frank, genre, t'avais écrit un fucking blog post dans les notes.
François Lanthier Nadeau: Tu sais,
Antoine Meunier: genre, les notes, c'est un blog, fait que j'étais là, oh my god, fait que finalement, vas-y.
François Lanthier Nadeau: Tu sais c'est quoi ? C'est quand t'es, imagine un gars ou une fille insécure dans une première date pis qu'il ou elle overcompensate en parlant non-stop, tu sais. C'est un peu ça, c'est, hein, je suis tellement shaky sur mon sujet que j'overnote, j'overprépare. Là, le flow est plus naturel. Quand ça suit pas le flow que je voulais, je suis en crise.
Antoine Meunier: C'est ça le point. Le contenu était excellent du blog post. L'affaire qui était dure, c'était un peu le genre de... Ça a enlevé un peu la chimie qu'on aurait pu avoir d'avoir cette conversation-là.
François Lanthier Nadeau: Exact. Puis le monde n'écoute pas si SaaSpasse juste pour factuellement apprendre des trucs d'opérations tactiques ou de stratégies. Ça fait partie, mais c'est la conversation, c'est les anecdotes, c'est les histoires, c'est les insights. Puis on avait comme enlevé ça, cette arme-là du pod. Fait que ouais, rip.
Antoine Meunier: Puis justement, ce qui nous ramène à ce pod-ci, qui est sincèrement... Tu m'as envoyé un texto tantôt pour dire Hey, va checker tes slacks ! Puis j'étais en train de genre... d'avoir l'air d'un esti de balleux à faire mes moves de voile de malade. Fait que j'ai vu ton truc et je me suis fait Hey, pour vrai, je checkerais ça tantôt. Je finis par me mettre à l'encre comme un champion. Puis je vois Hey, on pourrait record ça ce soir, blablabla. Puis sérieux, ça me tentait tellement pas, Frank. Parce que... j'étais pas dans le mood d'embarquer justement encore dans un... OK, il va falloir qu'on étaye un sujet vraiment relevant, qu'on arrive avec des bons arguments, des bons points, à de quoi de nouveau. Je veux dire, je suis pas prof d'université, moi. Je suis juste dans la tech depuis tellement longtemps que j'ai appris à observer et j'observe beaucoup de choses. Mais j'ai des opinions et des fois, c'est entertainant, des fois, ce n'est pas. Le but de ce podcast, c'était Hey, Frank, je vais faire le podcast. Mais si on parle du nomade digital en 2023, puis à quel point ça a changé, puis c'est quoi les challenges, puis tout, parce que je suis dedans, puis ça me donne danger. Mais on peut retomber dans le sujet de cette année.
François Lanthier Nadeau: Ben oui, man, absolument. Puis le hook, l'encre, c'est ça ? Non, un hook, c'est un crochet. Whatever. J'essaie de faire un maritime jeu de mots.
Antoine Meunier: Non, mais c'est un synonyme. Les Anglais, ils appellent ça when you drop the hook
François Lanthier Nadeau: Bon, ben parfait. Le hook, c'était justement que t'es justement sur ton voilier, puis on va commencer. Je pense qu'on va commencer, man, avec Starlink parce que tu l'as comme preview. On était au téléphone tantôt et j'étais comme, Motherfucker, pourquoi tu t'achètes pas Starlink ? Fait que je te repose la question aussi poliment là.
Antoine Meunier: OK. Bon, la réponse rapide et simple, c'est, je pensais pas que j'en aurais eu besoin à ce point-là. OK. Puis, la réponse, le truc qui est super intéressant, c'est, puis tu sais, j'espère qu'il y a du monde qui écoute, qui vont se sentir visé là-dedans, mais parce que... Je pense qu'on est quand même un... Tous les gens de tech, on a le nomade facile dans le sens que, que ce soit pour un week-end, pour une semaine, pour des vacances, peu importe, vu qu'on peut... Ceux qui travaillent remote, c'est tellement facile de dire, Ah, ouais, ouais, ouais, je vais... Puis tu sais, juste, mettons, Pierre-Alexandre, avec qui je travaille chez Blissbook, il est allé en Gaspésie faire du kite. Mais tu sais, il n'a pas pris genre huit jours off, il en a pris genre trois. Puis quand il chargeait sa Tesla, c'est quand il travaillait. Dans le fond, il a travaillé 3-4 fois dans la journée, puis c'était ça son move. Ça, c'est possible en 2023, parce qu'on a tellement des bons plans téléphone. Mettons, moi, j'ai 100 gig par mois avec mon téléphone. Fait que j'étais là. Pour vrai, 100 gig, c'est quand même golden. Si t'enlèves les week-ends, t'enlèves Antoine qui écoute Netflix parce qu'il se sent seul, t'enlèves les FaceTime, t'enlèves ces patentes-là, ça laisse, mettons, 2-3 gig ou même 4 gig par jour de travail, ce qui est amplement suffisant. Mais moi, j'avais pris pour acquis que j'aurais du réseau. Parce que, c'est un peu par choix aussi, je suis venu dans une zone où il y a beaucoup de villes. Je veux dire, il y a des maisons autour. Il y a quelques chalets autour, mais je ne suis pas dans le bois. Je ne suis pas parti en Alaska, mettons. Moi, je pensais que j'allais être correct. La raison pourquoi je n'ai pas pris Starlink, c'était parce que je pensais que mon forfait TELUS était tellement baller comparé à ce que j'avais dans le temps, mettons. En 2016, je pense que j'avais 5 ou 6 GB. Là, c'était challengeant parce que tu ne pouvais pas faire de zoom. Il fallait que tu checkes vraiment. Tandis que là, maintenant, j'ai beaucoup de données. Tu n'es pas axé aux données.
François Lanthier Nadeau: Tu es juste un autre sponsor, pour être clair.
Antoine Meunier: C'est-tu qui qui est encore moins un sponsor ? C'est Rogers. Oh my God, j'ai switché. J'étais avec Rogers ici un moment donné, puis je suis parti en moto. C'est quelque chose que je recommande fortement aux gens qui ont des pernées de moto. Tu pars en moto et tu couches dans des motels. J'ai fait ça pendant une semaine. Je suis parti au BC et je couche dans des motels, mon gars. C'était tellement hot parce qu'à chaque motel que tu fais, tu as l'impression d'être dans un film. C'est magique. Ça me fait penser à...
François Lanthier Nadeau: On dirait une genre d'épopée américaine à la Jack Kerouac. Il y a quelque chose de très poétique. Mais ce qui est drôle avec toutes les aventures d'Antoine... Van Life, Motorcycle Diary d'Antoine, Voilier. C'est chacune de ces aventures-là, probablement que je mourrais si je les faisais moi. Genre, je ne m'en sortirais pas.
Antoine Meunier: Mais c'est ça la beauté, c'est que c'est même pas si... C'est ça qui est le fun, c'est que j'ai réalisé qu'il y a moyen de faire des, quote-unquote, des aventures, mais avec peu de risques. Puis, tu sais, de les faire assez confortables. Ce qui nous ramène à Starlink.
François Lanthier Nadeau: Oui.
Antoine Meunier: Puis, la raison pourquoi je ne l'ai pas, comme là, je l'ai rajouté dans le budget bateau pour le printemps prochain, parce que mon plan, c'est de faire l'été au complet sur le bateau, d'en faire un chalet flottant. du mois de mai jusqu'au mois de septembre.
François Lanthier Nadeau: Très cool.
Antoine Meunier: Ce qui me manque, en fait, c'est que j'ai pas assez de batterie pour, dans le fond, pour feeder Starlink. Starlink, il consomme, je pense, 50 watts en général. OK, c'est intéressant. Il faut, oui, puis en fait, c'est là que ça devient genre, cette semaine, on bâtit de l'électricité avec Sylvain. Dans le fond, présentement, j'ai des batteries normales, puis je veux faire un upgrade avec des batteries lithium. Sur des bateaux, en fait, tu mets des batteries lithium-ion et non lithium-ion, parce que les lithium-ion, ils explosent. Fait que bref, il faut que j'update mes batteries, que je me fasse une grosse banque, panneau solaire, Starlink, puis là, je vais être en business.
François Lanthier Nadeau: OK, c'est bon. Fait qu'il faut que tu ailles plus de réserve d'énergie pour pouvoir puller off l'espèce d'antenne fully remote qui offre.
Antoine Meunier: Oui, parce que là, je pense que je patinerais un peu. Puis il y a une couple d'upgrades aussi. Genre, la vie n'est pas parfaite. Genre, je n'ai plus de frigo. Mon frigo, dans le fond, il consomme tellement de jus que je l'utilise juste quand je suis à moteur. En tout cas, c'est un peu spécial. Long story short, je mange sec et sec en maudit distancié. Ça fait que ça fait partie des upgrades.
François Lanthier Nadeau: Pour le monde qui écoute et qui sont comme... Yo, je veux faire une aventure comme ça de nomadisme digital puis continuer de travailler pour ma startup, mon SaaS. Aujourd'hui, la tech existe. Starlink, il y a une flotte de satellites partout autour de la planète. Si Starlink avait existé quand tu faisais ton trip de Westfalia par exemple, est-ce que ça aurait été un avantage marquant pour toi ?
Antoine Meunier: Non, parce que...
François Lanthier Nadeau: Pourquoi ?
Antoine Meunier: Le Westfalia était tellement pas fiable. que tu veux pas t'aventurer loin des villes avec. Fait que dans mon cas, ça a rien changé. Mais pour ceux qui font plus du overland, c'est-à-dire qui partent en mode... qui font du boondocking, qui partent plus loin dans le bois ou qui vont faire un peu du off-roading pis qui vont se bencher avec leur genre de sprinter 4x4 ou leur pick-up ou peu importe. Dans cette optique-là, c'est là que le Starlink est vraiment intéressant. Mais la différence, mettons, pour moi, c'est que mettant... Prenant pour acquis que l'année prochaine, j'ai Starlink à la même date, au lieu d'être dans les îles près de Victoria, dans le sud de la Congo Britannique, je partirais dans le nord. Puis j'irais explorer plus vers l'Alaska, dans des endroits qui sont complètement remote, mais que finalement, je vais avoir plus de connectivité qu'en ce moment j'en ai. Ce qui est complètement fou, puis c'est game changer quand même.
François Lanthier Nadeau: J'ai deux trucs sur lesquels je veux creuser avec toi, bro. Un. T'as dit quelque chose plutôt dans le pod qui est super important pour le monde qui travaille remote ou dans des contextes où l'habitude pis la fiabilité, mettons, de ta présence ou des communications est moindre. C'est, moi, quand je pars dans ce mode-là, je double down sur ma productivité pis je montre que je ship autant. Parce que c'est comme un peu si tu own ce privilège-là d'être nomade, d'être remote. Pis ça, moi, ça me tient super à cœur. Pis Georges, à l'époque... quand moi j'ai décidé de faire des moves un peu remote quand j'étais plus jeune je disais la même chose, c'est comme si t'as mérité notre confiance au départ, puis que là tu pars c'est correct, mais nous on est pas mostly nomades ou mostly distribués, donc c'est on you c'est sur toi de prouver qu'on peut continuer de te faire confiance puis que tu peux continuer d'être autant productif ça c'est une leçon, je pense que je fais un extrait de ça, c'est pour que le monde que ça stick... J'imagine qu'il y a du seconde pour ça.
Antoine Meunier: C'est vraiment intéressant que tu dis ça parce que c'est... Excuse-moi, mon chien avait décidé qu'il partait à l'aventure aussi.
François Lanthier Nadeau: Pas de trouble, man.
Antoine Meunier: Peut-être que mon chien avait décidé qu'il avait soif. Genre là. C'est comme, hey, je m'en vais au bord de l'eau. Là, là.
François Lanthier Nadeau: Pas grave, man.
Antoine Meunier: Ça fait partie de l'environnement. Pour vrai, on fait du ASMR ici. Mais c'est intéressant que tu dis ça parce que... je le prends pour acquis maintenant. Tu sais, je pense que ça fait tellement longtemps que le... On est tellement remote à la base que je prends pour acquis que j'ai le droit d'être nomade et qu'en fait, ça ne change vraiment rien. Mais c'est bon que tu dises ça parce que c'est vrai qu'il faut que tu gagnes la... C'est un peu un genre de... Tu sais, parce que pour ceux qui l'ont fait, vous allez vous reconnaître et vous allez comprendre, c'est tellement dur quand tu es sur la route de commit à quoi que ce soit parce que... Ou si tu es en aventure ou peu importe, même en voyage. Puis avec les décalages ou avec ces choses-là, puis là, tu as un meeting à une heure, tu es là Oh my God, à cette heure-là, je n'y arriverai pas. Ou Je n'aurai pas de réseau à ce moment-là. Ou Je ne serai pas à la bonne place pour pouvoir le faire. Ou ça tombe à une heure qui bloque complètement ma journée ou qui bloque un autre, mettons, un souper que j'avais avec des amis ou peu importe. Puis c'est super dur de marier les deux. puis c'est vrai que c'est important je pense d'avoir fait ces preuves avant de se lancer là-dedans pour vrai ça crée de l'anxiété aussi genre d'être le nombre, puis moi mettons genre Starlink cet épisode est une présentation de Starlink merci Elon mais tu sais mettons Starlink je l'ai vu sur un bateau sur deux depuis que je suis parti surtout les Américains n'ont vraiment beaucoup on se rappelle Ville-Géographie genre je suis à 20 km des États-Unis en ce moment. Oui, Seattle, puis les îles, puis vous regarderez, en fait, vous regarderez la ligne de la frontière canado-américaine de la côte ouest, c'est n'importe quoi. Dans le fond, je pense le deal, ça c'est la partie du jour est une présentation de la géographie. Dans le fond, si vous regardez, je pense le deal avec les États-Unis, ça a été tout ce qui est en bas du 49e parallèle ou 50e parallèle. Bref, on a comme dit un peu... parallèle, pis que tout ce qui est en haut c'est le Canada, tout ce qui est en bas c'est les États-Unis sauf sur la côte ouest où là ça devient un peu un shit show parce qu'il y a plein d'îles, fait que dans le fond, là je suis sur une île qui est canadienne, mais à la même hauteur, si je vais vers l'est je suis aux États-Unis, si je vais vers l'ouest je suis au Canada pis dans le fond, même à Vancouver il y a un endroit qui s'appelle Point Roberts qui est techniquement les États-Unis aussi fait que bref, c'est n'importe quoi oh Fait que tout pour dire, il y a beaucoup de bateaux américains, de gens qui sont sur l'eau qui sont d'américains, puis il y a un shit tonne de Starlink, puis franchement, genre, Starlink, c'est un game changer de si c'est vrai que tu peux être n'importe où puis tout le temps connecté, ben là, tu peux vraiment être n'importe où. Tandis que là, moi, présentement, je suis un peu content à essayer de rester proche de la civilisation pour ça.
François Lanthier Nadeau: Luke, Lucas, Matt Richardson. Dans l'épisode qu'on a fait ensemble, on pourrait mettre le chiffre dans les chauneaux, ça m'échappe, il disait, une fois que je me suis rendu compte que je pouvais être quand même dans le bois avec une connexion haute vitesse, travailler chez moi avec les généreux salaires de la tech, je me suis dit que c'était le ultime life hack et que c'était sûr que je faisais ça. Ça fait avec sa personnalité, je pense. Comment il voit les choses, sa vie familiale et tout. Mais je suis quasiment en train de me dire que si tu pousses plus loin la réflexion et que tu es de nature aventurière, mettons, avec Starlink, tu peux faire le ultime, ultime life hack de genre être carrément dans les mers et les océans ou dans les contrées très éloignées en mode aventure, mais quand même gagner ton point avec une industrie comme le SaaS. Tu peux faire du bon cash quand même.
Antoine Meunier: Oui, mais c'est drôle que tu dis ça parce que c'est exactement le feeling que j'ai eu. Ça se pourrait, on jase, ça se pourrait que j'aille passer une demi-heure à regarder les specs de Starlink puis vérifier que ça marchait et tout. Parce que tu parles de, on est encore dans un monde où il y a beaucoup d'endroits, c'est pour ça que Starlink existe, il y a beaucoup d'endroits qui sont plus ruraux. Fait que tu as encore des villages, mettons une ville de 15 000 personnes sur une île qui a fuck all accès à un réseau solide. Puis, t'es pas au plein milieu de l'océan, t'es pas genre à 100 kilomètres dans le bois, t'es genre dans une ville, il y a un pub, il y a une épicerie, il y a plein de trucs, mais le réseau est à chier. Puis c'est pas parce que t'aurais envie de rester là, tu sais, tu te dis Hey, j'ai envie de passer la semaine ici, c'est un bel endroit. Puis, de savoir que maintenant, ça, c'est possible, moi, pour vrai, ça m'a genre, ça a fait ma journée de juste, tu sais... Un, de voir que ça ne consommait pas trop d'électricité, que je suis capable de le faire, puis que ça fait du sens que ça existe. Parce que pour vrai, les moments... dur de cette époque-là à date. J'ai regardé, ça fait, je pense, une vingtaine de nuits sur le bateau depuis, mettons, la mi-juillet. C'est cet isolement-là de mon monde à moi qui est virtuel. Quand je ne peux pas rentrer dans ma trice, c'est là que je ne me sens pas bien. C'est drôle parce que je pense que c'est important de le vivre. Je pense qu'une génération qui a à être bored c'est quelque chose qu'on n'est pas très bon à gérer. Absolument. J'ai passé ma journée sur le voilier, je n'écoute pas de podcast. Je suis juste, dans le moment présent, à rouler à littéralement 4 km heure pendant une journée de temps. Je m'occupe dans ma tête ou peu importe. Ça, je suis capable de le faire. Mais d'arriver après à l'encre et d'être encore seul. pas être capable de reconnecter avec les, mettons, les 10, 20, 30 personnes que je trouve vraiment cool, avec qui j'ai envie de jaser, qui sont un peu partout dans le monde, de ne pas être capable de connecter avec ces gens-là, ou de te parler à toi, c'est ça qui me rend seul et isolé. Puis ça a vraiment été tough. C'est arrivé une couple de fois où, mettons, j'ai des barres, j'ai des barres, j'ai des barres, j'arrive, je me mets à l'encre, aucune connexion. Je suis en train de faire de la gymnastique pour essayer de mettre le téléphone dans des endroits pas possibles pour essayer de capter une barre. Il n'y a rien qui rentre. Bon, OK, on va continuer de lire mon livre. Puis, tu sais, l'ironie, c'est qu'on est 50 bateaux dans la baie. Je ne suis pas tout seul. Je ne suis pas seul au monde. Je suis juste isolé. Puis, c'est ça, pour vrai, c'est tough. J'essaie de trouver une manière de le gérer parce que, pour vrai, ça me fuck complètement.
François Lanthier Nadeau: Oui, moi, c'est... C'est un inconfort que je pense que c'est quand même... Je pense qu'il y a du bon, mettons, que tu puisses passer à travers ces moments-là et être 100 seul avec toi-même et pas rempli de distractions ou de connexions avec les autres via Internet. C'est juste tout le temps de doser à quel point tu bouges à travers des irritants. Je pense qu'on grow à travers certaines difficultés, certains stress, whatever. Mais le ratio, justement, de... OK, comment tu fais pour te dire, genre... All right, man, mon trip, c'est tant de temps parce qu'en termes de provision, j'en ai à peu près pour tant de temps. Mais y'a-tu aussi un facteur psychologique où tu te dis Ben, mon trip en volée, ça va être un mois maximum parce qu'après ça, j'aurai besoin de contact humain. Genre, tu y penses-tu ?
Antoine Meunier: Mais c'est ça l'affaire, c'est que j'en ai plein de contacts humains. Puis là, c'est là que la matrice embarque. Par la matrice, je veux dire Internet. le monde dans lequel on vit et on évolue. La conversation qu'on a là, c'est la deuxième conversation que j'ai aujourd'hui. Ce matin, j'ai jasé avec un couple de Seattle d'à peu près notre âge qui allaient eux aussi marcher leur chien sur la plage. On a jasé un peu. De pouvoir te parler avec toi là, ça remplit ma jauge d'interaction humaine. Après ça, je me sens bien. Après ça, on va finir le pod. Je vais me faire assouper, je vais faire mes patentes, puis là, j'aurai une idée, je vais te la texter. Puis là, je vais toujours être en interaction avec toi, si on veut. Puis moi, j'ai réalisé que ce qui me... ce qui me rendrait vraiment anxieux, c'était d'être déconnecté de mon monde. Puis mon monde, il est jamais à côté de moi. Il est tout le temps ailleurs.
François Lanthier Nadeau: Il est tout le temps via Internet. Parce que t'as construit la majorité de ta carrière, justement, en étant remote puis nomade. Ce que je trouve intéressant dans ce qu'on est en train de dire, puis le portrait qu'on est en train de peinturer un peu, c'est qu'il y a vraiment deux styles, j'ai l'impression, de nomadisme digital. T'en as un qui est plutôt solitaire, très, très mobile. Ouais, c'est que, tu sais, mettons, la vanlife, la moto, le voilier, c'est des exemples de ce côté-là. L'autre côté, moi, c'est ça à quoi j'ai été plus exposé, car moi, j'ai fait des expériences. c'est le nomadisme digital de tourisme, de popularité culturelle, où est-ce que ça abonde d'humains dans le monde physique, right ? Comme le hotspot à l'époque où je l'ai fait, c'était Chiang Mai en Thaïlande, disons. Puis c'est vraiment des expériences complètement différentes parce que souvent, tu arrives dans une communauté de nomades digitaux built, already built, tu sais, t'es pas... isolé comme tu mentionnais plus tôt.
Antoine Meunier: J'ai une question pour toi par rapport à ça.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Antoine Meunier: Pis tu sais, c'est ça même... C'est juste un feeling... Es-tu moi ou le pire feeling au monde c'est d'être... entouré d'humains, mais de se sentir seul et isolé.
François Lanthier Nadeau: Ouais, man. Tu sais, genre... Genre, je pourrais pas te dire à quel point je suis d'accord avec ce que tu viens de dire, man. L'autre semaine, j'étais tout seul à Québec, chez nous, tu sais, comme le monde proche autour de moi était en vacances ou pas là, whatever. Puis j'étais comme, man, si j'avais pas mon chien, man, ça serait plus tough que ça l'est, mettons. Alors que je pense que je me sentais même mieux à ce moment-là, seul chez nous avec mon chien. que quand j'étais à Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, rempli dans des meet-ups, des 5 à 7, des co-working, rempli du monde legit, puis du monde qui veulent juste être là pour dire qu'ils font du nomadisme, puis qu'ils prennent des photos, puis qu'ils ont... whatever. C'est un petit peu cynique, mais je le pense pour vrai. Puis dans cet endroit-là, man, j'ai jamais été aussi seul, je me suis jamais senti aussi isolé. Le décalage horaire, la culture, les inconnus, la bouffe, man. Moi, j'ai un paquet d'allergies, tu sais. Puis le décalage... Ma team qui est à 12-13 heures, je pense que c'était... Pour moi, je suis pas en train de condamner le nomadisme digital. Pour moi, c'était un fucking enfer.
Antoine Meunier: C'est tellement... Tu racontes ça, puis... Ben, tu sais, j'ai vécu un enfer, mais comme... tellement moins intense, genre hier. Puis après ça, on va revenir à l'Asie, là. Mais ce feeling-là, justement, d'être comme... Tu sais, hier, je me dis Hey, comme, c'est cool ! Genre, hier encore, j'ai fait une estie de journée de marin, de champion, là. Tu sais, puis il y a une sorte de magique de comme... Tu sais, genre, je suis né en 90, là. Fait que on dirait que tout le monde est dans les années 80 puis 70. C'est juste des... ballers naturels, des MacGyver qui ont tellement fait de trucs random parce qu'ils étaient free-range kids dans la vie et qu'ils ont démonté des objets et qu'ils ont construit des affaires. Nous, on a vécu dans un genre d'une société pseudo-digitale, pré-digitale et après ça, on a eu Internet et on a vécu dans notre petit monde parfait. Hier, c'est le genre de journée où je lis les... Je regarde la météo, je regarde la topographie, je regarde de l'horizon. Je prends des décisions, puis mes décisions marchent. Puis je suis là, oh, nice. Puis je trouve ça cool parce que quand je me plante, c'est vraiment de la marde. C'est vraiment pas nice, mais quand je réussis puis que je prends les bons calls, je suis là, oh my God. C'est comme, on dirait que dans la tech, c'est très romancé, genre les échecs. Puis, tu sais, genre des... dans le fond des genres de game theory pis tout pis tout pis pour vrai là genre tu fais un game theory ultime c'est d'être capable de gérer la météo pis les éléments de la nature pis y'a de quoi tellement cool de dire oh wow aujourd'hui j'ai joué avec la nature je me suis pas trompé pis on a joué en équipe pis fait que hier je fais cette journée là je suis là oh my god game changer man je drop long je suis là fucking kingpin je vais aller au pub à Marina fait que là je débarque à Marina je me dis je vais avec mon chien t'arrives là, c'est comme au botanique c'est très yolo t'amènes ton chien au resto, y'a pas de problème tu te benches sur la terrasse avec ton chien, y'a pas de trouble pis je me suis tellement senti awkward et seul tout le long y'avait un mariage, y'avait plein d'événements, y'avait plein de trucs, y'avait de la vie j'étais pas seul, mais je me suis rarement senti seul comme ça pis c'est drôle parce que je te l'ai dit ça Tu sais, comme moi, dans le fond, au cégep, je suis jamais rentré à la cafétéria. Genre, ça m'angoisse. Genre, moi, manger au resto tout seul, c'est l'affaire qui m'angoisse le plus au monde. Puis j'y avais pensé de me dire, Hey, je pourrais m'amener un livre. Ça ferait comme un props, tu sais, ça ferait comme une pseudo-distraction, fait que je me sentirais moins jugé. La réalité, c'est que personne ne te juge, tout le monde s'en calisse, mais moi, dans ma tête, tout le monde me juge, tout le monde me regarde. Puis, pire moment. Genre, ça a scrappé ma journée complètement. Genre, c'est... insane. Mais comme ça, ce feeling-là, puis là, c'est là qu'on ramène à l'Asie. Tu sais, des fois, genre, d'être entouré de gens, on pense que ça va aider, mais ça aide pas. C'est-tu un feeling que t'as eu, toi ?
François Lanthier Nadeau: Ouais, en fait, oui. Absolument. C'est quand même anxiogène pour moi de rencontrer des nouvelles personnes quand j'ai aucune relation dans un cercle donné. Tu sais, mettons, si j'arrive à quelque part pis je connais... personne. C'est tough. J'ai toujours trouvé ça tough. Je suis à l'aise quand les gens savent de quoi me parler ou que je sens de l'attention ou whatever, mais quand je suis un total stranger, c'est quand même très difficile. Là-bas, ça a été beaucoup ça. Fait que je me suis dit, OK, comment est-ce que je contre ça ? Comment est-ce que j'essaie de créer des relations parce que j'en ai besoin ? C'est quasiment, bon, je sais pas. Mettons que j'hyperbolise, c'est du survival, genre. Humainement, j'en ai besoin parce que je ne suis pas une personne qui est capable d'être ou qui enjoy être seul seul, surtout pas à l'autre bout du monde. Fait que ce que j'avais fait, j'ai tissé deux relations quand j'étais à Chiang Mai. Il y en a une que je suis allé dans un Bitcoin meetup. Fait que j'étais sur meetup.com. Puis, tu sais, d'ailleurs, je compte ça. Puis ça peut être un truc, là, pour les gens qui décident d'aller explorer seuls dans d'autres contrées, d'autres pays, tout ça, puis qui sont comme What the fuck ? Comment je connecte ? Tu sais, puis tout ça. Meetup, c'est cool parce que ça te donne comme une excuse ou une raison d'être à la même place que plein d'autres mondes. Un sujet que tout le monde est intéressé par puis a le goût d'échanger autour. Puis moi, à cette époque-là, c'était Bitcoin. Puis il y avait un dude... qui est très, très, très pseudonyme en ligne. Fait que je dirais pas son nom. On va l'appeler Tim, mettons. Puis on a parlé de Bitcoin. On a parlé de, genre, de sa propre banque, de plein d'enfoirés. Puis on s'est challengé. Puis j'ai appris que le gars, il avait un SaaS. Puis que, tu sais, ça faisait une couple de millions. Puis que lui, il avait optimisé.
Antoine Meunier: À la fois que tu... Excuse-moi, Frank. C'est ça la fois que tu nous parles de Sam Bankman-Fried live up sans dire le nom, genre ?
François Lanthier Nadeau: Ouais. Ben, écoute... Sam pis moi. Non, non, non. Écoute, fait que ce gars-là, c'est ça, il avait un SaaS, man, pis c'était super fascinant parce qu'il prêchait tellement fort l'optimisation de ta vie en fonction des leviers économiques pis de qualité de vie que t'as dans d'autres pays. Fait que lui, c'était un gars qui venait, disons, de l'Europe très bien nantie, pis il arrêtait pas de comparer, mettons... Combien ça coûtait vivre là-bas, le luxe, le confort qu'il y avait ici versus là-bas. Il y avait tout, tout, tout setupé, le fiscalement, logistiquement, pour maximiser le cash qu'il sauvait, puis tout ça, en faisant peu de sacrifices selon lui, mettons, au niveau de sa qualité de vie. Fait que c'était super intéressant, puis moi, j'étais super, quand même, influençable. Fait que j'écoutais beaucoup ça, puis je me disais, comment, c'est ça que je veux faire, puis je devrais-tu faire ça ? puis tout, puis site d'immigration Canada, tu sais, voir si je suis pas résident permanent, qu'est-ce qui se passe avec mes taxes, ou whatever. Fait que ça, je suis quand même allé dans un rabbit hole un peu, mais au-delà de tout ça, ce gars-là, c'était juste un fucking nice guy, man, qui était real, qui careait à propos de, genre, être en santé, prendre soin de soi, builder son wealth pour le long terme, puis les relations, tu sais, on a beaucoup, on est... Fait que, tout ça pour dire. on est allé au meet-up on s'est connu là je pense qu'on s'est revu dans le meet-up pis à un moment donné je lui dis hey man si jamais genre ça te tente d'aller souper comme juste random pis genre jaser de bitcoin ou genre de SaaS ça me ferait plaisir fait qu'on est allé sur une genre de friend date comme ça pis on est devenu amis man pis tu sais on s'est envoyé des lui il faisait des des notes vocales c'était son truc là genre des énormes longues notes vocales c'est un cast d'européen ouais ouais Fait qu'on a gardé contact des années, ça fait un bout que j'y ai pas parlé, mais même quand j'ai vendu Snipcart, je l'ai appelé, puis j'ai tout break it down, les chiffres, j'étais comme, genre, dis-moi tout ce que tu penses, puis lui, il était comme, non, non, man, bid'le plus longtemps, t'as plus d'équité, whatever. Fait que j'ai buildé une relation avec lui, puis l'autre, j'étais vraiment sur la rumba, ça n'avait pas que je faisais encore le party, puis j'ai rencontré un Australien, man, qui était genre pro du SEO. qui avait le number one leave de SEO sur Amazon, puis que ça lui faisait un revenu passif. C'était un party guy, mais il était tellement bright en SEO, puis c'était aussi un trupeur d'optimisation de ta vie, puis tout ça. Je me rappelle, ce gars-là m'avait dit de quoi, qui m'avait vraiment marqué. Lui, il avait, il appelait ça sa journée d'oisiveté, ou je me rappelle plus c'est quoi le mot en anglais, mais il y avait toujours un, je pense que c'est le dimanche, qui faisait rien. Il y avait aucun plan, aucune commission, pas de travail, pas de rencontre, pas de date, pas rien. Puis il faisait juste flâner. Puis il disait que c'était genre l'affaire la plus ressourçante pour lui qui permettait genre d'avoir tellement de créativité puis des solutions à des problèmes qui étaient genre dans le back of his mind. Fait que moi, ces deux gars-là, mettons, je pense que c'est ça qui m'a passé à travers le deux mois en Thaïlande. Puis sinon, non, au plus sûr, je m'en serais pas sorti.
Antoine Meunier: c'est cool puis là on va remonter à Meetup c'est tellement cool par contre que t'ailles trouver les outils pour rencontrer du monde parce que c'est ch... C'est tellement plus... Tu sais, parce que pour eux, j'ai le même truc. Puis j'ai envie d'utiliser la tribune qu'on a en ce moment pour dire à Montréal, à l'événement, SaaSpasse. Ceux qui vont y être, venez me parler, s'il vous plaît. Je vais être anxieux que le tabarnak à toutes les fois que je suis seul. Merci. Voilà. Le message est passé. Venez, donnez-moi un high-five. Parlez-moi de votre vie. Genre, dès que je connecte un humain... Non, mais pour vrai, c'est l'affaire qui est tellement... absurde la vie, c'est genre d'être extroverti à ce truc. Pour vrai, moi, parler avec un humain qui me raconte ses trucs, c'est l'affaire que j'aime le plus au monde. Puis tu sais, je care pour vrai. Genre... Oui, c'est comme ça qu'on se connaît. Quelqu'un me parle de sa passion, oui, tu me parles de tes affaires puis tu sais, on s'en calisse, mais je trouve ça intéressant pareil. Mais oui, je suis genre la personne que j'aime vraiment ça, je m'intéresse vraiment aux gens tout le temps, mais je suis incapable de... J'ai vraiment de la difficulté à me sentir posteux.
François Lanthier Nadeau: Ce qui est cool avec les événements, SaaSpasse, c'est que justement, on te donne un background, un contexte et des points en commun tellement simples, je trouve, et forts. Hey, man, toi, as-tu ton propre SaaS ? Travailles-tu dans un SaaS ? Ah, tu es en UX ? Nice ! Moi, je suis ça que là-dedans, où on vient d'embaucher quelqu'un. Je trouve que la quantité de... icebreakers mettons, dans les événements, SaaSpasse, est vraiment, vraiment grande. Puis à date, j'ai vu du monde accueillant aussi, pas trop élitiste, de genre, quelqu'un qui est comme, il n'y a pas nécessairement de business SaaS, il pense à faire une app web, mais tu sais, il ne connaît pas trop le code. J'en ai vu du monde, normalement, se pointer à l'événement, puis j'étais comme, Man, je vais te parler le temps que j'ai, puis je voyais d'autres mondes aller leur parler. Ça, pour moi, c'est le genre d'événements qui sont plus faciles un peu. Puis là, évidemment que je prêche pour ma propre paroisse. sur mon bras de pote.
Antoine Meunier: Mettons, pour en rajouter, m'a profité de la tribune pour rajouter sur ta paroisse, puis continuer de prêcher. Mais non, la grosse différence avec SaaSpasse, ce que j'ai trouvé, c'est que tout le monde était intéressant. Il n'y avait pas de bullshit, il n'y avait personne qui pédlait leur patente. C'est drôle que tu dises qu'il y a un SaaS ou pas. Il m'en calisse que tu ailles un SaaS ou pas. Tu es sur... Je veux dire... Tu as probablement plein de trucs super intéressants où le craft, moi, ce que j'ai trouvé vraiment cool, c'est que tout le monde avait un craft. Dans le fond, quelque chose dans notre industrie qui font, qui les passionnent, qui aiment, qui sont généralement bons dedans. Puis ils t'en jasent. C'est vraiment cool. OK, mais comment t'approches de l'affaire, tel truc. Puis après ça, ce qui est drôle, c'est que c'est un peu une expansion de ce que tu fais avec tes interviews, quand tu parles avec des gens de SaaS. Tu parles de leur craft, puis les gens en partagent.
François Lanthier Nadeau: Leur histoire aussi. C'est ça,
Antoine Meunier: par perso. Oui, leur histoire, mais par craft, je veux dire, un peu notre artisanat, dans le sens, il y en a qui sont extrêmement design-oriented, il y en a qui sont plus marketing, il y en a qui sont des vrais entrepreneurs. Entrepreneurs quarks, investisseurs, il y a tellement d'angles possibles dans notre milieu. Puis, je trouve qu'au Québec, on a aussi cette approche-là d'être beaucoup plus... On n'a juste pas le luxe de le faire pour le cash. C'est dans le sens que le cash vient si on est bon. Il ne vient pas à la base. Il y a un avantage à devenir bon dans ce qu'on fait. Quand les gens partagent un peu comment ils ont fait leur truc, moi, je m'assois et j'écouterais ça à la journée longue.
François Lanthier Nadeau: On avait eu du bon feedback. Si tu cares assez pour prendre de ton temps personnel, pour payer un billet, pour que nous, on ne soit pas broke, merci. puis te déplacer, puis venir écouter, mettons, une histoire de startup, puis ensuite parler avec d'autres mondes en SaaS, ça veut dire que tu le fais pas, tu sais, tu le fais quand même pour les bonnes raisons, genre. Tu cares pas juste à propos, tu sais, tu cares à propos de ta carrière, du monde qu'il y a là-dedans, c'est... Moi, j'en profite, là, un tantinet émotif, mais genre, merci tellement, là, au monde qui, genre, qui prennent un peu de leur temps, un peu de leur argent, puis qui viennent, genre. Les deux premiers events étaient sold out, là, on capotait, puis c'est lui qui s'enligne. Bon, on a été ambitieux. On a ouvert dans les trois chiffres.
Antoine Meunier: 550 billets avec les balcons.
François Lanthier Nadeau: Mais on a vendu la moitié. Pareil, on est déjà à 50 billets vendus. Puis c'est malade. C'est Montréal. Notre réseau est moins tight. Il est quand même pas pire, mais il est moins tight que celui à Québec. Anyway, je me trouve vraiment lucky de pouvoir faire ça. C'est pour ça que je désigne un petit peu certains modèles de monétisation puis certaines réductions de dépenses. J'y pense pour que ça soit là longtemps. Je vais me réveiller en 2024 et SaaSpasse, ça va faire partie de ma vie encore. Puis bon, regarde, j'ai ce podcast-là pour me tenir imputable, cet épisode-là, je pense.
Antoine Meunier: Ça, c'est la soirée des grands aveux. Mais pour vrai, c'est le genre d'un truc où... C'est ça qui est drôle. J'ai vraiment hâte de rencontrer quelqu'un qui écoute SaaSpasse qui est, mettons, ailleurs qu'au Québec ou qui est encore mieux, c'est à Vancouver. Mais tu sais, moi, c'est ce qui me ramène à mes... Dans le fond, à mes racines, si on veut. Tu sais ce que...
François Lanthier Nadeau: Je suis tellement loin,
Antoine Meunier: je suis tellement dans une autre culture, dans un autre vibe, puis je travaille... toujours travaillé avec les Américains, puis il y a quelque chose qui me ramène tellement à la maison, si on veut, de juste voir ce qui se fait, puis de parler avec les entrepreneurs de chez nous, qui font des trucs.
François Lanthier Nadeau: Mais t'es pas tout seul, hein ? Parce que dans les stats, il y en a de bonnes qui sont dans des places, c'est mostly Québec et Montréal, mais tu vois une couple de trucs popper, puis l'autre fois, il y a un gars qui m'a DM, puis qui était comme Hey, j'étais à Toronto pour la job, puis il y a un francophone expat là-bas qui m'a dit... que c'était le seul podcast qui écoutait en français. C'était sa sport et qui trouvait ça malade. Fait que j'aime ça que tu dis ça. Puis aussi, man, ton berceau de startup, c'est Québec. C'est Médaliste, c'est l'ICOM qui t'a fait, c'est le... Voyons comment ça s'appelait la place, le coworking avec Phil Lehoux, avec...
Antoine Meunier: L'abricot.
François Lanthier Nadeau: L'abricot, tu sais, c'est quand même de là que t'es né côté carrière startup. Fait que je pense que c'est cool d'entrer dans le métier.
Antoine Meunier: Mais c'est le genre de truc où... Puis là, genre... On n'avait pas encore parlé de Messive aujourd'hui, fait que parlons-en. Mais c'est là que, mettons, moi, je réalise à quel point j'étais chanceux dans ma vie. Je suis atterri dans un coworking en 2010-2011, mais comme tout le monde qui était là sont encore dans le milieu, font des trucs tellement cool, puis of course, t'as les gars de Messive, t'as Phil Lehoux, t'as... Pis t'sais, après ça, il y a même Tristan qui est rendu chez Glyde. Toute la gang a tellement évolué pis a grandi. Matt Damo avec Braver.
François Lanthier Nadeau: Ouais, j'ai les vies en train de rencontrer.
Antoine Meunier: T'avais pas encore rencontré Matt ?
François Lanthier Nadeau: Non, c'est ça, on est allé dîner, là. Parler d'un paquet d'affaires, là, autour de Braver pis tout SaaSpasse. Mais super cool.
Antoine Meunier: T'es chanceux d'avoir pu dîner avec. D'habitude, ils courent à l'heure du lunch. Fait que ça devait être un dîner stressant.
François Lanthier Nadeau: Alors, c'est un vraiment cool gars. Vraiment cool ce qu'ils font au Braver. Vous irez voir le monde aussi. C'est une crise de belles startups de Québec. Puis, j'ai quasiment le goût de dire, Antoine, que les co-working, c'est comme du petit nomadisme. C'est genre sortir de ta bulle, soit de bureau ou de maison, puis t'exposer à différentes personnes, différents individus. Puis moi, pour avoir chillé longtemps au bunker co-working en haut de chez Spectrum, c'est quand même émouvant, le roulement. voir des freelance, des startups, des expats qui se pointent et tu jases avec eux sur l'heure du dîner. Je pense que j'encouragerais peut-être le monde à se le craquer. C'est plus que juste une dépense d'un abonnement ou d'un bureau. C'est une manière de connecter, de diversifier ton réseau et de t'inspirer. Le petit nomadisme, c'est ça les coworking.
Antoine Meunier: Je vais prendre le contre-argument.
François Lanthier Nadeau: Oh, OK.
Antoine Meunier: C'est de la crise de marde, les coworking. Non, non, non, mais c'est pas de la crise de marde. Mais je veux juste dire, tu sais, mettons...
François Lanthier Nadeau: Tu m'amènes.
Antoine Meunier: Non, mais à un moment dans ma vie, je déménageais à Montréal. Je suis arrivé à Montréal, puis le gars de Québec, j'arrivais à Montréal, puis je suis là, oh my God, c'est magique. Quand je rencontre quelqu'un, il ne me demande pas si je connais telle personne. Ou il ne me demande pas d'où je viens. Tu sais, c'est comme, tu enlèves le petit village. Tu es là, oh my God, je viens de rencontrer quelqu'un. Puis on a une relation basée sur le moment et non sur d'où on vient. Mais je m'étais dit, j'habitais dans Rosemont à ce moment-là. Puis après ça, j'ai habité une couple d'années sur le plateau. Puis je me suis dit, hey, je vais me pogner un coworking. Ça va vraiment être cool. Je vais enfin, ça va être comme à Québec, à l'Amérique. Je vais rencontrer du monde tellement nice. Puis pour vrai, non. Ça n'avait tellement pas marché. J'avais pas de clé pantoute. Oui, non, mais c'est ce que je veux dire. C'est un peu d'amener le contre-exemple de ça se peut que ça ne soit pas ça. Je pense que c'est d'être curieux puis d'être ouvert à l'esprit. Ça se dit même pas au cri. Soyez ouverts à l'esprit. Soyez ouverts à l'esprit, mesdames, messieurs. Non, je pense que l'important, c'est d'être... En fait... je trouve un coworking c'est comme un meetup c'est comme un 5 à 7 mais qui a pas d'heure fait que si pis moi ce que j'ai envie de dire c'est le meilleur hack c'est de te pointer une journée pis de voir le vibe là au lieu de te commit à louer un mois complet ouais mais c'est de l'essayer pis de voir qu'est-ce qui qu'est-ce qui feel mais j'ai envie de dire, tu sais, juste le contre-exemple, c'est que c'est hit or miss. Tu sais, moi, genre, j'ai 50% d'efficacité dans un coworking dans la ville où j'habite, mettons. Par contre, en voyage, c'est vraiment cool, genre, de rentrer dans un coworking, puis, OK, mettons, ça, c'est quand même un easy win. Si t'es en voyage dans une ville quelconque qui est pas la tienne, tu vas dans un coworking, tu deviens automatiquement la personne différente, puis tout le monde veut te parler. C'est vraiment cool. genre je l'avais fait au Pays-Bas à The Hague c'est quoi The Hague en France ? quelle ville ? quelle ville qui a un nom pas rapport ? The Hague c'est la haie ? la haie ? non mais genre la haie ? non mais il y a une ville en tout cas c'est une ville au Pays-Bas c'est magique c'est full tech en plus c'est genre une ville de tech c'est vraiment cool je suis allé dans un coworking pis c'était tellement le fun de juste se connecter avec tout le monde pis tu sais On est un milieu qui est cool parce que tout le monde est curieux, puis tout le monde est intéressé. Puis la façon dont je le vois, c'est qu'on est tous là à bâtir des buildings. Tout le monde est un peu general contractor à construire des buildings, mais perçu notre plan, puis perçu notre code, puis tout le monde est en calice. Tout le monde est tout le temps curieux de voir comment tu as bâti ton building de 75 000 étages, puis comment ça tient, puis comment tu as fait la plomberie. C'est intéressant. Tout le monde est tout le temps curieux de voir comment les autres ont fait, partageant un peu leur savoir. si vous êtes en voyage, même si ce n'est pas l'objectif d'être en mode digital nomad, d'arriver dans un coworking et de juste jaser, c'est tout le temps un win.
François Lanthier Nadeau: Ça peut être intimidant un petit peu si tu ne connais absolument personne. Ah,
Antoine Meunier: absolument. Mais si vous mettez des pull-ups pour adultes, vous faites chier dans vos culottes, ça se fait super bien.
François Lanthier Nadeau: Je pense qu'on devrait même faire un épisode, ça me fait penser sur...
Antoine Meunier: Sur les pull-ups ?
François Lanthier Nadeau: Non, sur les... Je suis encore pas capable de faire un pull-up au gym, by the way. C'est assez décollissant. Je bench quand même malade, mais je suis pas capable de me lever. Faut vraiment que je perde du poids.
Antoine Meunier: La gravité, hein. Gravity is a bitch.
François Lanthier Nadeau: Ouais. Mais ça s'en vient bien. Je sais que ça t'intéresse beaucoup, fait que je vais te le dire. Je suis dans un...
Antoine Meunier: Peux-tu faire un shout-out ?
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Antoine Meunier: Bon. Shout-out à Andréane Langlois et à Voilier Fournel. Deux athlètes incroyables qui faisaient littéralement 150 chin-ups.
François Lanthier Nadeau: OK. Ils n'ont pas payé pour être sur le pod, ça fait que je ne suis pas full à l'aise.
Antoine Meunier: Ils n'ont pas payé. Ils vont peut-être payer. On va les forcer à payer. Mais oui, non, pour vrai, maintenant qu'on parle d'athlétisme et d'être en forme et d'athlète olympique, il y a de quoi de magique quand tu as des athlètes avec un power-to-rate ratio incroyable. Genre, les deux filles devaient pèser, quoi, genre 140 livres. Ils benchaient, on va dire, 200 keks, 300, 200 keks faciles. Puis ils faisaient des pull-ups, genre... Advitam-Eternam avait 45 plaides entre les culs. Entre les culs, ça se dit mal. Entre les cuisses, ça se dit mieux. Bref.
François Lanthier Nadeau: Ça me fait un peu chier que quand j'allais parler de mes prouesses au gym, il a fallu que tu plug tes amis genre olympiques, puis là, toi, athlète olympique aussi. Je trouve que c'est vraiment inconsiderate.
Antoine Meunier: Mais comme tu devrais... T'es habitué ? Ta soeur est athlète olympique ?
François Lanthier Nadeau: D'autres, on parle pas de ma soeur sur le podcast, tabarnak, on s'en est déjà parlé. C'est une farce. Non, ma soeur est fière de moi parce que je lift crissement heavy, pis que je continue de m'améliorer là-dessus. Ça me motive, ça aide ma santé mentale, fait que je fais un shout-out à Charles-Christophe Huet, du gym hyperactif à Québec. C'est de l'hostie de bombe. Puis j'invite le monde à se le craquer d'aller essayer ce gym-là, que ce soit les cours de groupe ou les cours privés. Moi, ça a changé ma vie. C'est un investissement qui paye off à plein de niveaux. Fait que je vais finir là-dessus, puis mec, je fasse mon PR de bench, on en reparlera.
Antoine Meunier: C'est quoi ton PR de bench ?
François Lanthier Nadeau: 305. Mais là, je suis en train de faire un programme de force avec Thomas, mon autre coach, pour réussir à faire trois plates dans huit semaines. Ça va être 315, je pense. C'est carrément motivant de voir ça augmenter chaque semaine.
Antoine Meunier: Très fort, quand même. C'est le cas de le dire ! C'est le cas de le dire, mon homme !
François Lanthier Nadeau: Quand on est rendu de parler de Benchpress, c'est le mot de la fin, je pense.
Antoine Meunier: C'est le mot de la fin. Pour tous les gens qui ont suivi jusqu'à la fin, merci d'être avec nous. On vous aime.
François Lanthier Nadeau: Oui, on vous aime. Ça nous motive en crise de voir des stats. et encore plus des faces. Donc, venez à l'événement Warclip. SaaSpasse 7 septembre. Let's go !
Antoine Meunier: Ça va très cool. Puis on se rappelle de venir dire bonjour à Antoine dès que possible parce que rappelez-vous qu'Antoine va être super anxieux cette soirée-là. Merci !
François Lanthier Nadeau: Ok ! Bye-bye ! C'est l'audio, so... They got spoiler downloaded Hold your head inside, paint your skin, get off This is the dog, yeah This is the dog, yeah
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