Aujourd’hui sur le pod, on retrace la carrière impressionnante de mon pote Antoine Meunier. C’est l’histoire d’un athlète international, ex-pat québécois nomade qui a lancé son propre SaaS et travaillé pour des cools startups comme About.me, DNSimple, Grain, et maintenant Blissbook.
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François Lanthier Nadeau What's up, folks ? C'est François Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est maintenant sur Spotify, Apple Podcasts, pas mal tous les autres. Donc, vous n'êtes pas game d'aller vous abonner. Ce serait bien smart. Il nous faut assez de downloads pour avoir des commandites pour enfin réussir à payer Producer Ludo. a.k.a. le pro du bono, a.k.a. the real pussycat. On drop un épisode par semaine, juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com, cliquez sur le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Aujourd'hui sur le pod, on retrace la carrière impressionnante de mon pote Antoine Meunier. C'est l'histoire d'un athlète international, un expat québécois, nomade, qui a lancé son propre SaaS puis travailler pour des cool startups comme About The Unsimple Grain, puis maintenant Blissbook. All right, on passe au show. Let's go. Hey folks, bienvenue à un autre pod de SaaSpasse. Aujourd'hui, j'ai Antoine Meunier qui a eu la... qui a eu l'amabilitude de me joindre. Je suis bien stoked de t'avoir, man. Fait qu'Antoine, bienvenue sur le pod.
Antoine Meunier Salut François, bien content d'être là.
François Lanthier Nadeau Comment ça va ?
Antoine Meunier Écoute, ça va bien. Déjà là, je pense, pour mettre les amis à la maison en contexte, il est bientôt 8h, on a commencé à bisouner à 7h15. Fait que je commence à me réveiller, je commence à me préparer. Fait que le décalage, c'est pas toujours facile.
François Lanthier Nadeau Yes, pour contexte, dans le fond... Antoine, un bon Québécois pur laine, mais un expat à plein de regards. En ce moment, toi, tu es au BC, North Vancouver, je pense, dans ton hood.
Antoine Meunier Oui, je suis dans un petit village. Bien, village, écoute, je suis comme à la fin de la route. Fait que quand tu es à Vancouver et que tu vas sur le North Shore, reconnu pour le vélo de montagne, si tu pognes n'importe quelle rue sur la droite, tu te ramasses dans une petite ville. au village, ça s'appelle Deep Cove. C'est là que j'habite depuis maintenant trois ans. C'est magnifique. Dans un petit fjord. C'est un fjord qui monte par ici et qui se rend jusqu'à la presse Quamish. Ça ressemble à Jurassic Park. Tu tournes le coin et tu es dans Jurassic Park. C'est vraiment cool.
François Lanthier Nadeau C'est dope. Fun fact. Dans le fond, Antoine et moi, on se connaît depuis plusieurs années. Mais on est comme des amis. purement virtuel. Puis on a passé à comme deux centimètres de devenir des amis dans la vraie vie quand je suis allé voir ma soeur, justement, qui fait, bon, enduro, athlète internationale, Andréane Lanthier Nadeau. Check her out. Shout out. Mais je suis allé voir Andréane courser avec ma mère l'été passé. Puis on avait toute une belle date de planifier, toi puis moi, Antoine, d'aller sur ton voilier avec ma mère même, l'amener, puis tout ça. Puis, last minute, got punch, mais le bon vieux COVID a frappé de notre côté, fait qu'il a fallu que je cancelle.
Antoine Meunier C'est tellement triste, parce que je ne te l'ai pas dit ça, mais j'avais préparé notre petite date, j'avais demandé tes petites allergies ou quoi que ce soit, puis j'allais dévaliser les petits griffins, j'avais fait toutes les petites grenailles possibles pour manger sur le bateau avec la vue de Vancouver. Finalement, je me suis bourré à la face tout seul. À la limite,
François Lanthier Nadeau ça garde le charme. Oui, c'est ça. Je pense que ça s'étend un peu pour certains thèmes qu'on va aborder dans le pod aujourd'hui, genre la force du remote et les possibilités du remote aujourd'hui. Mais pour faire un petit voyage dans le temps, nous, on s'est rencontrés à l'époque où tu travaillais plus avec la Brico, avec les boys de Missive, Conference Badge. En fait, Missive n'existait même pas dans ce temps-là. Toi, là de mes souvenirs un peu flous, t'as « launché » un SaaS avec ces boys-là way back. Il s'appelait « Médaliste » , qui était un peu un genre de quick CMS ou site builder pour athlètes. C'est-tu exact ?
Antoine Meunier C'est exactement ça. En fait, c'est drôle parce que je suis resté au Québec. Je suis parti du Québec en 2016, puis j'étais à Montréal pendant deux ans. Ces années-là de l'abricot, c'est pas mal mes dernières années au Québec, si on veut. Puis c'était vraiment... c'est un peu... J'ai comme un regard nostalgique sur ces années-là, surtout le premier Brico pour ceux qui étaient là, que le plancher était croche, nos chaises à roulettes d'ordi roulaient toutes du même bord.
François Lanthier Nadeau Brico juste pour le contexte, c'était une espèce de co-working tech hub en Québec, en Basse-Ville.
Antoine Meunier C'est Philippe-Antoine Lehoux qui avait parti avec Greg Sadetsky. Franchement, puis je salue Phil, je sais pas si le genre a écouté ça, mais sans lui, je serais pas là aujourd'hui. Moi, je suis arrivé, ça a été le seul moment dans ma vie que j'ai pas été remote. Ça a été mon introduction à la tech, à proprement dit, à m'asseoir avec des gars, puis on est tous assis à builder des trucs intéressants. Ce qui est arrivé, en fait, c'est que moi, à ce moment-là, j'étais sur l'équipe nationale de Conjo Kayak. Et j'essayais, dans le fond, c'est pour... En gros, un athlète, comment ça marche, c'est que tu t'entraînes, puis après ça, il faut que tu trouves une manière de trouver du cash pour continuer à t'entraîner. Quand tu ne peux pas aller à Big Brother pour essayer de financer ton entraînement, il faut que tu te trouves d'autres manières, genre des sponsors. La meilleure façon, c'est d'avoir un site web pour pouvoir afficher tes sponsors, puis ça te donne de quoi à vendre. Ça te permet d'avoir une visibilité en ligne. Je m'étais mis sur ce projet-là, puis j'essayais de me construire de quoi pour moi-même, puis ça ne marchait pas pantoute. Il n'y avait rien qui fitait pour mes besoins à moi d'athlète. Space c'était p... pas fameux, puis ça remplissait pas ce que j'avais besoin. Ça a été un peu un scratch-and-worn-itch. Je suis parti de bas-bas, je suis allé le bâtir moi-même, puis après, il y avait près de deux minutes et quart, j'ai réalisé que ça marcherait pas, que j'aurais besoin d'un peu plus de big guns dans le projet. À ce moment-là, j'avais une première startup qui était une boutique en ligne, genre e-commerce, Spotify puis Phil m'avait donné le droit de stocker à l'abricot. Dans le coworking, il y avait une armoire remplie de gear random que je vendais en ligne. pis c'était ça par contre c'est drôle à ce moment-là on se rappelle en 2011 Amazon Prime n'existe pas au Canada pis le shipping c'est un projet pis dans mon sport on est on est sur l'eau of course pis il fait souvent fret pis on avait dans le fond pis encore aujourd'hui il y a une compagnie de vêtements qui s'appelle Craft c'est fait en Suède ou au Danemark pis C'est le parfait matériel. Beaucoup de gens, en ce qui te font, l'utilisent. C'est des base layers qui sèchent super vite. Tu peux être mouillé sur l'eau, puis ça sèche en deux secondes et quart, puis t'as chaud. Mais ça ne se vendait pas nulle part au Canada. Nous, dans le fond, c'était un peu comme l'histoire de Patagonia. L'histoire des jerseys de rugby importés. C'est que nous, tous les athlètes plus vieux de l'équipe nationale partaient en Europe, en compétition, puis revenaient avec une batch de vêtements. qui revendaient ou qui refilaient à tout le monde. En fait, tu pouvais voir sur le line-up, dans un groupe d'entraînement, qui était sur l'équipe nationale, par qui avait ces vêtements-là. Moi, ce que j'avais fait, c'est que j'avais trouvé le distributeur et j'avais dit, Peux-tu vendre en ligne, ta-da-da, de toute façon, vous n'en vendez pas. Ce qui est intéressant avec Craft c'est que c'est une ligne de produits. C'est une super grosse compagnie, puis il y en a partout, mais ces produits-là, ces T-shirts-là, ces manches longues-là, ils n'existaient pas. en retail, fait qu'ils m'avaient donné le droit de les vendre, fait que j'avais commencé à accumuler des... fait que j'avais parlé avec des distributeurs, pis je m'étais monté une ligne, mais tu sais, c'était ce genre de boutique en ligne où 80% du stock, je l'avais même pas, mais ils étaient là pour donner une impression d'avoir un inventaire, tu sais, d'avoir du choix, pis ce que je vendais principalement, c'était ces vêtements-là. Ça a été... pour eux, c'était la première expérience de startup, pis c'était la meilleure façon de perdre beaucoup d'argent rapidement. Parce que c'est là que tu réalises que des XX Smalls, tu sais quand tu fais une petite ligne dans ton chiffrier Excel en disant bon, pour chaque large, je vais acheter, à chaque 5 larges, j'achète un XX Small tu ramasses la fin de la saison avec 50 XX Smalls et 50 XXXX larges que personne ne porte. Ça a été quand même magique ce moment-là. Mais bref, pour en revenir à Médaliste, je suis allé à Brico avec ma petite boutique en ligne. J'avais approché les gars à l'époque de Helium, donc les deux gars de Missive, puis Tristan Labbé, qui est maintenant Head of Design chez Glide, qui est un méga rockstar. Fait que moi, je leur avais fait un pitch, je leur avais dit, tu sais les gars, je suis allé chercher 10 clients bêta qui ont prépayé pour avoir un site web, voici comment je le ferais. Puis les athlètes, dans le fond, la beauté d'un athlète, c'est que, je ne sais pas si tu le déprompais, mais ils s'en contre-calissent. leur site web. Ce qui est magique avec ça, c'est qu'on bâtit ça en gros un UI le plus simple possible. C'est-tu possible en 5 minutes de faire un site web qui va rester up-to-date forever ? Ça a été un peu le pitch au gars. On était jeunes et fringants, donc ils étaient bien motivés. On s'était parti avec ça. Zéro, aucune scène. J'avais l'eau dans le chalet. On avait codé ça en une fin de semaine. Ensuite, en un mois, on avait buildé. En un mois, on a bâti la version qui a duré pendant 2-3 ans avant d'être updatée, avec zéro bug.
François Lanthier Nadeau Juste pour disclaimer, je pense que les gars... De façon historique, empirique, les gars de Missive ont prouvé que c'était des bêtes quand même en termes de shipper du stock. Faire un prototype MVP qui est vraiment solide et qui peut laster pendant 2-3 ans, pendant un mois, je pense que ce n'est pas n'importe quel team qui est capable d'accomplir ça. Mais je pense que tu es bien tombé en termes d'avoir toi une espèce de... vision entrepreneuriale, tu dogfoodais vraiment tes propres besoins en tant qu'athlète, pis t'avais ce team-là avec beaucoup de vélocité, mettons. Les bons vieux vélos sur le tord.
Antoine Meunier Pour vrai, je réalise aujourd'hui, c'est un peu un gift and a curse en soi. C'est un peu comme... Ce qui a été fascinant, c'est que les gars... Un, les gars, ça a été ma première expérience de travailler en équipe sur du soft. Ça part très mal quand ta première expérience de design process, c'est avec un gars comme Tristan Labbé, puis qu'après ça, ta première expérience de bâtir... Ton premier quote-unquote hackathon, c'est avec ces trois gars-là, avec une trame sonore de Lord of the Rings. que ça finit qu'on a bâti un site web qui est connecté avec l'API de Twitter, l'API de Facebook, Instagram. Puis en trois clics, t'as un site web qui est populé du contenu Instagram de l'athlète. Puis que c'est fait en... tout est parfait, tu sais. Fait que moi, après ça, ce qui est arrivé, c'est que je suis devenu... J'ai focussé sur le côté business des startups pendant dix ans. Puis jusqu'à tout récemment, c'était ça mon thing. Mais le problème, c'est qu'après ça, moi, j'ai toujours... Ça a été mon benchmark pendant super longtemps, c'était ce gars-là. Fait que j'ai...
François Lanthier Nadeau Je comprends.
Antoine Meunier C'est comme plus le temps avance, plus je réalise à quel point c'est des trois gars-là, puis je vais mettre Phil Lehoux dans le paquet, à quel point c'est des gars-là qui sont high performance, puis vraiment un standard de qualité puis de performance tellement élevé, mais tellement désinvolte en même temps. C'est pas comme si les gars sont zéro intense. À l'inverse, ils sont juste passionnés. Mais il y a un craftsmanship.
François Lanthier Nadeau Je pense qu'ils sont pas intenses. Mettons, l'intensité que je leur attribuerais... Là, c'est drôle, on dirait qu'on fait juste un podcast. Oui, c'est ça, le dégât de message. Mais l'intensité que je leur attribuerais d'autres, c'est dans la rigueur et la discipline. Je n'ai pas vu vraiment d'autres teams chipper autant que ça. Je m'imagine que ça ne le sait pas, et c'est contre quand tu essaies de scaler une compagnie, mais je n'ai juste pas vu ça. Je me rappelle quand il était... Il y avait un gros compétiteur qui est front, puis je ne sais plus si c'est rendu ou cette business-là, mais même ces gens-là qui étaient VC, funded, avec des grosses équipes, étaient comme sur le cul de voir les features, la vélocité avec laquelle Missive se développait et évoluait. Comme tu dis, ça met un standard vraiment élevé pour les autres teams dans lesquels tu arrives après. Justement, ça, c'est un des trucs dont je veux te parler parce que ton parcours, en général, est vraiment, vraiment sweet. Il est riche, disons, en expériences différentes. Puis on peut closer la loupe sur Médaliste pour comment ça a fini, mettons, brièvement. Mais après, je veux qu'on parle du next step qui était The N-Sample. Puis on s'est beaucoup... On a commencé à plus se parler dans ce temps-là, je pense.
Antoine Meunier Oui, puis je pense Médaliste, on peut bouger la boucle, c'est la énième startup créée dans ces années-là qui était assez grosse pour que tu te motives à travailler dessus, mais trop petite pour en vivre vraiment. Fait qu'en gros, je l'ai laissé rouler. Les gars ont tellement buildé de quoi de ce béton qu'il n'y a rien qui brisait. Il n'y a zéro bug. L'app roulait, il y avait des athlètes qui sign up à chaque année. Le problème avec cette clientèle-là, c'est que c'est un peu comme une carrière d'athlète, c'est un peu une précarrière. Après 5 ans, tout le monde prend sa retraite. Il y avait beaucoup de churn, mais c'était du churn de ouais J'ai recevu un email de ouais, dans le fond, je suis retourné aux études, puis est-ce que c'est possible de... Des trucs comme ça. Fait que c'était magique. Puis si je... À regarder derrière, je suis un peu tanné puis blasé, mais... recommencer la même chose, je le ferais peut-être différemment. Puis je l'aurais probablement gardé. Heureusement, malheureusement, je l'ai fini par la vendre. J'avais été approché par un jeune de Toronto qui avait une genre d'agence de produits puis qui voulait, dans le fond, il a dû lire built to sell ou quelque chose qui l'a craqué sur acheter tes starts acheter des petits compagnies Bref, il a acheté, mais la liste. Puis ça a été super rapide comme transaction. Puis moi, à ce moment-là, je suis rendu ailleurs. Fait que je l'ai laissé partir, mais c'était drôle parce que tu le sais, quand tu es fondateur ou que chaque client est quasiment... Tu as tellement de respect pour ta clientèle, tu as tellement d'amour pour ta clientèle, parce que sans eux, tu n'existes pas. J'ai trouvé ça, je me suis senti un peu cheap de vendre. Puis c'était un peu, j'étais aussi un peu le customer support. Fait que j'ai trouvé ça... poche de perdre ce contact-là. Je pense que j'avais ta soeur comme client, d'ailleurs. J'ai trouvé ça poche de perdre ce contact-là, mais en même temps, je pense que c'était le temps de mourir.
François Lanthier Nadeau Surtout que toi, tu dogfoudais. À la limite, tu avais de l'empathie, je pense, pour leur carrière, leur pince, leur réalité à ces athlètes-là. Ces athlètes-là. Ouais, man, mais tu sais, prends une échantillon de 600 entrepreneurs qui launchent leur premier produit. puis check les outcomes, tu sais. Je pense que tu serais dans les percentiles top, là, je sais pas, tu sais. Je trouve que c'est quand même une... Je sais pas, c'est bittersweet, toujours, là. Tu sais, je l'ai vendu, ma compagnie, puis comme... C'est un mix d'émotions, là, un drôle de sac d'émotions. Mais vite de moi, mettons, mon read comme ami, c'est comme... C'était un early success pour Antoine, tu sais.
Antoine Meunier C'était clairement... Puis je pense que la... En fait, ce que je changerais, c'est ma vision de ce que c'était. J'aurais dû réaliser que j'étais chanceux de pouvoir apprendre dans ce contexte-là. Parce que ce que j'ai fait avec Medallist c'est-à-dire de la création jusqu'à couler la business, je l'ai fait avec toutes les compagnies après, mais à juste un plus gros scale. Un email à tout le monde chez Medallist qui était, mettons... 300 emails pour dire quelque chose, là, t'es tout stressé à l'écrire, pis tu le relis 25 fois, ben, des années plus tard, c'était un email à 1,8 ou 2, quelques millions de users chez About Me, pis c'est un autre scale, tu sais, fait que c'est... c'est ça,
François Lanthier Nadeau tu sais. About Me, ça, vois-tu, ça faisait partie des oublis de mon côté, tu sais, je m'en rappelais plus de ce chapitre-là. Tu veux-tu me le faire en rapid fire un peu, mettons, About Me, ça ressemble à quoi ?
Antoine Meunier Dans le fond, About Me, ça a été l'entre-deux après The Unsimple, puis avant que je lance Jack Space, qui était un genre d'agence de services produits. About Me, tout le monde s'en rappelle peut-être, début 2010-2012, c'était un one-pager, c'était encore dans la création de sites web, puis c'était super hip, il y avait tout le monde cool, puis j'ai jamais vu le cap table, mais tous nos investisseurs, toutes les personnes cool, cool à laquelle tu peux penser, t'es investisseur dans cette compagnie-là. Il y avait Kevin Rose, il y avait Ton.Com Conrad était le founder. Fait que c'était tous des big names de Silicon Valley. Puis moi, c'est drôle parce que je suis rentré là, mais le party était fini depuis longtemps. Fait que c'était une compagnie... C'est ça qui est drôle, c'est que c'est une compagnie qui aurait dû mourir. Mais c'est une compagnie qui a été venture-backed ad nauseum. Fait qu'en gros, parce que les founders étaient des VCs, ou parce que les founders ont eu d'autres succès, ben, ils ont juste... continuer de pitcher du cash dedans. C'est une compagnie qui n'était pas profitable pendant genre 8 ans. Quand je suis rentré, je pense qu'on faisait 25 000 par mois. Puis on était 7 sur le payroll. Ça ne marchait pas. 7 sur le payroll, dont 2 ingénieurs checked out. C'était vraiment comme un genre de... Ça a été une drôle... Ça a été ma première expérience avec Silicon Valley, d'ailleurs. Moi, je rentre là, je m'attends à tout le... Le greatness de ce qu'on a pu s'imaginer de loin, de ce qu'allait être la Silicon Valley. J'arrive là, puis j'étais en personne à San Francisco avec la CEO, puis je fais l'étang un peu de ce qui se passe. Puis en gros, mon mandat, j'étais rentré avec Rustin, qui est devenu mon partner. Notre mandat, les deux, c'était un peu de cook the books pour une acquisition, finalement.
François Lanthier Nadeau Fait que moi,
Antoine Meunier je suis rentré, puis... J'ai juste commencé à checker toutes nos metrics d'onboarding, d'activation, puis un peu de redesigner comment on peut faire un onboarding qui va avoir une rétention un peu mieux, comment on peut, tu sais, qu'est-ce qui est bon, qu'est-ce qui l'est plus, puis faire un genre de clean-up. En fait, nous, on stageait à la maison pour la vente. Fait qu'on est rentrés, on a bougé les meubles, moi j'ai défoncé trois, quatre murs, puis on a recliné ça, puis finalement ça a été vendu huit mois plus tard. À posteriori, c'était vraiment une job de clean-up, puis on s'en va. T'as-tu fait de la piste là-dedans, toi ? Pas en tout. Puis je pense pas que j'aurais voulu en avoir, parce que c'était tellement... Le cap table, c'est un peu insider baseball, mais devait tellement être un shit show que dans le stack, le employee pool devait être tellement bas, puis tellement dilué. ça devait être incroyable. Puis ça, je serais même pas surpris que pendant un bout, ça a été... qu'il y a eu du... Il y a probablement une restructuration de cette compagnie-là à un moment donné parce que ça devait être n'importe quoi. Puis je pense qu'il y a pas grand monde qui avait des hope or expectations pour ça non plus.
François Lanthier Nadeau Puis ça a été vendu à qui, comment, Jean ? Je veux pas savoir le prix. C'est comme ça a été vendu à qui ?
Antoine Meunier Ouais. C'est vraiment drôle que tu demandes ça parce qu'il y a une semaine, j'aurais dit je le sais pas. je m'en rappelle plus mais la CEO qui m'a texté genre il y a deux jours elle était prête à l'aéroport de Vancouver elle voulait savoir si on allait lui prendre un verre la compagnie en fait j'oublie toujours le nom mais ça sonne comme Braver c'est un nom dans le sens ça puis c'est un genre de tool de marketing je sais pas quoi pour vrai c'est un genre de acquihire par une portfolio company puis je pense que c'était c'était C'est vraiment le plus consanguin Silicon Valley que tu ne peux pas imaginer. C'est genre une team qui bâtit un produit, avec une team exécutive, avec une CEO qui est compétente, qui est bonne pour justement clean-up des maisons dégueulasses. Ça fait que c'était un acqui-hire. Elle a continué à devenir CEO de cette compagnie-là, qui roule encore, mais honnêtement, je ne sais même pas ce qu'ils font. Moi, dans le fond, je suis parti juste avant. Puis, c'était aussi, c'était très opaque, je te dirais aussi. Fait que j'ai pas eu beaucoup de détails à l'interne, puis les probing questions partaient dans le vide souvent.
François Lanthier Nadeau Puis, fait que là, les deux premières business SaaS dans lesquelles tu as été impliqué, ça a fini par vendre. La prochaine dans laquelle tu as été impliqué, c'est The End. Dans la chronologie, est-ce que c'est-tu genre medaliste, about me, puis ensuite The Unsimple ?
Antoine Meunier L'inverse. Dans le fond, ça a été medaliste, The Unsimple. Puis ça, ça a été dans la vie. Il y a des choses qui arrivent, puis t'es là, je comprends pas. Ça, c'en est une. J'étais un athlète, j'avais un medaliste qui était pas super gros. Puis j'avais approché, puis ça, c'est Phil Lehoux, ça c'est magique, je vais m'en rappeler toute ma vie. J'avais... Le medaliste utilisait The Unsimple pour... pour manager tous les domaines et les DNS pour tous les sites web. Je connaissais la compagnie. Dans ma tête, The Unsimple devait être une compagnie qui fait 50 millions par année. Le founder doit avoir une Tesla et doit être riche au bout. Je me suis dit que j'avais besoin de sponsor. Pourquoi ne pas contacter The Unsimple ? L'histoire va être bonne. Je suis entrepreneur, athlète. De toute façon, on les paye déjà. J'imagine que ça peut s'équivaloir. J'écris un email, un long email. Je pense que tu as déjà goûté à mes longs emails.
François Lanthier Nadeau Toi, tu es bon dans les longs emails. Mais au moins, il y a de la couleur et de la saveur. Ce n'est pas juste la vieille viande froide.
Antoine Meunier J'ai servi un buffet d'emails à Antoine Eden, le founder de The End Simple. Super long email. Il me répond en genre 8 heures. Il me dit, oui, cool, on peut-tu sauter sur un Zoom demain ? Mon email, en gros, c'était... les violons partent, je suis un athlète, c'est pas facile. Mais après ça, c'était Hey, ça serait cool de travailler ensemble, puis je me charge des commanditaires pour les Olympiques, blablabla. Fait que j'arrive, puis j'avais fait le meeting, le meeting était super tôt parce que lui, il était en France. Fait que j'arrive à l'abricot, un peu comme là, là, c'est super tôt le matin, à genre 7h30, Phil Lehoux est là, puis là, on parle un peu, puis là, il me dit Ouais,
Participant 4 Antoine, tu vas leur demander combien ? Je dis Ouais, je pense que je vais demander genre 5000$.
Antoine Meunier Puis là... Phil me dit Ben là, t'as besoin de combien pour financer ta saison ? J'ai dit À peu près 25, 25 US. Fait que là, Ben pourquoi tu te demandes pas ça ?
Participant 4 Ben moi, tu te ponds des, Phil !
Antoine Meunier Fait que là, j'embarque dans le call, straight face, je pars avec Antoine on jase, c'est le fun. Je dis que j'ai besoin de 25 000 US. Il me dit Ok, parfait, je peux-tu faire ça en installments ? Je dis Ok, parfait ! Fait que ça a commencé de même. Fait que j'ai commencé par être un athlète comme entité par The Unsimple. Genre le pire deal de l'histoire de l'humanité, pour 25 000$ il n'y avait absolument rien. Mais il m'aidait dans le fond dans ma quête.
François Lanthier Nadeau Bien simple pour le monde qui écoute, dans le fond, peux-tu le elevator pitcher ou juste une petite tagline ?
Antoine Meunier Oh my god ! Le The End Simple, c'est le GoDaddy pour les développeurs qui les développeurs ne savent pas qu'ils ont besoin. On va falloir unpack ça. On va unpack ça parce que ça a été le challenge avec eux. Le The End Simple, en gros, c'est du domain management. Ton.com ou ton.ca, tu l'achètes quelque part dans un domain registrar. Déjà là, tu l'achètes peut-être de GoDaddy, de Hover ou de je ne sais plus, peu importe c'est quoi les options. Puis ensuite, tu as tout ce qui est le DNS qui doit être hosté quelque part. Fait que, genre, tu points ton domaine à où, tes e-mails, ça passe par là aussi. Fait que, ton SSL certificate, tu as plein de patentes de Internet plumbing, de la plomberie web qui existe via les domaines. Puis, Unsimple en fait, depuis le début, ils ont toujours été hyper developer friendly. C'est un peu ça, je pense, qui nous a rapprochés. C'était comme Snipcart, c'est axé sur les builders, puis ceux qui ont besoin d'un peu plus. Par rapport à ça. Chez The N Simple, on avait des compagnies un peu comme Medallist, un bon exemple. Medallist, c'est que tu as des clients qui se créent un site web. Tu vas être capable de générer un nom de domaine automatiquement et de tout connecter les DNS. Puis qu'en X minutes, tout marche. Pour revenir à l'intro, ce qui est arrivé avec The N Simple, c'est que j'avais les National Team Trials avec l'équipe américaine. Il était en Oklahoma. Bref, au même moment, la team de The Unsimple avait une retreat à Chicago. Puis Antoine m'avait invité. Il m'a dit, viens faire un tour. Viens nous rencontrer, ce serait le fun. J'ai passé une semaine avec eux. J'ai réalisé très rapidement que j'étais le seul qui n'était pas juste un dev. J'étais le seul qui n'était pas juste technical. C'était une team de 6-7 gars. Tout le monde était... hyper focus sur le produit, mais il y a personne qui était là, ouais, mais pourquoi on le bâtit, le produit ? Puis il y avait personne qui arrivait avec les questions plus côté customer empathy, puis juste, pourquoi on fait ça ? Fait Antoine m'avait put aside cette fois-là, puis m'avait dit, tu travailles avec nous ? C'est comme ça que ça a commencé. J'ai commencé chez Dan Simple, je suis rentré un peu comme le marketing guy. business guy, whatever guy. Généraliste. Le généraliste de genre figure it out. Fait que j'avais tout monté, justement, l'onboarding, toutes ces battantes-là.
François Lanthier Nadeau Ça a commencé comme ça. D'un côté personnel, est-ce que ça voulait dire, cette décision-là, mettons, d'embarquer avec l'équipe de The Unsimple, est-ce que ça voulait dire une rupture avec ta carrière d'athlète ? Ça a-tu été un genre de choix à faire là ?
Antoine Meunier Pas en tout. Ils ont tellement été hot là-dedans. Antoine et sa femme Lanthier Nadeau qui m'ont... En fait, ils me parrainaient, si on veut, là-dedans. Ils me parrainaient sur le point de vue professionnel, en me donnant une opportunité incroyable. Pour vrai, ça a été... Ils m'ont tellement donné une carte blanche et des latitudes, puis c'est ça qui m'a permis de m'épanouir. Puis en même temps, c'était genre... C'était un an avant les sélections des Olympiques de Rio. Ça fait que c'était au printemps 2015. Puis le plan, c'était, tu sais, Antoine, on sait que ton focus sur les Olympiques, puis travailler avec, tu sais, dans le fond, mets le sport avant, puis la job après. Fait que c'était un peu comme un sponsorship et une job en même temps, mais c'était vraiment le focus sur le sport. Puis en réalité, c'est moi qui l'ai appelé un moment donné, qui a dit, Hey, pour vrai, I'm done. J'accroche ma lame. C'est fini pour moi, le canot. Je préfère, tu sais, c'était tellement excitant. Puis je pense qu'on, en tout cas, j'espère que je ne suis pas le seul à avoir vécu ça, mais tu sais, tu travailles sur ton projet, tu es tout seul, c'est tough, tu grinds, ça n'avance pas, tu ne sais pas si ça va marcher, tu ne fais pas vraiment d'argent, tu sais, il n'y a rien de facile avec ça. Puis là, du jour au lendemain, tu fais du tech money, tu es avec une super équipe, tu apprends à tous les jours, tu sais, les tiny wins, tu es célèbre on a daily basis. C'est ce feeling-là de Oh my God, ça fait des années que j'attends ce moment-là. Puis que je pensais être obligé de créer moi-même cette compagnie-là qui réussit. Puis là, je réalise que j'ai été recruté dans une compagnie qui existe, qui a les mêmes valeurs que moi, qui avance super bien. Ça fait que ça a été un peu un no-brainer de Hey, pour vrai, le canot, c'est le fun, le sport, c'est le fun. Mais je ne suis plus là. Ça a été un twist de vie.
François Lanthier Nadeau C'est intéressant parce que moi, je suis... Je connais ma soeur qui est athlète professionnelle. On dirait que la lecture que j'ai à ce show, c'est comme si tu avais trouvé une loop de feedback. qui donnait certains éléments similaires que tu avais peut-être dans le sport, genre la dopamine, la camaraderie, un cycle d'entraînement, le time to shine, soit de livrer en prod ou de faire une compétition. Après ça, on dirait qu'il y a un carcan, une structure similaire qui se mappait du sport à la start-up. C'est intéressant.
Antoine Meunier C'est vrai, pis en plus, il y avait beaucoup moins d'acide lactique dans l'aspecteur,
François Lanthier Nadeau fait que ça faisait vraiment moins mal. Ouais, c'est ça. Pis chez The Unsimple, je me rappelle, là, on avait commencé plus à se parler, pis justement, Phil m'avait dit t'sais, tu devrais parler avec Antoine, il a eu des bonnes idées, il a fait du marketing, il a fait plein d'affaires, t'sais. Pis je me rappelle d'une... T'sais, peut-être pour donner une petite anecdote de chez The Unsimple, je me rappelle d'une bande dessinée, même, qui était un asset. de content marketing qui avait vraiment bien fonctionné pour vous. Veux-tu nous donner un peu de détails là-dessus ? Je pense que c'est quand même une histoire qui vaut la peine d'être partagée.
Antoine Meunier Ah oui, ça c'est drôle. Dans le fond, en gros, la question c'est quoi The Unsimple ? C'est tellement compliqué à expliquer, c'est ça le problème, mais c'est ça la beauté en même temps. Fait que maintenant on s'est dit, on pourrait juste l'expliquer c'est quoi du DNS. Fait qu'on s'était dogfoulé le domaine howdns.works. Je pense que ça marche encore. Puis on était parti avec, on a fait juste faire une bande dessinée qui explique c'est quoi le DNS. Comment ça marche, tu sais. Puis c'était drôle parce que c'était, The End Simple, ça a été toujours la compagnie super quirky. Puis tu sais, on allait dans toutes les conférences de développeurs. Puis tu sais, la gang, tu sais, nous on est la gang qui avait genre notre boot, c'était un salon. Puis fait qu'au lieu d'avoir genre une table, on s'était acheté des meubles IKEA. Puis on... On avait fait un lounge, puis on invitait le monde, puis on faisait juste chiller avec le monde. On n'a jamais eu d'équipe de vente. Ça a peut-être changé aujourd'hui, mais ça a toujours été un peu super, un peu l'utopie d'une compagnie qui roule avec l'amour du produit, puis l'amour de faire de quoi qui fait du sens. Fait qu'on avait... Bootstrap, right ? Ça, c'est le bootstrap, le core, bootstrap est profitable. Puis, le concept du DNS, ça avait été de faire un comic strip. Ça, c'est le designer, qui n'était même pas un designer. C'est ça la beauté, c'est que c'était un ingénieur qui était tellement créatif qu'il trippait tout le temps sur des projets artistiques. Puis, il s'était mis à faire ça et il avait inventé des personnages. Puis, on avait des mascottes, des trucs comme ça. Bref, ça a été... Je pense, je ne sais même plus sur quoi on l'avait mis, sur Producer Conjo ou sur Acker News, peu importe, ça l'a blow up, là, puis c'est devenu super, super gros, parce que c'est devenu un peu un mime, ou les... avant que ça existe vraiment, mais en gros, c'est que les devs montraient ça à leurs enfants, puis on l'avait imprimé en livre, on avait fait, dans le fond, un comic book, puis, fait que c'est devenu un coffee table comic book que, dans le fond, les devs qui ont des enfants... leur donnait pour leur expliquer Hey, voici comment la plomberie de l'Internet fonctionne, voici comment, pourquoi quand tu tapes google.com, ça fonctionne.
François Lanthier Nadeau Tu sais, puis à l'époque, là c'est quoi, c'est 2015, genre 16,
Antoine Meunier je m'en rappelle.
François Lanthier Nadeau Oui, 2016. Oui, OK. Tu sais, tactiquement, pourquoi c'était un succès cette initiative-là, puis je pense que c'est une cool leçon peut-être à tirer, c'est que premièrement, ça a dû se positionner sur les moteurs de recherche, genre dans la première page pour... How DNS works des keywords comme ça. Deuxièmement, vu que ça a fait un bruit dans la communauté dev, ça a été partagé sur des Reddit, des Acker News. Là, avec ce que je viens de dire, tu as deux grosses sources de trafic. Tu as du trafic de referral et du trafic organique. Puis ce domaine name-là, même si ce n'était pas dnsimple.com ou je ne sais pas c'était quoi le domaine de dnsimple, il était... Vous aviez un call to action, we're built by, we're powered by The Unsimple puis ça faisait un huge, un asset de content marketing qui était finalement un driver de trafic puis de conversion pour vous aussi.
Antoine Meunier Ouais, exact. Puis là, je suis le tabarouette, tu sors plein de termes, François ça fait longtemps que je ne vais pas traîner là-dedans. Non,
François Lanthier Nadeau mais tu sais, à cette époque-là, pense à... Il y avait beaucoup, beaucoup le terme de side prod. Side project marketing ou une autre variante, genre engineering as marketing, mettons. Toutes ces choses-là que tu construis, mettons, un outil, puis il peut être hébergé ailleurs que ton domaine principal, puis cet outil-là, il y a comme soit un facteur de viralité où il est vraiment populaire, où il se possède bien sur les moteurs de recherche, il est gratuit, ça l'offre de la valeur, puis juste d'avoir un referral au sein de cet outil-là qui dit, tu sais, ça a été créé par telle équipe, telle SaaS, ça crée carrément un engin de referral puis de sign-ups pour le SaaS que tu promote au final. Moi, ça, je me rappelle, ça m'avait tellement inspiré. Je ne sais pas combien de temps j'ai passé à brainstormer pour Snipcart, qu'est-ce qu'on pourrait faire de similaire, tout ça. Finalement, comme tu le sais, à cette époque-là, j'étais encore pas mal un one-man army. Je n'ai jamais designé de BD. Par contre, quand j'ai vendu ma compagnie, j'ai designé une BD. J'ai fait designer une BD parce qu'à ce moment-là, j'avais du budget. Mais oui, ça, c'était un gros win. Je trouve que c'est hot parce que ça monte. C'est juste un exemple de...... tellement, t'as une horizontalité dans ta carrière, dans tes skillsets et tes intérêts, pis ça c'est juste un point sur cette ligne d'horizon-là qui est comme un growth hack ou un petit genre de marketing trick. Mais t'as fait beaucoup plus que ça, pis The Unsimple, fait que là on a fait Medallist, The Unsimple, About Me, pis après ça, ça t'a amené encore plus creux dans Silicon Valley je pense. Tu veux-tu nous parler de la next step un peu ?
Antoine Meunier Oui, dans le fond, c'est... Oui, et je pense qu'un point à souligner qui est quand même intéressant, ça a été quitter The Unsimple. Parce qu'à être généraliste, à être horizontal, à être partout, puis tout en même temps, lors de... c'est quoi déjà ? Spread thin ? Ça existe en français sûrement. Je t'ai rendu un point sur The Unsimple. Je ne suis pas le meilleur pour ça. C'est ça. C'est vrai que SaaSpasse, c'est semi-en-glos. Mais non, en gros, chez Jean Simple, ce qui est arrivé, c'est que je réalise que j'ai un peu un shelf life en tant que généraliste dans une startup. Fait que moi, je rentre, puis je vois toutes les... Puis en fait, ça fait tellement longtemps que j'utilise cette analogie-là, c'est que quand je vois une startup rouler, je vois ça un peu comme un pasta strainer. Fait qu'ils sont encore là. Je sais pas en français comment qu'on le dit déjà. Un écoutoir. Je vais juste expliquer le concept. Mais en gros, l'idée, c'est que c'est juste, tu regardes ça, puis il y a plein d'inefficiencies dans les process ou juste dans l'approche. Puis c'est normal, c'est une startup. Puis scaler une startup de, mettons, un peu de revenu à 1 million, 2, 3, 4, 5, 6 millions de revenus, c'est souvent une question juste de, OK, ça, ça marche, on le clean up, on double down sur cette approche-là, puis on kill ce qui ne marche pas. Ou on peaufine un peu telle expérience, puis on rend... Puis avec Unsimple c'était Ok les gars, on a 20 000 clients, tout le monde nous utilise. La dernière fois que AWS est tombé à terre, GitHub nous a appelés pour embarquer avec nous autres, PrimeTime, on est le backup de tout le monde, agissons comme des adultes. Avec ça est venue une track complète de comment est-ce qu'on grow up point de vue perception. Ce n'était même pas une question de... parce que les systèmes étaient solides, mais personne ne le sait, on est juste la gang cool qui font des comics. Fait que c'était un peu de comment on grow up pour avoir l'air d'être des adultes. Puis pour en revenir à ça, je me suis mis à tellement faire de trucs qu'à un moment donné, t'es là bon, bien OK, il n'y a plus beaucoup de fuites. Le toit, c'est un peu comme bon, le toit est thermétique, il n'y a plus de fuites, my job is done. Fait que ça a été ça un peu la discussion que j'ai eu avec Antoine après trois ans chez The Unsimple. Ça a été bon, je pense que je suis rendu. Ça a été mutuel. Les deux, on a senti que c'était la fin. Je suis rendu. Je suis prêt pour d'autres défis. Je me sens limité par The Unsimple qui, veut, veut pas, n'est pas une startup avec un exponential growth. Tu prends du papier et un crayon, tu fais une ligne droite à 30-40 degrés et c'est à peu près le growth de The Unsimple year after year. Encore aujourd'hui, je nommerais un chiffre et ça serait exactement ça. Je serais dans le range.
François Lanthier Nadeau Ça chante. Sachant ton type d'ambition et ton côté plus entrepreneur, je me demande, il n'y avait pas une porte d'entrée ou une ouverture à ce moment-là dans l'équité où c'est juste comme le cap table ou la growth était tellement avancé que ça aurait impliqué des coûts ridicules versus ce que tu aurais eu ?
Antoine Meunier C'est bien que tu tombes là-dessus parce que c'est ça qui a chié en fait. C'est que pour moi, c'était tellement important. Je viens de réaliser, j'avais… Je m'étais conté une belle histoire que je viens de vous raconter, mais la réalité c'est que j'avais pas d'équité du tout. Puis c'est quelque chose qui me gossait parce que je... Pour moi, c'est super important, le ownership. Pas du pseudo-ownership de RSUs. Pour moi, c'est du comment est-ce que je peux devenir un partner ici ? Je veux, au même titre comme j'étais quand je suis founder, c'est qu'un des gros décisions, j'aimerais ça être à la table parce que je pense que je peux apporter quelque chose. Mais maintenant, ceci étant dit, Antoine avait un grip. Dans le fond, je ne sais pas si ça a changé, mais il n'y avait pas de… equity pool pour les employés ou quoi que ce soit. Puis c'était correct parce que ça fonctionnait dans la culture. Puis moi, je clashais un peu avec ça. En même temps, j'étais jeune, fringant et désagréable. Fait qu'à postériori, j'aurais probablement... Oh non, mais pour vrai, tu sais. Puis c'est ça aussi, je réalise à quel point... Heureusement que je suis parti de The Unsimple. Je serais devenu toxique en étant inexpérimenté puis voulu aller trop vite. puis tout vouloir en même temps.
François Lanthier Nadeau C'est comme des relations, tu sais, à un moment donné, tu satures l'apprentissage ou la maturité que tu vas tirer puis c'est con, mais le chemin, la croisée des chemins là, puis là, tu mouves à une autre relation puis tu grandis plus là-dedans. Je pense, il y a des cas similaires avec les trajectoires de carrière.
Antoine Meunier C'est exactement ça. Puis, bref, avec The Unsimple la porte était fermée pour l'équité puis ça a été une bonne chose parce que je pense pas que j'aurais pu, je serais pas où je suis aujourd'hui si j'étais resté sur The Unsimple dans un peu de... Le risque aussi, puis je pense qu'on avait parlé, mais tu sais, le faux mot. Puis j'ai la même, en ce moment, je suis chez Blissbook qui est similaire à The Unsimple dans le sens que c'est bootstrapped, beaucoup plus petit en termes de revenus, beaucoup plus de potentiel selon moi. Mais j'ai la même réflexion en ce moment, aujourd'hui, à savoir, OK, je suis techniquement un employé. Par contre, je pourrais probablement avoir été là plus tôt, je serais co-founder de cette compagnie-là, mais je ne le suis pas. Maintenant, comment est-ce que je bridge le gap ? D'ailleurs, je t'ai reach out pour qu'on en parle parce que c'est un peu similaire à ta position avec Snipcart. Tu as commencé pas CEO, puis tu as fini CEO. C'est quoi la trajectoire à prendre ? Ce n'est pas comme s'il y a une règle de droit et tu y arrives automatiquement. C'est plus, OK, est-ce que… Dans mon cas, je suis en train d'évaluer le bliss book comme un investisseur l'évaluerait. À savoir, est-ce que moi, je veux… brûler les années productives de ma trentaine dans cette compagnie-là. Ça va faire un an. Maintenant, est-ce que je veux rester là cinq ans ? Est-ce que j'ai cinq ans à investir dans un Blissbook Book ? Si oui, c'est quoi le retour sur l'investissement que je veux avoir comparé à ce que je pourrais avoir ailleurs sur le marché ? Ou arrive-tu à lever si je partais une compagnie ?
François Lanthier Nadeau On fait un mini pas en arrière. En ce moment, tu es chez Blissbook Book. Juste avant, tu as eu une belle, grosse... initiative qui a comme évolué je pense avec Jack Spades. Tu veux-tu qu'on touche là-dessus parce que c'est là aussi que tu as été vraiment plus proche du capital américain, genre du funding, des VC et tout ça. Fait que moi c'est un petit peu plus alien, beaucoup plus alien pour moi ce monde-là. Fait qu'on pourrait aller creuser un petit peu là, pis genre, tu sais, revenir à BlizzBook qui est comme plus d'actualité là. Mais Jack Spades grosso modo, de la manière que moi je comprenais ça, c'était un petit peu un start-up. Startup Studio slash fonds alternatifs pour prototypes. Tu avais des connexions avec un paquet de VC. Tu avais des vraiment cool partners qui t'inspiraient à cette époque-là. Fait que Jack Spades genre en une couple de minutes, ça ressemblait à quoi cette expérience-là ?
Antoine Meunier En fait, là, tu viens de donner le snapshot du dernier trois mois, mettons, de la vie de Jack Spades qui est le résultat en fait de... Le gars avec qui je suis rentré chez About Me, en fait, About Me avait une position qui était, je pense, c'était genre Head of Marketing, je ne sais pas quoi. Puis la CEO m'avait dit, dans l'entrevue d'embauche, elle m'avait dit, écoute Antoine, on a décidé de ne pas y aller avec toi pour le Head of Marketing, on a trouvé quelqu'un d'autre. Par contre, I would like you to embark on this journey with me. C'est exactement ce qu'elle a dit, je ne sais pas ce que ça voulait dire. Mais bref, elle n'a engagé personne. Oui, très love the... Il y avait une toune en plus. Il y avait une soundtrack. Mais bref, je suis embarqué chez About Me avec un gars qui s'appelle Rustin Coburn qui vient de Denver, Colorado. Puis c'est devenu... Puis c'est drôle parce qu'on s'est rencontrés dans un Airbnb à San Francisco en se voyant dans les yeux. Puis j'avais l'impression qu'on était dans un genre de Big Brother quand il y en avait un des deux qui allait se faire sortir de la maison après une semaine. Je pensais que c'était un test de m'engager deux puis qu'il allait en choper un ailleurs. Fait que... La première soirée avec Rustin c'est drôle parce que ça a super mal vieilli comme conversation, mais on s'était dit, tu sais, OK... pas d'égo. Fait qu'on s'était dit, genre, on avait fait un handshake deal de no Kanye's in the room. Là, ça a vieilli mal parce que dans le temps, Kanye, il était plus tolérable. Mais l'idée, c'était faut jouer fair parce que les deux, c'était notre seule façon de survivre là, si on veut. Puis on a fondé, ça a vraiment tissé une amitié hyper serrante, nous deux. Puis après, quand on a quitté About Me, on a lancé une agence ensemble qui s'appelle Jack Space. Puis Rustin, qui est plus vieux. qui est dans la quarantaine aujourd'hui, qui a 10 ans de plus que moi, c'est le gars avec le plus de contacts que j'ai jamais rencontré. Pour moi, c'était magique, parce que moi, je suis le petit gars de Québec qui est game de faire n'importe quoi, mais qui n'a aucun contact. En m'alliant avec Rustin, lui allait pitcher quelque chose. Lui faisait une promesse, puis moi, je la remplissais finalement. Il est allé faire une promesse à une compagnie qui s'appelle Surfair. qui est dans le fond qui est un... je sais pas son année équivalent canadienne, c'est un peu comme un... L'idée en fait, elles autres, c'est de faire un Uber aérien. Fait qu'en gros, t'as des avions qui font le taxi entre, mettons, San Francisco, LA, LA Lake Tahoe, pis c'est un peu partout en Californie comme ça, fait que t'as, exemple, le monde travaille chez Facebook qui habite à LA, mais qui vont à San Francisco, peu importe, fait que c'était genre un Uber pour les riches tech execs. C'était un membership, donc tu payais un flat fee par mois. Puis tu avais Unsimple Flights dans ça. Puis c'est des petits avions, donc c'est comme semi-jet privé. C'est très cool, mais très utilitaire.
François Lanthier Nadeau C'est la startup la plus privilège que j'ai entendue depuis longtemps.
Antoine Meunier Tu imagines maintenant, genre...
François Lanthier Nadeau Vous leur avez promis. C'est quoi que vous leur avez promis ?
Antoine Meunier On était leur team de marketing. On est devenus leur genre de... Il y avait un genre de CMO. Puis nous, on était tous... On était tous finalement. On est rentrés comme genre de marketing team. On a monté... Tu sais, c'était cool parce que je me suis mis à designer des billets d'avion. Tu sais, ça avait aucun rapport. Je suis passé de... On fait du soft à... Bon, mais je vais designer des billets d'avion. Puis des flight plans, des trucs de marketing. Dans le fait qu'on s'est mis à faire des campagnes. On a créé une campagne qui s'appelait, genre, je ne tomberai même pas là-dedans, c'est random, ça ne vaut pas la peine, mais l'idée, ça a été, Jack Spades ça a été beaucoup de stunt marketing, d'initiatives de vente. Puis, avec le temps, on a travaillé sur nos propres produits, on a fait des trucs, mais tu sais, rien de crazy. Jusqu'à ce qu'on embarque un troisième partner qui s'appelle, c'est toujours bon d'envie d'oublier le nom de tes partners. Jack Hurwitz Jack il embarquait avec nous plus jeune un gars de New York, un typique New Yorkais qui roule à 300 km heure 10 ans plus jeune que moi 20 ans de moins que Rustin c'était le petit jeune mais qui avait une expérience de startup studio lui il venait d'un startup studio à Denver avec une drive un peu un genre de mind bending ability lui il parle puis tout le monde le croit ça fait aucun sens ce que tu dis fait que moi fait que on l'a pris puis on a viré Jack Space en startup studio. Fait que pendant, mettons, un bon, un an et demi, on a, on a commencé à, on a tout mis en place ce qui serait nécessaire pour lever un fonds d'investissement finalement. Fait que de partir un fund, un proof of concept fund puis notre approche, c'était, puis je dis notre approche, mais vraiment, l'approche de Jack c'était de faire un startup studio où l'entrepreneur rentre. Dans le fond, c'est entrepreneur first plutôt que idea first. On peut geek out là-dessus si on veut, mais ce qui a été intéressant, c'est que moi, je suis devenu le numbers guy. Je suis devenu le gars qui devait être en charge de comprendre comment le portfolio peut grossir sur 10 ans, comment est-ce qu'on va savoir ressembler quoi à notre insérer ici toutes les acronymes de VC possibles. Ça a été un gros deep dive sur toute notre industrie. ce qui finance cette industrie finalement. Puis on a travaillé avec... En gros, vu qu'on raisait un fund, on parlait avec des VCs, mais on parlait principalement avec les gens qui mettent leur argent dans des fonds d'investissement de VC. Fait que c'est des LPs, des Limited Partner. Fait que c'était super intéressant de compétitionner contre des VCs finalement, plutôt que compétitionner contre des startups. Puis la chose la plus fascinante, c'est que c'est... Beaucoup plus agréable une conversation avec un LP qu'une conversation avec un VC. Le VC...
François Lanthier Nadeau Ce qui s'explique à l'audience justifierait la différence entre les deux.
Antoine Meunier En gros, la différence entre les deux, c'est le VC, qui est le Venture Capitalist, qui est la personne qui va investir 1 million ou 500 000 dans ta startup. C'est que cette personne-là, elle s'est faite donner de l'argent par des LP pour un fonds qui, généralement, doit être liquidé dans les 5-7 ans, 8 ans. Oui. Fait que le Limited Partner, c'est soit un rich individual. Des fois, c'est des family office. Ça peut être un venture fund qui diversifie ou qui essaie de rajuster son exposure au risque, qui essaie de changer un peu son return profile. Puis, il faut se rappeler que l'année 2020, 2019-2020, un peu pré-pandémie, c'était comme le pic de tout le monde était en mode on va indexer l'industrie. Fait que tout le monde était en mode d'investir dans tout puis d'avoir un exposure sur tout. Puis d'appliquer le power law, qui est un peu le genre de phrase fétiche des VCs de cette industrie-là. Pour avoir un power law, en gros, plus tu as d'investissements, plus tu as de chances qu'il y en ait un qui marche. Puis si tu as indexé l'industrie au complet, tu es sûrement bien placé. Maintenant, si on regarde ce qui s'est passé avec dans les dernières semaines, on réalise que ça ne fonctionne pas toujours. Mais sans tomber dans les détails, ce qui est intéressant cette année-là, ça a été une année à bâtir des spreadsheets et à comprendre comment, c'est quoi vraiment la dilution d'une startup, c'est quoi le timing de la startup. Aussi, quand tu regardes un peu macro, quand tu mets plein de startups ensemble, qu'est-ce qui signale à un investisseur de continuer de mettre de l'argent dans cette compagnie-là versus arrêter. Puis encore là, le petit gars de Québec qui a un background, j'ai toujours été exposé à la tech, mais... Moi, je suis grandi, mon père était entrepreneur. Il y avait une startup qui a explosé avec le boom des Indermill. La compagnie était valuée à 100 millions sur papier, mais on n'avait pas une scène. Ça a été... J'ai vécu, j'ai toujours vu de près et de loin cette histoire-là, mais de pouvoir être à l'intérieur et discuter avec ceux qui font des chèques pour vrai. Puis eux, pourquoi la motivation derrière cet investissement-là était tellement... C'est malade.
François Lanthier Nadeau C'est malade. Surtout quand, mettons, un d'autre comme moi, je viens d'une trajectoire bootstrap, puis les prochains projets que je starte, ça risque d'être bootstrap aussi. Puis comme, t'entends, on se fait nourrir un peu par les philosophies de 37 Signals, puis Basecamp, puis tout ça. Puis comme, on se crée une narrative dans notre tête par rapport au VC, tu sais, qui est comme très abstraite, très genre... On prête des intentions, des fois, à ce type de capital-là. Mais la vérité, c'est que si t'en as pas levé de fonds, pis que t'as pas, mettons, exit d'une business qui avait levé de fonds, ou que t'as pas parlé à des investisseurs, tu comprends pas nécessairement cette réalité-là. Pis moi, c'est pour ça que je trouve ça malade que t'as eu un chapitre, mettons, de ta carrière, que t'étais collé sur cette réalité-là, avec les personnes, avec les ressources, avec, comme tu dis, cruncher les chiffres. Pis je... pense qu'à ce temps-là, ça a influencé beaucoup ta perception de comment tu vois des SaaSes. Tu me dis souvent, Man, je suis employé là, mais j'évalue ça comme si j'étais un investor. Tu le dis plus tôt dans le pod. Pour vrai, je trouve ça vraiment... Je ne sais pas si c'est fair de catégoriser Jack Space comme disant que ça a été, mettons, riche en expérience, mais pas en outcome. C'est-tu fair ou pas ? Bien,
Antoine Meunier surprenamment, là... Il n'y a rien de plus payant que du service.
François Lanthier Nadeau Oui,
Antoine Meunier OK, non. Ça a été le... Oui, absolument, François. Puis c'est ça un peu la trame narrative de le truc, je pense, que j'essaie d'appliquer à tous les jours, c'est si je n'apprends pas, je m'en vais. Fait qu'à toutes les semaines, je me demande toujours, est-ce que si j'avais une...
François Lanthier Nadeau Non, non, je pense que la première fois, je t'entends dire ça, mais ça fait 1000% de sens, mettons, quand je dis... avec ton parcours et les trucs que tu me dis dans les dernières années.
Antoine Meunier En fait, mieux que ça, j'allais partir sur une lignée. Techniquement, j'ai un secondaire 5.
François Lanthier Nadeau OK. Braver Doud. Ce n'est pas tout le monde qui est toi.
Antoine Meunier Non, mais tu sais, j'ai un gros secondaire 5. Mon père est physicien nucléaire pratiquement en PhD. C'est vrai. Déjà là... Moi, mon combat, ça a toujours été avec lui de dire, tu sais, dans ton temps, parce qu'il est vieux, écoute, mais ça a toujours été, puis c'est un gars de tech, puis qui travaille encore dans tech aujourd'hui. Moi, mon pitch, ça a toujours été on vit Je suis né au moment parfait pour pouvoir bénéficier du knowledge de l'humanité. Tout est disponible. Non seulement ça, mais après ça, c'est probablement le parcours d'athlète. Mais quand tu es un athlète, tu te lèves à tous les matins et tu essaies de t'améliorer. C'est tout ce que tu fais. Ta job, c'est d'être meilleur que la veille, que la semaine d'avant. Tu te pognes des plateaux, il faut que tu sortes de ton plateau. Il faut aussi te reconnaître tes limites. Puis moi, j'étais dans un sport où je pouvais prendre des décisions par rapport à, OK, est-ce que je me spécialise dans le sprint, qui est le 200 mètres, ou je me spécialise sur le 1000 mètres, qui est plus long. Je réalise très vite que je suis pourri sur le 1000, fait que moi, c'est le 200 mètres, fait que c'est le sprint. OK, fait que si c'est le sprint, qu'est-ce que je change dans mon alimentation ? Qu'est-ce que je change dans ma façon de vivre ? Toutes ces choses-là, tu sais. Fait que j'ai toujours eu cette approche-là de, surtout dans notre milieu qui est la tech, qu'il n'y a aucune règle. Tu sais, c'est le far west complètement. Encore pas. plus dans le monde venture-backed parce que la différence entre une startup bootstrap et une startup qui a du funding, c'est littéralement juste plus de cash et de l'oxygène. Dans le monde où on est, il y a des pour et des contre. C'est super différent. Mais c'est super intéressant de voir la... Je suis parti sur une lignée-là. Je vais revenir vite, vite. Je vais juste dire... c'est important d'apprendre et de s'améliorer dans ce qu'on appelle. Nos jobs, on rentre parce qu'il y a une opportunité, puis surtout par une startup, je veux dire une compagnie qui n'a pas de team de RH, c'est une compagnie qui a un besoin, pas pour un rôle, mais pour une personne. Fait que quand la personne rentre dans la compagnie, ça prend une couple de mois pour cette personne-là à trouver son footing, puis à trouver si ou qu'elle peut vraiment apporter de la value, puis qu'elle peut se définir. Puis c'est comme dater, comme tu disais plus tôt, puis Je pense que l'important là-dedans, c'est tout le temps être prêt à changer, puis évoluer, puis s'améliorer. Moi, ce que j'allais dire plus tôt, c'est à toutes les semaines, pratiquement, j'ai un genre de micro-réflexion. Est-ce que je suis meilleur que j'étais la semaine passée ? Si j'ai une conversation entre Antoine de la semaine dernière, puis Antoine de cette semaine, qui gagne ?
François Lanthier Nadeau Tu l'as dans ta tête, ou genre tu journales, ou t'écris, ou tu parles avec quelqu'un,
Antoine Meunier genre ? C'est un peu un genre de... un test. qui roule, tu sais, c'est comme si, genre, je release ma nouvelle version, puis il y a un des tests que c'est, bon, est-ce que cette version-là est meilleure que la précédente ? Puis, généralement, oui, mais en même temps, tu sais, comme tout le monde, je veux dire, moi, au mois de novembre, je suis en dépression pendant un mois et demi, tu sais, il y a des côtés saisonniers avec ça, mais le concept, c'est, tu sais, je regarde où j'étais il y a un an. Tu sais, il y a un an, jour pour jour, je quittais Grain. Grain, qui a été, j'ai passé un an et demi, un an là. je suis rentré pour les aider à bâtir un site web, puis je suis sorti, puis j'étais le Head of Customer Experience, où ça a été une année complètement folle, où pratiquement, j'étais juste le bras droit, puis le psychologue de notre CEO qui venait de closer une ronde de financement de 20 millions, avec tous les challenges que ça apportait, puis on était là pour s'assoyer.
François Lanthier Nadeau On pourra le drop dans les show notes, mais Grain, c'était du... transcription pour les meetings vidéo c'était avant que tout ce qui touche le camp ça peut pas être les n'est pas ce monde whatever ben grainer en ligne ou deux en ligne ou deux grains c'est ton meilleur ami dans un meeting zoom fait
Antoine Meunier ok c'est enregistre le meeting ça transcribe ça te permet de partager des moments puis d'y retourner fait que c'est qu'ils ayant plein de justement fait que c'est rendu vraiment mais comme moi je rentrais là-dedans pied Ça a été hyper growth, trop d'investisseurs, trop d'advisors, trop de pression. Ça a été 100% la compagnie toxique où je suis très content de ne plus être là, mais je suis content de l'avoir vécu. Je regarde où j'étais à ce moment-là, je me regarde aujourd'hui, je me dis wow, je ne me reconnais même pas T'es-tu plus…
François Lanthier Nadeau définitivement, probablement plus serein ou juste calme ?
Antoine Meunier Je suis juste vraiment un meilleur programmeur et un meilleur designer. Parce qu'en gros, pour boucler la boucle, j'ai commencé avec trois gars hyper talentueux, tellement talentueux que quand je designais des trucs, je voyais Tristan à côté et j'étais là, Tristan Labbé, qui est excellent. Je me disais, je ne serai jamais product designer parce que je ne pense pas. pas avoir ce qu'il faut pour être cette personne-là. En plus, je regardais Raphaël qui était le back-end, qui est un génie du back-end, pis j'étais, bon, ok, je serai jamais aussi solide que ça. Puis à ça, je regardais Tabarouette, Raphaël Étienne, qui est le troisième musiquateur de ce groupe-là. Étienne, qui est encore chez Missive. C'est un gars de son front-end. Les gars sont tellement bons que je m'étais dit que je ne serais jamais à ce niveau-là. J'ai passé dix ans à ne pas commettre à être, dans le fond, un bon développeur. Puis ça fait maintenant un an chez Facebook que ma job, c'est d'être... designer, développer front-end pis de faire un peu de tout, mais je réalise à quel point j'aurais avoir su, j'aurais dû juste en 2012 accepter que je serais pas le meilleur right off the gate, mais d'embarquer là-dedans pis de juste embarquer dans cette idée-là d'améliorer.
François Lanthier Nadeau Mais pourquoi ? J'ai l'impression que t'es un dude trop curieux pis talentueux quasiment pour juste, genre, avoir une track. de carrière. Je pense pas que tu aurais pu unlock toutes les opportunités que tu as là si tu avais juste décidé de te focusser sur un truc. Peut-être que tu aurais buildé une business et que ton output dans la business aurait été vraiment vertical ou niché sur l'engineering ou le design ou whatever. Mais comme aujourd'hui... Ce qui fait justement que chez Blissbook la compagnie avec laquelle tu es aujourd'hui, ce qui fait que tu as des opportunités peut-être, je ne sais pas, comme managériales ou peut-être d'équité, c'est des choses que tu commences. C'est cette richesse-là aussi du profil que tu es capable de regarder une compagnie de A à Z. Souvent, tu travailles avec certains programmeurs qui ne sont pas nécessairement entrepreneurs. Il faut que tu fasses des rappels au niveau de la réalité de l'affaire, des objectifs d'affaire. On ne fait pas juste écrire du code pour qu'il soit beau, on ne fait pas juste refactorer du code pour que les autres devs trouvent ça nice. On a des goals à atteindre, on chute du stock en production pour réduire le churn, pour augmenter l'activation, pour faire un revenu d'expansion, peu importe. Mais tu as ce breath de connaissances-là que je pense que si tu avais un single track, tu n'aurais jamais eu.
Antoine Meunier C'est vrai. C'est drôle parce que tu dis ça, et ce que je rajouterais, c'est maintenant que... En fait, je suis meilleur aujourd'hui pour engager quelqu'un de technique, chose que j'aurais inventé il y a un an ou deux. Exact, c'est un autre style. Si on revient au spreadsheet, ce que j'ai maintenant avec plus de profondeur technique, c'est justement de cadres. Puis ça, je l'ai fait. Des fois, c'est des petits problèmes mentaux qui m'embarquent, mais je faisais un spreadsheet, puis je faisais un modèle de Blissbook à long terme, puis je ne l'ai même pas partagé avec personne. C'est vraiment juste pour moi. Je suis curieux de voir. OK, compagnie Bootstrap, ça ressemble à quoi le hiring plan ? Qui on engage ? Comment ? Puis maintenant que j'ai la tête dans le code, je vois notre code base qui est un ramassé de React qui a commencé à être codé il y a quasiment 10 ans. Fait qu'il y a du vieux stock, tu sais. Fait que la question, c'est OK, comment on engage pour pallier ça puis pour développer une nouvelle feature ? Puis BlizzBook, ce qui est intéressant, c'est que c'est une compagnie SaaS, mais c'est surtout du B2B enterprise. Nos clients sont des compagnies qui ont 20 000 à 25 000 employés qui débarquent et qui vont utiliser Blissbook pour manager leurs employee handbooks et toutes les top-down documentation qui doivent être signées et qui ont soit un aspect légal ou de compliance.
François Lanthier Nadeau Quand tu rentres dans une grosse compagnie, tu as des contrats, tu as des documents d'accueil, tu as de la formation. Blissbook ça te permet de générer, gérer tout ça en tant que plus grosse compagnie.
Antoine Meunier Exactement. Puis ce qui est intéressant là-dedans, c'est que c'est toute autre façon de construire une business puis un soft, mais imagine une compagnie dans laquelle tu fais juste dire oui à chaque client qui rentre pendant cinq ans.
François Lanthier Nadeau Non, merci.
Antoine Meunier C'est drôle parce que c'est l'inverse du puriste.
François Lanthier Nadeau Tu sais,
Antoine Meunier la pureté d'une SaaS, c'est que là, en fait, c'est un peu comme une compagnie de service qui est devenue un software. Il y a un software qui a juste dit oui. Mais à dire, quand tu dis oui à une compagnie mature, ça accélère un peu le product market fit parce que,
François Lanthier Nadeau en gros,
Antoine Meunier dans notre industrie, c'est ça que je trouve fascinant avec un Blissbook c'est que, puisque notre produit est dicté par des legal, des legalese, un point de vue légal, par exemple, tu as 50 employés dans 50 États américains, il faut qu'ils signent 50. papiers différents parce que les lois ne sont pas pareilles, sexual harassment, peu importe, holidays, blablabla. Fait que quand cette compagnie-là arrive et elle dit il faut que votre software fasse ça, ça, ça, ça et ça pour que je puisse le remplacer parce qu'en ce moment, mon PDF que j'imprime, 50 000 copies que j'envoie par courrier à tous mes employés qui signent, qui me le renvoient, bien, il est plus lent que votre système, mais il me permet de faire ça, ça, ça, ça. Fait que, prends cinq ans de dire oui à tout le monde. Fait qu'on rentre un client, dans le client, on a notre Master Service Agreement, puis là-dedans, il y a feature 1, feature 2, feature 3. Puis, mettons, aujourd'hui, notre... roadmap est dicté par une compagnie de 25 000 personnes qui a trois zones de manufacture au Mexique, deux aux États-Unis, blablabla. Fait que c'est cool.
François Lanthier Nadeau Laisse-moi essayer de reformuler pour voir si je comprends bien. Mais mettons, parce que ça semble contre-intuitif ce que tu dis justement avec l'espèce de vieille sagesse partagée de ne pas dire oui puis de faire vraiment des bons customer interviews. trusté aussi des fois ton intuition, tout ça. Fait que pas builder toutes les features. Mais de la manière que je vois ce que tu dis, pour que ça fasse du sens, c'est que tu dis oui à toutes les compagnies ou toutes les features, mais vu que tu cibles des compagnies vraiment, vraiment grosses, ces compagnies-là sont limitées en nombre puis ils vont partager beaucoup de caractéristiques, ne serait-ce qu'en requis, qu'en réglementation, en procédure. Fait que tu dis oui, oui, oui à une, Mais quand tu arrives à l'autre après, tu as déjà des oui de cocher. Ça fait-tu du sens, ce que je dis ?
Antoine Meunier C'est exactement ça. Puis non seulement ça, mais le endgame. En fait, ça, c'est le premier layer. Le premier layer, c'est que tu dis, je le bâtis pour compagnie 1. Ça ouvre la porte à la compagnie 3, 4, 5, 6 qui ont aussi besoin de ça. Maintenant, ce qui est intéressant, c'est que ces compagnies-là ont une structure, ont un team de RH qui ont, dans le fond, des... des requirements, puis n'importe quelle compagnie qui devient assez grosse doit avoir les mêmes requirements. C'est ça qui est super intéressant dans la niche, la verticale dans laquelle on est, c'est qu'en travaillant, mettons, notre customer research, c'est dire oui à une compagnie mature qui a des besoins clairs qui vont être les mêmes besoins d'une compagnie plus petite. Fait qu'une compagnie de 100 personnes, quand elle va atteindre 2, 3, 400 personnes, va avoir besoin de ça. Fait qu'au lieu de s'asseoir... parler avec une compagnie, une startup, si on veut, qui ne sait pas ce qu'ils veulent, on travaille avec la compagnie mature. Ça permet d'avoir un produit qui fit pour n'importe quelle compagnie qui va être assez grosse après. Mais là, maintenant, c'est tellement pas inspirant comme message. Je dis ça, parce que ça fit zéro avec ce que j'aurais fait avant. Mais dans ce concept-là, d'un produit qui est plate à mort, qui est le employee handbook, puis manager ça, puis les signatures, puis les patents, c'est assez robuste comme approche.
François Lanthier Nadeau Puis, t'as-tu... Parce que là, dans le fond, t'es chez Blissbook depuis combien de temps ?
Antoine Meunier Presque un an. Depuis 9 ou 10 mois.
François Lanthier Nadeau OK, sweet. Puis, t'es remote, correct ? Ouais. Puis, là, j'essaie de... Parce que là, on vient de couvrir d'autres... tellement de trucs que t'as faits. Mettons qu'on fait... Je veux dire, ça fait partie du pod, juste compter des histoires, puis voir les leçons qu'on en apprend, puis les bons coups, puis tout. Mais si on essaie de te localiser dans l'espace-temps, est-ce que t'as été, pour chacune de ces compagnies-là, remote ? Je sais que t'as dit pour Médaliste, dans le temps même de ta startup de E-Com avant, t'étais à Québec, physiquement en team. Mais pour toutes les autres... Que ce soit The N Simple, que ce soit Jack Spades Grain, Blissbook ça a toujours été remote ?
Antoine Meunier Ça a tout le temps été remote, au point où j'ai jamais commencé, dans le fond, pour une compagnie qui n'est pas la mienne, j'ai jamais commencé à travailler en connaissant le CEO, le founder en personne. Fait que dans le fond, j'ai rencontré, j'ai... J'ai signé avec The Unsimple, j'ai travaillé avec eux, je les ai rencontrés une couple de mois après. About Me, ça c'était magique. J'ai signé avec eux, j'ai commencé à travailler avec eux. J'ai rencontré la CEO dans son salon, parce que j'étais arrivé à l'aéroport super tard. J'avais couché dans sa chambre d'amis, puis je m'étais levé le matin avec ses enfants et son chum, puis j'ai déjeuné avec. C'est là que je l'ai rencontré pour la première fois.
François Lanthier Nadeau C'était comme du polyamour dans le fond à San Francisco.
Antoine Meunier C'est exactement ça. C'était super le fun d'expliquer à ma blonde. C'était une opportunité. C'était une opportunité. Écoute, toi, t'es dans tout. Mais ce qui est super le fun avec ça, par contre, c'est que... Puis c'est ça qui est drôle, c'est que je réalise que j'ai... Pour moi, le remote, c'est tellement naturel que les dernières années ont été complètement surréalistes de voir... des gens devenir remote par obligation ou juste par trend. Il y a beaucoup de startups qui sont remote parce que, sur papier, ça fait plus de sens, mais qu'en réalité, ils ne sont pas capables de le faire. Même aujourd'hui, Blizzbook on est remote, mais à toutes les semaines, le CEO, il se plaint qu'il aimerait donc ça qu'on soit tous dans un bureau. Chez Grain, c'était magique. Chez Grain, c'était le but de la compagnie est de faire un tour qui est... invaluable pour les remote teams. Ceci dit, le founder rêve d'avoir un bureau en Utah. Puis il a justement commencé à... Ça fait deux ans qu'il n'engage plus à l'externe, qu'il n'engage plus remote, qu'il bâtit tranquillement son noyau. Moi, je prédis que cette compagnie-là a un bureau qui sont tous en Utah dans deux, trois ans. Mais la magie du remote, c'est que ça te permet de vraiment... Puis c'est là un peu qu'on peut loop in sur la francophonie, sur le Québec, puis sur cette approche-là. En étant remote, tu peux engager n'importe qui vraiment pour leur talent. Puis c'est un autre... Pour vrai, ça pourrait être... On pourrait passer un deux heures sur le remote parce que, pour moi, c'est encore un genre de... Je pense pas qu'on sait comment faire du remote. On se rappelle quand Slack est débarqué et qu'on avait fait Oh my God, c'est tellement hot ! On peut se garrocher des GIFs, on peut mettre des files, du contenu, puis tout. Là, on est une couple d'années là-dedans, puis on est là Oh my God, il faut kill Slack. Parce que là, on est plus productif, puis on sent...
François Lanthier Nadeau On s'est attaqué, tout est rendu signe, puis ça marche pas. Mais, je pense, tu sais, j'ai comme 10 000 points qui poppent dans ma tête quand on ouvre sur le remote. Puis, tu te dis de quoi, tu sais, comme quoi on pourrait en parler pendant deux heures. Fait que, je pense qu'on va juste en refaire un pod, bro. On va refaire un pod sur le remote ou sur whatever else qu'on a envie de parler. Parce que là, on est en train, tu sais, je viens de checker le... Time flies, mais on est à 1h10 déjà. Puis comme, I mean, c'est tellement beaucoup de stock à gérer, intéressant, tout ce qu'on a régurgité aujourd'hui. Fait que moi, si t'es down, ce que je te suggère, c'est carrément qu'on se fasse un autre show dès qu'on peut, parce que clairement, moi, personnellement, ça me donne juste une raison et une excuse de chiller avec toi, parce que sinon, il faut tout le temps qu'au 3-6 mois, on est comme Hey man, il faut que je te parle de telle affaire-là, là, là, t'as-tu d'eux ? Moi, j'irais comme ça, dude, parce qu'il y a juste trop de stock pour le remote pour comme redéballer.
Antoine Meunier Ça me semble être une sage décision, François.
François Lanthier Nadeau Dude, j'ai tellement hâte de te voir dans la vraie vie. Dans ma tête, je ne sais pas combien tu mesures. Je ne sais même pas si tu as deux jambes.
Participant 5 Moi, c'est les chevilles qui me stressent. Oui, c'est vrai. J'ai quand même une grosse phobie. Mais non, c'est drôle. Moi, je vais juste continuer d'imaginer que t'as genre trois pouces de plus petit que moi. C'est ça que j'ai le goût de vivre. Fait que je veux pas être déçu.
François Lanthier Nadeau Faudrait qu'on se dise comme t'as dit avec ton ancien partner, genre, no ego, quand on se rencontre. Anyway, je pense qu'on est passé déjà à travers ça, là, quand on était plus jeunes. Mais pour finir, Doud, ce show-ci, parce que certainement qu'il y en aura un autre, là... J'aime bien se demander aux guests de choisir des sick pics, qui est un concept que j'ai 100% volé d'un autre podcast que j'écoutais dans le temps, un podcast de dev. Mais c'est juste pour faire une coupure avec tout le SaaS startup, juste dire des trucs qui te font triper dans la vie, que ce soit musique, show, objet, personne, whatever, donner un peu de couleur aux personnes. Fait que si t'en as une couple, tu peux y aller. Moi, j'en ai un pour cette chose-ci.
Antoine Meunier Pour vrai, j'en ai une couple, parce que tu as eu la gentillesse de me donner un heads-up, parce que sinon j'aurais choqué ma red. J'en ai... Mon premier, puis c'est super, c'est ça qui est drôle, c'est que j'imagine la majorité des gens qui nous écoutent en ce moment sont basés au Québec, ou principalement au Québec. Mais ça fait six ans que je ne suis plus au Québec, puis que j'habite comme un immigrant au BC dans une culture qui n'est pas la mienne, dans une langue qui n'est pas la mienne, avec des gens qui n'ont pas mes référents. Puis j'ai découvert, j'ai toujours été un fan d'humour québécois, mais je n'avais pas réalisé à quel point le Québec était magique à ce niveau-là. Fait que mon sick pic, c'est genre les podcasts des humoristes québécois. Fait que à commencer par, mettons, Mike Ward sous écoute, qui m'a fait découvrir tous les humoristes qu'on peut avoir. L'humour québécois, c'est tellement beau. C'est comme, je deviens émotif à en parler parce que notre humour est... unique en son genre. Puis je trouve ça génial d'être à des milliers de kilomètres de cette culture-là, mais d'avoir accès. Mon podcast, quand je me prépare la bouffe, ça va être un Québécois qui dit de la marde puis il n'y a rien qui accote ça. Mon sick pic numéro un, ça va être les podcasts d'humoristes québécois.
François Lanthier Nadeau Ma blonde écoute beaucoup La soirée est encore jeune. Au début, je n'étais pas sûr. Il y a quand même une vibe radio-canadienne. t'habitues un peu, mais ça reste quand même fucking drôle quand tu es sur la même fréquence que les autres. Mais c'est drôle parce que je suis allé voir les nouveaux bureaux de Novotize, une vraiment cool agence d'e-commerce à Québec qui est en train de scaler en malade et qui achète des brands D2C ou qui en launch carrément. Ils transcendent le service. On a juste chillé avec Phil Paquette-DeVarenne, qui est un des associés là-bas. Il me disait à quel point... était en amour avec l'humour québécois, puis que ça faisait partie de sa réalité, puis il me parlait des Arnaud Silicon puis tout, ça me fait rendre compte que moi, je suis inculte, par rapport à notre... Tu sais, Antoine je suis allé voir Louis-José Hood quand j'étais plus jeune, puis c'était malade, genre, mais comme, c'est way back, mais ouais, non, en tout cas, je me mets une note mentale par rapport à... Tu sais, quand il y a toi, quand il y a deux ou trois personnes que j'aime ou que je respecte qui me parlent des mêmes affaires, là, je décide d'y accorder de l'attention. On est pas mal à ce threshold-là. Un autre pick ?
Antoine Meunier Oui, j'allais dire écoute le podcast sous-écoute avec Lou Joséhood, puis je pense que c'était Joe Cormier. Dans le fond, la trick, c'est écoute n'importe quel sous-écoute de Mike Ward avec un humoriste que tu connais, puis ça t'embarque dans le jeu. C'est bon. Deuxième sick pic, j'ai récemment Ça, c'est vraiment cool. On retourne sur Jack Space. On avait une cliente de Jack Space qui est encore, parce que depuis quelques mois, je l'ai repris comme consulting avec elle. Elle, en fait, a fait du full package production dans la manufacture de vêtements. Fait qu'elle a une usine de manufacture au Guatemala et elle produit des vêtements pour des compagnies. Puis, on travaille ensemble. Puis, c'est super intéressant de voir à quel point, tu sais, modern slavery. C'est souvent dans la manufacture de vêtements. Puis c'est vraiment un milieu qui est triste et dégueulasse. Fait que mon sick pic numéro 2, c'est une compagnie de vêtements de Vancouver qui est vraiment cool. De l'île de Vancouver, de Victoria, qui s'appelle Anian. A-N-I-A-N. C'est un pont des vêtements en laine recyclée. Puis d'ailleurs, c'est ça que je porte en ce moment. C'est la version en flamme recyclée. Mais c'est vraiment cool parce que c'est genre... C'est vraiment hot, un vêtement qui dure. On s'achète toujours des vêtements, puis après deux semaines, il n'y a plus de forme, puis il se crabe ou peu importe. Puis moi, j'ai des coudes. Je pense que mes coudes, c'est des petits rasoirs. Toutes mes coudes passent au travers.
François Lanthier Nadeau Le monde dit beaucoup ça à propos de toi, honnêtement. J'essaie. Il y a les coudes aigusés.
Antoine Meunier Allez voir mon OnlyFans. Il est vraiment... Mes petits coudes pointus. Bref, c'est ça. Mon deuxième sick pic, c'est cette compagnie-là. C'est des produits hyper... qui sont faites à Vancouver, qui sont designées, qui sont juste malades, pis qui sont pas trop chères pour ce que t'as en échange.
François Lanthier Nadeau C'est sûr, prochaine fois que je viens voir ma soeur, je vais aller checker ça. Mais... Right, est-ce que je close avec le mien ou t'en as un autre ?
Antoine Meunier J'en ai un autre, pis lui, en fait, j'en ai deux. Un, c'est une side joke avec toi. Pour vrai, guys, l'app pour charger les voitures électriques de la Colombie-Britannique, de BC Hydro, ça coche. C'est de la barrette. Pour vrai ? Puis je pense que j'avais dit, c'est que je suis toujours fasciné quand l'argent de mes taxes sert à faire du software malade. C'est toujours pas arrivé trop souvent. Non, mais quand ça arrive, c'est le fun. Mais non, pour vrai, une app cool s'appelle Opal.
François Lanthier Nadeau Opal.
Antoine Meunier Puis Opal, dans le fond, c'est très intéressant. Ça bloque tes apps. Fait que dans le fond, tu la sèches, tu sèches des sessions, puis ça ferme Instagram, ça ferme Twitter, ça ferme peu importe TikTok ou ce que tu peux avoir. C'est là que j'ai réalisé que j'étais vraiment addict à Instagram. Puis je trouve ça vraiment cool parce qu'en gros, c'est super con. Je me sens comme un enfant avec un contrôle parental. Mais à date, c'est le plus beau 30 ou 40 que j'ai investi dans le dernier deux mois. C'est cette app-là.
François Lanthier Nadeau Ça te sens quoi ? C'est un forfait mensuel que tu payes ?
Antoine Meunier Je ne sais même plus. Pour vrai, c'est un pricing super intéressant dans le sens... il faut qu'ils te fassent payer au plus crisp pour que tu te sentes investi dans l'app parce que sinon tu vas vouloir la rejeter c'est genre c'est l'équivalent du petit tu sais le petit Q-text qu'il fallait mettre sur ses doigts qu'il goûtait le cul pour pas se manger les ongles quand on était jeune c'est la même c'est ça mais en application il me semble qu'il y avait des kids qui développaient ils aimaient ça tu sais
François Lanthier Nadeau ils faisaient comme d'autres je vais passer à travers c'est mon nouveau Ma nouvelle dope, mais... Alright, fait que Opal, cool. Je close ?
Antoine Meunier Tu peux closer.
François Lanthier Nadeau Je close avec le seul sick pic que j'ai eu l'énergie de préparer. En le fond, hier, j'ai joué à God of War Ragnarok, que j'ai pas encore fini, jusqu'à genre minuit et demi, à essayer de battre le même boss. J'ai pas été capable. J'ai sacré, j'ai lancé ma manette. J'étais allé me coucher fâché. Fait que... Shout-out quand même à ce jeu-là. C'est vraiment un bon jeu. Ma journée aujourd'hui a mieux commencé avec la chance de te parler un peu. C'était nice.
Antoine Meunier Meunier François. C'était un plaisir. Maintenant, je vais aller déjeuner.
François Lanthier Nadeau Alright, dude. Love you. Hâte de te reparler. Take care. Cheers. À la prochaine.
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