Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, Head of Product & Design chez Blissbook.
On discute de design pour SaaS, et on pose la question :
Ça ressemble à quoi la note de passage de design en 2023?
On parle des deux extrêmes (design boboche bootstrapped vs. trop léché fundé). On essaye de trouver un équilibre entre les deux, en donnant des exemples pratiques et des outils.
Je fais un mini teardown du design chez Agendrix & Didacte, deux SaaS d’ici, pour illustrer certains points. Antoine vulgarise et positionne d’autres outils design comme les component libraries.
Ah, et on décortique le rant de Ludo aka The Real Pussycat envers l’app de design Canva.
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SaaSpasse à Montréal — édition 3
Le 7 septembre prochain, SaaSpasse débarque dans la métropole en force avec l'enregistrement d'un podcast LIVE avec ⁠Simon De Baene⁠, CEO @⁠Workleap⁠ et ⁠François⁠, fondateur @⁠SaaSpasse⁠.
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François Lanthier Nadeau:C'est vraiment, vraiment important, ça. Comment tu te sens quand t'es dans une app ? Pis je pense que c'est quelque chose à réfléchir. Tu sais, mettons, là, tu parlais de Component Libraries, de UI Kits, tout ça. OK, why fair ? On parlait de low-code, no-code, les outils, fair. Mais au-delà de genre, tu le trouves beau, whatever, est-ce que ça fit ce que tu vas créer avec comment les personnes sont supposées se sentir quand ils sont là ? pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Le prochain event SaaSpasse aura lieu à Montréal, jeudi le 7 septembre dans les bureaux de WorkLeap, qui était précédemment Gsoft. Les billets sont dispos sur Evenbright, sur la bannière de notre site ou en show notes. On a déjà vendu presque la moitié des billets, donc réservez le vôtre bientôt. Ça va être un live pod avec le cofondateur Simon Debenne, donc ça promet. OK, segment promo pour le pod, nouveau projet. Moi et deux amis avec un solide track record en SEO, Charles McLaughlin-Piché et Lidovic Brand real pussycat, on monte tranquillement une offre premium d'SO pour les SaaS en phase de croissance forte. On offre le full package, c'est-à-dire SEO technique, acquisition de backlinks et contenu. On peut aussi travailler avec des rédacteurs à l'interne au besoin. Si ça vous intéresse, glissez dans mes DMs sur LinkedIn ou écrivez-nous à bonjourhi.SaaSpasse.com. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier. Head of Product and Design chez Blissbook. On discute de design pour SaaS et puis on pose la question, ça ressemble à quoi la note de passage de design en 2023 ? On parle des deux extrêmes, donc design boboche bootstrap versus trop léché fundé. On essaie de trouver un équilibre entre les deux en donnant des exemples pratiques pour des outils. Moi, je fais un mini teardown du design chez Agendrix puis Didacte, deux SaaS d'ici, pour illustrer certains de mes points. Antoine, lui, va vulgariser aussi et positionner d'autres outils design comme les Component Libraries. Ah, puis on décortique le RENT de Ludo, a.k.a. The React Pussycat, envers l'app de design Canva. All right, on passe au show. Let's go ! Antoine, en 2023, c'est possible de faire un design clean sans briser la banque, qu'en penses-tu mon ami ?
Antoine Meunier: Salut François, c'est-tu qu'il est possible aussi de commencer un podcast en cinquième vitesse ? Check bien ça. Alors, l'Omélie de la semaine est une présentation d'Antoine. Non, pour vrai, c'est le cas qu'on discutait hors ligne, comme on fait tout le temps, pis j'ai commis un genre de flash, ben pas un flash, mais t'sais, un genre de réflexion, pis un peu comme toutes mes réflexions, c'est tout le temps genre un genre de strong opinion. Opinion loosely held ou comme tu dirais Strong personality weakly held un des deux.
François Lanthier Nadeau: Weakly held together
Antoine Meunier: Le truc, dans le fond, que je voulais qu'on discute aujourd'hui, c'était on en est où avec le design en 2023 par rapport à Hey, où la note de passage ? Le cheminement que j'ai eu là-dessus, c'est un peu qu'on dirait que c'est tellement hit or miss. On dirait que c'est comme un pilou-face de Tu pars une startup, tu vas avoir un design, ça accroche. Puis par design, on veut dire une expérience avec le service, avec l'app. Fait que oui, évidemment, il y a les couleurs, il y a les rounded corners, mais il y a aussi le fait de, ah wow, le sign-up flow était malade, le onboarding était clean, les emails sont à la coche. Tout est vraiment bien designé. Puis on dirait que c'est comme un piloufasse d'avoir... Si tu as la chance d'avoir un co-founder qui a un design sense ou même une attention aux détails, ça va te donner souvent ce startup-là qui a l'air bien ficelé et bien tête dès le début. Sinon, on dirait que c'est quelque chose qui arrive par la suite quand on a atteint le product market fit et on est rendu à avoir les moyens, on engage quelqu'un et on rend ça beau. Puis l'exemple, mettons, du co-founder talentueux, c'est drôle, j'écoutais ton pôle avec Jean-Michel Delexia qui racontait que… ils ont comme découvert, lui, il a découvert, il ne savait même pas, mais son co-founder qui est technique et en plus, un excellent designer. Puis, on le voit, ça a donné un produit quand même tight.
François Lanthier Nadeau: Oui, oui. Juste pour être clair, il n'est pas technique, son co-founder, mais il est très design.
Antoine Meunier: D'accord. Bien, moi, je trouve ça technique d'être design. Mais le point étant, tu sais, c'est ça, c'est que dans ta team, tu as quelqu'un qui a ce truc-là, puis c'est super payant parce qu'au début d'une startup, bien, généralement, tu as beaucoup de temps puis peu de ressources. Fait que d'avoir, d'être capable de le mettre un peu dans le design, ça paye. Puis, ceci étant dit, je trouve qu'on est pris un peu dans une drôle de dualité ou deux extrêmes qu'on entend souvent puis je trouve qu'ils ont mal vieilli ou qu'ils vieillissent mal plutôt. C'est que d'un bord, tu as la bonne vieille méthodologie Lean Startup de Eric Ries, on se rappelle. Je pense que c'est, j'ai envie de dire, 2015, qui est loin, mais pas loin en même temps. Mais dans notre monde, c'est une éternité. Puis c'est un peu la mentalité de chipper rapidement, de juste break things. Puis moi, j'assiste ça à l'équivalent de chipper de la guenille en disant que c'est une écharpe de soie, en travaillant sur la rendre meilleure. Puis finalement, après... excitant, t'atteins ton product market fit pis là tu l'as finalement ton produit bien ficelé ton écharpe de soie, pis de l'autre côté, à l'inverse on dirait que d'avoir eu ce mouvement-là un peu break things, pis de juste de chipper du stoclette, ça l'a fait un effet boomerang avec les designers pis on se rappelle de Airtable avec deux designers co-founders qui sont allés over the top sur le design Il y a des trucs comme le 12-star experience. Je ne sais pas si ça dit quelque chose. C'est vite, vite le 12-star experience de Brand Check Airtable. C'est genre, one star, the user doesn't die. Five-star experience, user's excited, they come back, they loved it, blablabla. Puis là, plus tu montes, plus ça devient ésotérique. Puis là, finalement, tu crées un genre de... 8 étoiles, 10 étoiles, une expérience 12 stars, c'est que la personne arrive à l'aéroport, on l'attend avec des mariachis, on les amène dans une limousine. Dans la limousine, il y avait un spa. Ça n'a juste plus rapport.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, juste pour être clair, c'est ça qui t'attend quand tu vas arriver à Montréal pour l'événement chez Workleap.
Antoine Meunier: 12 étoiles. 12 étoiles d'expérience. Mais pour en revenir au point où je trouve qu'on est pris dans une... dualité où d'un côté, des founders qui ne sont pas nécessairement design-oriented vont s'asseoir sur le côté lean startup, cette mentalité-là, pour justifier de chipper du stock. De l'autre côté, dès qu'il y a un designer dans le crew, on dirait qu'il s'assoit sur le côté un peu Airtable puis over-design et tout. Les deux, je trouve ça dangereux parce que en 2023, autre temps, autre remerce puis honnêtement, autres outils. C'est un peu là que je serais curieux qu'on en discute. C'est, d'après toi, rendu en 2023, c'est quoi la note de passage pour le design d'une startup ?
François Lanthier Nadeau: 5 sur 7.
Antoine Meunier: C'est ça, hein ? C'est exactement ça. Puis au début, je me disais 5 sur 7.5,
François Lanthier Nadeau: 5 sur 8,
Antoine Meunier: des échelles faciles, mais c'est exactement ça. Bon, mais bon podcast, Frankenstein à la semaine prochaine.
François Lanthier Nadeau: En fait, ce que... Ce qui est hot dans le brief que tu viens de faire, c'est que ça illustre beaucoup une chose que toi et moi, on croit fortement, qui est la nuance. Pas nous savoir vivre dans les extrêmes, autant dans notre psyché que notre intellectualisme, que nos relations, peu importe. Ce que j'aime, c'est que je me disais tout le temps, dans le temps de chez Spectrum et ensuite chez Snipcart si tu n'as pas de solution, tu chiales pas. Si tu chiales sur un problème, il faut que tu amènes une solution. Nous, ce qu'on va faire, c'est pas être des vieux routiers chialeurs. On va amener une solution, ce qu'on pense justement qu'est une note de passage, quelque chose qui fait plus de sens avec les temps modernes. Écoute, je vais commencer avec une question pour qu'on puisse creuser là-dessus. Est-ce que tu penses que la note de passage en design change drastiquement si t'es bootstrapped versus financé par du capital de risque ?
Antoine Meunier: Moi, je pense pas. Je pense que c'est plus une fonction de l'industrie dans la qualité.
François Lanthier Nadeau: OK, dis-moi en plus.
Antoine Meunier: Ouais. Par exemple, si t'offres... En fait, si t'as une innovation incroyable pis que tu fais une percée, ou... Je veux dire, juste le fait que ton produit existe, ça apporte tellement de valeur que les gens sont prêts à vivre avec une expérience de marde. Bien, ça te donne le droit. Puis, tu sais, maintenant, tu devrais ou devrais pas, mais... Écoute... À ressources limitées, si tu as le choix entre avoir une innovation, une expérience de marde ou investir dans ton expérience, mais jamais avoir atteint ton point d'innovation, c'est sûr que tu vas essayer d'amener ton produit le plus loin possible et le design va traîner derrière. C'est plus dans cette optique-là. À l'inverse, quand tu es dans un marché compétitif ou qui est peut-être même adjacent à un marché consumer, où tu vas être comparé justement à des apps qui ont justement une... une team de design plus grosse que le gouvernement du Québec, qui ont de la ressource en masse, ben là, t'as comme pas le choix d'avoir une expérience qui va être pas mal plus, on va dire, à jour et moderne. C'est ce que je te répondrais.
François Lanthier Nadeau: Je pense, je suis d'accord. Je pensais que t'allais répondre en fonction de ta verticale, ça peut changer aussi. Je pense que les standards de UX, UI, mettons en manufacturier, vont probablement être plus bas. qu'en crypto, mettons. Je dis, avec les belles émissions 3D du dernier venture d'Andreessen Horowitz qui fait un wallet Web3, je ne sais pas quoi. Souvent, c'est bon, il y a du fluff.
Antoine Meunier: Ou un bon vieux e-commerce direct-to-consumer avec des petits textes qui tournent en rond.
François Lanthier Nadeau: On en a vu qui roulaient sur Snipcart toute semaine. c'est magique je pense que oui il y a une échelle de à quel point c'est important le design en fonction de ta verticale ou ce que tu fais carrément par contre je pense que toi et moi on va être d'accord pour dire que en 2023 mettons dire simplement que tu fais du B2B SaaS donc c'est pas grave si t'as pas une belle expérience au niveau de design Je pense que c'est beau. On a fini avec cette excuse-là. Il y a trop d'outils en place pour s'encrisser, dis-toi.
Antoine Meunier: Exact.
François Lanthier Nadeau: Il y a une autre chose, un autre petit micro-rent que je veux faire, c'est au niveau SaaS, j'ai vu longtemps et souvent le Bait & Switch, qui est un fucking beau site de marketing. Puis quand tu sign up pour l'app, tu t'es fait... te convaincre par notre promesse, notre messaging, nos illustrations, le sentiment que tu vivais, là, tu tombes dans une dompe crud. Ça fait que ça aussi, je pense que...
Antoine Meunier: Ça, c'est... Tu viens d'ouvrir une porte, là.
François Lanthier Nadeau: Ah, ben vas-y,
Antoine Meunier: prends. Hé, pour vrai, là, maintenant qu'on en parle, là, je trouve que un one-up d'un bait and switch d'un beau marketing website et une expérience de marde, c'est une machine de vente et de marketing. qui t'amènent dans une app de marde. Puis là, je pointe HubSpot, parmi tant d'autres. Mais si t'as le malheur... Puis là, on vient de dire HubSpot, mon téléphone est à côté. C'est sûr, je me fais spammer par HubSpot pendant... En fait,
François Lanthier Nadeau: il y a quelqu'un en arrière de toi de chez HubSpot en ce moment.
Antoine Meunier: C'est ça ! Salut ! Puis tu sais, tout ça pour dire qu'ils vont te vendre tout ce que tu penses. Tu sais, ils te vendent, ils te promettent une expérience, puis ils te promettent un résultat. Puis après ça, t'es juste déçu.
François Lanthier Nadeau: J'arrête pas de rire. Ouf. Ouais. HubSpot, confession. Puis là, il y en a qui vont dire, ben voyons donc. Parce qu'il y a quelqu'un à qui j'ai... Ouais, je dis qu'il va me parler. Il y a quelqu'un à qui j'ai dit ça récemment. J'ai dit, hey, il y a 3-4 semaines, c'était la première fois que je me loguais dans HubSpot en cause d'un client avec qui je faisais de la consulte. Il y a quelqu'un qui m'a dit, voyons donc, c'est-tu sérieux ? C'est un behemoth, HubSpot, dans notre domaine. Mais je te jure, dude, j'ai connu HubSpot à cause que c'était les genres d'instigateurs du inbound marketing en fucking 2013, 12, je sais pas. Je suis rentré dans l'app, dude, je saignais des yeux, je me disais, ben voyons donc, c'est donc ben lettre.
Antoine Meunier: C'est le retour à 2013, mais tu sais, c'est que c'est un peu, il y a une époque aussi de SaaS que c'est juste des spreadsheets, là. Tu sais, c'est comme un SaaS, toute une époque où un SaaS est un spreadsheet puis une app ensemble, tu sais.
François Lanthier Nadeau: Les CRM, beaucoup.
Antoine Meunier: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Ouais, fait que, tout ça, nous, ici, les cohortes de SaaSpasse, on n'endorse pas le bait and switch de marketing-vente qui l'aide dans une app designée comme de la marde, puis on n'endorse pas l'excuse de, on fait du B2B, fait que c'est correct, c'est notre design que c'est de la marde. Fait que, qu'est-ce qu'on offre en contrepartie ? Moi, j'ai pris un moment pour... regardez des startups des SaaS d'ici que selon moi eux autres ils ont la note de passage Je vais t'expliquer pourquoi je pense qu'il y a une anode de passage. Tu peux m'interrompre, tu peux me dire ce que tu penses, mais on y va comme ça. All right. First up, Agendrix. Vous pouvez aller, by the way, sur le site d'Agendrix en même temps. Ça va être dans les show notes et tout ça. Je vais essayer d'être pas trop visuel, vu que je parle de l'app. Mais je m'explique pourquoi ils ont une anode de passage. Bon, mais premièrement, quand tu vas sur le site web d'Agendrix, et ensuite que tu sign up pour Agendrix et que tu gosses, Il y a une consistance dans l'expérience visuelle. L'expérience est quand même prononcée chez eux, au niveau du design, mais c'est là, aux deux places. Tout est consistant. Le color scheme, la font, les icons. Puis, il y a une certaine... Tu sais, gérer des... Eux, c'est gestion de shift, gestion d'horaire, les payes, les employés, les communications employés-employeurs, il y a plein d'affaires qu'ils font. Ça peut être quand même un petit stressant, je pense, comme use case. Puis, tu sais, des fois, c'est des just-in-time où il y a quelqu'un qui... Check à dernière minute, il faut que tu publies un shift pour remplacer. Blablabla. Moi, le color scheme, un peu... C'est-tu pastel le mot ? Je sais pas. En tout cas, apaisant. Moi, je trouve qu'un color scheme est apaisant. Puis j'ai le goût d'être dans l'app, puis de gosser sur mes affaires. Une deuxième affaire sur laquelle je suis vraiment, vraiment têteux, c'est le spacing. Une app qui est toute crammed, toutes les choses en même place, puis que mon cerveau de... Mon cerveau de commotionneux, bien franchement, n'est pas capable de savoir ce qui se passe. Faut que ça respire, ça, ça le fait. À chaque fois qu'il y a des action feedback dans l'app, tu cliques sur quelque chose, c'est supposé avoir un feedback de est-ce que ça a marché, ça a pas marché. Le color scheme est clairement, explicitement différent. Fait que tu sais qu'il y a quelque chose qui s'est passé pis t'es pas juste en train de naviguer, mettons, dans l'app. Fait que ça, j'adore ça. Les how-tos, pis les screen grabs, tous les explainers qu'ils ont, c'est vraiment slick. c'est surtout représentatif de la vraie app. Parce que rappelons-nous, mettons qu'on revient dans le bait-and-switch mode de marketing website vraiment clean versus app vraiment lettre. Là, des fois, les marketers vont faire faire une vidéo qui présente la proposition de valeur du SaaS par une firme de motion design full fancy. Puis là, tu as l'impression que c'est tout magique. C'est des icônes qui se mélangent ensemble puis genre tous mes problèmes sont réglés. Boum, tu t'inscris, tu fais l'onboarding, tu fais comme... Jesus Christ c'est là, je comprends pas ce qui se passe, ça ressemble pas pantoute aux vidéos que j'ai vues, right ? Ben avec eux, du moins, moi, j'ai pas été exposé à ça. Au contraire, il y a un 1 pour 1 pas mal entre les vidéos d'Explainer, les vidéos How To pis ce que je voyais dans l'app. Fait que ça, c'est les... Selon moi, pourquoi ils ont la note de passage, c'est ça. T'as-tu des questions là-dessus ? Sinon, j'en brille.
Antoine Meunier: J'ai envie de double-cliquer sur le bait and switch de vidéos de présentation.
François Lanthier Nadeau: Vas-y, on va continuer.
Antoine Meunier: C'est pas vrai. Si tu veux voir rapidement les esprits s'échauffer, mets une gang de marketing jouer avec des mock-ups qui n'existent pas de l'app, qui font des flows qui sont impossibles. Si tu chèques bien la product team arriver vite en tabarnak, puis le CEO qui débarque qui dit On s'en crisse, il faut shipper la semaine prochaine. Il faut que la vidéo soit live parce qu'on launch sur Product Hunt. Là, t'as le perfect storm de... Un vidéo qui est... Un vidéo à... Tu sais comment il s'appelle ? Ça avait tellement coûté cher, man. Mais peu importe. Un vidéo qui te coûte trop cher, qui ne représente pas ton app, qui va être outdated dans trois semaines parce que tu vas repoucher de quoi de nouveau, qui vient anchor, finalement, qui vient ancrer la perception.
François Lanthier Nadeau: L'attente,
Antoine Meunier: ouais. L'attente. Puis c'est aussi... Puis j'ai envie de dire même, tu sais, sérieux, on est-tu rendu au point où quand tu fais un... Quand tu as une vidéo de présentation abstrait, un abstract qui n'est pas... Ça a sa place d'avoir une vidéo qui explique la narrative de ce que tu vas accomplir avec l'app. Il y a des apps que tu ne peux pas rentrer dedans et avoir un résultat tout de suite. Donc, ça fait du sens de te faire expliquer un peu ça va être quoi ton cheminement et de pouvoir te projeter là-dedans. Maintenant, le maudit vidéo avec la voix off qui fait juste montrer des abstractions de UI qui bougent et qui n'ont rien à voir avec l'app. Sais-tu, j'ai un red flag justement. On devrait juste coller ça à un red flag que si tu n'es pas capable de faire soit un vidéo descriptif ou juste une narrative, mais que tu fais entre les deux que you're full of shit.
François Lanthier Nadeau: La voix off qui dit genre... Il y a comme une musique, un petit jingle vraiment calme en l'air. Là, tu as la voix off qui dit genre... Running your business is not easy, right ? Là, après, tu te dis... There's payroll, there's schedule, there's management. Brittleify.com understands that. En tout cas, whatever, j'arrête ma voix off.
Antoine Meunier: C'est trop awesome.
François Lanthier Nadeau: Ouais. Si, pour revenir à Agendrix, si j'avais à leur faire perdre des points, parce que j'essaie d'être impartial...
Antoine Meunier: Attends, excuse. Avant que tu leur donnes une... Tu as mis le côté juvré, tu vas tomber sur le côté salé. Peux-tu nous rappeler, et même je ne suis pas sûr de savoir, Agendrix, c'est gros comment aujourd'hui ? Parce qu'ils sont assez matures, non ?
François Lanthier Nadeau: Oui, Agendrix sont dans les 7 chiffres de ARR. Il y a l'épisode avec Mathieu à l'heure, les gens pourront l'écouter. pis ils sont 50-51 personnes ça fait au moins 8 ans je pense que ça roule tout ça va être dans les show notes c'est une shop d'estrie le bootstrap vraiment cool mais eux by the way avant
Antoine Meunier: que tu leur enlèves des points je leur donnerais un point positif c'est vrai que c'est super sharp pis on se rappelle de l'expérience de HubSpot où des fois quand ça fait longtemps que t'es là il y a un technical... de dettes qui s'accumulent, pis c'est vraiment dur de bâtir une expérience moderne sur une app qui a vieilli, si on veut, pis je veux dire, qui a vécu first-hand, là.
François Lanthier Nadeau: Ben, Mathieu je trouve que moi...
Antoine Meunier: C'est vraiment une belle job.
François Lanthier Nadeau: Mathieu pis moi, on en parle dans notre pod. Eux, ils ont fait le chemin que t'as parlé un petit peu plus tôt dans ton homélie, de genre, ah, on l'a fait un peu après le product market fit, quand on avait plus de loose, pis tout ça. Si tu vas dans Time Machine, tout ça, Mathieu lui-même te le dirait, là, que c'était... ça lookait pas mal moins, mettons. Fak, si j'avais à leur faire perdre des points, un peu trop de gradients, ça, c'est turbo subjectif. Turbo subjectif, donc je m'excuse à la team d'Agendrix. Mais genre, des fois, il y a des gradients qui font un gros background, mettons, d'une icône dans l'app, pis tout ça, pis ça, je sais pas, j'avais l'impression que c'était un marketing asset qui était pas à la bonne place. Ça, c'est juste moi. Pis l'autre chose, c'est au niveau accessibilité. Pis là, s'ils ont des pros d'accessibilité pis que je me trompe, vous me le direz, guys, ça me dérange pas de me corriger. Mais je trouvais qu'au niveau de la police, quand tu dois lire un label ou un descriptif, ça manquait de contraste parfois. Parce qu'ils ont vraiment un beau color scheme, mais mettons leur H2 ou je ne sais pas quoi, agencé avec le background ou le font, des fois, je trouvais que c'était trop pâle sur pâle. Je n'arrivais pas à rapidement scanner avec mon oeil. Fait que des micro-critiques. Mais pour moi, c'est un petit bon exemple d'un SaaS qu'il y a plus que l'année de passage en 2023.
Antoine Meunier: C'est intéressant que tu parles d'accessibilité, parce que pour vrai, on est clairement dans le suspect d'over-design et tout. Parce que clairement, leur design d'agenda X est vraiment clean. Il y a une attention au détail qui est là. Ce n'est pas rabouté ensemble, et c'est assez homogène. Mais comme tu dis, il y a des bouts. Le côté accessibilité, on repassera, mais en même temps, le mot du truc de l'accessibilité, c'est parce que si tu le respectes... tellement à l'aide.
François Lanthier Nadeau: Je sais pas si on va ouvrir cette canne de verre-là aujourd'hui, mon pote.
Antoine Meunier: Non, mais ce que je veux dire, c'est que c'est un challenge et c'est vraiment tough. Puis, une affaire par rapport à l'accessibilité, c'est surtout, ça dépend, c'est qui ton user base. Tu sais, par exemple, mon challenge à tous les jours, c'est de me rappeler que la majorité de mes users, ils ont des vieux écrins cathodiques. Tu sais, genre, ils ont des écrins, là, pas 5K, mettons. Fait que t'as même pas une question d'accessibilité, c'est une question de... densité de pixels, si je mets un petit border, ou mettons un petit background fin, fin, fin, un petit background gris fin, ça passe dans le bar. Tu le vois même pas. C'est super. C'est là que c'est tough parce que, je veux dire, si tu fais une app iPhone, elle va juste être sur un iPhone. Donc déjà là, c'est assez cané. Mais si tu fais justement une app plus desktop, ça se donne que ton audience... utilise plein de genres de devices, mais ça ouvre une autre canne of worms d'accessibilité. Puis là, il y a des décisions à prendre par rapport à je le fais-tu beau ou je le fais efficace.
François Lanthier Nadeau: Absolument. Ça sera pour un autre podcast sur l'accessibilité. Sujet important puis on n'est pas assez préparé. Je fais une deuxième startup d'ici, de Québec aussi, qui ont selon moi la note de passage. Puis tout le monde, allez-y, utilisez l'app, c'est gratuit, sign up puis go see her. fully around dedans. Didacte. Donc, pourquoi est-ce que Didacte, on en a de passage ? Premièrement, Didacte, pour ceux qui ne le savent pas, c'est un Learning Management System. Il y a un épisode avec Mathieu Dumont, qui était président, ils l'ont vendu à WorkLeap, qui était Gsoft. Donc, Learning Management System, c'est une app qui te permet de créer de la formation, t'assurer que les gens la suivent, puis de façon très grossière, c'est ça que ça fait. OK ? à B2B, en entreprise. On pense à des nouveaux employés qui rentrent et qui doivent avoir des formations, whatever. Qu'est-ce que moi, j'ai aimé ? Bon, premièrement, c'est désarmant. C'est rassurant comme design. Je le sais for a fact. En fait, je suis pas mal sûr que c'est pas des utilisateurs super techs à la vie. Tu le vois, ça, dans l'iconographie, dans la police, que c'est réfléchi pour être comme pédagogique, fité avec leur value prop. Tu sais, la formation, ça se veut être simple, ça se veut être, justement, désarmant, accessible. Puis je trouvais que ça, ça résonnait dans le design. ça j'ai vraiment vraiment vraiment aimé ça au delà de genre une design trend j'ai plus un design qui fit avec probablement comment les gens sentent quand ils sont dans l'app c'est simple c'est fonctionnel mais sans être lettre tu peux être simple et fonctionnel puis être très lettre c'est super clean c'est minimaliste ça respire beaucoup tous ces trucs là pis tu sais souvent moi quand je rentre dans un SaaS je suis genre intimidé par le nombre de bells and whistles d'écran, d'icône, d'affaires, de places où je peux cliquer. Pour vrai, il faut vraiment que j'aie un pain de fort pour apprendre un nouveau SaaS, parce que sinon, mes vieilles habitudes, mes vieilles pantoufles reviennent souvent. Mais ça, je n'ai pas vécu ça dans le didacte, même si je suis zéro un LMS guy, je suis zéro un formateur, whatever. Ça, c'est intéressant. Ils ont un concept, c'est un petit peu plus précis, mais ils ont un concept de module versus leçon. Les modules englobent les leçons. De la manière que le color scheme et les boîtes, sans boîtes, une dans l'autre, visuellement, les couleurs, tu catches automatiquement que ça, c'est le gros truc, le module. Ça, c'est la leçon, c'est ce qui fit dans le module. Je vraiment aimais ça. C'est comme le design t'explique la hiérarchie sans qu'il y ait besoin d'avoir de texte, mettons. Encore une fois, les action feedback messages, oui, ça a marché, l'utilisateur a été ajouté, la leçon a été sauvegardée, whatever, sont clear, sont bold, avec un color scheme vraiment différent du core UI de l'application. Question ou points à perdre ?
Antoine Meunier: Vas-y avec les points à perdre.
François Lanthier Nadeau: Premièrement, si j'avais à leur faire perdre des points, la chemise fleurie de Mathieu Dumont sur la vidéo d'onboarding. Ça, c'est vraiment un design horrible. Ça doit nuire à leur taux d'activation, je suis convaincu. Je suis en retardant à dire. OK, un autre point. C'est têteux, mais j'aurais peut-être mis une couleur de plus dans le main scheme de couleurs. Il y a vraiment beaucoup juste bleu, gris-noir, blanc, mettons. Puis des fois, pour moi, ça faisait que c'était un petit peu tough à spotter qu'est-ce qui était actionable dans l'écran où j'étais. Pis tu sais, vois-tu, à d'autres places, ils ont un peu de jaune style info. Il y a quelque chose à lire ici. Ou un mauve plus pâle dans des... que j'aurais vu peut-être plus ailleurs. Encore une fois, à prendre avec un turbo grain de sel, je suis loin d'être un designer. Pis, dernier petit point, je suis un fan de filler content, personnellement. Pis ça, j'aimerais ça que tu me challenges ou pas là-dessus. C'est-à-dire que, pense à des placeholders dans les forms, ou même du dummy data, ou un preview. de ce qu'un écran va avoir l'air une fois qu'il est rempli de data que moi, je dois rentrer ou d'action que je dois faire. Ça, il en manquait un petit peu de ça, je trouvais, dans D-DAC.
Antoine Meunier: As-tu, ben oui, je suis d'accord avec toi, as-tu un exemple de, tu sais, mettons, souvenir récent d'avoir une belle expérience par rapport avec des empty states qui te permettent de te projeter dans l'app ?
François Lanthier Nadeau: Écoute, c'est pas empty state, mais dans Notion, quand tu crées une nouvelle page, tu as une suggestion de template, vraiment lean et simple. Tu fais juste cliquer sur une des templates et c'est déjà populé. Oui, tu as plein de demi-data dedans, mais je veux faire un calendrier de médias sociaux, je veux faire une roadmap technique. Clique sur un bouton, c'est déjà là. Puis là, je sais dans quoi je m'embarque. J'ai cet exemple-là en tête. Sinon, j'en ai aussi un récemment qui est intéressant. Anyway, je blinque, donc je ne vais pas passer une heure à blinquer là-dessus. Si toi, tu en as, shoot.
Antoine Meunier: Oui, non, écoute, il n'y a rien qui me vient particulièrement en tête. J'essayais de penser à où est-ce que j'ai cliqué aujourd'hui. Il n'y a rien qui sort de l'ordinaire. Par contre, un bon... Parce que, mettons, dans cette même avenue-là, je ferais un shout-out à la gang de Growth Point Design. Je ne pense pas que je l'ai déjà parlé. Qui... ces deux gars de Montréal qui font de quoi de très très cool. Ils font en fait... Ils review the onboarding experience. Puis je trouve que... Puis ils font de plein d'apps. Évidemment, des apps plus connues, peut-être un peu moins low-key. Et au bout du trap, c'est genre des Airtable des Amazon, des... whatever, pour n'importe quelle app que vous pouvez imaginer, genre Calm, ces trucs-là. C'est super intéressant parce qu'eMap aussi, c'est un gros truc je pense qui est accessible maintenant qu'il ne l'était pas avant. C'est le côté, un peu la psychologie du design. Parfois, c'est pas facile à dire. La psychologie du design.
François Lanthier Nadeau: Fait que tu sais,
Antoine Meunier: il y a toujours des concepts, tu sais, il y a le petit peu, je ne les nommerai pas les 45 parce que je suis pourri pour me rappeler ces trucs-là, mais l'idée, c'est de les comprendre, puis d'un peu de... Pas de consommation. Ah ben, mettons, tu peux avoir un truc. Au parfum, tu sais.
François Lanthier Nadeau: Ouais. Ben, tu sais. Ouais, ben,
Antoine Meunier: j'allais dire, par exemple, vite, vite, c'est que c'est juste qu'il y a plein d'expériences qu'on a avec nos produits digitaux qui vont, qui sont répétables, puis qui sont prévisibles. Puis, tu sais, il y a un peu des lois de la physique qui s'appliquent à, tu sais, une expérience humaine, il y a une réciprocité, il y a plein de... si on veut, de grandes lignes comme ça, que quand tu les mets en place dans ton app, ça fait une grosse différence. Puis, encore là, shout-out à la gang de Group Point Design. Si vous voulez une façon de rapidement vous mettre à jour sur ces techniques-là, puis un peu de vous inspirer de comment vous pourriez améliorer soit votre onboarding ou même votre design d'app, il y a plein de ressources là-dessus. Puis c'est un gros point, parce que justement, comme tu disais, le placeholder content, de te permettre... de te montrer c'est quoi tes prochains steps à prendre plutôt que de te laisser dans le vide puis d'assumer que tu vas figure out what to do. Mais c'est la différence entre justement retomber dans tes vieux bas de laine ou embrasser un nouveau produit puis t'installer puis finalement bâtir un habit forming, si on veut, puis dire restez Ouais,
François Lanthier Nadeau: ces gars-là, il y en a un des deux que j'ai acheté sur LinkedIn. L'autre, j'ai essayé de l'acheter, mais il fallait que tu rentres son adresse. Fait que j'ai utilisé un outil pour trouver les adresses e-mail du monde. Ça m'a suggéré une adresse courriel. J'écris ça là. Finalement, il ne m'a jamais accepté. Fait que, ouais, c'est probablement pas la bonne adresse. Mais shout-out à eux autres. Mais t'es pas, tu sais, t'en as parlé sur d'autres pods pis tout ça. Pis ça serait juste vraiment cool qu'ils viennent sur le pod. Fait que, si jamais ces gars-là entendent ça ou vous les connaissez, non, non, non, je pense qu'il y aurait une bonne audience ici pis du bon stock à partager avec notre crowd.
Antoine Meunier: Absolument. Pis ils feraient une bien meilleure job que moi de nommer tous ces trucs-là, là, que j'arrive pas à mettre le mot dessus.
François Lanthier Nadeau: On les mettra en show notes. Fait que c'est possible de nailer son design jour 1 en 2023. Tu crois à ça ?
Antoine Meunier: Pour vrai, oui. Puis, tu sais, on va reprendre la genre de position de base que soit le design est trop important pour toi, puis ça fait 45 heures que tu passes à faire des reference design trop polished puis que vous êtes tous dans Figma puis qu'il n'y a pas une ligne de code qui a été faite. et que tu n'as pas parlé à personne encore, tu n'as pas parlé à des clients potentiels. L'inverse du Lean. De l'autre côté, on se rappelle du Lean qui est l'inverse de genre, on a parlé avec des clients, on pense qu'ils veulent ça, on a chupé ça, si tu croches, c'est correct, on bouge vite, on break things. Je pense qu'il y a beaucoup entre les deux à offrir aux deux parties afin d'être plus rapide et d'avoir une meilleure qualité et de nailer le design jour 1. Par exemple, si tu es un founder ou... une gang qui est plus une gang de devs qui sont pas, que vous avez pas le budget ou vous avez pas accès à du design un designer, fait que t'sais quelqu'un qui va rentrer avec du design ben il y a beaucoup de component libraries disponibles qui sont vraiment vraiment sharp pis une component libraries en gros vite vite vite c'est un peu comme bâtir ta maison avec du préfab, fait que plutôt que de partir avec un plan d'architecte pis d'essayer de tout construire sur place, tu vas faire confiance à la Maison Bonneville ou à d'autres, dans le fond, à ton component library. Fait que tu vas avoir tous les éléments de ta page ou de ton app. Fait qu'on va penser, mettons, tes boutons, ta navigation, tes tables, les drop-downs, les petites animations de confirmation, les alerts, les toasters, tous les mots qui se mangent comme les kebabs, les menus, tout. Tout va être un peu en préfab. Puis, dès que tu utilises ça, tu vas pouvoir faire des choses déjà là, en utilisant, tu as ce côté un peu plus de cohésion dans ton design où tout va fitter, tout va avoir un feeling homogène. Ça simplifie beaucoup la job, je trouve, d'avoir un peu ce... un genre de produit fini rapidement dans l'aventure. Je pense que c'est super important pour justement... Parce que ça, c'est un truc, je pense, qu'on parle pas beaucoup. On parle de break things, blablabla, mais quand t'es une startup, ton pire ennemi, c'est toi-même. Dans le sens que le client... À tous les jours, on est excité par des nouveaux produits, des nouvelles startups. La deuxième question, c'est tout le temps, OK, c'est quoi les chances qu'il existe encore dans deux mois, un an ou trois mois ? Est-ce que je vais vraiment quitter les tours que j'ai pour utiliser ça s'ils ne vont pas exister ? Puis souvent, une façon de se faire rassurer, c'est quand tu regardes un produit qui est bien construit et qui est tight, tu te dis, OK, je pense que oui, c'est une startup, oui, il y a un risque que ça floppe, mais ils ont l'air bien partis. Je veux dire, c'est des professionnels, ce ne sont pas des amateurs. Ça, c'est mon opinion. Je ne sais pas si toi, est-ce que tu en penses ?
François Lanthier Nadeau: Pour le monde pot-tech qui écoute, une component library, c'est dans un framework donné, il y a plusieurs types de langages ou de cadriciels que tu peux utiliser pour designer des applications, le front-end d'une application, ce avec quoi l'utilisateur va interagir. React en est une, mettons. Quand tu dis une component library, c'est-tu toujours associé à un langage ou à un framework ?
Antoine Meunier: J'ai entendu dire qu'il y en a qui s'appliquent à plusieurs frameworks. Pour vrai, c'est genre, il y en a tellement. Puis il y en a qui sont spécifiques, mettons, au e-commerce. Il y en a qui sont spécifiques à des app B2B. Il y en a qui sont spécifiques à ton framework, c'est-à-dire React. Il y en a qui sont faites des component library que leur seul objectif, c'est de te permettre de traiter beaucoup de data facilement. Écoute, je suis en train de travailler, de plancher sur un projet un peu plus de dashboard analytics pour nos clients. on a trouvé une component library qui fait justement des beaux graphiques, des beaux bar charts, des beaux pie charts, qui te permet justement de, au lieu d'avoir tout codé from scratch, tu pars, mettons, à la ligne de, tu pars beaucoup plus loin dans le projet.
François Lanthier Nadeau: Mais Antoine, vous, vous avez déjà une app qui existe. Je pense que vous avez déjà un design system dans Figma. Comment tu fais pour, là tu me dis, on cherche une component library pour, mettons, le data visualization dans notre dashboard, mettons. Comment tu fais pour choisir des component libraries, puis t'assurer que ça ne devienne pas comme un Frankenstein dans différents endroits que je suis dans mon app, ça ne l'occupe pas de la même manière, juste pour le monde qui écoute, puis pour moi aussi, franchement. Oui,
Antoine Meunier: ça va être le segment trop technique d'une petite équipe avec pas beaucoup de ressources qui essaie de faire beaucoup. Alors, ça va comme suit. En fait, nous, ce qu'on a, nous, c'est une app qui est en React. Donc, c'est JavaScript React. On utilise Tailwind CSS pour tout ce qui est, dans le fond, le CSS qui est, dans le fond, le styling, si on veut, de l'app. Puis, pour ceux qui ont travaillé avec le CSS, ils sauront apprécier que c'est une can of worms en soi. C'est tellement dur d'avoir une bonne structure de classe pour dire que toutes les portes sont bleues ou toutes les portes sont rouges. Mais là, ta porte patio, elle est quelle couleur ? puis là tout devient maillé puis tout le monde est maillé puis c'est qui qui a fait une porte patio pourquoi on n'a pas bref Tailwind c'est un framework en soi qui te permet d'avoir une certaine structure par rapport à ça ça c'est nos éléments de base on a React on a Tailwind puis moi dans le fond j'ai un design system dans Figma fait que quand on on utilise ShapeUp justement qu'on avait discuté dans un autre épisode fait qu'on va shaper un nouveau feature on va on va un peu explorer ok voici ce que ça va accomplir au point de vue UX voici la value que ça ajoute au client, puis voici comment on va le bâtir. Puis quand on arrive à comment on va le bâtir, c'est là qu'on commence à regarder autour de, hey, y a-t-il une component library qui nous permettrait de ne pas avoir à bâtir ça from scratch, et de ne pas avoir à le maintenir non plus que ça soit trop de job. Fait que l'idée, c'est que t'as plusieurs styles de component library. Dans notre cas, ce qu'on a trouvé, c'est une library qui n'est pas stylisée. Dans le fond, qui peut être, fait qu'il est comme, on va dire, c'est comme à vanille. Fait qu'on a trouvé la crème glacée à vanille. On va être capable de mettre notre saveur avec Tailwind par-dessus. En gros, rendu là, ce qu'on fait, c'est qu'on fait juste essayer de trouver, pour aller atteindre nos objectifs côté, dans l'expérience du design qu'on a, c'est quoi les Component Libraries qui ont les fonctionnalités qui matchent ça, qui s'apparentent relativement. Après ça, c'est juste une question de mettre un peu de saveur là-dedans. puis ça vient, dans le fond, s'imbriquer dans la table parfaitement.
François Lanthier Nadeau: Puis, encore une fois, dans le contexte où on dit aux gens qu'il y a des outils en place pour avoir un design d'un SaaS sur le sens du monde en 2023, là, on vient de parler de Component Library. Comment ça se distingue d'un Material UI ou de tous les UI kits qui existent ?
Antoine Meunier: Mathématiquement, ceux-là en sont. OK. C'est tout dépendant. Mais tu sais, mettons, Material UI, c'est Google qui est derrière ça. Puis c'est dans le fond un component library qui est clé en main. Il vient avec les designs, il vient avec tout, puis je pense que tu peux l'avoir sur plusieurs frameworks, donc plusieurs langages de programmation. Puis pour vrai, il est excellent. Nous, on ne l'a pas pris parce que je pense qu'on était ailleurs puis notre design fait plus ou moins avec ça. Mais il y a beaucoup de startups qui l'utilisent all-in puis ça fonctionne super bien. Fait que rendu là, le choix... C'est vraiment une question de est-ce que tu as confiance en l'équipe qui l'a bâtie ? Est-ce que ça va être maintenu ? Parce que si toutefois, les components ne sont pas maintenus, ça reste que tu as une dette technique qui se bâtit, si on veut. C'est un peu comme tu achètes ton préfab, mais comme si il n'y a plus de support pour les matériaux dans le futur, puis il arrive de quoi ? Là, tu es un peu fourré et tu te rembourses avec plein de cas de mort, si on veut, puis des risques. Mais ça vaut la peine généralement. Fait que, une fois que t'as fait un peu ton travail derrière, c'est un gros gain en productivité d'avoir accès à ça.
François Lanthier Nadeau: Ça, c'est souvent des outils ou des suites justement d'outils qui sont open source ?
Antoine Meunier: Ça dépend. Fait qu'il y en a qui sont bien en open source. C'est une bonne question. J'ai pas checké.
François Lanthier Nadeau: C'est sûrement des modèles un peu de developer assets que c'est one-off pour l'acheter puis après ça, tu fais ce que tu veux avec. dans ton design, dans ton code.
Antoine Meunier: Oui, il y en a, pour vrai, je pense que le TLDR, c'est que les Components Library, c'est un excellent point de départ pour une app. Il y en a de toutes les saveurs, toutes les couleurs, toutes les gammes de prix et tous les niveaux de... Je veux dire, le Component Library ultime, c'est du no-code. Je pense que la façon de le voir, c'est que sur un spectre de no-code vers low-code vers full-code, l'idée d'une librairie quelconque ou d'une compagnie de librairie va s'imbriquer au centre de ça. Je pense que c'est un peu ça la grosse différence qu'on a aussi en 2023. On a tellement de tools et de nos codes. Tu es plus là-dedans que moi, mais c'est fou la vitesse à laquelle tu peux tester une idée et même créer une expérience client avec ça. C'est incroyable.
François Lanthier Nadeau: En effet. On peut donner des exemples. Je pense que... Moindrement que tes techniques, tes chops de front-end ou de web design, tu risques d'aller vers des choses comme les component libraries dont on parlait parce que ça te donne juste assez de structure pour ce que tu as besoin de faire. Mais si tu n'as pas ces skills-là, il y a des options. Puis low-code, no-code, c'est un monde d'options, mettons. Je vais donner l'exemple de SaaSpasse parce que c'est celui qui est le plus frais dans ma mémoire. Mais grosso modo, ce qu'on a fait avec SaaSpasse, c'est que j'ai dit, écoute, oui, je veux faire un play de data à long terme. Oui, je veux qu'il y ait de l'interactivité dans ma web app éventuellement. Toutes ces choses-là, je sais que tu peux faire une expérience incroyable avec du full code, du custom code, mais je n'ai pas envie de casser ma propre banque pour... faire ça sans avoir validé qu'il y avait de l'intérêt pour ça, tout ça, tout ça. Fait que ce que j'ai fait, c'est que je me suis allié avec le studio Apollo 13, puis François Deauville, Olivier Rousseau, tout ça. Puis eux, François Deauville, il a des skills vraiment bons en no-code, c'est-à-dire que il connaît les différents outils pour créer un site web, pour gérer une base de données, pour sécuriser un backend, pour faire des forms, pour amener de l'interactivité ici et là, blablabla. Lui, il a comme une connaissance là-dessus que moi, j'ai pas. Ce que j'ai fait, c'est que j'ai dit Check, c'est pas compliqué. Au niveau back-end, moi, ce que je vais avoir, c'est de la data sur un paquet de startups, éventuellement un paquet de partenaires d'écosystèmes. Je veux que les gens puissent écrire des courriels, je peux leur envoyer des courriels. Puis, c'était mon style, ça. Ça, c'est comme en arrière. En avant, je vais avoir un répertoire, où est-ce qu'il va être filtrable. Les gens vont pouvoir chercher par technologie, par canaux marketing utilisés. trouver des startups, qu'ils soient à Québec, Montréal, en Estrie ou l'Accès, whatever. Fait que moi, j'ai expliqué mon use case. Puis lui, ce qu'il a fait, c'est qu'il a dit, parfait, ben moi, la stack que je te propose, c'est Airtable pour la base de données pour commencer, avec Webflow dans le front-end pour ton site web marketing et ton répertoire, ta base de données, cherchable. Parce que j'ai dit base de données des deux bords, mais vous comprendrez que la base de données, c'est Airtable. Le répertoire, c'est dans Webflow que ça vit. Puis il dit, OK, on va vouloir que si tu changes de quoi dans Webflow ou dans Airtable, les deux s'updates. Fait qu'on va utiliser Welsing entre les deux. Pour l'ajout de startups, on a utilisé Fillout, qui est un cool tool de forms no code. Puis, il m'a dit, commence à chercher des thèmes, des templates Webflow qui répondraient un petit peu à ce qu'il y avait comme vision. Fait que moi, j'ai fait une recherche bien simple. Puis, l'affaire qui ressemblait le plus à ce que je voulais faire, c'était des templates de job board, right ? Fait qu'avec un minimum de créativité, j'ai fait, OK, ici, au lieu d'être une offre d'emploi, ça va être une startup. Puis ici, au lieu d'être postulé, ça va être ajouté votre SaaS. Je simplifie ça le plus possible. Ça, c'était blanc puis bleu, puis c'était bien clean. Ce n'était pas en tout la brand que je voulais. Moi, je voulais un minimum de brand. Moi, ce que j'ai fait, c'est que j'ai dit check Je connais un dude. Ce n'est pas nécessairement un genre de UX, UI designer, mais c'est un bon designer en général. Je vais lui demander une brand super lean. Je veux des fonts. Je veux un color scheme, des couleurs primaires, des couleurs secondaires. Je veux un tout petit peu d'iconographie, des backgrounds, un traitement photo. Je pense que c'était pas mal ça, honnêtement. Droppe-moi tout ça dans un Figma pour que mon dude, François Deauville puisse, lui, ensuite, aller adapter tout le thème Webflow. Fait que lui, il n'est pas designer pour cinq scènes. Il a pris tout ça, il a adapté tout le thème Webflow avec le genre de lean branding qu'on avait fait faire dans Figma. Et le résultat, vous le voyez, vous pouvez aller le voir, c'est saspasse.com. C'est pas... à se crisser dehors en termes de genre d'app ou de genre de fonctionnalité ou de design. Mais pour un projet qui a 4 mois, je pense, à peu près, 4-5 mois, puis qui m'a coûté pas vraiment cher à mettre ensemble, c'est insane, tu sais. Genre, si moi j'avais essayé de faire ça, en manquant de skills no code, low code, j'aurais pas été capable ou ça m'aurait pris vraiment plus de temps. Fait que j'ai de quoi qui stand out, qui look, j'ai une brand qui est spécifique à moi, à chaque fois que je pose sur les médias sociaux, à chaque fois que... J'utilise, mettons, un emoji, j'essaie de prendre un emoji mauve. Quand on fait des previews, tu sais, que Ludo fait, le beau content de preview que Ludo fait, tu sais, à chaque fois que SaaSpasse, rentre dans ta tête ou dans ton feed ou dans ton inbox, il y a comme un color scheme puis une fun qui est là, tu sais, puis tu reconnais que SaaSpasse. Ça, c'est minimum branding, là, tu sais, pour moi, puis c'est un projet super early. Fait que c'est un exemple de ce que tu peux faire avec du no-code, low-code. Le downside de ça, je te dirais que c'est, souvent, tu vas racker, tu vas... tu vas additionner beaucoup les frais mensuels. Parce que ces différents outils no-code, souvent, c'est des frais mensuels. À un moment donné, ça commence à chiffrer, mettons.
Antoine Meunier: En même temps, merci, c'est une belle déclinaison, c'est-tu le terme ? Déclinaison d'un peu comment SaaSpasse au vu du jour d'un côté produit. Trois trucs, vite, vite. Je vais en oublier un des trois, donc je vais en faire deux. Commencez par François. qui est justement François Douville, qui est... Moi, je... Tu sais, puis je le côtoie un peu dans le stack de Salesforce, puis je vois comment vous travaillez, puis je trouve ça super intéressant parce que c'est le genre de personne qu'on va dire, Ah ouais, c'est un no-code, blablabla mais pour moi, c'est un dev moderne. Il pense que... Il prend les mêmes décisions qu'un développeur full-stack prendrait quand vient le temps de dire, OK, on va prendre MongoDB ou on va prendre telle histoire pour gérer la database, puis après ça, on va faire... telle affaire, ça va connecter de telle façon. C'est juste qu'à un niveau d'abstraction où le trade-off, puis tu l'as mentionné, c'est qu'au lieu d'aller tout coder, puis d'avoir une team d'ingénieurs qui codent tout, puis de dire OK, on bâtit parce qu'on fait quoi d'être tellement unique qu'il n'y a rien qui existe, ou ça vaut la peine de bâtir un peu notre propriété intellectuelle ou peu importe, bien, il y a l'autre aspect de on le bâtit en no-code, fait que le trade-off, c'est que ça va aller beaucoup plus vite, ça va coûter un peu plus cher, côté justement... frais mensuels en SaaS et en service, mais ça va tellement avoir été bâti rapidement que le temps homme c'est un ordre de magnitude plus petit. C'est un peu un calcul qui est important à faire au début pour une startup. Je pense que ça devrait... Je n'arrête pas de trash-talker Lean Startup et Eric Ries. Peut-être qu'il y a une nouvelle version de son livre et que c'est exactement ça, mais l'idée c'est que juste, tu es au début, tu es en mode embryonnaire de ta startup. on est tous d'accord que quelque chose est mieux que rien. C'est pas une question de bâtir en cachette pendant huit ans, puis finalement d'avoir un grand lancement incroyable, mais c'est une question d'être capable de bâtir finalement beaucoup plus qu'on pouvait bâtir à l'époque. Le fait que SaaSpasse en quelques semaines, je veux dire, il y a dix ans, ça aurait été un ou deux zéros de plus, puis ça aurait pris trois, quatre mois de plus, puis ça aurait pris une team complète. Je trouve la barrière d'entrée pour s'installer, si on veut, ou un peu de mettre le premier, puis mettre un pas devant l'autre, peu importe la métaphore, mais l'idée, c'est que je trouve que ça permet de briser la glace rapidement. Puis ensuite, la question, c'est qu'il y a beaucoup de monde qui vont talk shit que le no-code, c'est une bonne façon de tester, mais que c'est pas viable à long terme, puis blablabla. Mais je pense que c'est pas binaire non plus, tu sais, ça va sur un spec, puis SaaSpasse, c'est un excellent exemple.
François Lanthier Nadeau: Ouais, puis, tu sais, il y en a des downsides d'utiliser du no-code, low-code, mais ce que je peux te dire, c'est que c'est un bon outil pour avoir l'air professionnel, et puis... avoir beaucoup de fonctionnalités rapidement. Et puis, c'est surtout un bon outil pour prouver que tu as un modèle d'affaires viable. Puis une fois que tu as prouvé ça, engage-le, là, ta développeuse, ton développeur, puis investis à long terme pour avoir un meilleur contrôle de ta donnée, plus de sécurité, plus de versionning, quoi qu'il y ait des outils qui sortent en no-code aussi pour ça. Fait que, tu sais, c'est comme, le but de ça, c'est pas avoir l'air d'un petit coon. offrir une bonne expérience rapidement, pas cher, puis aller chercher des ventes, aller prouver justement que ça peut marcher. Avec Salesforce, on l'a fait, puis l'on fait aussi avec Auxio, A-U-K-C-I-O, auxio.ca. Vous irez voir, c'est un bundling de, je pense, Webflow, Typeform, Xano en arrière, je ne sais plus trop, Glide pour la mobile. C'est un bundling de plein de codes, de no-code tools, mais pour vrai, ça se sent, ça se feel seamless. On dirait une application web qui aurait pu être développée par des programmeurs. Justement, ces gars-là, ils en ont plein de ventes qui passent là-dessus. Oui, ils ont le plan de faire tout ça en custom code et avoir plus de contrôle. Tout ça, je trouve que c'est vraiment une belle step. Si vous n'êtes pas tech et pas designer, considérez essayer d'exprimer votre proposition de valeur à travers un outil ou des outils no code. La beauté de la chose, c'est qu'il y a un... paquet de monde qui développe des synocodes qui sont des designers, pis qui font des trucs fucking clean. Fait que vous aurez pas l'air justement ticounes, tu sais, avec votre votre crud UI de marde, juste en HTML, CSS, je sais pas. Fait quoi, un gros shoutout ?
Antoine Meunier: Ouais, c'est un excellent point, pis je te dirais même, tu sais, je pense que le takeaway, c'est, encore là, en temps de 2023, google ce que t'essaies de faire, là. Ou demande à chat GPT. ce que tu essaies de faire. Puis je pense que c'est pas une question de le faire en deux secondes par chat de GPT, mais c'est de juste comprendre, parce qu'il y a une chose aussi qui est plus vraie, c'est que je suis convaincu que l'écart entre être technique puis être non technique est beaucoup moins grand qu'il était il y a dix ans. Puis aujourd'hui, quelqu'un de non technique peut faire des recherches, puis c'est plus vrai qu'il n'est pas technique, parce que cette personne-là va être capable de dire, OK, il y a un marché. Il y a une opportunité. Moi, j'ai envie de faire tel truc. Puis cette personne-là peut ensuite aller faire ses recherches puis développer, OK, idéalement, les features que je devrais avoir, ça ressemble à ça, ça, ça. OK, intéressant. Le genre d'app qui s'apparente à ça, c'est ça. Trouver, ça ressemble à quoi. Puis après ça, il y a tellement de monde qui ont partagé un peu comment ils ont bâti. Tu sais, je veux dire, tu viens de le faire avec SaaSpasse, puis il y en a qui l'ont fait avec plein de genres de produits. Ça fait que ça te permet d'avoir une idée de, OK, exemple, je veux faire... telle startup, ça s'apparente à XYZ, il y a moyen d'un peu de reverse engineer et de comprendre c'est quoi les étapes et qu'est-ce que ça prend pour bâtir une app comme ça. Puis si tu es chanceux, ça se peut que ça soit tout du no-code.
Participant 3: Exact.
Antoine Meunier: Puis ce n'est pas nécessaire que, même si tu n'es pas capable de le faire toi-même, encore là, il y a des François Douville de ce monde, il y a beaucoup de monde qui sont excellents en no-code et qui viennent t'aider avec peu de moyens à bâtir, si on veut, un test, un prototype. Je ne sais pas si on l'a déjà discuté, mais un peu, si tu te lances dans les startups, je veux dire, il faut que tu « ship » . Là, c'est là qu'il y a une nuance. L'idée, c'est que ton idée, on s'en crée. C'est tout le monde une idée. Mais c'est d'être capable d'arriver plus près d'un produit ou même d'un prototype, que c'est là que tu vas arriver à convaincre les gens autour que c'est un vrai projet, finalement. C'est là, finalement, que ça prend son élan.
François Lanthier Nadeau: Si vous êtes, justement, au début, dans l'idéation, puis la conception, la validation, puis vous voulez des prototypes, Faites comme Antoine a dit, inspirez-vous d'autres apps qui sont dans votre créneau ou qui ont des fonctionnalités similaires, qui vous font triper, whatever. Utilisez des tools comme BuiltWith ou Wappalizer, ou googlez les alternatives à ce que je viens de dire, si genre le pricing vous déplaît ou peu importe. Ça va vous dire, ah, ça, ça run sur React puis ça utilise AWS puis genre, ils utilisent Typeform pour leur forme, je sais pas, tu sais. ça va vous donner des cues des types de langage de frameworks ou même d'outils no code qui sont utilisés dans les apps qui pourraient ressembler à la vôtre fait qu'il y a un chemin là clairement Puis, j'ai le goût qu'on finisse un peu avec le rent à Ludo. Tu te rappelles-tu, l'autre soir, tard, on faisait de la prep pour le podcast, tu sais, à l'avance. Puis, Ludo, il a fait un rent sur Canva. Canva fait pas mal tout ce que Ludo a besoin, right ? Genre, la job de design que Ludo a à faire, SaaSpasse, c'est quand même simple. Il n'y a rien de sorcier. Toutes les fonctionnalités, si tu les connais, Ils sont pas mal là. Mais quand t'arrives dans Canva, c'est tout turquoise. Tu cliques sur des grosses icônes, pis là, ça... Non, mais c'est vrai, ça suggère un mix de fun pis de background pour tes contenus de médias sociaux, pour ton fleurisse du coin, ou ben non, pour un post d'influenceur Instagram, whatever. Il y a une pizza graphique de suggestions dégueulasses qui... qui t'est lancé dans la face dès que t'essaies de cliquer sur une couple d'affaires. Puis Ludo, il est comme, Man, j'ai juste envie de designer, mettons, une photo ou un post ou le cadre d'un vidéo ou un petit logo, whatever. Puis tout le fluff qu'il y a autour lui crie, Hey, ça, c'est pas pour toi. Hey, ça, c'est des gens de fucking... des designers à l'université qui ont pris un contrat pour un projet de session, qui serait justement, genre, la shop de bonbons d'à côté. Puis là, là, j'hyperbolise, là, c'est un bon outil, blablabla, là, genre, écrivez-moi en DM si vous êtes pas contents. Mais, c'est, puis Ludo, ce qu'il nous a dit, c'est, je me sens tellement pas à ma place dans Canva, que je m'en vais dans Figma, qui est un power tool de designer, puis je suis pas un power designer, mais Christ j'ai l'impression, genre, d'avoir de la paix. d'avoir la paix et d'être à la bonne place pour designer clean, simple, les affaires que j'ai besoin de faire. Oui, il faut que je gosse un peu, je cherche peut-être un petit peu plus, mais comme je me sens plus à ma place. Ça revient à ce qu'on disait avec Didacte. Quand je rentre dans Didacte, j'ai l'impression que c'est un endroit simple, désarmant, où je vais pouvoir, moi, apprendre, faire apprendre les autres avec de la formation. Le design me met dans un mood qui fit avec moi comme personnalité type, comme user type. C'est vraiment, vraiment important, ça. Comment tu te sens quand tu es dans une app ? Je pense que c'est quelque chose à réfléchir. Tu parlais de Component Libraries, de UI Kits, etc. On parlait de low-code, no-code, les outils, etc. Au-delà de tu le trouves beau ou whatever est-ce que ça fit ce que tu vas créer avec comment les personnes sont supposées se sentir quand elles sont là ? C'est là que ça devient un fucking subjectif de comment tu es supposé te sentir. Voilà le rentable.
Antoine Meunier: Parce que c'est un excellent rent. Puis j'irais même dire que c'est plus à vouloir bâtir pour tout le monde, tu bâtis pour personne. Oui,
François Lanthier Nadeau: puis tu nivelles par le bout.
Antoine Meunier: La grosse différence, exactement, puis la différence, je pense, le gros takeaway quand tu compares deux tools comme Figma puis Canva, puis on se rappelle, c'est deux compagnies qui ont tellement de funding que ça n'a pas de bon sens puis que toutes les décisions sont des décisions qui sont taxées sur le retour sur l'investissement puis c'est correct. Dans le sens que Figma... qui a réussi en vendant Adobe, était en mission pour détruire tous les autres, devenir le meilleur tour de design point barre pour le monde de l'industrie qui est de la tech. Puis c'est fait. Ça accomplit. Puis quand tu arrives dans Figma, c'est vrai que c'est calme et c'est simple. Maintenant, il y a FakeJam, qui est un peu une version Miro, Lucidchart, qui te permet de faire des diagrammes. C'est un peu leur façon d'amener des non-designers dans la room.
François Lanthier Nadeau: Mais ça s'appelle FakeJam. Puis le UI n'est pas pareil. Je ne me sens pas pareil quand je suis dans Figma. Je catche que je suis en whiteboarding, en gossage, pas en pixel perfect, SaaS, whatever.
Antoine Meunier: Je trouve que ce que Figma a super bien fait, c'est que il y a une... En gros, c'est quand tu bâtis un tool, quand tu bâtis un produit et que tu le fais bien, tu n'as pas besoin de mettre des affiches d'alerte. puis des pancartes no parking partout pour dire à tout le monde, attention, il y a un trou, attention à ça, attention à ça. Si c'est bien construit, il n'y en a pas d'accident. Puis dans Figma, écoute, je veux dire, ça fait des années que je l'utilise, c'est arrivé très peu souvent que j'ai eu des accidents de char dans Figma. J'en ai à toutes les semaines dans plein d'autres. Canva a pris l'approche complètement inverse qui est de dire, nos users ne sont pas techs à vie, fait qu'on va mettre des panneaux partout. Puis on va tout flaguer. Puis ça crée justement cette dynamique-là que si t'es pas exactement l'audience, tu te sens pas à ta place.
François Lanthier Nadeau: Je vais vous donner une manière d'utiliser Canva si vous êtes pas des designers. que vous soyez dev ou pas, technique ou pas, mais vous êtes pourri en design. Trouvez-vous un designer sur Fiverr, sur Freelancer, sur Upworthy, quelqu'un que vous connaissez sur LinkedIn, Facebook, whatever, puis demandez-y. Je veux une base de design. Je veux des fonts, un pairing de fonts. Mon massif, c'est ça. Le sentiment que je veux, c'est ça. Je veux un color scheme, des couleurs primaires, des couleurs secondaires. Je veux un logo, deux, trois icônes. That's it, OK ? Trouvez-vous ça. Trouvez une manière d'avoir ça. Ça ne vous coûtera pas cher. Dans Canva, ils ont un nouveau truc qui est quand même intéressant qui est le Brand Hub ou Branding Hub. Tu peux rentrer toutes ces affaires-là. Tu peux dire mes couleurs primaires, c'est ça. Secondaire, c'est ça. Ma font, c'est ça. Mon logo, c'est ça. Les différentes couleurs de mon logo, c'est ça. Whatever. Puis là, quand tu designs un nouveau truc dans Canva, tu cliques sur Brand Hub. Tout ce que tu fais va mapper, va respecter. Ton brand hub, ça va prendre les couleurs, ça va prendre la fun. Fait que rien que ça, pour faire des assets, ou des slide decks, ou genre whatever, ça va te permettre d'être uniforme, mais clean. Puis ignore tout le reste de la pizza graphique qu'il y a autour. Mais moi, c'est comme ça que je l'utilise. Puis pour vrai, ça va super bien, man. Ça fait la job pour un profil comme moi, mettons. Fait que ça, c'est un exemple, I guess. C'est...
Antoine Meunier: Ce que je double-cliquais, t'as dit une phrase, puis là, je n'étais pas... de pique en maudit, mais les icônes. Je me rappelle, moi, ça a marqué, c'est drôle, shout-out à Tristan Labbé, qui est d'ailleurs, ironiquement, dans le fond, head of design chez Glide, qui font une app, nos folks, qui permet aux gens de ne pas faire ce que Tristan faisait jadis. Mais jadis, Tristan avait un beau petit cahier de designer, pis il dessinait des fucking icônes, man ! Ah,
François Lanthier Nadeau: c'était un malade ! Mais t'sais,
Antoine Meunier: j'étais là, c'était magnifique, mais en même temps... pour revenir au component library puis le préfab, il y a de fortes chances que tu aies une app qui ne nécessite pas de icons custom tu vas sûrement t'en sortir avec soit Font Awesome qui ont une liste des milliers d'icônes il y en a plein des librairies d'icônes fait que c'est de trouver celle qui match le mieux ton brand mais encore là ça ramène au fait de il y a tellement de ressources par ressources je veux dire des outils qui existent du préfab qui permet d'imbriquer et de créer quelque chose qui est custom, qui est unique, qui n'est pas générique.
François Lanthier Nadeau: Absolument.
Antoine Meunier: Mais qui n'est pas non plus bâti from scratch. Je pense que juste ça, ça permet d'atteindre la note de passage en biseau.
François Lanthier Nadeau: Exact. Atteindre la note de passage, c'est simple. Fais-toi le minimum viable branding. Font, couleur, logo, icône. Quand tu builds ton app, utilise ça. Quand tu fais du matériel marketing ou un site, utilise ça. Si tu fais yin... puis le less is more prends pas 8 couleurs prends pas 4 logos prends pas des photos puis des illustrations fais yank ce qu'on a dit mettons commence avec ça puis déjà tu vas avoir une uniformité puis quand le monde sont en contact avec ta marque que ce soit dans l'app ou le marketing ils vont faire ah oui ça c'est britalatify.com fait
Antoine Meunier: que c'est comme ma leçon pour les beginners puis même pour encore là pour les beginners ce que je dirais mettons le pro tip ça serait aller sur YouTube Dans le sens que, parce que l'idée, c'est répétitif. Je veux dire, un designer qui fait du brand, sa méthode, ça va juste toujours la refaire. Moi, par exemple, j'ai un processus de, je me pogne une base de design system côté couleurs. Dans le fond, les couleurs qui rangent de 100 à 900. Puis ça, je donnerais le lien, c'est React UI, qui a un très, très beau guide sur comment... comment, dans le fond, bâtir ton color palette à partir de 1, 2, 3, 4 couleurs. Puis de là, là, t'as plein de sites. Je pense qu'il y a Coolers, il y a Palettes. Il y en a plein qui te permettent de juste voir des agencements de couleurs et faire Ah, ça, j'aime ça Là, tu pars avec ça. Puis moi, j'utilise Figma, fait que je le drop dans Figma. Puis là, je commence à faire mon range de pâles à foncer pour chacune des couleurs. Puis là, l'idée, t'es dans ton UI, t'as des trucs qui sont le danger, qui sont du succès, qui sont des alerts, qui sont ceci, ça, ça, des warnings. Puis en une demi-heure, trois quarts d'heure, je lis ce genre de brand-là. Puis c'est rendu au point où je suis tellement lazy que je n'ai fait un que j'aime bien. Je l'ai appelé Fjord. Puis je l'utilise à toutes les fois que je fais quelque chose de personnel. Je fais juste importer ma librairie Fjord. Puis je pars avec ça parce que je trouve que mes gris sont nice. Ça me permet de faire du noir et blanc avec des gris qui ont une profondeur. Mais tu sais, c'est pas sorcier. Je pense que le pro-tip de la fin, c'est qu'il y a tellement de... de méthode pis de façon de faire de quoi que si t'es un founder pis que tu veux juste get going pis t'as pas une scène Prends une demi-heure pendant une semaine à tous les jours, creuse là-dessus, puis c'est sûr que tu as un résultat qui va être beaucoup mieux que d'avoir rien fait, finalement.
François Lanthier Nadeau: Absolument. Je vais redire la même affaire que tu dis tout le temps, le chum à l'autre qui dit I have nothing else to add
Antoine Meunier: Merci, François, de cette quote.
François Lanthier Nadeau: All right. Salut, mon pote. On se revoit sur le prochain.
Antoine Meunier: Ciao.
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