Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, Head of Product & Design chez Blissbook.
On discute de relations interpersonnelles & proximité en startup. On pose des questions comme :
Ah, Frank nous partage aussi sa technique “meme-driven” pour garder contact avec son réseau.
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SaaSpasse à Montréal — édition 3
Le 7 septembre prochain, SaaSpasse débarque dans la métropole en force avec l'enregistrement d'un podcast LIVE avec Simon De Baene, CEO @Workleap et François, fondateur @SaaSpasse.
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François Lanthier Nadeau Une leçon que j'ai apprise, c'est que la notion du culture fit, si tu vois ça comme cette personne-là avec qui je travaille devrait pouvoir être mon amie, c'est une vision adolescente du culture fit. Puis si tu vois ça comme cette personne-là avec qui je travaille, ça se peut que ce ne soit pas mon amie, mais je vais lui faire confiance et la respecter dans notre mission commune. Ça, c'est une vision adulte du culture fit. Puis aujourd'hui, je le comprends définitivement. Puis à un certain scale, quand tu n'es plus 6, 8, 9, 10, je ne sais pas. Ça peut pas être juste des meilleurs amis du monde qui font toutes les mêmes choses et qui pensent la même affaire. What's up folks, c'est Frank Lanthier Nadeau, bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Shopify Appolo Podcasts et les autres. Pas game d'aller vous abonner ou nous laisser un review. On dépasse les 50. Let's go ! On a réussi à trouver qui n'avait pas laissé 5 étoiles. Donc, faites pas le saut si vous voyez un drone débarquer dans votre cour. On drop deux épisodes semaine, juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur Saas. Cliquez le bouton mauve Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Le prochain événement SaaSpasse aura lieu à Montréal le 7 septembre dans les bureaux de WorkLeap. c'est-à-dire le rebranding de GSoft. Les billets sont dispos sur Evenbright, sur la bannière de notre site, puis en show notes. Ça va être un live pod avec le cofondateur Simon Debenne, ça promet. D'ailleurs, si vous avez des questions que vous aimeriez lui poser, utilisez le lien en show notes pour envoyer des questions à notre team. OK, segment promo pour le pod, on a un nouveau projet. Moi et deux amis, avec un solide track record en SEO, c'est-à-dire Charles McLaughlin et puis Ludovic Armand, The Real Pussycat, on monte... tranquillement une offre premium de SEO pour les SaaS avec au-dessus de 2 millions d'ARR ou qui sont en phase de croissance forte. C'est le full package, donc SEO technique pour le site, acquisition de backlinks, puis production et promotion de contenu. On peut aussi travailler avec des rédacteurs à l'interne au besoin. Si ça vous intéresse, glissez dans mes DMs LinkedIn ou écrivez-nous à bonjourhiatsaspace.com. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, Head of Product and Design chez Blissbook. On discute de relations interpersonnelles et de proximité en startup. On se pose des questions genre, peut-ce être trop proche de tes collègues ou de tes employés ? Est-ce que la transparence devrait avoir une limite ? Puis une startup, est-ce que c'est une famille ou une équipe de sport ? Ah, puis je vous partage aussi ma technique meme-driven pour garder contact avec mon réseau. All right, on passe au show. Let's go ! Out of my way. What's up, Antoine Meunier ? Straight from... C'est sur quel courant d'eau que t'es en ce moment ?
Antoine Meunier Je suis dans le Salish Sea, qui est dans le fond juste le genre de bout d'océan entre l'île de Vancouver pis le continent, qui est comme une petite Méditerranée canadienne.
François Lanthier Nadeau Incroyable. Donc, pour ceux qui ont... l'esprit rapide à la maison, vous aurez deviné qu'Antoine enregistre ce podcast-là de son voilier. Quel balère !
Antoine Meunier Écoute, balère, comme on n'a jamais vu ici, justement, mon voisin est un vrai balère avec son yacht de 200 millions.
François Lanthier Nadeau J'allais te demander si c'était toi qui avais le plus gros bateau dans l'eau, mais je pense que non.
Antoine Meunier Non, j'ai le plus cute, par contre. C'est ça qui compte.
François Lanthier Nadeau Fais en prendre une coupe d'exit avant d'avoir...
Antoine Meunier Pour vrai, c'est exactement à quoi je suis passé hier à côté. Puis j'étais là, bon, quel genre d'exit on parle pour avoir 200 millions pour un bateau, puis le 5 à 10 millions par année pour le rouler ?
François Lanthier Nadeau C'est là que je me suis dit,
Antoine Meunier mais pas besoin d'être seul en vie pour être heureux.
François Lanthier Nadeau Donc, Capitaine Meunier, de quoi on parle aujourd'hui ?
Antoine Meunier Écoute, aujourd'hui, on va parler de navigation marine. On va parler de vent. dominant, et on va parler des points d'ancrage, en le fond, en cas de tempête. C'est un très beau podcast.
François Lanthier Nadeau Super. Fait que tout le monde, dans le fond, ça c'était un code qui veut dire, on va parler des relations en SaaS. Qu'est-ce qu'on veut dire ? On va parler des relations de proximité ou pas entre boss et employés, entre guillemets, et entre collègues. Juste de façon générale. C'est un épisode bonbon pour nous, parce que c'est des sujets. qu'on a déjà parlé offline, c'est des sujets qu'il y a des founders qui m'ont parlé en confidence, je sais pas comment le dire, mais comme... Moi, mettons, j'étais trop proche de telle personne, puis ça m'a mordu plus tard, ou peu importe, ou nous, non, c'est amour inconditionnel, tout le monde est comme un culte. Fait que, premièrement, veux-tu qu'on commence par la twist qui est un peu genre boss versus envoyé ?
Antoine Meunier Oui, puis je pense que je rajouterais aussi à la raison pour laquelle on en parle, c'est que la réalisation qu'on a eue récemment, je pense qu'on discutait la semaine passée, c'était que... qu'on a changé d'opinion avec le temps là-dessus. Dans le fond, on a évolué. Je pense que c'est ça qui est intéressant avec un sujet comme celui-là, c'est que les temps changent, les dynamiques de compagnie changent, le monde de la tech change, évolue. Comment on bâtit nos business ? Si on veut l'ADN d'une startup, on n'est plus dans l'époque des garages à Silicon Valley. Je trouve ça intéressant de discuter de comment est-ce que les relations humaines viennent jouer un rôle dans un monde qui est très, très... virtuel, très, très machine, puis de garder un peu le... de prendre les avantages qui viennent avec ça sans toutefois tomber dans des gens de... de tomber dans le panneau, s'enfarger comme moi je l'ai fait dans le passé, puis je pense qu'on a plein d'histoires de... des war stories à ne pas répéter dans ce niveau-là.
François Lanthier Nadeau OK, bien commençons par comment on réfléchissait aux relations dans une startup quand on était plus jeune. On va commencer par ça. Je vais commencer. Moi, j'étais honnêtement quand même en crise identitaire, c'est-à-dire que la seule partie de ma vie qui allait bien quand j'étais plus kid c'était la job. J'étais bon à la job, le monde reconnaissait mon travail, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la compagnie. J'étais fier de ce que je faisais, j'amenais des résultats, j'évoluais, etc., etc. Mais c'était la seule partie que j'avais sous contrôle dans ma vie, basically, de jeune. Début vingtaine, mettons. À cause de cette asymétrie-là, mettons, de sens, qui était plus marquée au niveau du travail, je pense que j'ai accordé vraiment beaucoup d'importance à mes relations au travail. C'est-à-dire que mes collègues, c'était mes chums. Il y en a que c'est devenu mes meilleurs chums, quasiment. Puis il y avait une certaine synchronicité dont on était tous à un moment de notre vie où est-ce qu'on pouvait sortir le soir ensemble. Faire des trips qui avaient rapport ou pas avec la startup. Fait que, tu sais, le bonding, de façon générale, man, c'était off the charts, là, tu comprends ? On était proche à un niveau. Même physiquement, c'était comme... Ouais, par exemple... Vas-y, Frank, je t'écoute. Non, mais je veux dire...
Antoine Meunier C'est vraiment croustillant, l'épisode.
François Lanthier Nadeau Tu travailles... Non, mais mettons que t'es 3-4, genre... Au début, on était deux. On s'attend après ça de trois, après c'est quatre. Puis là, t'es proche physiquement. On voulait en dire que tes bureaux sont tout le temps à côté. Tu vois tout le temps ces personnes-là. Puis il n'y a pas 50, 100, 500 personnes à voir dans la compagnie qu'il y en a que tu ne vois jamais et que tu ne sais pas c'est qui dans le caribou. Je pense que pour moi, j'ai peut-être été trop proche. Puis des fois, ça m'a... Comment dire ? Avec quelqu'un aujourd'hui, mettons avec un client, je fais un peu de consultation. Ben, j'ai une imputabilité pis un professionnalisme qui doit quand même être là. Ces personnes-là payent pour avoir de mon temps pis de mes conseils. Pis je me dois d'être la meilleure version de moi-même, une version professionnelle de moi-même. Mais là, vu que c'était tous mes chums pis mes potes pis blablabla, on dirait que je me permettais un petit peu d'être une version de marde de moi-même des fois. En me disant Ah ben c'est des chums, c'est mes chums, ils comprennent ça, tu sais. Fait que ça c'était... Moi c'est comme ça que je voyais ça à l'époque, mais en même temps, tu sais, ça m'a... tellement motivé d'avoir des gens que j'aimais autant et que j'étais autant proche dans cette aventure-là. Je ne referais pas les choses différemment, mais aujourd'hui, je vois ça d'une façon plutôt différente. Je pourrais en parler, mais je suis curieux de toi quand tu étais plus kid.
Antoine Meunier Un, c'est vraiment intéressant. J'ai envie de drill down. On va mettre un point et on va revenir. Moi, au passé, je pensais à ça et je m'identifie beaucoup à ce que tu veux dire par un peu d'avoir trouvé sa vocation, ou trouvé sa voie dans une start-up, puis de faire comme, oh my god, je suis à la bonne place, je suis bien, j'aime le monde autour de moi. Puis, tu sais, je pense que moi, ça a été... Il y a peut-être une petite twist dans laquelle... qui est un peu différente de la tienne, dans le sens que, tu sais, j'ai été sur l'équipe canadienne pendant longtemps. Fait que, tu sais, ma vie, c'était... Puis, ce qui était le fun avec le sport, un sport comme le cano-kayak, c'est que c'est un sport individuel, mais t'es quand même en équipe. tu t'entraînes avec les gens, tu t'entraînes avec les gars contre qui tu vas compétitionner. Tu t'entraînes avec... les filles, parce qu'on était de la même vitesse. Il n'y a aucune compétition possible. Il y a des cas géniaux où tu t'entraînes avec un groupe. On est tous dans un sport individuel, mais il n'y a aucun overlap. Il n'y a aucune chance qu'ils viennent prendre ma job ou que je prenne la leur. On voit ça comme ça, pour faire un parallèle avec la business. J'ai grandi dans cet environnement-là où la collaboration et d'être... Je suis retombé récemment sur le livre Radical Candor, d'être juste franc et direct, puis que ça soit, plutôt que de bullshiter et de dire ce que le monde veut entendre, c'est de leur dire la vérité, sachant que ça va leur permettre d'évoluer dans leur processus. Puis dans le sport, c'est super important. Un athlète qui n'a pas une bonne éthique de travail, puis c'est pas linéaire le sport. Puis s'il y en a qui écoutent, puis en fond, vous le savez, il y a des hauts et des bas, il y a des moments où tu te mets à un peu être... T'es moins rigoureux, tu botches, tu fais plus... You put in the time, but you don't put in the work. Puis c'est là qu'avoir quelqu'un qui peut venir, trouver le moyen de le dire aussi, parce que ça se dit super mal, puis ça passe jamais bien. Mais ça, c'est quelque chose qui a fait partie de ma jeunesse, puis que j'ai trouvé tellement cool de tomber dans les startups. Moi, dans mon cas, ça a été passer de solopreneur avec Médaliste à... Il m'a joint dans une équipe qui était The Unsimple, qui était une équipe qui était plus... J'étais le plus jeune dans l'équipe. Déjà là, c'est cool. C'était une team qui avait peut-être en moyenne, à l'époque, mi-trentaine en montant. Puis moi, j'étais mi-vingtaine. Fait que moi, j'étais le petit jeune qui débarque, qui était excité. Fait que c'est devenu des grands frères, grandes sœurs un peu, dans un sens. C'est devenu des mentors sur plein d'aspects de la vie. Puis ça m'a un peu... C'est là, je pense, qu'il a été le... Le bout, c'est venu me faire me jouer des tours dans le futur. J'ai pris pour acquis que c'était ça le standard. Que c'était standard dans une startup que tu travailles avec, dans le fond, la femme du boss sur le marketing. Puis que ça soit ça la réalité et qu'on fasse ça dans sa cuisine. Puis qu'après ça, que tu te dises ce que tu penses tout le temps à n'importe qui avec aucun filtre. notion de hiérarchie. J'avais fait ça avec Antoine le CEO. Il est founder-CEO. Moi, je suis là à... Aucun décorum, aucune... À la limite, c'est quasiment... Je regarde dans le passé et je me dis que je devais être impossible comme personne parce que j'en prenais tellement large. Bienveillant, mais ça en prend large pareil. Un peu l'histoire de swim in your lane Je te dirais que ça a été ça, mes débuts. Évidemment, par la suite, la vraie vie est revenue, mais c'est intéressant de voir que le travail pouvait être aussi une source de camaraderie et d'amitié. Dans notre cas, un autre point, les retreats. Les retreats, comme tu disais, les nôtres, c'était tout le temps… Je partais deux semaines avant, puis j'allais faire une pré-retreat avec la moitié de l'équipe. Après ça, on avait la retreat, puis c'était vraiment cool.
François Lanthier Nadeau Est-ce que tu penses que... Parce qu'on en a fait un épisode sur les retraites, right ?
Antoine Meunier Je sais plus. Je sais qu'on a déjà parlé. C'est à voir. On parle beaucoup, tu sais.
François Lanthier Nadeau En tout cas, on a définitivement fait un pod sur le travail remote, right ?
Antoine Meunier Oui. Et là que les retreats embarquent assez bien.
François Lanthier Nadeau Ce qui est intéressant avec toi et moi, c'est que cette camaraderie et cet amitié-là que tu as forgé... Tu l'as fait dans un contexte remote, puis pas moi. Je ne sais pas si ça change quelque chose.
Antoine Meunier C'est tellement plus facile, le remote. Puis c'est ça, au point de vue... Ça vient avec toutes les caveats. Puis ça, on a parlé en long et en large du remote, mais côté relationnel, ce que j'ai toujours trouvé intéressant avec travailler en remote, c'est que ça permet à des gens qui sont incompatibles de cohabiter. collaborer, puis d'évoluer ensemble. Puis, pour vrai, j'ai eu le... Tu sais, le... Même en ce moment, chez Blissbook, je le vis. Tu sais, je travaille avec des gens que je suis là, wow, je pense que si on était tous dans une pièce, après deux semaines, on aurait... Tu sais, pas qu'après deux semaines, on voudrait s'entretuer, mais c'est qu'après deux semaines, on n'aurait plus la patience puis le... Je veux pas dire le respect, là, parce que c'est peut-être un peu hardcore, là, mais tu sais, il y a de quoi quand... Quand tes interactions sont planifiées ou c'est toi qui recherches une interaction et que tu l'as avec quelqu'un, ça permet d'avoir une intention derrière ça et ça bâtit la relation autour de ça versus... être dans un endroit où tu as des gens qui ne s'entendent peut-être pas super bien, qui se mettent à regarder un avion passer par-dessus, qui fait plein de bruit. Je m'excuse pour le son ici. On se rappelle qu'Antoine est dans un endroit hautement volubile qu'au-dessus du son. Mais oui, ce que je voulais dire là-dessus, c'est juste, le côté qui facilite le remote, le complique à la fois, c'est que tu peux mettre plein de gens éclectiques qui ne te mettent pas ensemble, puis tu peux... bâtir une relation tranquillement. La lune de mienne dure plus longtemps. Puis, tu arrives un peu à... En tout cas, moi, je trouve ça facile. Ça me donne le temps d'apprendre à connaître quelqu'un sans que ça soit un gros mash-up et que tu te mettes à avoir des opinions dès le début.
François Lanthier Nadeau C'est vraiment intéressant parce que ta fréquence d'exposition à l'autre est vraiment diminuée. Puis, j'ai un exemple. Un dude... que t'aimes bien ou une doudette que t'aimes bien qui tape vraiment trop fort sur son clavier ou ben on parle à son code, genre sac après son code ou genre murmure à son code. Si toi t'es une personne qui travaille pas avec des écouteurs ou peu importe, ça se peut que ça te trigger, genre. Ça aide pas nécessairement la relation. Fait que c'est intéressant le côté remote. En même temps, si ça va bien, le côté... présentiel, c'est un accélérateur à la proximité, je pense.
Antoine Meunier Pour les relations, ce que je trouve, présentement, je travaille avec un Brésilien. Je suis allé au Brésil il y a super longtemps, j'ai trippé. Je trouve ça le fun de travailler avec quelqu'un qui a une culture qui n'est pas la mienne, qui, à tous les jours, on dit des trucs et on se reprend sur des mots parce qu'on comprend. Les deux, on n'a pas utilisé le bon mot en anglais pour s'exprimer. Il y a une proximité qui se crée même si on est à des milliers de kilomètres et qu'on a zéro les mêmes vies. J'ai hâte de le rencontrer. Ce côté-là, c'est comme on n'est pas amis. Je ne l'appelle pas la fin de semaine pour raconter mes histoires, mais quand on jump dans un Zoom ou qu'on va pairer sur quelque chose, on va travailler, c'est notre gut front-end, on va travailler sur le design ensemble. C'est toujours le fun, c'est toujours genre Hey, cool, c'est quoi ? Tu reviens d'où ? T'as fait ça ? Ok, cool. C'est fait mal au dos. Fait que là, tu t'apprends qu'ils ont plein de drogues le fun. Pas de drogue, mais des médications créatives pour ne plus avoir mal au dos. Après ça, on se partage des recettes. Il y a un côté humain. Ça, je pense que ça dépend des gens, mais personnellement, je me nourris presque de ça. D'avoir une diversité de cultures, je trouve ça tellement cool dans un milieu de travail. Puis après ça, moi, mon genre de... Mon homélie là-dessus, c'est que je pense que ça aide aussi à avoir un produit qui est beaucoup plus humain quand t'as des humains différents qui y travaillent. Ça permet d'avoir beaucoup plus d'opinion puis de... Finalement, d'avoir le genre d'inclusivité built-in quand c'est des gens qui interprètent pas tout le temps les mêmes... les mêmes affordances de la même façon.
François Lanthier Nadeau Ouais. C'est intéressant, ça. Je me demande si... Toujours un sujet un petit peu tricky, l'inclusivité. Parce que je suis d'accord avec toi qu'il y a une richesse de points de vue et d'expérience. C'est intéressant même de culture parce que souvent ton SaaS, il va être sans frontières. Ça va être un produit universel entre guillemets. En fait, c'est pas vrai, des fois c'est très scopé à un territoire géographique donné. Mais je me demande si, à une certaine échelle, d'avoir trop. de diversité, pas dans les personnes, mais de diversité dans les opinions, tu sais, mettons. Genre, si ça peut pas amener un certain niveau de bruit pis de manque de direction ou de clarté, je sais honnêtement pas. Moi, j'ai vécu du bon et du moins bon chez Duda, tu sais. La chose que je dirais par rapport à tout ce que tu dis, c'est que moi, l'appréciation, pis même l'amitié, je pense, des personnes qui étaient, par exemple, en Israël... Ça, c'est vraiment juste cristallisé quand je les ai vus en vrai. Tu sais, il y a un niveau de insides, puis de jouer du coude en présentiel, puis de rire ou vivre d'autres choses que le travail. Allez, c'est pas qu'il... Vraiment, vraiment, c'était important. Puis les gens de Doodle, ils savaient ça. Puis en fonction de leur budget, ils essayaient d'investir pour que le monde de Québec aille en Israël et vice-versa, au Colorado un peu, tu sais. Fait que,
Antoine Meunier ouais,
François Lanthier Nadeau la dynamique remote est intéressante aussi.
Antoine Meunier Mais c'est que je trouve que c'est une façon plus... C'est juste, je pense que c'est plus facile de... Puis là, ça va sonner très, très machiavélique, mais de manufacturer des relations que d'avoir justement une période... que tu connais quelqu'un remote seulement pendant les premiers mois. Exemple, quelqu'un se joint à une team que tu, tranquillement, tu apprends à travailler avec cette personne-là puis tu t'alignes un peu puis il y a une affinité qui se développe mais pas autant. Puis après ça, tu as l'opportunité de passer du temps à une retreat ensemble. Mais tu sais, c'est là que justement tout se cristallise puis tout le monde a hâte de se voir. Fait que là, déjà, même côté compagnie chez The Unsimple, c'était un peu un benefit. Finalement, ça faisait partie de les gens qui travaillent chez The Unsimple parce que finalement, c'est presque des vacances d'avoir des retreats, puis d'avoir ce lifestyle-là, si on veut, de se rejoindre en équipe, travailler dans des endroits cools, puis de pouvoir faire un peu plus que le travail, si on veut. Mais en même temps, je pense pas que c'est vraiment pas un ou l'autre. Puis je pense pas que c'est nécessairement mieux, mais je pense que c'est intéressant quand même, comme twist.
François Lanthier Nadeau Pour enchaîner, te rappelles-tu quand... Toby Lutke, fondateur de Shopify. Je pense qu'il a fait une lettre ouverte ou un énoncé public quelconque où est-ce qu'il prenait position claire sur notre compagnie n'est pas une famille, c'est une équipe de sport et allait en détail dans cette analogie-là. Ça a fait des vagues. Ça a été repris, je pense, par beaucoup de startups. Je l'ai entendu, moi, dans les discours de fondateurs ou même dans le mien, à un certain niveau. T'en penses quoi de ça ?
Antoine Meunier Je t'avoue que je me rappelle pas de cette lettre-là. Je me rappelle du mouvement, puis personnellement, j'ai vécu les deux. L'aspect qui est super intéressant avec la famille, c'est que je trouve que ça fait une compagnie qu'on va appeler familiale. Le côté familial est super important. C'est une compagnie où la confiance vient jouer un rôle. la confiance remplace les procédés et les processus finalement. On te fait confiance que quand tu te lèves le matin, que tu as l'intérêt de l'accompagner, de la famille et que tu vas tout faire en ton pouvoir pour livrer la marchandise. Fait que c'est très empowering puis chez The Lanthier Nadeau ça a marché super bien jusqu'à un certain point. On a eu, ça vient de me repoper cette histoire-là, on avait dans le fond engagé, j'étais pas le plus jeune à un certain point, on avait engagé un junior dev qui venait de sortir d'un bootcamp, qui était super, un gars super intelligent, super talentueux, qui disait, OK, c'est le genre de personne junior que tu veux pouvoir entrer dans ta compagnie puis les faire croître. Puis tu sais, Antoine a toujours une vision très... slow growth, si on veut, de The Unsimple. Ça n'a jamais été une question de se grouiller et de vendre ça au plus triste, mais plutôt de bâtir quelque chose qui peut être solide. D'avoir une team qui grandit, ça valait la peine. Cette personne-là, à un moment donné, c'est un peu... Dans ce temps-là, c'est un peu nouveau le concept de ne pas avoir de jours de... Comment tu appelles ça ? Des vacation days ? Des jours de congés ? Les vacances ?
François Lanthier Nadeau Oui, oui.
Antoine Meunier Bref, c'était pas tracked, puis c'était très libre. Puis The End Unsimple il n'y avait même pas d'histoire d'horaire, d'overlap de temps. C'était vraiment, vraiment la promesse. On va travailler async, pas de meeting, let's go. Je pense que ça l'a changé d'ailleurs, parce que c'était peut-être un peu intense, mais c'était très puriste dans notre approche. Bref, notre ami le plus jeune avait un manet disparu pendant genre 48 heures pour... Après ça, il avait monté une histoire qui était à l'hôpital ou quelque chose comme ça, quand en réalité, il était parti faire un voyage aux îles Galapagos. Classique. Mais tu sais, l'histoire là-dedans, c'est que ça avait tellement été un bris de confiance que je pense que ça avait brisé un peu le spirit, ce spirit-là de on peut bâtir ça, que ce soit une famille finalement Puis c'est dommage parce que... C'est vraiment le point de non-retour qui a fait qu'après ça, la compagnie s'est mise à devenir plus une équipe sportive, si on veut. Je pense que c'est plus sain aussi comme ça. Je pense que c'est très dangereux de voir ça comme une famille.
François Lanthier Nadeau Je suis d'accord. Je pense qu'une famille, par définition, surtout de nos jours, ce n'est pas une unité énorme. C'est tout le temps une petite quantité de personnes. Je pense qu'il y a quelque chose qui me chicote avec l'analogie de famille, c'est que souvent, une famille, tu ne choisis pas ta famille, puis même s'il y a des personnes que c'est plus difficile dans la famille. Souvent, justement parce que c'est un membre de la famille, les gens vont redoubler d'efforts, travailler à la place de cette personne-là, en souffrir à certains niveaux, tu sais. Mais c'est comme un cas de genre, ah, tu t'es pogné avec, entre guillemets. Tu sais, une entreprise, ça reste un véhicule corporatif dans une économie capitaliste. Puis genre, c'est plate à dire, mais dans une économie capitaliste, tu veux générer de la valeur et puis toi aussi recevoir de la valeur avec. ce que tu fais. Je pense que ça peut devenir toxique facilement dès que tu as une pomme pourrie dans l'espèce de bassin de famille. Ton histoire, c'est comme un highlight quasiment de ça.
Antoine Meunier C'est vraiment... Tu mets le doigt dessus et tu as même mis des beaux mots avec un bon jingle d'économie capitaliste. C'est vraiment... C'est exactement ça. C'est juste la définition. Ce qui est dur, je pense, avec la famille, c'est que justement, tu t'acharnes sur tes pommes pourrites plutôt que... Puis tu sais, la réalité, je trouve que ça fait tellement noir et blanc de dire pommes pourrites, c'est que tu as juste du monde, ce n'est plus des bons fits. Puis on est dans un... Surtout les startups, ça va tellement vite. Puis il y a des gens qui font des carrières à... Je ne connais pas le baseball, mais je vais faire une analogie de baseball. Mais tu sais... C'était quoi déjà son nom ? Chosbin Gagné, le Québécois, qui était genre le closer. Il se pointait à la fin de la game et c'était juste ça qu'il faisait. Il débarquait à la fin de la game et il lançait des balles. C'était comme ça qu'il fallait lancer des balles et son équipe gagnait parce qu'il lançait bien ses balles.
François Lanthier Nadeau OK.
Antoine Meunier Right ? Mais tu sais, il y a ça aussi dans les startups, des gens qui sont excellents dans une saison de la startup et qui ne seront peut-être pas bons après.
François Lanthier Nadeau Oui.
Antoine Meunier Puis ça ne devrait pas nécessairement être un échec. Puis ça, c'est un truc que je trouve qu'on le voit de plus en plus, mais c'est vraiment dur. Puis on n'est pas rendu là, mais c'est d'être capable justement d'accepter qu'un employé, tu sais, que mettons, en tant que founder, il faut que tu sois prêt à accepter qu'un employé peut être ton top performer pendant, mettons, 18 mois. Puis qu'après ça, il soit juste, il devrait même plus être partant. Il ne fait juste plus. Puis peut-être que pour cette personne-là, ce n'est pas la meilleure chose que de la... d'affaires, par exemple, on va dire transitionner pour devenir un rôle de management ou peu importe. Puis le but qui est tough là-dedans, c'est que justement, si t'es attaché côté famille, puis tu sais, pour l'avoir vécu, bien, ça rend ça tellement plus difficile de remercier quelqu'un ou juste même d'avoir la discussion. Puis je me rappelle, tu sais, la discussion moi, quand j'ai quitté, c'était juste, c'était flagrant que j'avais, tu sais, je veux dire, il était temps que je parte. Mais comme, tu sais, ça a été... On l'a fait rapidement, mais ça aurait pu être fait plus tôt.
François Lanthier Nadeau Pourquoi ? Je suis curieux, personnellement, pourquoi tu penses que c'était flagrant qu'il était temps que tu partes de chez The Unsimple ?
Antoine Meunier Parce que j'avais... Tu sais, on se rappelle, en fond, moi, je suis rentré et j'ai mis en place... Excellent podcast sur le Product Marketer qui s'en vient, d'ailleurs, qu'on a fait. Mais c'était ça que j'ai fait. Moi, je suis rentré et je suis devenu... J'étais le premier Product Marketer on board. Dans une époque, ce mot-là n'existait pas. Fait que moi, j'avais mis tout le tooling en place pour les communications avec les clients. J'avais retravaillé tout l'onboarding. J'avais mis en place les channels de communication à l'interne. Ça sonne gros, mais on était un petit team. C'était juste de réaligner les flûtes pour que notre gang de devs soit capable de voir le client de temps en temps et de savoir ce qui se passe et de ne pas être dans un cash-flow avec aucune visibilité. Puis, ça avait été un peu de mettre en place les bases, puis après ça, j'avais plus de fun. Tu sais, c'est comme, il y avait le cas d'être excitant à bâtir, bâtir, bâtir ce système-là, mais une fois que c'était en place, une fois que les emails, c'était à une époque où les onboarding emails, c'était genre 50% de tes conversions étaient là-dessus, tu sais. À un moment donné, le fine-tuning, moi, j'avais plus de fun. Moi aussi, j'avais été très clair avec Antoine que pour moi, c'était important d'avoir des parts dans la compagnie. Puis c'est arrivé. Juste au même moment, du méga bris de confiance. Fait que lui, à l'inverse, avait mis en place un système de personne n'aura de part, that's it. Puis moi, j'avais juste fait, ça ne marchera pas pour moi. C'était comme, il est arrivé trois, quatre trucs, des shifts dans la compagnie. Puis en même temps, je pense que c'est la meilleure chose qui soit arrivée aussi. Dans toutes les relations, toutes les situations comme ça, je pense que de partir au bon moment, c'est important. De rester trop longtemps, c'est là que ça...
François Lanthier Nadeau Oui.
Antoine Meunier Ça vient sur rapidement.
François Lanthier Nadeau J'ai le goût de raconter une histoire puis ensuite, on pourrait essayer de l'interpréter à travers la lens de l'équipe de sport. puis celle de la famille. Je pense que ça va vraiment illustrer où je me tiens aujourd'hui. Donc, clairement, tout est anonymisé, mais j'ai déjà eu une personne dans une de mes équipes qui avait des bons challenges de santé mentale. Moi, je suis la première personne qui va avoir de l'empathie pour ça. J'en ai eu une dose dans ma vie, j'en ai parlé publiquement pour essayer de déstigmatiser tout ça, etc., etc. un peu built-in pour moi, c'est une empathie pour ces choses-là. En plus de cette empathie-là, j'avais un historique très familial de ma perception de nos relations chez Snipcart. Pour moi, c'était des personnes qui étaient plus que dans ma team, ils étaient dans ma gang C'était important de m'en soucier et de faire le pas de plus pour essayer de les aider. Avec ces deux biais-là, Je suis rentré dans cette situation-là en disant, je vais tout faire pour aider cette personne-là. J'ai pris de mon temps personnel pour aller chez la personne, marcher avec elle, lui suggérer des ressources, lui partager des expériences que moi j'ai vécues, en me disant, c'est ça que ça fait, une équipe soudée, c'est important, c'est dans mes valeurs, je le vis aussi dans mon travail, pas juste dans ma vie personnelle. La personne a tout de même dû faire un arrêt de travail. pendant un couple de mois quand même. Puis la réalité, c'est aussi qu'avant ça, la personne, côté performance, mettons, ce qu'on s'attendait, le output versus des membres d'équipe similaires, c'était pas là, on n'était pas au bon niveau. Fait qu'on s'est dit, ah, ben tu sais, probablement que les challenges, justement, côté personnel, santé mentale, ont pas aidé. Fait que donnons le temps puis les ressources que cette personne-là a besoin pour... être plus équilibré pis on top of their game. Pis ensuite, sûrement que la performance, côté plus pratico-pratique, technique, va suivre. Fait que c'est un petit peu ça l'hypothèse de gestion, entre guillemets. Donc, la personne partit en arrêt de travail, c'est fait de prescrire, c'est fait de rallonger son arrêt de travail, c'est fait de prescrire un retour progressif. Pis t'sais, moi je l'ai vécu, ça. L'arrêt de travail, le retour progressif, pis les gars, les... Les partners de Snipcart à l'époque, donc Vincent, Georges, Charles, n'ont jamais mis aucune pression. Ils ont huilé la machine administrative pour que ce soit le plus simple et facile pour moi de faire les demandes que j'avais besoin de faire, de prendre le temps que j'avais besoin de prendre, etc. Puis moi, mon niveau de confiance et d'engagement dans ces gars-là a skyrocket après ça. J'étais comme Oh, ils carent beaucoup à propos de moi et pas juste à propos de la compagnie. Donc, je l'ai vécu le retour progressif, puis ça a marché. Ça a jumelé avec, bon, thérapie, exercice physique, etc. Fait que moi, je voyais un parcours similaire pour la personne en question. La vérité, c'est que quand cette personne-là est revenue, je pense que la personne avait des enjeux quelconques qui étaient plus profonds qui ne pouvaient pas être réglés juste avec un arrêt de travail. Donc, la personne est revenue. On a mis un espèce de plan en place pour tranquillement, progressivement redonner plus en plus de tâches. Mais on a aussi dû mettre éventuellement un plan d'imputabilité en place. Parce que cette personne-là, pour savoir si ça va bien son retour, il faut voir si le travail va bien. Parce que son rôle premier, ce n'est pas juste d'être une personne dans la gang ou d'un ami. Son rôle, c'est d'être un contributeur individuel, mettons. Ça n'a pas fonctionné. Puis là, nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on a eu des rencontres avec cette personne-là. On a dit, OK, regarde, on comprend que c'est quand même challengeant, le tour, là, là, là. Mais ça, c'est des milestones, des frontières qu'il faut vraiment que tu dépasses pour contribuer au niveau de l'équipe aussi. Puis bon, la personne n'était pas nécessairement dans le bon état, je pense, pour recevoir tout ça, puis passer à travers ces choses-là. Il y a eu beaucoup de... de mésentendre par rapport à ce qui se passait, puis du blâme, tu sais, jeter le blâme sur un, sur l'autre, tout ça, puis c'était pas sain, tu sais. Puis éventuellement, j'ai pris la décision difficile de renvoyer cette personne-là. Puis ça a été difficile pour moi de faire ça, mais au final, une fois que c'était fait, que la personne avait quitté, c'était clair comme de l'eau de roche. À quel point c'était la bonne décision ? Parce que ce qui m'a frappé beaucoup, c'est, hey, ma responsabilité première est envers la compagnie. C'est-à-dire, il faut qu'elle soit saine, qu'elle ait une croissance. Sinon, toutes les autres personnes dont je me soucie beaucoup, beaucoup, beaucoup, eux vont souffrir de ça aussi. Puis eux, travaillent à un niveau X qui résulte en un salaire Y. Puis c'est démotivant pour eux de voir une personne, par exemple, qui n'est pas capable d'avoir l'input. X, puis qu'il y a aussi un salaire Y, des fois, ça tire de leur jus parce que tu dois essayer de supporter une autre personne, tu sais. Donc, si je regarde tout ce que je viens de te dire, premièrement, as-tu des questions sur l'histoire avant qu'on... Ouais.
Antoine Meunier 25. Mettons, rapidement. Limite-toi à deux. Non, l'ordre que tu veux. OK, mettons deux. Tu l'as un peu adressé à la fin, puis moi, tout le long, je suis là Oh my God, comment est-ce que... Si. C'est une chose d'être une multinationale avec, on va dire, des ressources infinies, ce qui n'est jamais vrai. Mais on va dire, mettons que tu as les ressources pour avoir ce niveau d'empathie-là envers, dans le fond, un membre de ton équipe. Puis vraiment de lui donner tout le support que vous lui avez donné, c'est une chose. Mais de le faire dans une petite équipe, bootstrapped, avec des ressources limitées. Puis ce n'est pas juste des ressources d'argent, c'est des ressources de temps aussi. C'est certain que cette personne-là... n'était pas juste touriste dans l'équipe. Quand tu enlèves quelqu'un, ça vient de rajouter une tâche de travail sur plein de monde. Ça vient de ralentir potentiellement l'expansion même des rôles. On va prendre quelqu'un qui est un peu brûlé de sa job, son collègue s'en va, tu ne te rapproches pas d'avoir une place où tu peux engager une troisième personne pour venir aider. Toutes ces gens, mettons, nuire à l'équipe en général, c'est quelque chose que moi, je me suis dit, J'ai regardé ça et je me suis dit que ça devait vraiment être tough. Un, est-ce qu'il a fallu justement faire un genre de pep talk d'équipe ou trouver une manière de garder l'équipe motivée au travers de ça ? C'est quoi le niveau de transparence qu'il y avait avec le reste de l'équipe pour qu'eux aussi développent de l'empathie pour être capables de vivre avec, mettons, un peu plus de friction ? Deuxième question, purement financière, comment ça marche ? Je veux dire... je ne suis pas au courant des lois de travail, des normes au Québec, mais est-ce qu'il y a un support qui vient avec ça ou c'est 100% des poches de la compagnie et c'est juste parce que vous êtes du bon monde que cette personne-là a eu un traitement favorable ?
François Lanthier Nadeau Je ne pense pas que je vais m'embarquer dans les normes du travail sur ce podcast-là parce qu'il y a des gens de RH ou de RH Tech qui écoutent et qui vont sûrement me dire que j'ai mal compris telle ou telle affaire. Ce que je veux dire, c'est que les... Non,
Antoine Meunier juste simplement, Jean. Juste simplement, est-ce que c'était 100 des poches de la compagnie ? Fait que c'est 100 une perte qui... Tu sais, je veux dire, où il y avait un pourcentage qui était couvert par quelconque système gouvernemental ou peu importe, de subvention, whatever.
François Lanthier Nadeau Ça se peut qu'il y en existe, là. Puis je sais qu'Appolo 13, le programme d'accompagnement à start-up qui est maintenant le studio Appolo 13, ainsi que d'autres accélérateurs et équipateurs de la Ville de Québec ont organisé ce qui s'appelait le parachute. pendant un moment. Puis c'était un programme qui aidait justement, entre autres, à avoir de l'accès à des ressources thérapeutiques pour des employés clés ou des fondateurs en SaaS. Ça, c'est le genre d'exemple de ressources qui pourraient venir en jeu ici. Mais dans ce cas-là spécifique, ça ne l'était pas. C'était comme pas présent ou je ne sais pas trop. Puis, les ressources qui ont été dépensées, d'autres, tu sais, je n'ai pas payé pour la thérapie de la personne. Tu comprends ? La compagnie n'a pas payé, moi non plus. C'était plus du temps, genre du temps personnel.
Antoine Meunier C'est plus ça. C'est du management, mais c'est aussi un salaire qui fait zéro output. C'est zéro productivité finalement, qui vient d'un salaire qui représente plus que 10% de ta masse.
François Lanthier Nadeau Dans les moments où la personne n'est pas en arrêt de travail, tu as quand même raison. Dans les moments où tu es en arrêt de travail, tu as une responsabilité quelconque. Je pense que c'est un certain moment que tu dois continuer de payer, mais après, c'est des demandes ou... programme d'aide du gouvernement, le nom spécifique m'échappe, mais c'était pas un cost pour la compagnie significatif.
Antoine Meunier C'était plutôt ça ma question, en fait. J'étais pas au courant.
François Lanthier Nadeau Le logistico, la partie logistique, je vais répondre comme ça. Sinon, la partie équipe, moi je te dirais que c'est dans ces moments-là que je pense que j'avais pas encore réalisé que la transparence managériale ou de leadership C'est pas tout le temps bon. Je pense que j'en parlais beaucoup de ce qui se passait sans donner trop de détails, en respectant l'intimité ou whatever de la personne. Puis je demandais beaucoup aux gens, tu sais, comment ils pensent, comment ils se sentaient à propos de ça, comment ils pensaient que je devrais prendre action, puis tout ça. Puis je pense que ça ajoute une double charge sur les gens, parce que déjà, ils ont un collègue, mettons, une personne qui fournit pas avec eux. Puis déjà, juste ça, c'est un pain dans leur day-to-day puis leur travail. Là, en plus, t'es comme Ah ouais, mais tu sais, je pensais peut-être faire ça, vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Je pense que j'aurais dû limiter mes questions, mes interactions avec les autres employés à fonctionnellement, au jour le jour. C'est quoi ton niveau de confiance dans les compétences techniques ou pratiques de cette personne-là ? Si cette personne-là était top énergie, top tout, est-ce que ça serait un bon player ? Donc, c'est pas des choses que j'ai demandées. Tu comprends ? J'en ai parlé, mais à travers plein d'autres affaires. Je pense que c'était lourd pour rien, pour les gens. Donc, c'est ça. J'ai été très transparent, mais en même temps, ça m'a permis de savoir que, justement, le niveau de confiance de ma team, en général, par rapport à cette personne-là, n'était pas là. Puis qu'eux, ce qui leur nuisait le plus, ce n'est pas d'avoir, de perdre un membre d'équipe, parce que moi, dans ce cas spécifique-là, le membre d'équipe retirait plus de valeur des autres. qui en amenait aux autres. Pas par sa faute, juste parce que c'était là qu'elle était à ce moment-là et ça ne fitait pas pour nous à ce moment-là. Pour moi, ça a été crystal clear à la fin que la bonne décision, c'était ça, c'était de laisser cette personne-là partir. Puis les autres personnes, ça leur faisait plaisir de se dire, c'est triste, c'est plate, mais oui, on va avoir plus de jobs pendant un petit bout. On pensait avoir un coup de main qu'on n'a pas. Mais on le sait que c'est pour ramener un bon joueur. sur l'équipe, puis quelqu'un qui va nous aider avec le bon profil, tout ça. Fait que je pense que c'est une décision qui a été tough, mais c'était un net positif. Mais moi, ce que j'ai appris de ça, c'est justement que quand tu le regardes, l'histoire, d'un point de vue familial, tu te sens quasiment comme le... Bon, ça va être patriarcal, mais tu te sens comme le père qui a abandonné un de ses enfants ou un de ses membres de famille, puis qui n'est pas allé au bout d'essayer de l'aider ou quoi que ce soit. Quand tu le regardes comme un... coach ou un gestionnaire d'équipe de sport, tout fait du sens. Tu comprends ? Oui, on s'apprécie, oui, on se respecte et on s'aime, mais l'équipe est là pour scorer des points, augmenter dans la ligue et gagner le championnat, mettons. S'il y a une personne qui ne contribue pas à ça, ça ne marche pas. Elle ne peut pas faire partie de l'équipe.
Antoine Meunier C'est surtout que ce n'est même pas juste une question de status quo. Si l'équipe ne performe pas, si l'équipe stagne, elle finit par mourir et tout le monde perd. Tout le monde perd beaucoup là-dedans parce que tu as investi beaucoup de temps dans une startup. Même si on enlève l'aspect financier, c'est une expertise que tu peaufines. Chaque startup a une expérience professionnelle qui te permet ensuite d'aller en relever des plus gros. Généralement, ça pousse comme ça. Si tu as été dans une startup qui… c'est enfargé, puis qui a juste stagné, puis finalement, il s'est rien passé, puis c'est juste mort de sa belle mort, c'est dur de pouvoir... Le momentum perdu, finalement, est dur à regagner.
François Lanthier Nadeau Ouais, t'as raison, c'est ça. Faut que t'aies une perspective collective avant d'avoir une perspective spécifique.
Antoine Meunier Pour sortir des familles versus équipe, il y a un truc qui m'a marqué. Je pense qu'il y a un aspect que même, je veux dire, je trouve l'analogie des équipes de sport est excellente parce que dans les équipes de sport, il y a une communauté qui se crée, puis un sentiment d'appartenance, puis il y a quand même un amour propre, il y a un respect qui se crée. Mais c'est sachant que ça se peut que les contrats terminent. il y en a une qui part après un an parce qu'elle a décidé de changer de ligue, ou il y en a une qui est juste trop forte de la ligue puis elle est rendue ailleurs, ou peu importe. Il y en a qui prennent la retraite, puis ça bouge. Je trouve que ça, justement, le roulement dans les startups, c'est une opportunité en or dans notre monde pour te bâtir de manière organique un réseau. Puis pas un réseau genre de je suis allé faire un 5 à 7, puis j'ai donné les cartes d'affaires, puis j'ai pitché tout le monde, puis finalement, je suis allé prendre une bière à quelqu'un. Un réseau de Quand, la fois où j'étais dans la marde, et qu'il y a quelqu'un qui m'a aidé, cette personne-là, on a forgé une relation, et cette relation-là peut survivre, la compagnie peut survivre l'époque. c'est un peu comme les Pokémon, il y a comme un feeling de collectionner un peu ces relations-là avec le temps. Je regarde en arrière et je suis là, wow, de l'époque de The Unsimple j'ai peut-être une dizaine de personnes avec qui je suis très prêt. Puis après ça, de l'époque, à About Me, il y en a 4-5. J'avance dans le temps et je suis là, ça m'arrive souvent de retourner. À tous les jours, je suis en contact avec un des gars qu'on avait engagé avec Jack Spades, qui est juste... Puis qui est un peu un père aujourd'hui, parce que lui aussi, il est Head of Product dans une startup. Fait que les deux, on est tout le temps en train de se passer la poque puis de partager des trucs. Puis ce sentiment-là d'appartenance, si on veut, à des milieux différents provenant du fait qu'on a travaillé ensemble à la base, je trouve ça vraiment cool. Puis là, c'était la grosse prémisse pour te poser la question. Tu te rappelles-tu, ça doit faire genre cinq ans, On se jasait. Puis dans ce temps-là, tu envoyais des memes sur Facebook les dimanches. Puis un moment donné, je t'avais callé out. J'avais fait, Oh, Frank, as-tu une liste ? C'est quoi ton histoire ? Tu roules ça comme les vieux mailing lists de e-mails de nos monos que ma tante. Puis tu m'avais partagé un spreadsheet.
Participant 3 C'était pas un spreadsheet. Finalement,
Antoine Meunier c'était pas un spreadsheet. Ça devait être sur Notion. Mais il y avait une liste. C'était Rome. Ouf ! Rome Research. Mais oui. j'aimerais ça que tu nous en parles pis c'est-tu quelque chose que tu fais encore pis comment ça évolue, parce que ça je trouve ça super tactique comme approche, parce qu'un personal CRM, personnellement c'est quelque chose que j'ai jamais j'ai jamais trouvé une bonne méthode d'avoir un CRM personnel pour justement garder contact pis pas juste garder contact, mais tu sais garder un bird's eye view une vue globale de tous les gens avec qui j'ai travaillé de me rappeler de garder ces relations-là.
François Lanthier Nadeau Je pense que c'est le genre d'affaire que si tu entends sur un podcast et que tu vois comme une formule et que tu essaies de l'appliquer, mais que tu n'es pas naturellement le même, ça va se sentir et ça va paraître cheesy. Moi, je vais expliquer ce que je faisais vu que tu le bring up, mais à l'époque, je n'étais pas en couple aussi. C'était un fait important. Moi, je suis une personne qui, la solitude, vivre seul, c'est quand même... challengeant pour moi. Puis à cette époque-là, il y a 5 ans-ish, un peu plus, les amis, la famille, la famille vieillit, les amis se marient, peu importe, ils ont des enfants, ils bougent en banlieue. Puis moi, je n'étais pas rendu là, je me sentais très seul quand même, très souvent. Mais j'avais beaucoup de flexibilité avec mon travail, je pouvais voyager, je pouvais me déplacer, j'avais un auto, whatever. Ce que j'avais fait, c'est... En fait, c'est vraiment en sortant de thérapie que j'avais fait ça. C'était un exercice qui nous faisait faire, qui était genre, liste les personnes, mettons, que t'aimes et que tu sais qu'ils t'aiment, ou que tu fais confiance, que tu sais qu'ils te font confiance, ou que tu respectes et qu'eux autres te respectent. Un genre d'ordre un peu comme ça. J'avais fait ça, puis je l'avais aussi mis par géographie, comme Québec, Montréal, Estrie, autre endroit dans le Québec, le reste du Canada, d'autres pays, mettons. En faisant cette liste-là, c'était intéressant parce que tu te rends compte qu'il y a vraiment du monde dans ta vie, qu'il y a plus de monde que tu penses dans ta vie. Puis deuxièmement, il y en a que tu les mets dans cette liste-là et tu fais comme shit, man, genre, tu sais, on se parle jamais ou on se parle très peu Fait que moi, ce que je faisais, c'est que j'avais une liste dans Rome, comme je dis là, puis de temps en temps, je l'ouvrais. Je pense que je faisais ça une fois par mois, peut-être, je sais pas trop. Puis si je me sentais seul spécifiquement, je l'ouvrais, tu sais. Je me disais, OK, à qui j'ai envie de connecter des gens que je sais que j'ai une belle relation avec eux ? Puis souvent, quand je repassais la liste, il y a plein de ces gens-là que je sais très bien que je ne peux pas voir on the spot en fin de semaine ou la semaine prochaine. Ce que j'allais faire, c'est juste envoyer des memes à ces personnes-là. Puis ce que ça fait sur Facebook Messenger souvent, ce que ça faisait comme effet, c'est vraiment con, mais c'est que ça mettait ces personnes-là que j'aime et respecte. quand même dans le top tout le temps de mon buffer de conversations récentes. Fait que quand j'ouvrais mon app, je voyais plus souvent leurs noms. Puis quand je faisais, tu sais, share tel post, tel meme, whatever, c'était souvent plus ces personnes-là qui revenaient. Puis c'est con, mais pour moi, c'était une manière d'envoyer des pings de Yo, je suis toujours en vie. Yo, je pense que ça, ça va te faire rire. Puis ça ouvrait des discussions des fois à What the fuck, ça fait quatre mois qu'on s'est pas parlé, six mois qu'on s'est pas parlé. Comment ça va ? On est dû pour prendre des nouvelles, tu sais. Fait que c'était pas genre machiavélique que j'ai un genre de CRM personnel pour être sûr que tout le monde sache tout le temps ce que je fais, pis que je sache tout le temps ce qu'ils font, pis essayer de profiter de leurs opportunités. Non. Ça partait d'un besoin très émotionnel, très personnel. Mais, c'est devenu un peu un de mes motos dans la vie de genre, Send memes to your friends Le pire qui arrive, c'est que tu vas faire comme Antoine, puis t'en envoies trop, puis que genre, à un moment donné, quelqu'un, tu gosses. Mais...
Antoine Meunier Il faudra que 18 par jour, c'est un nombre très raisonnable, Frank. C'est toi qui n'es pas assez rapide pour les consommer et réagir à chacun d'entre eux.
François Lanthier Nadeau Des fois, il faut genre, je m'assois puis je fais comme, Alright, je vais dépiler toutes les memes qu'Antoine m'a envoyées.
Antoine Meunier J'ai commencé à faire parce que t'es le pire pour ça. J'ai commencé à déliter, en fait. Fait que je remonte le feed. Ah lui, t'es pas tant drôle, j'ai délit. Fait que là, il y en a juste 14 au lieu d'en avoir 28. Fait que là, tu penses que t'as genre le brain bump, mais ça, c'est genre une curated list.
François Lanthier Nadeau C'est une curation, gros. Mais pour ramener ça au sujet du pod, c'est que, c'est drôle, mais dans cette liste-là, il y avait plein de gens que j'ai connues dans le milieu des startups. Tu sais, que je les ai connues à cause, Ah, c'est un pro-inso, il m'a aidé. Ou Ah, c'est un autre founder. Ou Ah, lui, c'est une personne que j'ai suivie. Elle, c'est une personne que j'ai suivie en marketing. Puis comme, c'est vraiment sharp. Puis, c'est hot parce que justement, aujourd'hui, en ayant une proximité ou une fréquence de communication avec ce genre de personnes-là, moi, je peux les aider quand eux, ils ont besoin parce qu'ils pensent à moi. Puis moi aussi, quand j'ai besoin de leur aide, je pense à eux, tu sais. C'est un système un peu loose, mais... Ça écoe ce que tu dis. C'est tellement bien dit. Les relations survivent, les startups. Puis, si jamais ta prochaine opportunité, ta prochaine collaboration, coup de pouce, à qui tu vas pouvoir le donner et qui va pouvoir te le donner ? Ça fait que j'adore ça comme une espèce de micro-leçon du pod.
Antoine Meunier Je prends une petite pause pour Acknowledge que je suis allé me faire ramasser par des vagues. un nerd a toujours sécurisé ses items personnels dans un voilier une bouteille d'huile d'olive qui t'emmène de faire 3-4 kilomètres depuis le début du podcast mais ouais mute-toi au pire puis j'enchaîne sur le prochain ouais
François Lanthier Nadeau fait que dans le fond un des autres points que je voulais couvrir aujourd'hui c'est le fait que je pense que la réponse à est-ce que tu peux être trop proche de tes employés comme patron, comme boss, comme leader, c'est définitivement oui. Ça a été dur pour moi d'accepter et de comprendre ça. Il a fallu que je passe, moi, à travers certains trucs, puis que je vive des choses que mes attentes par rapport à un employé étaient comme irréalistes, où j'avais une perception que je pensais que on était plus proche que ça, ou on est in it together ou whatever. Alors qu'au final, la personne, l'employé, elle ne me doit rien, à part venir à job, avoir un certain professionnalisme, faire sa job comme du monde, tant mieux, ça a du fun, il y a un fit d'équipe et tout, mais plus que ça, ça reste un marché ouvert, le marché de l'emploi, tu fais ce que tu veux, si tu veux t'en aller ailleurs, si tu n'aimes pas mon style ou whatever, tu as le droit à le faire. Mais je prenais ces choses-là beaucoup trop personnelles, puis je me rends compte que ça, après, ça me tire de l'énergie, puis ça me met dans un bout, genre un mode où je suis... pas le meilleur leader et la meilleure version professionnelle de moi-même que je pourrais. Ça a été des grosses leçons qui se sont apprises sur le tort pour moi et j'ai entendu aussi des histoires un peu d'horreur d'autres founders qui me disaient Cette personne-là, j'en ai donné, j'en ai donné, j'en ai donné, je les ai backés au fond. Puis, tu sais, un moment donné, quand shit hit the fan c'est le genre de personnes qui se sont virées le dos à moi et que j'ai fait what the fuck ? J'ai donc abandonné, puis comme, c'est ça qui se passe. Je pense pas que tu veux être une personne froide, mécanique, capitalistique, whatever. Tu veux juste acknowledgeer. Si tu t'ancres dans les dynamiques de relations sportives, d'une équipe sportive, je pense que t'es dans un endroit, un équilibre sain, pour, genre, percevoir puis développer tes relations. Ça, c'est vraiment un truc que c'est important pour moi de dire ça sur le podcast, surtout pour la partie founder.
Antoine Meunier Je suis d'accord avec ça, puis j'ai envie de rajouter aussi que je pense qu'il y a beaucoup de modèles qui existent, puis c'est de choisir celui qui a le plus d'affinité avec le founder aussi, parce qu'il y a beaucoup... Moi, pour l'avoir vu aussi, c'est qu'il n'y a rien de pire qu'un founder qui adopte une méthode qui ne lui ressemble pas. C'est un struggle, justement, que ce soit d'être trop familial ou d'être trop mécanique. Par exemple... Je veux dire, on dira ce qu'on veut, Frank, mais tu ne pourras jamais être justement le manager froid mécanique. Ce n'est pas dans ta personnalité. Puis franchement, ce n'est pas dans la mienne. Mais à l'inverse, j'ai vu beaucoup de founders qui étaient, qui ont... qui ont mal joué la game humaine et que ça devient plus de dommages finalement. Je ne vais juste pas nommer de nom. Ce n'est pas The Unsimple. Ce n'est pas The Unsimple. Ce n'est pas Blissbook. Mais j'ai été dans une startup où justement, c'était très froid. C'était très mécanique. Il y avait une phrase qui était... C'est le CEO qui disait ça. C'est que je ne travaille pas... Moi, je travaille pour Grain. Ah, je viens de dire le nom. Bon, ça va bien. Spoiler alert ! Je vais retravailler ça. Non, c'est correct. Ah, ça serait drôle, le bleep. C'est pas comme si personne va le deviner, là, mais il y a deux cas d'intéressants. C'était que c'était une approche qui était très... En gros, c'était comme les procédures. Chaque décision, c'était qu'est-ce qui est le mieux pour la compagnie. Puis ce modèle-là était très, très... Pour nommer tous tes trucs, là, capitalistique, blablabla, capitalistique, puis l'analystique, là. Ça faisait une situation où c'était très pragmatique. Je veux dire, si tu te fais écorcher, tu avais juste à ne pas être là. Puis tu vas te relever. C'était très dur, très raide. Mais en même temps, le founder n'était pas capable de mettre de barrière. Il y avait cette relation. C'était une dualité entre... Tu parles au founder, tu parles à un ami. Si tu parles au CEO, watch ce que tu dis, ça va revenir. La phrase que tu as dit la semaine passée, a été, t'es tenu, t'es imputable de ce que t'as dit off the cuff aux founders. Fait que ça faisait une dynamique qui est super dure à gérer pour l'équipe, parce que tu sais jamais sur quel billet danser.
François Lanthier Nadeau En fait, c'est un manque de maturité managériale ou de manque de compréhension de qu'est-ce qui fait vibrer puis avancer une compagnie. Un gars comme Toby Lutke, mettons, Je ne le connais pas personnellement. J'étais à un ou deux degrés de séparation. Pas encore, je ne le connais pas encore. Il va venir sur le pod. Mais même s'il épouse une philosophie d'équipe sportive, ça reste que c'est les joueurs qui sont la matière première, la plus importante dans cette équipe-là. Si tu disregards l'humain, quand il disait, le founder dont tu parles un peu, Moi, je travaille pour la compagnie, c'est quoi qui est le mieux pour la compagnie ? Mais... Guess what ? C'est actually d'avoir des humains contents, heureux et qui thrivent. Ce n'est pas juste de prendre des décisions KPI-based et stratégiques.
Antoine Meunier Je pense que ce qui... Pour renforcer ce point-là des équipes, j'ai écouté un podcast. J'ai écouté La Poche Bleue. C'est le podcast avec Guillaume Latendresse. C'est un podcast, c'est deux joueurs de hockey, je pense qu'ils faisaient des émissions d'analystes après match. Ils se sont mis à faire un podcast pendant la pandémie. Les deux sont généralement bien chauds quand ils font le podcast, c'est bien nice. Mais c'était cool, en fond, c'est deux joueurs de hockey qui interviewaient Jonathan Marchesso, qui est un gars de Québec qui joue pour les Las Vegas Knights. Il habite pas loin chez nous. Il a gagné le Connie Smite. Écoute, je sais pas, j'ai joué au hockey avec lui quand j'étais jeune, on est allé au secondaire ensemble, fait que tu sais, je le connais de se croiser. Mais ouais, fait que c'est drôle, genre moi j'étais le gros qui essayait de protéger Jonathan quand il était ticu-ticu-ticu avant qu'il joue très très compétitif. Mais bref, le podcast est super intéressant parce que c'est un peu du derrière, ce qui se passe vraiment derrière les rideaux des équipes de hockey, puis le côté culture. Puis c'est comme une startup. C'est le côté de, OK, mais telle équipe a une manière de s'occuper de leurs joueurs, puis s'occuper de l'esprit d'équipe, puis de s'occuper que chaque joueur soit bien, puis de l'onboarder comme il faut, puis qu'il y ait un peu cette synergie-là. Puis il racontait un peu comment il était soutenu dans une équipe et pas soutenu dans l'autre. Puis ça changerait vos performances. Je veux dire, dans le sens que, d'un point de vue externe, tu le vois pas. C'est pas des KPIs, c'est pas des objectifs qui disent, c'est juste... culture de compagnie ou la culture de l'équipe, ça vient vraiment changer la game. Tout pour dire que c'est pas parce que c'est une équipe... Si on prend l'analogie qu'une startup est une équipe sportive, ça veut pas dire que c'est justement que ça doit être froid. Au contraire, c'est une opportunité finalement de bâtir une culture forte, maintenant laquelle c'est à vous de choisir.
François Lanthier Nadeau J'ai le goût de bâtir un tout petit peu sur la culture parce que... une leçon que j'ai apprise, c'est que la notion du culture fit, on en a parlé un petit peu dans d'autres podcasts, on en a parlé offline, le culture fit, si tu vois ça comme... Cette personne-là avec qui je travaille devrait pouvoir être mon amie. C'est une vision adolescente du culture fit. Puis si tu vois ça comme cette personne-là avec qui je travaille, ça se peut que ce ne soit pas mon amie, mais je vais lui faire confiance et la respecter dans notre mission commune. Ça, c'est une vision adulte du culture fit. Puis ça a été long avant qu'on comprenne ça, je pense, nous, quand on était plus kids. Puis aujourd'hui, je le comprends définitivement. Puis à un certain scale, quand tu n'es plus 6, 8, 9, 10, je ne sais pas. Ça peut pas être juste des meilleurs amis du monde qui font toutes les mêmes choses et qui pensent la même affaire. Ça, c'est un move vers la maturité, je pense, que j'encourage surtout les jeunes founders à avoir par rapport au culture fit.
Antoine Meunier C'est très bien dit, Frank. Tellement bien dit que je pense que je vais encore citer Charles Meunier et la collite de notre ami Warren Buffett. Je vais juste dire I've got nothing to add.
François Lanthier Nadeau Parfait, brother, j'espère. En tout cas, quand ce pod-là va être sorti, on va l'avoir annoncé déjà, mais l'événement, SaaSpasse à Montréal en septembre, je veux dire le 7 septembre, chez WorkLeap, qui était avant GSoft, LivePod, Hangout, tout ça. La super belle nouvelle, c'est qu'Antoine va être des nôtres. Si vous voulez rencontrer Antoine, chit-chat, prendre une bière avec, il va être là, puis moi, je vais être turbo content de t'avoir dans l'Est canadien.
Antoine Meunier Yes, ça va être très cool. J'ai vraiment hâte. Achetez vos billets.
François Lanthier Nadeau Yes, sir. Sois prudent sur ton boat. Je ne te souhaite pas trop de vagues houleuses. On se repugne sur le prochain.
Antoine Meunier Yes. À bientôt. Merci.
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