Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami Jean-Michel Veillette, co-fondateur chez Lexya, un SaaS d’achat et vente de livres étudiants.
On discute de :
Ah, JM nous donne aussi un masterclass en “side project marketing” ou “engineering as marketing” avec leur dernier projet, Evelya. Les gars sont des vrais builders, Lexya c’est le type de fierté Québécoise qui mérite de briller encore plus.
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SaaSpasse à Montréal — édition 3
Le 7 septembre prochain, SaaSpasse débarque dans la métropole en force avec l'enregistrement d'un podcast LIVE avec ⁠Simon De Baene⁠, CEO @⁠Workleap⁠ et ⁠François⁠, fondateur @⁠SaaSpasse⁠.
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Jean-Michel Veillette Notre mindset pour l'embauche, c'est qu'on ne fait pas une description de poste et on essaie de trouver quelqu'un qui fit avec ça. On trouve quelqu'un et après ça, on vérifie si les skillsets peuvent intéresser cette personne-là de ce qu'on a besoin.
François Lanthier Nadeau What's up folks, c'est Frank Antoine. Bienvenue sur SaaSpasse. Le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Spotify, Apollo Podcasts et les autres. Abonnez-vous et continuez de nous laisser des reviews. On dépasse les 50 bientôt. On se les partage dans Slack et on utilise les haies pour trouver qui n'a pas donné 5 étoiles. On drop deux épisodes par semaine, juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com, cliquez sur le bouton, ajoutez votre SaaS, il va être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. On est rendu à 150 SaaS de liste. Pour le mois de juillet et d'août, on prend une pause vacances des événements mensuels. On vous revient en force avec un événement SaaSpasse en Montréal le 7 septembre dans les bureaux de WorkLeap, c'est-à-dire le rebranding de Gsoft. Les billets sont dispos sur Evenbright, sur la bannière de notre site et en show notes. Ça va être un live pod avec le cofondateur Simon Deben, donc ça promet. Si vous avez des questions que vous aimeriez lui poser, utiliser le lien en show notes pour envoyer des questions à notre team. OK, segment promo pour le pod Nouveaux Projets. Moi et deux amis avec un solide track record en SEO, c'est-à-dire Charles McLaughlin puis Ludovic Armand, a.k.a. The Real Pussycat, on monte tranquillement une offre premium de SEO pour SaaS, les SaaS avec au-dessus de 2 millions d'ARR, ou en phase de croissance forte. On offre le full package, c'est-à-dire le SEO technique, acquisition de backlinks et contenu. On peut aussi travailler avec des rédacteurs à l'interne au besoin. Si ça vous intéresse, glissez dans mes DMs LinkedIn ou écrivez-nous à bonjourhiatsaspas.com. OK, aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami Jean-Michel Veillette, cofondateur chez Lexia, un SaaS d'achat et de vente de livres étudiants. On discute de lancer une business à l'uni avec un ami, c'est-à-dire aussi surmonter les préjugés d'un jeune ticoun entrepreneur. On va jaser de builder un SaaS sans être un dev. D'abord avec un partenaire tech à l'externe, mais ensuite in-house. Intéressant shift. On va aussi parler de l'importance d'être bien entouré, d'avoir une vie hors business et d'offrir de la valeur au-delà du SaaS. Les gars sont trop forts en contenu et en branding. On va regarder ça un peu. GM nous donne aussi un masterclass en side project marketing ou engineering as marketing avec leur dernier projet, Evelia. Les gars, c'est les vrais builders. Puis l'excité, c'est le type de fierté québécoise qui mérite de briller encore plus. All right, on passe au show. Let's go !
François Lanthier Nadeau Jean-Michel Veillette, bienvenue sur le pod SaaSpasse.
Jean-Michel Veillette Merci, Frank. Très, très, très content d'être là.
François Lanthier Nadeau Comment tu vas ?
Jean-Michel Veillette Ça va bien. Excité. que c'était d'être là.
François Lanthier Nadeau Ah man, je suis très stoked que tu sois venu. Tu te rappelles-tu comment on se connaît, dude ?
Jean-Michel Veillette On se connaît de, je pense, Spectrum Apollo 13. Ouais, ouais. Probablement que dans le début, tu devais dire les deux petits preppys qui débarquent.
François Lanthier Nadeau Je vais voler mon punch. Toi, puis Marc-Antoine Paquette, ton cofondateur chez Lexia. Je me rappelle, vous passiez comme en coup de vent, vous rencontriez Georges puis tout ça. J'étais comme, c'est qui ces deux jeunes coques-là ? Qu'est-ce qu'ils font, Lexia ? C'est quoi ça ? Mais it turns out que vous étiez bien plus que des jeunes coqs preppys. Vous êtes des vrais entrepreneurs, puis c'est un honneur même de pouvoir prendre le temps de te parler comme du monde. Fait que toi, Jean-Michel, si tu nous fais un mini-recap de tes keys, tu sors de où, c'est quoi tes skillsets ?
Jean-Michel Veillette Ouais, sans faire le gros recap de ma vie, mais petit gars de Repentigny, arrivé à Québec à 16 ans. J'ai habité deux mois dans un Winnebago, fun fact. Je suis allé ici pour le golf, puis le golf a guidé après ça. Je suis resté CGL par Saint-Laurent, université à l'Université Laval, gradué en admin, puis par le fait même, parti de la business en étant au bac avec Marc. Puis une fois la business partie, les partenaires ici, les amis, la blonde maintenant, je suis à Québec depuis 10 ans, 11 ans. Fait que c'est ça. Bien content d'être ici.
François Lanthier Nadeau La question qui tue, c'est est-ce que tu golfes encore ?
Jean-Michel Veillette encore mais je me suis tanné un peu comme de tout dans la vie quand tu en fais trop pendant longtemps je me suis vraiment gazé.
François Lanthier Nadeau Ça va sûrement me faire ça avec les podcasts dans trois semaines.
Jean-Michel Veillette Je suis capable. Stop là-dessus. Ça a été un peu intense, honnêtement. Dans le golf, c'était beaucoup de temps. J'ai un moment donné, j'étais juste plus capable.
François Lanthier Nadeau Parce que tu jouais quand même performant. Tu n'étais pas juste allé swinguer des balles le week-end.
Jean-Michel Veillette Non, c'est ça. J'ai joué avec Roger Ordeuzan. J'avais joué au Cégep. J'avais joué à la secondaire. Mon but, honnêtement, toute transparence, parce que je sais qu'ici, il n'y a pas de filtre, mais mon but, c'était d'aller aux Star. C'était de jouer dans une université américaine. À 17 ans, j'avais une saison débile. J'étais top 3 au Québec. Ça s'enleignait vers ça. L'année d'après, 18 ans, a été une année plus tough, que je me mettais beaucoup de pression parce que financièrement, de mon côté, dans la famille, mes parents ne pouvaient pas payer 50 000 par année pour que j'aie un Star. Ça me prenait un faux scholarship. Puis je savais que ma saison de 18 ans, il fallait qu'elle soit débile. Puis elle ne l'a pas été. Fait qu'après ça, il y a eu une petite rechute. Je suis revenu avec le rougeur un ou deux ans pour avoir du fun. Puis j'ai eu pas mal de fun. Puis après ça, je me suis dit, le golf, ça a fait son temps. Je vais plus m'impliquer, faire des compétitions universitaires. Puis c'est là que j'ai commencé un peu plus à triper sur l'entrepreneuriat, triper sur le marketing, puis vraiment avoir du fun là-dedans, dans ces sphères-là.
François Lanthier Nadeau C'est ça que je trouve malade avec le pod, c'est que je m'assois en face, pas tout le temps, mais souvent des gens que je connais et que j'aime, et que je suis comme je ne savais pas ça C'est vrai. On ne prend pas le temps de creuser dans notre histoire respective. Bon, là tu fais un switch vers l'entrepreneuriat, tu fondes Lexia avec Marc. Oui. C'est quoi Lexia ?
Jean-Michel Veillette À la base, c'est une plateforme pour l'achat et la vente de livres sur le campus universitaire, collégiaux, maintenant secondaire. Oui, on pourra rejaser. Mais c'est ça la frustration qu'on avait pour l'achat de nos livres. On trouvait que c'était trop complexe d'aller faire la file, d'aller sur le campus. C'était de la merde, honnêtement. Moi, pendant six mois, j'ai pensé à cette espèce d'idée-là, de concept de Hey, le crime, ça serait nice de me faire une plateforme, mise en relation, échange, tout ça. Puis un moment donné, Marc, c'est un chum du cégep, ça faisait un an qu'on ne s'était pas vus. On se retrouve à la cafétéria de... du pavillon d'admin à Ullaval. On mangeait un panini ensemble, bien relax. Puis il me dit, je suis en entrepreneuriat, je travaille sur une idée. Puis là, je dis, moi aussi, j'ai comme cette idée-là dans le fond de ma tête. Puis il était comme, c'est fucking nice, on va faire mon travail de session sur ton idée à la place du mien, t'es-tu d'âme ?
François Lanthier Nadeau OK.
Jean-Michel Veillette Je lui dis, ben ouais, let's go, on le fait. Puis c'est la partie de même. Fait que t'es la préférée.
François Lanthier Nadeau Autour d'un panini.
Jean-Michel Veillette Autour d'un panini au poulet.
François Lanthier Nadeau C'est malade que genre à chaque moment marquant, je vais reprendre à manger un panini.
Jean-Michel Veillette J'ai pas d'affaires encore, c'est bien simple. On va checker ça.
François Lanthier Nadeau Puis, dans le fond, vous étiez quand même deux jeunes d'autres. Vous n'étiez pas des entrepreneurs aguerris avec des cheveux blancs. Fait que là, vous êtes à l'Uni, vous launchez ça, mais on s'entend, vous arrivez sur le market, puis c'est une industrie quand même traditionnelle, c'est des joueurs bien implantés depuis des décennies, si ce n'est pas plus. Puis là, vous, vous êtes comme, non, on change le modèle. Genre, c'est plus de moi, on amène l'innovation. Vous vous faites dire pas mal, genre... Hey, le jeune, check bien ou Ah, il est fresh out of school, relax ou c'est-tu des trucs que vous avez entendus ?
Jean-Michel Veillette Oui, mais en même temps, on était tellement naïfs que maintenant, je peux te dire que oui, on a eu des gros fuck you puis il y a du monde qui est arrivé dans des rencontres puis il devait se dire Qu'est-ce que tu fais ici, big ? Vraiment, mais à ce moment-là, on était tellement naïfs, tellement… on voyait juste du positif puis on sortait des meetings puis je suis sûr que le monde se disait Mais quelle gang d'idiots qui vient de pitcher un concept de livre usagé alors que… On est une maison d'édition qui vend du livre neuf. Mais nous, dans notre tête, c'était juste, on veut rencontrer du monde, on veut comprendre l'industrie. Puis tu en as parlé avec d'autres personnes sur le podcast, puis de ta naïveté du début, de ne pas le savoir. Je pense que c'était avec Antoine de Poca. Mais ta naïveté du début est comme ton plus grand atout. Puis à ce moment-là, c'était tellement vrai. Mais oui, l'industrie était très réfractaire à ce qu'on arrive. Puis ça a pris du temps avant qu'on s'en rende compte. Puis même aujourd'hui, c'est encore un défi quotidien de travailler avec tout ce monde-là. Mais on aime ça les défis, puis on aime ça les challenges. Fait que c'est ça, why not ?
François Lanthier Nadeau Puis de ce que je me rappelle, les brumeux souvenirs que j'ai de l'université, c'est genre, c'est de la job quand même l'Uni. Tu ne peux pas 100 te pogner le cul puis réussir, à moins que tu sois un génie. Fait que là, vous, vous étiez encore à l'Uni.
Jean-Michel Veillette Oui.
François Lanthier Nadeau Puis vous lancez une business en même temps. C'est-tu tough ? C'est-tu bon de faire ça ? Parle-moi de ça.
Jean-Michel Veillette Bien, moi, je suis vraiment pour ça. Il y a des pour et des contre. Puis on va venir au contre. Mais mettons, les pour de ça, c'est que tu n'as pas besoin d'être 80 heures semaine dans ta startup au début. Moi et Marc, on se rencontrait les vendredis matins au Chocolato à Sainte-Voix. On arrivait là à 8 heures et on se disait... On book la journée. Des fois, ça durait 30 minutes. Des fois, ça durait 8 heures. Puis on se donnait la journée, puis on se disait, OK, qu'est-ce qu'on a à faire ? On se faisait un checkpoint, on se donnait des to-do, puis on se revoyait le vendredi après. That's it. C'était juste ça pendant un petit bout. Fait que, tu sais, on n'était pas trop consumed par la business. Ça faisait en sorte qu'on gardait nos jobs à temps partiel. On gardait notre gang de chums. On faisait le party. Pas mal aussi. On avait nos blondes. On avait des occupations. Fait que, tu sais, c'était vraiment parfait comme ça. Mais c'est ça, ça vient quand même avec son lot de contre. Puis au fur et à mesure que ça avance, puis ça te prend du temps, ça te gruge de l'énergie, que là, il faut que tu fasses des choix, il faut que tu fasses des sacrifices. Puis de voir des chums faire des sessions à l'étranger, de voir des chums s'impliquer dans les jeux du commerce, dans des trucs comme ça que nous, on aurait aimé faire à notre dernière année, bien là, on était full-time sur la business à ce moment-là. Puis ça, c'est la portion. un peu censurée, mais non censurée, c'est même, hey, on va sur le restau un vendredi soir, bien, nous autres, on n'a pas de salaire à ce moment-là, on est aux études, puis c'est des choix que tu fais, puis le monde autour ne comprenne pas nécessairement pourquoi tu fais ça. Tout le monde nous dit, ah, c'est cute ton projet, mais ça va t'amener où ? Ça, c'est le downside, puis c'est là que c'est important, je pense, d'être bien entouré, bien encadré, puis d'avoir du monde autour, mais c'est ça, il y a quand même vraiment beaucoup de positifs, puis c'est possible de le faire en étant aux études.
François Lanthier Nadeau Puis, start in business ça prend du capital, de temps, d'énergie, d'argent. Vous, quand vous étiez étudiant universitaire, il y avait-tu des programmes pour vous financer ? Est-ce que vous avez essayé de lever de l'argent ? La question classique, c'est bootstrapped ou financé
Jean-Michel Veillette Honnêtement, on est comme atterris dans le bootstrapping un peu par magie. On a rencontré Georges, on a rencontré Spectrum. Mais avant ça… On regardait pour faire nos trucs nous-mêmes. Vous notre but au début, c'était de trouver des devs qui sont aux études, qui embarquent avec nous. Mais c'était tellement tough. Les devs, tu ne les trouves pas. C'était impossible. C'était vraiment difficile. D'avoir Spectrum qui était là pour nous appuyer, pour dire, faites des ventes. Trouvez-nous qu'il y a un concept, qu'il y a un modèle, que vous êtes capables d'aller générer du cash. Puis un coup que vous allez faire ça, nous, on embarque dans le projet et on va vous développer votre truc, ce que ça prend pour le faire. Vous autres, au moins, ça nous a dit, on n'a pas de risque, on a juste notre temps à mettre. On fait des ventes. On ne savait pas à qui on allait vendre, mais on s'est dit, on va le figure out.
François Lanthier Nadeau Vous avez fait de la pré-vente finalement, right ? Genre l'app elle-même, le produit, ça ne se vivait pas déjà.
Jean-Michel Veillette Pas en tout, vraiment pas. Puis c'était vraiment juste, on veut du monde qui paye pour le produit puis qui va autofinancer le développement parce qu'on n'avait pas une scène. honnêtement, on n'est pas des devs. On n'avait pas les connaissances pour nous coder et ce n'était pas quelque chose qu'on voulait faire non plus. Les options étaient quand même limitées. Puis de lever du cash, à ce moment-là, on ne connaissait absolument rien de ce monde-là, de ce milieu-là. Je ne pense pas qu'on avait un modèle de business qui aurait pu se faire fonder à ce moment-là. Bref, un peu des circonstances qui ont fait que...
François Lanthier Nadeau Tu as parlé de Georges et Spectrum qui ont agi comme partenaires technologiques. Juste avant, tu parlais de l'importance d'être bien entouré. Moi, ce que je vois dans le début de l'histoire, c'est que, comme joueur, Marc, ton co-founder, et Spectrum comme partenaire, comment tu fais pour bien t'entourer ? Est-ce qu'un co-fondateur, c'est suffisant pour considérer que tu es bien entouré ?
Jean-Michel Veillette Non, pas du tout. Vraiment pas. Non, puis tu sais, notre première année... Je me sens qu'on l'avait déjà calculé, mais je pense que c'était genre 110 rencontres qu'on avait faites dans notre premier 365 jours. Puis c'était juste comme tout le monde de l'industrie, tout le monde du milieu entrepreneurial, de l'industrie du livre, d'autres founders, d'autres mondes qui sont comme deux, trois ans en avant. On veut les rencontrer, on veut leur jaser puis voir un peu, tu sais, what's going on, qu'est-ce qu'ils ont fait, qu'est-ce qu'ils n'ont pas fait. C'est où les programmes de subvention, de bourse, de n'importe quoi qu'on peut aller chercher. Puis tout ce monde-là, dans le fond, c'était ça le team. On était juste deux ou trois, mais dans le fond, il y a crissement du monde qui était autour de nous et qui a aidé à s'excuser pour le sac, ma mère.
François Lanthier Nadeau C'est une zone blasphématoire. Mais d'autres, ça résonne tellement avec moi ce que tu dis, parce que quand j'étais kid, je pensais que je commençais dans le snipkart. Une des choses qui m'a gardé motivé, comment je me suis levé par le haut moi-même, parce que je n'avais personne au-dessus de moi, un gamer, un mentor, ça a été ça, ça a été d'aller voir d'autres joueurs clés, d'autres entrepreneurs. avoir des discussions, puis de me sentir pas tout seul, me sentir encouragé. Puis c'est une des grosses motivations, d'ailleurs, SaaSpasse aussi, tu sais. Fait que je pense que c'est bon que tu le plugues comme ça. Puis moi, ce qui m'intrigue, c'est que moi, mettons, je suis rentré dans Snip, c'était pas mes amis, right ? C'est devenu mes amis, puis tant mieux. Toi, Marc, c'était déjà un ami. Fait que vous aviez une base d'amitié, puis ensuite, vous avez construit une base d'entrepreneuriat ensemble. C'est-tu tough, ça ?
Jean-Michel Veillette La vraie réponse, c'est oui. Ça amène son lot de vraiment positif parce que le fait était naturel au début. C'est comme, encore là, Antoine qui disait, c'est comme un mariage. C'est littéralement ça. Tu commences à te dater au début, tu regardes si les valeurs sont communes. Après ça, OK, on pourrait habiter ensemble, tu te pognes un bureau. C'est littéralement un mariage que tu construis. La communication est vraiment importante. Ce qui est cool en tant que chum, c'est que tes valeurs normalement sont assez proches. Tu ne te poses pas trop de questions sur tes valeurs au niveau personnel. Au niveau professionnel, c'est là que tu as plus de validation peut-être à faire. Moi, j'utilise tout le temps, ça prend un mix de valeurs perso, valeurs professionnelles pour que ça fitte vraiment entre deux founders.
François Lanthier Nadeau C'est quoi l'exemple d'une valeur professionnelle ?
Jean-Michel Veillette Exemple, le nombre d'heures que tu veux mettre dans ton travail. Mettons, moi et Marc, on savait qu'on ne voulait pas faire 80 heures semaine. j'ai une propension à travailler plus et à vouloir aller vite. Marc, c'est un coureur de marathon. Marc peut tenir un pace constant pendant fucking longtemps. Ça fait en sorte que je pousse peut-être un peu plus dans le cul à court terme pour que ça avance rapidement et qu'on get shit done. Mais Marc, de son côté, il tient tout le temps le fort et il est à un speed constant depuis 5 ans.
François Lanthier Nadeau Vous avez trouvé votre équilibre là-dedans ?
Jean-Michel Veillette Oui. Cet équilibre-là, je pense qu'il varie en fonction des phases de la business. Puis en fonction de qu'est-ce que t'as dans ta vie puis d'un peu qu'est-ce qui se passe. Mais tu sais, c'est... Oui, on a trouvé l'équilibre avec la communication pendant 100 jours d'an. Mais un truc que je voulais mentionner, qui était... Oui, c'est vraiment nice d'être deepcom et de partir de sa business. Mais il y a quand même un côté que moi, j'ai trouvé vraiment tough, que quand tu travailles ensemble, pour moi, le travail, c'est le travail. Tu sais, c'est pas... Je suis pas tant là pour avoir du fun. Je veux avoir du fun, puis on est une belle gang, puis tout ça. Mais tu sais... Le travail, ça reste du travail. Puis c'était rendu que moi et Marc, pendant une période, on se voyait soit au travail ou soit en gang de chums avec 5, 10, 15. Mais l'entre-deux, de comme être juste nous deux à aller jouer au golf ou juste nous deux à chiller, aller prendre une bière, ça n'arrivait plus. Puis ça, ça a été une période, je dirais, qui était peut-être un peu plus tough parce que cette connexion-là de chums qu'on avait avant, elle n'existait plus. Il a fallu qu'on s'enjase. Puis maintenant, on s'est trouvé des trucs. mais on va déjeuner une fois par mois. Des fois, ça dure trois heures et on fait juste jaser nos blondes, la famille, nos amis. Pas de business. Ça finit tout le temps par jaser de business. Mais au moins, on a ce moment-là pour se jaser. Et encore, c'est comme un couple. Tu as des enfants, tu as des employés. Si tu ne trouves pas une date par mois, tu parges.
François Lanthier Nadeau Non, l'analogie est bonne, man. Je me demande... Ce qui est intéressant à propos de votre parcours aussi, c'est que oui, vous étiez amis, mais vous étiez des jeunes adultes à l'université. Vous êtes devenus des professionnels, des entrepreneurs. Puis là, votre vie, c'est des moments charniants de votre vie que vous passez à travers ce cinq ans-là quand tu finis l'Uni. C'est critique, genre. Puis tu fais des choix de vie, tu pognes une blonde. Bon, OK, tant mieux si tu t'adonnes avec la blonde de l'autre. Des flots aussi. Marc est devenu... peur, je pense. Il y en a un vrai bébé, pas juste mes employés ou ma compagnie. Comment ça se joue,
Jean-Michel Veillette ça ? Je pense que ça se joue différemment pour tout le monde. Ma réalité, ma situation, c'était que moi, j'étais all-in dans le business. Mes oeufs étaient tous dans le même panier. À ce moment-là, pendant ça, je n'avais rien d'autre. Je me définissais par la business, mon cercle autour, puis grosse erreur de ma part. Il y avait à revenir. Puis ça a été un des plus gros chocs de ma vie, mais un des plus beaux cadeaux que Marc m'a fait. Mais on a eu, tu sais, la pandémie est arrivée. Marc, je pense, deux semaines après, m'annonçait qu'il était papa. Puis moi, dans ma tête, à ce moment-là, je l'ai pris comme un gros fuck you. Tu sais, j'étais comme, hé, on a un bébé ensemble, qui est Lexia, qui est la business. Puis là, genre, t'en as un deuxième, mais tu me l'as pas dit. Puis tu sais, c'est pas ça la vie. Mais c'est juste que moi, à ce moment-là, c'était tellement all-in dans... dans la business, comme d'en faire grossir ça, puis tout ça, que c'était un peu irrationnel. Bien, c'était totalement irrationnel, mais c'était comme, OK, shit, j'ai un deux minutes, puis dans le fond, je me suis reviré, puis moi, j'étais comme, hey, bien, j'ai rien d'autre autour. Moi, j'ai rien d'autre, mais lui, dans neuf mois, il va avoir une autre priorité numéro un, puis c'est vraiment chill. Fait que c'est pour ça que je dis que ça a été un gros choc, mais un fucking beau cadeau qu'il m'a fait parce que ça m'a fait prendre conscience que, hey, il n'y a pas juste ça, puis si l'Axia plante aujourd'hui aussi. puis ça n'arrivera pas, mais s'il arrivait quelque chose, bien, j'ai d'autres choses, Marc a d'autres choses, puis notre vie continue, puis on ne se définit vraiment plus juste par ça. Je pense que moi, je ne me définis plus par ça. Ça fait que c'est vraiment positif.
François Lanthier Nadeau Je pense que c'est bon que tu aies eu ce reality check-là quand même jeune. Tu as quel âge,
Jean-Michel Veillette là ? 28.
François Lanthier Nadeau 28 ? Oui. Parce que je vois un pattern similaire dans plusieurs entrepreneurs qui grainent tellement et montent de quoi tellement hot, mais c'est consumant. C'est genre toute leur vie, c'est ça. Oui. Puis là, mettons, ils vendent ou ça fail. Puis là, il y a comme une ouverture ou un moment de choc, une onde de choc de Wow, je suis qui, moi ? Qu'est-ce qui se passe ? Je n'ai plus ça. Puis là, ils font comme… Ouais, dans le fond, il me faut un réseau. Ouais, dans le fond, il me faut des passions. Il faut que je fasse du sport. C'est juste être un humain au complet. Puis un entrepreneur, c'est en étant un humain, même si ça a un focus sur le business. Je trouve ça intéressant que ça soit arrivé là, dans votre parcours. Aujourd'hui, vous avez peigné un équilibre avec ça, j'imagine ?
Jean-Michel Veillette Oui. Moi, ça a pris une bonne année à essayer de figure out qu'est-ce qui... qu'est-ce qui se passait un peu là-dedans. J'avais été all-in sur le golf pendant 7-8 ans. Après ça, j'ai été all-in sur la business pendant 3-4 ans. Fait que là, c'était comme, oh shit, OK, qu'est-ce que je fais ? Puis honnêtement, je sais que tu en parles ouvertement, mais j'ai eu de l'aide de psychologues, de gens autour, même d'amis. Je n'ai parlé à du monde, mais c'était vraiment touché parce que de parler de ça, je me souviens, j'avais parlé avec ma mère puis ma mère était sidérée que j'étais... pas que je n'étais pas heureux, mais que j'étais off. Je me suis dit que je suis vraiment content pour lui. C'est la plus belle nouvelle. Je suis tellement content pour eux, mais personnellement, si je suis selfish, ça me shake. Je ne vais pas à qui en parler. C'est là que ma blonde m'avait dit que ce serait peut-être bon que tu en parles à quelqu'un complètement externe. Ça a été la meilleure chose parce que là, j'ai pu comprendre d'où ça venait. Quand j'ai mis le doigt ça, c'est moi qui ne sais pas trop.
François Lanthier Nadeau tes propres insécurités. Oui, c'est ça,
Jean-Michel Veillette mes propres trucs que je ne sais pas autour de ce que j'ai. Là, j'ai pu commencer. J'ai commencé un MBA à temps partiel. J'ai commencé à faire de la consulte avec ma blonde pour du marketing. Des petits trucs vraiment sur scène mais qui faisaient que je ne me définissais plus juste par ça. Ça a été vraiment positif.
François Lanthier Nadeau C'est hot. Le take-away ici, pour le monde qui écoute, c'est justement ça. Souvent, un psychologue, un coach, la thérapie, Ce n'est pas une perte de temps et d'argent, c'est un avantage compétitif comme entrepreneur. Ton plus gros risque, c'est tout le temps ta psychologie. Si ça, ça fuck, tu ne prends plus des bonnes décisions, tu t'impactes négativement à la business. C'est cool que tu en parles. De plus en plus d'entrepreneurs en parlent. D'ailleurs, il y a un panel au Startup Fest sur lequel je vais sûrement parler. Je suis un shout-out, de juste en parler, c'est fucking important. Ça m'intéresse de savoir, au-delà de Marc, puis justement Spectrum vous étiez entouré de quel genre de monde ? Y'a-tu des personnes qui t'ont inspiré, mettons, ou qui t'ont aidé justement à te craquer via Lexia ?
Jean-Michel Veillette Je pense, ben oui. Dans plein de domaines, tu sais, moi, mon field est un peu plus marketing, communication, Marc, plus builder des produits, il s'occupe vraiment de tout maintenant, les produits Lexia, puis tout ça, fait que... Moi, je fais vraiment des efforts pour entretenir mon cercle, justement, puis d'essayer d'avoir des gens qui sont meilleurs que moi. Un exemple avec toi, Frank, avec Marc Merci avec J-Ben chez Mirégo, d'aller prendre des cafés, d'aller dans des événements, de jaser avec ce monde-là qui sont juste des crainqués, puis qui ont un knowledge, puis de challenger des trucs. Ça fait vraiment, vraiment toute la différence. Je dirais qu'il y a eu beaucoup de monde, de personnes clés autour qui ont... fait une différence. Puis, de mon point de vue, c'est plus marketing. Mais autre que ça, tu sais, c'est ça, il y a une couple de personnes sans rentrer parce qu'il y en a tellement que je ne veux pas nommer plus certaines personnes, mais qui nous apportent un knowledge assez fréquent pour la business.
François Lanthier Nadeau J'essaie de résumer un peu dans ma tête. La complémentarité de Marc Pitoy. C'est plus, bon, ce qui est acquisition, client-facing, partenariat, public. Il y a beaucoup de ça qui est de toi. Puis lui, ce qui est builder des produits, builder des processus dans l'organisation. Fait qu'un peu front-end, back-end-ish, le genre. Ça ressemble-tu à ça, le split ?
Jean-Michel Veillette Ça s'est fait un peu naturellement. Mais à la base, on est deux gars d'admin avec à peu près les mêmes intérêts, skillsets. blabla je pense que la grosse différence surtout dans les débuts c'était que marc marx est un rêveur un créatif c'est un artiste il tout va bien aller y'a pas de problème moi je suis clairement tarat air beaucoup plus rationnel beaucoup plus structuré Puis ça, honnêtement, encore plus que le skill set. Ça vaut vraiment pour beaucoup. Puis des fois, à la limite, ça en était quasiment drôle, mais on sortait souvent de meetings, puis il y en avait un en tabarnak, puis l'autre était vraiment content. Puis c'était comme, qu'est-ce qui s'est passé ? On n'a vraiment pas eu le même discours. On n'a vraiment pas... On n'est tellement pas allé chercher la même chose dans ce meeting-là, que, mettons, lui, il voyait une opportunité débile de travailler avec telle maison d'édition dans le futur. Puis moi, j'étais comme, on a peut-être tellement une perte de temps. Qu'est-ce que tu veux qu'ils nous apportent à court terme ? Mais Marc était comme Ouais, mais dans quatre ans, on va travailler avec eux. Puis j'étais genre Ben non, ça marche pas de moi. Fait que c'était juste comme, je te dirais, ça, c'était vraiment le plus important. Puis avoir cette complémentarité-là de manière que ton cerveau fonctionne. Tu sais, moi, je pourrais pas partir en affaire avec quelqu'un de vraiment stressé, vraiment anxieux, puis full structuré, terre-à-terre. Parce qu'on ne ferait pas grand-chose. On aurait une affaire de service, genre, puis d'un titre, on se ferait tout payer upfront, puis ça serait tout. Puis à l'inverse, Marc, il ne pourrait pas, je pense, partir de quoi avec un autre 100 rêveur, parce que...
François Lanthier Nadeau Ça resterait du plaf.
Jean-Michel Veillette Et maintenant, il faut que les choses se tiennent.
François Lanthier Nadeau Il faut que les choses se partent. J'ai le goût qu'on parle un peu de l'industrie dans laquelle vous êtes. Si tu avais à la définir, mettons, comment tu la définirais ? C'est quoi ton audience ?
Jean-Michel Veillette L'audience, plus que l'industrie ?
François Lanthier Nadeau Les deux ?
Jean-Michel Veillette Parce que mon premier... Ma première image de l'industrie, c'était Bob Run. L'industrie du livre, en tant que telle, c'est une vieille industrie. Tout le monde, ça fait 50 ans qu'ils travaillent tous ensemble. Don't get me wrong, si j'étais à leur place, probablement que les petits jeunes qui débarquent avec leurs idées funky, je les trouverais pas tant drôles. On est dans l'autre situation et c'est nous qui vient disturb un peu cette industrie-là. Des fois, on a plus le beau jeu de dire que c'est eux les méchants, mais je comprends totalement leur point de vue. Fun fact, j'avais même écrit un article. Je ne sais pas s'il y a du monde de l'industrie qui va écouter ça, mais j'avais écrit un article de blog. J'avais nommé l'article La mafia du livre L'article était vraiment chill, mais je m'étais dit qu'on n'était tellement pas capable d'avoir des meetings, d'avoir leur attention, que j'étais comme On va essayer de… de piquer, de faire un shot et d'avoir leur attention. Mais ça l'a vraiment backfire. Ah non ! Ça a été vraiment pas nice. Je pense qu'encore aujourd'hui, tu voyais sur LinkedIn, je l'avais posté, tu vois qui se le share, de quelle compagnie. Tu voyais toutes les maisons d'édition qui se le partageaient entre eux. Puis là, Marc était comme, non, ça le fait vraiment pas. Faut que tu l'enlèves. Bref, je m'excuse à tout le monde que j'ai pu offenser avec ça.
François Lanthier Nadeau On fait deux en même temps, man. Whatever. C'est ça. Quand tu shoots, t'achètes, man. Faut que tu build quelque chose. Win some, lose some.
Jean-Michel Veillette Exact. Moi,
François Lanthier Nadeau je trouvais ça malade comme idée. C'est plate, ça a backfire.
Jean-Michel Veillette Oui, c'est ça. Puis, tu sais, ça a backfire, mais en même temps, ça nous a fait prendre conscience que, justement, c'est une vieille industrie. Ça n'avance pas super vite. Puis, nous, on veut aller plus vite que ça. Fait qu'on a décidé, puis depuis le début, on s'est rendu compte récemment que dès qu'on focus sur notre audience, on prend des bonnes décisions. Puis, dès qu'on focusait sur l'industrie, On s'est mis à prendre des décisions de marde.
François Lanthier Nadeau Tristement intéressant. Dis-en plus là-dessus, c'est qui l'audience ?
Jean-Michel Veillette L'audience, c'est les étudiants. Il y a un étudiant universitaire, collégial, qui vit sa vie d'étudiant. Qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce qu'il veut ? On a parti des idées comme nos playlists d'études, nos rabais étudiants qui sont du genre méga-traffiques. C'est des idées random, mais qu'on était comme, qu'est-ce que l'étudiant aurait besoin pour... acheter ses cadeaux de Noël. Bien, of course, des rabais dans ces compagnies qu'il va aller acheter puis les compagnies veulent reach les étudiants. Puis aussitôt qu'on était dans un mindset de qu'est-ce que l'étudiant a besoin puis qu'est-ce qu'on peut lui apporter pour lui faciliter sa vie, puis nous, notre mission, c'est de lui faire sauver du temps puis économiser de l'argent. Fait que dès qu'on peut faire ça, bien, on est vraiment en target Puis aussitôt qu'on était comme OK, l'industrie du livre a besoin de ça, ça, ça puis là, on se mettait à focusser plus sur eux, on a fait des trucs, sans dire whack des affaires à regarder. En arrêt, on est comme What the fuck ? Pourquoi on a fait ça ? Ça n'avait aucun rapport.
François Lanthier Nadeau Mais c'est pas le catch-22, mais le double défi toujours de... OK, tu es un entremetteur un petit peu. D'un côté, tu fournis du matériel, whatever. Puis ça, c'est fourni par des joueurs comme les industries, les maisons d'édition, tout ça. Fait que tu dois tenter de plaire à eux. Mais d'un autre côté, les gens qui consomment ton produit, ton... ou votre contenu, tout ce que vous buildez, eux aussi, tu veux leur plaire. Puis, tu sais, clairement, tout le temps, le flaboule. C'est à qui tu vas plaire le plus. Si tu réussis à plaire tellement à un, peut-être que l'autre va juste suivre. C'est tout le temps challengeant. Moi, ce qui m'intéresse un peu à propos de tout ça, c'est aussi la tech que vous avez buildée. Parce que là, vous avez commencé avec un partenaire technologique qui était Spectrum. Toi et Marc, vous n'êtes pas techniques, vous n'êtes pas des programmeurs du tout. Non, on est pareil là-dessus. Qu'est-ce que vous avez buildé concrètement ? Combien de temps ça a pris ? Puis, qu'est-ce que ça a changé sur ta perception de travailler avec des programmeurs, de builder du code ? Parce que tu n'avais jamais vu ça. Parle-moi un peu du bout techno. Oui.
Jean-Michel Veillette Bien, au début, c'était tellement pris en charge par Spectrum qu'on ne se mettait même pas les mains dedans. C'était comme, voici notre problématique. Je pense qu'on n'allait même pas à comment on veut la régler. C'était comme juste, voici notre problématique. On brainstorm les idées sur comment la régler, mais on n'a aucune idée de ce qui est possible ou ce qui n'est pas possible. Je pense que nous, on arrivait avec des idées, mais on était comme, on ne sait tellement pas ce que ça prend comme temps, comme argent. comme feature que... Puis c'est un avantage, ça. Parce que t'es tellement, justement, naïf, t'es tellement... Tu sais tellement pas c'est quoi qu'il y a en arrière, c'est quoi la structure, c'est quoi l'architecte du code puis tout ça, que tu fais juste garrocher tes idées, puis t'es comme, hey, moi, je veux ça. Je veux ce bouton-là à telle place qui fait telle affaire. Puis tu penses au consommateur final et non à ton dev qui va avoir à le builder pendant trois ans. Fait que c'était vraiment un avantage, puis ça a fait en sorte que je pense qu'on a buildé une... plateforme qui était vraiment intuitive, vraiment facile pour les étudiants, puis ça a été un peu notre avantage dès le début. Mais ce qui était cool, c'est que vu qu'on travaillait avec une boîte qui était habituée de faire des trucs comme ça, avec Spectrum on arrivait avec un produit dans le marché qui était vraiment à sa coche. Ce qui arrivait dans le milieu étudiant pour une plateforme de livres, c'est que c'était tout le temps boboche, c'était tout le temps comme un programmeur dans un bac qui avait fait ça sur le coin d'une table, puis ça finissait par planter, les pages ne marchaient pas. Vous on est arrivé avec l'entre-deux. On n'est pas des devs, on n'a pas tout fait nous-mêmes, mais on l'a bien fait. Puis là, ça répond vraiment à un besoin qu'il y a beaucoup d'étudiants. Vous l'aviez validé. C'est ça, on l'avait validé avant. Fait que c'est ça. Maintenant, on s'implique beaucoup plus dans le dev parce qu'on a embauché un dev à l'interne. Max est avec nous depuis un peu plus qu'un an.
François Lanthier Nadeau Shout-out à Max.
Jean-Michel Veillette Shout-out à Max, qui fait un solide travail. On a vraiment pris un step depuis que Max est rentré dans la business.
François Lanthier Nadeau Puis j'imagine, naturellement, que votre implication dans le dev et dans le produit est bien plus grande vu que vous avez un dude avec vous qui travaille là-dessus day in, day out. Oui.
Jean-Michel Veillette Puis tu sais, Marc, maintenant, 80 de son temps est dédié à builder les produits avec. Marc a des skills de design qui sont complètement insane. C'est vraiment fou. Le Evelia, notre plateforme d'événements, le design, c'est tout Marc. Oh wow ! Tout le UI, toute la réflexion, c'est vraiment une beast. Je dis Marc, tu es un artiste, et quand tu laisses explorer des trucs... C'est Pete qui nous a fait un crash course. Pete qui était chez Spectrum mais qui est rendu chez Poca. Mais puis, il nous a fait un crash course de genre une heure, quatre ans. Puis Marc a juste sauté là-dedans. Puis il a appris tout seul. Ça,
François Lanthier Nadeau c'est malade. C'est très, très, très cool parce que justement, quand tu es une startup ou un SaaS bootstrapped, si tu vois des areas, des endroits où tu peux ajouter de la valeur que tu n'as pas de connaissances, mais tu as de l'intérêt puis que tu peux te développer un certain talent. Moi, ça a été ça, genre avec la SEO, par exemple. Ça m'intéressait, mais je n'avais pas de talent. Mais une fois que j'ai catché, là, je pouvais taper là-dessus au fond du rayon. Puis ça réduit tes coûts, justement, d'avoir des skills opérationnels à l'interne et de ne pas dépendre tout le temps des fournisseurs, des partenaires ou des travailleurs autonomes. Fait que, all right. Puis là, le but, c'est-tu de tranquillement grossir la dev team à l'interne de Lexia ?
Jean-Michel Veillette Oui, c'est de rapatrier à l'interne. Je pense qu'on a le knowledge de ce que les étudiants veulent, de ce qu'ils ont besoin.
François Lanthier Nadeau Oui.
Jean-Michel Veillette Je pense qu'on est capable de bien brander tout ça aussi pour leur présenter des produits qu'ils ont besoin et qu'ils veulent utiliser. Après ça, c'est juste de le faire. Max ne m'impréhend pas quand je vais dire ça parce que c'est pas si simple que ça, mais c'est de le builder. Puis c'est ça. Oui, c'est vraiment le plan. Et d'avoir de l'aide pour Max parce qu'il y en a pas mal. Ouais, ouais,
François Lanthier Nadeau solo dev dans une business qui grow, c'est toujours... J'ai le goût de double-cliquer sur quelque chose que tu as dit. Tu as dit qu'on est capable de bien brander, marquer des skills, des designs. Ça, moi, à distance, parce que toi et moi, on est amis, mais on n'est pas super proches, on ne se voit pas souvent, ce que j'ai vu vraiment augmenter en termes de qualité et de fréquence. Avec Lexia, c'est justement l'image de Marc. C'est la brand. À chaque fois que j'avais un touch point, un point de contact avec Lexia, que ce soit je vais sur le site web, je reçois une infolette, je checke des stories ou des posts sur les médias sociaux, j'étais tout le temps comme, fuck man, c'est donc léché, c'est donc clean. Je ne savais pas, en pensant que Marc avait des skills de ça non plus. J'étais comme, of course, c'est l'image des gars tout le temps, bien prepped, bien habillé, des beaux bonhommes. Mais blague à part, est-ce que ça s'est fait ? intuitivement de construire une marque qui résonne et qui est uniforme à travers les touchpoints ?
Jean-Michel Veillette Ben oui, c'est intuitif. Depuis le début de notre côté, le brand était vraiment important. On ne s'est jamais vraiment posé la question. Je pense que c'est plus le côté à la marque. Tout ce qui est fait, il faut vraiment qu'il soit bien fait. Tant qu'à faire de quoi, on va le brander, on va mettre des belles couleurs, on va le travailler. C'est un peu la raison pourquoi on a appelé ça le Lexia au début. J'avais dit, trouvez un nom, vous avez deux semaines pour trouver le nom de la business. On aurait pu s'appeler livreusager.com, mais l'objectif, c'était peu importe ce qu'on fait, parce qu'on ne sait pas ce qu'on va faire dans le futur. On le voit aujourd'hui avec les rabais, avec les évents, avec les concours, on est beaucoup plus un hub pour les étudiants qu'une plateforme juste d'achat et de vente de livres.
François Lanthier Nadeau Exact, c'est ça.
Jean-Michel Veillette On s'est dit, et c'était notre perspective. premier pitch deck qu'on avait fait au début, c'était comme Lexia Livre et notre porte d'entrée, puis après ça, Sky's the Limit.
François Lanthier Nadeau On peut observer l'audience de plein d'autres manières.
Jean-Michel Veillette On s'était dit, appelons ça Lexia, buildons un brand qui est vraiment nice pour les étudiants et qui va les rejoindre parce que les autres dans l'industrie sont un peu plus vieux jeu. On avait un unfair advantage là, puis nous, c'est quelque chose qui nous faisait triper. On a toujours mis beaucoup de temps là-dessus puis on s'est dit, peu importe ce qui arrive, down the line, ça va être positif. Aujourd'hui, ça nous sert beaucoup. Juste pour l'embauche, on peut en rejaser, mais je pense qu'il y a un brand, il y a un écosystème, il y a comme un vibe qui résonne autour de l'électriage.
François Lanthier Nadeau Par partie de cette gang ou ce groupe-là, cet environnement-là, c'est ça que j'allais dire. C'est un petit peu moins cool et sexy de dire que je travaille pour lesvisagers.com. Je n'irais pas travailler là. Ça, c'est une de mes questions justement au niveau des premières embauches. Parce que c'est tough embaucher en SaaS, en startups au Québec. Tu peux toujours faire le jeu d'aller prendre des juniors, prendre un bet, les former, ça va marcher ou pas, ou spender beaucoup, beaucoup de cash pour des seniors, etc. Est-ce que cette brand-là jouait sur l'embauche ? Quand vous avez fait vos premières embauches ?
Jean-Michel Veillette On n'est pas rendus à embaucher des seniors. On est cinq dans l'équipe. On n'est pas rendus à ce step-là. J'ai hâte de voir comment ça va se jouer dans les prochaines années, quand on va être plus là. Là, on a vraiment misé sur... notre réseau, des gens autour, des juniors qui sont crainqués, du monde qui sort de l'Uni, qui ont le couteau entre les dents, qui ont envie d'embarquer dans le vibe avec nous. Puis après ça, notre mindset pour l'embauche, c'est on ne fait pas une description de poste et on essaie de trouver quelqu'un qui fait avec ça. On trouve quelqu'un, puis après ça, on check si les skillsets peuvent intéresser cette personne-là de ce qu'on a besoin. Je te donne un exemple. Marie. a emballé des colis avec nous en janvier 2021, je pense. Puis Marie était full intéressée par le design, la mode et tout ça. Puis ça donnait qu'on avait comme un projet dans le train de notre tête qui était comme de faire un magazine. En fait, de faire de la merch. C'était de la merch à Marie de faire de la merch pour les étudiants et tout. Fait qu'on a dit à Marie, Hey, ça t'en dessus de prendre le lead de la merch ? Fait qu'elle était comme, Ben oui, sure. Fait qu'il y a 10 heures par semaine, elle a fait ça pendant une couple de mois. Fini ce mandat-là, elle a pris tout le lead. du contenu photo, des réseaux sociaux, en lien avec la merch. On était comme Hey, ça te tente pas de gérer nos socials, on cherche quelqu'un. Puis c'est une opportunité pour toi d'apprendre ça, mais Marie connaissait absolument rien dans la création de contenu. Puis maintenant, c'est elle qui gère toutes nos socials avec Raph, qui avait comme plus un background marketing. Mais tu sais, c'était pas dans son skill set quand il est arrivé, mais elle avait une personnalité qui aimait le design, qui aimait la mode, qui aimait les belles choses, puis qu'elle avait un intérêt à apprendre. ben, let's go, puis on va faire un poste en fonction de ce qui elle intéresse plus que l'inverse.
François Lanthier Nadeau Je pense que c'est une... J'en ai déjà parlé sur un autre pod, je m'en rappelle plus lequel, mais justement, quand t'es bootstrapped, puis que t'as pas un niveau de budget, genre, ou une brand recognition, ou des gens au RH qui peuvent courir à tous les coins du monde pour te trouver du monde, je trouve ça intelligent de... miser sur une personne puis être créatif pour voir comment ça peut aider la compagnie. Puis pas nécessairement avoir un carcan bien solide de dev senior, six ans, react seulement. Puis nous, on l'a fait ça pas mal avec Snip. Vers la fin, on pouvait se permettre d'être un peu plus rigide sur qui qu'on avait besoin parce qu'on a plus de cash, le produit est plus gros, la compagnie est plus grosse, on sait où qu'on veut s'en aller. Mais à l'inverse d'autres, chez Duda, c'était des profils turbo précis.
Jean-Michel Veillette Genre,
François Lanthier Nadeau moi, je voulais... On a eu un clash au RH chez Duda parce que moi, j'ai fait un bout de VP, il fallait que j'embauche du monde. Il y avait genre 5-6 entrevues, je n'étais même pas habitué à tout ce flow-là. Je trouvais une personne et j'étais là, OK, elle a 60% des requis. Mais j'étais là, OK, l'expérience qu'elle a eue là, si on l'appliquait de même, je pourrais faire de quoi avec ça. Je vais pouvoir la groomer pour telle affaire. Puis les VP, les execs, les C-suite par-dessus moi me disaient, non, non, non, qu'est-ce que tu fais là ? Elle ne répond pas aux critères au complet, la personne. Genre, tu veux engager la meilleure personne, le meilleur fit pour ton rôle parce que, un, t'as l'argent, pis deux, c'est ça qui va bénéficier la compagnie. Parce qu'on n'a pas ce genre de nuance ou de temps-là de, comme, former, groomer quelqu'un. Pis à chaque fois, ça clashait. Moi, j'étais comme hard yes pour une embauche. Là, j'avais, genre, deux VPs israéliennes bien directs qui disaient hard no Pis j'étais comme what the fuck ? Pis ah, mais c'est toi qui embauches, Frank, c'est toi qui vois. Mais j'étais comme ouais, je veux pas être là. Anyway, c'est pas une histoire sur tout ça. Non,
Jean-Michel Veillette mais c'est intéressant.
François Lanthier Nadeau Fait que c'est ça. Je trouve que d'être créatif puis d'épouser un petit peu les forces naturelles d'une personne, comme tu dis, ça peut payer vraiment cher. C'est des bêtes plus long terme.
Jean-Michel Veillette Tu sais,
François Lanthier Nadeau ce monde-là sont encore avec toi, justement, tu sais. Puis ils deviennent de plus en plus, justement, seniors.
Jean-Michel Veillette Oui.
François Lanthier Nadeau Moi, j'ai commencé de même, dude. Ben, c'est ça. J'étais un noob. J'écrivais de la poésie, man. Back to the feather point. Mais non, c'est débile. Puis, fait que clairement que la Bren a aidé aux embauches. Puis aussi, avoir une brand forte, ça fit quand tu as un play qui est très audience. Oui. Genre, je build une grosse audience, je vais les servir avec du contenu, avec des produits, avec plein d'affaires.
Jean-Michel Veillette Oui.
François Lanthier Nadeau Surbond important. Il y a un nouveau produit, justement, que tu as comme mentionné en passage. Tu veux-tu qu'on double-clique un peu ?
Jean-Michel Veillette Absolument, oui.
François Lanthier Nadeau Fait que c'est Evelia.
Jean-Michel Veillette Evelia.
François Lanthier Nadeau Evelia, ou what the fuck is that ?
Jean-Michel Veillette Evelia, c'est une plateforme pour les events étudiants. Fait qu'il y a une asso étudiante qui veut organiser un... party, intégration, peu importe. Au lieu d'aller sur Evenbright ou les autres plateformes qui existent, l'assaut peut aller sur Evelia. Puis dans le fond, nous, c'est un peu dans le shift de modèle aussi. Puis on rentre un peu plus deep dans le modèle d'affaires que plus ça va, puis plus on voit le potentiel de l'audience étudiante. Puis on se rend compte que les étudiants, bien, ils aiment le free stuff. C'est pas une nouveauté, mais... Mais on se dit, pourquoi on ne build pas des outils techno qui sont vraiment sharp, qui répondent aux besoins de l'étudiant, mais qui sont 100 gratuits. Puis qu'après ça, nous, dans le back-end, on figure out avec des partenaires, avec des collabs, avec des brands qui veulent rejoindre les étudiants, comment le monétiser. Puis Evelia a été un peu... Ça a été plus... On l'a plus vu comme un tool marketing que le reste. On était comme, OK, qu'est-ce qu'on peut faire au niveau marketing pour driver du trafic vers les livres ? mais qu'on n'a pas à payer. Fait qu'encore là, bootstrapping notre marketing. Puis nos premières idées, c'était les concours. Après ça, c'était les rabais, les playlists, le blog. Puis là, sans dire qu'on cherchait de quoi d'autre, on était comme, il me semble qu'on peut faire encore plus. Puis on n'avait pas trouvé un genre de hack, de quoi être vraiment gros qui pouvait nous faire scaler au niveau marketing organique. Puis quand on est tombé sur cette idée-là d'event, on était comme, oh shit, imagine. qu'on ramasse les intègres de telle école. Imagine qu'on pogne les... L'intégration. Oui, l'intégration, excusez. Le genre de... Le jargon étudiant.
Participant 3 L'initiation.
Jean-Michel Veillette L'initiation de la rentrée. Mais tu sais, s'il y a 3000 étudiants qui participent à l'intégration de Génie à Laval bien nous, c'est 3000 clients potentiels qui, après ça, peuvent acheter des livres puis être dans notre écosystème. Fait que c'est ça. Fait qu'Evelia est née, Max a grindé là-dessus de janvier à mars, sorti. une bêta qu'on a testé dans une couple d'événements qui a super bien fonctionné. Puis là, on ouvre ça à Atlarge en septembre. Puis il y a un gros, gros intérêt pour ça.
François Lanthier Nadeau Ça, by the way, le monde qui écoute le takeaway, c'est pour faire du contenu marketing, offrir de la valeur gratuite qui va générer du trafic, faire connaître ta marque, être un referral pour une autre chose que tu vends. Le canal de side project ou de side tool marketing, c'est super fort. Puis man, avec le no code à Star, tu peux… builder un outil gratuit vraiment facilement qui, justement, bon, c'est powered by Lexia ou propulsé par Lexia, un truc comme ça, sûrement dans le footer. Bon, puis après, tu peux mesurer les ventes que tu fais de ça, tu sais. Fait que, epic play, je suis vraiment content que vous ayez fait ça, man. Puis je pense aussi que c'est quelque chose que... Peut-être que vous n'auriez pas fait si vous n'avez pas eu votre dev à l'interne.
Jean-Michel Veillette Non, pour vrai, je ne pense pas. C'est un projet que Max trippait aussi. En fait, je pense qu'on avait dit qu'on allait le faire plus tard. On n'a pas tant de temps. Puis Max a commencé à le builder pendant un week-end pour le fun.
François Lanthier Nadeau Ça, c'est du bon swing, man.
Jean-Michel Veillette Oui, vraiment. Je pense pas. Il est arrivé le lundi et il était comme Hey, guys, j'ai fait la homepage ou je ne sais pas trop. Parce que Marc avait commencé des maquettes pour qu'on le pitch et qu'on le vende, pour qu'on s'autofinance pour ça aussi. Puis Marc, on était comme… What the fuck ? Si Max ne te répond pas autant que ça, go for it. C'est ton projet, j'enlève comme tu veux, puis let's go, on le fait, puis on est en ligne là-dedans. Fait que oui, c'est cool. Puis petit shout-out à toi, Frank, parce que depuis le début, d'un point de vue marketing, moi de mon bord, je me disais, comment on fait pour faire un tool ou des tools organiques qu'on n'a pas à faire, fucking paid ads pour aller chercher des utilisateurs. Ça a toujours été ça. Qu'est ce qu'on fait organiquement qui ne coûte rien pour aller chercher le user et qui se répète. Et vous l'avez fait avec Snip, avec le blog, c'était du trafic qui rentrait, un shitload de trafic qui rentrait tout le temps. Mais à chaque fois, je me disais, nous, c'est pas un blog, mais c'est quoi ? C'est quoi ? Puis je ne pense pas Evelia est la source ultime. Ça fait partie de, mais ça a quand même forgé notre mindset à être créatif au niveau marketing et pas juste dire Ben oui, on va mettre 10 000 de budget par mois en Facebook Ads, puis that's it, parce qu'il était sans dire.
François Lanthier Nadeau Je ne dis pas ça en mode mentor, seigneur, condescendant, mais je suis fier de vous, les boys. C'est vrai,
Jean-Michel Veillette c'est vrai.
François Lanthier Nadeau C'est cool encore, les fat men. Puis, question mini-challenge, pourquoi ce n'est pas Lexia Events, puis c'est Evelia ?
Jean-Michel Veillette Bonne question, on l'a brainstormé beaucoup, on l'a challengé, puis la raison, c'est que Lexia se fait bloquer dans beaucoup de campus. À cause des instances qui sont en place, les bookstores, les co-ops ou peu importe. On s'est dit, si on veut rentrer dans une école, mettons que Lexia ne peut pas rentrer, impossible pour les livres, on ne veut pas se faire bloquer pour Revelia. Ce qu'on a fait, c'est ça, on l'a brandé différemment. Je pense que sur le site en ce moment, il n'est même pas powered by dans le haut, c'est juste dans le footer, dans les termes et conditions, parce que c'est sous la même entité. Mais... c'était vraiment important pour nous qu'on le détache puis qu'on s'asseure. Puis tu sais, Evelia pourrait être une plateforme officielle des événements, mettons, pour l'Université Laval. C'est quelque chose qu'on aimerait faire. Mais si c'est attaché à Lexia Events, à cause des instances en place, ça ne pourrait pas fonctionner. Ça venait comme nous bloquer puis on s'est dit, ben, why not ? Puis worst case, si ça ne marche pas puis qu'à un moment donné, on veut tout rapatrier sous Lexia, ben, on le fera. Ça ne sera pas trop tard.
François Lanthier Nadeau Puis, il y a une affaire que je veux que l'audience comprenne en ce moment. tu vas pouvoir nous en dire plus, c'est quand tu génères du trafic, quand tu construis une audience qui est captive ou juste récurrente, il y a des partenaires ou des commanditaires, peu importe comment tu vas appeler ça, qui, eux, vont vouloir de la visibilité. Ils vont vouloir payer pour ça. Comment tu fais un play de partner marketing comme ça ? C'est qui que tu vas voir ? Tu cognes à quelle porte ? Ça, vous avez été fucking smart avec ça, fait que parle-moi-en un peu.
Jean-Michel Veillette C'est une bonne question. Au début, honnêtement, ça s'est fait juste comme naturellement. c'était notre première session qu'on a launchée. On avait des amis qui travaillaient chez Red Bull. Puis, en jasant, je suis probablement autour d'une coupe de bière, un de nos amis, c'était comme... En tout cas, il nous avait dit, Hey, on pourrait shipper des Red Bull à tous vos étudiants qui achètent, mettons, les premiers users. Fait qu'on avait fait comme un genre de collab vidéo puis tout ça, que les 1000 premiers à acheter des livres sur Lexia recevaient un four-pack de Red Bull.
François Lanthier Nadeau OK, nice.
Jean-Michel Veillette Puis, tu sais, c'était comme juste pour le visionnement et tout ça. Puis là, ça a comme résonné auprès d'autres brands. Au début, ça a comme été un peu de, oui, nous qui reach out, mais eux aussi qui reach out. Une bande aussi. Oui. Puis comme, hey, vous avez une crowd d'étudiants, on veut les rejoindre. On n'est pas capables, nous, de notre côté. On n'a pas les tools, on n'a pas le ton. On est une banque, mettons. Il faut qu'ils soient vraiment corporels et tout ça. Mais, hey, si vous... pouvez nous faire des placements dans vos trucs ben nous on va embarquer fait qu'ils savent comme un peu ouvert la porte à un autre modèle puis moi c'est mon c'est mon badaï c'est moi j'adore parce que je trippe j'étais comme les dix groupes vont avoir du fun pima ça me fait tripper pieds fun fact c'est que c'est rendu comme 50% des revenus qui arrive dès qu'ils arrivent de l'eau des collaborations puis c'était tellement pas prévu ne s'était vraiment pas le mindset de départ mais Au fur et à mesure que ça a avancé, on s'est rendu compte qu'on amenait de la value. Puis ce qui est vraiment cool là-dedans, c'est qu'on ne fait jamais, tu sais, c'est jamais vu comme une pub. Il n'y a pas de bloc publicitaire sur Lexia. Puis tu ne vas jamais voir.
Participant 3 C'est du contenu natif.
Jean-Michel Veillette C'est du contenu natif. Puis on s'assure tout le temps que quand on... pousse un contenu sur l'exil on se met en équipe on se dit ok si on enlevait les logos on fait tirer gourou l'an passé parce qu'on a switché de red bull à gourou à la gang chez gourou avec qui on travaille mais on a fait un concours faisait gagner 5000 piastres cash un étudiant éclaircissé si on enlève le logo gourou c'est quand même malade j'en ai fait pis si on enlève le logo pis c'est pas à notre goût puis on est comme et c'est un peu C'est un peu touché, c'est un peu pushy. On retourne à la planche à dessin, puis on recommence. On le voit pas.
François Lanthier Nadeau Je dirais que le truc un peu de marketing en moi trouve ça malade de voir que vous avez, oui, un produit, ça, c'est une plateforme web qui roule, puis qui fonctionne, qui génère un revenu, mais que vous avez aussi développé carrément une plateforme média, puis un play de communauté qui marche tempête. C'est vraiment sick, man.
Jean-Michel Veillette Puis pour banser peut-être là-dessus, sans trop... Ceux qui peuvent le faire... Ce que je trouve nice, c'est que ça diversifie ton revenu et ça minimise ton risque beaucoup. Parce que du service comme ça, ce n'est pas tant scalable de faire des collabs, mais tu es souvent payé upfront. Ça te crée un cash flow qui te permet de le réinjecter en marketing ou en produit ou peu importe, qui te permet de builder des tools avec eux même des fois pour après ça aller chercher plus d'étudiants. C'est comme un genre de cercle virtueux.
François Lanthier Nadeau c'est ça qui se crée parlant de vertu puis de chevalier grosse transition ça c'est une skills de free star vous êtes allé au dragon je vais me demander où tu t'es allé vous êtes allé prud'chevalier que vous êtes, vous êtes allé au dragon la question c'est est-ce que les dragons ça crache du vrai feu Ça vaut-tu la peine d'aller là ? Fais-le-moi un peu.
Jean-Michel Veillette Oui, ça vaut la peine. Oui, c'est vraiment nice. La visibilité est débile. C'est fou. Moi, ce que j'ai le plus aimé des dragons, c'est pas tant le là-bas sur place ou le après. Ça passe vite. Moi, c'est la préparation à et de faire un checkpoint sur ta business. Faire comme pendant une semaine quasiment, t'es all-in là-dessus, tu brainstorm, tu réfléchis aux questions puis tu fais un gros checkpoint sur qu'est-ce qu'on a fait, mettons, nous autres, ça faisait trois ans, qu'est-ce qu'on a fait dans les trois dernières années puis qu'est-ce qu'on voit pour les trois à cinq prochaines années. Puis avec Marc, ça a été vraiment un genre de team bonding de fou parce que on passait vraiment du temps, on était allé à Montréal, c'était vraiment hot. Ça, c'était le fun. Puis l'expérience sur place aussi, c'est cool puis ça vient valider ou... ou pas, mais normalement, ça vient valider des choses que tu fais et que tu fais de bien. Le seul truc que je dirais, c'est que il y a comme un... C'est pas su de tout le monde que c'est pas la majorité des deals qui fonctionnent. Il y a quand même un gros pourcentage des deals qui se font à la télé, qui ne fonctionnent pas par après.
François Lanthier Nadeau C'est juste plus compliqué que baisir sur un piton vert et dire il y a des termes, il y a une term sheet, il y a des conventions. C'est compliqué de signer un deal.
Jean-Michel Veillette C'est ça. Puis d'un côté comme de l'autre aussi, de la part des entrepreneurs, tu fais une rencontre avec quelqu'un qui veut investir, tu veux t'assurer qu'il y a un fit. Puis cette personne-là va, oui, amener du cash, mais va amener de la value avec son cercle, avec son réseau, avec ses partenaires, selon ce que tu cherches. Il y en a qui cherchent juste l'argent, puis c'est parfait. Mais il y a un due diligence qui se fait des deux côtés. Puis ça fait en sorte qu'il n'y a pas beaucoup de deals qui fonctionnent. Puis nous, on le savait, puis on arrivait là dans cette optique-là parce qu'on avait reach out à du monde. puis les gars de C-Vert à Montréal, on avait tellement trouvé leur pitch insane. C'était deux gars, il y avait du fun, il était funky. On s'était dit, on les appelle, puis genre, on veut juste savoir comment ils l'ont préparé. Les gars, ils avaient été vraiment smarts de partager. Puis nous, quelqu'un reach out en ce moment, c'est sûr qu'on partagerait notre expérience. Fait que de reach out à du monde qui sont déjà allés, s'il y en a qui écoutent, qui veulent aller au Dragon. Faites-les. Pognez les trois dernières saisons, checkez tous les épisodes, puis regardez ceux qui vous ressemblent le plus. Appelez-les. DM-les sur Insta sur LinkedIn, peu importe. Tout le monde va être willing d'aider. Mais il faut juste baisser un petit peu les attentes pour ça. Mais pour le reste, c'est vraiment nice.
François Lanthier Nadeau Trafic ?
Jean-Michel Veillette Trafic, nice. Mais nous, on n'est pas un produit qui se consomme de la crowd des dragons. C'était cool pour des mamans et papas qui en parlent à leurs enfants. C'est comme, hey, revoyons ça. Mais sinon, c'était correct. Ce qui était vraiment cool, c'est que ça donnait un gros thème de crédibilité. Puis même mon père était comme... Je pense qu'à partir de ce moment-là, il a appelé ça ma business au lieu d'un projet. Peut-être pas tant que ça. Mais il y a du monde proche qui a compris ce qu'on faisait à ce moment-là. Puis vraiment proche, qui était comme... qui viennent le comprendre. C'est vraiment nice ce que vous faites.
François Lanthier Nadeau Tu le digères dans un format consommable par M. et Mme Tout-le-Monde.
Jean-Michel Veillette C'est ça.
François Lanthier Nadeau Mais ça, c'est hot parce que j'aime vraiment ça le takeaway que tu dis de ça te force à t'asseoir, à résumer ce que tu as fait dans une narrative intéressante, mais à projeter ce que tu vas faire aussi dans une narrative intéressante qui est pour les laymen, pour M. et Mme que tout le monde peut comprendre. Oui. Ça, c'est comme des activités des fois quand tu as le nez dans les opérations tout le temps, tout le temps, tout le temps, tu ne prends jamais le temps de faire. Ça, j'aime vraiment ça ce côté-là. Je m'en vais au dragon.
Jean-Michel Veillette C'est parti.
François Lanthier Nadeau COVID, on fait-tu une petite parenthèse ? Je sais que les étudiants à l'université et au cégep trouvaient ça turbo déprimant de faire leur école à distance. Mes petits cousins, entre autres. Mais je pense qu'il leur fallait des livres pareils. Qu'est-ce que ça a joué sur l'extérieur ?
Jean-Michel Veillette Ça a été nice parce que ça a accéléré des trucs au niveau plus... Les écoles ont shifté vraiment. online. Ça a accéléré cette propension-là à travailler avec nous, à nous considérer. Puis nous, le gros, gros chiffre qui est arrivé en fait, c'est à Lucor Campus de Lévis, qu'il y avait une boutique de livres. Puis la boutique, bref, la personne qui s'en occupait partait à la retraite. Puis nous, on leur a dit, hey guys, tout est à distance. Vous on peut s'occuper de tous les livres des étudiants.
François Lanthier Nadeau On a la plateforme pour.
Jean-Michel Veillette On a la plateforme pour, on était déjà partenaire de l'asso étudiante. Fait que, quoi rouvrir un magasin de livres sur le campus ? Fermez ça, on le décentralise à notre entrepôt à Québec. On n'avait pas d'entrepôt à ce moment-là, mais... Oh, c'est correct. Puis, on va desservir vos 2-3 000 étudiants de notre entrepôt, puis ça va être bien chill, ça va être parfait pour tout le monde. Puis l'école était comme, eh oui, vraiment, parce que tout est rendu en ligne, anyway. On n'a plus besoin de place physique. Ça a amené un nouveau modèle d'affaires qu'on ne pensait même pas, mais qui est dans le fond une école nous mandate de l'exclusivité, entre parenthèses, de vente des livres à tous les étudiants. Puis on a répliqué ce modèle-là au Collège Mérissier, on l'a répliqué au Séminaire Saint-François au secondaire. Puis là, on le réplique dans une nouvelle école secondaire qui va être annoncée sous peu. Ça fait que c'est vraiment, vraiment cool parce que c'est un stream de revenus qu'on n'avait pas vraiment anticipé. Puis qui est arrivé à cause de la pandémie.
François Lanthier Nadeau C'est basically le modèle d'affaires de la coop pour des gens qui géraient achats et ventes de livres. Sauf que là, tu le fais online, tu gères ça décentralisé pour la livraison, puis tu prends une cote sur les livres vendus. Ça ressemble pas à ça. Oui,
Jean-Michel Veillette on commande des éditeurs, ils nous chipent ça par palette. Vous après ça, on divise ça dans des boîtes de livres.
François Lanthier Nadeau Vous avez dû tellement faire des boîtes.
Jean-Michel Veillette Qu'à pas dire. On en chipte 10 000 par année, à peu près.
François Lanthier Nadeau Si le monde a besoin de faire des déménagements... J'ai contacté JM et Marc. Mais non, ça, ça me fascine. Il y a tellement d'entrepreneurs qui viennent que justement, ils ont une composante physique à leur business. Puis moi, je suis comme, la seule affaire que j'ai faite, c'est de taper sur des keys, sur un keyboard, le genre, puis checker des pixels.
Jean-Michel Veillette Oui, mais tu sais, un truc, puis encore là, dans un mode de transparence, ça n'a jamais été ce qu'on voulait faire. Puis moi et Marc, quand on est partis de la business, on s'est dit, on se jure. qu'on n'aura jamais un entrepôt et qu'on ne va jamais gérer des étudiants physiques. C'était vraiment ça. C'était comme, on veut faire du dropshipping, on veut travailler avec les éditeurs. Les commandes passent par l'excient, on leur ship la commande et eux l'envoient direct à l'étudiant. Vous on gère la tech, on gère le marketing. Fait qu'on build our brand, on build la tech, that's it. Mais au niveau technologique, les instances avec qui on devait travailler n'étaient vraiment pas rendues là et ne le sont pas encore aujourd'hui. La solution, c'était qu'on va chipper des livres. On a chippé des livres de chez Spectrum du troisième étage. Pendant un an, le livreur Puro ne nous aimait pas. Il fallait qu'il monte au troisième pour venir chercher nos boîtes. Maintenant, on a changé de local et on est mieux setupé. Ce n'était pas ce qu'on voulait. En toute transparence. pas ce qu'on veut non plus pour l'avenir.
François Lanthier Nadeau C'est pas le end goal.
Jean-Michel Veillette C'est pas le end goal de Lexia. C'est encore là pour longtemps, puis on va continuer d'en livrer des livres pendant 5 à 10 ans encore, puis ça nous convient, mais ça reste que c'est pas le end goal. Je comprends. Moi, je trouve ça excitant.
François Lanthier Nadeau Future is bright, my friend.
Jean-Michel Veillette C'est ça, exact.
François Lanthier Nadeau Parlant de futur, mon chum, j'étais comme semi-stalké sur Insta avant le pod, puis j'étais comme... Il se passe de quoi de nouveau ? Il y a des baissiques, c'est pas trop. Ça s'appelle MAPPA. C'est un projet que tu as starté sur le side. Je pense qu'on peut ouvrir avec ça pour la fin, mais dis-nous, c'est quoi ?
Jean-Michel Veillette Merci d'en faire mention. Honnêtement, j'ai commencé le bike de route. On a parlé de golf l'an dernier, je me suis tanné du golf. Un peu gazé de tout ça. J'ai besoin, moi, de temps tout seul. Oui, on avait déjà parlé de ça. Oui, c'est vrai. Je me rappelle. J'ai besoin de temps tout seul dans ma vie pour juste décrocher. Puis le bike de route me donne ces moments-là de comme je m'entraîne, je me fais mal aussi puis je pense que j'aime souffrir un peu. Ça fait que c'est le fun. Puis de partir dehors des longues heures, d'être dans ma bulle, de penser à mes trucs. Ça fait que je me suis mis à triper sur le bike de route, mais c'était tout le temps compliqué de trouver des trajets, des places où aller. J'allais à un... J'arrive en Gaspésie. C'est où que tu vas rouler ? Puis, tu sais, c'est pas tant sécuritaire. C'est pas que des bords de route un peu boboche. Fait que j'avais monté un fichier Excel pour mettre des trajets. Puis, j'avais publié ça sur un groupe Facebook. Puis, je m'étais dit, je vais aller chercher des collaborateurs parce que moi, je connais pas toutes les régions.
Participant 3 C'est ça.
Jean-Michel Veillette Puis, sur un post que j'avais fait, il y avait eu genre 500-150 clics. Let's go ! OK, il y a un potentiel, mais personne ne m'a écrit. Fait que... Moi, comme collaborateur, j'ai fait fuck off il est de la merde, on met ça dans les poubelles et ça ne sert à rien. Cet hiver, j'en jasais avec 4, ma copine et un ami, Alex. Alex était comme dude, si tu es capable de générer du trafic, un, le fichier Excel, c'est de la merde, on va faire un site web, mais si on est capable de générer du trafic, je sais comment le monétiser. Il y a clairement un pain parce que moi, je vis ça et j'ai besoin d'une plateforme comme ça. Il y a plein de monde qui m'en ont comme reparlé à l'hiver, on s'est dit les trois. Let's go, on launch ça, on fait ça sur le side. On a tous nos jobs, on travaille tous très fort. Il fallait se trouver une structure qui marche pour launcher ça. Ça a pris un mois et demi, deux mois à monter le site. À trois, on a buildé le brand. Puis là, c'est lancé depuis une semaine ou deux.
François Lanthier Nadeau Là, le site, moi, je suis un cycliste. Je hit, c'est mappa.ca, M-A-P-P-A.ca. J'arrive là-dessus, je peux choisir un trajet, ça m'explique.
Jean-Michel Veillette plique ça ou strava que ça fait dans le fond tu choisis ta région où tu vas aller fait que maintenant je m'envoie au parc de la meilleure mort ici tu peux choisir les rides en fonction de ton niveau au niveau et tout c'est sûr que dans l'ordre de plus en plus qui vont être ajoutés voir de l'autre puis ça donne comme un overview de qu'est ce que tu peux faire de ou partir ou arrêter c'est où les petits coffee shop les petites microbrasseries ou des trucs nice à arrêter puis tu peux exporter le trajet soit dans Strava ou en GPX, qui est comme le format que tu peux mettre directement dans ton Garmin. Ça fait que c'est plugé directement sur... Ceux qui ont un Garmin, ils savent, mais c'est ta machine devant ton bike, puis ça te dit les directions, les montées, puis tout ça.
François Lanthier Nadeau Comblement débile. Êtes-vous à l'aise de parler quand vous allez le monétiser ou pas encore ?
Jean-Michel Veillette Bien, partenariat, collaboration avec des brands, des cafés, des boutiques de vélos. S'il y a des primo-vélos de ce monde ou whatever qui... qui écoutent, on est ouverts à collaborer et à jaser. Mais encore là, c'est une communauté, c'est une crowd. Un coup que tu as l'attention. Moi, je me dis, si on a une couple de milliers de cyclistes qui vont sur la plateforme à chaque année, clairement, il y a du monde qui sont intéressés par une crowd de même. On va figure out le modèle d'affaires.
François Lanthier Nadeau C'est un peu trippé.
Jean-Michel Veillette Oui, c'est ça, c'est nice. Je me dis, moi, je n'aurais eu besoin de ça. Je pense que je ne suis pas tout seul. De ce qu'on a comme feedback à date, on n'est pas tout seul.
François Lanthier Nadeau comme ils disent dans le milieu keep on riding keep on building je trouve ça malade ce que vous faites juste du succès la bonne dose de défi pour la suite merci d'être venu sur le pod un grand merci Frank cheers
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.