Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Bruno Renaud, CEO chez Jameo, une plateforme de vêtements hyper personnalisés, créés sur commande.
C’est un fondateur qui est passé à travers plusieurs étapes cruciales en SaaS, avec un bon équilibre d’humilité et de passion. On parle de :
Ah, et Bruno nous explique aussi comment il a gérer lancer la business avec sa blonde de l’époque qui est maintenant son ex, et nous raconte la gaffe de Monsieur Renaud, i.e. envoyer un suivi privé aux investisseurs à 5000 clients via l’infolettre.
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SaaSpasse à Montréal — édition 3
Le 7 septembre prochain, SaaSpasse débarque dans la métropole en force avec l'enregistrement d'un podcast LIVE avec Simon De Baene, CEO @Workleap et François, fondateur @SaaSpasse.
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La job du mois SaaSpasse chez Hoodi!
Hoodi est une cool startup qui aide les co-propriétaires à gérer leurs immeubles.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez [Ep.20 - Julien Gobeil Simard : Croissance & innovation]
Hoodi sont à la recherche de deux développeurs frontend ou full-stack.
Ils ont deux différentes apps SaaS à faire grandir, une croissance forte, et un dev wizard senior prêt à vous accueillir dans la team. Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, allez sur saaspasse.com/lajobdumois. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Julien Gobeil Simard, co-fondateur chez Hoodi.
Pour appliquer directement → saaspasse.com/lajobdumois
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Envoyez-nous vos questions pour Bruno De Baene
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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Bruno Renaud:j'ai fait la bonne gaffe de ne pas sélectionner la bonne liste donc je pense que c'est le résumé d'avril 2022 j'ai envoyé ça à 5000 clients je suis en république dominicaine je travaillais à distance à ce moment là je me suis dit qu'est ce qui se passe qu'est ce que je fais que je réalise et puis finalement j'ai envoyé un errata et ils m'ont dit vous avez reçu ça puis finalement les clients nous écrivait c'est cool ça fait que j'ai commis des félicitations trois personnes Startup voici mon CV. Wow ! Ah, à qui je suis pogné pour le tuer ? À qui je suis pogné pour m'écouter, là ? On est pogné dans ce tuer. Quoi plus tuer, right ? Je suis pas mignon,
François Lanthier Nadeau: je suis pétard. What's up, folks ? C'est Frank Antoine. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Spotify Apple Podcasts et les autres. Abonnez-vous, puis continuez de nous laisser des reviews. On dépasse les 40 bientôt, je pense. Tu sais, on se les partage sur Slack. puis on utilise de l'AI pour trouver qui n'a pas donné 5 étoiles. On drop deux épisodes par semaine, juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com, bouton mauve, ajoutez votre SaaS. Pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec, on est rendu à 125 SaaS délicités déjà. Pour juillet et août, on est en pause vacances pour les événements mensuels. Par contre, on revient en force avec un événement SaaSpasse à Montréal jeudi le 7 septembre. dans les bureaux de WorkLeap qui viennent de rebrander avant cet EGSOFT. Ça va être un live pod avec le cofondateur Simon Deben, donc ça promet. D'ailleurs, si vous avez des questions que vous aimeriez lui poser, utilisez le lien dans les show notes pour envoyer des questions à notre team. OK, seulement comme en cité pour le pod, la job du mois, SaaSpasse. Et pour juillet, la job du mois, SaaSpasse chez Hoodie, une cool startup qui aide les copropriétaires à gérer leur immeuble. Hoodie sont à la recherche de deux développeurs web. front-end ou full-stack. Ils ont deux différentes applications SaaS à faire grandir, une croissance forte, puis un dev wizard senior prêt à vous accueillir dans la team. Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Il y a aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Julien Gobeil-Simard, cofondateur chez Udi. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec Bruno Renaud, CEO chez Jameo. une plateforme de vêtements hyper personnalisé créé sur commande. C'est un fondateur qui est passé à avoir plusieurs étapes cruciales en SaaS. Il y a un bon équilibre entre humilité et passion. On va parler de gérer du hardware et du software en même temps, gérer les défis de financement et de valorisation qui découlent de tout, avoir un cofondateur à personnalité opposée mais complémentaire, se positionner upmarket dans une industrie plus traditionnelle, passer à travers la gimmick de Product Hunt, transcender la pression sociale. en entrepreneuriaté. Ah, puis Bruno nous explique aussi comment il a géré le fait de lancer la business avec sa blonde de l'époque, qui est maintenant son ex, et puis il nous raconte la gaffe de M. Bruno, c'est-à-dire quand il a envoyé un suivi privé aux investisseurs, mais il l'a envoyé à 5000 clients via l'infolette. Alright, on passe au show, let's go !
Participant 3: Pas n'importe où,
François Lanthier Nadeau: mon bon, way out. Yeah, out of my way. Bruno, Renaud, bienvenue sur SaaSpasse le podcast. Comment ça va ?
Bruno Renaud: Salut Frank, comment ça va aujourd'hui ?
François Lanthier Nadeau: Ça va bien, man. Il pleut pis ça c'est plate, mais je suis vraiment content que t'aies fait la route en fait. J'aimerais ça compter que t'as fait la route juste pour le pod, mais en fait t'avais affaire aussi.
Bruno Renaud: Ouais, j'étais déjà dans la région.
François Lanthier Nadeau: Fait que Bruno, je fais toujours un mini-recap d'un peu de comment on se connaît. Puis là, ma mémoire faillit-tu ? On a été introduit par
Bruno Renaud: Émilie ? Je ne sais pas, je pense Émilie. Je pense que c'est quand je fundraisais, je t'avais pokeé, on s'était parlé un petit peu sur LinkedIn dans le temps. Puis là, je pense que tu es revenu sur le sujet en me cherchant un petit swag chez nous.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est ça. Dans le fond, on peut faire la plug tout de suite. on va avoir des vraiment cool hoodies, SaaSpasse pis ils ont été design pis produits via la plateforme de Bruno et de sa team, Jameo fait nous un mini recap c'est qui Bruno ton parcours en accéléré yes,
Bruno Renaud: yes, fait que mettons qu'on remonte cégep science pure pire choix probablement de ma vie pour décider d'aller en science pure pour finalement finir en... marketing admin à l'université. Puis je dirais qu'une fois que j'ai fini le bac, je me suis bien impliqué au niveau du bac, le jeu du commerce, happening marketing, toutes ces compétitions-là académiques, que ça a super bien été d'ailleurs. Puis en sortant du bac, j'ai fait un petit job qui était au Mont-Auvergne, ma petite région. J'étais au marketing du Mont-Auvergne. Puis après la première année, je pense, j'ai décidé de partir Jamio à temps plein dans ce temps-là. Puis depuis, bien... On est sur Jameo, ça va faire six ans cette année qu'on est sur Jameo, fait que le parcours ressemble pas mal à ça.
François Lanthier Nadeau: Pis ton input dans Jameo, genre ton day-to-day, comment t'as mis la valeur, ça ressemble à quoi genre ?
Bruno Renaud: Ouais, ça a bien évolué là, en six ans passé de littéralement faire des boîtes de vêtements, ouvrir des boîtes, repacter pour les clients, jusqu'à là on est une équipe de neuf, fait que un petit peu plus sur la vision, sur la stratégie.
François Lanthier Nadeau: Fundraising ? Ouais,
Bruno Renaud: fundraising d'une dernière année, aller chercher des investisseurs, comité aviseur. On retourne des fois à l'entrepôt se remettre les mains dans la sauce, mais sinon, on essaie de rester un peu plus au niveau de ce temps-là.
François Lanthier Nadeau: Puis, alright, la genèse de Ok, je me suis super impliqué à l'Uni, j'ai déjà un profil entrepreneurial, boom, Charles, l'université, je fais un job, mais rapidement, je lance ma business. Genre, est-ce que tu avais ça comme dans ton... Ton DNA, où tu avais toujours voulu... On sait de quoi ? Il y a comme eu un déclic à un moment donné pour Jameo.
Bruno Renaud: En fait, la compagnie avant Jameo, ça s'appelait BR Sport pour Bruno Renaud Sport. Le pire nom ever. Puis à l'université, je m'occupais de faire le linge justement pour les compétitions. J'allais chercher des fournisseurs gauche à droite. On travaillait avec Orange dans le temps. Orange, ça prenait un compte pour pouvoir vendre des manteaux en grande quantité. Je m'étais incorporé pour ça. Tout au long de l'université, je m'occupais du swag à l'université. C'est là que j'ai découvert que le modèle ne faisait juste pas de sens. Même pendant ma job, je continuais sur le side, monter des collections, vendre du stock pour d'autres. À un moment donné, de fil en aiguille, j'ai réussi à trouver un manufacturer qui voulait faire du stock, petite quantité, super custom. On se disait, on se lance-tu là-dedans ? On le fait. Du jour au lendemain, je me suis dit, je pense que je suis capable de faire ça à temps plein. À l'époque, je lançais ça avec mon ex-copine. On s'est dit qu'on avait fait un plan d'affaires. On s'est dit que si j'atteins tant de revenus, je suis capable d'assurer mon salaire annuel. Ça a pris une semaine littéralement. Let's go ! Le bottom line n'était pas là pendant tout parce qu'on n'avait rien prévu. Mais on s'est lancé là-dedans. C'est ça, c'est le même que je me suis lancé à temps plein.
François Lanthier Nadeau: Si je lis la situation correctement, c'est genre, tu as lancé cette business-là. non seulement dans la flamme entrepreneuriale, mais aussi dans la flamme amoureuse.
Bruno Renaud: Oui, exactement.
François Lanthier Nadeau: Comment ça play out, ça joue encore. Tu dis ex-copine, right ?
Bruno Renaud: Oui, exact, exact. On salue d'ailleurs Sabrina Simon qui est la fondatrice de Hotpuck. Je connais,
François Lanthier Nadeau: je suis allé à l'université avec.
Bruno Renaud: Oui, exact, exact. Elle est encore une bonne amie, on est en sport à bon terme, mais ça aurait pu être le genre de scénario cauchemardesque. On se séparait, je pense, un an ou deux après la fondation de la compagnie. Et ouais, pas de convention d'actionnaire. À ce moment-là, la compagnie était plus dans le négatif que dans le positif. Fait qu'ils reprenaient ça, c'était pas vraiment bien valorisé. Puis quand on a commencé à sortir ensemble, en fait, on s'était fait un bout de papier, une page qui expliquait un peu ce qui allait se passer si on se séparait. Fait qu'on a réouvert cette page-là, on l'a lue, puis on l'a faite les deux dans le meilleur intérêt l'un pour l'autre. Puis ça a vraiment bien fini, mais quand on explique cette histoire-là, tout le monde sont comme Hey, vous êtes… Nous êtes chanceux. Ça aurait quasiment pitué la business si ça avait mal play-out.
François Lanthier Nadeau: Ah oui, c'est intéressant d'autres, parce que je me demande, mettons que dès le départ, tu étais en mode il faut que je lève du cash ou genre il faut que j'aille chercher des partenaires externes. Penses-tu que ça aurait pu refroidir des investisseurs ou des partenaires externes ?
Bruno Renaud: Oui, je pense que ça aurait pu. Il y a une couple d'investisseurs qui nous l'ont demandé parce que Sabrina est encore un peu actionnaire de la compagnie à la date d'aujourd'hui. Elle a encore une couple de shares. C'est ça qu'on s'était dit au jour 1, peu importe qui reprenait la compagnie, d'un coup que ça lève à grande échelle, on veut se rappeler qui a fondé ça à la base. Tout le monde me demande c'est qui Sabrina Elmont, le 4-tépeur. Quand je raconte l'histoire, je pense que ça vient plus positif de dire qu'ils ont réussi à régler une situation qui aurait pu très mal dégénérer. Finalement, c'est une bonne anecdote à conter.
François Lanthier Nadeau: À la limite, c'est comme une preuve un petit peu que dans des situations... touché ou comme plus critique, t'es capable comme entrepreneur de dealer. Ouais, exact,
Bruno Renaud: de dealer de façon humaine et rationnelle.
François Lanthier Nadeau: Puis, Jameo, aujourd'hui, moi, je l'ai utilisé, je sais c'est quoi, mais le TLDR de c'est quoi Jameo, mettons, pour que le monde ait une image en tête.
Bruno Renaud: Ouais, en fait, Jameo, on fait du vêtement hyper custom, fait qu'on fait pas du vêtement promotionnel pur et dur, on fait des pièces de A à Z, ce qui permet à tous nos clients vraiment de bâtir des collections exclusives et non génériques. Puis on a amené beaucoup de tech là-dedans, où est-ce qu'on offre une plateforme collaborative de design. Fait que tu peux être jusqu'à 10 à collaborer en même temps en créant ton vêtement. Puis on a automatisé le back-end qui fait en sorte que t'as fini ton design, en quelques clics, c'est rendu dans une production, puis on dropship ça chez vous. Fait qu'on a essayé d'enlever tous les irritants qui étaient d'aller acheter du promotionnel ou est-ce que tu vas choisir littéralement dans un catalogue de produits, catalogue physique pour la plupart encore, puis là tu vas essayer de choisir quelque chose, soit mettre un logo. Il va falloir que tu vois l'inventaire, les couleurs sont restreintes. C'était comme, on peut-tu amener l'expérience de design super nice, super simple, faire des bons choix de canvas, puis offrir ça à nos clients. Ça fait que c'est ce qu'on fait en ce moment.
François Lanthier Nadeau: Oui, man, pour l'avoir utilisé, je trouve ça assez cool. J'étais comme... Impressionné par le niveau de personnalisation, mettons, quand tu fais du gear, souvent, c'est comme, ton logo, il peut être là ou il peut être là. Le rendering, le preview, ce que tu veux acheter, c'est super blurry, c'est pas hot. Je veux vraiment mettre des centaines, des milliers de dollars là-dedans. Tu parles de 11, ce qu'on a créé, il y avait Sabrina, je sens, qui était là au départ. Aujourd'hui, tu as un autre co-founder qui est encore dans le décor. Oui,
Bruno Renaud: exact. Je travaille avec Benoit Quimper. Ben qui est arrivé pratiquement un an après. C'est Ben qui nous a amené vraiment la vision de grossir. Jamio, au début, c'était une entreprise vraiment lifestyle. On voyageait, on apprenait une couple de contrats. Ben nous a fait un peu découvrir sur qu'est-ce que ça pourrait être si on amène de la tech, qu'est-ce que ça pourrait être si ça devient plus gros. Depuis quasiment le jour 1, Ben est avec nous. Quand je dis on je parle de Ben, mon co-founder.
François Lanthier Nadeau: Lui, son input, ce qu'il amène dans la business versus toi, comment ça contraste ?
Bruno Renaud: En fait, c'est drôle. Ben et moi, je pense qu'on est complètement deux opposés, deux antipodes. Ses forces, c'est mes faiblesses. Mes forces, c'est ses faiblesses. C'est drôle, même hier, on parlait avec des partners potentiels. Ils nous demandaient si c'était arrivé combien de fois dans les derniers cinq ans où est-ce que vous avez eu à avoir quelqu'un, soit d'externe, pour trancher une décision. Puis je pense que c'est jamais arrivé à quel point on se complète là-dessus. Fait que d'où l'importance d'avoir un co-founder, je pense, quand tu commences une business. Je ne referais jamais ça tout seul. Puis je dis souvent, mais si ça ne marche pas, cette business-là, on repart quelque chose ensemble demain matin.
François Lanthier Nadeau: Il y a vraiment, quand tu es dans les étapes très early de te starter une business, de lancer un produit. Il y a vraiment du monde qui cherche un co-founder des fois ou qui n'en ont pas ou qui ne savent même pas qu'ils en ont besoin. Puis, j'ai le goût de te poser comme question, genre, comment tu l'as trouvé ce dude-là ? C'est quoi la genèse de votre relation ?
Bruno Renaud: Oui, en fait, Sab, dans le temps, pendant l'école, elle a fait un stage. Je ne sais pas si vous me rappelez, mais elle a fait un stage chez une agence qui s'appelle Axial à Sherbrooke. Puis, Ben travaillait là. En fait, c'est Ben qui avait recruté Sab.
Participant 4: Ah,
Bruno Renaud: OK. Au début, on ne pouvait pas avoir deux salaires dans le jameau. Ça faisait ça. Finalement, Ben décide de quitter Axial. Il s'est dit Je vais juste prendre des mandats de consultation dans des startups pour essayer d'aider des startups. Juste 5-6 mois. Amener un peu mon expérience en e-com. Ben, c'est le gars très techie de l'entreprise. Après une couple de mois, on a dit Pourquoi tu ne restes pas avec nous ? Il a investi et il reste avec nous depuis ce temps-là.
François Lanthier Nadeau: Très cool. Puis... Récemment, je sais parce que j'ai fait un review, vous avez launché sur Product Hunt.
Bruno Renaud: Yes, la semaine passée.
François Lanthier Nadeau: La question qui tue, avez-vous été product of the day ?
Bruno Renaud: Non, malheureusement pas. Écoute, Product Hunt, c'est quelque chose, c'est particulier. Ce qui se passe là-dessus, on s'est rendu compte avec le temps que c'est un peu... C'est pas un scam, mais on pourrait quasiment dire ça. Est-ce que tu peux acheter des likes ? Ça te prend du monde. Le monde qui lance sur Protocon c'est surtout, je pense, une question d'ego. Ils veulent montrer que leur produit est très cool. Surtout que tu ne sais jamais qui lance. Nous autres, ce beau mercredi-là, on a eu 100 produits qui sont lancés, dont 3 qui avaient déjà lancé, qui avaient déjà des followers. Mais écoute, malgré tout, on a réussi à être featuring dans leur infolette, sur leur Twitter. Ça fait que... On a eu plus de visibilité que les top 3 parce qu'on était makers, choice makers. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est comme une petite section dans leur infolette où est-ce qu'ils prennent vraiment le print screen de la plateforme. Les trois premiers, finalement, ils ont juste une ligne en haut de l'infolette. Puis il y a nous qui expliquons la plateforme en gros milieu, juste parce que les makers de Protocon ont aimé ce qu'on a fait. Notre but, c'était d'être dans l'infolette. Tout ça pour ça, être dans l'infolette pour avoir des lignes d'après. Puis ça a fonctionné. Le résultat final est là, mais non, je pense qu'on a fini comme... 7, 8e peut-être, Product of the Day.
François Lanthier Nadeau: Mais c'est ça, c'est le randomness, le hasard de, est-ce que freaking Figma ou genre Webflow vont genre lancer une feature slash produit en même temps que toi pis t'es comme, alright, I guess je pourrais pas avoir le top 1. Ah,
Bruno Renaud: c'est t'investis du temps, de l'argent, pis t'es allé chercher un Hunt pis tout ça, pis c'est comme, ben, pile ou face, voir si, t'sais, la journée d'avant, je pense qu'on aurait fini littéralement 1 ou 2. Puis la journée d'après, on était 7-8. Mais écoute, on a eu l'exposure qu'on voulait, on a eu les leads qu'on voulait. Puis pour nous, c'était juste comme l'entrée aux US. C'était une façon de commencer à faire rouler la balle aux US. Ça fait que ça fait le sens.
François Lanthier Nadeau: Puis si t'avais à estimer le cash, mettons, tu transfères le temps que t'as mis en cash ou si t'as dépensé du hard cash pour ça, combien de cash, tu penses, t'as mis pour préparer le lunch de sur Product Hunt ?
Bruno Renaud: Ben écoute, tu sais, à base, on a fait une vidéo d'une couple de mille. On a... Ouais, quand même. Pour recruter un hunter, il faut que tu lui parles. Puis ça, ça coûte, je pense, 600-700 US. Il peut faire les parrains en heure.
François Lanthier Nadeau: Voilà une partie du... C'est ça. Ça,
Bruno Renaud: c'est juste pour y pitcher, pour voir s'il décide d'être hunter ou pas. Fait que nous, par chance, on l'a eu. Fait que tu sais, je ne sais pas, ça a peut-être coûté 4-5 000 en hard cash, plus du temps, à gauche, à droite. Plus après ça, ben... Il faut que tu ailles rechercher des reviewers. Moi, de mon bord, aller recruter des gens que je voyais qui avaient des profils intéressants sur Protocon pour dire, tu peux venir faire un review à 8h le matin comme toi. Des fois, on l'avoue, il y a des reviewers qui n'ont jamais utilisé notre produit juste parce qu'il y avait un beau profil qui sont venus le voir. Je ne sais même pas, officiellement, si ils sont venus voir le produit.
François Lanthier Nadeau: C'est ça qui m'énerve d'autre. Comment les incentives sont alignés pour tout ça, pour l'espèce de promotion de distribution là-dessus, ça fait que Ça crée justement des incentives d'avoir des comportements ou faire des actions qui ne sont pas nécessairement purs, authentiques, amour du produit que j'ai découvert organiquement. Il y a comme une gamique.
Bruno Renaud: Une immense gamique. Un sac de... Finalement, goût à mer la journée même, quand on a vu qu'on était feature dans l'infolette et sur leur compte Twitter, on était le seul produit dans la journée qui a été feature sur leur Twitter. On est comme, organiquement ou naturellement, on a fait une bonne job parce que le monde aime ça, mais on n'a pas rentré comme... parfaitement dans la gamique puis dans le scam pour être capable d'être premier, tu sais.
François Lanthier Nadeau: Puis, pourquoi tu parlais d'ego versus product-on ? C'est-tu parce que t'as l'impression que les entrepreneurs qui font des produits ou des apps sont comme I made it ou j'ai genre un badge de crédibilité si j'ai fait le top ? Pourquoi tu parlais d'ego là-dedans ?
Bruno Renaud: Ben, je pense un peu, tu sais, en tech, je trouve des fois qu'on le voit un peu, on bosse des produits pour... L'ego de la compagnie ou l'ego des founders versus bâtir un produit pour le client. Quand on parle de feature, c'est peut-être même nous fait avoir un peu des fois. J'ai été le premier à dire, Hey, ce feature-là, il est tellement sexy, il est tellement malade, let's go. Le feature que le client avait besoin, c'était probablement dans le back-end que personne n'aurait vraiment vu, mais c'était spécifique à eux. On s'est fait prendre un peu à ça, à le faire des fois. C'est pour ça que je vois sur Proloquant, c'est comme, OK, ouais, c'est... C'est ça, je veux lancer, je veux être le premier. Je veux que la communauté de gens tech me reconnaisse et que ça soit nice. Mais les meilleurs produits, des fois, ce ne sont pas les produits les plus sexy, surtout si c'est dans le B2B.
François Lanthier Nadeau: Un classique du cadre de travail, jobs to be done, c'est tout le temps sometimes a worse product does a better job Tu la vis-tu, cette pression un peu sociale-là de l'espèce de réseau entrepreneurial ou d'écosystème de startups ou whatever ? L'as-tu vécu ailleurs que sur Product Hunt ?
Bruno Renaud: Oui, la plupart des gens vont avoir une pression sociale quand ils vont sur Instagram voir ce que les autres font, ce que les autres accomplissent dans le sport, ces travaux. Moi, ma plus grosse pression vient de LinkedIn et Twitter où tu vois des gens, des entrepreneurs qui sont un peu gravités avec. Dans le temps, avant la récession, où levé du financement, c'était encore plus accessible. J'étais là-dedans, je levais un peu de financement, puis là, tu vois des séries A, des seeds. Même moi, je me suis laissé embarquer dans c'est ça les milestones que je dois atteindre. C'est ça qui est cool, c'est lever du financement puis de lancer des nouveaux features. Je me suis fait avoir là-dedans, de suivre cette espèce de flow-là versus dire, on se concentre sur ce qu'on fait. Le financement, c'est un outil pour accomplir notre... nos milestones et non un milestone en soi.
François Lanthier Nadeau: C'est pas un but.
Bruno Renaud: C'est pas un but. Fait que, tu sais, moi, ma pression vient d'être là, de voir les autres entrepreneurs, puis de dire, OK, je travaille-tu assez fort ? J'en fais-tu assez ? Puis être tout le temps en train d'en faire plus, plus, plus, versus dire, hey, on peut avoir une super belle business, profitable, qui growth à une cadence bien normale, puis c'est correct, tu sais. On n'a pas besoin d'avoir l'hypercroissance puis être une unicorn dans cinq ans, là. Tu sais, pas besoin d'être ça.
François Lanthier Nadeau: Comment tu... psychologiquement ou socialement, comment tu désamorces cette pression-là ? Parce que là, tu la vis, mettons, on est tous là, on ouvre notre salle, on est comme, Wow, lui, il hustle, donc bien, elle, elle, donc bien, je suis chipée, ah, man, moi, c'est pas... Whatever. Comment tu désamorces ça, genre ?
Bruno Renaud: Ben, moi, j'étais allé me chercher un solide coach, Julien qui a, là, ça va faire huit mois qu'on se voit quasiment chaque semaine. Puis, tu sais, c'est un peu... C'est un peu... Comment je vois ce coach-là ? Un, c'est l'ancien fondateur de Rise, Kamucha, les breuvages, et Montécan, business à 100 employés. Il a vécu des échecs, des réussites. Il a un gros background entrepreneurial, puis il a un gros aspect psychologique. On est capable de mixer les deux. Pour moi, c'est la personne qui m'accompagne, autant côté psychologique que côté coach d'affaires, si on veut. On a réussi à agir sur tous ces sujets-là. Puis, tu sais, de trouver ma trace à moi, de trouver mon profil à moi, mon avenir. En tout cas, moi, c'est la façon que je l'ai faite. J'y dis souvent, mais j'aurais dû l'avoir depuis jour 1.
François Lanthier Nadeau: C'est malade parce que je vais faire un micro-plug pour le podcast, SaaSpasse, mais l'épisode live du lancement avec Charles Ouellet, on en parle, nous, comment on a été influencés, puis on a eu de la pression de ces calls in startups. Faut que t'ailles dans les événements de startups, faut que tu pitches à des investisseurs. Fait que si le monde veut un autre écho de ce que Bruno dit, allez checker celui-là, je pense que c'est l'épisode 12. Après ça, t'as dit... Là-dessus, là-dessus, bon... psychologie, avoir quelqu'un, un coach, quelqu'un qui t'aide et qui a ton bien-être, ton succès à cœur. L'épisode avec Claudia qu'on a sorti, Claudia Marcotte, psychologue organisationnelle, l'autre, on a parlé de long en large de ça. L'autre question que j'aurais pour finir cette loupe-là, c'est est-ce qu'il est dans les mêmes tranches d'âge que toi, le gars, le coach qui t'aide ?
Bruno Renaud: Non, il est plus vieux.
François Lanthier Nadeau: T'as-tu l'impression que ça aide ?
Bruno Renaud: Ben...
François Lanthier Nadeau: Moi,
Bruno Renaud: oui. Oui, quand même, parce que l'expérience, il y a du vécu. Quand tu arrives à une session, c'est souvent j'ai fait ça, voici comment le régler ou comment on a échoué à le régler, donc ne fais pas la même chose Mais en même temps, ce genre de gars avec qui je fais du bike, du gravel, il est super jeune d'esprit, il fait du voyage, il me parle un peu tout le temps, un peu partout dans le monde, à chaque session. Pour moi, là-dessus, on se rejoint directement.
François Lanthier Nadeau: Il y a un podcast aussi qui va être sorti. quand celui-ci va sortir. Avec Mickaël Carpentier, on en parle un peu. Des fois, c'est plus facile de connecter et de se faire aider quand tu n'es pas le savant dans la même génération. Parce qu'il n'y a pas le concours de Kikipiste le plus loin. Moi, j'ai fait ça, toi, tu as fait quoi. Je trouve ça intéressant comme point. Moi, en tout cas, je le vis. Quand je me fais aider d'un entrepreneur dans la fin 40e, 50e, peu importe, j'ai comme l'impression que je n'ai rien à éprouver.
Bruno Renaud: Effectivement.
François Lanthier Nadeau: Ce que je trouve super intéressant avec Jameo justement, c'est que vous avez décidé de monter upmarket.
Bruno Renaud: Oui.
François Lanthier Nadeau: Il y a beaucoup, beaucoup de fournisseurs ou de services pour créer des vêtements promotionnels. Nous vous avez dit, non, non, non, on ne fera pas juste des vêtements promotionnels, on va faire des vêtements vraiment sick, personnalisables. Puis, on ne va pas essayer d'avoir une game de volume, de genre, on optimise nos marges pour que ça ne coûte pas cher, pour que ça soit cheap. Puis quand tu shop avec Jameo, mettons que tu build tes vêtements et tout ça, t'as l'impression d'être dans plus du high-end, que t'es en train d'investir là-dedans puis que c'est pas juste une dépense que dans le fond t'as pas de retour sur investissement de tes achats de vêtements ou whatever. Comment que vous avez pris cette décision-là de bouger un peu up-market dans le vêtement ?
Bruno Renaud: Oui, c'est une bonne question. En fait, dans les dernières années, on l'a vécu avec la pénurie d'emplois où tous les employeurs fallait un peu se renouveler dans le sens où tu devais offrir de mieux en mieux à tes employés pour être sûr qu'ils restent. Puis nous, notre façon de voir les choses, c'était pour offrir de la merch cheap si on veut dire. Je pense peut-être à Gildan qu'on connaît tous, Giri.
François Lanthier Nadeau: Gildan se fait tellement tirer des shots.
Bruno Renaud: Oui, mais on connaît. C'est une super belle compagnie. Le classique pour que tout le monde l'image. Tu reçois ça comme employé, puis ça va finir en pyjama parce que tu ne veux pas le porter. Pour l'employeur, ce qu'on essaie de leur expliquer, c'est tant qu'à le faire, si c'est ça, fais-les pas. Ou en achète-en moins. Si tu as un budget pour acheter 5 pièces, achète-en 2, 3, que les gens vont être fiers. Nous, c'est tout le temps un peu notre approche. Depuis jour 1, on se bat fort pour, quand on parle à un client, de leur dire tout de suite avec quoi le prix final. Oui, ça peut peut-être être un peu plus cher, mais quand tu rentres dans le... dans le vêtement promotionnel où est-ce que tu as un prix d'appel tu te fais accrocher par une publicité à des t-shirts à 7,99$ tu sais et tu es super ok c'est pas cher puis là tu commences moindrement à faire tu sais 1, 2 le go faire une petite modif puis là tu te rends compte que tu as des surcharges pour tout fait que nous autres on était comme hey on peut-tu faire le modèle le plus simple que le client l'acheteur quand il est chez nous puis il amène son budget au directeur parce qu'il faut qu'il fasse signer bien c'est le prix final puis après ça il va s'amuser Mais un des feedbacks qu'on a des clients, c'est Hey, c'est tellement simple. Je me suis fait approuver. Il ne faut pas que je leur demande une soumission à chaque fois que je change un logo de couleur. C'est de même qu'on s'est positionné dans le marché et ça fonctionne très bien, je pense.
François Lanthier Nadeau: Je pense qu'une des retombées que les gens s'attendent à avoir quand ils investissent dans du vêtement, c'est Ah, ça va me faire de la pub gratuite. Le monde va le mettre. Ça va me faire de la visibilité. Si tu veux que le monde le mette, pis en parle, faut que ça soit avec confort. Faut pas que ça soit gênant à se mettre sur le dos avec un fit, man, des années 87.
Bruno Renaud: Ouais,
François Lanthier Nadeau: ouais, effectivement. C'est pas des hoodie-hoodie, mais les fleece que vous faites un peu à la Patagonia. Ouais, ouais, c'est marrant. C'est ça, super bien custom avec un beau... que c'est pas gênant, au contraire, c'est hot de dire, ça c'est la startup ou la business où je travaille, genre, on a du linge hyper custom.
Bruno Renaud: Ouais, effectivement. C'est drôle quand nos clients sont comme on veut mettre des gros logos dans le dos et justement, cette philosophie-là, il va y avoir 100 t-shirts qui vont se promener dans les rues, mais tu peux être certain que si tu fais ça, ton employé va… À moins que tu sois genre Google, peut-être, mais ton employé ne va pas le porter. Faites quoi de plus discret que la pièce, ça passe un aperçu dans un souper qui est stock, et ses amis font ton vêtement de job, c'est hot ! On a assez de temps d'amener cet aspect-là. La plus belle fierté pour nous, c'est quand le monde veut l'acheter, les employés veulent payer pour acheter du swag de leur compagnie. C'est nice.
François Lanthier Nadeau: Il y a un truc que vous faites que je trouve intéressant. Il y a beaucoup de SaaS ou de startups qui, au final, leur modèle ou leur offre n'est pas pure SaaS. Ce n'est pas pure self-serve, juste un login dans une web app, une carte de crédit et c'est parti. Il y en a beaucoup qui ont une petite composante de service. Puis vous, vous avez ça, right ? Oui. Puis ça, je trouve ça intéressant. Tu te fais comme attitrer une designer qui peut t'aider à designer ton vêtement, suggérer des couleurs, whatever. Comment tu le prices dans ton modèle ? Tu dis à peu près tant de temps de personne, designer. Comment tu prices ça ?
Bruno Renaud: C'est tellement une bonne question. C'est encore un peu dans nos questionnements. On cherche un peu encore le modèle parfait. Tu vois, quand on a lancé la plateforme, on avait... On avait une site où, en tout cas, on avait l'hypothèse que les clients allaient se servir eux-mêmes. Les clients allaient designer, presser check out puis ça allait être fait. Une petite surprise, nos clients sont bien stoked d'un service, mais ils ne savent pas designer. Ils ne savent pas quoi faire. On s'est rendu compte que le produit physique était aimé, mais ce qui aimait aussi, c'est l'aspect d'être avec une designer pour designer. On a changé un peu le roadmap de la plateforme de dire on va la faire pour que ça soit tout le temps dans l'efficacité Fait que tu l'as vécu où est-ce qu'une designer t'a fait tes premiers designs, elle t'envoie ça. Toi, tu peux jouer même avec tes designs, puis après ça, t'as une couple de clics de checkout. Fait que ce modèle-là, comme on le voit dans le futur, c'est d'avoir une banque ou une communauté de designers que tu peux même éventuellement choisir, tu sais, dépendant un peu des designs qu'ils ont faits, aller choisir avec qui tu veux travailler, puis te pricer ça en fonction de ce que tu achètes. Fait qu'on est encore en train de chercher le modèle parfait, mais pour l'instant, la plateforme joue vraiment le... l'espèce de pivot au milieu entre nos designers, notre production et nos clients. Tout est rassemblé là. Je pense que c'est ce qui fait le plus de sens. Ce qui fait en sorte que nos designers, au lieu de gérer 50 clients chaque, peuvent peut-être en gérer 100 en ce moment parce que c'est rendu ultra efficace. Ils n'ont plus besoin de passer par Photoshop ou Illustrator. Tout se passe là-dessus. C'est plus là que l'efficacité est. Mais pour vrai, on a des clients à 100 tenants avec qui on n'a jamais parlé. Puis on se surprend si on t'arrivait avec une super belle collection qu'ils ont faite sur notre plateforme. Check-out, design, nous autres, on envoie tant de codes. C'est malade de voir ça aussi.
François Lanthier Nadeau: Je pense que la leçon ici pour le monde qui écoute, c'est comme des fois, un petit peu de service ou de temps personne, ça peut vraiment augmenter la perception de valeur dans ton offre.
Bruno Renaud: Absolument.
François Lanthier Nadeau: Puis tu sais, c'est des trucs hyper custom. Fait que j'ai l'impression qu'il y a peut-être plus de marge d'erreur pour se tromper ou se dire, je ne sais pas si je suis en train de designer ça bien, je ne sais pas si c'est beau dans le fond. Ce n'est pas juste un logo dans le centre d'un T-shirt blanc. En tout cas, moi, j'ai trouvé ça intéressant, cette composante-là. Ce qui est intéressant aussi, on en a parlé offline, toi et moi, mais c'est le fait qu'au niveau de Jameo, ce n'est pas juste du code. Ce n'est pas juste des 1 et des 0, puis un software, le studio, la web app. C'est aussi du physique. Tu dois gérer des choses dans le monde réel. Comment ça joue, ça, c'est genre, mettons, le financement, la valorisation, juste comme gérer ton cash flow, c'est assez...
Bruno Renaud: C'est ultra complexe, sans farce. Tu sais, tu vas aller chercher du financement, fait que tu vas voir l'institutionnel, ils disent, ouais, il faut que tu investisses beaucoup en tech, ton modèle n'est pas encore profitable, donc tu n'as pas encore assez de background, tu n'as pas encore une assez grosse crédibilité pour que je te donne ce que tu veux, tu t'en vas voir du VC, ils disent, ça va être parfait, mais... Tu ne pourras jamais scaler assez vite parce que tu as un produit physique, tu as une manufacture ou tu as une chaîne de suppliers qui doivent te suivre en arrière. On était tellement dans le milieu de tout ça et ça n'a tellement pas été évident de chercher notre premier financement parce que c'est ça, on a les deux. Quand on parle de valorisation, c'est le même problème. Sur quoi tu valorises ? Parce qu'on a un actif technologique qui est quand même important, qu'on pourrait peut-être éventuellement vendre tel quel à d'autres. mais qui n'est pas dans le roadmap pour l'instant. mettre un produit physique. C'est par rapport à l'Ebitda. L'Ebitda, pour l'instant, n'est pas parfait parce qu'on a investi énormément en tech. Je te dirais que ça complexifie. On n'a pas le patte parfait de SaaS où est-ce que tu peux être soit bootstrappé, soit que tu es venture-back, ou l'entreprise très traditionnelle où est-ce que tu vas chercher de la dette et ton Ebitda couvre ta dette et tu es capable de croître avec ça. Non, c'est un méchant casse-tête, je te dirais. Même pour... La croissance, on veut de la croissance, on veut grossir, mais on a quand même une opération dans le back-end qui doit suivre ce qu'on fait. Il faut que la production monte à un rythme qui est soutenu aussi. Tu ne peux pas engager 50 couturiers de jour dans le même et dire c'était moi-ci, on a doublé, let's go, puis le mois prochain, on va doubler encore. Tu ne peux pas faire ça.
François Lanthier Nadeau: Il faudrait que quelqu'un build un marketplace de couturiers. Tu pourrais utiliser ça. Couturier on demand.
Bruno Renaud: Bien, écoute, on sera peut-être là un jour.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que tu fais ? Tu coupes ça pas en deux ? Mettons, où tu fais le jeu de genre, ok, je parle à un investisseur qui voit ça plus comme une business physique, j'y pitch toute la partie software. Je parle à un investisseur qui voit ça plus comme une business software, je réduis l'importance du truc physique. Comment tu arrives au chiffre de valorisation ?
Bruno Renaud: Écoute, nous, quand on a raisé, c'était le pic, c'était autre. automne 20... automne 20-20. Automne 20-21, fait que c'était dans le pic, t'sais, les valorisations pour tout, c'était dans le tapis, l'argent était facile. Fait que j'ai quand même fait, je pense, j'ai compté l'autre jour 122 pitches pour arriver à closer 25, 25 anges. Je parlais à plein de VCs, Canada, US, beaucoup d'intérêt, t'sais, des 3, 4, 5e meetings avec des VCs.
Participant 4: OK.
Bruno Renaud: Pis souvent, t'sais, en due diligence, où est-ce que ça passait pas à la fin, c'était par rapport justement à la... justement à la production, puis comment ça fait ce qu'elle est vite. Fait que, côté valorisation, ce qu'on a fait, on a levé des safes en disant, bien, on va attendre de voir comment SaaSpasse les prochaines années. Puis les gens, je pense, qui investissaient pour l'opportunité, le marché, I guess un peu l'équipe aussi de Ben et moi, puis ils croyaient en ça.
François Lanthier Nadeau: Explique donc pour l'audience, c'est quoi un safe ?
Bruno Renaud: Un safe, c'est un simple agreement for future equity. Fait que c'est un template que YC a monté dans le temps. ou est-ce que c'est un modèle d'investissement qui est super simple. C'est une couple de pages qui dit, je te donne l'argent en échange d'un jour avoir des actions de la compagnie sur telle capitalisation, tel market cap. Ça fait en sorte que tu n'as pas besoin d'ouvrir les lignes de la compagnie. La procédure légale n'a rien coûté ou à peu près. C'est juste gagnant pour tout le monde jusqu'à temps que soit tu lèves une grosse ronde qui est vraiment significative. Puis là, tu vas investir des centaines de milliers pour rouvrir les livres, refaire le cap table, refaire la convention d'actionnaire. Sinon, dans notre cas, pour l'instant, ils ont tous des safes. Moi, je les vois comme des investisseurs. J'ai des comptes à rendre comme un investisseur, mais ils ne sont pas sur mon cap table en ce moment.
François Lanthier Nadeau: Tu as mentionné YC. Je pense que vous allez essayer d'appliquer.
Bruno Renaud: Ouais, on a essayé de l'AYC, on s'est rendu jusqu'à l'interview finale à Silicon Valley. Beau petit trip, ils nous ont payé un voyage là-bas pour aller faire l'interview finale. On était bien stressés, on n'a pas été pris malheureusement. On a eu des super bons feedbacks des juges là-bas. Puis encore là, ce qui n'a pas passé, c'était qu'on avait un produit physique. Puis dans le temps qu'on a pitché à YC, on avait pratiquement zéro tech. On avait monté un démo. qui marchaient si on avait les clics à la bonne place. C'était à peu près ça. Je pense qu'ils ont aimé ça. Ils ont aimé ce qu'ils ont vu, mais ça n'a pas passé. Mais pour nous, c'est une super belle expérience d'aller pitcher là-bas devant les cimités de la tête.
François Lanthier Nadeau: Parce que tu as pitché devant YC, mais tu as aussi fait peut-être, je ne sais pas, 125 pitches, comme tu disais. Y a-t-il quoi que tu as appris sur c'est quoi un bon pitch ou c'est quoi un pitch qui...
Bruno Renaud: Yeah. Ouais, un bon pitch de VC, probablement pas nécessairement ma définition d'un bon pitch, dans le sens où... Intéressant. Tu sais, je l'ai appris, puis quand je pitchais au début, j'avais des gens qui m'aidaient, on pratiquait le pitch, tout ça, puis tu sais, tu ne vends pas assez de drive, tu sais, il faut que tu fasses rêver, il faut que tu vois gros, il faut que tu leur montres comment ils peuvent avoir un exit de 100x, d'un district de 100x. Puis c'est là que je me suis fait prendre un peu au jeu, de dire, hey, tu sais, est-ce que c'est nous, ça ? Est-ce que c'est vraiment nous ? Puis... Je pense que ceux qui ont investi avec nous, c'est ceux qui ont flairé que ça, ce n'était pas parfaitement nous que j'allais pitcher. Quand je me suis rendu compte que ce n'était pas nous, je pitchais bien plus une croissance plus organique, plus sustainable. Les gens ont embarqué là-dedans. Parce que quand je pitchais au VC, c'était... C'était toute une game. C'est ça une game. Il faut que tu ailles à un VC qui embarque. Puis là, le prochain meeting, c'est comme, il faut que tu mettes de la pression. T'embarques-tu parce que j'ai déjà quelqu'un qui va embarquer. Puis là, t'essaies de faire un build-up de faux mots, de fear of missing out, qui n'existe pas vraiment. Jusqu'à temps qu'il y en ait un qui dise oui. Puis que là, tu as un line-up de VC qui ont dit Hey, j'embarque si il y a quelqu'un d'autre qui embarque. En tout cas, c'était... Autant que c'était excitant, c'était malade. Je passais des journées à pitcher à du monde incroyable. J'ai rencontré des gens incroyables. Mon réseau a grandi, mais je pense qu'avec du recul, ce n'était pas parfaitement à moi.
François Lanthier Nadeau: C'était hot que tu aies la maturité et la transparence de le dire. Il y a peut-être des pressions sociales ou des formules classiques que le monde va vous dire, mais réfléchissez-donc. Ça ne fait pas vrai avec votre vision de votre compagnie. Ne faites pas juste le faire parce que c'est de même que le monde le fasse. le fond, mais j'ai... Ce qui m'intéresse, c'est comme cofondateur d'une compagnie, vous êtes neuf, mais c'est sûr que t'étais encore dans les opérations, beaucoup, à un certain niveau. Puis là, t'as eu ce moment-là où t'as levé des fonds. T'étais-tu temps plein dans la levée de fonds ? C'était-tu... Comment... Ton temps ressemblait à quoi ?
Bruno Renaud: Ouais, quand je l'ai fait, je pense que ça a duré à peu près cinq semaines, six semaines. C'était pas mal, le temps plein, c'était entre huit et dix pitches par jour. J'ai eu un gars à Montréal, Thiago Silva, qui a un VC, il est en train de monter un VC, qui est un des meilleurs product managers que je connaisse, qui a un réseau ridicule. Il est plus jeune que moi, mais ce gars-là a un réseau. À chaque jour, on se parlait quasiment, je disais les pitches, où est-ce qu'on avait été, il me faisait d'autres intros, on ajustait les intros. Ce gars-là m'a aidé, il a fini par investir personnellement. Je dois être tout là-dessus, parce que je ne sais même pas comment j'aurais eu ces 120 intros-là. Il y en a en fait 70.
François Lanthier Nadeau: Ma mère disait ça quand j'étais plus jeune, puis je le répète tout le temps, mais on est beaucoup fort de notre réseau.
Bruno Renaud: Oui, c'est fou.
François Lanthier Nadeau: Avant d'être dans un mode VC, OK, on va essayer de lever un peu d'investissement, vous avez commencé à quelque part comme une jeune pousse.
Bruno Renaud: Oui.
François Lanthier Nadeau: Je pense que vous avez fait le passage dans un incubateur.
Bruno Renaud: Oui, exact. On a été incubé à Espace 5 à Sherbrooke.
François Lanthier Nadeau: OK. Puis c'est quoi ça, Espace 5 à Sherbrooke ?
Bruno Renaud: Espace 5, c'est un incubateur fondé par Chloé Legri, qui fait un job complètement incroyable dans l'écosystème des startups. Puis pas juste Startup Tech, c'est vraiment toute jeune entreprise. Puis nous, ça a changé un peu notre mindset. On est rentrés là. Moi, je suis rentré là un peu en mode fermé, genre jeune entrepreneur, je sais ce que je fais, pas besoin d'écouter personne. Puis après deux rencontres, t'sais comme, oh ! OK, ça va être quelque chose d'autre. Ils nous ont appris vite à s'entourer de bons aviseurs, de monter un conseil consultatif, de monter ton réseau, justement. Puis, on a encore des investisseurs puis des aviseurs qui viennent de ça. On retourne souvent faire à nous, soit contribuer dans leur atelier avec expérience ou même encore, on retourne des fois dans certains ateliers qui font hors réseau. Puis, nous, on est rentrés, ils ont trois programmes. Ça fait que c'est... Le premier, c'est exploration, impulsion, accélération. Puis nous, Jamio on a tout le temps un parcours entre deux craques. On n'a jamais été dans l'endroit où on a fait un moment donné impulsion, la fin, puis on était déjà trop avancé pour accélération. On a tout le temps eu un parcours atypique, que ce soit dans le financement ou dans l'incubateur. Ça fait en sorte que dans l'incubateur, on a eu un traitement un peu particulier, un peu avantagé pour nous, honnêtement. Ça a quand même changé notre donne. Puis au début, quand tu es entrepreneur, tu ne sais pas trop dans quoi te lancer. Ça fait que d'avoir un... Un incubateur qui te prend, qui t'enligne au moins sur les bonnes pistes de solutions. Ils ne vont pas te dire quoi faire, mais enligner sur les bonnes pistes, sur les bonnes ressources. Nous autres, ça va changer notre game.
François Lanthier Nadeau: La valeur ajoutée la plus significative pour toi, ça a-tu été de la direction, justement ?
Bruno Renaud: Je pense que ça a été du réseau beaucoup. Ou du moins d'apprendre à s'entourer de réseau et de réaliser que tu as 24-25 ans, tu pars dans une business. Tu ne sais pas ce que tu ne sais pas. Tu n'en connais pas beaucoup. D'aller s'entourer des bonnes personnes pour t'aider à voir clair dans tout ça, je pense que ça a été ça l'élément déclencheur. Quand j'ai fait mon switch de genre, je connais tout, je n'ai pas besoin de conseils, je suis devenu une éponge. Littéralement, il nous disait quelque chose. La semaine d'après, c'était exécuté. Eux, de leur part, je pense qu'ils étaient motivés. Ils voulaient me donner les meilleurs coachs. C'était comme... Cette entreprise-là, il écoute et il exécute. Puis de mon bord, nous autres, on prenait tout ce qu'il nous donnait.
François Lanthier Nadeau: Je me permets de faire un mini-challenge qui est comme, comment tu savais, comment tu avais confiance en l'expertise ou la pertinence des gens qui t'entouraient dans un incubateur ?
Bruno Renaud: On n'a pas eu des fits avec tout le monde, c'est important. Il y en a qui étaient, mettons, dans notre marché, mais on n'avait pas de fit personnel. Je pense que c'est de trouver des aviseurs qui ne veulent pas te dire quoi faire, mais qui veulent, si ils ont une idée, eux en arrière, où est-ce que ça devrait aller, il faut qu'ils t'amènent à penser à cette idée-là par toi-même. C'est un peu la même chose que tu fais avec des employés, où tu veux les amener à penser par eux-mêmes une solution que tu as probablement pensée, mais tu ne veux pas la dire. Tu ne veux pas la dicter, tu ne veux pas la pousser.
François Lanthier Nadeau: C'est bien ça,
Bruno Renaud: j'aime ça. Avec le temps, il y a des aviseurs qu'on n'a plus, puis c'est bien correct, puis ils nous ont aidés dans ce temps-là, mais les bons sont restés, puis c'est ceux-là qui comprennent où est-ce qu'on va aller, qui comprennent un peu notre folie, notre vision, mais qui vont être juste un peu nos gardes du corps, amener des flags, s'assurer qu'on a pensé, qu'on a tous vu les options. C'est avec ceux-là qu'on a resté les plus proches.
François Lanthier Nadeau: Un comité aviseur. C'est-tu tough à construire ? Ça vaut-tu la peine ?
Bruno Renaud: Oui, ça vaut la peine. Nous, on a eu un jeune. Il y a plein de monde qui sont passés sur notre comité d'aviseurs. On a essayé plein de formules, mais il y en a qui ont marché, il y en a qui n'ont pas marché. Tu sais, des aviseurs sont bons au niveau de l'information que tu leur donnes. Fait que tu sais, la pire chose, c'est de les rencontrer une fois par trimestre. Ils n'ont pas eu de nouvelles de toi. Puis là, bien, ils arrivent au trimestre. Tu fais juste recap pendant un an et demi. Nous, on a mis quand même jeune. En fait, ça va faire, je ne sais pas, ça va faire 4 ans. On n'a pas manqué beaucoup. On a peut-être manqué une dizaine, mais à chaque mois, suivi aux mentors, suivi aux investisseurs, qu'on fait systématiquement. Quand on appelle quelqu'un, puis des fois, on n'attend pas un comité. J'appelle quelqu'un, je ne sais pas, qui a une expertise. Je n'ai pas besoin au téléphone de se dire qu'est-ce qui se passe dans le business. Worst case, il a vu le dernier suivi qui était il y a un mois. J'ai telle question, OK, on embarque-tu dans le sujet, on pousse. Je pense que c'est ça qui fait la force. Puis d'être ultra organisé, c'est du monde qui te donne de ton temps, qui te donne de leur temps. Tu ne peux pas perdre leur temps. Il faut que tu arrives là et que tu prennes tout le jus qu'ils ont à donner.
François Lanthier Nadeau: L'Estrie, est-ce un terreau fertile d'innovation tech et de startups ?
Bruno Renaud: Il y a une couple de belles business, c'est sûr. Si on pense justement à Agendrix, l'agence Axial, c'est des business que j'admire. Mais je ne pense pas que c'est si immense que ça en ce moment. Avec Spacing, oui, on était entouré d'autres techs, mais à part Spacing, qui est selon moi le hub en estrie pour les startups, ce n'est pas un immense écosystème.
François Lanthier Nadeau: Probablement que ça pourrait grandir comme écosystème parce que... Imagine tous les profils similaires aux tiens, d'étudiants, universitaires, bourrés de drive et d'ambition qui sortent. Il y en a plein de titamans qui pourraient être canalisés dans l'entrepreneuriat.
Bruno Renaud: Oui, 100 Puis là, avec le télétravail, et ce qu'on a vécu avec la COVID, je pense que ça va aider. Parce que tu as des développeurs qui se disent Je pourrais aller en industrie habitée.
François Lanthier Nadeau: C'est vraiment net.
Bruno Renaud: Je pense que le mindset va changer un petit peu avec ce qui s'est passé pendant la COVID.
François Lanthier Nadeau: La question qui tue par rapport à l'estrie, c'est si je fais un événement, SaaSpasse mensuel, penses-tu qu'on va être capable de vendre 40 billets ?
Bruno Renaud: Moi, je pense que oui. D'autant 20, 10.
François Lanthier Nadeau: Tu vas m'aider ? All right, man. Une affaire que j'ai toujours, pas toujours, mais une affaire qui m'a impressionné dans nos premières discussions offline depuis moi, c'est ton niveau de transparence. Puis moi, pour le monde qui me connaissent et qui écoute le pod ou qui suivent l'aventure de Frank Snipkart, whatever, ils savent que c'est comme une de mes valeurs. Je suis des fois trop transparent. Quel rôle ça a joué dans la transparence, dans la growth de Jamio mais aussi tes relations avec tes fournisseurs, tes relations avec tes investisseurs ?
Bruno Renaud: Oui, j'ai toujours essayé de dire les choses telles qu'elles sont, de ne pas mettre trop de filtres. Quand je regarde avec les investisseurs, ils reçoivent des recaps. Il y a des mois que c'est bon, des mois que ce n'est pas bon. Puis les mois que ce n'est pas bon, ça se reste... C'est surprenant à quel point les mois que c'est pas bon, la seule chose que je reçois, c'est souvent des encouragements. C'est genre keep it up je peux te aider, il y a-tu quelque chose Puis les mois que c'est bon, c'est quand ils prennent ça pour acquis. J'ai zéro reply, puis c'est comme parfait, ça marche C'est déjà lent par temps. Puis sur la production aussi, on est dans un monde où est-ce que, avec la COVID, le monde se rend réalisé, qui est un peu plus conscient de ce qu'ils achetaient, où ils achetaient.
François Lanthier Nadeau: La chaîne d'approvisionnement.
Bruno Renaud: La chaîne d'approvisionnement. Puis nous, on est fait au Pakistan. On n'est pas gênés de ça. Je suis allé personnellement, je ne sais pas, je vais être rendu à 15 voyages au Pakistan. C'est la ville que j'ai vu le plus à bord Magog dans la vie.
François Lanthier Nadeau: T'es-tu sérieux ?
Bruno Renaud: 15 ? Je pense que c'était 15 fois.
François Lanthier Nadeau: Je suis allé deux fois en Israël, je ne vais pas m'en sortir.
Bruno Renaud: On les connaît par cœur, on n'est pas gênés. Il y a des photos de l'usine dans notre site web, il y a des photos du crew. Si tu achètes chez nous, tu sais que c'est fait là-bas, tu sais que c'est fait dans des conditions très correctes. Notre fournisseur pakistanais faisait quatre ans qu'on travaillait sur son visa. Il est venu officiellement la semaine passée, passer une semaine chez nous à voir nos clients. Tu allais rencontrer les clients.
François Lanthier Nadeau: Ça devait être un beau moment.
Bruno Renaud: Oui, c'est quand même nice. Tu allais voir les clients et tu disais, c'est lui au Pakistan. Puis le monde, c'est comme, oh shit, ok, c'est très... Chez C'est Qui, on sait comment c'est fait. C'est le même qu'on l'a bâti. Ça nous nuit, ça nous nuit pas, je sais pas. Mais moi, je suis le même.
François Lanthier Nadeau: Mais ça accorde avec vos valeurs et qui vous êtes. Ouais, exactement. Ça résonne.
Bruno Renaud: Ouais, absolument.
François Lanthier Nadeau: Encore une fois, la genèse de ça, d'un faux-noussard au Pakistan, c'est quand ça arrive,
Bruno Renaud: ça. Écoute, cette histoire-là... C'est un soir à Sherbrooke. Je faisais des vêtements pour une compétition à l'université. Puis je voulais avoir des manteaux genre Army Style, un peu camo. Mais essaye de trouver ça dans le promotionnel. 50 camos, tu sais, ça n'existe pas. Fait que je rentre dans une boutique, j'envoie un. Je rentre, je dis, t'en as-tu 50 en stock ? Le gars, il me regarde, qu'est-ce que tu veux faire avec 50 manteaux ? Non. Puis là, il me dit, camo, tu sais quoi ? Il dit, explique-moi, je ne comprends pas ce qui se passe. Puis là, je dis, ah, on a un concept, nanana. Il dit, bien écoute, c'est mon brand, tu sais. Puis j'ai un fournisseur par accident qui le fait. Fait que j'ai dit Ah ouais, ben ok Fait que là, on s'assoit ensemble, écoute, on fait une collection de linge complètement ensemble. Il me dit Peux-tu me virer comme 25 000 ? J'ai aucune idée. On n'a pas vu de sample, rien. J'ai aucune idée si ça s'en va. Puis là, c'est tout l'argent des étudiants de l'université. J'ai ça, tu sais. Envoie ça, puis je suis comme Oh, j'espère. Finalement, genre, par miracle, ça revient. Puis c'est pratiquement parfait. Des petites affaires, mais c'est pratiquement parfait. Fait que là, je suis comme Hey, il y a un marché là C'est un peu de même que ça s'est créé Jamio dans le sens où je lui disais Il est capable de le faire, je suis capable de le vendre Puis après ça, ce gars-là de la boutique, lui, il a fait faillite, whatever. Je ne lui ai jamais entendu parler. Puis le fournisseur qui s'appelle Farhan au Pakistan m'a écrit sur WhatsApp, il a dit, Hey, veux-tu qu'on continue à travailler ensemble ? C'était quand même cool ce qu'on faisait. Puis c'est parti de même. Fait qu'un gros hasard d'une soirée, si je ne l'avais pas trouvé, je pense que ça ne serait jamais parti.
François Lanthier Nadeau: Puis comment tu deals avec... Parce que tu sais, en business, on essaie toujours de voir nos englements ou nos goulots d'étranglement. Là, tu as comme une certaine forme de dépendance envers ce fournisseur-là. Alors, moi, je me dis que... C'est une partie critique de ton infrastructure, de ta compagnie. As-tu des plans de contingence, des plans de redondance ? Comment tu déloies avec ça ?
Bruno Renaud: Oui, ce n'est vraiment pas évident. On est autant dépendants qu'ils sont dépendants de nous parce qu'on est comme 95 de leur business. Ah, intéressant. Ça aide, mais reste que quand le podcast va être sorti, on va avoir lancé nos bas custom, on lance nos produits. Notre but, c'est d'avoir éventuellement un réseau de suppliers et on pense que c'est le même qu'on va être capable de se caler vite. Fait que de vêter des produits, c'est assurer que c'est la qualité qu'on veut. Les mettre sur la plateforme, puis après ça, d'être capable de choisir nos suppliers qui sont éthiques, qui sont capables de faire des petits lots, puis d'amener ça sur une plateforme où est-ce que tu as accès.
François Lanthier Nadeau: Fait que ça va peut-être augmenter le nombre de voyages que tu fais dans le monde, dude.
Bruno Renaud: Ouais, je serais d'accord. Je suis allé une couple de fois au Pérou aussi. On s'en va au Pérou, on ouvre quelque chose au Pérou. Fait que c'est un beau spot aussi à aller. Puis ça me va moi voyager pour aller voir les dizaines.
François Lanthier Nadeau: As-tu trouvé ça tough, le culture clash au Pakistan ?
Bruno Renaud: L'enfer. L'enfer, on est sur le point... partner qui est très similaire à nous là-bas, mais qui vit avec le clash des cultures, c'est vraiment difficile. C'est vraiment difficile. On aurait pu être deux fois plus vite s'ils avaient compris la notion de qualité, la notion d'investir pour ta croissance, mais eux, le day-to-day, si je peux sauver une scène-là, pour en faire une pièce dans un an, je vais sauver la pièce la semaine-là. C'est tellement pas évident. Pendant la COVID, c'était difficile pour tout le monde dans le monde. Tu achètes du fabric que tu testes, que tu ne vois pas nécessairement, mais le fabric a été cheapé parce que quelqu'un voulait sauver une petite pièce sur la teinture. Des histoires qu'on a vécues. Nous, à la fin, le client, il faut qu'il soit stock. Peu importe. Des recalls, on a refait. Il n'y a pas vraiment de client qui s'est amalété, qu'on a reperdu parce qu'on est là pour eux. Puis là, on est tout en train de rapatrier à l'usine là-bas. Ça va super bien, c'est malade. C'est difficile, je pense, pour lui là-bas de voir. Il sait c'est quoi notre qualité. Il sait c'est quoi notre philosophie. On l'a aidé, on l'a financé. Il a tout mis ses outils internes en place. Mais lui, il doit dealer avec des fournisseurs au Pakistan qui n'ont pas pas en tout cette culture-là. OK.
François Lanthier Nadeau: Fait que lui, c'est comme celui qui punk ce hit-là au départ. En plein cycle. Je trouve ça malade ce que tu viens de dire. On l'a aidé là-bas. On l'a set-up. On lui a donné des outils. C'est comme vraiment un investissement dans la relation, puis pas juste le traiter comme un fournisseur qui est juste interchangeable.
Participant 4: Oui.
François Lanthier Nadeau: J'aime ça. Un truc aussi que je veux double-cliquer, c'est tes updates aux investisseurs.
Participant 4: Oui.
François Lanthier Nadeau: Ça, je trouve ça cool. J'en reçois, moi, des fois. Oui. pas parce que je suis un investisseur dans plein de compagnies, juste parce qu'elle guesse que je suis une semi-mailing liste de peut-être qu'à un moment donné, lui va mettre de l'argent. Je ne sais pas. Mais il y en a qui sont super longs, super verboses. Il y en a qui sont short and sweet. Qu'est-ce qui fait un bon update d'investisseur, Doud ?
Bruno Renaud: Moi, je pense qu'il faut que ce soit quand même très concis parce que le monde n'a pas de temps à perdre. Contrairement à d'autres qui disent Ah, prends pas de temps à faire une mise en page. Mais tu sais, nous, on a un template sur Camping Monitor. Il est beau, il est le fun. Il est graphique, les datas sont là. Puis c'est souvent à peu près la même chose de notre bord. Il y a 3-4 datas, la croissance, la marge, le nombre de nouveaux clients, notre NPS, NPS qui est très important pour nous. Puis après ça, feedback sur l'équipe, le marketing, c'est quoi nos sections ? Équipe, marketing, finance, produit. Il y a 3-4 ballets de pointe de tchèque. Puis en haut, il y a deux lignes que si tu lis juste ça, tu vas comprendre ce qui s'est passé dans le mois. Ça fait que c'est de la croissance. Ça va moins bien, on a eu un problème, on a ça. Fait que si tu lis cette poiligne-là, t'es correct, tu sais ce qui se passe.
François Lanthier Nadeau: Man, on vient d'enregistrer un pod avec Antoine, justement, sur les étiquettes de communication, puis moduler qu'est-ce que tu dis puis comment tu le dis en fonction de la personne qui reçoit la communication. Puis justement, les investisseurs sont probablement occupés. Ils ne sont pas tous à la retraite à Charlevoix. Il y en a un qui roule encore plein de business ou il en investisse dans la pleine. Fait que le two-liner, l'espèce d'executive summary, ça moi je suis un huge fan fait que t'as une template que tu peux réutiliser qui marche bien t'as un petit camping monétaire ?
Bruno Renaud: ça le fait t'es pas la mauvaise c'est drôle parce qu'on a une petite anecdote par rapport au souverain aux investisseurs qui a été quand même un peu connu mais je pense que c'est avril 2022 je prépare mon suivi aux investisseurs puis Camping Monitor c'était aussi notre logiciel d'infolette pour tous nos clients et Fait que, pis ça, c'est... Il y a une liste qui est investisseur, pis l'autre liste d'en bas, c'est littéralement tous nos clients. Et j'ai fait la bonne gaffe de pas sélectionner la bonne liste. Donc, je pense que c'est le résumé d'avril 2022 que j'ai envoyé ça à 5000 clients.
Participant 3: Oh, Jesus.
Bruno Renaud: Ouais. J'étais en République dominicaine, je travaillais à distance à ce moment-là. Je me réveille. Pis ce qui m'a fait allumer, c'est que j'ai envoyé ça pis j'ai reçu genre 60 e-mails de genre... d'une shot de comme, t'sais, pas reçu ou t'sais, ce que tu reçois. C'est une bande sur où genre j'étais en vacances. J'étais là, qu'est-ce qui se passe ? Puis là, on m'en est jalubes. Je n'ai jamais eu le show même. Ça n'a pas bien été ce matin-là. Je me suis dit, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que je réalise ?
François Lanthier Nadeau: Ah, doute.
Bruno Renaud: Il n'y a personne qui travaille. C'était genre lundi de Pâques. Il n'y a personne qui travaille. Je me suis dit, oh my God, à qui je parle ? Qu'est-ce que je fais ? Finalement, c'est fait. J'envoie un ératon. Je dis, vous avez reçu ça ? Finalement, les clients nous écrivaient. Ils nous disaient, c'est hâte d'avoir vos nouvelles. C'est cool de savoir le back-end. J'allais relire le résumé en disant... Je parle-tu d'un client ? Je parle-tu d'un cas ? Je parle-tu de quelque chose ? Finalement, c'était quand même un résumé correct qui parlait de nos enjeux, mais de belles croissances. J'ai comme eu des félicitations. On a eu trois personnes qui ont dit, si vous cherchez un petit table, voici mon CV. Ça a comme fait une belle histoire au final. Le monde, ils ont su notre chiffre d'affaires. Ils ont su nos marges. Nos marges, finalement, c'est ce qui nous a incités après à monter notre page Sustainability où est-ce que tu vas voir dessus et on dit nos marges exactement quand tu mets une pièce. On disait exactement le pourcentage qui s'en va dans quoi.
François Lanthier Nadeau: Je la mettrais dans un show note, ça,
Bruno Renaud: c'est intéressant. Quand tu achètes chez nous, tu sais exactement où est-ce que l'argent va, tu sais ce qui reste à la fin.
François Lanthier Nadeau: Il y a eu une conséquence aussi, ou du moins un résultat qui était, je pense qu'il y a eu de la couverture médiatique à propos de ce faux pas-là.
Bruno Renaud: Oui, j'en ai mes bons investisseurs et mentor Daniel de chez Axial qui disait... C'est cool ton histoire, t'sais, pis y'a probablement des journalistes qui aimeraient ça, qui ouvraient ça, pis y'avait un contact à la presse qui a écrit, m'a introduit, pis on a eu un article de fond dans la presse à faire sur justement cette anecdote-là, pis sur le fait de la transparence, pis comme, t'sais, après ça, sur toute l'entreprise, pis le titre, j'étais un peu gêné, mais t'sais, dans la presse, en gros, c'est marqué La gaffe de M. Renaud t'sais, genre le pire titre, j'étais là Oh my God, ça a pas de sens, ça, wow !
François Lanthier Nadeau: On dirait dans le nom d'une BD. Oui, exactement, là,
Bruno Renaud: c'était, l'article était incroyable, le titre, j'étais là Oh no ! on ne saurait pas plus en dire de quoi mieux.
François Lanthier Nadeau: J'adore ça. Mais, hey, le peu de hacker que j'ai en moi, je suis en train de me demander, genre, pourrais-tu faire ça comme growth hack ? De genre, faire, ah, excusez, c'était un update qui était censé aller à tout le monde.
Bruno Renaud: Je pense qu'il y en a une couple. J'ai déjà reçu des newsletters du founder, qui écrit à son co-founder, il ne faut pas que ça se sache. Mais comme, tu vois que c'est vrai. Mettons, moi, si ça avait voulu être vraiment un hack, j'aurais... Peut-être négliger certains sujets dans les poulettes.
François Lanthier Nadeau: La gaffe de M. Renaud. Je vais pouvoir le mettre dans les chaussures. Oui, absolument. Tu as parlé de la COVID. Écoute, il y a beaucoup de business qui vivaient juste dans le numérique, dans le code et l'Internet. Ça a accéléré leur croissance. Ça ne les a pas nécessairement fessés fort. À l'inverse, quand tu vis dans le monde des atomes et du physique, les chaînes d'approvisionnement, c'était all over the news Ça a fait ça, vous autres ?
Bruno Renaud: Oui, quand même. Moi, de mars, je pense, 2020. Du jour au lendemain, notre fournisseur au Pakistan, ben, c'était amené d'exploser au Québec. On savait que ça s'en venait. Le fournisseur nous appelle, dit, Bruno, les polices sont dans les rues, on peut plus y aller. Fait que, tu sais, il y a du temps qui est prêt à chipper. On ne sait pas combien de milliers qui sont prêts à chipper. Il n'y a plus rien qui sort. Ça a duré, je pense, c'est six ou sept semaines, quand même. Rien à faire. Fait que, nous, on surveille. Première chose qu'on fait, Ben et moi, c'est, est-ce que notre staff est correct ? Tu sais, qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi les programmes ? Qu'est-ce que ça leur... qu'est-ce qu'ils ont besoin. On leur dit où aller chercher l'argent, on leur avance un peu. Puis dans ce temps-là, on n'avait pas levé. On était quand même très, très short en cash. Les paies, ils rentraient si l'argent rentrait. Notre but, c'était comme, il faut s'assurer que tout notre staff soit correct. Puis après ça, on fera un plan d'action. Ça a été comme quasiment deux mois où notre staff était sur la PCU dans le temps. On leur parlait une fois ou deux par semaine. Je leur disais, hey, les gars, voici ce qu'il y en a. Comment on avance ? On va pouvoir avancer les projets quand même. Il y en a même qui nous a aidés à avancer. À gauche, à droite. C'est pas transparent. Voici la réalité. Puis après ça, quand c'est reparti, c'est les transports qui ont explosé. Tout a explosé. Fait que nous, nos coûts de transport, ils ont fait x5 du jour au lendemain, littéralement. Puis, revirer de bord, le cargo aérien, ça ne marche plus. Tu dois te revirer pour faire du dropshipping. Mais dropshipping, ça inclut beaucoup d'automatisation, des comptes. C'était tout ce qu'on avait prévu dans le roadmap en un an qu'il a fallu faire en 2-3 semaines. On était comme, sinon on vend plus.
François Lanthier Nadeau: C'est le fond justement de tout le monde être turbo stressé pendant qu'il y a une pandémie.
Bruno Renaud: Exact, exact, exact. Chance que dans le temps, on a appelé chez DHL. Notre rep qui est rendu notre rep maintenant. Je l'ai engagé parce que je le trouvais trop bon. C'est DHL. Notre rep de DHL pendant un an, Simon. C'est en fait probablement lui qui l'a vendu, qui est Simon. Il nous a dit que c'était ça, il a compris ce qu'on voulait faire, il était super avant-gardiste. Ça fait qu'il y a une chance qu'il nous a sauvé un peu la benne.
François Lanthier Nadeau: Ce qui est cool, c'est que j'imagine que cette pression-là qui a accéléré certains développements, ces outils-là, ces automatisations-là, c'est encore là. C'est encore là, exact.
Bruno Renaud: Ça fait que c'est une bonne chose.
François Lanthier Nadeau: Hey dude, fuck la COVID sur moi. Ouais,
Bruno Renaud: c'était pas facile.
François Lanthier Nadeau: Dude, c'est toute une histoire, man. C'est six ans overall, c'est-tu ça ?
Bruno Renaud: Exact, ouais.
François Lanthier Nadeau: Ça vient de faire six ans ou comme...
Bruno Renaud: Ouais, il y a trois mois, ouais.
François Lanthier Nadeau: OK, congrats. C'est cool.
Bruno Renaud: C'est vraiment cool. Oui.
François Lanthier Nadeau: Puis, clairement, le besoin de s'habiller ou de procurer des vêtements, ça n'en va nulle part.
Bruno Renaud: Non, exactement.
François Lanthier Nadeau: En théorie, vous êtes là pour un bout. Exact. Genre, what's next, man ? C'est quoi ta vision pour toi, pour la business ?
Bruno Renaud: Bien, on a toujours voulu vraiment démocratiser le fait de faire ses propres vêtements, de voir un part de le monde à créer des choses dans le monde du vêtement. Fait que, tu sais, le futur est beau, je pense. Puis, tu sais, on pense qu'on a notre... product market fit mais pour nous il est pas parfaitement atteint. On va atteindre la journée où est-ce que Jamio ce sera plus juste dans les entreprises mais ça va être un brand reconnaissable. Il y a plein de belles choses qui s'en viennent et je pense que le plus gros enjeu ou plus gros complexité pour nous c'est vraiment les opérations, c'est la production, être sûr qu'on a quelque chose qui suit. En ce moment on est dans une période un peu de test autant en go to market. en chaîne d'approvisionnement, on essaie plusieurs choses, puis c'est super excitant parce que même si ça ne marche pas, tu fais OK, bien ça, ça n'a pas marché. Fait qu'on enlève de la liste, puis à un moment donné, la liste de Raptus pourrait arriver à… Des fois, on fait des pas de GA qu'on fait Ah, crème, c'était rien en termes de travail pour amener un résultat incroyable. Fait qu'on est là-dedans en ce moment, puis je pense qu'il y a des belles choses qui s'en viennent cette année qu'on va pouvoir annoncer bientôt, fait que ça va être cool. Très bien.
François Lanthier Nadeau: Si le monde veut en savoir plus sur Jamio, l'URL, tu sais ?
Bruno Renaud: Jamio
François Lanthier Nadeau: C'est J-A-M-O.
Bruno Renaud: J-A-M-E-O.com.
François Lanthier Nadeau: Si le monde veut te poker, te poser des questions...
Bruno Renaud: LinkedIn. Je regarde pas mal toutes mes inboxes sur LinkedIn.
François Lanthier Nadeau: Juste à googler la gaffe de M. Renaud.
Bruno Renaud: La gaffe de M. Renaud, ça devrait arriver pas mal à la bonne place.
François Lanthier Nadeau: Non, je trouve ça sick. Merci d'avoir pris le temps de nous parler. Merci à toi.
Bruno Renaud: Incroyable podcast.
François Lanthier Nadeau: All right. Cheers. Salut.
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