Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, product designer chez Blissbook. On discute de “building in public”, ou bâtir en publique.
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La job du mois SaaSpasse chez Hoodi!
Hoodi est une cool startup qui aide les co-propriétaires à gérer leurs immeubles.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez [Ep.20 - Julien Gobeil Simard : Croissance & innovation]
Hoodi sont à la recherche de deux développeurs frontend ou full-stack.
Ils ont deux différentes apps SaaS à faire grandir, une croissance forte, et un dev wizard senior prêt à vous accueillir dans la team. Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, allez sur saaspasse.com/lajobdumois. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Julien Gobeil Simard, co-fondateur chez Hoodi.
Pour appliquer directement → saaspasse.com/lajobdumois
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Antoine Meunier:Si tu viens de lancer une compagnie qui fait... Dans le fond, qui est un service de email automation pour les blogueurs avec des mailing lists, donc l'IRC, un compétiteur de ConvertKit, je pense pas que ça vaut la peine de build in public.
François Lanthier Nadeau: Pourquoi ?
Antoine Meunier: Tu sais, ce créneau-là, il est pris. Ben moi,
François Lanthier Nadeau: j'aurais quasiment tendance à dire ben non, on va build in... Ben non. Moi, je dirais, on va build in public, pis on va montrer à quel point c'est différent, mettons, soit le produit ou genre les décisions internes ou tu sais, je ferais comme... j'irais jouer sur ce même terrain-là, mais ça, c'est moi, encore une fois. What's up, folks ? C'est Frank Antoine. Bienvenue sur SaaSpasse. Le podcast, on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Shopify Apple Podcasts et les autres. Pas game d'aller vous abonner. ou nous laisser encore plus de reviews. On approche le 40 reviews total. Le pro du bono, TheRealPussycat, va vraiment devoir enregistrer des miaou pour le pod. On drop deux épisodes par semaine, juste des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur Saas bouton mauve, ajoutez votre SaaS, pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Pour les mois de juillet et août, on prend une pause vacances des événements mensuels. On vous revient en force avec un événement SaaSpasse à Montréal en début septembre. On annonce ça bientôt, on a quelque chose de gros. Ok, segment commandité pour le pod, la job du mois, SaaSpasse. Et pour juillet, la job du mois, SaaSpasse chez Udi, une cool startup qui aide les copropriétaires à gérer leur immeuble. Udi sont à la recherche de deux développeurs web, front-end ou full-stack. Ils ont deux différentes applications SaaS à faire grandir, une croissance forte, puis un dev wizard senior prêt à vous accueillir dans la team. Si vous ou une personne dans votre réseau avait le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Il y a aussi une entrevue que vous pouvez trouver là sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Julien Gobeil-Simard, cofondateur chez Udi. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, product designer chez Blissbook. On discute de building in public ou bâtir en public. On commence par définir c'est quoi. le concept de build in public puis par distinguer les différents trucs que tu peux bâtir en public, c'est-à-dire un produit, une compagnie ou même une carrière. On se challenge sur les avantages et désavantages de cette approche-là, puis on se pose des questions genre est-ce que c'est une gimmick de marketing, finalement, de faire ça ? Est-ce qu'il y a des risques concrets à prendre en compte ? Est-ce que c'est une bonne approche pour tout le monde ? Ah, puis pour célébrer ce 31e épisode, j'offre un bounty de 500$ si quelqu'un bâtit en public un analogie Tracker pour chaque fois qu'Antoine fait une métaphore sur le pod. Alright, on passe au show, let's go ! Antoine Meunier, bienvenue sur SaaSpasse, once again !
Antoine Meunier: Salut Frank comment ça va ?
François Lanthier Nadeau: Ça va super bien, toi ?
Antoine Meunier: Ça va mieux maintenant qu'on enregistre. On dirait que ce qu'on dit est plus pertinent.
François Lanthier Nadeau: Antoine, aujourd'hui, de quoi on parle ?
Antoine Meunier: Écoute, on va parler de build in public La raison pourquoi on fait ça, c'est qu'on a besoin de contenu, mais c'est aussi qu'on a parlé dans un épisode précédent. Si on se rappelle la grande discussion avec ConvertKit, en gros, on a fait un épisode complet en utilisant les données d'une compagnie qu'on trouve très cool. La seule raison pour laquelle on a été capable de faire ça, c'est que cette compagnie-là a build in public Fait que, puis, c'est quelque chose qu'on voit de plus en plus. Puis, perso, puis je te l'ai dit avant d'enregistrer pour me camper d'un côté, c'est que je trouve ça très cool, mais je t'avoue que je suis un genre de build in public sceptique. Genre, j'aime ça, mais on dirait que je ne suis pas sûr. Fait que toi, tu m'as donné plein de points de cause. Je te dis Hey, pourquoi on n'en discute pas sur un podcast ? Et nous voici.
François Lanthier Nadeau: Puis... pour les gens qui s'inquiètent à la maison, on manque pas de contenu, on a une roadmap jusqu'à l'année prochaine. Antoine, c'est juste un petit troll de North Vancouver. Fait que, I guess, on devrait commencer par une définition, un peu, pour que le monde soit tous sur la même onde. Donc, build in public, dans mes mots, c'est quand tu construis Une compagnie, une carrière ou un produit en tech, mais de façon publique. Je m'explique, t'as une audience qui est... Sur une plateforme publique, disons Twitter YouTube, ça peut être Twitter souvent qu'on va voir, LinkedIn, Instagram, il y en a plein, right ? Puis de façon assez fréquente, tu partages des updates, des questionnements, des doutes, des victoires, des échecs sur ton processus, ton progrès. Fait que grosso modo, je le définirais comme ça. Ça fait-tu du sens ?
Antoine Meunier: Ça fait du sens. Puis, mettons... moi quand je le regarde en fait je suis un grand consommateur de build in public au final, je trouve ça vraiment cool quand les entrepreneurs le font maintenant toi tu vois ça c'est clairement prémédité selon toi c'est-tu un marketing channel à proprement dit excellente
François Lanthier Nadeau: question je pense que oui mais je pense que c'est quand tu l'utilises juste comme marketing channel... Je trouve ça un petit peu réducteur. Non, je trouve ça un petit peu un faux pas. C'est-à-dire que pour moi, le build-in public, ça peut être plus qu'un marketing channel. Si tu le fais comme du monde, ça devrait être plus qu'un marketing channel. Mais la réponse à ta question, c'est oui, mettons. Il y en a qui ont utilisé ça, yank, pour stimuler de l'acquisition, de l'adoption dans les phases early de leur projet.
Antoine Meunier: Parce que ça reste que, je veux dire, c'est un marketing channel, mais pour une acquisition de clients potentiels, une acquisition de talents potentiels, peut-être d'investisseurs potentiels, je m'imagine sur tous les fronts aussi.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, parce que si tu construis, prenons des exemples comme des champions du building public. Au niveau des compagnies, tu as ConvertKit, qu'on a couvert sur notre dernier pod par rapport au profit sharing. Au niveau de builder une compagnie, tu as aussi Buffer, qui ont fait ça beaucoup, beaucoup, beaucoup. Puis tu as GrooveHQ. Je ne me rappelle plus si ça a rebondé ou que c'est rendu ça. On est très, très public sur comment ils construisent leur startup, ces gens-là, mettons. Fait que quand tu build une compagnie, une public, bien là, Un avantage, ça peut être justement d'attirer des leads, etc. Quand tu build une compagnie, une publique, un des avantages, c'est un petit peu ce que tu dis, c'est-à-dire que ça peut extérioriser, ça peut publiciser ta culture d'entreprise, ton leadership, c'est quoi travailler chez vous, etc. Puis ça peut inciter des joueurs clés à embarquer avec toi. Ça peut être un play de marque employeur aussi. Par contre, quand tu prends des gars comme Adam Mettons ou Ben Orenstein ou Derek Reimer, on mettra tout ça dans les show notes. Eux, ils ont fait Tailwind CSS. Ensuite, l'autre, c'est... Je blinque, mais l'app pour faire du pair program... Tulip. Tulip. Et puis, ensuite, c'est Savical. Ces trois personnes-là, en fait, c'est trois compagnons. Ces trois produits-là en public. Eux, voit-tu, c'est beaucoup de l'acquisition d'utilisateurs, souvent de early adopters aussi, puis du feedback en streamline, du feedback pertinent qui est tout le temps en train de rentrer. Puis ils éduquent en même temps leur audience parce qu'ils leur montrent comment eux, ils font certaines choses. Quand tu build une carrière en public, t'as beaucoup de programmeurs qui ont fait ça aussi. Le at, l'alias du gars auquel je pense, c'est Sean quelque chose, c'est Swix, S-W-Y-X, on va le mettre dans les show notes aussi. Tu sais, ce gars-là, il était en finance avant, mettons. Puis là, après ça, il s'est mis à tweeter, bloguer, infolettrer. tout, tout, tout son apprentissage de la programmation, qu'est-ce qu'il pensait des frameworks, comment il était allé chercher une première job. Puis en faisant ça, il s'est créé une audience. Puis en se créant une audience, il est devenu une espèce de micro-influenceur, ensuite un influenceur, puis il est devenu une personnalité super, super attirante pour les gens qui veulent embaucher quelqu'un parce qu'il y a un gros following, il y a plein de monde qui trippe comme lui, lui, il parle en public de ce qu'il fait, de ses projets, de la compagnie pour laquelle il travaille. Fait que lui, c'est vraiment sa carrière. qu'il y a build in public Puis c'est important pour moi de faire ces distinctions-là parce qu'on a ces trois profils-là dans l'audience, tu comprends ? On a des founders, on a des product builders, des indie hackers, puis on a aussi des gens qui sont des employés clés en SaaS, puis pas nécessairement des chefs d'entreprise, on dit.
Antoine Meunier: Écoute, c'est vraiment cool, mais moi, je t'avoue qu'on dirait qu'il y a une grosse différence entre build in public en tant qu'individu, en tant que… Surtout dans notre industrie, je pense qu'il y a beaucoup d'individus qui se sont bâtis justement. Je pense que c'est le playbook pour te bâtir une communauté ou te bâtir une audience. C'est justement de build in public de montrer ce que tu fais et comment tu as utilisé tel framework avec tel framework. Il y a des exemples qu'on a à gauche et à droite. Alors, maintenant… on dirait qu'il y a un gros step quand c'est le temps de faire ça avec ta compagnie at large pis là c'est là que je suis comme est-ce qu'il y en a qui le font seulement avec genre le produit ou seulement avec l'aspect plus business les business operations écoute
François Lanthier Nadeau: c'est sûr que plus les enjeux sont élevés plus il y a des risques qui viennent avec la transparence je pense En même temps, je vais le formuler comme suit. Toutes les plus grosses business qui sont à risque de compétition, que les gens vont vouloir imiter leur modèle, vont vouloir les critiquer, pensent à un Shopify, mettons. Il y a beaucoup, beaucoup de ces business-là qui ont des engineering blogs, mettons. Ils ont carrément une ligne...
Antoine Meunier: On pense à Pornhub, par exemple.
François Lanthier Nadeau: C'est vrai, hein ?
Antoine Meunier: Vraiment un bon exemple en passant de ça. Comment tu fais pour recruter du talent quand ta business n'est pas vraiment marketable ?
François Lanthier Nadeau: Mais les défis techniques à l'intérieur le sont, tu sais. Puis, je pense que... C'est tellement dur comme employeur de démarquer de la masse, de trouver du talent, parce qu'on a été longtemps, puis on est encore à un certain point, dans une asymétrie entre la demande pour des employés puis l'offre des employés, right ? Il y a plus de compagnies de tech qui ont besoin d'employés en tech qu'il y a sur le marché. T'es d'accord avec moi, mettons ?
Antoine Meunier: Je sais pas. Je pense qu'il y a une asymétrie dans le matchmaking. Dans le sens que je pense qu'une compagnie a une vision de qui elle veut embaucher, mais je pense que trouver cette personne va être difficile. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui rempliraient ces besoins-là. C'est une petite nuance, mais je t'avoue que c'est un peu un no-brainer de bâtir, de build in public en tant que... individu. Je pense que c'est un des plus gros playbooks pour devenir connu, pour se bâtir une audience. Je pense qu'on a aussi grandi dans ce monde-là où justement, on a appris de ces gens-là qui ont partagé ce qu'ils faisaient. Ça fait partie un peu de notre industrie. Maintenant, dans le monde de la business, pour une compagnie qui build in public, on dirait que c'est tellement une autre paire de manches parce que je veux dire, un, il y a des lois qui s'appliquent, mais il y a aussi, je pense, un côté qui... obscur aux business operations, à comment les choses sont faites. Puis c'est un peu ma question pour toi, c'est OK, cool, genre c'est quoi le playbook, c'est quoi les différents playbooks pour building public en tant que compagnie ?
François Lanthier Nadeau: Premièrement, je dirais que pour des fondateurs ou des execs justement qui écoutent, il faut toujours respecter le niveau d'aisance que toi comme leader, que vous comme équipe exec, ou même à la limite que les employés, le niveau d'aisance qu'ils ont par rapport à être transparent ou pas. Il y a des gens qui, chez Snipcart, moi j'étais très build in public dès que je pouvais en fait. Puis je voulais mettre la face de tout le monde sur le blog, faire écrire des blog posts à tout le monde, qui interagissent dans les commentaires et les forums. Puis tu sais, il y a des programmeurs qui étaient comme on n'en a rien à foutre, Frank, de ça nous autres On care à propos du produit et de la compagnie, mais on ne veut pas être impliqué à un niveau public ou whatever. Je pense qu'il faut juste se connaître un petit peu, savoir notre degré de confort avec la transparence et build in public Ça, c'est comme un disclaimer un peu plus philosophique. Sinon, je te dirais que j'ai de la difficulté, mettons, à voir comment build in public pour une compagnie serait un net négatif. Moi, vite comme ça, voici en mitraille des choses que je me dis. Un, les gens aiment ça faire de la business avec d'autres personnes. Genre, people like to do business with people, not businesses. C'est-à-dire qu'en ayant, par exemple, un blog d'engineering... Le blog d'engineering de Shopify, par exemple.
Participant 3: Je voulais qu'on prenne le blog d'engineering de Pornhub à la place, mais on peut prendre le blog de Shopify.
François Lanthier Nadeau: Qui est, blague à part pour ceux qui écoutent, supposément un excellent blog d'engineering pour vrai pour Pornhub. Ouais. Fait que, mais prenons Shopify. Quand tu consommes du contenu sur ce blog-là, pis t'es programmeur toi-même, ou product manager, ou whatever, Tu vois, c'est signé par des leads devs là-bas, tu comprends ? C'est des personnes qui te racontent leurs expériences, comment ils structurent leur système, quelle technologie ils utilisent, etc. Ça humanise beaucoup ce département-là, cette branche-là de la compagnie qui est l'engineering. Au même titre, quand tu essaies d'embaucher comme compagnie, c'est vraiment difficile. En fait, je pense que c'est fair. d'énoncer que c'est difficile, point. Embaucher en tech, c'est pas la chose la plus facile. T'as des compagnies que c'est plus facile que d'autres, mais c'est quand même difficile, pis c'est toujours un challenge. Pourquoi ? Parce qu'il y a souvent une surcompétition, tu sais, du bidding, tu sais, au niveau des salaires, pis il y a comme une bulle qui s'est formée. C'est moins persécutant, mais ça a été très, très intense. C'est tough de sortir du lot. Puis moi, ce que je pense, c'est que justement, build in public, au niveau de ta culture d'entreprise, comme ConvertKit, on fait, c'est quelque chose qui te permet de sortir du lot. Puis de faire un what you see is what you get, on en avait parlé dans l'autre podcast. Personnellement, je trouve qu'il y a beaucoup d'avantages Je trouve aussi que ça te force à être imputable sur tes décisions. Fait que si, mettons... Ok. Ouais. Attends,
Antoine Meunier: tu me cliques là-dessus parce que je m'en allais ailleurs avant de partir ailleurs. Vas-y donc, qu'est-ce que tu veux dire par ça ?
François Lanthier Nadeau: Ok. Si, par exemple, ConvertKit avait dit, ok, nous, on va faire un profit sharing 75% qui est dû à juste ta présence pendant le cycle de paye annuel, puis 25% sur ton ancienneté, mettons. Puis que là, ils annoncent ça, ils mettent ça en place, tout ça. Si tu le sais que tu vas en parler en public, tu vas amener un niveau d'effort puis de détail plus élevé, je pense, à tes décisions. Parce que tu te dis, c'est pas juste moi puis mes co-founders, moi puis mes investors qui vont être dans cette discussion ou qui vont être exposés à ma décision, c'est carrément mon audience, mes clients potentiels, les compétiteurs, etc., etc. Fait que je pense que ça te force. à être plus tight dans le raisonnement de tes décisions et ce que tu décides de faire comme compagnie parce que tu vas être public à propos de ça. Puis ensuite, si tu te fourres, bien là, ça brute force un petit peu l'imputabilité où est-ce que tu dois après ça, de façon publique, expliquer. Tu sais, j'ai l'impression que ça force un peu l'humilité. Puis on l'a vu, les blogs comme Buffer, le open blog de Buffer, je ne me rappelle plus comment il s'appelle à cette heure. T'as vu le co-founder arriver et dire Hey, on a un co-founder qui est parti, pis genre, ça a pas été une salle facile, ou hey, ça là, on aurait pas dû le mettre public, ou ça, on aurait pas dû faire ça de même, on s'est fourré, voici pourquoi, pis voici ce qu'on va changer par la suite. Moi, ça résonne beaucoup, beaucoup, beaucoup avec moi comme employé, comme founder, comme investor, je voudrais être proche, pis en relation avec des compagnies comme ça. Fait que là, j'ai fait une grosse tirade, j'ai d'autres points, mais comme, y'a-tu... des challenges que tu veux amener ou comme aller dans une de ces directions-là ?
Antoine Meunier: Ben, je réalise que j'en connaissais très peu par rapport à Build Public at Large, dans le sens que je trouve que Build Public a le dos large, pis moi, je lui attribuais seulement la dernière partie d'attirade, par exemple. On dirait que j'avais pas vraiment mis un engineering blog ou même une...... Un blog en général qui est écrit par plusieurs membres. Puis tu sais, Shopify, c'est un excellent exemple parce que oui, il y a ce blog-là dont tu parles, mais il y a aussi une tonne de contenu par rapport à leur design system Polaris, par rapport à toute leur rapproche à ce niveau-là. Puis même, je me rappelle, je pense que pendant des conférences avec Figma, tu avais justement la présentation de Shopify qui vient expliquer comment utiliser Figma pour mettre en place leur design system, blablabla. Très cool. Donc là, ce qui est intéressant, c'est que je réalise que, OK, cool. build in public je veux dire, ça se refait dans Maudit. Il y a des degrés de build in public Exact. Fait que, mettons... sans nécessairement faire une liste, une énumération complète. Mais je serais quand même curieux, parce qu'il y a aussi... Moi, à toutes les fois qu'on crée du contenu, la première personne qui le fait a un genre de outsized return, si on veut. Puis après ça, tout le monde commence à le faire. Ça perd un peu...
François Lanthier Nadeau: Absolument.
Antoine Meunier: Toutes bonnes choses en marketing, ça perd de son unique, son côté unique. Ensuite, ça vient perdre de son authenticité parce qu'il y en a tellement de monde qui le font puis qui se mettent à... C'est un peu comme l'eau devient trouble, si on veut. Même si tu le fais bien, ça perd ce que ça l'avait. Parce que maintenant, il y a des gens qui... Exemple, trois compagnies qui le font. Il y en a deux, c'est de la bullshit. Ils font du build-in public, mais complètement artificiel. La troisième, elle va dire les mêmes choses que les deux autres d'avant. Comment tu fais pour savoir que cette troisième-là est vraiment authentique ? J'ai un feeling que la valeur... Moi, ce qui me chicote quand je regarde ça, c'est aller all-in dans les degrés de building public, puis aller au niveau que Buffer fait, que ConvertKit fait, au point où les salaires sont publics, les stratégies de l'entreprise sont publiques. Il y a plein de trucs qui étaient là, wow, ok. Moi, en tant que consommateur, je trouve ça génial. Mais on dirait qu'il y a un moment où quand il y en a trop sur le marché, ça perd sa valeur, puis ça devient juste un risque ou une liability plutôt qu'un gain. Tu es d'accord avec ça ?
François Lanthier Nadeau: Tu as comme mentionné deux tracks, on va aller dans les deux. La première, c'est ça peut devenir une gamique, ça peut devenir super formulaïque, puis perdre de son authenticité. A.k.a. tout le monde fait le même genre de pub, ce type de pub-là arrête de marcher. Mettons une growth tactic qui était de prendre une photo de... toi avec genre le website de la personne derrière pis dire genre Hey, j'essaie d'avoir un backlink sur ton site en ce moment. Ça, c'est genre... Dès que tu vois 10 blogposts qui en parlent, ça veut dire que ça marche plus. Fait que je comprends un peu ce que tu veux dire. Par contre, c'est vrai ce que tu dis dans l'optique où tu utilises le build in public juste pour être un canal d'acquisition marketing. Si tu l'utilises... pour vrai, pour connecter avec ton audience, pour avoir du feedback, pour être imputable à toi-même et aux gens qui te suivent, je pense quand même que les bénéfices sont là. Tout ça étant dit, je vais te dire que, mettons, sur IndieHackers, que j'ai suivi pendant un bout et que je suis un peu plus à distance à Star, tu sais, la formule, je vais mettre une barre de progrès de mon goal de MRR sur Twitter. Pis je vais faire des posts à chaque semaine sur IndieHackers, pis streamer mon dernier product release tout le temps. Il y a quasiment un, pas un pyramid scheme, mais il y a quasiment un genre de, ok ben là lui l'a fait pis il a eu du succès, fait que moi je le fais pis j'ai du succès, pis là après ça je dis au monde de le faire parce qu'ils vont avoir du succès. Pis tu sais, il y a une espèce de, comme d'effet un peu d'entraînement de pyramide de coach là, de genre tout le monde qui dit à l'autre genre quoi faire au lieu. Au lieu de le faire, tu sais. Ouais. Même qu'il y a des tools pour ça, by the way. Il y a des SaaSes, tu sais, qui sortent, pis j'ai pas de nom en tête, là, je l'ai juste vu passer, là, pour build in public genre. Fait que, tu sais, ça, moi, quand ça devient trop formulaïque, systématisé, pis tout ça, tu me perds un petit peu. Fait que ça, je te le donne à 100%. Par contre, ce que je trouve intéressant, c'est que toi, en tant que consommateur de build in public t'as toujours l'opportunité de valider si c'est de la bullshit pis de la gimmick ou pas. C'est-à-dire que t'es... Pour moi, en tant que compagnie pis stratégie de compagnie at large, si je build in public, quand tu m'écris un email, un DM, quand tu fais un call avec moi, que tu réponds en... Tu fais un comment sur mon post LinkedIn, whatever, s'il y a pas une ligne directrice dans le ton, dans comment je te réponds, qu'est-ce que je te dis, si ça fit pas avec ce que je dis en public, ben là, je suis en gimmick. Tu comprends ? Ça revient un petit peu à... Ça te force à être imputable et à faire en sorte que ce que tu dis et les décisions que tu prends résonnent à l'interne comme à l'externe. Moi, j'ai ça en tête. Ça, c'était la traque gimmick. Tu veux-tu double-clic ou on bouge sur la traque risque un peu par rapport à la compagnie ?
Antoine Meunier: Je pense que la traque gimmick est assez claire. C'est juste triste. En fait, c'est triste qu'elle existe, parce que sinon, je trouve ça super intéressant, mais moi, j'imagine juste, justement, un peu comme tu dis, les 750 000 personnes qui ont des online courses. Exact. Ça,
François Lanthier Nadeau: c'est un bon exemple.
Antoine Meunier: Puis moi, je vois comme tout le monde build in public, mais tu sais... pas être plate, mais genre, m'en agresse un peu, le petit bootstrapper qui a un demi SaaS qui fait 8000 de MRR, puis qui build in public, c'est comme, je comprends la démarche, mais en termes de, tu sais, t'as pas besoin de partager tout ça, c'est plus un risque qu'une liability, puis c'est plus triste qu'autre chose parfois, tu sais, mais là, je généralise en malade, j'ai l'impression que c'est vraiment méchant comme phrase, mais c'est vrai.
François Lanthier Nadeau: Ouais, je pense que, en fait, ça revient à quelque chose de fluffy comme concept, mais ça revient à l'authenticité. Si tu haïs toi-même en public, quand tu build en public, ça résonne avec le monde, c'est quelque chose qui se sent, qui se feel. Puis moi, je pense que ceux qui font les gamiques, justement, de genre, je vais mettre la barre de progrès... C'est une formule que j'applique, mais qui ne met pas de eux, genre, de leur vie un peu perso, au moins de leur réflexion perso, ce qu'ils pensent pour vrai, comment ils se sentent pour vrai. Je pense que c'est ça, c'est du monde que tu ne connecteras pas à long terme avec ce monde-là. C'est intéressant pour avoir, genre, un peu le côté pervers curieux de jouer, voir si les chiffres augmentent à combien. Mais après, tu n'as pas une relation nécessairement qui va se builder, je pense, quand tu le fais comme ça. Puis ça revient à ce que je disais au top. au début du pod ça se peut même que ça soit pas pour toi ça se peut que tu sois pas le genre de personne qui aime ça à être toi-même authentique le plus possible en public ça se peut que ton travail ça fit pas avec ça pis c'est correct genre je dis tout le temps aux startups que je conseille ces temps-ci il y a actually tu vas parler de product market fit tu vas parler de pricing market fit tu vas parler de Channel, market, fit. Souvent, je dis, en channel d'acquisition, tu as un channel puis employee ou channel puis founder fit. C'est-à-dire que si tu essayes un canal d'acquisition qui a marché pour tes compétiteurs ou marché pour des business similaires à toi, mais que tu haïs ça et que tu n'es pas bon et que tu ne cares pas à propos de ce channel-là, ça risque très fort de ne pas marcher. Ça, c'est la grosse nuance, je pense.
Antoine Meunier: Je ne sais pas comment l'énoncer, donc je vais aller de même et ça sortira comme ça sort. On va prendre SaaSpasse Tu sais, tu build in public right ? Tu sais, on va prendre l'update, la newsletter, l'email que je reçois à toutes les, on va dire, deux semaines, un mois. Ça dépend quand même. Oui, qui est exactement ce que tu dis. C'est un mix de Frank l'humain les chiffres du podcast et des opérations. des nouvelles transparentes.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Antoine Meunier: Pis ouais, pis une fluctuation du contenu, je veux dire, c'est pas toujours la même chose. Il y a des fois que c'est comme, oh, Frank, est-tu correct ? Pis il y a des fois, c'est genre, oh my God, c'est malade. Fait que t'sais, il y a une authenticité. Ça, je te le donne. Maintenant, moi, ce que je trouve, je trouve que c'est un genre de gamble, si on veut, dans le sens, on va prendre un exemple super concret, OK ? Je m'appelle Antoine, pis je suis un nerd des spreadsheets. Fait que moi, quand je vois une spreadsheet, c'est un appel... implicite à aller analyser chaque ligne pis genre juste la refaire dans ma tête pis juste comme geek out là-dessus. Fait qu'à toutes les fois que je vois, mettons, ta spreadsheet dans la newsletter, ben moi c'est là que je m'en vais automatiquement, t'sais je lis le truc, en fait souvent je la lis une fois pis je la relis après parce que je réalise que j'ai juste sprinté jusqu'à la spreadsheet, pis je regarde les chiffres, pis là je regarde les affaires, pis je réalise que finalement la job de packager l'information, c'est moi qui a fait, au lieu de me la faire pitché dans une narrative, dans un storytelling qui serait différent. Fait que je sais pas si tu comprends ce que je veux dire dans le sens que je trouve que le build in public, c'est un... Tu sais, mettons, un des risques que je trouve avec le build in public, c'est que, parce que c'est tellement raw, tu sais, c'est cru, c'est, hey, voici ce qui se passe, pis, genre, c'est à toi, le consommateur, si on veut, de se faire une tête, ben, c'est très différent que d'avoir un blog super... liché, super propre, qui vient de faire une belle narrative parfaite de pourquoi finalement une compagnie qui est en nosedive complet apparaît encore bien parce qu'elle t'arrive à tout si on veut ramasser les histoires. Tu comprends ce que je veux dire ? Ce risque-là, est-ce que tu le perçois, toi, quand tu build une public ?
François Lanthier Nadeau: Non, pas vraiment.
Antoine Meunier: Le manque de contrôle, je pense que c'est plus ça.
François Lanthier Nadeau: En fait, je trouve que justement ça te force à avoir... les guts, les tripes de ce qui se passe dans ton projet quand même exposés. Puis ça t'expose à du feedback potentiellement négatif, constructif ou positif. Puis je pense aussi que l'histoire, c'est un peu un concept d'une version crue versus une version polie du message puis de l'information que tu partages, que tu es en train de dire. Si tu sautes à la spreadsheet tout de suite, c'est sûr que ça feel comme quelque chose de très très... cru, genre, pis pas mâché. Par contre, honnêtement, moi, je le vois dans mes chiffres, c'est-à-dire qu'il y a du monde dans mon audience qui aime ça, le côté building public, pis ils lisent les updates email ou blog qu'on fait des progrès de SaaSpasse, disons. Par contre, je vois aussi dans nos chiffres de podcast qu'il y a pas mal plus de monde qui écoute le podcast, pis qui trippe sur le podcast, pis qui reviennent, tout ça. Fait que pour moi, moi, ça me rend imputable. Comme je te dis, ça me force à avoir un moment où je vais aller parler en public avec des gens qui me connaissent, des gens qui me connaissent pas à propos du progrès de mon projet. Fait que ça brute force un moment de réflexion pis de synthèse de qu'est-ce qui s'est passé ? C'est des checkpoints un peu, pour moi, forcés qui m'aident. Pis ça m'aide à voir ma narrative, comment qu'elle va. Je suis parti de où ? Où que je suis rendu ? Qu'est-ce qui ferait du sens après ? Je m'en vais dessus. Puis souvent, ça génère des feedbacks. Quelqu'un qui répond à un courriel. Souvent, c'est des gens qui me DM après avoir lu ça, mettons, puis sont comme, Ah, tu sais, genre, tu devrais, je sais pas, faire des vidéos sur tes podcasts pour avoir plus d'engagement. Ou genre, Ah, tu devrais pas, genre, focusser sur le revenu court terme, comme on a parlé dans les épisodes précédents. Fait que pour moi, je suis le même dans la vie, tu comprends, genre. Genre, je parle de toutes mes affaires, puis c'est très... raw pis pas souvent polished Fait que, pour moi, ça fit. Pis, notre audience, c'est des SaaSes, tu sais, c'est du monde qui build des trucs. Pis je le sais for a fact qu'il y en a une partie qui ont trippé sur toutes les posts que j'ai faites de comment on a construit Snipcart comment on a vendu Snipcart pis tout ça. Fait que, tu sais, ça fit avec moi, ça fit avec une partie de mon audience. Ça me force à être tight dans, genre, mes checkpoints savoir d'où je m'en... d'où je viens, où je suis rendu, où je m'en vais. Pour moi, c'est comme un no-brainer. Mais encore une fois, le mot-clé là-dedans, c'est pour moi. C'est comme ça que je répondrais.
Antoine Meunier: Qui est quand même une importante astérisque à rajouter. C'est pas pour tout le monde. Puis là, j'ai envie de... de dériler ça. Mais toi, Frank, comment tu te sens ? Mais on le sait parce qu'on le lit dans les newsletters. J'allais dire, est-ce que toi, tu vois ça comme un... C'est-tu un fardeau ? C'est-tu quelque chose qui est libérateur ? Est-ce que c'est quelque chose que c'est un... C'est comme un jogging le matin que ça te tente pas d'aller faire, mais tu le fais pareil, pis t'es content d'avoir fait, mais ça a été painful pendant 18 kilomètres ?
François Lanthier Nadeau: C'est comme aller chez le psy. C'est du travail. Mais c'est important, pis tu le sais for a fact que t'as des bénéfices qui ressortent de ça. C'est genre, do the work, man. c'est comme à l'autre gym souvent ça me fait chier mais je le sais qu'en sortant de là je vais être content de l'avoir fait puis j'aurai fait de quoi qui est bon pour moi pour moi c'est comme ça puis aussi moi j'ai le bonus que j'aime ça écrire genre ça me manque dans ma vie d'écrire fait que quand j'ai ce moment-là qui arrive il y a aussi un petit un petit sweetener qui vient que genre ah je vais pouvoir écrire genre faire une couple de tournées de phrases que j'aime un petit peu de copyright genre tu sais j'aime ça moi ça fait que
Antoine Meunier: pour un parce que le t on prend maintenant SaaSpasse comme exemple SaaSpasse c'est ça reste que c'est sa part du brun de françois Lanthier Nadeau c'est d'élever un nouveau brand qui SaaSpasse par dessus fait d'avoir son public ça oui c'est pour ce que tu es là on voit pas mes mains là mais je t'aime de monter une grosse image si le m Ce que je voulais dire là-dedans, c'est que tu bâtis, tu sais, comme SaaSpasse, dans le fond, le brand évolue par-dessus. Fait que dans ton cas, c'est l'individu qui drive la brand. C'est un peu comme un slingshot, là, dans le sens que tu te trinques pour lancer le brand, SaaSpasse en avant. Pour quelqu'un, exemple, qui a sa startup ou qui a son, également un projet, puis tu sais, je pense, si c'est un projet, on va appeler ça un individu qui build in public, mais pour une compagnie, là. Fait que tu sais, on va prendre une compagnie qui sont plusieurs personnes. idéalement, ils ont toutes des fonctions différentes en compagnie, fait qu'il y a sûrement une personne là-dedans qui est super excitée à le faire ça les autres le sont pas est-ce que Y'a-tu moyen de pas être all-in là-dedans ? Dans le sens, est-ce que, par exemple, le founder peut faire ça ? Puis, est-ce que c'est un risque ? C'est comme se tirer une balle dans le pied avec les VCs, les compétiteurs, les employés, si tu le fais toi individuellement ou vers son compagnon. C'est quoi, mettons, les potentielles façons de le faire à tous les niveaux de dip your toes into it puis de commencer à do the work si on veut, commencer à build in public pour vrai, versus... se pointer demain matin dans le Zoom de compagnie et dire Hey, tout le monde, maintenant, on build une public. Puis c'est ça qui est ça.
François Lanthier Nadeau: Il faut que ça soit aligné avec la culture de l'entreprise. La culture de l'entreprise, ça apporte beaucoup des fondateurs, mais aussi des joueurs clés. Si tu as des personnes qui sont très sociales, qui aiment se raconter leurs histoires pour avoir du feedback, de façon générale, si c'est comme un peu imbriqué dans l'ADN de la compagnie, je ne vois pas pourquoi... Ils n'essaieraient pas. Si c'est le cas de 9 personnes sur 10 trouvent que c'est une perte de temps ou n'ont pas envie d'exposer des techniques, des stratégies, des chiffres, des embauches de la compagnie, libre à eux, faites-le pas. Genre, c'est pas... Le canal fit avec les personnes très souvent. Comme je disais. Mais tu sais, le founder marketing, tu en as comme parlé, c'est comme une sous-catégorie du building public, si tu veux, qui est comme moi comme founder et non nécessairement ma compagnie. Je raconte ce à travers quoi je passe, les défis que j'ai avec ma compagnie, tout ça, mais je ne vais pas être comme nécessairement, je ne sais pas, voici les technologies qu'on utilise, voici quand on, je ne sais pas, quelles embauches qu'on fait ou pas, whatever. Man, je ne suis pas sûr de tout ce que je viens de dire. Franchement, je trouve que le founder marketing, c'est beaucoup comme construire une compagnie en public. Oui,
Antoine Meunier: mais je pense que le truc qui est tough, c'est que c'est quelque chose, je pense, où ça doit être super authentique. Moi, de la façon dont je le vois, c'est que je comprends le travail, mais j'ai un feeling que si tu pars avec un vent de face, tu n'y arriveras pas. Dans le sens que si, mettons... Build in public, si t'es rendu aussi loin dans le podcast pis t'as pas juste give up parce que you know what, build in public, pas mon truc. Mais mettons que t'es curieux pis que tu veux essayer, j'ai un feeling que personnellement, je sais pas si je builderais in public tant que ça. Y'a des trucs. J'aime le founder marketing, je trouve ça super. Je trouve ça beaucoup moins engageant d'être ouvert en tant qu'individu. Je trouve ça risky de... Mais tu sais, je dis ça pis c'est... tellement genre... C'est tellement... C'est quoi le terme ? C'est pas ironique. C'est... Tu sais, je veux dire, ça fait pas de sens que je dise ça pis qu'en même temps, je sois le plus grand consommateur de building public ever,
François Lanthier Nadeau: tu sais.
Antoine Meunier: Mais ça reste que c'est paradoxal, pareil, tu sais.
François Lanthier Nadeau: Ouais. T'as raison de dire qu'il y a des risques, là. Genre, je te donne un exemple. Nous, on a... Avec Snipcart, une partie de notre building public, c'était pendant un bout du mois... d'avoir une roadmap publique. Tu sais, de dire Ok, ouais, on s'en va là avec le produit, on est en train de travailler sur ça, pis tout ça. Quand je parlais plus tôt dans le pod d'imputabilité forcée, c'est ça, là. Si t'as commit noir sur blanc dans une infolette pis un changelog pis un tweet que t'allais chipper les subscriptions ou telle feature d'ici la fin du quarter, du trimestre, ben man, best believe qu'il y a du monde qui vont te tenir. responsable de ça, puis ils vont te dire Hey, c'est où ça ? Moi, j'ai peut-être fait des décisions inconséquentes, j'attendais ça pour un projet, peu importe. Ça, c'est tough, puis ça en est un risque. Une startup, ça bouge vite, on se plante souvent, on change de bord, c'est très lean. S'il y a beaucoup d'incertitudes, puis de chaos à l'interne, tu comprends ça ? Si t'es pas capable de faire un build in public qui est comme Si à chaque semaine, dans la manière que tu buildes une public, que ce soit un stream ou un Twitter thread ou whatever, genre, il n'y a pas de narrative cohésive, puis que c'est genre, osti, je ne sais pas quoi faire, ou je me suis trompé, tu sais, il faut que tu ailles un minimum ton shit together, je pense. Le monde aime ça. Mais je dis tout ça, je... ouais.
Antoine Meunier: Je trouve ça intéressant et j'ai envie de partir sur le segment mitraille. Fait que mettons, là tu viens de couvrir le côté roadmap. Fait que public roadmap, il y a des potentiels risques là-dessus.
François Lanthier Nadeau: En même temps, juste vite, en même temps, il y en a qui font leur roadmap au complet public pis qui décident de ce qu'ils vont builder avec les votes de users publics. Tu comprends ?
Antoine Meunier: C'est une bonne l'exemple de bien le faire.
François Lanthier Nadeau: Ben en fait, si ça fit avec ta culture d'engineering, si ça fit avec ta vision produit, si... C'est en mitraille.
Antoine Meunier: Oui, en mitraille, mais je réalise que je suis peut-être plus en mode arbalète. Trois, quatre flèches. Deuxième flèche. Les salaires. Moi, c'est un truc que je suis coupé. Celui-là, c'est un gros paradoxe dans le sens que je le regarde aller, puis je veux dire, ça me semble être risky business à côté. En même temps, c'est super intéressant. C'est quoi ton opinion là-dessus ?
François Lanthier Nadeau: Ben, tu sais, il y a des... On parlait des risques ou des... Il y a certains types d'informations qui sont plus critiques que d'autres. Si tu build in public, puis tout ce que tu fais, dans le fond, c'est de dire les personnes que tu embauches, il n'y a pas ben ben de risques. C'est pas genre ultra critique. Ben, tu pourrais peut-être faire l'argument, mais gardons ça simple. Alors que, si tu dis... Le fonds d'ourlement qui te reste, le runway qui te reste, les salaires de tout le monde, les augmentations, les pourcentages de tout le monde, ça, c'est de l'information pas mal plus critique. Ça se peut qu'il y ait des gens à l'intérieur de ta compagnie ou même en périphérie, comme des investisseurs, comme des partenaires même, ces gens-là ne soient pas à l'aise avec l'exposition de cette information critique-là. Ça peut backfire. C'est pour ça qu'il faut tout le temps que tu le fasses en fonction de qui tu es comme founder, de ta culture d'entreprise, c'est quoi. Fait que les salaires, man, j'ai... Ouais, vas-y, vas-y.
Antoine Meunier: C'est drôle parce qu'en disant ça, j'ai changé bout pour bout mon arbalète d'épaule. Écoute, tu sais, les salaires, ce que tu as nommé, c'est clairement des risques. L'autre risque aussi, c'est, bon, si tout le monde à l'interne voit le salaire de tout le monde, bien, il vient la question de, bien là, pourquoi Joe, tu sais, les stéréotypes possibles de pourquoi telle personne fait plus que moi ?
Participant 3: On va garder ça simple.
Antoine Meunier: Et là, ce que je trouve intéressant, c'est ton histoire en disant, en partageant le runway. Exemple, si tous tes chiffres sont à livre ouvert. Par exemple, si tu vois que la compagnie est dans une position tight, ben, n'importe quelle personne moyennement investie dans cette compagnie-là comprend qu'elle ne peut pas se pointer, que son salaire ne va pas être augmenté tant que ça, parce que la compagnie ne peut juste pas se le permettre. Fait que là, vient un peu le... Le côté skin in the game, si on veut, où un peu les gens se gardent peut-être une petite gêne plutôt qu'arriver après avoir lu trois blog posts sur comment, how to negotiate your salary, puis débarquer avec super agressif, tu sais. Fait que peut-être ça permet d'être plus empathique, même au sein de l'équipe.
François Lanthier Nadeau: Oui, peut-être, mais ça revient à ce que je disais plus tôt, quand tu build in public, puis build in public, on s'entend là, c'est juste comme un synonyme pour partager. publiquement des choses qui se passent dans ta compagnie. Quand tu fais ça, ce que je disais plus tôt, c'est que ça te force à réfléchir bord en bord tes décisions et à analyser les conséquences de second ordre qui peuvent arriver de cette décision-là, comment les gens vont le percevoir et comment toi, tu vas justifier cette décision-là dans ta vision, dans ta narrative, whatever. Donc, si tu es pour partager les salaires en public à tout le monde, Faut que tu le fasses comme convert kit, là, en fait. Tu comprends ? Genre, dans un format qui est structuré, qui est raisonné, qui est écrit, c'est clair. Tout le monde peut comprendre pourquoi tu le fais comme ça. Versus juste dire, C'est-tu que c'était bon le podcast sur Build Public ? SaaSpasse, man. J'ai imprimé les slips de paye de tout le monde puis j'ai écrit ça sur le whiteboard. Tu comprends ce que je veux dire ? Genre, ça, c'est maillet. C'est pas une bonne manière de partager. Moi, j'aime ça. Ça force, genre, une réflexion sur tes motivations, ton raisonnement, comment tu vas justifier tes décisions. Faut que tu le fasses bien, c'est ça.
Antoine Meunier: Faut que ça fitte dans le contexte d'entreprise. Ça fait bien du sens. Le point de vue, on l'a pas couvert, mais il y a un autre côté à ça. C'est le... Tu sais... Je pense que de plus en plus, les business operations, surtout d'une startup, on reste encore dans... On parle d'une compagnie qui est... moins de 20 personnes, peut-être moins de 50.
François Lanthier Nadeau: OK.
Antoine Meunier: Tu sais, ce qui n'est pas assez gros pour avoir toutes les ressources pour arriver où il arrive, tu sais. Fait que c'est là que tu as le concept d'avoir une team qui est leveraged, dans le sens que tu as des gens dans ton équipe qui, d'une manière, avec une formule, dans le fond, qui est propriétaire à l'entreprise, tu as, exemple, 20 personnes qui produisent plus qu'une team de 50 où tu sens dans une autre compagnie. Puis, quand tu buildes une public, là où je me demande c'est ok mais là t'es-tu en train de juste parce que c'est une chose d'évangéliser ton approche pis je pense qu'il y a beaucoup de trucs qui sont bénins mais est-ce que le secret sauce ou un peu ce qui fait ta compagnie qui donne un edge peut être leaké comme ça pis le rendre moins important je sais pas c'est ça un peu que je vois dans le genre de building public ça revient à un autre truc que j'ai dit pis que je pense qu'on va répéter pour que le monde
François Lanthier Nadeau: l'amène en maison, c'est à quel point l'information que tu partages est critique pour ta compagnie, sa survie, son évolution. OK ? Si tu build un SaaS, un CRM, qu'il y en a 37 autres CRM, mais que toi, t'as une twist spécifique pis que t'essaies de générer du feedback, d'avoir des bêta-testeurs, que le monde ait le goût de faire de la business avec toi, parce qu'une des meilleures manières... de te marketer, c'est d'être le seul puis pas le meilleur. Ça, je le dis souvent, j'en reparle dans les blog posts, puis tout. On pourra des rappels là-dessus. Par contre, si t'es un high-end film de AI qui est dans une compétition, une espèce de arms race pour faire le next model, puis que la survie de ta compagnie, les retours de tes investisseurs, puis à la limite, quand tu vas changer le monde, dépendre de garder ça secret. Ben peut-être que t'es pas genre... Les trucs que tu partagerais, c'est trop critique pour build in public Par contre, peut-être que tu peux avoir un blog sur ta culture d'entreprise ou une série. Tu peux décider, tu peux pick and choose le type d'informations que tu vas partager en public et pourquoi tu vas le faire. C'est pas une... Moi, mettons, tu checks ce que moi je fais, que SaaSpasse, ça a l'air d'être une blanquette de genre tout est public quasiment. Mais la vérité, c'est que non, tu sais. Il y a des choses que je dis pas, genre. Puis...
Antoine Meunier: Comme quoi ?
François Lanthier Nadeau: C'est-tu troll ? Non, mais... Écoute, c'est ça. Fait que c'est... Il y a de la composabilité, il y a du choix et des degrés dans comment tu décides de build in public Il faut que ça fitte avec toi-même. Il y a des points négatifs à build in public Je pense qu'on devrait les dire aussi pour ne pas que ce soit juste un podcast d'évangélisme. Toi, tu fais bien, tu challenges bien, mais moi, il y en a que je pense foncièrement que ça peut être des points négatifs. Je les envoie en mitraille.
Antoine Meunier: Mon arbalète, vas-y.
François Lanthier Nadeau: Les réglementations internes de ta compagnie, ça peut faire...
Antoine Meunier: Tu veux dire par là ? Ouais. C'est quoi, définis, c'est quoi une réglementation interne pour l'urgence qui serait pas full sous loi 101 ?
François Lanthier Nadeau: Mettons, là, que la manière que tu... OK, ta team est unique. Ton bureau est unique, puis ta compagnie est unique. pour que ça fonctionne, tu as instauré une réglementation de présentiel. Je te donne un exemple. Il faut être la majorité du temps en présentiel. Tu le sais que l'espèce de courant populaire des SaaS et des startups, c'est genre ça a été full remote, puis là c'est comme hybride. Tu le sais que tu peux avoir une espèce de force de feedback. qui va nuire peut-être à tes décisions, parce que le monde de ta compagnie vont voir ça, vont voir tout le monde qui dit que c'est de la merde, mais tu le sais, c'est ça la bonne décision pour toi. Ça, c'est un exemple où je ne sais pas si j'en parlerais publiquement. Encore une fois, ça dépend vraiment beaucoup de l'équipe. Ce n'est pas le meilleur exemple, honnêtement, les réglementations internes, on pourrait juste le flusher de la liste et continuer d'amitroyer.
Antoine Meunier: Vas-y. Qu'est-ce que t'as d'autre à mitrailler ?
François Lanthier Nadeau: Bon, j'en ai parlé un petit peu, mais la facilité à copier puis voler ce que tu fais. Il y a des produits qui sont vraiment simples à construire, vraiment faciles ou rapides à construire, que si tu dis exactement tout comment tu l'as fait, tu peux multiplier le nombre de compétiteurs assez rapidement. Ça, je sais pas. te planter en public, c'est double-edged, parce que c'est facile d'amener une twist positive et une narrative cool de voici ce qu'on a décidé de faire pour notre refactoring chez Blissbook. Puis, mais si tu pètes, après ça, c'est un petit peu plus difficile la partie où tu continues d'être imputable en public et dire, wow, on s'est carrément cassé la gueule, il a fallu qu'on renvoie quelqu'un puis on recommence à zéro. Ça, ça peut être rough d'en parler en public, pis c'est peut-être le genre d'affaire que tu veux pas parler en public, pour plusieurs raisons, que ce soit être l'ego, ou juste pas démotiver tes troupes, ou juste garder la confiance des investisseurs ou des tierces parties impliquées, nanana. Fait que tu sais, quand tu te plantes en public, c'est c'est ça, c'est ta double edge. La sécurité, peut-être qu'il y a de la data ou du code qui est pas supposé de se retrouver dans un tweet ou un stream Twitter. peut-être qu'il y a des choses dont pour respecter tes users ou pour juste survivre, whatever, t'es pas supposé de parler de certaines affaires. Plus tu t'exposes, plus à la limite, tu hint soit à des vulnérabilités ou tu hint à comment tes systèmes internes fonctionnent. Encore une fois, ça revient à quel point l'information que tu partages est critique pour tes users, pour ta compagnie, pour tes investisseurs, peu importe. Le défocus, ça, c'est genre un des points qu'on aurait dû parler le plus possible, mais genre, t'attires beaucoup plus de feedback pis de voix dans ta tête quand tu partages en public. Fait que tu sais, moi, mettons, je suis influençable. Fait que oui, j'aime ça partager en public, mais quand il y a plein de monde qui me disent des affaires contradictoires, ça prend de ma bande passante. Genre, je réfléchis beaucoup à ça, je me remets en question. Des fois, je change d'idée, genre je voulais faire ce projet-là finalement. L'autre, il y a trop de monde qui m'ont dit que c'était pas bon. Alors que peut-être que j'aurais dû follow mon gut ou genre stick to the plan. Fait que tu sais, le potentiel... Ah, t'as des notifications d'autres. Des courriels, des DM, des replies, des comments, peu importe comment tu build in public. Ça, man, c'est genre... C'est les bonnes vieilles méthodes hook d'algo de médias sociaux pis tout. qui pognent dans ta tête, dans ta psychologie, pis qui font Il y a de quoi d'important là, va voir ça, tu vas peut-être avoir une surprise reward si tu cliques là-dessus. Fait que tu sais, le potentiel de défocus, il est vraiment, vraiment, vraiment présent.
Antoine Meunier: Celui-là, il est intéressant. Ben, les autres aussi. Mais celui-là, c'est vrai qu'on aurait dû le sortir plus tôt. Parce que là, peut-être qu'il reste juste nous deux qui écoutons. Non, Ludo, il est là. C'est des blagues. Ludo est là, c'est parfait. producer ludo écoute le défocus je trouve ça intéressant parce qu'il y a un truc qui me trotte dans la tête pis je cherchais une manière de le sortir sans que ça sonne comme une mauvaise langue mais tu sais il y a une partie de build in public on dirait que c'est une vanity thing pis que c'est genre quasiment un luxe ou un privilège dans le sens que le contre exemple de ne bâtis pas une public si t'es heads down dans un truc highly competitive que t'as pas le temps d'avoir des distractions ouais Donc, par définition, si tu build in public, c'est que tu as un genre de compagnie qui est déjà dans un... qui est plus privilégiée. Peut-être que tu as justement... Tu as une niche qui est moins compétitive, un peu comme ton exemple de pas être le meilleur, mais être le seul, que tu as le temps. Puis on regarde un truc comme ConvertKit, ils n'envoient pas des satellites dans le sport. Fait que c'est... Mais ils font beaucoup de profits pour justement le produit qu'ils font. Fait que je trouve ça quand même intéressant, ce côté-là aussi de... Je pense que la nature de la compagnie vient jouer beaucoup là-dedans.
François Lanthier Nadeau: Tellement, genre, tu sais, mettons Snipcart, notre audience, c'est des programmeurs. C'est des gosseux, des patenteux, ils aiment ça voir comment les affaires marchent, c'est quoi le code en arrière de l'app, pis tout ça. Je pense que, eux, ils ont souvent l'aspiration de builder du software ou même de builder des produits, des fois. Fait que, tu sais... de partager ces affaires-là avec eux, ça résonnait avec eux. Mais mettons que j'avais des high-end clients, execs, genre full ego, je sais pas, pis que là, je me mettais à parler de mes insécurités pis de mes doutes par rapport à quoi builder next, pis tout ça, peut-être que ça fit pas pantoute, encore une fois, avec mon audience pis ma compagnie, tu sais.
Antoine Meunier: Exact. Je pense que c'est un peu ça. En tout cas, moi, le constat que j'en fais de Build in Public, c'est que c'est un luxe qui en part. Ça se peut que c'est un non-starter pour plusieurs compagnies.
François Lanthier Nadeau: Oui,
Antoine Meunier: oui. Par exemple, si tu viens de lancer une compagnie qui est un service d'email automation pour les blogueurs avec des mailing lists. Donc, lire ici un compétiteur de ConvertKit, je pense pas que ça vaut la peine de build in public Pourquoi ? Tu sais, ce créneau-là, il est pris.
François Lanthier Nadeau: Ben moi, j'aurais quasiment tendance à dire... Ben non, on va build in public Puis on va montrer à quel point c'est différent, mettons, soit le produit ou genre les décisions internes. Ou tu sais, j'irais jouer sur ce même terrain-là, mais ça, c'est moi, encore une fois.
Antoine Meunier: C'est intéressant, mais continue. Moi, c'était un peu Why bother ? C'est déjà utilisé Move on De toute façon, je ne pense pas que Build est le même produit.
François Lanthier Nadeau: Un audience est X. Ils ont une audience de X personnes. Clairement, là-dedans, il y a un paquet de personnes. Leurs utilisateurs et leur audience, ça s'overlappe. Mais bon, clairement, il y a beaucoup de ces gens-là qui trippent sur le Build in Public parce qu'ils interagissent avec eux, ils consomment ce contenu-là, etc. Déjà, leur audience, c'est ton compétiteur ça pourrait être tes clients tu comprends t'as deux affaires tu le sais que du monde tripe sur un type de contenu spécifique tu le sais que c'est du monde qui pourrait mettre leur carte de crédit dans ton SaaS why not tu y vas à la limite des fois j'ai la petite stratégie de pick a fight genre why we're not opening salaries but opening full requests je sais pas je dis n'importe quoi tu sais mais genre ouais ouais je comprends
Antoine Meunier: c'est moi encore une fois fait que toi tu weaponize le build in public dans ce système ben oui après ça après ça tu dis au monde il y a des risques à build in public tu donnes full d'infos à full de personnes peuvent l'utiliser pour
François Lanthier Nadeau: toi contre toi whatever fait qu'Antoine très cool en passant tu build in public j'espère que tu le sais
Antoine Meunier: Je les réalisais à peu près à la moitié de l'épisode, mais ouais. Non,
François Lanthier Nadeau: mais tu parles de, tu sais, avec Blissbook, man, le nombre d'updates en profondeur fucking intéressant. Tu sais, c'est ça, là, tu sais, building public.
Antoine Meunier: Ouais, je comprends.
François Lanthier Nadeau: Pourquoi tu murmures, d'autres ?
Antoine Meunier: C'est vrai, vu de même. T'es gêné. Parce que je sais que j'entends. Mais non, mais c'est parce que je les réalise que je le fais, mettons, par curiosité personnelle, tu sais. Cet exemple-là de, mettons, quand je partage par rapport à Blissbook je le partage sur la plateforme de SaaSpasse, c'est-à-dire avec des paroles. Oui, t'as raison. Avec des gens. C'est très, dans le fond, moi, je le vois pas comme un marketing channel. Je le vois comme un conversation starter. Puis aussi un genre de, Hey, Frank, je viens de vivre ça, c'est vraiment intéressant. Puis exemple, notre rebuild. l'excellent podcast qu'on a fait là-dessus sur comment gérer une dette technique. Pour vrai, tout le monde nous disait de ne pas faire ça. C'est quand même un gros risque qu'on vient de prendre de faire, non, on va quand même on va grand-périser l'app actuelle et on va rebâtir from scratch. Ça fait que c'est un peu ça c'est des trucs que je suis là, je vais le partager parce que si ça marche, ça vient de faire un data point dans le bucket de... pourquoi tu devrais le faire. Si ça ne marche pas, ils vont avoir une liste longue comme mon bras de Told you Puis là, ça va être plate.
François Lanthier Nadeau: Écoute, on verra. Mais moi, déjà, j'ai des gens qui m'écrivent et qui sont comme Hey, Blissbook, ils sont rendus à combien à peu près en revenus mensuels récurrents ? Hey, Blissbook, c'est du HR tech dans le fond, ça aussi. C'est ça qu'ils font, genre. Fait que d'en parler et d'être public, ça augmente ta surface d'exposition au bon comme au moins bon. J'ai hâte de voir vraiment ce que le monde va penser de cet épisode-là. J'ai l'impression que c'est facile d'avoir des opinions fortes, c'est surtout difficile de parler de la même chose. Parce qu'il y a tellement de hedge case et de nuances dans une compagnie avec tel genre de founders, tel genre d'employés, dans tel genre de market, avec tel genre de clients. Tout ça, ça module au fond, Léon, ta capacité ou ton opportunité de build in public J'aimerais ça que le monde nous dise, genre, Hey ! Moi, je ne builderais pas un public à cause de ça. Puis qu'on ait des anecdotes plus fortes, mettons, de d'autres personnes.
Antoine Meunier: Puis je pense que c'est exactement pour ça qu'on l'a fait aussi. Le build in public c'est tellement complexe. Il n'y a pas de one-liner Il n'y a même pas de maudits takeaways On ne peut pas avoir… Alors, aujourd'hui, nous avons appris que c'est vraiment plus une discussion. Puis je pense que ça prend tellement de facteurs. C'est un peu comme faire pousser une graine d'une plante spécifique. Bon, mais as-tu le bon type de sol ? As-tu le bon soleil ? As-tu la bonne exposure ? C'est quoi ton climat ? Est-ce que dans un système, elle n'est niot, elle n'est niard ? Il y a tellement de paramètres qui vont venir faire que... ton build in public va être le plus gros flop humiliant de l'histoire de l'humanité ou qu'il y a un pet dans l'air que personne ne se le sent. Ou à l'inverse, ça va driver ton...
François Lanthier Nadeau: Il y a du monde qui écoute ça et qui sont comme ça me parle, je ne sais pas par où commencer ou comment le faire exactement dans ma compagnie. Écrivez-moi pour vrai. C'est le genre d'affaires qui me passionnent et qui m'intéressent. Puis, comme vous pouvez voir, j'ai un degré de nuance. Je ne suis pas religieux à propos de 100% de transparence. All right, Antoine. Merci beaucoup pour cette excellente discussion. Toujours un plaisir de te voir, mon chum.
Antoine Meunier: Ce sera la prochaine. Au revoir.
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.