Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami Olivier Rousseau, partenaire & directeur chez Spektrum, une boîte de web dev de Québec.
On discute de la double vie de la boîte, i.e. leur chapeau d’agence web, mais aussi d’incubateur & partenaires de startups tech.
Oli nous explique :
On regarde comment une stack techno doit évoluer quand tu fais du service-client, et comment la Covid a impacté & fait évoluer leur forte culture de bureau.
Ensuite, côté SaaS, on montre comment la difficulté est passé plus au niveau go-to-market que développement de produit. Ça nous mène dans la nouvelle offre du Studio Apollo13 — des MVP nocode pour startups.
Finalement, on ouvre sur une potentielle future startup interne chez Spektrum.
Ah, pis en passant, Spektrum ont eu leur meilleure année en 15 ans! Cheers à toute la gang — je serais pas où je suis sans cette belle compagnie. Ah pis tiens, cheers à François Douville & au Studio Apollo13 — SaaSpasse ça se passerait pas ben ben sans lui.
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La job du mois SaaSpasse chez Hoodi!
Hoodi est une cool startup qui aide les co-propriétaires à gérer leurs immeubles.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez [Ep.20 - Julien Gobeil Simard : Croissance & innovation]
Hoodi sont à la recherche de deux développeurs frontend ou full-stack.
Ils ont deux différentes apps SaaS à faire grandir, une croissance forte, et un dev wizard senior prêt à vous accueillir dans la team. Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, allez sur saaspasse.com/lajobdumois. Vous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Julien Gobeil Simard, co-fondateur chez Hoodi.
Pour appliquer directement → saaspasse.com/lajobdumois
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François Lanthier Nadeau:What's up, folks ? C'est François Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse. Le podcast où on jase de croître un SaaS ou une carrière en SaaS au Québec. On est sur Spotify, Apple Podcasts et les autres. Allez vous abonner ou laissez-nous un review. Ludo, le pro du bono, the real pussycat, va nous enregistrer des miaou pour le pod dès qu'on a trois reviews. On drop deux épisodes par semaine, des discussions sans filtre avec founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse bouton mauve Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Pour les mois de juillet et août, on prend une pause vacances pour les événements mensuels. On vous revient en force avec un event de SaaSpasse à Montréal en septembre. OK, segment commandité pour le pod, la job du mois, SaaSpasse. Et pour juillet... La Job du mois, SaaSpasse chez Hoodie, une cool startup qui aide les copropriétaires à gérer leur immeuble. Hoodie sont à la recherche de deux développeurs web, front-end ou full-stack. Ils ont deux différentes apps SaaS à faire grandir, une croissance forte et un dev wizard senior prêt à vous accueillir dans la team. Si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tiret. Il y a aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Julien Gobeil-Simard, cofondateur chez Udi. Aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami Olivier Rousseau, partenaire et directeur chez Space une boîte de web dev à Québec. On discute de la double vie de la boîte, c'est-à-dire leur chapeau d'agence web, mais aussi d'incubateur et de partenaire stratégique pour plusieurs startups tech. Olivier va raconter... Comment ils ont découplé Space d'une autre entité pour startups, c'est-à-dire Apollo 13. On regarde aussi comment une stack techno doit évoluer quand tu fais du service client, et comment la COVID a impacté et fait évoluer leur porte-culture de bureau. Oli nous explique aussi comment Space motive et rémunère l'équipe, mais au-delà du salaire, avec entre autres le 32 heures semaine et le nouveau profit sharing annuel qu'ils ont introduit. D'ailleurs, Antoine et moi, on en a parlé. dans un épisode juste avant celui-ci. Ensuite, côté SaaS, on montre comment la difficulté est passée plus au niveau go-to-market que développement de produits. Ce qui nous mène dans la nouvelle offre du studio à Apollo 13, a.k.a. des MVP en no-code pour les startups qui commencent. Finalement, on ouvre sur une potentielle future startup interne chez Space. Ah, puis savez-vous quoi ? En passant, je me le permets, Space a eu leur meilleure année cette année, en 15 ans. Un gros cheers à toute la gang, je ne serais pas où je suis sans cette belle compagnie. Ah pis tient, tant qu'à y être, cheers à François Douville et au studio Apollo 13. Si SaaSpasse, ça ne se passerait pas bien sans lui. Alright, on passe au show, let's go ! Olivier Rousseau, bienvenue sur le pod.
Olivier Rousseau: Merci François.
François Lanthier Nadeau: Comment ça va ?
Olivier Rousseau: Ça va bien toi ?
François Lanthier Nadeau: Ça va. J'essaie tout le temps de commencer en me rappelant comment on se connaît. Puis je vais essayer de dire ce que moi je pense. Je pense que le moment où je t'ai rencontré, tu travaillais encore pour une start-up de Québec qui s'appelait CycleMap. C'est map ou maps ?
Olivier Rousseau: CycleMap.
François Lanthier Nadeau: CycleMap. Quelle année c'est genre ?
Olivier Rousseau: Hé, l'année... J'ai aucune idée.
François Lanthier Nadeau: Tu étais plus, je veux dire, tu avais quoi, 21 ans, genre ? Ouais,
Olivier Rousseau: j'étais quand même jeune, fraîchement drop-out de l'université. Oh,
François Lanthier Nadeau: t'avais drop-out de l'université ?
Olivier Rousseau: Pas encore, mais j'étais proche. Ouais, peut-être 2016, 2017, dans ces eaux-là.
François Lanthier Nadeau: C'est probablement dans un événement que t'organisais, genre le Startup Weekend, qu'on s'est vu les premières fois, je pense.
Olivier Rousseau: Startup Weekend, je pense, c'est... En fait, hier, j'ai écouté un des podcasts à Space, puis... Je me suis fait rappeler dans le podcast que c'était sûrement au Tech Drinks.
François Lanthier Nadeau: Ah !
Olivier Rousseau: Possiblement au Tech Drinks de Pocah. Peut-être qu'on s'est croisés dans un des Tech Drinks qu'on organisait avec Marc Mercier.
François Lanthier Nadeau: Mais pour certaines, tout ça, c'était avant que tu rentres dans Space.
Olivier Rousseau: Oui, un petit peu avant.
François Lanthier Nadeau: C'est ce qu'on fait aujourd'hui. Fait que fais-nous un genre de TLDR de ton parcours. Es-tu un dev ? Es-tu un entrepreneur ? Comment tu es arrivé à ce que tu fais aujourd'hui ?
Olivier Rousseau: Oui, moi, je suis un petit peu les deux, mais de moins en moins dev, de plus en plus entrepreneur. J'ai un background de développeur, puis je suis devenu entrepreneur par opportunité, par intérêt. J'ai commencé... J'ai peut-être toujours été entrepreneur sans trop le savoir. J'ai commencé à apprendre le code en secondaire 3 pour faire des petits sites web. Après ça, en secondaire 5, je me suis lancé une genre de petite agence avec des amis. Mais pour le fun, pour moi, ce n'était pas de faire de la business, de faire des clients, de faire des sites web. C'était vraiment pour le fun. Avec des jeunes, tu n'as pas 18 ans.
François Lanthier Nadeau: Tu es demi-millionnaire avec cette agence-là ?
Olivier Rousseau: Non, pas du tout. C'était vraiment, on faisait 500$ et on était content. On apprenait en même temps, c'était le fun.
François Lanthier Nadeau: Clairement.
Olivier Rousseau: Puis c'est juste après ça, rendu au cégep, j'ai participé à un Startup Weekend, qui est un événement de 54 heures, où tu buildes une business, tu pitchas le dimanche.
François Lanthier Nadeau: Comment, définirais-tu le Startup Weekend comme un genre de hackathon ?
Olivier Rousseau: C'est un genre de hackathon axé business. Parce que tu ne peux pas juste coder toute la fin de semaine puis sortir un produit.
François Lanthier Nadeau: C'est bon.
Olivier Rousseau: Tu es obligé de réfléchir à... Comment tu vas le vendre ? Ça va être quoi le pricing ? Puis, tu apprends beaucoup de choses. C'est quoi un pivot, un business model Canva ? Tu as des mentors. Ça fait que c'est très axé sur créer un produit, mais qu'il faut absolument que tu vendes à la fin. Puis, tu vas le pitcher un peu comme si tu étais au Dragon, devant un jury qui vont te challenger et tout.
François Lanthier Nadeau: Fun fact, parlant de Dragon, hier, gros milestone dans ma carrière, Serge Beauchemin m'a ajouté sur LinkedIn.
Olivier Rousseau: Moi, tout. Ah !
François Lanthier Nadeau: OK. Oh my God, il y a peut-être un play. Fait que Startup Weekend, tu t'es cranké ça, tu étais dev, puis tu te rappelles-tu de ce que tu avais fait, que vous aviez buildé votre team pendant ces 54 heures-là ?
Olivier Rousseau: Ouais, c'est drôle, puis mon partner, encore aujourd'hui, Seb, il me reporte tout le temps le pitch que je faisais parce qu'on l'avait tellement répété, mais c'était entrepris. C'était une plateforme pour connecter les étudiants qui avaient des skills techniques avec des PME qui n'avaient pas de budget, mais qui avaient quand même des besoins de sites web, de design, des choses comme ça.
François Lanthier Nadeau: C'est un bon classique marketplace.
Olivier Rousseau: Un bon marketplace, très facile à faire, à lancer et tout.
François Lanthier Nadeau: Nice. Ça, c'était pendant ton uni, tu plonges un peu dans le monde des startups grâce à ça ?
Olivier Rousseau: Pendant le cégep. Pendant le cégep. Pendant le cégep, je me lance là-dedans. Tu es vraiment jeune, tu n'as aucune idée de ce que tu fais. J'étais avec des personnes plus vieilles un peu qu'eux autres. À un moment donné, ils ont fait Marc Mercier, un bon ami à moi, il a dit qu'il allait s'effaire les gars. Il est parti. Il était un peu plus vieux. Il savait que le marketplace n'était pas si facile que ça à pull-off.
François Lanthier Nadeau: Parce que là, au-delà du Startup Weekend, vous avez dit F
k it, on le fait pour vrai.
Olivier Rousseau: Parce qu'on a gagné. On était primé à continuer. On avait dit Tu gagnes de quoi ? Sûrement que... C'est ça un peu que je disais, que je dis souvent aux gens qui font des Startup Weekend. Quand tu gagnes, ça ne t'aide pas. C'est sûr que tu continues. Pas tout le monde pour les bonnes raisons. Puis même le monde qui n'aurait pas continué, ont le goût de continuer avec toi. Tu te ramasses avec une équipe de 7 personnes qui veulent lancer une business. Juste parce qu'ils ont gagné un Startup Weekend. Le but de Startup Weekend, c'est justement l'effet que ça a fait pour moi. C'est de donner une première expérience, donner le goût de devenir entrepreneur, puis de partir des projets, puis de s'impliquer dans la communauté, puis d'explorer un peu plus loin.
François Lanthier Nadeau: Pour se pousser les orteils et ne pas plonger au fond.
Olivier Rousseau: Exact. Les projets qui sortent de là, c'est bien rare qu'ils vont en faire des business. Il y en a des cas qui sont sortis le week-end et ça a fait une business successful. Mais souvent, c'est comme ta première expérience de te planter. C'est correct.
François Lanthier Nadeau: Avec les enjeux pas trop élevés. Justement, tu es plus jeune. 54 heures, ça fait quoi ? Trois jours ? Oui,
Olivier Rousseau: c'est du vendredi soir au dimanche soir.
François Lanthier Nadeau: Nice. Puis là, tu découvres l'entrepreneuriat. Puis là... C'est-tu cycle map direct après ? Qu'est-ce qui se passe ?
Olivier Rousseau: J'ai runné une couple de projets. Je voulais devenir entrepreneur. J'ai lancé des petits projets un peu sur le side. Je me suis impliqué dans la communauté. On a lancé les Tech Drinks avec Marc Mercier, Charles Sans-Régret. C'était un événement mensuel pour la communauté tech de Québec. Il n'y avait pas beaucoup de choses en ce temps-là. Ça avait été super bien reçu. On a fait quand même des beaux événements.
François Lanthier Nadeau: C'est là que j'ai pitché Snippet la première fois, je pense.
Olivier Rousseau: C'était ton premier pitch de Snippet ??
François Lanthier Nadeau: J'ai quasiment l'impression que c'était avant que j'aille au Colorado que j'ai participé à un Tech Drinks. Je me rappelle, dans un sol du cercle. Exact,
Olivier Rousseau: c'était super sombre, très cool l'ambiance, vraiment chill.
François Lanthier Nadeau: C'était le gilet jaune fluo qu'on avait.
Olivier Rousseau: Oui, je me souviens des t-shirts de Snippet.
François Lanthier Nadeau: Mais ça, c'était cool. Moi, ça m'a fait comme, OK, il y a une vibe, il y a une communauté de startups, SaaSpasse. Yes,
Olivier Rousseau: exact. Ça se passait déjà dans ce temps-là. C'était d'un premier... En tout cas, c'était quand même d'un beau event tech. Il n'y a pas beaucoup de choses qui se passaient à Québec en termes de startups. On était dans un peu l'ébullition startup à Québec. Il n'y avait pas vraiment encore d'incubateur. Ça s'en venait. Aujourd'hui, il y en a beaucoup plus. Donc, Tech après ça, c'est là que j'ai rencontré le Godcycle Map dans du réseautage. À un moment donné, il y a... J'avais dit, c'est vraiment cool votre projet. Moi, j'adore le vélo.
François Lanthier Nadeau: C'est vrai.
Olivier Rousseau: Puis bon... Ils sont venus m'offrir une job,
François Lanthier Nadeau: un stage.
Olivier Rousseau: Puis je suis rentré comme stagiaire. Puis j'ai fait quatre ans de stage là-bas.
François Lanthier Nadeau: En tant que programmeur.
Olivier Rousseau: En tant que programmeur.
François Lanthier Nadeau: Puis c'était quoi, 5HMAP, déjà ?
Olivier Rousseau: C'était une application qui cartographiait les pistes cyclables à travers le monde entier. Fait qu'on était worldwide. Les points d'intérêt pour les cyclistes et tout. Puis on développait un algo quand même intéressant pour créer des loops. Vraiment. Tu as beaucoup de trajets A to B. Tu pars du point A, tu vas au point B. Le but, c'était de dire, tu veux faire une heure de bike, tu veux que ça soit sportif ou tu veux que ça soit plus familial, crée-moi un trajet qui va être nice pour une heure de bike.
François Lanthier Nadeau: C'était une app native.
Olivier Rousseau: On avait une app native iOS et on avait aussi une hybride app pour Android. On a fait la web app et on voulait faire Android, mais on voulait même s'installer sur le web. On avait fait une hybride en backbone.
François Lanthier Nadeau: C'est un 4 ans, c'est riche en expérience, c'est sûr. Ça finit par fermer et être vendu. C'est quoi la clôture de ce chapitre-là ?
Olivier Rousseau: Oui, c'était quand même difficile de vendre des abonnements. On a fait plein de modèles d'affaires, soit ça un autre podcast au pire, mais on a essayé beaucoup de pricing. Ce n'était pas super rentable comme business, donc c'était difficile de maintenir l'équipe. Puis à un moment donné, il y a eu une décision où le CTO s'est fait approcher par YouTube, Google, le blonde CTO par Facebook. Il allait dans Silicon Valley pour travailler. Ça a amené un peu à se poser des questions. Le CEO a décidé que c'était sûrement la fin.
François Lanthier Nadeau: Oui,
Olivier Rousseau: je comprends. Moi, je me suis reviré. J'ai écrit à mon mentor ami Georges pour dire... le bateau tentait de couler ici, fait que c'est un bon timing pour Space parce qu'ils m'avaient déjà passé en entrevue il y a longtemps, on était restés connectés. Parce qu'au début, ils m'ont pas pris à ma première entrevue chez Space. C'est drôle ça, Charles. Ouais, fait qu'ils m'avaient pas pris parce que je voulais partir en voyage, pis ça fitait pas. Moi, je voulais travailler temps partiel. J'étais vraiment... Oh, ça fait un peu long.
François Lanthier Nadeau: J'étais exact. I've been there.
Olivier Rousseau: Exact. Pis là, ben là, c'est un bon timing. Fait que je suis rentré, moi, puis Seb aussi qui était Sébastien Lemieux shout out qui est aujourd'hui partner dans Space avec moi ouais c'est malade puis Space mettons en deux trois lignes c'est quoi Space Space c'est un studio de développement de produits numériques plateforme on fait vraiment du développement pour des clients c'est du service client les clients viennent nous voir on n'est pas de la consultation c'est vraiment ils achètent le service de l'équipe de Space au complet si on veut on ne fait pas du placement de personnel c'est vraiment tu as un projet c'est vraiment technologique, tu veux automatiser tes opérations, tu viens nous voir, on l'analyse, puis on met nos cerveaux en marche pour t'aider.
François Lanthier Nadeau: Puis ces cerveaux-là, les skills, ça varie de programmation front-end, back-end, design, UI, UX. Y a-tu d'autres comme... Ou c'est mostly ça ?
Olivier Rousseau: C'est mostly ça. C'est vraiment... On fait un petit peu de marketing, beaucoup axé plus sur les SEO puis les données.
François Lanthier Nadeau: Oui, OK.
Olivier Rousseau: Mais on n'est pas une agence de communication. Exact. On focus sur le produit et les petites choses qui peuvent t'aider autour, mais c'est vraiment le développement de plateforme.
François Lanthier Nadeau: Puis, dans l'histoire, la grande histoire, ça fait combien de temps, Space ?? Genre 15 ans ?
Olivier Rousseau: 15 ans cette année, oui.
François Lanthier Nadeau: Ouais, congrats, c'est malade. Dans la grande histoire de Space il y a eu beaucoup de... une grosse dimension de startup. Une dimension, genre, soit Space s'alignait, s'associait avec des startups externes pour les aider, ou carrément... en lancer à l'interne. Le meilleur exemple de ça, j'ai l'air de me taper dans le dos aussi, mais c'est Snippet right ?
Olivier Rousseau: Yes. C'est la meilleure histoire à date.
François Lanthier Nadeau: Oui, à date. J'aime ça. J'aime ça. Comment... Moi, je me rappelle d'un bout... Si vous avez écouté mon histoire, Snippet ça a été longtemps... Au départ, c'était carrément pas une compagnie. C'était dans Space. Ensuite, c'est devenu une compagnie, mais... on était encore dans les bureaux de Space. On était embedded beaucoup dans Space dans la culture Space. On était tous vraiment proches. Puis moi, je me rappelle d'un moment, un peu comme un point névralgique de shit, le monde nous connaît quasiment plus chez Space pour ce qu'on fait avec les startups que tout ce talent-là au niveau du service en dev puis en design et tout ça. Tu te rappelles-tu de ce moment-là ? T'étais là, right ?
Olivier Rousseau: Oui, je venais... Je venais pratiquement d'arriver chez Space dans ce moment-là de questionnement un peu parce que les clients, des fois, la PME se demandait si on était une agence pour eux ou si on était vraiment juste une agence qui travaillait avec les startups, les plus petits projets, si on veut, alors que le gang pain… De Space c'est la moyenne entreprise, petite entreprise. Donc, c'est important que ces gens-là se reconnaissent un peu dans nos services. Donc, il y a eu un moment où on s'est dit, bon, il faut clarifier le message. On va clarifier parce qu'on a toujours eu, il y avait un onglet startup sur le site de Space mais là, ce n'était pas assez clair. Puis les gens nous écrivaient, nous, on avait de la misère à filtrer. Bon, est-ce que tu nous écris parce que tu as entendu parler de Snippet de GoSummission ? d'expertise des différentes startups dans lesquelles on avait on était impliqué ou est-ce que tu nous écris parce que tu as un projet puis tu as un budget aussi avec ou tu veux de l'investissement puis tu t'essayes. C'est là qu'on a décidé de créer l'écosystème SPK puis de vraiment nommer le service plus startup Apollo 13. Ça a été décidé sur un coin de table, le meilleur non ever, puis le brand est tout. C'est une décision rapide qui a bien vieilli. à Apollo 13. Donc, ça a été Apollo 13, c'est pour les startups, c'est notre service. On va t'aider, on va t'accompagner, on sait qu'il n'y a pas de budget et on t'approche vraiment de manière différente pour t'amener, amener ton produit au monde. Puis Space ça reste un service pour quand tu as un budget, tu as déjà fait tes preuves, tu es une business qui génère déjà des revenus, mais qui veut être meilleure, être on top de son industrie.
François Lanthier Nadeau: Oui, exact. Puis on va reparler un petit peu plus loin dans le pod, mais justement, Apollo 13, Ça a eu sa propre croissance et ses propres changements. Ça a commencé beaucoup comme un programme d'accompagnement de startups, mais avec le marché qui change tout ça, il y a une nouvelle expertise qui se développe et on va faire un petit cliffhanger pour, quote-unquote, le studio Apollo 13. On va pouvoir parler de ça. Moi, Apollo 13, je veux juste faire un gros shout-out. J'étais impliqué au départ dans qu'est-ce que ça va vouloir... Ça va être quoi le positionnement ? Qu'est-ce qu'on va communiquer ? Ça va être quoi nos tons ? Le guide, on écrit carrément un livre. Si tu me l'imprimais tout, ça pourrait être un livre. Le guide pour les startups. C'est encore live, si tu voulais aller voir qui on va engager pour nous aider avec ça. Je pense que c'était une super belle approche. Moi, personnellement, j'ai été comme mentor. Je ne renais pas à Apollo 13, mais j'ai été comme mentor marketing produits de temps en temps. Ça m'a connecté avec tellement de cool personnes. En tout cas, gros shout-out à Apollo 13. Fait que là, j'ai le goût qu'on se positionne d'un point de vue chronologique puis technologique en même temps. Je m'explique. Une agence de développement web. Toi et moi, on le sait, les techno, ça évolue en fou. Il y a 15 ans, la stack techno qui était utilisée pour créer une app ou un logiciel est drastiquement différente qu'aujourd'hui. Mais tu ne peux pas tout le temps être en train de changer ta stack techno parce que sinon, man, tu... tu perds de la vélocité, de la prédictibilité. C'est tough opérationnellement. Ce que je veux savoir, c'est, de ton point de vue, ça ressemble à quoi l'évolution d'une stack techno dans une agence de service, je sens.
Olivier Rousseau: Oui, il faut que tu fasses attention dans une agence pour bien balancer, pour ne pas rester pris dans le passé avec des vieilles techno. Ton équipe, ton recrutement, tu ne deviens pas sexy pour personne. Autant pour ton équipe, tu te dis, je ne veux pas rester ici, je code encore sur des vieilles affaires. Et pour tes clients aussi, tu ne veux pas partir des projets dans de la vieille techno juste parce que c'est la techno que tu connais. Il faut que tu te gardes à jour, mais en même temps, il ne faut pas que tu essaies toutes les nouvelles techno trendy qui sortent parce que là, ce qui va arriver, c'est intéressant sur le coup, mais la réalité, c'est que surtout dans notre réalité où on maintient les projets sur longtemps, on accompagne les clients, nos clients restent chez nous longtemps, tu n'as pas envie peut-être d'entretenir une techno que sur un coup de tête, tu t'es dit je vais l'essayer. finalement, cette techno-là finit par mourir, elle évolue mal ou peu importe, tu ne le sais pas encore ce que ça va être dans 5 ans la techno parce qu'elle vient de sortir. Il faut quand même que tu fasses attention à tes choix d'évolution technologique. Nous autres, on est très méticuleux sur, est-ce qu'on essaye telle technologie, sur quel projet on va l'essayer, dans le meilleur des cas, on l'essaye aussi sur des projets internes, comme ça on peut expérimenter sur nos projets, comme on le sait, ce n'est pas trop grave, on a fait la décision. En équipe, parce que chez nous, quand on essaie une nouvelle techno, ce n'est pas juste un développeur qui dit, Ok, tel projet, c'est moi qui ai le leadership dessus. Je vais prendre la techno. Quand on essaie une nouvelle techno, il faut que tout le monde embarque. Comme ça, si à un moment donné, ce développeur-là n'est plus là, la personne qui l'a fait n'est plus là, ou peu importe, il y a un problème pendant que cette personne-là est en vacances, je ne veux pas avoir personne qui chiale pour dire, Hey, pourquoi c'est en AngularJS, ce projet-là ? C'est le seul. Bien, gang, à ce moment-là, tout le monde ensemble, on s'est mis d'accord pour être AngularJS. On se relève les manches, puis on règle le problème. On maintient la solution.
François Lanthier Nadeau: C'est hot parce que ça amène comme de l'imputabilité, pas juste à toi, top-down, qui décide des technologies, ou juste un passionné d'une technologie. C'est comme, non, c'est une décision de groupe, puis ça crée de la redondance dans ta team aussi. Il y a toujours le fameux, si quelqu'un se fait faire par une bus, il ne faut pas que tu te pètes, genre. Souvent, c'est le fondateur, mais ça peut être ça dans une agence. Si tu as un gros client, qui a une tech spécifique. Si lui et personne d'autre connaît la tech, ça ne marche pas.
Olivier Rousseau: C'est dangereux pour tout le monde, autant pour l'agence qui n'est plus capable d'offrir le service, pas capable d'offrir un support de qualité à ton client, mais pour le client aussi. Le client est peut-être un peu cloulesque. C'est ça qui se passe. Il est à une personne près, tout pogne un peu. Tu ne veux pas ça. Tu es obligé de converger tes techs quand même. Ça, c'est important.
François Lanthier Nadeau: Je me demande... Je pense qu'un conseil qu'on pourrait donner au monde, soit que c'est des freelancers qui ont des agences ou qui expérimentent dans leur SaaS, c'est genre, si tu veux essayer une nouvelle stack, peut-être que c'est un hackathon, un startup week-end, un projet de week-end que toi tu tapes pour une feature spécifique expérimentale, mais avant de rentrer ça dans le core de ton code base ou tes opérations, profite de ces moments plus exploratoires-là.
Olivier Rousseau: Vraiment.
François Lanthier Nadeau: Moi, je l'ai vu la stack évoluer chez Space puis j'ai trouvé ça super intéressant, justement. Il y a comme un... Il faut que tu sois conservateur, mais ouvert vers le futur pour que ça scale bien. Ce qui est intéressant, c'est que dans le fond, le type de client que vous avez eu au Space avec les années, entre autres à cause de votre exposition aux startups, ça a été des clients différents. Puis moi, ce que je veux savoir, c'est pour toi qui es président, c'est quoi ton titre sur LinkedIn ?
Participant 3: Mon titre sur LinkedIn, c'est directeur et associé.
François Lanthier Nadeau: Directeur et associé, bon. Qu'est-ce qui change quand tu sers un client qui est petite ou moyenne entreprise, tu lui build une app, versus tu sers un client qui est basically un founder SaaS, ou un founder d'une startup ? Comment ton rôle change, genre toi ou ta team ?
Olivier Rousseau: Le rôle ne change pas beaucoup parce que nos clients, comme les startups, même les startups dans lesquelles on a investi, On est là pour builder une relation. On a un service, on build une relation. Le jour 1, c'est la première impression. Il faut apprendre à se connaître. On est là en mode un peu pitch pour se mettre de l'avant, montrer nos valeurs, montrer qu'on est une team humaine, no bullshit. On travaille agile, littératif. Comment est-ce qu'on fonctionne ? On fait un peu notre présentation. Là-dessus, c'est la même chose pour la startup ou pour la grande entreprise. Parce que c'est une relation qu'on veut bâtir avec nos clients, mais avec la startup aussi. C'est sûr que quand c'est une business qu'on investit, j'ai l'impression que c'est...
François Lanthier Nadeau: Explique ce que tu veux dire par une business dans laquelle on investit.
Olivier Rousseau: Parce qu'à travers le temps, il y a des clients où on est fournisseur de services. Il y a des startups qui sont clients aussi, où on est fournisseur de services. Mais il y a aussi des startups où on va investir... de l'argent, du temps, de l'expertise dans la compagnie pour devenir un genre d'investisseur technique, si on veut.
François Lanthier Nadeau: C'est comme un early investor, un partenaire techno.
Olivier Rousseau: Oui, on est vraiment un partenaire techno. Je pense que c'est des business qui n'ont pas de team techno et on devient ce team techno-là. Au lieu de juste un fournisseur de services, si on a une bonne complicité avec l'équipe en place, on investit dans les cas de Lemieux 4Waves et tout.
François Lanthier Nadeau: Ce qui m'intrigue d'autres, c'est Je sais qu'en startups, il y a des choses qui bougent rapidement. Souvent, les fondateurs veulent que ça bouge rapidement. Des fois, il y a des pivots. Il y a des choses qui changent beaucoup du jour au lendemain. Est-ce que ces dynamiques-là un peu plus chaotiques, tu prends des hits dans tes opérations, ça change-tu beaucoup de quoi pour toi ? Ou les startups que tu as exposées, il n'y en avait pas tant de cette notice de chaos-là ?
Olivier Rousseau: C'est souvent ceux qui vont faire affaire avec nous, sont quand même à un point où ils génèrent des ventes.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est ça.
Olivier Rousseau: Ils savent un peu où est-ce qu'ils s'en vont, ils connaissent leur marché.
François Lanthier Nadeau: Early product market fit peut-être.
Olivier Rousseau: Oui, c'est ça. Il y a moins de changements qui font mal. Par contre, il y en a quand même des startups très early où tu es en train de bâtir un produit sur des hypothèses. Là, ça peut faire mal au niveau du développement parce que nous, on est rodé pour bâtir des systèmes pour qu'ils soient là pendant longtemps. Oui. En fait, tu bâtes... Tu le bâtis de manière durable, ça prend des fois plus de temps. Tu n'es pas en train de bâtir le cas le plus rapidement possible nécessairement. Il y a des coûts, clairement, à changer d'idée ou à apprendre quelque chose parce que tu l'as mis en production ou ton marché a réagi d'une manière X et tu veux changer de cap, mais là, tu es en train de partir à gauche, il faut que tu ailles à droite. Il y a des coûts en développement et ça, c'est plus difficile pour les startups, surtout quand tu es rodé pour bâtir de quoi qui dure longtemps. Tu ne l'as pas nécessairement bâti pour...
François Lanthier Nadeau: Puis là, le monde qui écoute, les 30 dernières secondes, met une pin là-dedans. Parce que moi, la meilleure réponse à comment, autant pour une startup que pour un fournisseur de services, tu peux avoir une offre qui épouse cette malléabilité-là et ce chaos-là de... Tu sais, tu es en mode MVP, tu es avant Product Marc Fit. Mais la meilleure offre pour ça, c'est... que vous êtes en train de builder avec le studio Apollo 13. Exactement. On va pouvoir en parler pas mal plus. Mais juste avant ça, moi, j'ai été, comme je disais, embedded beaucoup dans Space. Via Snippet on était là, puis j'ai vécu les golden days de genre on n'était pas trop beaucoup, tout le monde se pointait tout le temps au bureau, il y avait plein d'insides, ça gamait des fois on sortait ensemble le soir. Il y avait des activités de sport, beaucoup qui s'organisaient. Puis la camaraderie, la quantité de fun que j'ai eue dans les bureaux de Space en étant chez Snippet c'est incroyable. Puis je sais que c'était beaucoup, beaucoup ancré dans le monde physique puis ce hub-là du bureau Space en ville. Comment que la COVID, ça a joué là-dessus ?
Olivier Rousseau: Ça a eu quand même un gros impact. Beaucoup plus de peur que de mal, je dirais. Mais comme tu dis, il y avait... Il y avait une grosse culture forte de la présence au bureau. Puis tu sais, on était remote-friendly, mais les gens n'aimaient pas ça, rester à la maison puis travailler à la maison. Tu sais, pré-COVID, c'était beaucoup ça. Mais chez nous particulièrement, les gens, ils sentaient qu'il y avait comme un petit missing out. S'ils ne venaient pas cette journée-là au bureau, il allait manquer l'inside of the day, tu sais. Les gens étaient au bureau, puis le fun se faisait là. L'équipe bâtissait des relations personnelles. dans le cadre professionnel de la job, ça faisait une équipe très, très soudée, très, très forte parce que tout le monde était ami, chumé, c'était très famille comme ambiance. Ça avait un bon impact sur la performance parce qu'après ça, dans le professionnel aussi, tout le monde était soudé et s'entraidait parce qu'il y avait ce côté personnel-là qui s'était développé au bureau. Fait que la COVID, moi, j'ai eu un stress de dire est-ce qu'on va perdre cette partie-là ? Puis oui, c'était difficile au début. L'avantage qu'on avait, c'est que... Il y avait un bon backlog d'insides, même si on ne pouvait plus se voir sur Slack, drôlement, on continuait à avoir du fun. C'est sûr que ce n'était pas le même fun, mais on était obligé d'être chez nous. C'était un petit peu ça. Par contre, pour les nouveaux qui entraient pendant la COVID, qui n'avaient pas nécessairement bâti ces relations personnelles-là, je sentais qu'à long terme, il allait manquer quelque chose. de se voir en personne pour bâtir des insights puis apprendre à se connaître pour de vrai. Parce que, veux, veux pas, à distance, t'es plus transactionnel dans tes échanges. Fait que tu prends moins le temps un petit peu d'apprendre à te connaître puis de jaser de sujets qui sont autres que la job.
François Lanthier Nadeau: Ouais, puis il y a comme une note mausse de, tu sais, tu dis tout l'héritage culturel, les jokes qui se caillent dans le temps ou les personnages ou les histoires sur une personne. C'était un peu weird d'arriver dans Slack puis de faire comme, de starter un thread puis de dire, hé, de quoi vous parlez ? Il n'y a personne qui le fasse. Alors que dans la vraie vie, ça se fait organiquement. Le monde te l'explique en fast-forward ou tu en entends plus parler.
Olivier Rousseau: Tu vois dans sa face que la personne ne comprend pas la joke.
François Lanthier Nadeau: Tu l'inclues, tu l'amènes sur Slack. Tu ne peux pas faire ça.
Olivier Rousseau: C'est arrivé que des fois, il y a du monde qui te l'aide dans les DM. C'est quoi ça ? Je vais t'expliquer pourquoi il dit ça. Je ne sais pas ce que tu viens de dire.
François Lanthier Nadeau: Vous avez passé à travers la COVID et... Est-ce que vous avez passé, unscathed c'est le mot en anglais, sans dommage ? Est-ce que vous avez passé à travers ça sans dommage au niveau de l'équipe ou vous avez perdu des personnes, vous en avez engagé cancer ?
Olivier Rousseau: Ça n'a vraiment pas été trop pire. On a eu quelques mouvements dans l'équipe, mais rien de majeur. Puis rien qui est vraiment dû, à mon avis, à trop se changer. Tout le monde a été un petit peu brassé par la COVID. Il y a eu du mouvement partout, mais on n'a rien eu de spécial de notre côté. Une des relations qui reste forte, même où on a eu l'occasion un petit peu de show-up, c'est la relation entre l'équipe et la relation avec la business, la relation avec ton boss, avec ton leader, avec l'équipe. Pendant la COVID, nous, on a toujours été une équipe où il n'y a pas vraiment de hiérarchie. Tout le monde est super accessible. On est vraiment à l'écoute et on écoute et on va mettre en place. des solutions. Les gens sont très transparents avec nous. Si on a continué de le faire, on a pesé plus fort sur le bouton de dire OK, gang, c'est dur pour tout le monde. Dites-nous s'il y a quelque chose. Qu'est-ce qu'on peut faire ? On a envoyé des cadeaux, des board games personnalisés à chaque membre de l'équipe. C'était Vincent un des cofondateurs, qui allait livrer ça avec sa tuque de Noël et avec des bières. On a vraiment mis le paquet pour être sûr qu'on était là pour la team. Même si les liens personnels étaient peut-être un peu moins forts dans cette période-là, on a On s'est assuré d'être là pour l'équipe et que le lien de la business est solide, elle est là pour te backer, mais elle est là personnellement pour toi. C'est Space elle est là personnellement pour toi. C'est resté fort. Je pense que ça a bien été pendant la COVID. Puis on s'en est bien sortis grâce à ça. Puis aujourd'hui, on a rebâti. Là, on travaille dans le mode hybride. Puis on rebâtit un peu des structures différentes pour se voir puis rattraper un peu le build-up de relations personnelles qu'on a manqué.
François Lanthier Nadeau: As-tu un exemple de structure qui crée un incentive à se voir en vrai ?
Olivier Rousseau: La nourriture.
François Lanthier Nadeau: C'est ça.
Olivier Rousseau: Mais oui, ça, c'est un point qu'on a... qui fonctionne bien. Il y a eu un moment dans Space où tout le monde me disait un peu en one-on-one, Ah, on s'ennuie de la vibe du bureau. Tout le monde me disait, Je veux revenir au bureau. Mais personne ne venait ou venait une fois. Ça ne revenait pas. Ça, c'était lorsque des fois, ça n'arrivait pas tout le monde en même temps. Tu venais une journée, il y avait juste moi.
François Lanthier Nadeau: F ou la poule, man.
Olivier Rousseau: Exact.
François Lanthier Nadeau: On en a parlé offline dans ce temps-là, je me rappelle. On était comme, Christ, qu'est-ce qu'on fait pour dire au monde, générer ça, ce trafic-là ?
Olivier Rousseau: Pour ceux qui se posent la question, moi, le secret, ça a été la bouffe. J'ai dit, OK, tout le monde me dit ça en one-on-one. Est-ce qu'on se dit que le mercredi, on va au bureau et je paye le lunch ? Même chose le vendredi, on allait déjà tout le monde ensemble au resto. Ces deux journées-là, ce n'est pas obligatoire. Ce n'est pas une règle. On déteste les règles et les politiques chez nous. Mais c'est un genre de pacte d'équipe. Ça fonctionne. Les gens viennent le mercredi, le vendredi. Si tu n'es pas là, ce n'est pas grave. Tu le sais que c'est ces journées-là que les gens se sont dit qu'ils se déplaçaient au bureau. Puis le fait d'avoir ces deux journées-là d'ancrage, les gens s'encouragent à venir aussi les autres jours de la semaine. Puis ça a très bien fonctionné pour ramener une culture que les gens ont le goût de venir. Pas parce qu'ils sont obligés, mais parce qu'ils ont le goût de se voir.
François Lanthier Nadeau: Puis là, aujourd'hui, tu assumes plus cette définition-là de on est en mode hybride
Olivier Rousseau: Tout à fait. Nous, les gens ont toujours travaillé du genre de 32 heures semaine qui était splittée sur cinq jours. Maintenant, tu peux le faire vraiment comme tu veux. dans ta semaine. Il y en a maintenant qui sont sur quatre jours qui vont le faire. Il y en a qui le font sur six jours. Mais les gens savent qu'ils peuvent venir au bureau. Ils peuvent venir au bureau quand ils veulent, mais les mercredis et les vendredis, c'est là qu'ils peuvent voir leurs collègues et avoir du fun.
François Lanthier Nadeau: Avez-vous augmenté le nombre d'activités para-entreprises ? Extra-entreprises, genre, je ne sais pas, le sport ou les parties ou les activités sociales. Avez-vous augmenté le nombre de ça ou c'est pas mal resté similaire ?
Olivier Rousseau: Oui, on l'a augmenté. On est devenu comme un petit... tape dans le dos parce que avant ça, il y avait comme beaucoup de... Tout le monde est au bureau, puis là, Bon, on va-tu faire ça après le bureau ? On va prendre une bière dans un bar. Ça se faisait vraiment très organiquement. On a mis un petit peu d'artificiel là-dessus. On s'est dit, une fois par mois, ce serait cool de sortir et de faire une activité. Mais là, je n'ai pas envie de créer un club social ou de m'en occuper. J'ai dit, Check it, je vais mettre un Google Sheet ici. Mettez votre nom, un nom par mois. Puis après ça, tu es la personne responsable de l'activité. Tu décides ce qu'on fait. Puis le fait de se... Puis le fait de recréer ça, plus d'activités une fois par mois comme ça, ça a fait que les gens, après l'activité, si je le vois, il y a une énergie, puis les gens viennent plus au bureau parce que, je ne sais pas, ça fonctionne bien.
François Lanthier Nadeau: Puis aujourd'hui, on en parlait un peu offline avant de commencer le pod, ça a été une excellente année pour Space.
Olivier Rousseau: Oui, exact. C'est pas la meilleure année.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est malade, congrats, je suis trop content pour vous autres. Puis je pense que cette super belle année-là, puis avoir passé à travers la COVID, tout ça, ça t'a... En tant que leader, il faut que tu t'occupes de la vision. Oui, tu es dans les ops, mais où c'est que ça s'en va, cette agence-là ? Tu as pris une décision que tu m'as parlé offline vraiment cool. J'aimerais ça qu'on en parle sur le pod aussi.
Olivier Rousseau: Oui, j'étais assez fier cette année. Il y a quelques semaines, j'ai annoncé à l'équipe que je mettais en place quelque chose que j'avais déjà parlé souvent, qui est un profit share pour les employés. Mon objectif, c'est de redistribuer... le succès de l'entreprise aux employés. J'explorais beaucoup de structures pour faire ça. Genre ? Genre, j'avais cette vision-là, puis à un moment donné, j'ai entendu parler d'une CTA, Coop de travailleurs actionnaires. J'ai creusé un petit peu sur ce sujet-là, puisque c'est un modèle qui a été créé pour faciliter le rachat d'une entreprise par les employés. J'ai regardé un peu si ça pouvait s'adapter à mon modèle, dire OK, oui, j'ai un certain pourcentage que je vais donner à mes employés. Ça pourrait être la coop qui est là, puis tous les employés sont dans la coop. Ça semblait intéressant. Par contre, il y a vraiment beaucoup de coûts administratifs, de maintien, de mise en place. Puis il y avait quelques règles qui ne fonctionnaient pas comme je voulais puis qui étaient comme imbriquées dans ce modèle de coop-là. Il y avait aussi des super de bonnes règles que je trouvais intéressantes. Puis j'étais comme Crime, c'est exactement ça, ma vie. Genre ? Genre ? Je veux récompenser les gens qui ont été là pendant l'année et qui ont contribué à la bonne année de Space au succès de l'agence pendant cette année-là parce qu'on a fait du bon travail. Tout le monde qui était là, tout le monde ensemble, on se partage une partie des profits. Il y avait une mécanique pour ça, mais il y avait aussi une mécanique très importante pour nous parce qu'on n'est pas une agence où... L'objectif, c'est nécessairement de faire la meilleure année à chaque année. L'objectif, on investit beaucoup dans le long terme, justement, avec les startups. On investit dans des business, ça prend du temps avant qu'on fasse un bon coup, comme Snippet par exemple.
François Lanthier Nadeau: Neuf ans, quelque chose.
Olivier Rousseau: Exact. Donc, on investit dans des projets comme ça. Puis la team, elle nous suit dans cette vision-là d'investir dans des projets, de partir des projets à l'interne pour éventuellement, peut-être, que ce soit des bons coups. Donc, dans la coop, il y avait une mécanique où sur sept ans, ça trackait comme membre de la coop. ta part sociale de la courbe, puis ça te récompensait en fonction justement sur plus longtemps. Si tu as investi dans une startup, là longtemps, puis que là tu avances, l'employé qui est là depuis 7 ans, il bénéficie, il a déjà une règle toute faite pour que ça soit comme fair par rapport à la personne qui est rentrée dans l'année. Fait que moi, j'ai recréé ce modèle-là dans un système de profit share maison où je récompense en partie pour le succès de l'année. Mais en partie aussi par rapport à l'ancienneté. Donc, plus longtemps que tu es chez Space tu as des genres de shares virtuels que tu as accumulés. Il y a une partie du profit share qui va là-dedans. Puis si on... C'est pas si, mais les prochains... Le success story, les prochains bons coups qui sont hors de nos opérations courantes, on va les partager avec l'équipe basée sur ces shares virtuels-là qui sont là pour tous nos employés qui sont là depuis au moins un an.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, comme... Ouais, ouais. T'as dit quoi de vraiment intéressant aussi tantôt quand on était dehors, c'était genre une structure comme le CTA, coopération travailleurs-actionnaires, c'est ça ? C'est vraiment cool tout ça, ça a des règles cool en place, mais c'est vraiment pas lean. Genre, si t'implémentes ça, tu peux pas juste revert si ça marche pas. C'est complexe, ça coûte du temps. Fait que moi, ce que je trouve cool à propos de ta formule profit share maison, comme tu dis, Ça impose aussi cette philosophie-là d'être lean, de trouver le good enough le juste que j'ai besoin pour accomplir mon job to be done ou ma tâche, le livre à valeur que je veux faire. Comment ça a été reçu, par exemple ?
Olivier Rousseau: L'équipe était très cohérente avec le discours qu'on avait. Dans la relève de Space qui a eu lieu les dernières années avec moi, François Laplante et Sébastien Lemieux. On avait déjà exposé ça à l'équipe que c'est quelque chose qu'on aimerait mettre en place. Mais je pense que les gens, il n'y avait pas nécessairement d'attente à ce niveau-là. Quand je l'ai annoncé cette année, regardez, super bonne année, by the way, je mets le profiteur en place, j'ai montré un fichier, voilà ce que ça représente concrètement pour chacun de vous. Le monde était vraiment stoked. Je trouvais vraiment que c'était cohérent avec la vision long terme, puis le partage, puis les valeurs qu'on a.
François Lanthier Nadeau: Très cool, man. Très cool parce que comme on parlait, c'est comme de quoi j'ai l'impression qu'il est... qui a été dans le back burner pour Space tellement longtemps, puis là, c'est genre concret, SaaSpasse.
Olivier Rousseau: Ça a toujours été dans vision des fondateurs Georges, Vincent d'impliquer plus les employés. Il y a un moment donné où ils montraient les chiffres à tout le monde, la valorisation de Space était présentée à tous les employés à chaque année, puis ils disaient, il y a-tu du monde qui veut acheter 1% de Space ?? Peu de gens levaient la main. C'est comme ça que moi, François et Seb, on a acheté notre premier pourcent de Space. v'là 5-6 ans. Mais éventuellement, ce n'était pas un modèle qui se quêlait tant que ça parce qu'en venant acheter 1 ça commençait à coûter cher. Ça bloquait au niveau, tu as-tu la capacité financière d'acheter ce pourcent-là ? Après ça, c'était aussi beaucoup d'administratif. Tu es obligé de parler à ton avocat, de checker la convention, ce genre de choses-là. Ce n'était pas un modèle super sexy, mais c'était comme le modèle qu'ils avaient trouvés, jusqu'à ce que ça ne fonctionne vraiment plus. Puis là, on est tombé dans un timing où ça ne faisait vraiment plus de sens de vendre des pourcents à des employés.
François Lanthier Nadeau: La valeur de la business augmente aussi. La barrière d'entrée peut changer pour différents individus. Quand tu as fait ce move-là, que tu as dit genre, OK, les fondateurs de Space moi, tu étais déjà full impliqué. Ils ont dit, OK, ils ouvrent l'actionnariat, somehow, moi, je vais mettre de mon cash. prendre un certain risque puis rentrer là-dedans. Puis là, tu as double down sur ce risque-là parce que tu es allé en acheter beaucoup, beaucoup, beaucoup plus que le pourcent que tu avais dit. Pourquoi tu as fait ça ?
Olivier Rousseau: C'est une super bonne question. Je croyais à la vision puis j'ai toujours d'entrepreneurs. J'aime ça avoir de l'ownership dans les projets dans lesquels je m'implique. Même chez Cyclemap comme employé, je voulais aussi devenir actionnaire puis une queue. Ça a toujours été dans... dans mes objectifs un petit peu de faire ça. Avec Space j'avais l'ouverture et la structure pour le faire, l'opportunité. J'ai poussé dans ce sens-là pour pouvoir acheter la business.
François Lanthier Nadeau: Est-ce que le changement de leadership chez Space est-ce que ça a été... Je sais que ça a été progressif. Par exemple, je pense qu'on peut dire que Vincent mettons, lui, il ne fait plus partie de l'actionnariat chez Space. Puis Georges, il en fait encore partie un petit peu, je pense. C'est ça ? OK. Est-ce que... Comment vous avez communiqué ça à la team ? Comment la team a accueilli ça ?
Olivier Rousseau: Ça a tellement été progressif que l'annonce, c'était comme... c'était très une fausse annonce. C'était quasiment nous qui ne l'avions jamais dit out loud, mais la team le savait déjà, si on veut. C'était même pas encore fait et c'était déjà compris quasiment que c'était ça parce que Vincent les gens le voyaient, il courait des ultramarathons et il était moindre dans les opérations. Georges était en Puis on bâtit des projets avec lui, on a Space en Puis maintenant. Fait que tu sais, il a fait des projets et il a fait Au D2D, les gens voient Oli, Seb, François se battre le cul pour Space et avoir repris la barre du bateau. Ça a quand même été long, le processus de rachat, de relève, tout ça. La date officielle, qui était vraiment l'an passé, on l'a annoncé et on l'a montré. Regardez, c'est la nouvelle organisation. Les gens le savaient déjà.
François Lanthier Nadeau: Tu trouves-tu ça tough ? Là, je poserai des questions pour moi, parce que ça m'intéresse. Mais Space man, ça a vraiment fait une marque sur la tech à Québec. C'est une christi belle compagnie qui a été connue et qui a promu l'entrepreneuriat avec Georges, qui avait une personnalité publique très forte. C'est comme un peu, tu marches dans ces souliers-là, mais en même temps, c'est ta business aussi, à Star. Tu peux avoir tes propres souliers. Est-ce que tu deals bien avec l'héritage un peu culturel des fondateurs et de ce qu'ils ont construit, et ce que toi, tu veux construire pour le futur ?
Olivier Rousseau: Oui, je suis juste vraiment reconnaissant un peu de l'opportunité et de la chance que j'ai eue de travailler avec les gars, d'avoir pu faire une relève en reprise comme ça, et de reprendre Space où il était rendu. C'est vraiment un bel business avec des beaux modèles. Avant de prendre le risque et vraiment la décision de racheter la business, contribuer à ces modèles-là, bâtir Apollo 13 avec les gars, participer à différents investissements de start-up qu'on a faits, changer les processus à l'interne et restructurer aussi la business.
François Lanthier Nadeau: Développer une confiance, je pense.
Olivier Rousseau: Développer une confiance et je le savais que c'est ce que je voulais faire, racheter la business rendue là. Après ça, oui, il y a quand même une espèce de crime. Il y a quand même... La barre est haute, tu sais, puis je veux continuer à la pousser, tu sais, mais je suis assez grand pour la pousser plus haut. Je ne sais même pas si l'analogie est bonne, mais...
François Lanthier Nadeau: C'est correct, d'où d'Antoine, il fait pire l'analogie. Ça ne l'inquiète pas, moi.
Olivier Rousseau: Fait que oui, il y a une certaine pression, un certain challenge, mais tu sais, en ce moment, on est en train de bâtir le studio avec Apollo, tu sais, puis je fais mes propres trucs aussi dans la vision de Space tu sais, puis il y a encore beaucoup à bâtir, c'est juste de voir...
François Lanthier Nadeau: Genre, je t'ai... Tu es encore proche de Georges.
Olivier Rousseau: Georges, on se parle encore très souvent. On travaille encore ensemble. Il est encore actionnaire dans le business. On est encore actionnaire aussi avec la business en Puis. C'est deux compagnies, mais c'est sous un même chapeau. Donc, on collabore au D2D. Nos équipes collaborent aussi.
François Lanthier Nadeau: Ce Space Puis je vais le garder pour le moment que Georges vienne sur le pod.
Olivier Rousseau: C'est bon.
François Lanthier Nadeau: Écoute, on a beaucoup parlé d'investir dans une startup, lancer une startup à l'interne. les tech stacks que tu utilises pour faire ça, etc. La question que j'ai pour toi, c'est, as-tu l'impression qu'aujourd'hui, avec l'état des choses, on a tous les outils disponibles, c'est plus facile que jamais de lancer un SaaS ou pas ?
Olivier Rousseau: Bien oui, c'est plus facile que jamais. La production, tout ce qui est produit, genre je le disais souvent, moi je le dis souvent aussi, avant ça, c'était difficile de produire de quoi. Autant physique que numérique. C'était difficile avant, puis après ça, le marketer, c'était facile. Tu le mettais sur la tablette, tu le mettais sur le Play Store, tu étais le premier, puis ça partait. Maintenant, partout, c'est crowdé, donc c'est le marketing qui a rendu difficile de produire. C'est de plus en plus facile, puis on est vraiment sur un pivot à ce niveau-là, je pense, de production de logiciels. On l'a vu avec les sites web. Les sites web avant ça, c'était quand même difficile de faire son site web. Il fallait une expertise. Depuis quelques années, tu veux faire un site web, il y a plein d'outils pour faire toi-même ton site web.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Olivier Rousseau: Puis là, on est en train d'aller vers, tu veux faire une app, puis de moins en moins, tu pourrais avoir besoin d'un développeur. Je ne parle pas des apps complexes, des gros systèmes, puis avec la sécurité, tout doit être on-premise. Il y a quand même des use cases, n'inquiétez-vous pas les développeurs, vous ne manquerez pas de job. Mais il y a des petits projets applicatifs avec des logiques que là, c'est rendu possible de le faire.
François Lanthier Nadeau: Sans écrire de code.
Olivier Rousseau: Sans écrire de code, avec le no code, low code. Puis on n'a pas encore mentionné l'AI dans le podcast. Je pense que c'est un incontournable à chaque épisode. Mais l'AI vient booster ça. Puis on ne le sait pas encore exactement, le potentiel, ça arrête tout, mais on le voit que ça s'en vient de développer des apps grâce à l'AI aussi.
François Lanthier Nadeau: Parce qu'au niveau... Ça a été quoi ? Parle-moi du pivot un peu. On va rentrer là-dedans, puis ça va expliquer ce qu'on veut dire par tout ça. Studio Apollo 13, c'est quoi ? C'est quoi la prémisse ? pourquoi qu'on le fait.
Olivier Rousseau: Le studio à Port-au-Travis, c'est venu un petit peu de ce que j'ai mentionné plus tôt dans le podcast, de la difficulté pour les projets où il y avait beaucoup de changements rapides. Il fallait aller vite sur le marché, vite tester. Puis là, tu disais, on n'est tellement pas sûr de la valeur de cette fonctionnalité-là. C'est plate d'investir beaucoup, mettons, dans ce petit produit-là, ce petit module-là. Puis quand c'est un MVP et que c'est carrément ça le produit, tu te dis, OK, j'investis-tu tout ce temps-là de développement et d'expertise pour ça ? Pour ça, il va peut-être changer quatre fois avant vraiment de trouver la bonne. Puis là, avec Space nous, on est habitués de bâtir des produits qui sont là pour durer longtemps. Fait que notre manière de travailler puis de réfléchir, des fois, ça adaptait mal à une startup. Il faut faire du jetable au final pour une startup.
François Lanthier Nadeau: Une startup plus early.
Olivier Rousseau: Une startup plus early. Tu veux faire du jetable, tu veux faire un logiciel. C'est correct si ça dure juste trois mois ou ça dure juste un an, deux ans. C'est quand même long, deux ans pour un logiciel. Pour un logiciel qui est comme jetable. Là, on a commencé à regarder un petit peu le no-code, qui est très, très trendy dans les dernières années, avec la COVID, ça a explosé, il y a eu beaucoup d'investissements dans ce space-là du no-code. Ça bouge beaucoup, c'est un terme qui a de plus en plus de hits. Donc, on a commencé à s'intéresser un petit peu à ça, on a fait un premier test avec une startup, dire OK, on est-tu capable de bâtir vraiment quelque chose avec ça, puis c'est où que ça va bloquer. On l'a fait, on l'a testé, c'était un super de bon, un super de succès. La startup Oxio, où on a créé une plateforme d'encart avec presque pas de code.
François Lanthier Nadeau: Pour les voitures, c'est ça ?
Olivier Rousseau: Pour les voitures. Une plateforme d'encart pour les voitures, pour les concessionnaires. Donc, ça a été un super bon projet. On a pu aller sur le marché en dedans de trois mois versus si on avait développé, ça aurait pris sûrement le triple, quadruple du temps.
François Lanthier Nadeau: Et du cash.
Olivier Rousseau: Et du cash aussi. C'est pas juste le... c'est tout. Puis finalement, on a eu... plein d'apprentissages une fois sur le marché. Il y a plein de choses qui ont changé dans le modèle qui n'étaient pas du tout dans la vision. On aurait clairement développé avec les gars d'Octio dans le vide. Il n'y aurait pas lieu de le refaire, mais ça aurait coûté très cher de faire cet apprentissage-là. Avec le NoCo, on est capable d'aller plus vite, tester. C'est moins grave sur le plan que ça a coûté moins cher. Oui, il y a des concessions. Ce n'est pas pareil comme faire du code. Ils vont avoir des concessions au niveau des règles d'affaires. Ils vont avoir des concessions au niveau du brand, du UI, du UX. Ils vont décrocher un petit peu partout, mais le job to be done, c'est ça que tu veux t'assurer qu'il soit là. Puis souvent, tu vas être capable quand même de le faire. Il faut juste bien réfléchir à quel outil tu vas prendre et tout. Puis c'est là qu'on va être chez un expert, des experts en no-code pour bâtir ça. Puis le studio Apollo 13, c'est ça l'offering. C'est-à-dire, OK, Space on est habitué à faire des produits numériques long terme, mais là avec le studio Apollo 13, tu veux faire des MVP, tu veux tester, tu veux innover un truc puis le mettre sur le marché rapidement. Viens nous voir, on va trouver des solutions pour bâtir ce petit produit-là rapidement avec un budget qui est vraiment legit.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Puis l'affaire aussi que je dis aux entrepreneurs, je commence à changer dans mon discours, c'est oui, oui, c'est correct que la vieille quote, je pense que c'était Reid Hoffman, si tu n'es pas honteux ou gêné de ton premier MVP, ça veut dire que tu as trop mis de temps dedans ou je ne sais pas quoi. Comme oui, mais... Avec les outils, nos codes, avec l'AI, avec toute la capacité de builder des apps sans mettre trop de codes ou de cash, I guess que tu pourrais être un peu plus fier, tu sais, puis que tu pourrais avoir des codes un peu plus solides sans nécessairement, tu sais, tu sais, te casser le budget ou quoi que ce soit. Fait que c'est ça que je commence à dire aux entrepreneurs qui commencent puis qui veulent de quoi pour tester le market, c'est comme, tu sais, Google around, là, check un peu d'outils, puis tout ça. Puis si t'as besoin d'aide, bien là, il y a de plus en plus d'offres comme le studio Apollo 13 qui pop. En France, il y en a tout plein, là, des... des agences no code ou des freelancers no code. Puis, ce qui m'intéresse, c'est vous, ça passe beaucoup par une personne clé, ce projet-là, pour vous, tu sais. Genre, l'expertise no code, c'est un space qui bouge vite. Il y a des nouveaux outils qui popent tout le temps. Les nouvelles features sur chaque outil existant qui popent tout le temps. Fait qu'il faut que t'aies quelqu'un qui est comme plugé sur la source. C'est quand même François Douville, justement, qui est l'expert no code, puis tout ça au studio Apollo 13. C'est quand même qu'il est arrivé dans le décor.
Olivier Rousseau: Lui aussi a passé une entrevue, puis on l'a pas pris.
François Lanthier Nadeau: Ouais, toi puis moi, en fait. Ouais, exact. On avait passé une entrevue dans le temps.
Olivier Rousseau: Je pense que c'était toi qui avais fait le call éditorial.
François Lanthier Nadeau: Mais tu te rappelles-tu ce qu'il avait fait ?
Olivier Rousseau: Oui, oui, je me souviens de ce qu'il avait fait. Frank avait passé une entrevue, puis c'était pas la meilleure entrevue ever. Puis lui, il s'en était rendu compte comme candidat. Il était retourné chez lui, puis il avait dit, Crime, j'ai vraiment raté mon entrevue. Puis là, il s'était mis à l'ordi. Il s'est monté un petit blog. Il a pris l'email à moi et Frank. Il nous a ciblés sur Facebook. Puis moi... j'étais carrément sabote de toilette no joke, je scrollais mon newsfeed pis là je vois une publicité qui dit ce que j'ai pas dit à mon entrevue pour Apollo 13, pis là je fais comme what the hell c'est une pub qui s'adresse à moi, Apollo 13, je clique là dessus pis là je vois l'article de blog de François qui dit un peu tout ce qu'il a pas réussi à dire comme il faut à l'entrevue comme il aurait voulu pis qu'il a repensé dans le champ en retournant chez eux pis genre c'est ça qu'il aurait voulu dire euh
François Lanthier Nadeau: Trop ingénieux.
Olivier Rousseau: C'était malade.
François Lanthier Nadeau: Ça a failli nous faire changer de dire.
Olivier Rousseau: Puis on ne l'a pas pris quand même parce que tu disais, oui, mais...
François Lanthier Nadeau: À l'époque, le course...
Olivier Rousseau: Ce n'était pas le profil qu'on cherchait. On voulait vraiment quelqu'un poli de rédac. Mais par contre, j'ai raconté ce soir-là mille fois depuis. C'est trop le... Si tu veux, show up en entrevue. Puis vraiment démarquer, c'était...
François Lanthier Nadeau: C'est entrepreneurial, man. C'est une façon pour lui de se vendre de la manière qui est bonne. c'est pas nécessairement un doute qui va arriver pis qui va genre te parler pis te blow away comme un genre extraverti, people person, whatever. Mais t'sais, c'est un genre de, c'est un tinkerer, c'est un gosse aïeux, c'est un builder, il est créatif pis il est curieux. Fait qu'en tout cas, ouais, c'était vraiment cool. Pis moi, une des choses que je trouve vraiment cool après justement avoir lâché, être parti de chez Snippet Daud C'est de m'être rapproché un petit peu. J'aide comme je peux, mettons, avec le studio Apollo 13. Clairement que c'est vous qui renaissez ce ship-là. François, en échange de l'aide, puis comment moi je m'investis en ce pod, lui développe en no-code. SaaSpasse. Fait que tu sais, là, c'est une plug pour nous deux. Malgré, c'est mon podcast. Je peux me plugger autant que je veux. Mais genre, si vous allez voir, tout le site web, toutes les... les collections dans Webflow, ça run sur une base de données, un table qui est synché avec un whale sync dans le milieu, puis là, on a un fill-out pour ajouter ta startup, puis plein d'autres affaires. Puis moi, moi, je viens d'un monde de SaaS où développer une feature, je le sais combien de temps ça prend, ça prend une couple de semaines, des fois des mois, puis je vois les genres de rituels à chaque deux semaines, de genre, qu'est-ce qui a bien été, qu'est-ce qui a pas bien été, puis qu'est-ce que c'est long, tu sais. Puis moi, je vois Frank, que genre, le lundi, je dis... Hey dude, ça serait malade qu'il y ait genre une manière de faire la job du mois pour que SaaSpasse, pis qu'est-ce-t-il dude, deux jours après, c'est même pas, c'est genre live, il y a un screen recording, là, il dit tiens, tu peux le tester. Fait que cet esprit-là de bouger vite quand t'es en mode MVP, quand t'es en mode early startup, qu'est-ce-t-il que ça fit avec, man, l'expertise de Noco là ? Pour moi, c'est genre mind-blowing. Fait que, tu sais, en tout cas, un gros merci pour ça, hein. Moi, c'est genre game-changer d'avoir François qui m'aide là-dedans. Pis c'est via le studio Apollo 13, pis SaaSpasse, c'est un... bon exemple d'un projet que tu peux builder en no-code.
Olivier Rousseau: C'est fou ce qu'on peut faire avec la bonne expertise et les bons outils à ce niveau-là. C'est dur pour les entrepreneurs de suivre la vitesse qu'on va. Quand on développe avec le studio, avec François, ça va tellement vite. T'es mieux d'être prêt et d'avoir des réponses aux questions qu'on va avoir pour toi sur le produit. Ça va vite.
François Lanthier Nadeau: C'est cool. Il y a de plus en plus de mandats qui rentrent. C'est beau à voir aller. 100%. Moi, ce que j'ai envie qu'on close avec genre, tu sais, OK, là, genre, c'est cool, on a parlé de l'histoire de Space tout ça, toi, ta carrière, puis... Mais on parle de startups beaucoup. Puis tu sais, Snippet c'est l'espèce de flagship de startup qui a été lancé chez Space puis que ça a été un bon succès, tout ça. Il y en a eu d'autres. Il y en a qui ont moins marché que d'autres. Il y en a qui ont été comme des neutres succès, ou je sais pas comment le dire. Puis tu sais... Je me rappelle quand on avait vendu Snippet je n'arrêtais pas de t'agacer et de te dire, bon, c'est quoi le prochain ? Check ce que ça peut donner. Si tu es assez les bonnes personnes, si tu attends assez longtemps. J'étais high sur ma vente. La question, c'est ça. Il y en a-tu une autre startup interne, tu penses, de Space ??
Olivier Rousseau: J'affiche plein de postes de stagiaire en marketing pour trouver le prochain Frank.
François Lanthier Nadeau: Mais tu es Frank. Est-ce qu'il y a cet appétit-là dans cette nouvelle slash 2.0 équipe de Space ?? Ou est-ce que peut-être ça va passer par le studio, dans le fond ?
Olivier Rousseau: Le studio, c'est le master plan pour attirer des startups qui sont vraiment malades et qu'on peut aider from the start, puis après ça aussi, à aller vers le code avec Space. On est capable de faire un pont vraiment intéressant. C'est là qu'on peut dire, OK, bien... Tu veux un partner technique, on peut être fournisseur de services, mais on pourrait être partner technique. On t'a aidé avec le studio, on veut venir investir dans ta business et continuer à t'appuyer au niveau technologique avec l'évolution de ton produit. Le studio, c'est un no-play pour continuer à investir dans des projets qui viennent souvent de l'extérieur, donc qui ont des ordres de preuve en place, mais on devient partner là-dedans au niveau technologique. De l'interne... Il y en a aussi, on en a un qu'on a lancé avec un des employés, Matt Saint-Gelais.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est vrai.
Olivier Rousseau: À l'interne et Bruno. Bon alors, Débuter mes impôts, ça s'appelle la startup. Donc, c'est un petit logiciel, c'est le réseau comptable. C'est pour aider les comptables à accélérer la production d'impôts aux particuliers. Donc, ça, c'est une…
François Lanthier Nadeau: Passionnant quand même, cette histoire.
Olivier Rousseau: Quand même. Mais le logiciel est vraiment cool et c'est un vrai problème pour les comptables parce que même il y a plein de comptables qui ne prennent plus de monde pour faire les impôts de particulier et c'est un genre de fléau. Tu veux faire faire des impôts, tu ne trouves pas un comptable qui est capable de te prendre parce qu'ils en ont déjà en masse du monde à faire. Là, nous, on arrive avec une solution pour dire check, tu vas être capable d'en prendre encore plus parce que tu vas être plus efficace pour les faire plus vite C'est un projet qu'on a lancé justement avec Bruno et Matt qui est un de nos employés. On regarde pour en lancer d'autres dans le futur. Mais bon, ça reste Space. On est l'agent de service. On investit dans le studio. On veut investir dans les projets. Ça se fait lentement. On a toujours fait la promotion du Slow Growth.
François Lanthier Nadeau: On l'applique aussi chez nous.
Olivier Rousseau: On prend notre temps et ça va venir. J'en suis certain.
François Lanthier Nadeau: Peut-être que dans un prochain pod, justement, tu vas être en grand reveal d'une nouvelle startup.
Olivier Rousseau: La prochaine.
François Lanthier Nadeau: Interne.
Olivier Rousseau: J'espère.
François Lanthier Nadeau: Je trouve ça malade, man, ce que vous faites avec Space ce qui se passe avec le studio Apollo 13. Si le monde veut en savoir plus sur Apollo 13, c'est Apollo13.co, je pense.
Olivier Rousseau: Apollo13.co.
François Lanthier Nadeau: Puis Space.
Olivier Rousseau: Space Space avec un K. Ouais. Media.com, exact.
François Lanthier Nadeau: Space. Je vais mettre tout ça dans les show notes. Anyway, si le monde veut te suivre,
Olivier Rousseau: je suis Olivier Rousseau sur LinkedIn. Je réponds pas toujours super vite. le best c'est de m'envoyer un courriel je suis au bout de la boîte courriel de Space et d'Apollo 13 ça va l'ender exactement
François Lanthier Nadeau: Daud merci tellement d'avoir pris le temps puis juste du succès pour la suite merci Frank alright cheers Bonjour, je suis...
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