Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, product designer chez Blissbook.
On discute de parcours carrière en SaaS. On aborde un paquet de dualités (parfois fausses ou restrictives) comme :
- Être technique vs. non-technique
- Généraliste vs. spécialiste
- Gestionnaire vs. contributeur individuel
On explore aussi l’importance de s’ouvrir à différents types de compétences, autant pour les fondateurs que les employés, et la baisse des barrières d’entrées en général en tech.
Ah, aussi, Antoine s’est acheté un mini Kei truck japonais, puis Frank se sent boomer sur Insta.
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La job du mois SaaSpasse chez DashThis!
DashThis est un cool SaaS de reporting pour marketing digital.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez [Ep.16 - Stéphane Guérin : 12+ années de SaaS 🎧]
DashThis sont à la recherche d’un spécialiste des ventes ou “account executive”.
Ils ont un paquet de leads qualifiés à aller convertir, donc si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, allez sur saaspasse.com/lajobdumois! Prenez le temps d'écouter l'entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Jean-Philippe Fortin-Cantin, associé chez DashThis.
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Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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François Lanthier Nadeau:What's up, folks ? C'est François Lanthier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse le podcast où on jase de croître un Saas ou une carrière en Saas au Québec. On est sur Shopify Apollo Podcasts, tous les autres. Pas game d'aller vous abonner ou, s'il vous plaît, nous laisser un review. Ça serait smart, ça aide avec les downloads, donc les commandites, pour qu'on puisse payer Producer Ludo, a.k.a. le pro du bono. TheRealPussycat. On drop un épisode par semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur Saas cliquez sur le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Le deuxième événement mensuel SaaSpasse aura lieu ce mercredi 21 juin à Québec au bureau de Novathize. On enregistre un live pod avec Ismaël Meskine, cofondateur de Kimobi. On est sold out, mais écrivez-moi si vous descendez de l'extérieur pour ça et que vous n'avez pas de billet. On a un nouveau segment commandité pour le pod, la job du mois, SaaSpasse. Et pour juin, la job du mois, SaaSpasse chez Dashdisk, un cool SaaS de reporting pour marketing digital. Dashdisk sont à la recherche d'un spécialiste des ventes ou account executive. Il y a un paquet de leads qualifiés à les convertir. Donc si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien job du mois dans les show notes. ou aller sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tiret. Vous allez y trouver aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Jean-Philippe Fortin-Quentin, associé chez Dashdisk. All right, aujourd'hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, product designer chez Blissbook. On discute de parcours carrière en SaaS. Donc, on aborde un paquet de dualités qui sont parfois fausses ou restrictives, comme être... technique versus non technique, à être généraliste versus spécialiste, gestionnaire versus contributeur individuel. On explore aussi l'importance de s'ouvrir à différents types de compétences, autant pour les fondateurs que les employés, puis à la baisse des barrières d'entrée en général en tech puis pour les compétences en tech. Ah, puis aussi, Antoine s'est acheté un mini K-Truck japonais, puis moi, je me sens un boomer sur Instagram. All right, on passe au show ? Let's go ! Antoine Meunier bienvenue sur le podcast SaaSpasse. Salut Frank,
Antoine Meunier: comment ça va ?
François Lanthier Nadeau: Ça va bien, man. J'ai même plus besoin de te dire bienvenue, c'est basically chez vous, ce pod-là, à cette heure. Ouais,
Antoine Meunier: je me suis installé. J'ai mis mes petites affaires, j'espère que ça va être correct.
François Lanthier Nadeau: Garde partagé.
Antoine Meunier: Une garde partagée du podcast. Mais ouais, c'est drôle de... En fait, c'est drôle de pas être avec toi dans le studio cette fois-ci, pis d'être à 5000 kilomètres l'un de l'autre.
François Lanthier Nadeau: C'est-tu 5000 ?
Antoine Meunier: J'aime ça dire 5000, c'est un beau chiffron. Pis d'après moi, si tu prends assez de détours, c'est 5000. Si tu prends la route scénique, c'est clairement 5000.
François Lanthier Nadeau: De quoi qu'on parle aujourd'hui, dude ?
Antoine Meunier: Hé, écoute, c'est un sujet qu'on a effleuré ensemble lors d'une discussion off the record. C'est tout l'univers... La différence entre les gens qui sont technical et les gens qui sont non technical en tech. Donc, les gens qui sont plus les software engineers, les ingénieurs logiciels. Je vais te laisser dire la liste de tous les noms. Puis de l'autre côté, on a les gens qui sont peut-être plus marketing, opération, qui sont souvent l'entrepreneur avec une vision incroyable ou la fameuse personne avec une idée pour une app. Il y en a toutes les sauces, mais je pense que c'est de couvrir un peu le... Aussi, avouez que les deux, on a commencé comme les gens non-technicals. Puis, comment on a fait pour rentrer dans ce monde tellement... qui peut sembler tellement opaque. Et j'ai le goût de dire le mot insulaire, mais on dirait que c'est pas ça le terme.
François Lanthier Nadeau: J'aime ça, par exemple, ça sonne bien. Mais mettons qu'on trace la ligne de qu'est-ce qu'on veut dire par non-technique. L'inverse que technique, monométrique, c'est que t'es capable d'écrire du code dans un éditeur de code ou de faire des... commande dans le command line terminal tes techniques. C'est pas mal ça.
Antoine Meunier: Moi, j'ajouterais le facteur confiance en soi.
François Lanthier Nadeau: Non.
Antoine Meunier: Alors, je m'explique. Si t'écris une ligne de code, pis que t'es capable de convaincre tout le monde que t'écris du code, t'es technical. À l'inverse, t'as des gens non-technicals qui se disent non-technicals, pis qui font plein d'affaires hyper-technicals, mais qui ont jamais... qui se sentent... pas, qui ont un syndrome d'imposteur, puis je pense que c'est le... Tu sais, perso, moi, c'est un truc qui m'a toujours tellement travaillé. Je ne me suis jamais senti technique jusqu'à ce que je réalise que j'écris plus de code qu'un des front-end guys avec qui je travaille. Puis j'ai fait Oh, OK, finalement, je suis peut-être technique. Mais je ne m'étais jamais senti legit dans ce monde-là parce qu'il y a ce côté de… Tu sais, on connaît tous des gandalfes du code.
François Lanthier Nadeau: On pourrait-tu dire, genre, de bord, technique, c'est… Quand tu es game de te faire payer pour jouer dans le code, ça va avec la confiance, je guess.
Antoine Meunier: Oui, pour vrai, oui, non, oui. Je pense qu'il y a aussi un gros, gros gap entre ton day job, dans le fond, ton travail, tu es payé pour écrire du code et tu es un co-founder qui connaît comment le code fonctionne, donc tu es capable d'arriver avec une idée de produit qui fait du sens. Je pense que c'est plus ça. Moi, je trace la ligne à quelqu'un qui est capable de discuter avec un ingénieur d'une stratégie ou même d'une architecture ou des technologies qui vont être utilisées, qui est capable de... qui va lire le code puis qui va avoir une idée de ce que ça fait. Moi, je pense que ça, c'est quelqu'un qui est très technique. Puis dans le monde de la startup, c'est quelque chose qui est super important. Puis, tu sais, un truc, c'est aussi un peu le developer mindset. Je sais pas si... J'ai pas la définition, mais...
François Lanthier Nadeau: Genre, comment je peux... bundle des outils ou des librairies ou des choses ensemble qui vont créer un résultat final qui aura de la valeur un peu genre.
Antoine Meunier: Ouais, genre dans le concept de quelqu'un qui, dans le fond, l'idée de, qui va avoir une vision globale un peu de ce que le code fait, pourquoi il est là, comment le, comment le, comment bâtir son arbre pour qu'il soit facile à maintenir, pis il y a plein de trucs, pis là, rendu là, ben on sort de mon domaine d'expertise, fait que je vais justement me gourer. Mais je pense que c'est cette... Il y a des gens pour qui... En fait, moi, ce qui me fascine, c'est qu'on rencontre plein de gens qui sont excellents, par exemple, avec des trucs no-code. Fait qu'ils vont se dire non-techniques, mais c'est des gens qui ont bâti, finalement, des logiciels, qui ont bâti des apps sans écrire de code, qui ont pensé à toute l'architecture, qui ont pensé à toute la maintenance. Bref, qui ont fait le même parcours que quelqu'un de très technique. Mais... qui vont se considérer non-technical pis qui vont encore avoir ce syndrome d'infériorité-là.
François Lanthier Nadeau: Mais eux, il y aurait... Selon un peu cette définition-là, il y aurait le developer mindset. Qu'est-ce que je plug avec quoi ? Quels outils fonctionnent ensemble ? C'est quoi le résultat final ?
Antoine Meunier: Exact. Pis je pense que c'est ça le truc qui est un peu la clé. C'est qu'en fait, d'où je pars avec ça, c'est qu'il y a beaucoup de gens pis les deux, on a commencé là. C'est que... on rentre dans la tech, c'est un milieu qui... Il n'y a rien de plus le fun qu'être dans une industrie où il n'y a aucune règle, que c'est le Far West, que tout... On peut être... Tu sais, je veux dire, je pense que j'ai eu 14 rôles et carrières différentes dans ma petite vie dans la tech, tu sais, puis c'est cette liberté-là un peu de juste faire les choses, puis si tu es capable de le faire, bien, tu continues de le faire, puis si tu n'es pas bon, bien, tant pis, tu arrêtes. Mais c'est cette... Cette opportunité-là, finalement, d'essayer, de faire de l'essai-erreur. Puis je pense que la raison pour laquelle je voulais qu'on en parle aujourd'hui, c'est que ça arrive tout le temps, puis je ne sais pas pour toi, mais de rencontrer des gens qui ont tout ce qu'il faut, finalement, mais qui se mettent cette barrière-là de se dire Ah, mais moi, je ne suis pas programmeur, je ne suis pas technique. Puis qui vont, finalement, se mettre un peu des bâtons dans les roues puis pas assez rentrer, si on veut, dans notre monde quand c'est tout ce qu'on a besoin de cette... diversité-là d'idées, puis des gens qui arrivent avec un background complètement différent.
François Lanthier Nadeau: Alright, ben dans ce framing-là, bon, je rentre dans une industrie comme celle du SaaS, des start-up tech, j'ai pas nécessairement de compétences en programmation ou en lecture-compréhension de code, comment j'évolue ma carrière ? J'ai l'impression que toi et moi, on représente comme deux forks, deux chemins différents. Où est-ce que toi, t'as commencé avec ce syndrome d'imposteur-là, puis... tu le transcendais à un certain niveau, tu t'es sali les mains, t'as appris, t'as construit, t'étais beaucoup, beaucoup driveé par je vais arriver à un résultat X, je vais être quand même autonome fait que tu t'es sali les mains, t'as appris à coder, mettons. Moi, ma fork, c'est genre, j'ai encore ce syndrome d'imposteur-là, puis j'ai essayé de me salir les mains à apprendre à coder. Je fais du HTML, CSS, quand je suis arrivé au JavaScript, j'avais le goût de m'arracher les cheveux sur la tête. j'ai comme arrêté puis j'ai fait le bet de il y a tellement d'autres dimensions où est-ce que tu peux amener de la valeur dans une startup dans un SaaS puis moi c'est là que je vais shiner Je veux juste en comprendre le minimum ou l'essentiel pour avoir des discussions avec des devs, challenger des devs, mais je ne veux pas lire le code et comprendre exactement tout ce qui se passe. C'est comme deux chemins. C'est-tu fair comme représentation de ce que je viens de dire, tu penses ?
Antoine Meunier: C'est fair et ce n'est pas tant deux chemins que je vois ça un peu comme un spectre. L'idée, c'est qu'on est parti et il y en a beaucoup qui sont dans cette position. Un fait à souligner, c'est que tu dis que tu n'es pas technique et tout, mais il faut se rappeler que tu as quand même été à la tête d'une compagnie qui vendait un software pour des développeurs. Puis, ça prend... Ce qui est fascinant, j'ai eu la même expérience chez The N Simple, qui est un DNS provider pour, encore là, les développeurs en majorité. C'est que même si tu es la personne de marketing dans une compagnie comme ça, tu es entouré de... d'ingénieurs, puis juste de monde très, très, très technique. Puis, le produit en tant que tel est technique. Fait que, je pense que la compréhension vient finalement, la compréhension du produit, puis de comment la technologie fonctionne, puis où elle se place dans l'industrie, puis ces choses-là, ça vient finalement, selon moi, pallier, tu sais, le genre, OK, t'écris pas de code, mais c'est tout comme. Puis, il y a un truc aussi, tu sais, toute la gang font du support, tout le customer support. Customer Experience et Customer Success, c'est toujours des gens qui vont se faire à tort. Ils vont se mettre dans une boîte et qui ne sont pas techniques. Souvent, en tout cas, j'ai vu des trucs atroces par rapport à cette gang-là, puis des trucs géniaux, mais il n'y a rien. C'est souvent ceux qui comprennent le mieux les vrais besoins. Parce que l'idée, c'est que la technologie, c'est un outil. Si ce n'est pas un outil, ça ne sert à rien. Du code, ça ne sert à rien si ça ne fait pas une job. C'est cette manière-là de devenir un peu la colle entre un utilisateur et le code, qui est le produit, et d'être capable de comprendre pourquoi il est là et qu'est-ce qu'il fait. Selon moi, c'est là que vient un peu la nuance entre écrire du code et être capable de reconnaître un code qui fonctionne, par exemple, dans un produit ou qui ne devrait pas exister, peu importe.
François Lanthier Nadeau: Oui, je pense. Il va falloir faire attention avec ce pod-là de ne pas s'empêtrer trop dans la définition précise de technique versus pas technique. Je pense qu'on peut rester dans le pratico-pratique. Il y a du monde qui écoute, mettons, en ce moment, que c'est les fondateurs, eux, sont très engineering-driven. Leur valeur ajoutée, leur capacité d'amener quelque chose dans le monde, c'est très... informatique, logiciel, applicatif. Ils ont mis un input de savoir, connaissance, en code. Ça fait un output d'une app qui commercialise, mettons. Mais tu as des fondateurs ou des employés, des early employés qui, eux, leur input, c'est des ventes, du marketing, du PR, de la levée de fonds, de l'admin, de la finance, du customer support, tous ces autres produits. Fait que, est-ce que... tu as l'impression qu'il y a une valeur, mettons, importante à ne pas essayer d'être trop horizontal dans ton skill set. Tu sais, mettons, genre, tu rentres avec... Mettons, moi, j'avais des forces en copywriting, mettons, puis là, j'ai comme développé un peu en parallèle, mais je peux aller loin dans l'horizontal. Je peux aller dans le SEO, content marketing, social media, ce genre d'affaires-là. Est-ce que tu penses que... C'est ça, que c'est important de stay in your lane un petit peu.
Antoine Meunier: C'est là que le podcast prend une tangente, spécialiste versus généraliste. Puis par horizontal, ce que tu veux dire, c'est de prendre plusieurs chapeaux, plusieurs rôles, puis finalement de ne pas être seulement une chose.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Antoine Meunier: Mais tu sais, je pense que dans une startup, puis maintenant la définition d'une startup, je pense que ça dépend des moyens qu'elle a, tu sais. Quand tu n'as pas les moyens d'avoir justement un chapeau par rôle, une personne par rôle, fondamentalement, tu vas avoir des gens qui sont, on va dire, horizontaux, qui sont capables de faire beaucoup de choses. Puis c'est tellement important, puis c'est tellement payant, early on, au début d'une startup, d'avoir justement cette diversité-là. C'est le match parfait d'avoir quelqu'un, par exemple, une personne extrêmement technique, mais horizontale dans ce champ-là, d'avoir quelqu'un qui a l'exemple. le unicorn full stack engineer qui en plus connaitrait l'industrie dans laquelle le produit va être créé pis d'un autre côté tu vas avoir un autre founder qui cette personne là va être deep knowledge dans l'industrie, mais qui est peut-être pas nécessairement tech, qui est peut-être pas hyper, dans le fond, qui est nouveau à cette industrie-là, mais c'est que ce match-là, généralement, puis ça c'est deux founders, mais ça peut être trois, on dirait quatre, ça prend peut-être plus de tact, mais l'idée, c'est que je pense que dans une startup, la pire chose qui peut arriver, c'est que tout le monde se fasse la... qu'il y ait trop d'overlap finalement. Moi, c'est mon opinion, parce que d'avoir justement un grand range, ça permet de rapidement voir les trous flagrants, parce que tu sais, quand tu es parti de ta startup, tu as aussi ton plan de ok, on va essayer de se rendre au premier checkpoint sans mourir Ok, maintenant on est rendu au prochain checkpoint sans mourir. Puis là, c'est ça, il y a quand même plein de milestones, qu'on appelle ça en français des... les points-relais, peu importe. Fait que de ça, il y a plein de ça. Donc, il y a plein de moments super importants dans une startup et à tous ces moments-là, généralement, ça vient avec Ok, parfait, maintenant on a atteint tel niveau de revenu, on peut engager quelqu'un. Mais l'art d'engager la bonne personne au bon moment ou de savoir si le produit est prêt pour telle méthode de marketing ou toutes les questions qu'on se pose dans une startup par rapport au timing de nos actions qui sont tellement stressantes parce que si tu te trompes, tu te plantes et tu te fais très mal. C'est là qu'avoir des gens qui ont un background varié et qui ont plein d'opinions différentes devient super payant. Donc moi, je te dirais, oui, il faut être horizontal le plus possible.
François Lanthier Nadeau: Ouais, fair enough. Sorry, j'étais sur Mewt comme un épais. Fait que, moi, mon punchline par rapport à tout ça, c'est genre, oui... il y a une valeur à se généraliser quand tu commences, quand tu es une petite startup qui commence. C'est-à-dire que si tu ne peux pas te permettre une embauche au départ, que si, mettons, la personne est 100% technique, elle ne veut rien savoir du tout de toucher au site web, par exemple, ou genre aider à configurer des intégrations pour l'automation, marketing, whatever, tu ne peux pas te permettre ça au début, pas pantoute. L'affaire, c'est que... En fonction de la croissance d'une startup, ou même, je te dirais, de l'évolution d'une carrière, plus tu veux aller haut, puis loin, plus il va y avoir de la spécialisation qui va devoir rentrer. Fait que mettons, là, t'es un engineer, là. Si t'as fait un petit peu de front-end, un petit peu de back-end, un petit peu d'automation, de marketing, un petit peu de ci, de ça, whatever, si tu veux step up dans ton rôle, que ce soit dans la startup qui, elle, a une croissance ou une autre startup qui est déjà rendue plus loin, j'ai l'impression que plus c'est gros, plus ça avance, plus on engage des spécialistes. Peut-être que tu as une couple de postes, mettons un 20% qui reste généraliste, les VIP, les product people, whatever. Mais de façon générale, j'ai l'impression que c'est quasiment comme un inévitable.
Antoine Meunier: Là, tu lèves quand même un gros sujet parce que franchement, moi, je suis un peu squeezé là-dedans personnellement. C'est ça, un petit disclaimer ici. Je suis évidemment la personne la plus horizontale ever. Puis, j'ai réalisé que c'est là-dedans que j'avais trouvé mon... On va dire que je suis confortable. Je suis confortable à savoir qu'il faut que j'apprenne de quoi de nouveau. toutes les semaines pour rester relevant ou pour être capable de performer.
François Lanthier Nadeau: Oui, mais check tous les rôles que tu as assumés. C'est tout le temps dans l'espèce... Non, c'est tout le temps dans l'espèce de 20% que je dis. De genre, oui, il y a un besoin horizontal.
Antoine Meunier: Mais en même temps, ce que tu dis est complètement vrai de quand tu veux, surtout dans des compagnies, parce que quelqu'un d'horizontal, c'est super pratique dans une petite compagnie. Une petite compagnie, tu connais le prénom du partner, de... tout le monde dans la compagnie. Fait que tu connais le nom des blondes, des chums puis les dates de fête peut-être même. Fait que c'est pas gros. Fait que tu sais, on parle de peut-être 10 personnes. Après ça, tu commences à créer des pods ou tu commences à grandir ta compagnie puis là, complètement d'accord avec toi. Bien, en fait, c'est là la grande question puis c'est un autre sujet complètement différent, c'est est-ce que en tant qu'employé dans une startup, tu veux continuer d'être un individual contributor, tu veux continuer de... d'apporter, tu sais, à ton... J'avais... J'ai peint à la roue. Ce n'est pas une expression du peint à la roue.
François Lanthier Nadeau: L'eau moulant ?
Antoine Meunier: Oui, peut-être. Ou il doit y avoir du peint dans l'histoire après. Mais bref, c'est la grande question de devenir manager ou pas. Est-ce que tu veux manager une team ? Est-ce que tu veux prendre un rôle plus de leadership ? Ou de continuer, dans le fond, à creuser ? Ou de rester dans des compagnies plus petites ? Parce que celle-là, elle évolue à un niveau où finalement, le edge dans mon cas, mon opinion aujourd'hui, c'est que... je performe probablement mieux dans une petite compagnie que je performais dans une grosse. Parce que je deviendrais... Tous les avantages que j'ai à ne respecter aucune règle et tout le temps être en train de défoncer toutes les portes, c'est tellement désagréable quand il y a des gens qui ont pris le soin de faire un floor plan et de mettre en place toutes les portes. Dans une startup, ce n'est pas grave. De toute façon, il fallait démolir les murs. C'est correct.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que tu penses ? Parce que là, on est un peu en train de tout trier. Justement, bon... se verticaliser, se spécialiser dans notre skill set ou pas, qu'on soit technique ou pas, mais qu'est-ce que tu penses de... Ok, je reformule. Il y a des entrepreneurs, aspirants entrepreneurs, qui veulent se lancer un produit, une application web. Ils veulent aller dans tech, mais ils ne sont pas tech. FAC, ils... Soit ils sont intimidés par ça, puis ils essayent de s'outiller avec des agences qui coûtent vraiment cher, ou l'inverse, un programmeur de sous-sol qui leur charge vraiment pas cher, puis eux, ils voient ça comme une frontière vraiment imperméable à leur input, leur skill set. Moi, j'ai vu des exemples de fondateurs non techniques qui ont vraiment eu du succès, mais souvent, si tu check les startups, il y a un pattern de... il y a un des co-founders qui est hyper technique. Qu'est-ce que tu penses de ça pour les founders qui commencent et qui ne sont pas techniques ?
Antoine Meunier: C'est tellement tough. C'est tellement tough parce que la réalité, c'est que ces gens, on va prendre l'exemple d'une personne qui est, toutes les red flags, on va dire en 30 guillemets ici, les red flags d'une personne dans la tech depuis longtemps. Donc, c'est une personne qui est jeune, c'est une personne qui a, entre guillemets encore, pas d'expérience dans le milieu. C'est une personne qui a une idée pour faire une app. Fait que finalement, c'est toutes les choses qu'on l'a tellement entendu souvent. Puis, on l'a entendu, c'est que je pense que tout le monde qui est dans la tech a un ami, un cousin, quelqu'un qu'il rencontre qui lui dit Ah, t'es dans la tech, j'ai une idée pour faire une app. Ça, ce qui est plate, c'est que ça vient créer... tellement de bruit autour du signal parce qu'il y en a des entrepreneurs justement, il y a des gens qui ont tout pour réussir en tech mais qui ont peut-être juste pas encore trouvé comment ouvrir la maudite porte parce que c'est vrai que la porte, on la garde souvent barrée à double tour puis pour répondre, mettons à ta question après ce préambule interminable je pense que la clé c'est juste de commencer quelque chose, n'importe quoi puis C'est là qu'on entre dans le temps, en, mettons, 2010. On avait les outils, mettons, Shopify venait de commencer à exister, fait que si tu voulais une boutique en ligne, tu pouvais bagosser avec leur liquid pour un langage de programmation un peu weird, puis il y avait de quoi faire. C'était pas très technique, puis tu pouvais t'en sortir. Mais les logiciels, mettons, de design n'étaient pas là, fait que c'était tellement dur de... juste visualiser ou de montrer ce que tu veux faire. Tandis que maintenant, écoute, quelqu'un de non technique, aujourd'hui, au printemps 2023, premièrement, il y a Chad GPT, ça c'est génial, qui va pouvoir lui dire Hey, comment je devrais, je veux faire telle app, comment je la fais ? Mais mettons que cette personne-là se fait juste se lancer, il y a des outils no code, par exemple il y a Webflow, il y a Frank il y a notre bon ami Tristan qui travaille sur Glide, qui font exactement ça, en fait, c'est une plateforme qui... qui te permet de bâtir une app qui va être mobile sans faire de code. Parce que la réalité, en fait, je pense pour un entrepreneur qui rentre, n'importe quel entrepreneur, c'est essaie de construire ta proof of concept. Dans le fond, juste un concept de ce que tu peux faire. Puis, même si ça ne fonctionne pas, puis que ça ne remplit pas les objectifs de l'app, ou de ton produit ou ton projet, ça démontre tellement de... d'attitude, puis ça fait qu'après ça, les gens font Ok, cette personne-là a fait du chemin, puis on comprend où elle s'en va, puis finalement, c'est pas juste une idée. Tout le monde a des idées, c'est vraiment un potentiel business. Puis c'est là que... les portes commencent à ouvrir, puis que la personne, mettons peut-être le co-founder technique, arrive de nulle part avec Ah, ben oui, écoute, je vais t'aider dans ton projet.
François Lanthier Nadeau: Tu sais, le profil de François Douville, qui est justement le gars qui, pour le studio Apollo 13, font des MVP en no-code, lui, c'est tellement un bel exemple, je trouve, de fondateur non-technique en 2010, mettons. mais technique en 2023, genre. C'est-à-dire que s'il faut qu'il fasse un call d'API ou qu'il gosse un peu dans un éditeur de code, il va aller, genre, googler, chat GPTA, puis se débrouiller, mais grosso modo, il s'est armé d'une suite de tools, comme tout ce que tu viens de dire, Glide, Bubble, Xano, Webflow, toute l'espèce d'écosystème no-code, puis il a buildé des projets au complet. pis c'est même pas un designer là tu sais il prend des templates il y a tweaks il bundle des trucs ensemble avec Zapier ou Make je m'en rappelle plus je sais pas si c'est Make c'est whatever l'autre truc qui était IntegroMath avant ah ouais ça a changé le nom bon je voulais dire IntegroMath mais je guess que ça existe c'est plus sûr on le mettra dans les notes mais fait que lui pour moi c'est une inspiration ce gars là parce qu'il a comme cette trempe de fondateur technique moderne Puis je pense que le monde devrait arrêter de faire comme on a fait au début du pod, puis de dire Ah, il y a une ligne. Genre, il y a une ligne entre technique, pas technique. Puis toi, tu l'as comme transcendé toi-même, cette ligne-là. Raconte-nous, mettons, le moment où tu as fait Fuck it, je vais essayer de coder de quoi ? Genre, Je vais essayer de développer ça moi-même.
Antoine Meunier: En fait... C'est ça. Puis, tu sais, by the way, c'est tellement, c'est vraiment bien dit et c'est exactement ça. On est tombé dans le panneau de mettre les maudits labels, tu sais, quand c'est fluide. C'est tellement fluide parce que c'est comme approche. Puis en 2023, on est tellement chanceux. Tu sais, j'aimerais tellement ça. Pendant tellement, pendant très, très longtemps, j'étais frustré d'être un kid des années 90. J'aurais donc aimé être né en 1982, genre. Puis grandir avec le début, début, début de l'Internet puis être... capable de contribuer beaucoup plus tôt là-dedans. Fait que j'avais toujours eu ce feeling-là d'être en retard, tu sais. Mais là, pour vrai, je regarde que les jeunes ont comme tools puis juste comme opportunités. Puis là, je suis là, ah, merde, je suis trop vieux. Tu sais, j'aurais tellement aimé ça grandir, mettons, puis avoir 20 ans aujourd'hui, ou moins que ça, puis d'avoir juste tous les outils à la disposition parce que la réalité, c'est que... C'est... Un peu, pour répondre à ta question, c'est que tout au long de ma vie, je me suis ramassé avec, j'ai besoin de tel truc. Ça a commencé avec une boutique en ligne. Après ça, j'ai besoin de vêtements. Je me suis dit, je vais faire une business avec ça. J'ai juste mis un template Shopify. Le trois-quarts, sinon plus, de cette compagnie-là, ce n'était pas du tout un produit technique. C'était de la logistique, c'était du marketing, c'était de la service à la clientèle. Pis c'est là que finalement, j'ai le cas de le faire tout seul. Après ça, il est venu faire, hey, je vais faire une app. Genre, pas une app, mais je vais faire une web app qui va me permettre de créer mon site web. Tu sais, ça a commencé avec, genre, m'en créer un moi-même, pis ça marchait pas pantoute. Fait que tu sais, j'avais commencé à coder quelque chose, mais qui était tellement pas bon, pis qui faisait aucun sens. Pis tu sais, je veux dire, du HTML, CSS, tu vas pas très loin avec ça. Surtout pas, ben, aujourd'hui, c'est différent, mais dans le temps, tu sais, je veux dire, c'était statique. très statique. Parce que comme toi, je me sens faire jouer dans le JavaScript très rapidement. Tu sais quoi, c'est des petits curly brackets là. Je veux pas gérer ça. Pourquoi il y a des signes de dollars partout ? Pourquoi il y a des signes de pièces ? Fait que finalement, moi, mon parcours, ça a été de avoir une frustration par rapport à une expérience de vie. Ça se peut pas qu'il y ait pas une meilleure façon de le faire. Je me dis, hey, je vais faire une business avec ça. Ça va être le fun. Fait que là, je me mets à essayer de créer le produit. Puis finalement, je ne suis pas capable. Mais ce qui est le fun, c'est qu'en faisant ces étapes-là, même si je n'arrive pas à le construire, ça m'a permis de conceptualiser un peu l'architecture du produit. Puis après ça, quand tu en parles à quelqu'un qui est capable de t'aider à le faire, qui est capable de le faire, au moins, tu as un discours un peu plus cohérent que Hey, j'ai une idée Là, ce qui est pratique, c'est que tu rentres et tu dis Bon, voici comment je vais le faire. Par exemple, voici comment le onboarding va fonctionner. Voici comment... ça vient vraiment aider. Comment ça s'insère dans les outils qu'un client va déjà utiliser, peu importe. Et c'est cette... maturité-là par rapport à son idée que la seule façon de l'acquérir, c'est en essayant de le bâtir soi-même. Même si ça marche pas. Puis là, ce qui est le fun, c'est que si on fast-forward à aujourd'hui, tous les outils sont là, puis ce qui est le fun, c'est que la majorité sont gratuits ou pas chers, puis sont même pas obligés d'être bons ou de fonctionner. C'est de... C'est en fait, chaque entrepreneur devrait... C'est vraiment dur, là, parce que c'est tellement tough être entrepreneur, parce que là, t'as pas une scène, puis t'as besoin de faire du cash, puis tu te stresses, puis là, la pression monte, là, mais... C'est de se donner le temps de s'enfarger, de vraiment... C'est un peu s'enfermer dans un garage avec un ordinateur, faire des choses, les jeter à la poubelle, sortir du garage, partir avec son idée. Mais ce moment-là est tellement important.
François Lanthier Nadeau: C'est comme ça un peu que tu répondrais à la question. C'est que t'as eu des pains, des problèmes, tu t'es donné le temps de temps en temps de... essayer de les régler avec du code ou avec des outils qui avaient une partie qui touchait au code. Puis, genre, au fur et à mesure que tu développes ce muscle-là, c'est devenu un skill plus officiel, genre.
Antoine Meunier: Oui, puis tu sais, tu sais, genre, puis là, je viens d'avoir un flash. Tu sais, j'ai essayé, là, je pense que c'était Rails for Zombies, que ça s'appelait. Tu sais, c'était... Tu sais, il y avait plein... Il y avait... Il y a toujours eu des genres de... des bootcamps un peu... pour autodidacte, de genre en dehors de code. J'avais fait ça dans le temps pour apprendre Rails, pour apprendre Ruby on Rails. Ça n'a pas marché.
François Lanthier Nadeau: Pourquoi ça n'a pas marché ? Ce n'était pas un vrai projet ?
Antoine Meunier: Je pense que c'est ça. Moi, je pense que ma drive, c'est la business ou c'est le résultat. C'est-à-dire que quelqu'un utilise cet outil-là et un du bonheur. Tant mieux si en échange de ce bonheur-là, cette personne-là veut te donner... de l'argent, ça te permet d'en faire plus et de continuer. Mais je trouve ça tellement dur de, tu sais, juste de programmer pour programmer. Tu sais, un moment donné, je me suis dit, hey, ça va donc être cool, je vais m'acheter un Raspberry Pi. On se rappelle, Raspberry Pi, c'est des petits micro-ordinateurs, c'est gros comme une clé USB, puis tu peux programmer ça, blablabla. Puis là, je m'étais dit, ah, ça va être malade. Dans ce temps-là, j'habitais dans une maison avec plein de colocs, puis on avait un garage, mais pas de manette. Fait que je me suis dit, hey, ça va devenir une manette pour le garage, blablabla. Ça a duré 4 minutes et demie, je me suis tanné, je l'ai jamais fait. Mais c'était cool, c'est cool de l'avoir un peu exploré, d'avoir joué un peu avec ce côté-là de Ah, c'est une petite ship, je suis en train de programmer des choses dedans. Mais en même temps, n'importe quel jeune de moins de 20 quelques ans a probablement fait ça au secondaire de bâtir des robots pour faire exactement ça. Qui est probablement beaucoup plus agréable qu'Antoine est en train de faire un bebel de garage qui marche pas.
François Lanthier Nadeau: Moi, ce que je retiens de ce que tu dis, dude, c'est un petit peu, faut que tu te connaisses toi-même, mettons. Genre, c'est quoi ton type de psychologie ? Pis toi, t'es drivé par l'entrepreneuriat, par construire quelque chose pis créer une expérience pour quelqu'un, mettons. Fait que toi, la manière qui faisait du sens d'apprendre, c'est vraiment à travers des vrais projets, souvent à teneur entrepreneurial. Par contre, on va... On en connaît des programmeurs qui, comme tu disais, codent juste pour coder. Les autres, ça les fait triper, ça les passionne. Si ton esprit est plutôt logique, architectural, je veux, genre, je tripe quand je plug un paquet d'affaires ensemble, puis à la fin, ça marche. Il y a un genre de success, message, whatever. Je pense que dans cette optique-là, probablement que certains bootcamps ou cours ou projets un peu fictifs feraient l'affaire pour pour tranquillement essayer de devenir plus technique. Tu sais-tu quand...
Antoine Meunier: Vas-y, non, non, non. Vas-y, François.
François Lanthier Nadeau: C'est tellement random, mais bon. Sais-tu quand est-ce que je me sens pas technique si t'en cites ?
Antoine Meunier: Quand tu fais tes impôts.
François Lanthier Nadeau: D'autres. Quand j'essaie de faire ma tenue de livre. Oui, mais c'est con, mais c'est genre quand j'essaie de faire une story sur... Instagram. Oh my god ! Ou quand j'essaie de TikTok, mettons, pour le fun, là, je suis comme, ok, man, les outils sont là, à ma disposition. Des gens avec moins d'expérience de parcours et de pedigree que moi les utilisent à longueur de journée. Et puis là, je suis là, Jesus fucking Christ, comment je fais pour que ça l'anime de même pis que là, ça link ? Je me sens comme un boomer des fois, là. Tu sais, j'apprends le minimum pour être fonctionnel, mais comme, je suis là. dès que ça scale un peu, je vais avoir quelqu'un de trop là-dedans.
Antoine Meunier: Moi, je suis dépassé. En fait, c'est pire. Je suis dépassé par le UI de certaines apps. Puis pour être une personne qui est présentement payée à faire des UI, des interfaces, à mettre des petits boutons, je suis complètement là. On va rester sur Instagram, TikTok, Facebook, ces apps-là, Snapchat. Il y a eu une progression organique de ces apps-là. Chacune a apporté des features, après ils sont copiés, puis ils ont avancé, Moi, le problème, c'est que pendant un bon deux ans, j'ai utilisé Instagram de manière purement passive. T'sais, t'sais, juste là, moi, j'ai juste pris mon doigt, bas, haut, bas, haut, bas, haut, j'ai scrollé down, scrollé down, un petit tap pour like, c'est tout. Pis là, depuis la venue du podcast, là, y'a Frank qui arrive, Hey, peux-tu share ça ? Peux-tu partager ça, repost ça ? Pis là, je suis là, Oui. Aïe, aïe, je sais toujours pas encore comment reposter comme il faut les trucs, t'sais.
François Lanthier Nadeau: C'est ça que c'est que tu as des normes fucking semi-sociales dans tout ça. Tu tags-tu tout le monde qui a là-dedans ou faut-tu que je leur envoie en DM aussi ? Ah non, ça c'est déjà envoyé en DM.
Antoine Meunier: Comment on spam ? Comment tu fais pour spammer de manière gentille ? Mais pour revenir au sujet principal, pour revenir à tout ça, la réalité c'est que, mettons, les bootcamps, les... cours en ligne ou juste avoir un ami vraiment bon avec qui tu vas passer tes fins de semaine à apprendre, toutes les méthodes sont bonnes. Je pense que c'est un peu ça. Je racontais, OK, moi, le bootcamp n'a pas marché, mais en même temps, c'est faux parce que je n'ai fait un autre un moment donné qui s'appelle Data Camp, je pense. Ça m'a donné un crash course en SQL, en SQL Query. Mon objectif là-dedans, c'était C'est encore là, j'avais un besoin, un manque à combler. C'est en temps de chez Grain, je pense. Donc, Grain, on se rappelle, je pensais à une startup, typiquement Silicon Valley, où on a des millions de dollars en banque, puis ça va vite, vite, vite, vite, vite. Puis moi, je réalise qu'on a plein de télémétries dans l'app que je pourrais utiliser pour les besoins du growth, dans le fond. Moi, j'étais avec une growth designer. On était en mode, OK, il faut qu'on prenne la data. puis un, que nous, on l'utilise, mais aussi on pourrait leur recracher, le repackager puis recréer de la value pour les clients. Mais tu sais, OK, notre team engineering est complètement slammed. Il faut que quelqu'un sache comment écrire des maudites queries SQL. Fait que finalement, ça m'a pris un week-end, ou peut-être un peu plus, mais c'est cool parce que je pense que c'était, on va dire, 200-300$ qui avaient été repayés par la compagnie. C'est un peu les... Les barrières d'entrée pour upskill ou juste augmenter d'un cran sont tellement accessibles. Il faut juste les essayer. J'ai fait un bootcamp de design system cet hiver. Pour vrai, ça ne servait absolument à rien. J'ai réalisé que je ne suis pas pire là-dedans. Mon design system était vraiment en tête. J'étais plus un Figma geek. que la personne qui donnait le bootcamp. Fait que je me suis dit, finalement, je suis correct. Mais tu sais, il y en a tellement. Puis à la limite, c'est le fun parce que ça permet aussi de rencontrer des gens dans le milieu. Fait que tu sais, si tu es quelqu'un qui rentre dans la tech, que tu n'as pas un gros network, que tu es allé à l'événement, SaaSpasse, tu as fait plein d'amis, mais tu sens que tu as besoin d'un peu te connecter avec la communauté, les bootcamps, les cours, les cohorts, tous les cours qu'il y a avec des cohortes, c'est vraiment cool de voir un peu Comment les autres approchent ça ? Parce qu'on est quand même tous des créatifs. Il y a les créatifs du marketing, les créatifs du design, les créatifs de l'expérience, les créatifs du UI, les créatifs même du code. Tout le monde dans la tech arrive avec... Il n'y a personne qui fait juste bâtir un building avec les codes du bâtiment. Puis ce n'est pas un disque pour tous les gens qui font des vraies choses. Mais dans notre monde un peu magique du SaaS et du logiciel, c'est que... Oui, on a des plans à suivre, mais on est tout le temps là en train d'improviser. Tout le monde est créatif. C'est cool de voir comment les autres font. Parce que des fois, tu vois, ça, c'est une bonne façon d'explorer comment XYZ.
François Lanthier Nadeau: Moi, je veux double-cliquer sur les barrières à l'entrée du technique. Tu as dit ça, man. La vérité, c'est qu'avec les outils gratuits même, même si tu étais dirt poor, en dette, même si tu voulais apprendre à faire du code, il te faut un vieux laptop. une connexion Internet de la bibliothèque OP. Puis genre, tu peux littéralement copier du code que tu trouves sur Stack Overflow ou que tu trouves dans des templates qui viennent de des cours, des GitHub repos, whatever, faire rouler ça, puis demander tout à Chatgpt. Tu peux dire, comment je fais pour installer tel langage sur mon ordi ? OK, j'essaie de rouler le code là dans console, ça dit telle erreur. Tu ne sais pas comment ouvrir une console ? Comment je fais pour savoir qu'est-ce qui ne marche pas avec mon code ? C'est quoi une console ? C'est ça, exact. Toutes les questions, plus pourquoi ton code ne marche pas, tu peux les poser. Fait que tu as basically un tutor virtuellement ultra knowledgeable. Il est patient.
Antoine Meunier: Oui, c'est ça. Patient, patient, patient.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Fait que tu sais, il n'y en a pas de bonne raison. Si ça t'intéresse ou que tu as l'impression d'avoir des impératifs, des contraintes, mettons, économiques que tu dois fournir de la valeur au niveau technique, il n'y en a pas de bonne raison de ne pas commencer. Puis comme tu dis, après, même si tu t'es pété la gueule, ton niveau de crédibilité puis de fluency dans le langage que tu utilises pour parler avec des développeurs, avec des gens plus techniques, ça augmente vraiment, vraiment. C'est juste un no-brainer, je pense, pour les entrepreneurs.
Antoine Meunier: Moi, je te dirais, on peut même aussi, là, ça fait un bout de compass, on va lâcher le fameux non-technical. Du côté de la personne technique, même chose. Si... pour toi, le marketing, c'est une bête noire que écrire du texte que tu trouves poche, que tu trouves que tout le monde écrit donc bien bien, puis toi, c'est plate, puis que c'est pas bon. Encore là, ChatGPT est là pour toi. Il y a tellement de façons de faire. C'est un truc que j'ai fait, puis là, des fois, je me dis que je vais devenir lazy à force de l'utiliser. Je suis là, bon... comment... Il faut que j'écrive un tagline, il faut que j'écrive des value propositions, des value props pour des plans. Il faut que j'écrive du copy qui va aller dans le site web, sur le site web ou qui va aller dans l'app. Je n'ai aucune inspiration. Il est mercredi, il est midi, je suis tanné. Je veux juste retourner faire ce que je faisais avant. Je ne peux pas être copyrighté aujourd'hui. Juste d'écrire la version beige de ce que je veux dire dans un tool comme ChatGPT. C'est parfait. Après ça, tu ressors de ça et tu as quelque chose que tu peux lui demander d'avoir. Je lui demande généralement de faire ça dans un range de semi-formel à super casual et de choisir.
François Lanthier Nadeau: Sais-tu quoi, man ? Je dirais même qu'il y a un avantage à cette espèce de transversalité-là des skills. Mettons que tu es un designer et que tu fournis à des programmeurs. Non seulement tu es... ton UI qui t'a fait, mais genre le code qui est exporté de Figma, mettons. Ou que tu donnes un exemple d'un UI similaire qui roule déjà live sur une web app, mettons. Ou t'es un front-end, mettons, puis tu dois fournir une version de site web ou une version, un screen dans ton application web aux gens qui vont s'occuper du copy, de la conversion, du marketing. pis t'as déjà écrit du copy dedans, t'as déjà, genre, passé ça dans le chat de GPT, ça montre, genre, ton intérêt, pis ça montre que tu cares pour les autres dimensions de la business, les autres dimensions du produit, je pense que ça t'achète beaucoup de capital social. C'est le fun d'avoir quelqu'un qui fait pas juste te donner une maquette remplie de l'ORM Episodes, pis qui dit, qui se lave les mains, pis qui dit, moi, je trouve pas ça, moi, je suis juste designer, je suis juste ça, juste ça, juste ça, tu sais. Je pense aussi que... quand je m'écoute parler, c'est comme beaucoup le biais de bootstrap startup. C'est le genre de monde que j'aime et qui sont importants pour les business d'en même. Mais même dans une plus grosse compagnie, ils doutent.
Antoine Meunier: Je pense que c'est juste une question d'empathie aussi. Puis d'être capable de... Il n'y a rien de mieux que faire soi-même quelque chose, réaliser qu'on est les poches, pour apprécier quand quelqu'un de bon vient le faire. Ça va pour tous les aspects d'une business et d'une startup. Puis même un... plus. Moi, mon côté un peu intense et drastique, c'est que je pense que tout le monde dans une compagnie, surtout au début, devrait faire du customer support. Puis que ça soit la... Peu importe même l'intouchable full stack, senior full stack dev qui est rentré, puis qu'on a réussi à convaincre à venir, qu'on lui donne les meilleures conditions, tout le monde devrait en faire parce que ça reste que dans une startup, tout le monde arrive avec des outils. Mais la job à faire, c'est pas tant notre vision, notre design, c'est la personne qui l'utilise de l'autre côté. Comment est-ce qu'on fait pour lui donner ce qu'elle veut vraiment ? puis de la comprendre. La meilleure façon de faire ça, c'est justement de faire du support, surtout au début, dans une compagnie qui est minuscule. Il y a de quoi être génial aussi, pour l'avoir été une couple de fois, c'est que tu écris, Hey, je viens d'avoir un bug, blablabla puis tu te fais répondre par la personne qui va régler le bug. Il y a de quoi être cool de, Ah, OK, cette compagnie-là, elle prend ça au sérieux, elle care. Ils veulent m'aider.
François Lanthier Nadeau: C'est tout. Ce qui arrive, c'est que c'est tous des trucs qui sont difficiles quand tu scales beaucoup. Plus tu es de gens, plus tu as de process, plus ça devient tough, je pense, d'avoir ces petits sauts-là dans une autre dimension de la compagnie ou dans un autre skill set. Mais c'est une bonne règle de pousse. Ce que je dirais aussi d'autre, c'est point de vue entrepreneur. Maintenant, point de vue employé, c'est une chose. On a dit comme, tu vas avoir du capital social, tu vas mieux comprendre comment interagir avec tes teammates. Les gens vont plus vouloir travailler avec toi parce que tu cares à propos de ce qu'eux font, tout ça, tout ça, c'est tout vrai. Mais du point de vue fondateur puis entrepreneur, je trouve que c'est encore plus important de salir un tout petit peu les mains dans toutes ces dimensions-là parce qu'après ça, c'est à toi d'embaucher ces gens-là, c'est à toi de les manager. Bon, éventuellement, tu auras des middle managers ou whatever, mais si tu n'as aucune idée, ça mange quoi un développeur en hiver, c'est quoi qui le fait chier dans une journée de tous les jours ? Même chose pour un customer support agent, un marketeur. Ça va être tough de prendre des belles décisions. Ils ne seront pas assez informés, je pense, au niveau de l'embauche.
Antoine Meunier: Puis, c'est dur de respecter. Bien, je pense que ça dépend de tous, mais c'est un peu le concept pour faire la mauvaise analogie de guerre. C'est le bon vieux, l'histoire du général qui est en arrière des troupes et le général qui est devant les troupes. De s'exposer et de montrer à ton équipe que... En fait, la réalité, c'est que dans une startup, c'est l'entrepreneur qui prend tout le risque. C'est pour ça que l'entrepreneur a presque tout les parts. C'est pour ça qu'il devienne le petit héros et qu'il se ramasse dans le magazine après. Maintenant, un entrepreneur qui va jouer un peu à… Je n'ai vu quelques-uns, des gens qui ont eu du succès dans le passé et qui startent une compagnie et qui ont de l'argent finalement. Ils sont dans une situation où ils peuvent, au lieu de se salir les mains, ils peuvent engager et un peu bâtir une équipe autour d'eux trop rapidement. Ils deviennent hands-off. Ils sont assez en arrière et ils callent les shots, si on veut, les gens qu'on se remettre. Pour l'avoir vu quelques fois, c'est fou à quel point tu oublies très rapidement que l'entrepreneur, c'est la personne qui a pris tout le risque. C'est dans le sens que tu oublies très rapidement l'empathie en tant qu'employé ou en tant qu'early employé que tu peux avoir pour ce founder-là. Parce qu'au final, c'est pas... Ça, c'est encore la façon dont moi je l'approche. Je pense pas que c'est pas un... C'est une tranche de vie et non un conseil. Mais il y a de quoi de cool de joindre une compagnie et de comprendre l'entrepreneur. C'est quoi ses stress ? C'est quoi qu'il drive ? Pourquoi il est là ? Pourquoi cette personne-là, ça fait 5 ans qu'il prend un petit salaire pour essayer de bâtir leur rêve ? C'est quoi qui les drive vraiment ? Et encore là, la meilleure façon... pour cette personne-là, cette entrepreneur-là de gagner le capital, le sympathie que tu as besoin quand tu es à la tête d'une startup, c'est justement d'être avec tout le monde en train de déboucher les toilettes quand les toilettes bougent.
François Lanthier Nadeau: Oui, puis je vais, pour bring home ton point, je vais donner l'exemple de Doud. Ça, c'était quelque chose qui était débile. Amir, le co-founder et CTO, de temps en temps, soir ou fin de semaine, écrivait des nouvelles features. écrivait du code pour des nouvelles features. Dans les all-ends, il faisait un démo de, mettons, une feature expérimentale ou un nouveau truc que lui avait codé carrément. Ça, d'autres, c'était tellement inspirant. Genre, pour la team d'engineering, de suivre quelqu'un justement qui a eu le nez et les doigts dans le code base, il care encore au point d'en faire. Puis Itai, qui est co-founder et CEO, faisait la même chose, man. Quand il avait de la misère à remplir le rôle d'un CMO, Chief Marketing Officer, ou même d'un VP au marketing. Tai prenait une partie de sa semaine, il jouait ce rôle-là, il mettait ce chapeau-là de façon temps partielle, il allait salir les mains avec les directeurs contenus, directeurs de paid ads, whatever, tu sais. Fait que, man, ce côté-là, couteau dans les dents, de founders de startups qui sont encore game de salir les mains, c'est trop sick, man. Honnêtement, moi, je les respectais encore plus comme leader à cause de ça.
Antoine Meunier: Moi, ce que j'aime, c'est à toutes les fois qu'un entrepreneur fait oublier à tout le monde. qui sont là pour le cash. Puis c'est ça, en fait, qui est magique.
François Lanthier Nadeau: Il y en a qui ne sont pas là juste pour le cash, je pense.
Antoine Meunier: Non, mais tu regardes, c'est que c'est tellement facile. Tu te joins à une startup, tu acceptes, on va dire, un salaire inférieur. Puis tu regardes trois, quatre ans passés puis là, ton founder vient de faire son exit puis vient de faire full le cash. Dans cette optique-là, c'est facile de se dire Pourquoi lui ? Pourquoi pas moi ? et de réaliser que nous autres, on est esclaves. Oui, avec ton salaire, tu n'es pas esclave. Mais la réalité, c'est qu'on est dans des compagnies qui sont dures et on n'a pas encore là. On va prendre l'entrepreneur non technique qui lance sa compagnie, sa marche, grandit, bâtit une équipe. Success story. N'importe quelle startup, on en a fait plusieurs, et la majorité des gens qui écoutent... je pense qu'on aurait du matériel à plus finir à quel point c'est frustrant, c'est douloureux, ça marche jamais, on a toujours l'impression d'être en retard. C'est rare que c'est genre un compte de fait, une start-up, sauf quand tu le racontes dans un podcast trois ans plus tard.
François Lanthier Nadeau: C'est ma spécialité.
Antoine Meunier: Encore revenir là, c'est là que tu te dis, si tu es pour travailler avec des gens, Non seulement l'idée, c'est d'engager des gens qui sont talentueux et qui veulent être là et qui veulent partager, mais c'est justement des gens qui ne sont pas pris dans leur petit cube. Moi, je suis l'expert de... Moi, tout ce que je fais, c'est que je mets des chapeaux de roue sur les roues. Mais la réalité, c'est qu'il va falloir que tu nous aides à poser des pneus et que tu changes les roues aussi, peut-être même que tu vas changer les freins. C'est d'avoir des gens qui sont crus et qui sont prêts à venir aider et qui vont sentir les trous parce qu'encore là... Je pense encore. plus qu'avant avec les nouvelles technologies qu'on a, puis l'arrivée du AI et ces trucs-là, c'est que nos startups, il faut que ce soit fluide et flexible, tu sais, puis capable de s'adapter un peu à tous les besoins. D'où l'idée de ça se peut que ça fait 10 ans que tu fais du marketing, puis que là, c'est l'année où tu apprends à faire du data analytics.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Antoine Meunier: Parce que ça va devenir un edge, parce que tu vas l'utiliser pour tel autre truc.
François Lanthier Nadeau: Mais c'est le, ça c'est le growth mindset.
Antoine Meunier: La croissance,
François Lanthier Nadeau: c'est ça. Mais d'autres, c'est tellement odd, ça. Il y en a beaucoup dans notre milieu en SaaS, tu sais. Puis je pense que c'est ça qui a fait que je trippais au début puis que j'ai fait, OK, that's my people. Genre, c'est ma place. Comme je peux ne jamais être, genre, smart à 100%, savoir tout, whatever, je peux. Il va tout le temps avoir comme un défi qui me challenge. Puis je pense qu'au fond de moi, man, je suis quand même paresseux puis je suis confortable rapidement dans mes chaussures, mes pantoufles. Fait que d'être dans cette industrie-là, ça me... Ça me force à utiliser un autre levier qui est comme plus ma curiosité, mon désir de performer et tout ça. Je pense que c'est une ode un peu à ce qu'on est en train de builder. Le dynamisme de cette industrie-là est malade.
Antoine Meunier: Je pense qu'il y a une... Pour encore revenir à ceux qui commencent et qui rentrent, il faut se rappeler que... Dans le fond, nous, en tant que... entre guillemets, grosse comme la terre, en tant que vétéran. On a commencé quelque part, puis je trouve l'affaire qui est le fun dans notre industrie que j'ai toujours aimée, c'est qu'il y a des exceptions, il y en a partout, mais majoritairement, les gens qui travaillent dans notre industrie ont envie de partager ce qu'ils savent et ont envie de t'aider. Maintenant, il y a une façon de poser des questions, il y a des questions connes qui se répondent par oui ou par non sur Google. Non. mais des questions un peu plus poussées sur comment aborder telle approche de sujet ou whatever. Des trucs qui sont plus poussés. Tout le monde veut partager ses idées et ses approches et un peu sa façon de faire. Il y a ce côté-là de pairing, un peu de mentorat qui se fait naturellement et qui se fait aussi dans les compagnies. Tu te fais engager comme, on va dire, intern en marketing. Peu importe où tu rentres dans une startup, tu t'y trouves. collègues vont tout le temps être des mentors sur certains aspects.
François Lanthier Nadeau: Les bons collègues.
Antoine Meunier: Puis les bons collègues. Puis tu sais, à commencer par un mentor sur Hey, ça marche comment ici ? Comment fonctionne cette compagnie ? C'est quoi ? Ça a l'air qu'on utilise tel outil pour faire telle chose. Pourquoi ? Puis cette patience-là, sans en abuser, il faut l'utiliser. Fait que c'est un autre truc de, mettons... misconception de rentrer dans la tech pis se dire Oh my god, je serai jamais aussi bon que tout ce monde-là. Mais la réalité, c'est que ce monde-là, ils veulent t'aider à devenir au moins correct dans pas mal de tout ce que tu fais.
François Lanthier Nadeau: Ouais, pis je pense qu'il y a une partie de ce que tu dis qui est derrière SaaSpasse aussi, tu sais. que genre de foster, de favoriser les relations, pas juste dans la même compagnie, mais intercompagnie. Tu sais, moi, mettons, un des scénarios de rêve que j'ai, c'est, bon, tu es un jeune marketeur en ligne, tu essaies de faire du paid ads, puis du social media ads, du social media organique, puis là, tu struggles un petit peu, tu vas à un event de SaaS Passe tu vois la personne qui est sur le live pod. elle a utilisé ces canaux-là ou elle a fait ça, elle en parle ou juste dans l'audience quand on prend un drink ou whatever, tu réussis à te pluguer avec quelqu'un justement qui fait ça puis qui est capable de te mentorer puis de te tirer par le haut. Moi, c'est ça qui a fait que ma carrière, ça a bien été. Ça a été toujours ces relations-là de mentorat puis de personnes qui sont au game de partager, comme tu dis. Fait que si on peut booster ça avec la communauté, avec SaaSpasse, je pense que ça va être un aide positif pour toute l'industrie.
Antoine Meunier: Absolument.
François Lanthier Nadeau: Antoine, mot de la fin ? Inspiration finale ?
Antoine Meunier: Je pense que l'inspiration finale viendrait du... Je ne sais pas, les amis, on va y arriver. Non, je pense que ce à quoi... Ce qui me tourne en ce moment dans la tête, c'est aussi tous ces gens-là qui ont été là, mettons, pour moi dans ma carrière, si on veut, qui sont encore là aujourd'hui. c'est de souligner que c'est pas nécessaire. C'est jamais... Au final, il y a vraiment pas beaucoup de gens qui vont refuser de t'aider quand tu mets les efforts. Ouais. En fait, je veux dire, un enfant qui se pète la gueule en bicycle, tout le monde va aller l'aider. L'idée, c'est d'avoir le guts d'essayer. Encore là, l'entrepreneur, que tu sois un entrepreneur... technique avec aucune idée comment bâtir une startup puis vendre, ou un entrepreneur non technique qui se demande comment il va faire la maudite app, la clé, c'est de commencer. Puis pour vrai, mieux que ça, c'est que t'es peut-être mieux de pas commencer comme entrepreneur, commencer dans une équipe. Parce que de travailler avec une équipe sur un produit qui fonctionne dans une startup qui marche, c'est incroyable la vitesse à laquelle quelqu'un peut s'améliorer, puis aussi un peu se faire un genre de modèle mental de... OK, quand ça va être mon tour, quand ça va être ma compagnie, je vais faire ça comme ça, comme ça, comme ça. De le voir à l'interne sur un six mois, un an, même deux, trois ans, si tout le poids, ça devient un trip, c'est souvent un détour qui peut être extrêmement payant plutôt que de passer six mois, un an à essayer de convaincre tout le monde que tu as une bonne idée.
François Lanthier Nadeau: C'est clair que tu accélères ton learning curve si tu rentres dans une équipe établie ou un produit établi au départ. Antoine, toujours un plaisir de chit-chat avec toi. On se laisse sur ce mot de la fin. cheers man ciao ciao
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