Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Julien Gobeil Simard, directeur général et président chez Hoodi, un SaaS pour simplifier l’entretien d’immeubles de co-propriétés.
En intro, on parle d’équilibre entre nourrir la division service vs. produit d’une compagnie. On creuse sur leur opportunité d’affaires venant d’un projet de loi spécifique, bâtir une offre downmarket innovante, plus accessible via la technologie.
On explore ensuite certains de leurs canaux de croissance comme le SEO, les referrals, la communauté Facebook, et les partenariats corpo.
On touche aussi au AI, i.e réfléchir à sa collecte de data, quoi construire, quoi ne pas construire, et où ajouter de la valeur dans la “stack” AI.
Hoodi ont des beaux défis de croissance; c’est très cool de rentrer dans les détails avec un vétéran comme Julien.
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La job du mois SaaSpasse chez DashThis!
DashThis est un cool SaaS de reporting pour marketing digital.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez [Ep.16 - Stéphane Guérin : 12+ années de SaaS 🎧]
DashThis sont à la recherche d’un spécialiste des ventes ou “account executive”.
Ils ont un paquet de leads qualifiés à aller convertir, donc si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, allez sur saaspasse.com/lajobdumois! Prenez le temps d'écouter l'entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Jean-Philippe Fortin-Cantin, associé chez DashThis.
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Note : quand on mentionne du monde cool avec de bonnes idées dans le pod, je vais lister leur LinkedIn dans les show notes. Après tout, SaaSpasse, ça se veut aussi un vecteur d’amplification de notre communauté SaaS au Québec!
Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
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François Lanthier Nadeau:What's up, folks ? C'est François-Lantien Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croître un Saas ou une carrière en Saas au Québec. On est dispo sur Shopify Apple Podcasts et les autres, donc allez vous abonner ou laissez-nous un review, s'il vous plaît. Ça serait smart, ça nous aide avec les downloads, pour les commandites ensuite. pour enfin payer Producer Ludo, a.k.a. le pro du bono, a.k.a. The Real Biscuit. On drop un épisode par semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur SaaSpasse.com, cliquez sur le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Le deuxième événement mensuel SaaSpasse aura lieu encore à Québec, le mercredi 21 juin au bureau de Novathize. On enregistre un live pod avec Ismaël Meskin, cofondateur de Kimobi. On est à un billet d'être sold out. Écrivez-moi si vous descendiez de l'extérieur pour ça, puis que vous n'avez pas de billet ou quoi que ce soit. On a un nouveau segment commandité pour le pod, la job du mois, SaaSpasse. Et pour juin, la job du mois, SaaSpasse chez Dashdisk, un cool SaaS de reporting pour marketing digital. Dashdisk sont à la recherche d'un spécialiste des ventes ou account executive. Alors, paquet de leads qualifiés à aller convertir. Donc, si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur Saaspas.com slash lajobdumois sans tirer. Vous allez y trouver aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Jean-Philippe Fortin-Quentin, associé chez Dashdisk. Ok, aujourd'hui sur le pod, je jase avec Julien Gobeil-Simard, directeur général et président chez Hoodie, un SaaS... pour simplifier l'entretien d'immeubles de copropriété. En intro, on parle de l'équilibre entre nourrir la division service versus produit d'une compagnie. Après, on creuse sur leur opportunité d'affaires venant d'un projet de loi spécifique. On parle de bâtir une offre down market, innovante, plus accessible via la tech. On explore ensuite certains de leurs canaux de croissance, comme les SEO, les referrals, la communauté Facebook et les partenariats corporels. On touche aussi au AI. c'est-à-dire réfléchir à sa collecte de data, quoi construire, quoi ne pas construire, puis où ajouter de la valeur dans la stack AI. Hoodi a des beaux défis de croissance, c'est vraiment cool de rentrer dans les détails avec un vétéran comme Julien. Alright, on passe au show, let's go ! Julien Gobeil-Smart, bienvenue sur le podcast SaaSpasse. Merci Frank. Comment ça va ?
Julien Gobeil Simard: Super. Bien en forme, bien stoke.
François Lanthier Nadeau: Moi je suis content que tu aies pris le temps d'autre. Je pense que nous autres on s'est connu quand même déjà. On s'est-tu connu via Phil Barclay ?
Julien Gobeil Simard: Ouais, ouais, effectivement. J'avais entendu parler de toi pas mal dans le temps de Snipcart. Je pense que quand t'es arrivé dans l'équipe, je sais pas trop comment lui te connait. Via Phil, effectivement.
François Lanthier Nadeau: Ce qui est drôle, c'est que Phil, je le connais à cause de son blog dans le temps. Son blog ? Il avait un blog. Il avait un blog. Il était ultra populaire. Il avait un truc qui s'appelait genre l'amour moderne. Puis toutes les filles captaient là-dessus.
Julien Gobeil Simard: C'est vrai,
François Lanthier Nadeau: toi ? Oui, oui, oui.
Julien Gobeil Simard: Il est fort, Phil, même.
François Lanthier Nadeau: Il est fort. Il est fort. Il est fort, mais il le sait. Fait qu'on va arrêter de lancer des fleurs. On s'est aussi vu à travers un petit peu le parcours Apollo 13.
Julien Gobeil Simard: Absolument.
François Lanthier Nadeau: Je connais Georges pas mal depuis un bout.
Julien Gobeil Simard: Oui. Puis là, aujourd'hui, mettons, tu fais quoi dans la vie ? Aujourd'hui, je suis directeur général de deux entreprises. Une qui s'appelle Depati Beauchemin Consultants, qui est une business de service dans le domaine de l'immobilier. Yeah. Ingénieur, technologue, tout ça, problème technique. Puis j'ai cofondé aussi une start-up qui s'appelle Hoodi qui oeuvre également dans le secteur de l'immobilier.
François Lanthier Nadeau: Puis... Tout ton background, juste pour l'audience, c'est plus produits, plus engineering, plus design. Fais-moi un mini-traceux de ça.
Julien Gobeil Simard: Oui. Écoute, moi, à la base, j'ai étudié en génie électrique. Je suis un engineer à la base, mais qui n'a jamais été un super bon engineer. Je suis plus un manager, je dirais. Mais je me suis cherché quand même longtemps. J'ai travaillé dans bien des domaines, aérospatial, appareils de santé. Santé, contrôle d'éclairage, télécom. J'ai vraiment changé de job souvent en tant qu'ingénieur. Puis, à travers ce parcours-là, j'ai commencé à développer un intérêt pour l'entrepreneuriat. J'ai eu un appel à un moment donné de créer des trucs. Ce qui a fini par m'amener dans une startup de Québec qui s'appelait Crowdbase.
François Lanthier Nadeau: Oui, oui.
Julien Gobeil Simard: Les premières, je pense, à Québec, dans la vague des funded startups avec des VCs, à Québec, ils n'avaient pas eu le temps.
François Lanthier Nadeau: C'est-tu Mirego qui avait fait ça ?
Julien Gobeil Simard: Oui, c'est un spin-off de Mirego. Un spin-off de Mirego. Je crois que c'était financé.
François Lanthier Nadeau: Oui,
Julien Gobeil Simard: oui, absolument. Un genre de 650K. OK. qui, sûrement qu'à l'époque, aujourd'hui, ça serait sûrement l'équivalent d'un ronde de genre 2-3 millions, mais c'était quand même assez rare à ce moment-là. Comment t'as connu Crowdbase,
François Lanthier Nadeau: quand t'as connu Mirego, mettons ?
Julien Gobeil Simard: Écoute, à l'époque, je travaillais chez Vidéotron à Montréal. J'étais dans les télécoms, j'étais team lead d'une équipe d'ingénierie dans la vidéo. Puis tu sais, moi, j'étais le genre de gars dans mes différents emplois que je trouvais... de temps que la gestion de la connaissance, c'était comme... C'était tout le temps le chiot. Fait que tu sais, j'étais le gars qui startait des wikis internes, ce genre de patente-là, parce que ça me pissait off de tout le temps chercher l'info. Puis, à un moment donné, je suis tombé là-dessus, Crowdbase, qui faisait ça. J'étais, hein, il y a une business à Québec qui s'est lancée à développer un produit pour ça. Puis, fun story, en fait, moi, je travaillais sur quelque chose avec un de mes collègues. Quand je te disais qu'en année, j'ai eu... L'appel entrepreneurial, I guess que la job était trop plate chez Sinon. Moi et un de mes collègues, on a commencé à travailler sur des side projects. Je me suis dit, c'est comme le mobile. Je pense que c'était Android version 1 à l'époque. C'est quand même des apps mobiles. Ça t'intéresse-tu ? Je me suis dit, c'est trop un client. On n'avait aucun knowledge là-dedans. On a buildé un app iOS Android.
François Lanthier Nadeau: C'était quoi l'app ?
Julien Gobeil Simard: Écoute, c'était une business qui faisait du... du pairing de chercheurs d'emploi avec du monde qui cherche des jobs. C'était comme très early on. Il y avait comme un site web pour faire ça, mais il y avait comme dans l'idée de le faire en mobile. Ils disaient, ça va être gros le mobile tout. Ils tombaient là-dessus par hasard. On disait, on va vous faire ça, tant d'argent, etc. On a développé ça et on a launché ces apps-là. Après ça, ça nous prenait un nouveau projet. On disait, on va faire un genre d'app. permet on est tellement meeting dans ce business là puis que tout le monde s'en va personne prend note puis genre il arrive le prochain meeting le monde n'ont pas fait de trois quarts de ce qui était supposé faire parce qu'ils n'ont pas pris une note fait qu'on a commencé à faire un app web genre de la scène pour comme genre des notes de réunion ce genre de truc là ok puis à un moment donné c'est ça je suis tombé sur crowdbase qui faisait un truc qui ressemblait à ça mais qui était
François Lanthier Nadeau: Ça faisait quoi, mettons, tiens ?
Julien Gobeil Simard: C'était comme partage de documents, des notes, des liens web. Tu sais, tu peux tout classer tes affaires par topic.
François Lanthier Nadeau: Pour de l'intelligence, connaissance interne. Ouais,
Julien Gobeil Simard: connaissance interne. Tu veux comme story, puis sortez ton knowledge interne. Fait que c'est ça que ça faisait. Fait que là, j'étais, un crime, c'est cool. Puis là, j'ai essayé de l'implanter là-bas. Puis à un moment donné, quand je suis arrivé...
François Lanthier Nadeau: T'étais un user first. Ouais, ouais,
Julien Gobeil Simard: ouais, c'est ça. Fait que je l'ai implémenté dans mon département à l'époque. pis sans m'en donner, moi j'étais juste en mode ok, c'est ça que j'ai envie de faire j'ai envie de builder des trucs avec du monde cool pis j'ai juste contacté direct, pis j'ai dit yo, je trouve ça, ce que vous faites pis à force de têter Albert à l'époque qui a fini par dire viens t'en donc fait que je me suis joiné à Crowdbase à l'époque... Je suis arrivé dans un contexte où le funding avait pas mal été burné, puis les revenus récurrents, ça, c'était pas loin de zéro, je te dirais. C'est là que tu te rends compte que c'est le fun, genre donner tes patentes gratis, mais ça veut peut-être dire que le monde, il value pas, ils sont pas prêts à payer.
François Lanthier Nadeau: Fait que ça a été un petit peu la cause de la descente éventuelle fermée. Ouais, ouais,
Julien Gobeil Simard: effectivement. Moi, je suis arrivé dans ce contexte-là, puis c'est comme... I guess que... Je fais ce qu'il faut, là. Fait que là, je suis tombé en mode vente, t'sais. Je me considère pas comme un excellent vendeur. Je dis Ok, là, ce qu'il faut, c'est avoir des users payants.
Participant 3: Ouais, ouais, ouais.
Julien Gobeil Simard: Écoute, en genre un an, on a... T'sais, j'ai quand même rampé up, là. On est passé de genre un à... T'sais, pas loin d'une centaine de users payants, dont un estique de gros clients, genre Ogilvy, là. Ouais, ben oui. Le gars firme le marketing. méchant deal. Mais tu sais, trop peu, trop tard, à un moment donné, ça n'a pas fait la cote. En fait, c'est comme ça que j'ai joint Mirego aussi. Parce que Mirego se retrouvait à juste racheter l'IP puis l'équipe qui venait avec. J'ai commencé à travailler chez Mirego.
François Lanthier Nadeau: C'est bon. Puis, est-ce que Mirego avait l'entièreté de l'équité mis à part la dilution avec les investisseurs, genre ?
Julien Gobeil Simard: Non, on était plusieurs personnes à avoir de l'équité dans... compagnie. Fait que là...
François Lanthier Nadeau: Ok, mais je veux dire, ça n'a pas fonctionné, mais en même temps, excellente expérience de startup. Absolument. C'est fou.
Julien Gobeil Simard: Ouais, ouais.
François Lanthier Nadeau: Pis tu sais, mon psy dit toujours, ça n'a pas besoin de faire mal pour que t'apprennes, mais quand ça, moi je dis, quand ça fait mal, t'apprends plus. Ouais,
Julien Gobeil Simard: ouais, absolument.
François Lanthier Nadeau: Pis, fait que t'as fait un stretch chez Mirego.
Julien Gobeil Simard: Ouais.
François Lanthier Nadeau: C'est une christie de belle boîte à Québec.
Julien Gobeil Simard: Ouais, pis à l'époque, Mirego, c'était genre, tu sais, je pense que je devais être employé numéro 18, là. Aujourd'hui, c'est rendu pas loin de 200 personnes. C'était en 2012 ? C'est encore quand même petit, mais là, c'est ça, ça a commencé à marcher, le mobile et tout ça, puis il y avait de la demande. C'était comme un team un peu excellent dans ce qu'il faisait, mais un peu désorganisé. Puis là, c'est comme, OK, il faut qu'on...
François Lanthier Nadeau: Là, ton dada de processus. Oui, c'est ça.
Julien Gobeil Simard: Écoute, je pense que j'ai eu mon rôle à jouer avec plein d'autres mondes. C'est une méchante belle équipe à passer au fil de 5-6 ans d'une business de 20 personnes à genre 120-130.
François Lanthier Nadeau: Au toit du monde talentueux, il n'y a rien de mieux pour ta carrière.
Julien Gobeil Simard: Oui, c'est ça, exact. Dans l'univers de Mirego j'ai occupé à vrai tous les postes, mais beaucoup de product owner pendant plusieurs années. J'ai été dans les opérations, dans la stratégie numérique, tout le kit. C'est ça, des produits.
François Lanthier Nadeau: Tu en as eu un puis un autre.
Julien Gobeil Simard: Oui, c'est ça. Puis ma team, on s'est divisé en équipe. On était comme un peu unofficially l'équipe qui travaille avec des entrepreneurs, des startups qui créent quelque chose. Oui,
François Lanthier Nadeau: c'est un peu comme un lab d'innovation de startup. Oui, c'est ça.
Julien Gobeil Simard: On ramassait tous les clients qui disaient je pars de zéro, j'ai une idée et je veux build de quoi Ça a été le fun de côtoyer. Ça,
François Lanthier Nadeau: ça allait sur ton côté entrepreneur, justement. Un moment donné, tu as fait un move tu as décidé d'aller faire autre chose. Est-ce que ce move » -là, c'était directement Hoodi ou ça a été autre chose avant ?
Julien Gobeil Simard: Ça a été directement… Oui, mettons, par la bande, ça a été directement Woody. Je t'explique le contexte. Dans le fond, c'est ça. À un moment donné, après plusieurs années avec Mirego et dans différentes entreprises qui faisaient de la tech, on dirait que j'avais comme un feeling d'avoir fait le tour de tellement d'affaires que j'ai comme un peu perdu l'intérêt, je te dirais, où il n'y avait plus rien qui me stimulait. Puis, je pense que je suis peut-être meilleur dans le 0-1 aussi que dans le 1-1.1, 1.2, 2-3-4.
François Lanthier Nadeau: Mais là, tu viens de dire de quoi d'autre que j'ai envie de juste mettre une petite enregistrement là-dessus parce qu'il y a beaucoup de programmeurs, de marketeurs, d'entrepreneurs, de designers qui évoluent dans mon cercle. Un des conseils que je me ramasse souvent à dire au monde, c'est trouve ton employé ou entrepreneur. et compagnie fit en fonction de la croissance de l'entreprise. C'est-à-dire que ce n'est pas chaque joueur qui est pro ou vraiment utile ou vraiment heureux à chaque étape de croissance.
Julien Gobeil Simard: Absolument.
François Lanthier Nadeau: Tu as des programmeurs qui sont des bêtes quand tu commences le 0 à 1. Tu en as qui sont des bêtes quand tu scales, le 1 à N. Je pense que c'est quelque chose que le monde devrait réfléchir à ça. C'est où que je fit mon skill set, mes intérêts dans la croissance d'une entreprise. Un petit conseil.
Julien Gobeil Simard: Ah oui, puis c'est ça. Même à l'intérieur de Mirego à l'intérieur d'une business qui a pris de la croissance, il peut y en avoir d'autres des zéros à un. Je pense que la création du département de stratégie, ça en était un. J'ai trippé à faire ça avec des gars comme Phil et Jean-Benoît. Mais tu vois, à un moment donné, tu pognes ton pince, etc. Ça devient comme tu t'es tout dé. OK, je suis moins stimulé. Puis écoute, concours de circonstances, à l'époque. époque, je venais d'acheter un condo flamant neuf avec ma blonde.
François Lanthier Nadeau: OK. À Québec ou Montréal ?
Julien Gobeil Simard: À Québec. Puis, tu sais, je me suis dit, moi, j'ai géré une couple de patentes. Au début, ça prend du monde de s'impliquer dans la gestion de l'immeuble. Je le vais à la main dans l'assemblée de copropriétaires. Je vais m'impliquer là-dedans. Puis, tu sais, moi, je suis le genre de gars que, pour moi, une maison, c'est un problème. Je ressemble à Martin Martin qui, dans son émission, qui répare des affaires. C'est comme, oui, mais gérer des problèmes de gouttière. pis de prendre la maison. Fait que, tu sais, le condo, ça me convenait pour ça. Until I discovered que, genre, Hey, man, le condo, c'est un cafarnaum de complexité légale pis administrative. C'est comme What the fuck ? Mais je me suis comme plongé dans cet univers-là. Moi, une autre de mes passions dans la vie, c'était le droit, tu sais. C'est comme quand j'ai fait le choix. J'ai hésité longtemps à aller dans cette branche-là. Je suis quand même retourné à l'école. C'est on the side, fait un micro-programme en droit, fait des cours en droit juste pour scaler mes compétences, mes connaissances de base.
François Lanthier Nadeau: Puis comment tu trouvais ça ? Parce que là, tu es retourné à l'Uni, tu as fait un programme à l'université. Oui,
Julien Gobeil Simard: oui.
François Lanthier Nadeau: Là, tu étais avec des flots, genre.
Julien Gobeil Simard: Oui, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: C'était-tu bizarre ?
Julien Gobeil Simard: En même temps, c'était comme la formule du micro-programme. C'était comme à distance. Tu faisais tout en ligne, mais quand j'arrivais dans les examens... Il y avait des flowing over Oui, c'est ça. J'étais avec des flow C'est malade que tu aies fait ça. Ça m'a kick-starté, je te dirais, dans mon domaine qui est aujourd'hui la copropriété. point. Mais tu sais, c'est un peu là que les idées ont commencé à fiauser. Hey man, c'est compliqué, l'immeuble, le monde, il dépense des centaines de milliers de dollars, puis on dit tout le temps qu'acheter une maison ou une propriété, c'est comme le plus gros investissement de ta vie. Yet, quand t'achètes un cossin à 12$ sur Amazon, t'as un manuel d'instruction, mais quand t'as une maison à 500 000$, t'en as pas.
François Lanthier Nadeau: C'est tellement vrai.
Julien Gobeil Simard: Fait que là, je suis comme parti un peu sur cette idée-là, puis là, j'ai comme... Je commençais à avoir des idées et en jaser autour de moi pas mal. Je suis un peu le même, tester des affaires. À un moment donné, j'ai un de mes bons chums que je connais depuis que j'ai 4 ans, qui à l'époque travaille chez Depati-Beauchemin Consultants. Il est en heure dans la compagnie, ingénieur qui règle des problèmes d'immeubles. Nous autres, notre clientèle, c'est comme 90% des copropriétés. Je trouve ça vraiment intéressant. On s'assoit avec mes associés et on en jase. Il y avait deux gars que je connaissais, mais je savais que la business existait, mais je ne savais pas qu'ils étaient dans ce secteur-là de l'industrie. Puis là, c'est un peu là qu'on a fait un beau partenariat. Nous autres, on a une business de service en génie, conseil, bâtiment. Puis on n'a jamais été capables de ramper up trop la business. Je me disais, est-ce que tu peux peut-être nous aider avec ça ? Puis en même temps, on serait super intéressés à contribuer à un projet comme plus tech. C'est comme là que le mariage s'est fait. Fait que moi, je suis rentré dans l'actionnariat chez Depati Beauchemin. On a créé Woody qui, à l'époque, faisait absolument rien. Ça n'a rien fait pendant un an, Woody. Mais tu sais, de fil en aiguille, on a commencé à builder nos trucs.
François Lanthier Nadeau: Puis là, aujourd'hui, si tu avais à le pitcher rapido, Woody, qu'est-ce que ça fait dans le milieu ?
Julien Gobeil Simard: Dans le fond, notre mission, c'est d'aider les propriétaires résidentiels à mieux... En fait, à être plus éduqués sur l'entretien et la gestion de leurs actifs immobiliers. OK. Puis à être plus proactifs dans l'entretien parce que plus tard tu te rends compte de tes problèmes, plus ça coûte cher. Oui. Puis ce ne sont pas des problèmes qui sont salants de niaiseux, mais ne pas t'occuper de tes gouttières. C'est pas mal... plus cheap de t'en occuper que de pas t'en occuper pis de gérer des problèmes d'infiltration d'eau des années plus tard. Je suis un propriétaire de maison qui a qui est-ce que...
François Lanthier Nadeau: En fait, ce que je commence à me rendre compte, c'est que tous les adultes dans ma vie qui m'ont dit Hey, une maison, c'est de la job. Hey, ça coûte cher, une maison. J'étais comme Whatever. À l'histoire que j'en ai une, je suis comme Ouais, ça coûte cher quand tu la perds.
Julien Gobeil Simard: L'expertise, ça coûte cher. C'est ça, la fin. T'sais, je suis... Il y a combien de personnes au Québec qui fait checker des fissures par un expert en fissures à chaque année ? Mais tu sais, des types de fissures, il y en existe quatre, man. C'est tout le temps la même chose, mais à tous les fois, ça coûte 1000$ à la faire checker, puis elle n'est pas réparée après. C'est grave ou pas grave. Tu sais, I guess qu'OpenAI nous ont donné un bon elevator pitch, mais à terme, nous autres, on se voit être le manuel d'instruction de la maison ou le chat GPT de ta maison. Comment on peut t'aider à prévenir les problèmes ? à savoir si un enjeu est grave ou pas. Oui.
François Lanthier Nadeau: Non, ça, c'est malade, mais Hoodi versus Depas-Bouchemont, là, tout est rentré comme avec un pied dans deux compagnies. Oui, c'est ça. T'as-tu trouvé ça tough ? Parce qu'il y a plein de monde qui écoute, que je le sais for a fact, qu'ils ont une compagnie de service, puis ils font un produit, puis ils sont déchirés entre les deux, que ce soit eux ou leur équipe. C'est une dynamique qui revient souvent parce que la tech, c'est attirant, c'est comme... ça pourrait scaler le modèle d'affaires pis si on pourrait faire tellement d'argent avec peu de gens t'as-tu trouvé ça tough ? comment tu divisais ton temps ?
Julien Gobeil Simard: c'est ultra tough parce que c'est sûr que les objectifs des deux business sont dans le même secteur mais sont pas les mêmes après ça reste que en date d'aujourd'hui c'est niaiseux mais il y a un des deux business qui paye majoritairement mon salaire pis je pense que Tu te sens redevable aussi de mettre le temps qu'il faut. Très exigeant en temps, je pense que c'est le plus gros challenge. Je pense que c'est un coup à donner si les affaires vont bien. Je pense qu'on arrive là. Ça va être plus facile pour moi de déléguer et de diminuer mon input à une place pour en mettre plus sur l'autre versus rouler à fond de train dans les deux. Ce qui est le cas quand même depuis deux ans.
François Lanthier Nadeau: Si tu ne peux pas te faire ça, j'allais dire pendant deux ans. Qu'est-ce que tu l'as fait pendant deux ans ? Oui,
Julien Gobeil Simard: c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Tu sais, c'est ça, c'est que c'est des choses que maintenant... Être au fond, Léon, dans les deux compagnies, c'est comme...
Julien Gobeil Simard: Ouais, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Maintenant, il faut que tu aies un jeu qui fait que tu peux te concentrer.
Julien Gobeil Simard: Est-ce que... Ce qui m'a aidé beaucoup, en fait, c'est... Moi, j'arrive dans le petit beau chemin, petite boîte de génie-conseil dans le secteur du bâtiment, principalement la copropriété. C'est un univers où les propriétaires de ces compagnies-là, les gestionnaires de ces compagnies-là, c'est tous des petits business. Le playbook du numérique,
Participant 3: ils ne le connaissent pas.
Julien Gobeil Simard: À la limite, même l'expérience client du e-commerce, de tout ce qui se fait dans le numérique, ils ne le connaissent pas. Ça a été vraiment facilitant pour moi parce que je suis arrivé dans cet univers-là en disant Hey man, dans trois mois, on est capable d'être... de top ranking SEO assez facilement parce qu'il n'y a personne qui s'intéresse à ça. On est capable d'exploiter plein de channels et plein de façons de faire que ces business-là, majoritairement, ne sont pas familiers avec ça. Ça va nous démarquer rapidement.
François Lanthier Nadeau: Oui, versus si tu compétitionnes avec un SaaS qui a la même littérature d'acquisition et de marketing que toi, qui va essayer ces canaux-là au complet aussi. Le playbook, eux, ils le connaissent. Oui,
Julien Gobeil Simard: c'est ça.
François Lanthier Nadeau: C'est ça qui est intéressant.
Julien Gobeil Simard: d'automatiser des affaires à l'interne pour être plus productif, gérer bien plus. C'est comme moi, c'était mon réflexe. C'est comme moi, OK, on va builder de la demande, on build de la demande, OK, on va automatiser comme le processus de soumission que normalement, ils font ça à la mi-terme. Les clients attendent trois semaines, nous autres, ça va prendre... C'est dans le jeu, c'est là.
François Lanthier Nadeau: Les espèces de systèmes numériques n'étaient pas juste axés sur l'externe. Acquérir des clients était aussi axé sur... gérer la business à l'interne. L'experience que toi, tu amenais.
Julien Gobeil Simard: C'est ça. Ça a fait en sorte que c'est encore petit, mais de petit beau chemin. Quand moi, je suis arrivé, on était trois sur le payroll. Aujourd'hui, on est à peu près une vingtaine de personnes en trois ans. Ça va bien. Ça roule super bien. La business est rodée. Les chiffres sont super bons. La clientèle est établie. On est sortis de la ville de Québec. Puis là, notre ambition, ce n'est pas d'en faire une business de 100 personnes. On est presque rendu dans le sweet spot qu'on envisageait. Puis après ça, c'est le côté hoodie, tech. Ça, c'est l'affaire qu'on veut scaler pas mal plus.
François Lanthier Nadeau: J'ai une question pour toi. Est-ce que tu trouves ça difficile de faire le changement de paradigme dans ta tête entre, OK, là, je réfléchis et j'investis dans le produit versus le service, mettons ?
Julien Gobeil Simard: Oui, c'est excessivement...
François Lanthier Nadeau: C'est des gros changements de contexte. Oui,
Julien Gobeil Simard: en fait, c'est ça. C'est des gros changements de contexte. Ce que je trouve le plus tough, en fait, c'est que j'en ai fait beaucoup du service, vieille réglage, etc. Puis j'en fais encore aujourd'hui. Même Woody en fait encore aujourd'hui.
François Lanthier Nadeau: On s'en touchera là-dessus.
Julien Gobeil Simard: Oui, ce qui est tough, en fait, c'est vraiment le contexte switching. En fait, ton réflexe, il ne faut pas qu'il soit le même. C'est facile de... Le service, c'est beaucoup du temps. C'est facile de retourner dans des solutions qui prennent du temps. Je trouve que c'est ça qui est le plus dur à faire parce que c'est ça, à un moment donné, ça devient tellement ton réflexe ou ton instinct que là, t'as pas eu. Cette affaire-là, ça marche pas, ça se termine pas. Faut que je le pense sur le long terme.
François Lanthier Nadeau: C'est ça,
Julien Gobeil Simard: c'est ça. Puis là, à un moment donné, ça prend quasiment quelqu'un de temps en temps pour venir te re-shaker puis te dire, hey man, là, t'es juste en train de gérer. Je l'ai pas tant que ça. Oui, c'est ça, je l'ai pas tant que ça.
François Lanthier Nadeau: J'avais juste essayé de faire ça quand on s'est élus l'autre fois. Oui, oui,
Julien Gobeil Simard: c'est ça. Et puis même, tu ne vous estimes pas à quel point ça a alimenté des discussions et brassé. Je suis content d'entendre ça. Ça a démontré l'impact d'une conversation d'un an avec quelqu'un à l'externe, comment ça peut shaker des affaires parce que c'est excessivement difficile de sortir du mode service parce qu'il reste que... J'ai deux jobs à temps plein. Fait que je suis à temps plein dans ce mode-là, pareil.
François Lanthier Nadeau: Oui, puis c'est l'espèce de catch-22 classique des fondateurs qui ont tellement le nez proche des opérations, du marché, que c'est tough des fois de prendre un pas de recul. J'ai fait ça en l'enlouant du micro. Je suis content que tu me dises ça, d'autres, parce que je trouvais ça tellement intéressant, les challenges que vous aviez. C'est ça, c'est qu'en ce moment, vous avez... C'est peut-être un petit peu trop positif comme cadrage, mais vous avez des beaux problèmes. Des problèmes de compagnie qui fonctionnent et qui scalent. On va expliquer pourquoi vous n'avez pas les problèmes difficiles du départ de genre il faut qu'il y ait du monde qui nous connaisse, il faut qu'il y ait du monde qui utilise notre app et qui donne leur carte de crédit Pourquoi vous n'avez pas ça ? C'est parce que vous avez des mécaniques d'acquisition en place. assez simple, mais comme puissante, qui marche. Tu veux-tu faire un mitraille là-dessus ? Oui,
Julien Gobeil Simard: absolument. En fait, Woody, notre vision à long terme, c'est de développer des... On veut développer des produits, des solutions pour l'ensemble du secteur résidentiel, mais en ce moment, on est vraiment focus sur la niche de la copropriété. Pourquoi ? On pourra en reparler. Il y a tout l'aspect légal, en fait. Il y a beaucoup de nouvelles lois dans les dernières années qui contraignent les copropriétés à faire certaines choses. Puis nous, c'est direct là qu'on vient s'insérer. Fait que, tu sais, il y avait une opportunité là. Fait que c'est comme ça qu'on a décidé de se starter.
François Lanthier Nadeau: Ouvrons cette parenthèse-là, parce que t'as raison, elle est super utile pour comprendre ce que Woody fait.
Julien Gobeil Simard: Ouais.
François Lanthier Nadeau: Fait que parle-nous de cette loi-là, ces opportunités législatives-là. Puis là, après ça, on va recontextualiser ce que Woody fait en ce moment. Ouais.
Julien Gobeil Simard: Fait que, tu sais, bon, moi, je... Follow-up sur ce que je racontais tantôt, acheter un condo m'implique dans la gestion, on va faire des cours de droit, comment ça m'intéressait à ça. Puis là, en m'informant et en étant plus connaissant, j'entends parler d'un projet de loi qui va venir obliger les copropriétés au Québec à faire certaines choses pour mieux s'administrer, parce que, mettons, la situation en ce moment des copropriétés, désolé s'il y a du monde dans l'audience qui ont des condos, mais... C'est assez catastrophique ce qui se passe. Tout part beaucoup du financement des travaux. Quand il y a des travaux importants qui sont requis, le monde n'a pas le cash pour les payer. Ce que ça fait, c'est des bâtiments qui ne sont pas super bien entretenus, c'est des problématiques qui traînent, qui s'aggravent. Ça fait des taux de sinistralité qui sont excessivement élevés. Les primes d'assurance en copropriété, la moitié des assureurs ont... ce marché-là dans les dernières années. Ceux qui restent ont drastiquement augmenté les primes et les franchises d'assurance. Ça fait que c'est excessivement cher. C'est normal, les bâtisses sont en général dans un moins bon état que le reste du marché résidentiel. Ça apprécie beaucoup moins vite aussi en valeur que le reste du marché résidentiel. Merveilleuse idée du gouvernement. On va faire comme dans tous les autres. de province canadienne, ceci dit, puis on va obliger les copropriétaires à faire certaines choses pour mieux gérer leur immeuble, notamment ce que cette loi-là, le projet de loi 16, amène, c'est l'obligation de faire affaire avec un professionnel pour faire une planification à long terme des besoins financiers pour remplacer, réparer des composantes majeures. OK. puis d'obliger la copropriété à financer adéquatement ce qu'ils appellent le fonds de prévoyance, qui est la réserve de cash que tu vas utiliser pour faire les travaux. La toiture est finie, tu as le cash, tu la répares, c'est pas tu cours après des échecs pendant trois ans pour avoir de l'argent du monde qui veulent se sauver pour être capable de faire tes travaux de toiture.
François Lanthier Nadeau: C'est un petit peu comme le gouvernement qui arrive et qui dit Ok, les enfants, on vous laissait gérer ça vous-mêmes, mais... Ça a des effets de second ordre et des conséquences sur l'assurance, l'économie, sur la qualité de vie du monde aussi. De ne pas être assuré ou d'avoir des dépenses de fou. On arrive et on met un cadre.
Julien Gobeil Simard: C'est ça. Ce qui est top dans l'immobilier, c'est que c'est tellement la vie d'un immeuble, ça s'observe sur le long terme. On n'est pas très bons à voir très loin dans le temps. Ce qui fait que les gens ne voient pas ces affaires-là venir d'avance et ils ne voient pas les répercussions financières à long terme que ça a sur leur propre niveau de richesse. Ultimement, tes travaux de toiture que tu fais trois ans en retard, que l'infiltration d'eau est poignée partout, ça va coûter le double de ce que ça aurait coûté si tu les avais faits au bon moment.
François Lanthier Nadeau: C'est du cash qui ne peut pas travailler ou être dans les enfants.
Julien Gobeil Simard: Tu ne le reverras jamais, ce n'est pas dans tes rêves.
François Lanthier Nadeau: C'est dit projet de l'OSR. Ça arrive et tu es comme... il y a une opportunité là, clairement. Est-ce que c'est encore un projet de loi ? Comment toi, tu...
Julien Gobeil Simard: À l'époque, c'était encore un projet de loi. Puis tu sais, je te disais tantôt, si on veut être le chat GPT, I guess, de ta maison, ça va nous prendre du data. La première idée qui fuse, c'est comme, hey, you know what, ce projet de loi-là, il va faire en sorte qu'il y a des dizaines de milliers de copropriétaires au Québec qui vont devoir embaucher un professionnel pour leur bâtir une... planification à long terme des travaux et des entreprises qui vont devoir être faites. Il y a comme une opportunité d'avoir du data de très haute qualité. On bouge nos pièces comme du monde. En fait, ça a été ça notre première idée. On va builder une plateforme pour les pros qui va leur sauver du temps parce qu'en ce moment, il n'y a aucun outil qui permet de faire ce travail-là facilement. Mais nous autres, ça va nous permettre d'acquérir du data vraiment premium sur l'état de la bâtisse, sur c'est quoi les travaux qui sont requis, les matériaux, etc. Ça a été ça, un peu, notre première idée. Puis après ça, l'autre idée, c'était l'autre chose que la loi oblige. C'est-à-dire qu'il va falloir que les copropriétés mettent en place ce qu'ils appellent un carnet d'entretien. Il va falloir qu'ils soient imputables de l'entretien, comment ils entretiennent l'immeuble.
François Lanthier Nadeau: C'est là que le Saas arrive.
Julien Gobeil Simard: C'est là que le Saas arrive. Là, on dit qu'il n'existe pas de solution. On va en bâtir une. Il va y avoir une obligation qui va entrer en vigueur. Le monde va chercher et nous autres on va être là. On va être en avance. Maintenant, c'est bien beau tout ça, mais ça prend du cash. Ça prend du cash pour bâtir tout ça. On n'avait pas trop envie de l'expérience. Moi, ma job à temps plein, ce soit de courir après des financiers, des steepers, du cash. On voulait plus y aller en mode marathon. On va s'organiser par nos propres moyens. On a eu certaines subventions. Moi et mes partners, on a mis un peu de start-up money là-dedans. Pas trop, mais quand même pour se démarrer. Après ça, on disait, comment on fait rentrer de l'argent dans cette compagnie-là pour financer le développement de tout ce software-là ? C'est là qu'on est retombé dans nos bonnes vieilles bobettes du service. Hey, you know what ? Scum. Ces fameuses études-là que les professionnels vont devoir faire, études de fonds de prévoyance, en fait, ce qui nous apparaît, c'est clair, c'est comme il y a un marché qui est... C'est comme un produit de riche dans la niche de propriété. Ça existe depuis longtemps, cet exercice-là. C'est juste que c'est les grosses copropriétaires qui, même du cash, vont faire ça généralement. Donc là, cette obligation-là arrive dans un market où 90 des copropriétaires au Québec, c'est des petits immeubles. Et les autres, ils... Ils demandent à des professionnels, Hey, peux-tu me faire une soumission pour faire ça ? Puis ils me disent, Mais ça coûte, genre, ultra cher. On disait, Comment que nous autres, on sait faire ça déjà. On a une business qui s'appelle Depati Beauchemin. On fait ça, on a l'expertise, on a le knowledge, on est super bien positionnés là-dedans. C'est comme, peut-être qu'il y a une façon de faire rentrer de l'eau au moulin. C'est de dire, Hey, on va prendre ce qu'on sait, qu'on connaît déjà, mais on va juste le rebuilder d'une façon un peu plus tech pour être capable... d'être la seule compagnie dans le marché qui est capable de t'offrir ce service-là à un prix raisonnable pour ton petit bâtiment de quatre condos.
François Lanthier Nadeau: Exact. Fait que vous avez optimisé les processus, repackagé le pricing probablement, puis vous avez bougé, on dirait, down market un petit peu finalement pour tous ces gens-là qui vont être obligés. C'est ça.
Julien Gobeil Simard: Le principal différenciateur, c'est le prix. Le monde, ils se font offrir qu'il va coûter 4000 pour le mandat. Nous autres, on est à 2000.
François Lanthier Nadeau: Vous pouvez vous le permettre grâce justement aux efforts d'optimisation interne, d'automatisation interne. On a tout numérisé.
Julien Gobeil Simard: De mandater un professionnel chez nous, c'est comme commander un meuble sur le site d'IKEA. C'est toute la transaction, le dépôt des documents, tout ça se fait en ligne. On ne prend pas de commande au téléphone.
François Lanthier Nadeau: Exact.
Julien Gobeil Simard: Il n'y a pas de soumis. Il y a un million de... Personnalisé, le pricing, il est sur le site web, il est transparent. Ça, c'est cool aussi. Je pense qu'à travers ça,
François Lanthier Nadeau: on a aussi,
Julien Gobeil Simard: je pense, l'évaluable expérience des clients dans ce secteur-là.
François Lanthier Nadeau: Oui, disposition de ta marque aussi. Oui. Ces personnes-là comprennent ma réalité, comprennent mes budgets, quand ils m'offrent du service et maintenant aussi le produit avec le carnet d'entretien. C'est ça. Puis, tu es un des seuls joueurs, je ne peux pas dire sexy, mais oui, un des seuls joueurs intéressants.
Julien Gobeil Simard: C'est ça. Puis, avec ça... On lance, ça fait, je te dirais, à peu près deux ans, pas tout à fait deux ans. On lance, au début, c'était comme toutes les plateformes n'étaient pas buildées, donc il y avait encore beaucoup de stock manuel, mais au fil du temps, on a vraiment tout optimisé, puis tous les outils de travail, la prise de commande, la facturation se fait via nos plateformes, ce qui fait qu'on charge vraiment moins cher que les autres, mais on est profitable. On est bien contents de ça.
Participant 3: Très cool.
Julien Gobeil Simard: Ça vient amener de l'eau au moulin. Ça nous permet de builder notre Saas qui se package super bien avec notre service aussi. Dans le sens que, une fois que le professionnel a fait sa job, tout ton data, on le récupère et on te met ça dans notre carnet d'entretien en ligne. Ça te facilite vraiment la vie en tant qu'administrateur de l'immeuble.
François Lanthier Nadeau: C'est ça. Il y a un lien ici à faire avec... Ce que tu disais, le pain, la douleur chez Vidéotron de ne pas avoir, mettons, ou ailleurs, les connaissances bien recyclées, bien amassées, documentées, tout ça, c'est la même chose pour les conseils de copropriété. Les gens changent, les gens vendent, achètent, les gens qui s'occupent de ce conseil-là aussi ne seront plus les mêmes. Fait que si tu as une compagnie, un produit dans lequel tu as confiance, que toute ta data, historiquement parlant, tes décisions, tout ce qui s'est passé, les budgets, est là, mais ça... accélère justement la résolution de problèmes qu'eux vont avoir à leur prochaine étude. Absolument.
Julien Gobeil Simard: Puis ça agit comme une mémoire collective. Puis là, on peut bâtir bien l'offre aussi autour de ça. Tu as des travaux à faire, why not qu'on ne peut pas t'aider à trouver quelqu'un pour faire tes travaux. Ton contrat d'entretien, à la limite, as-tu besoin de parler à un avocat ? C'est ça, c'est toutes des idées qu'on travaille. Mais c'est ça. Fait que là, on a... Woody est comme une business, encore là, hybride. On a une facette service qui alimente la compagnie en argent, mais qui alimente aussi en clientèle pour notre SaaS aussi. La conversion est vraiment meilleure quand les gens passent par nous pour le service que quand ils arrivent de n'importe où ailleurs et qu'ils veulent juste essayer.
François Lanthier Nadeau: C'est vraiment intéressant. Je pense que ça parle à... Il ne devrait pas y avoir de dogme. trop strict dans le monde du SaaS ou est-ce que c'est comme... Oui, oui, là, il y a l'espèce de joyau doré de genre 100% libre-service, des revenus récurrents qui scalent, presque pas de support à la clientèle, tout ça, mais le vrai monde, c'est plus messie que ça. Puis des fois, pour bien capturer les opportunités, ça se peut qu'il y ait du salissage de moins, du service, d'autres choses, des trucs qui scale moins bien. Je trouve ça malade, ça. Ce qui m'intéresse, par contre, c'est que les gens l'adoptent même si la loi n'est pas tombée officiellement, right ?
Julien Gobeil Simard: Oui, absolument. En fait, ce qu'on observe, c'est que mettons qu'on regarde les deux facettes. Faire réaliser ton étude par un professionnel, ça touche beaucoup à l'argent. Le sentiment d'urgence, même si ce n'est pas encore obligatoire, alors on se parle de le faire. À cause que ça touche à l'argent et que les gens savent qu'ils n'en mettent pas assez dans leur fonds de prévoyance, là, il y a comme un sentiment d'urgence qui est là, même si ce n'est pas encore obligatoire de le faire. Sur le côté, c'était ça, la plateforme de gestion de ton immeuble ou carnet d'entretien numérique. Là, tu vois que le sentiment d'urgence est vraiment moins là. Fait que là, on est dans une game de oui, on a une clientèle qui se bâtit, mais on est loin d'avoir la même conversion que pour notre service. Puis on le sent, puis on le voit dans nos métriques, puis dans tous les sondages qu'on fait, que le sentiment d'urgence n'est pas là. Fait que là, on est comme un peu dans une espèce de waiting game, de genre oui, il faut convertir du monde le plus possible, mais il faut surtout rester présent avec eux. Parce que quand SaaSpasse, il y a X mois. peut-être un an, deux ans, ils vont avoir besoin d'une solution, puis ils nous connaissent déjà.
François Lanthier Nadeau: Ce que tu viens de dire, je veux double-cliquer parce que tu dis d'ici X mois, un an, deux ans, mais ça fait déjà plusieurs années que ça a été annoncé, le projet. Je pense que dans le domaine du légal, il y a des opportunités, comme on disait, qui apparaissent, mais il faut être conscient que c'est pas des organisations ou des systèmes qui bougent aussi vite. que des startups nex. Oui, c'est ça. Si tu veux capturer de la valeur via une opportunité qui est générée par le légal, par des changements dans le cadre légal, il faut quand même que tu réfléchisses à ça, ce time frame-là qui n'est pas nécessairement... Oui,
Julien Gobeil Simard: c'est ça. C'est un risque à gérer. Tu vois-tu, looking back, aujourd'hui, tu te dis, OK, au début, la dimension service dans notre business, c'était comme une méthode de funding.
Participant 3: Oui.
Julien Gobeil Simard: Aujourd'hui, tu regardes ça, looking back, tu te dis, il y a une chance qu'on a ça. Une chance qu'on a ça, sinon la clé serait dans la porte depuis déjà un bout. Ou on serait après faire des pitches à des investisseurs pour dire, voici notre grande vision de dominer le monde et de faire des milliards. C'est une chose qu'on n'avait juste pas envie de faire. Je te dis, une chance qu'on a fait ça. Ceci étant dit, je te parlais tantôt, il y a un sentiment d'urgence pour ce volet-là. Il n'y aurait pu pas en avoir. Après ça, c'est ça. C'est un risque, je pense, à gérer. Après ça, c'est de dire, si jamais ça ne marche pas, comment on peut recycler ce qu'on fait et le revendre à quelqu'un d'autre, peut-être aller vers une autre clientèle, un autre marché, etc. Il y a d'autres marchés où ces choses-là sont déjà obligatoires. Ça peut être une avenue aussi, mais effectivement, c'est un pensée-y-bien parce que tu n'as pas le contrôle de la timeline de quand est-ce que tout ça va être obligatoire. Je te dirais que même nous autres, on est probablement dans le pire cas possible. Dans le système législatif au Québec, bref histoire, mais tu as des lois. Des fois, ces lois-là prévoient une réglementation.
François Lanthier Nadeau: OK.
Julien Gobeil Simard: C'est notre cas. Donc, il y a des choses dans cette loi-là qui vont entrer en vigueur juste quand la réglementation va passer. Typiquement, traditionnellement, c'est adopter ces règlements-là en dedans de deux ans suivant la loi.
François Lanthier Nadeau: Là,
Julien Gobeil Simard: nous autres, on est dans un cas d'exception où on est rendu à trois ans et demi et ce n'est pas encore fait. Ça va assurément se faire. Le risque n'est pas là.
François Lanthier Nadeau: C'est bon, c'est bon.
Julien Gobeil Simard: Mais on est comme dans le pire cas possible. Malgré tout, on réussit à tirer notre épingle du jeu.
François Lanthier Nadeau: Oui, je pense aussi que d'avoir en arrière-plan Depati-Bouchemin, qui est une compagnie qui fonctionne bien, qui est revenue. Est-ce qu'il y a une séparation claire, mettons, de l'argent, des... comptes, de l'équité. Absolument,
Julien Gobeil Simard: c'était vraiment deux entités légales absolument séparées. Absolument distinctes. C'est juste que nos connaissances communes nous aident dans les deux business. On est dans le même bureau. Il y a même une convergence au niveau de la clientèle. C'est un bénéfice aussi d'avoir un peu ces deux business qui travaillent épaule à coude à coude. C'est-à-dire que, mettons, de Patibault-Chemin, business de service un peu plus traditionnel, on vend des services d'ingénieurs, de technologues. Nous, en fait, ce qui est vraiment stimulant pour notre équipe chez de Patibault-Chemin, c'est de gérer des dossiers plus complexes. Oui, oui, exactement. Plus complexes.
François Lanthier Nadeau: Top market. Oui,
Julien Gobeil Simard: c'est ça, c'est ça. En ayant Woody, qui a sa dimension de service, mais qui est focussé sur les petits immeubles, où ce qui est vraiment... un market où personne n'est capable d'être compétitif avec nous, over time, au fur et à mesure qu'on a développé nos affaires et que la machine était bien rodée, ce que ça nous permet de faire, c'est de dire Hey, tu sais, toutes les dizaines de clients potentiels de 20 condos au moins qui contactent de Patibouchemin on va les rediriger. Pendant un temps, on leur proposait. À cette heure, on fait juste les rediriger carrément vers Woody. Fait que oui, la business, tu sais. DBC sert comme un canal d'acquisition pour vie, mais elle sert aussi bien les intérêts de la business DBC et son équipe, et comment faire en sorte que l'équipe reste contente de ses projets, stimulée, et a envie de continuer d'être là. On a trouvé un mariage. C'était pas raté, on le fonde. J'ai envie qu'on creuse un peu sur le data.
François Lanthier Nadeau: Je me rappelle quand c'est sorti, Hoodie, ça a... parlait déjà d'intelligence artificielle. Puis là, on est dans des années où est-ce que les large language models, les transformers, les open API de ce monde n'étaient pas constamment, mettons, en couverture médiatique. Est-ce que certaines subventions que vous êtes allés chercher justement au début pour kick-starter un petit peu le financement, la croissance, est-ce qu'il y en a qui étaient liées à l'intelligence artificielle ? Oui,
Julien Gobeil Simard: absolument. Dans le fond, notre du software, en fait, que nos professionnels utilisent pour faire toute la description de l'état de l'immeuble, les problématiques, les défauts, la planification des travaux à long terme, les entretiens, tout ça. Ça, en fait, on en a fait financer une partie parce que c'était comme notre outil d'acquisition de données. Fait que, disons, on va faire travailler des professionnels avec ça, puis en quelque part, ils vont quand même nous... taguer du data avec un très haut niveau de qualité. Oui, ça dirait qu'en partant, c'est comme ça un peu qu'on le présentait. C'est ça la réalité. Ce n'est pas une joke. Oui, c'est un produit que des professionnels utilisent, mais Under the Hood, c'est aussi une façon d'acquérir un dataset de très haute qualité pour développer des nouveaux outils ou des nouvelles fonctionnalités qui vont se baser là-dessus. Ça, c'est le bot qui est plus tough, par exemple. Retirer des fonctionnalités à partir de ce data-là.
François Lanthier Nadeau: Parce que là... Est-ce que, tu sais, avec la data, il y a toujours des jeux, pas des jeux, mais des risques de, bon, est-ce que j'ai le droit de posséder cette data-là ? Est-ce qu'elle doit vivre sur une instance X ou Y dans telle géographie ? Est-ce que je dois demander la permission pour avoir cette data-là ? Est-ce qu'il y a eu ce type d'enjeu-là dans la collecte de data ou pour vous c'était quand même plus simple ?
Julien Gobeil Simard: Bien, il y a eu un enjeu, je te dirais, plus au niveau légal licensing, tu sais, que d'emblée, en sachant qu'on allait faire ça. Il fallait que ça fasse partie de nos terms. C'est ça. Oui, quand tu utilises notre outil, il y a du data là-dedans, puis on peut s'en servir de tel, tel, tel facton. Mais aussi de rassurer l'utilisateur.
François Lanthier Nadeau: Ça va être anonymisé. Oui, c'est ça,
Julien Gobeil Simard: c'est ça, exact. Il y a des choses à mettre en place là-dessus. Mais sachant qu'on a à faire ça, il fallait le gérer dès le départ. Si tu ne veux pas avoir après ça à demander des permissions à tout bout de champ, je peux-tu faire ci, je peux-tu faire là. peux-tu faire ça ? Ou de prendre un risque d'un point de vue légal. On commence à le voir, même des trucs comme OpenAI. Pareil, il y a du monde qui dit Hey man, t'as utilisé mon data pour trainer ton modèle.
François Lanthier Nadeau: Puis là, tu fais de l'argent.
Julien Gobeil Simard: Je fais de l'argent, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: C'est pas copyrighted.
Julien Gobeil Simard: Il a fallu y penser pas mal. Après ça, nous, c'est sûr que on est quand même une startup. Nos ressources pour investir après ça sur le... de développement de nos propres modèles pour développer de la tech. C'est ça.
François Lanthier Nadeau: Parce que là, tu as le système en place pour cumuler de la data de qualité, la labeler, comme tu disais, taguer. Comment après ça, tu exploites cette data-là ?
Julien Gobeil Simard: Oui, c'est ça. Puis ça, vois-tu, c'est early on, sachant qu'on allait comme... Notre vision long terme est à aligner là-dessus, d'exploiter ces données-là pour bâtir une nouvelle génération d'outils et de solutions qui allaient rendre la vie des propriétaires de maisons plus facile, qui est selon nous la seule façon de démocratiser l'expertise de comment t'occuper de ta maison. Genre, Hey man, ma fissure, si tu graves ou si tu pas graves, paye pas 1000$. On va répondre à ta question en 3 secondes. La réponse est dans ta poche, serait-ce pas génial ? Ah c'est malade,
François Lanthier Nadeau: la vision est malade. Oui,
Julien Gobeil Simard: la vision est malade. Fait que tu sais, même dans les founders de la compagnie, j'avais la chance d'avoir un de mes chums de super longue date qui est comme un super caïd de l'AI. C'est ça. Quand on a fondé la compagnie avec mes partenaires de Depati Beauchemin, qui sont des experts en bâtiment, pas moi. Aujourd'hui, je commence à être pas pire. Moi, qui haïssais les maisons, je me promène dans le milieu. J'ai un problème avec les lintos structureaux de cette noblerie-là. Ma blonde a trouvé ça bien drôle. Mais c'est ça. Early on, je suis allé le voir. voici ce qu'on veut démarrer, voici c'est quoi notre vision long terme. Puis on se replace en 2019, je veux dire, on était nowhere near où on est dans notre connaissance de ce que l'AI peut faire et comment ça peut révolutionner les différentes industries. C'est ça la vision que j'ai en tête. As-tu envie d'embarquer là-dedans ? Il a co-fondé l'entreprise avec nous. Puis là, lui, il chapeaute nos efforts de R&D pour rester actifs, à voir les opportunités de comment exploiter ce data-là. Mais là, ce qui se passe en ce moment avec OpenAI, ça change bien, bien, bien des affaires.
François Lanthier Nadeau: Tu parles du contraste de ce qu'on pensait faire avant cette arrivée d'outils-là et ce qu'on pense faire maintenant.
Julien Gobeil Simard: Oui, c'est ça. En fait, nous autres, on voyait... Oh ! On voyait notre développement ou notre R&D en trois couches ou en trois phases, mettons, je dirais. Il y avait comme trois piliers, mettons. Il y a comme la partie identification. Comment je suis capable d'aller identifier des matériaux ou des composantes à partir d'une photo, vidéo, etc. Remplacer les yeux de l'inspecteur. directeur ou l'expert en bâtiment qui va venir chez vous, l'évaluateur qui va venir évaluer ta maison. Il y a comme la partie quantification. C'est bien beau de dire, ça, c'est de la brique, mais il y en a-tu... Il y en a combien de pieds carrés de briques et combien ça vaut ? Fait que pour être capable de dire combien vaut une propriété, combien des travaux pourraient coûter, etc. Puis il y a comme la partie diagnostique. Il y a-tu des problèmes ? Il y a-tu des problèmes ?
François Lanthier Nadeau: Fait que tu vois les choses... comptes les choses pis t'les analyses. Ouais,
Julien Gobeil Simard: c'est ça, c'est ça. Fait que... Fait que, tu sais, nous autres, dans... On commence à travailler là-dessus en 2020, 2019. Puis on était parti sur un mode, il faut commencer quelque part, puis on a des ressources limitées. On va commencer à juste essayer de devenir bon, à détecter, à identifier des choses.
François Lanthier Nadeau: Oui, le premier composant.
Julien Gobeil Simard: C'est ça. Mais là, avec ce qu'il y a aujourd'hui, ça ne fait pas longtemps, c'est comme deux, trois ans plus tard, tu vois que ça, c'est du temps perdu. Le grossièrement. Pourquoi ? Parce qu'il y a quand même des gros scopes aujourd'hui qui investissent des milliards à développer plein de trucs. Tu ne peux pas, au scale qu'on a, penser que... C'est tellement une game de données et d'engineering. Au scale qu'on a, il faut que tu te focuses sur des choses qui te rendent plus unique que ça.
François Lanthier Nadeau: Ta différenciation, vous autres, c'est le data, j'imagine ?
Julien Gobeil Simard: C'est le data, mais au-delà du data, c'est comme... Tu regardes aujourd'hui, je ne sais pas si tu as vu, mettons, un truc de Facebook qui ont sorti récemment, Segment Anything Segment Anything aujourd'hui, je te donne une photo de building, puis il est pas mal capable, pas de dire c'est quoi, c'est les matériaux puis les composantes, mais il est tout capable de les segmenter dans ton image. Fait que c'est comme, on ne peut pas rivaliser avec ça, ils vont bien trop vite, ça donne comme rien.
François Lanthier Nadeau: Ce que j'essaie de dire, puis je veux que tu me dises si je ne me trompe pas, c'est que ce n'est pas dans le design. de modèles d'AI que vous allez vous différencier. C'est plutôt dans la quantité, la qualité de data que vous allez apporter dans ces modèles-là qui existent. Oui, c'est ça.
Julien Gobeil Simard: C'est se donner aussi des objectifs qui sont à notre mesure. On n'a pas des millions de dollars et une grosse team d'AI qui travaille là-dessus et qui nous rend unique. Ça, mettons, le langage, tu vois que ça peut être encore perfectionné, mais c'est pas mal nailé quand même. Tu sais, reconnaître des objets dans une image, c'est comme une perte de temps pour nous autres. Tu sais, nous, qu'est-ce qui nous rend unique ? C'est comme, c'est l'expertise des experts qui utilisent notre solution à dire, ça, c'est une fissure, puis elle est grave. Ça, c'est une infiltration d'eau, puis ça, c'est du champignon, tu sais.
François Lanthier Nadeau: C'est basically la couche
Julien Gobeil Simard: Reinforced Learning Human Feedback un peu. Oui, c'est ça, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Tu passes à...
Julien Gobeil Simard: Nous, la connaissance premium qui est assez unique qu'on a, c'est vraiment le côté diagnostic et de déficience que l'ingénieur ou le technologue va traduire en data pour nous à travers notre plateforme. C'est ça qui nous rend, du moins c'est ce qu'on pense qui est une meilleure opportunité pour nous.
François Lanthier Nadeau: Pour stimuler un peu l'imagination de l'audience, mettons, ça serait quoi un cas d'utilisation futur, qui n'est pas nécessairement développé, que tu vois, genre, quel genre d'aha moment de Hey, là, il y a de l'AI qui est derrière tel cas d'utilisation, puis ça crée telle valeur rapidement, mettons.
Julien Gobeil Simard: Écoute, arrive au printemps, tu racles ton terrain, tu sais, Hey, il y a une fissure sur le bord de ma fenêtre, j'avais jamais vu ça, je sais pas s'il était là avant. Tu sais, répondre à la question rapidement de Hey, Si tu graves, c'est pas grave, qu'est-ce que tu dois faire avec ça ? Ça, c'est un cas assez typique.
Participant 3: C'est juste avec ton téléphone intelligent.
Julien Gobeil Simard: Un autre cas typique, tu penses juste à, mettons, tout le domaine de l'inspection immobilière. Tu sais, quand quelqu'un qui vend une maison, puis il a l'offre de la frais conditionnel à l'inspection, puis il utilise le fait qu'il y a 32 problèmes pour baisser le prix. Tu sais, je guess qu'il y a beaucoup d'informations qu'en tant qu'owner, tu aurais peut-être aimé ça avoir avant. Le problème, c'est comme, tu sais, je guess que... Si ça ne coûtait pas genre 1000$ à chaque fois, faire checker ta maison une fois par année comme tu fais checker ton auto, ça serait quelque chose que le monde ferait plus. Pourquoi tu ne pourrais pas juste scanner ta maison toi-même et avoir cette information-là ou cette knowledge-là ? C'est un peu le genre de use case. On n'est pas en tout là.
François Lanthier Nadeau: Je ne sais pas si c'est un effet de réseau, mais un effet du moins de renforcement de ton produit quand les gens scannent. Ça te donne plus de data. eux, ils ont de la valeur aussi. Mais eux, tu en donnes.
Julien Gobeil Simard: Tu as du data actionnable aussi. Tu sais quoi faire. C'est comme, OK, parfait, je n'ai pas besoin de faire venir quelqu'un. J'ai besoin de faire venir quelqu'un pour checker ça.
François Lanthier Nadeau: Puis probablement qu'au niveau du carnet d'entretien, mettons, puis des fonds de prévoyance, si tu as un amalgame de data qui est à l'échelle de la province, même plus gros, tu vas être capable de distribuer des moyennes, des médianes, des suggestions. Tu es dans le dixième pour... pour ce percentile des fonds de prévoyance au Québec, genre, tu peux en dire manque de cash comparé aux autres. Il y a tellement des belles applications.
Julien Gobeil Simard: Tu sais, juste, tu penses juste à, mettons, l'intérêt que ça pourrait avoir dans le marché immobilier d'avoir une... Cote de qualité de la propriété qui est en ligne pour aller. Les assurances, évidemment. Les implications de ça sont vraiment larges. Je pense que c'est comme ça qu'il faut aborder aussi toute cette révolution-là par l'AI. Ça va changer beaucoup d'interactions qu'on a. Dans le secteur immobilier, la majorité des interactions sont avec des personnes. Un inspecteur, un évaluateur, un notaire. un banquier pour un prêt hypothécaire, un assureur. Puis, tu sais,
François Lanthier Nadeau: on pense que ces interactions-là vont fortement être transformées ou genre plus exister du tout. Moi, je dois t'avouer, mon vieux, que quand je suis allé signer chez le notaire, je me suis dit, Hum, me semble que ça me coûte cher pour ce qui est en train de se passer d'une template. qui est probablement la même, avec deux ou trois variables changées versus la propriété que la personne vient de faire signer avant. Je me suis dit, oui, il y a quelque chose là.
Julien Gobeil Simard: On pourrait dire la même chose, quand tu fais évaluer ta maison, tu te dis, il me semble que ça m'a coûté cher pour les 12 minutes. Il a pris des photos, puis il est parti avec ça. Je me suis dit, pourquoi je ne peux pas faire ça ? Je pense qu'on s'en va dans une direction où ce genre d'affaires-là... Imagine les municipalités. qui font ça aux 5 ans pour tout le monde. Oui, oui. C'est fou le métier.
François Lanthier Nadeau: Fait que là, avant de se rendre là, là en ce moment, en ce moment, ça va bien. Vous avez de la traction autant au niveau du service puis ça commence à builder encore plus pour le produit, la traction. D'ailleurs, parlant de traction, juste avant qu'on enchaîne avec les Growing Puis comment vous avez fait pour être connu de ces immeubles gestionnaires de copropriété-là ? Tu m'as parlé d'une couple de trucs, mais j'aimerais ça que tu nous en parles. que tu les envoies en mitraille ?
Julien Gobeil Simard: Oui, écoute, première chose, il y a du monde qui cherche à être présent organiquement. Encore l'un dans une business où c'est quand même relativement facile dans un secteur niché où les connaissances tech ne sont pas très bonnes en général.
François Lanthier Nadeau: Le SERP, Le search engine results paid était libre.
Julien Gobeil Simard: C'est sûr que ça, c'était essentiel pour nous autres d'être minimum top 3 dans tout ce qu'on a à offrir ou tout ce qui est pertinent à notre business. Après ça, assez early on, on a été aussi assez chanceux à travers de Patibouchemin Beauchemin, que j'ai dit tantôt, c'est un canal d'acquisition pour nous. Ça nous a permis de… Oui. Très tôt dans le processus, commencer à en parler puis offrir une alternative à certains clients qui cherchaient peut-être une offre mieux adaptée à leurs moyens, à leurs besoins. Proposer aussi proactivement l'intégration de ce qu'on allait faire pour eux. Après ça, un outil de gestion, Saas. Après ça, écoute, on a eu... On a été chanceux, on a réussi à lander un beau partnership avec Desjardins Entreprises.
François Lanthier Nadeau: Super.
Julien Gobeil Simard: Desjardins Entreprises, tu sais, les... Les copropriétés, légalement, c'est comme une entreprise. Ça tombe dans la branche de genre d'entreprise. On a un beau partnership avec eux où ils nous rendent assez visibles à leur clientèle qui sont des syndicats de copropriétés.
François Lanthier Nadeau: Vous leur faites un discount ?
Julien Gobeil Simard: On fait un discount, quand même. On remplace notre coût d'acquisition essentiellement par le discount qu'on fait, mettons, mathématiquement. Ça nous amène pas mal de monde. Autre élément, ça a été de créer une communauté Facebook. Moi, assez early on, au tout début, 2019, quand je commence à m'impliquer dans ce secteur-là, ce que je vois, c'est des sites d'information qui donnent l'information sur les aspects légaux de la copropriété, qui ont quand même pas mal de trafic, mais pas de discussion. Fait que tu sais, à faire probablement que dans... plein de domaines, le bon vieux move du community est comme tough à accomplir, mais j'étais comme, hey, on est littéralement dans un space où il n'y a personne qui l'a fait encore, fait qu'on va mettre ça en place. Ça aussi, aujourd'hui, ça a grandi en trois ans, ça a pris beaucoup de temps. J'ai fait de quoi récemment que j'avais jamais pensé faire, mais j'ai embauché un modérateur. parce que pendant longtemps, c'est beaucoup moins qu'ils l'entretenaient en content, en réponse. Mais l'idée, c'est genre, il y a des niveaux de connaissances variables dans cet audience-là pour que le monde, pourquoi ils ne peuvent pas se parler entre eux autres et s'entraider. C'est juste ça le concept de base. Aujourd'hui, c'est des milliers d'administrateurs gestionnaires de copropriétés où on se sert de ça de plus en plus comme un canal de visibilité. Il y a plein de monde qui vont se demander
François Lanthier Nadeau: Ok, tu as une communauté, Soit que tu l'as créé ou tu en fais partie, comment tu pondères la quantité de fois où tu parles de ton produit, parles de ton entreprise,
Julien Gobeil Simard: versus comme juste aider à avoir des belles discussions organiques ? C'est une bonne question. Je ne pense pas que j'ai encore la réponse à ça, je ne le sais pas. Aujourd'hui, malgré que le niveau d'engagement... Au début, je me disais, ça prend une masse critique et il faut qu'il y ait assez de content. de questions, de réponses et d'interactions avant de commencer à l'utiliser comme un channel de visibilité pour Woody. Aujourd'hui, même avec des milliers de membres, on dirait que je suis encore frileux à le faire. On dirait que je suis encore gêné de le faire. En ce moment, je te dirais qu'on y va sur une base de... On en parle quand on a quelque chose à dire. On publie un article, on a une nouvelle feature. On a... On va se permettre d'en parler, un nouveau partenariat, whatever.
François Lanthier Nadeau: Comment ça réagit, cette communauté-là, à ça ?
Julien Gobeil Simard: Ça réagit bien. Ça réagit très bien. Puis, tu sais, il y a assez de nouveaux membres aussi pour que… Je guess que c'est peut-être un élément de réponse. À un moment donné, c'est quoi ton objectif ? Si j'ai 3000 administrateurs de copropriété dans mon groupe, et que… Il y a essentiellement une growth qui est assez marginale d'un mois à l'autre, mais essentiellement, je fais juste servir la même affaire aux mêmes personnes tout le temps. Mon objectif n'est peut-être pas le même en termes d'expectations, est-ce que ça peut m'amener comme trafic sur mon site, puis conversion en nouveaux clients. Versus, mettons, si ta growth je ne sais pas, mettons, exemple, tu as 100 nouveaux membres par semaine. Au bout d'un mois, j'ai quand même 400 personnes qui, eux, se sont jamais fait servir la médecine de c'est quoi ou dit. Fait que tu sais, à la limite, je peux dire, ben, tu sais, c'est encore, ça va peut-être être perçu différemment par les gens qui le connaissent, sachant qu'il y a tout le temps plein de nouveaux mondes dans le groupe. Mais on dirait que je suis encore féleux, même aujourd'hui, à le faire. On le fait plus qu'avant, mais je veux vraiment faire attention parce qu'en ce moment, ça a une valeur. Alors, tu veux pas... Une communauté, c'est dur à builder, facile à détruire, je pense. Oui, c'est ça. Puis en ce moment, l'engagement est tellement bon. Puis tu sais, le content qu'il y a là, honnêtement, c'est comme...
François Lanthier Nadeau: C'est bien.
Julien Gobeil Simard: Avec la communauté qui grandit, il y a beaucoup d'affaires qui ne sont pas bonnes, mais c'est une ressource vraiment incroyable pour bien du monde. Quand tu arrives avec un problème légal ou un manque de connaissances, puis tu poses ta question, puis en dedans d'un après-midi, tu vas avoir... 35 personnes qui t'ont répondu avec différents éléments. OK, c'est hot. On ne veut pas scraper ça.
François Lanthier Nadeau: Il y a probablement un jeu à faire où tu prends toute cette data-là et tu mets un chatbot par-dessus. Absolument.
Julien Gobeil Simard: Tu lis dans mes pensées. C'est le genre d'affaires qu'on va peut-être vouloir. En fait, on va créer cette expérience-là à l'intérieur de notre produit. C'est ça. En ce moment, moi, ce que je regarde, c'est de dire, OK, c'est quoi la growth du groupe sur une base mensuelle ? OK, mettons, c'est 300, 400, 500 nouveaux administrateurs de copropriété. OK, si j'expose ces nouveaux-là, il y a un tel pourcentage de gens qui vont le voir dans leur feed. Il y a tant de pourcents qui vont cliquer, aller voir notre site web. Puis, voici ce que je peux peut-être... aller chercher comme clientèle avec ça. En ce moment, c'est un peu ça la mathématique que je fais. Tu fais du centre. Genre, 20 nouveaux membres par mois, ça vaut pas la peine. J'en ai 500 par semaine. Ah, bien, peut-être que je vais y aller à tous les semaines. Parce que pour moi, ça peut donner quand même une matière intéressante pour la ligne.
François Lanthier Nadeau: C'est d'excellents conseils, man, pour quelqu'un qui a commencé en disant, je sais pas.
Julien Gobeil Simard: Ouais, mais... Au final, tu dis Je vais poster à Toysmets. Oui, mais wake up, tu es en train d'annoyer le monde. Au final, quand tu fais ton funnel de conversion, ça va te ramener 10 piastres. C'est comme si ça n'avait peut-être pas la peine de péter le content qui a vraiment beaucoup de valeur. Je pense que c'est un peu ça, mettons, mon intuition de comment le doser.
François Lanthier Nadeau: C'est bon, j'aime ça. Aujourd'hui, justement, grâce à SEO Referrals, ce partenaire... partenariat Desjardins, groupe Facebook. Vous avez un paquet de super beaux points de contact qui vous amènent du trafic des utilisateurs. Là, vous êtes en train de gérer des défis plus de croissance, qu'on appelle souvent les growing pains J'ai plein de demandes pour la partie service de Hoodi. J'en ai aussi pour le produit. Je dois investir plus dans le produit. Comment tu... J'imagine qu'une partie de gérer ces problèmes-là va passer par l'embauche.
Julien Gobeil Simard: C'est des beaux problèmes auxquels on a fait allusion. il y a vraiment plus longtemps dans le show. C'est quoi pour vous aujourd'hui ? Écoute, ils sont multiples, mais en ce moment, mettons que je commence par la partie plus service de notre business, qui s'adresse aux petits immeubles qui cherchent un offre à leur mesure en termes de pricing. Là, la réalité de cette portion-là de notre business, c'est que... On a autant de mandats par mois que la majorité des business dans le secteur ont en un an.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est ça. Donc là, c'est comme, OK,
Julien Gobeil Simard: on a mis le doigt, c'est quelque chose de comme vraiment le fun. Puis là, on a de la misère à le livrer. Pourquoi ? Bien, ça, c'est le typique problème de la service. Il y a plein de gens qui veulent des services. Ça prend des humains pour le livrer.
François Lanthier Nadeau: Avec des heures.
Julien Gobeil Simard: Donc, oui, il y a beaucoup d'étapes qui ont été semi-automatisées, semi-automatisées, numérisées dans notre process, ce qui fait qu'il est beaucoup moins lourd que la moyenne des ours. Mais il y a encore quand même un technicien en architecture qui a des jobs à faire. Puis là, le pace auquel on accumule les jobs à faire dépasse de loin notre capacité de livraison. Ça, c'est notre premier growing pains. Je te dirais que là, il y a comme une dynamique de l'expérience client. Il faut s'assurer que l'expérience reste bonne si on veut que le monde continue à parler de nous autres. Là, on n'a pas le choix quand même d'embaucher.
François Lanthier Nadeau: Dans le cours. terme.
Julien Gobeil Simard: Dans le court terme, au moins. On n'a pas le choix d'embaucher.
François Lanthier Nadeau: Des technologues, de quel genre de profil ?
Julien Gobeil Simard: Ça va principalement être des techniciens qui ont étudié en architecture. Ça, ça va quand même assez bien. Je te dirais, on a quand même une offre assez unique. Il n'y a pas beaucoup de jobs dans ce secteur-là où tu peux télétravailler comme tu veux. Il y a du monde qui aime vraiment ça, aller sur le terrain. Il y en a qui haïssent ça. Souvent, les jobs de bureau dans ce secteur-là, c'est des jobs un peu, tu sais, des grosses firmes d'ingénierie où, tu sais, bon, il y a une hiérarchie très évidente et claire entre, tu sais, les techniciens, les ingénieurs, etc. Fait que, tu sais, nous, on en arrive avec une vibe de start-up, tu sais, auquel, dans ce domaine-là, c'est comme super rare. Fait qu'on en arrive avec quelque chose d'intéressant. Fait que d'habitude, quand on ouvre un poste, on le comble assez vite. Fait qu'on est chanceux là-dessus. Fait que ça, c'est pour la partie service de Uzi. Oui, c'est ça. Mais là, après ça, ça ne se calme pas. Je veux dire, OK, on aimerait bien ça. Comme je dis, on a autant de demandes que la majorité des business dans notre secteur en un an, mais nous autres, on le fait en un mois. Moi, je ne veux pas non plus avoir une armée de 200 techniciens dans deux ans. Ce n'est pas que je ne les aime pas, mais c'est là où je me dis, OK, step back. Comment on peut le productiser, cette affaire-là ? Comment je peux prendre mon tech et sa capacité de livraison, faire x5 dessus, faire x10 dessus, et en avoir quelques-uns qui livrent en débile ? C'est comme là-dessus quand même... Des défis. Oui, beaucoup. Je te disais tantôt, on s'est jasé et ça a shaké le pommier pas mal parce qu'on a même remis en question ce modèle-là. Mais en même temps, c'est tough. Je me suis dit... Je pense qu'on est du oh oui, c'est bien le fun, le product et tout ça mais il reste qu'on a mis le doigt sur un problème évident où on fait une méga différence, on accomplit notre mission, on accumule plein de data qui nous sert à développer plein de trucs. Après ça, je pense que la question, c'est comment on peut le diriger vers une direction beaucoup plus produite et justement introduire des choses que nous-mêmes, on veut vendre à terme. pour faciliter la job de notre propre équipe et les rendre bien plus productifs que ce qu'ils sont présentement. Ça, c'est ça, notre gros défi pour la prochaine année.
François Lanthier Nadeau: Au niveau de l'équipe plus produit, produit, je sais que vous avez des jobs d'ouvertes, des postes qui sont ouverts. Ça, c'est-tu difficile ? C'est-tu facile, embaucheux ? Vous avez quoi, genre des devs ? C'est quoi que vous cherchez ?
Julien Gobeil Simard: Écoute, on cherche des... On cherche des techs, comme je l'ai dit, en ce moment, on cherche des devs. On cherche des devs.
François Lanthier Nadeau: Quel type de devs, pour le fun ?
Julien Gobeil Simard: Écoute, principalement, soit front-end ou full-stack. Mais on travaille beaucoup avec TypeScript, Angular, AWS. Fait que c'est surtout là qu'on cherche, vraiment, applications web. On n'est pas encore dans le mobile natif ou whatever.
François Lanthier Nadeau: OK.
Julien Gobeil Simard: Fait que c'est là qu'on cherche.
François Lanthier Nadeau: C'est pour le... Carnet d'entretien ?
Julien Gobeil Simard: Les deux, en fait. Il y a beaucoup de choses dans la dimension service qui requièrent de bâtir des outils puis bâtir des plateformes. On investit là-dedans. On investit dans notre SaaS aussi. On travaille sur les deux.
François Lanthier Nadeau: Des postes de technicien en architecture, c'est quoi le vrai terme ?
Julien Gobeil Simard: Technicien en architecture.
François Lanthier Nadeau: Technicien en architecture, des programmeurs. Mais as-tu aussi du monde plus au commercial, genre à la vente, au marketing, où vous êtes comme... pas...
Julien Gobeil Simard: Écoute, en ce moment, c'est la dernière affaire. Heureusement, en tout cas, ça fait bizarre à dire. On aimerait ça pouvoir... Mais en ce moment, c'est comme vraiment low priority. Notre offre est quasiment pas mal tout seul en ce moment. Fait qu'on est chanceux là-dessus. Non, écoute, en fait, vois-tu, ça, c'est une affaire au niveau produit. Je pense que, au-delà des devs, des next steps pour nous autres, qui vont commencer à être importants, c'est le design. De plus en plus, on veut éviter... Nos affaires sont quand même rendues pas mal slick visuellement. On externalise la partie design depuis un peu de temps. Je pense que, tranquillement, pas vite, on va vouloir quelqu'un avoir à l'interne. Peut-être même, on commence à penser à... C'est quelqu'un qui s'occupe du produit, au lieu que ça soit un mot. Oui, mais là... On est comme dans un entre-deux, en fait, à savoir... Parce que, tu sais, moi, encore aujourd'hui, puis un de mes autres partners, on fait beaucoup de services à la clientèle.
François Lanthier Nadeau: Ouais.
Julien Gobeil Simard: Fait que, tu sais, short-term, je pense que notre plan, ça va être comme... Ouais, tu sais, dans le fond, moi, ce que mon temps a le plus de valeur en ce moment, c'est pas de répondre à des téléphones puis répondre à des courriels, aux questions qui reviennent tout le temps. Tu sais, j'aimerais ça plus m'impliquer dans le produit. Fait que, tu sais, là, en fait, ce qu'on a décidé de faire, c'est de mettre... Investir plus à bâtir notre service à la clientèle ou l'expérience client. Puis nous autres, se libérer du temps pour bien penser à comment on va scaler notre service, comment on va développer les prochaines features pour être capable d'adresser les peines des copropriétés le mieux possible.
François Lanthier Nadeau: Puis en ce moment, mettons, comme SaaS et services fondateurs, Tu veux embaucher en dev, tu vas où ? Tu fais quoi pour embaucher à Québec ?
Julien Gobeil Simard: Écoute, c'est tough. Je n'ai pas... Je guesse que SaaSpasse. C'est une bonne idée pour nous autres. Dans le fond, on se fait aider. Au-delà de poster des jobs sur LinkedIn. Oui, on est chanceux. On a une firme qui nous a bien servi dans les derniers mois, en fait, qui s'appelle Go RH, honnêtement. Puis moi, je trouve ça cool parce que c'est des consultants RH, c'est pas des chasseurs de tête. Mais tu sais, ils peuvent t'aider à trouver du monde comme le ferait un chasseur de tête. Ce que je trouve intéressant pour nous, c'est que tu sais, Je pense que ça fonctionne, la chasse de tête. Mais bon, tout le monde connaît un peu le modèle. Pourcentage du salaire. C'est comme moi, je paye 15 000 en commission. Faites le calcul, 15 000 payés à l'heure pour un consultant RH qui, oui, va t'aider avec le recrutement, mais va peut-être t'aider avec tes bénéfices, ton échelle salariale, passer du monde en pré-entrevue qui va t'aider peut-être même à... à améliorer ton process d'entrevue, que ce soit plus solide. En tout cas, je trouve que dans les dernières années, ça nous a mieux servi récemment, ce modèle-là, qui me semble aussi efficace. Puis l'autre affaire et tout, je ne veux pas la chasse de tête, c'est un peu comme un agent immobilier, quasiment. Quand tu es rémunéré à la commission, c'est comme si toi, tu cherches, mettons, deux devs, ou peut-être un poste d'ouvert, c'est un peu... voici un candidat, évalue-le. C'est comme, OK, t'en as-tu d'autres à me présenter ? Évalue-le. Mettons que je me place dans le sujet, je comprends, j'ai pas d'incitatif à t'en présenter cinq, ça me demande plus de temps.
François Lanthier Nadeau: Faut que ça close.
Julien Gobeil Simard: Alors que quand on sort un peu de ce modèle-là, en ce moment, on n'a pas de personnes à RH dans notre équipe, mais ce qu'on a trouvé le plus proche c'est un peu ce modèle-là. J'ai du monde qui s'arrête pas parce qu'on a un candidat. Mon petit temps d'en trouver. Puis, tu sais, je guess que si je t'en présente trois puis que tu nous as deux embauchés, je te donne un choix, puis tu vas pouvoir...
François Lanthier Nadeau: Le modèle d'affaires, je veux dire, c'est consultation, genre, payé à l'heure.
Julien Gobeil Simard: Absolument, absolument. Ça fait qu'il va avec un budget. Ça fait que, tu sais, je te dirais que c'est pas mal ça, notre... C'est pas mal ça, notre... outils présentement. C'est intéressant. Je pense que c'est un meilleur moment en ce moment que vous l'avez, ne serait-ce que quelques mois, peut-être un an. On le voit. On a posté ça sur LinkedIn. Évidemment, il y a beaucoup d'applications de pas très bonne qualité.
François Lanthier Nadeau: Pour LinkedIn ou sur Indeed ou les deux ?
Julien Gobeil Simard: Les deux. Mais ça a toujours été le cas. Mais... Il y a plus quand même de bonnes applications. On sent peut-être qu'il y a eu des lay-offs, ou du moins au Québec, beaucoup d'entreprises qui embauchaient très agressivement.
François Lanthier Nadeau: Et là,
Julien Gobeil Simard: embauchent pas pantoute ou presque plus.
François Lanthier Nadeau: Oui,
Julien Gobeil Simard: j'entends de ça aussi. Autant, on l'a vu au Shopify, je pense, récemment. On aurait-tu cru, il y a un an et demi...
François Lanthier Nadeau: C'est parce que ça fait deux. Ça fait deux rounds de gros lay-offs pour
Julien Gobeil Simard: Shopify. C'est triste pour le monde, mais pour les startups qui embauchent, c'est encore tough, mais c'est plus facile que c'était. Mais on a encore besoin d'aide parce que je pense que c'est la meilleure solution pour nous autres en ce moment. C'est d'avoir quelqu'un qui nous aide à l'heure à trouver des candidats.
François Lanthier Nadeau: On verra. On verra. Hopefully, SaaSpasse. On va être capable de... d'aider les fondateurs. Je le respecte,
Julien Gobeil Simard: parce que c'est comme vraiment une bonne crowd pour nous autres, dans le sens que c'est ce qu'on fait. On veut du monde qui sont dans cette dynamique-là, qui veulent être dans la création de nouveaux produits early on.
François Lanthier Nadeau: J'en parlais avec, je ne me rappelle plus, des chasseurs de tête, puis plein de monde. Tu cherches des programmeurs, des marketeurs, des designers, des gestionnaires. Ce n'est pas tout le monde qui a un... parcours Saas puis une compréhension de Saas c'est un coup en learning curve c'est un coup d'onboarding plus long si tu connais du monde qui trippent déjà sur ce modèle là qui en ont fait quand même valeur le fait que je peux faire trop de punchline ou
Julien Gobeil Simard: de valeur mais dans un contexte niché puis assez particulier comme comme le nôtre le web c'est pas tant là Je pense que si j'ai quelqu'un qui arrive et qui a déjà fait du Saas avant ou qui a déjà contribué à bâtir des produits de ce type-là, c'est une méchante longueur d'avance pour nous autres.
Participant 3: Oui.
Julien Gobeil Simard: Puis le reste, apprendre la dynamique de ce secteur-là et les utilisateurs, il te restera ça à apprendre.
François Lanthier Nadeau: Très cool, man. Je trouve ça, honnêtement, malade ce que vous avez construit et je trouve ça encore plus malade ce que vous avez construit. Parce que là, les portes sont ouvertes. Puis comme, avec l'AI, avec la team, avec aussi l'espèce de capture de marché puis de positionnement que vous avez là, plus la législation qui arrive en vigueur. Tu sais, vous êtes set up, là.
Julien Gobeil Simard: Ouais, non, non, c'est sûr, c'est sûr. Écoute, il faut continuer à travailler fort. Mais en ce moment, on a vraiment un bon positionnement. Récemment, on a un nouveau partenaire, un nouvel actionnaire avec nous dans Biznit qui est dans ce secteur. Ah oui, oui,
François Lanthier Nadeau: tu m'en avais parlé.
Julien Gobeil Simard: Oui, c'est ça. C'est cool. Au-delà des moyens que ça nous donne, ça amène aussi une nouvelle clientèle sur notre produit. Écoute, c'est ça. On est à la bonne place au bon moment, mais il faut être très focus en ce moment. Je réutilise le mot-clé de notre dernière conversation. Des fois, je trouve qu'on est... encore un peu étalé à mon goût, mais on est tellement bien présent et bien positionné qu'il met, c'est comme dans toutes les startups, tu peux tellement te faire dépasser sans t'en rendre compte. Tu restes quand même, je ne sais pas si tu connais le bon vieux Leave a Bible pour moi. On lit de Paranoid will survive C'est pas bon,
François Lanthier Nadeau: mon anxiété.
Julien Gobeil Simard: Non, c'est ça. Écoute, c'était le CEO d'Intel à l'époque qui avait écrit ce livre-là. Mais je pense que c'est important de rester quand même…
François Lanthier Nadeau: Alerte. Oui,
Julien Gobeil Simard: un peu alerte et parano, parce que c'est pas long que tu peux te faire dépasser, surtout dans un secteur comme le nôtre. On est tous des petits joueurs au final. C'est comme… Non, nous verrons bien comment ça va évoluer.
François Lanthier Nadeau: Julien comment on peut te trouver, Julien Gobeil-Simon, sur LinkedIn, genre ?
Julien Gobeil Simard: Oui, absolument, absolument. Ou di.ai. Ou di.ai. H-O-O-D-I. H-O-O-D-I.ai. Allez sur notre site. Si vous écrivez à info, encore aujourd'hui, c'est moi qui reçois ces courriels-là. Fait que... Ça fait plaisir, mais oui, c'est ça. Sinon... Non,
François Lanthier Nadeau: allez checker les jobs qui sont ouverts aussi.
Julien Gobeil Simard: Oui,
François Lanthier Nadeau: absolument. Il y en a des devs dans l'audience, fait que... Absolument. Merci d'être venu, c'était trop le fun. Merci à toi,
Julien Gobeil Simard: c'était super.
François Lanthier Nadeau: Cheers.
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