Aujourd’hui sur le pod, je jase avec mon ami et co-hôte Antoine Meunier, product designer chez Blissbook.
On essaie quelque chose de nouveau : on passe en mode SaaS thérapie. Antoine me présente ses enjeux courants chez Blissbook — intégration de nouveaux joueurs, croissance, refonte (ou pas?) de produit. J’essaie du mieux que je peux de l’aider!
Le pod que vous allez entendre, ça ressemble à 95% aux vraies discussions qu’Antoine et moi on a “offline”. C’est le genre de discussions qui m’ont aidé et continuent de m’aider dans ma carrière en SaaS.
J’espère que ça va vous inspirer, vous divertir, ou vous éduquer. Vous nous donnerez du feedback sur ce format!
—
La job du mois SaaSpasse chez DashThis!
DashThis est un cool SaaS de reporting pour marketing digital.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez [Ep.16 - Stéphane Guérin : 12+ années de SaaS 🎧]
DashThis sont à la recherche d’un spécialiste des ventes ou “account executive”.
Ils ont un paquet de leads qualifiés à aller convertir, donc si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, jeter un oeil à cette page! Prenez le temps d'écouter l'entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Jean-Philippe Fortin-Cantin, associé chez DashThis.
—
Cool SaaS peeps mentionnés :
—
Crédits musique
Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
—
Suivez-nous sur LinkedIn et Instagram pour découvrir des SaaS de la province et avoir des updates sur le projet + les nouveaux épisodes du podcast.
François Lanthier Nadeau:What's up, folks ? C'est François-Lantier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croître un Saas ou une carrière en Saas au Québec. On est dispo sur Spotify, Apple Podcasts et les autres. S'il vous plaît, allez nous laisser un review ou vous abonner. Ça nous aide vraiment. Ça nous donne plus de downloads, plus... pour avoir des commandites pour... Payez Producer Ludo, le pro du bono, The Real Physical. On drop un épisode par semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur Saas le bouton mauve Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Le deuxième événement mensuel SaaSpasse s'en vient bientôt, mercredi le 21 juin, au bureau de Novathize à Québec. On va enregistrer un live pod avec Ismaël Meskine, cofondateur de Kimobi. On est encore limité côté place. On a réussi à ouvrir, on était sold out, on a réussi à ouvrir un 10 billets de plus. Donc, allez sur Evenbright ou sur notre site web, La Bannière, pour réserver vos billets à l'avance. On a un nouveau segment à commander sur le pod aussi. La job du mois, SaaSpasse. Puis pour juin, la job du mois, SaaSpasse chez Dashthis, un cool SaaS de reporting pour marketing digital. Dashthis. ils sont à la recherche d'un spécialiste des ventes ou account executive. Ils ont un paquet de leads qualifiés à les convertir. Donc, si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur SaaSpasse.com slash lajobdumois sans tirer. Vous allez y trouver aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Jean-Philippe Fortin-Quentin qui est associé puis directeur marketing chez Dashthis. All right. Aujourd'hui sur le pod... Je parle avec mon bon ami Antoine Merci qui est aussi Product Designer chez Blissbook. On rentre un peu en mode plus personnel, plus SaaS-thérapie. Antoine, il me partage ses struggles, ses enjeux chez Blissbook ces temps-ci. Moi, j'essaie le mieux possible de l'aider. C'est des enjeux de croissance, d'intégrer des nouveaux membres d'équipe, de refonte ou pas de produits. Fait qu'on va ! on va quand même creux pis en toute franchise une conversation offline pas sur le pod entre moi pis Antoine ça ressemble à 95% à ce que vous allez écouter c'est le genre de conversation qui moi dans ma vie m'ont motivé dans ma carrière m'ont inspiré fait que j'espère que ça va être divertissant inspirant etc vous nous donnerez du feedback là-dessus alright on passe au show let's go c'est parti
François Lanthier Nadeau:Alright, salut mon vieux, bienvenue sur le pod.
Antoine Meunier: Salut Frank comment ça va ?
François Lanthier Nadeau: Ça va dude, je trouve que ça va vite ces temps-ci, puis il faut que je gère un petit peu mon... Mon désir, mettons, que SaaSpasse génère des retours dans le court terme versus construire quelque chose pour le long terme. Je suis un peu mêlé à travers tout ça, mais grosso modo, ça va bien côté vie perso. C'est ça que je voulais te dire offline, mais j'ai peu le temps. J'ai recommencé le gym. J'ai tellement mal aux bras. turbo Paul Fon. Je ne suis pas capable de les déplier au complet. Ça, c'est... Bon, c'est un problème d'homme blanc en Amérique, mais j'ai mal aux bras.
Antoine Meunier: Je pense que c'est un problème de coach. C'est quoi ? Tu as-tu engagé Chessbra ?
François Lanthier Nadeau: Non, j'ai engagé David Goggins. Imagine, dude. Je ferais genre une heure avec et je ne m'en sortirais pas pour l'heure.
Antoine Meunier: Pour vrai, tu fais juste du chess et des bras et là, tu dis que tu as mal aux bras. Comment vont tes jambes ?
François Lanthier Nadeau: Écoute, ça fait deux fois que je suis retourné au gym. Shout out au gym hyperactif à Québec, by the way. Mais on est sur les jambes, ça va être lundi prochain, je pense, les jambes.
Antoine Meunier: Fait qu'on commence notre spécial podcast entraînement et conditionnement physique, tout le monde.
François Lanthier Nadeau: Ouais. SaaSpasse au gym. Do you even lift, bro ?
Antoine Meunier: C'est tellement bon, pour vrai.
François Lanthier Nadeau: T'es toujours un missus. Non mais... On dit ça, mais hier, j'ai eu un call comme préparatoire avec un dev d'une startup à Montréal. C'est un dev de chez Cyber Impact, l'email newsletter. Puis je trouvais ça malade parce qu'il était dans son sous-sol. Puis il y avait une cage remplie de fonds, puis de plaids, puis tout. Puis j'étais comme, OK, j'ai pas besoin de te demander si tu lifts, bro. Toi, tu lifts, là, tu sais.
Antoine Meunier: Il est sérieux, là. Le gars, il a ses plaids personnels. Il les amène ça au gym ? Tu sais, il amène ça au gym le matin ou il s'entraîne chez eux ?
François Lanthier Nadeau: Ben, on va y rester un petit peu. Mais toi, comment tu vas, bro ?
Antoine Meunier: Moi, ça va bien. Écoute, ça va faire quatre ans que je ne suis pas allé dans un gym. Je suis... Ouais,
François Lanthier Nadeau: mais t'es actif, outdoor. Quand on était à ton chalet à Québec, je me rappelle, t'étais allé te baigner dans le lac froid, man, comme un genre d'aquaman. Ouais, Wim Hof. Ça, c'était assez dépellant.
Antoine Meunier: Non, mais il y a de quoi de magique. Puis, tu sais, je pense que c'est aussi dans cette... Cette ancienne vie d'athlète olympique nationale, peu importe comment on l'appelle. Il y avait tellement trop de gym. J'ai réalisé récemment à quel point j'ai fait des sports que ça ne me tentait pas de faire. Comme, on va dire, la course à pied. Être obligé de faire le tour du lac Beauport en sens anti-horaire. Pour tous ceux qui habitent à Québec, qui ont déjà été au lac Beauport, puis tu le fais en char, puis ton char trouve selon. C'était absurde. Nous, on faisait ça toutes les semaines. Mais même aller au gym. On était au gym. Comme pour ceux qui vont au gym, il y a toujours une personne qui est là. Peu importe quand tu y vas, tu as toujours un régent dans le coin, tout en gris, qui fait des mots weird. Mais on était rendu des meubles. On était tout le temps au gym. On s'entraînait fort, mais on avait plein de styles d'entraînement. Le gym était juste un endroit parfait pour faire des simagrés sur des ballons. On était tout le temps là. Pour vrai, j'ai eu mon... quota. J'ai essayé d'y retourner une couple d'années et j'ai fait pour vrai, j'ai passé trop de temps ici
François Lanthier Nadeau: Sauf que moi, toi, tu as eu une carrière d'athlète de haut niveau. Pas moi. C'est ça ma petite soeur. Mais moi, je n'ai jamais vécu le gym et j'avais vraiment des préjugés sur le gym. Mais après avoir vendu Snip, j'avais investi dans un coach privé.
Antoine Meunier: T'as-tu un bon return sur ton coach privé ? L'as-tu vendu ?
François Lanthier Nadeau: As-tu eu un exit ? Lui,
Antoine Meunier: ça ?
François Lanthier Nadeau: Oui. Je sais. Non, là, je sais. Non, non, là, lui, il est tout va bien, je pense. Mais moi, mon return que j'ai perdu dans les trois derniers mois parce que j'ai tout arrêté, tu sais, mon return, ça avait été de la confiance en moi, que genre, je ne suis pas cassé de partout, je suis capable de lever des grosses charges. Puis on dirait qu'un gym, gym classique, blanc, rempli de machines, j'ai de la misère à être motivé. Mais le format là-bas, un peu comme... muscu fonctionnel, un peu crossfit. Man, ça m'a vraiment... Je sais pas, man. Genre, j'ai appris à aimer ça, je pense.
Antoine Meunier: Ça reste que... Je pense que c'est pas pour tout le monde, mais c'est tellement une bonne façon de se rappeler à quel point le corps est une machine incroyable. C'est fou, là. Si tu vas dans cet endroit-là, si tu commites, tu y vas X nombre de fois par semaine pendant X mois, t'es une autre personne après. C'est magique, quand même.
François Lanthier Nadeau: Ouais, pis sinon, côté Blissbook, comment SaaSpasse pour toi ?
Antoine Meunier: Pour vrai, ça brasse. Comme toute bonne startup, c'est... Pour vrai, c'est... Meilleure analogie, tu lèves le matin, pis il est tombé 40 cm de neige, je trouve plus ton char, tu pars avec ton char, tu restes pris, t'arrives au coin, ça freine pas, tu manques de te faire foncer dedans, y'a rien de simple. C'était supposé être une... commute d'une demi-heure, ça fait trois heures que tu es sur le projet. C'est à peu près ça.
François Lanthier Nadeau: Antoine, man, t'es le roi des analogies. Faudrait que j'aille à une database ou une sheet qui suit à combien de temps dans le pod tu fais ta première analogie. Là, on est à 5,48. Le d'autre, c'est...
Antoine Meunier: La barre est haute, mais je parlais avec Pierre-Alexandre, avec qui je travaille chez Blissbook. qui est excellent d'ailleurs, puis il est tellement drôle, il a commencé à utiliser des perronismes, tu sais, des genres d'analogies qui marchent pas, tu sais, des expressions qui ne font aucun sens. Puis il a commencé à les traduire mot pour mot en anglais, c'était du bonbon. Tu sais, t'es pire dans un Zoom qui va dire de quoi, puis t'es là, t'es,
François Lanthier Nadeau: qu'est-ce qu'il dit ?
Antoine Meunier: C'est magique, je le recommande à tout le monde.
François Lanthier Nadeau: Même un perronisme, j'essaie de voir juste vite.
Antoine Meunier: Il y avait un vieux site web, tu marquais perronisme dans Google, puis il y avait un vieux site web avec un fond beige. Puis tu pouvais un peu...
François Lanthier Nadeau: Ah,
Antoine Meunier: il est bleu, parfait.
François Lanthier Nadeau: Haute pérennisse. Il a pris la foudre d'escampette. Je commence à avoir le feu aux poudres. Vous m'enlevez l'eau de la bouche. On le mettra dans les show notes, tu sais, c'est infini, ça.
Antoine Meunier: Je pense qu'il y a quelque chose genre le dos de la cuillère morte. Il faut y aller avec le dos de la cuillère morte, quelque chose du genre. Bref, c'est magique. Quelle belle langue. Fait que, ouais non, ça approche, c'est Blitzbook. Les chats de Blitzbook, tu veux-tu qu'on rentre là-dedans, genre ? Ouais, on peut tomber là-dedans, pis tu sais... C'est là que chaque startup est toujours un peu différente. On pense qu'on sait dans quoi on s'embarque, on pense qu'on va refaire. On pense qu'on a déjà vécu cette saison-là. Dans notre cas, c'est de grossir l'équipe, de passer de 2-3 à 4-5 dans une équipe de produits. Puis tomber dans toutes les mêmes trappes qu'on est déjà retombé dans le passé. Mettons, à la place de te donner plein d'exemples génériques comme je fais là, puis de rien dire comme un politicien. Le challenge qu'on a en ce moment, c'est qu'on a un CTO, dans le fond, un co-founder technique qui a bâti l'app au complet sur une longue période de temps. Puis, je pense que la meilleure analogie, c'est que tu regardes notre code base, puis c'est genre, c'est un musée de JavaScript. Genre...
Participant 1: Il y a un moment où il tombe.
Antoine Meunier: tu as de tout c'est un peu le chaos et c'est surtout,
François Lanthier Nadeau: ça prend un guide c'est comme une nuit au musée ça prend un guide pour te walk through it en fait c'est une étape ultra existentielle d'une startup le bout où c'est plus juste les mains des co-founders qui sont dans la poutine a.k.a. mettons le code base en ce moment, si tu ne réussis pas à transcender ça comme il faut, c'est très risqué parce qu'il doit y avoir une délégation, il doit y avoir un système qui fait que les gens puissent contribuer à ce code base, chipper des nouvelles affaires. Si ton goulot d'étranglement, c'est tout le temps, exemple, ton CTO qui connaît tout le côté obscur de ce musée de JavaScript, c'est tough, ça fuck la vélocité. Ça fuck peut-être la motivation, ou du moins la compréhension des nouveaux joueurs qui rentrent. Quand même un bout de critique. On l'a vécu avec Snip ça a quand même bien été. Charles était habitué de travailler avec d'autres programmeurs, je pense. Il y a eu des hand-offs. Nous, on était physiquement ensemble. Les premiers devs étaient à côté de Charles pendant des semaines de temps. Le learning curve allait quand même bien.
Antoine Meunier: C'est ça qui est tough. C'est le côté, en fait, puis j'ai l'impression, je suis juste sain d'être, moi, je suis le porte-parole de Pierre-Alexandre Saint-Jean. Mais il y avait une bonne... Il y a un gars de Québec qui est éclairant, puis il y avait juste une bonne façon de le dire, c'est que, en gros, ce qui est tough en ce moment, c'est pas le code, c'est les humains autour du code. C'est de les mettre dedans, puis c'est comment on va gérer ça, tu sais. Puis, il y a... La partie super tough aussi, c'est ça. Moi, c'est ce qui me fend le plus. C'est le côté, c'est impossible pour une équipe, surtout, on en a qui viennent commencer cette semaine. Puis là, ça n'avait pas super longtemps qu'il est là. Puis moi, relativement parlant, ça ne fait pas hyper longtemps que je suis là non plus. Puis c'est gagner la confiance des founders, des co-founders là-dedans. Il faut se mettre dans les souliers aussi de l'entrepreneur. Tu prends un risque, tu es all-in dans ta business. Ta business représente... Si on regarde ton portfolio personnel, tu te dis, mettons, ils ont une maison, ils ont une business, puis tout est dans le business. Fait que le risque qu'ils prennent à chaque année qu'ils sont dans cette compagnie-là augmente jusqu'à ce qu'il y ait une exit, puis là, après ça, ils se ramassent dans un magazine, tout le monde est content. Mais ces années-là de ça va-tu passer ? ça met une pression. Là, on arrive au point où ça va faire... Ça fait plusieurs mois qu'on patine à essayer de justement faire cette transition-là dont tu parlais. Pardon, je me suis rentré le micro dans la gorge. Fait que cette transition-là est rough. Puis encore plus difficile, c'est que pendant cette transition-là, qui est un feat d'engineering, parce qu'encore là, notre musée, on essaie d'en faire de quoi de moderne, on a des gens qui rentrent puis qui n'ont pas la chance de... prouver ce qu'ils valent, si on veut. Mais dans un sens, si tu leur fais pas confiance, comment ils vont le prouver ? Fait que là, c'est un genre de weird chicken and egg problem où on a une team qui se fait grinder, si on veut. On est tous, nous, les employés, on se fait un peu... C'est frustrant pour nous, c'est frustrant pour eux. C'est de trouver comment qu'on sort de là.
François Lanthier Nadeau: Je pense que du point de vue du leadership, c'est le temps de... de traiter ça comme un pivot de leur leadership. Pas un pivot, mais une évolution. C'est comme, oh, hey, on a l'opportunité et la chance d'avoir construit quelque chose qui génère assez de revenus pour... embaucher des gens, qui est probablement un rêve que tous les fondateurs ont depuis des années. Puis là, comment est-ce que je fais pour adapter mon style, ma vision, pour que ça, ça marche ? Pas essayer de faire rentrer des nouvelles personnes, des nouveaux joueurs dans l'espèce de boîte un peu confuse que j'ai créée sur, je ne sais pas, 3, 4, 5, 6 ans. Mais c'est tough, ça. Puis je pense qu'il faut se faire aider. Il faut aux gens... parler à d'autres founders, avoir des mentors, des gens qui l'ont fait, qui sont passés par là. Puis, il faut prendre l'ownership de ça beaucoup. Nous, chez Snip, quand on s'est rendu compte qu'il n'y avait personne dans la compagnie qui disait non à des trucs, ou il n'y avait pas de processus en place, puisqu'on était tous cow-boys, puis on aimait tout passer les processus, bien, à un moment donné, c'est nous, genre les actionnaires, qui ont eu des discussions, puis qui ont fait, on doit changer des choses dans la compagnie. pour que ça fonctionne comme on veut, pour que l'équipe aille plus loin. Fait que c'est des grosses étapes pour les fondateurs, je pense. Puis comme employé, c'est tough de voir, OK, bien là, c'est-tu ma job de parler de ça aux fondateurs ? Est-ce que moi, je dois les guider ? Je l'ai-tu déjà fait ? Si oui, ça me met-tu trop de pression sur les épaules ? C'est ça qu'on se disait un peu offline, bro. T'es dans une position où est-ce que... tu es un entrepreneur, tu as une fibre entrepreneuriale vibrante, mais tu es aussi un opérateur vraiment fort. Là, tu vois les challenges de leadership et de management, tu vois les challenges d'opération, d'onboarder des nouveaux joueurs avec toi, de refaire le code base ou whatever. Puis tu es comme, si je donne de l'énergie à manage up, puis autant d'énergie à manage down, ma tank d'essence, ça va être vide. C'est pour ça que t'es dans un spot critique, c'est ça qu'on se disait.
Antoine Meunier: Ouais, pis c'est bien dit, pis c'est sur... Je pense que ce qui est tough, ce que je trouve difficile en ce moment aussi, c'est de réaliser à quel point... Je prends des risques, mon gars, là. Tu sais, dans des conversations...
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce que tu veux dire, moi ?
Antoine Meunier: Dans le sens, tu sais, à revenir un peu à ton point de C'est-tu ma job de parler de ça ? C'est-tu ma job de manager ? Pis de... Même pas de manager, parce que je pense que c'est delusional de se dire que moi, je suis le Jésus, j'arrive, je sauve tout le monde. Mais tu sais, il y a des conversations. Je sais, ça s'en vient. Ça s'en vient tranquillement. Pas fort que ce podcast-là devienne vidéo. Là,
François Lanthier Nadeau: tu peux le faire sur celui-là, bro. À part le fait que je n'ai pas fait mon high-cost comme une espèce d'agré, mais à part ça, la vidéo pourrait être bonne.
Antoine Meunier: J'ai mis ma chemise de bowling. Ça pourrait être une bonne vidéo.
François Lanthier Nadeau: Même Bren qui t'avait parlé sur un pod avant.
Antoine Meunier: Ah ouais, je suis rendu ici d'une tristesse absolue. J'ai Anyan, qui est cette marque de vêtements de Vancouver. C'est vraiment cool, mais là, il faut que j'arrête. Ça n'a pas de bon du bon sens. J'ai acheté une casquette en wax canvas. J'ai une chemise de bowling. J'ai une chemise pour chaque étape. Ça n'a plus de bon sens.
François Lanthier Nadeau: As-tu vu mon shirt ? Tu réussis à voir ce qui est écrit ?
Antoine Meunier: C'est une scie au tabarouette.
François Lanthier Nadeau: Un soleil. C'est écrit Je me souviens
Antoine Meunier: C'est Brick et Braque ça ?
François Lanthier Nadeau: C'est Other Sea une compagnie, la blonde de l'ami à ma soeur. En tout cas, Whatever ils ont une compagnie, puis c'est comme quelque chose, puis c'est un peu genre une vibe plage avec le château Frontenac dans le dos. Je trouvais que ça fitait SaaSpasse au Québec, local puis tout ça.
Antoine Meunier: Très nice. Bon, cette interview de vêtements, vous êtes une présentation de Simons Simons une brand canadienne. Peter, qui est Peter. Merci, Peter. Mais oui, pour en revenir, je pense que ce qui est difficile, mon gros challenge en ce moment, ce que j'observe et que je trouve fou, c'est de se dire, dans une compagnie comme celle-là, dans ce moment-ci, où tout est bursting at the seam, c'est comme autant que... J'ai l'impression qu'on est à un cheveu d'une catastrophe ou à un cheveu d'un breakthrough. Je ne sais pas c'est lequel des deux qui va arriver. Mais ça reste que je trouve ça fascinant de se dire que je me regarde aller et je suis là à prendre des risques. Pour vrai, je me fais fire aujourd'hui. Ou on vient vraiment débloquer, mais je trouve ça absurde et ingrat que ce soit l'employé qui se mette dans cette position-là.
François Lanthier Nadeau: Mais explique ce que tu veux dire quand tu dis je suis là à prendre des risques
Antoine Meunier: Je suis là, dans le fond, à être assis dans un Zoom. avec, mettons, les founders, je vais me faire dire quelque chose puis je vais juste, je vais mal encaisser quelque chose parce que c'est pas toujours le fun. Mais après ça, je vais juste observer la situation. Puis c'est weird, c'est comme un peu transcendent. C'est genre du... La scientologie, je sors de mon corps. Mais tu sais, juste de regarder la situation, d'être là, aïe, les gars, c'est absurde. Vous êtes conscients de... ce qui vient de se passer pis que c'est... Moi, je regarde cette situation-là pis je me dis t'sais, c'est imp... On n'arrivera pas comme ça à bâtir une compagnie qui va faire du sens. T'sais, c'est pas du leadership, c'est du micromanagement. T'sais, pis... C'est des grosses critiques. C'est des grosses critiques pis je me dis, t'sais, ben un chiqui pour les faire, mais c'est surtout, je me dis, c'est que si j'y fais pas, ben j'ai d'autres membres dans l'équipe qui vivent ces frustrations-là pis eux t'offront pas la... T'sais... les chances qu'il y en ait un des deux qui partent est grande. Puis si ça arrive, bien là, moi, je suis fourré. On est fourré comme équipe. Fait que prendre le risque un peu d'être franc à date, ça semble marcher, mais c'est parce que... Puis ça marche pour le moment parce que ça reste qu'on a quand même bâti une bonne relation. Moi et les co-founders qui sont des gars, ça reste que les gars sont vraiment... Puis je leur lève mon chapeau, une capacité un peu de... pas avoir d'ego dans des situations comme ça. Puis en général, on connaît tous l'inverse, le bon vieux studio mercurial à la Silicon Valley, qui est faible, faible, faible, mais qui fait semblant d'avoir une grosse carapace. Les gars, ça reste que la situation est atroce, il n'y a personne qui a de fun, les voix, les couteaux revolent dans le Zoom Room, ça parle fort, mais ça reste qu'à la fin, il y a une réalisation qui est, ok, ouais, non, on comprend ce que tu veux dire, blablabla.
François Lanthier Nadeau: Qu'est-ce qui est atroce, dude ? Atroce, t'es fort comme moi, mais c'est quoi les challenges présents de cette startup-là, de ce SaaS-là, où il est rendu dans sa croissance ?
Antoine Meunier: C'est le moment où... Moi, je le vois comme... Analogie alert. C'est comme quand tu changes de vitesse, tu passes de 2 en 3 et tu mets pas la clutch. ça passe qui situe le time comme faux ça va se faire tout seul mais la réalité c'est que généralement ça grind en malade fait qu'on est comme le dans cette en deux guillemets où on a l'impression que ça avance pas mais ça avance tout le monde est frustré mais quelque chose de différent on a mes résultats pour se benchmarker pour se dire et on avance fait que c'est facile de sentir frustré puis pissa puis de tous bords, de tous côtés. Fait que là, les tensions sont super élevées. Fait que ça prend pas grand-chose pour que ça pète.
François Lanthier Nadeau: Mais les challenges de la compagnie, c'est OK, là, on prend une phase de maturité au niveau de l'équipe et de l'organisation. Il y a plus de joueurs. Ces joueurs-là doivent rentrer dans notre code base, nos opérations, notre processus. Ça, c'est un des trucs. Mais au niveau plus macro, mettons, du produit, le produit est relativement mature. au niveau du market, la compétition, ce n'est pas une pression énorme. Fait que, sais-tu juste la partie humaine, comme scaler ce côté-là, ou il y a des challenges produits que tu penses avoir à peine de mettre de la couleur là-dessus pour qu'il soit raisonne, genre ?
Antoine Meunier: Oui, c'est une très bonne question. Puis, j'ai envie de te dire que c'est un... Dans une startup, tu as comme des moments, pas des temps morts, mais tu sais, des... des moments où c'était juste un peu sur le cruise control fait que tu te mets à questionner tout tu te dis ben là le marché est assez gros est-ce qu'on va être capable est-ce que ça va continuer est-ce que on est dans une bonne position parce que là présentement on arrive aux millions de revenus on est très cool puis mais tu sais mettons le le CEO un feeling qu'on a atteint le feeling c'est qu'on a atteint pas mal une saturation du marché ce qui est absurde la quantité pour rappeler aux gens
François Lanthier Nadeau: Blissbook, c'est des handbooks, donc des livrets digitales pour accueillir, onboarder des nouveaux employés. Les clients de Blissbook, c'est souvent les grosses entreprises qui ont des divisions RH au complet et qui ont besoin de ces outils-là pour accueillir un paquet de nouveaux employés quand même fréquemment. Moi, ce que je me dis, c'est genre, il y en a beaucoup des entreprises comme ça. Je sais que vous n'avez pas... 8000 clients.
Antoine Meunier: C'est ça.
François Lanthier Nadeau: Je ne pense pas que c'est saturé, maintenant.
Antoine Meunier: Mais le feeling, je comprends ce feeling-là de saturation qui est plutôt un feeling de le pipeline est maigre. Dans le fond, ça reste que... Puis c'est là que, bien OK, mais ça, c'est une game de marketing puis de vente qui est à faire. Ça n'a rien à voir au produit.
François Lanthier Nadeau: Il y a l'acquisition puis l'attraction, ce n'est pas... C'est pas nécessairement un signal que le market est saturé.
Antoine Meunier: Puis c'est pas un signal non plus qu'il nous manque des features tant que ça. Non, ce qui est... Ce qui est dur, c'est qu'on est un peu, comme je te dis, under year, où... D'un côté, du point de vue business, il y a un sentiment qu'on n'a pas assez de features, ce qui met une pression à bâtir des features, ce qui met une pression sur le fait qu'on n'a aucune product velocity parce qu'on est là en train d'essayer de moderniser notre vieux code base, ce qui met de la pression aux nouveaux qui embarquent parce qu'ils ne peuvent rien faire, parce qu'ils arrivent au musée et sont là, si je touche à ça, je vais le casser. Fait que là, on est comme poigné dans notre petit plat, une petite platte de laine bien, bien, bien tête avec plein de nœuds. Mais la réalité, c'est que si tu regardes la compagnie de l'extérieur, l'opportunité est là. Les clients sont super. Tu sais, le praise des clients, c'est incroyable parce que ça reste qu'on fait partie de ces produits, productivity tools-là, qui arrivent et qui font partie du tech stack d'un groupe dans une compagnie. Fait que nous, c'est les teams de RH qui ont Blitzbook dans leur tech stack, comme nous, on a Slack ou on va avoir GitHub ou peu importe. Fait qu'eux, ils ont Blitzbook qui fait partie de leur... quotidien. Puis, c'est pas parfait, mais ça leur permet de sauver tellement de temps, ça leur permet d'être tellement bons dans leur job. It gets the job done. Maintenant, il y a toujours place à l'amélioration, puis il y a toujours un petit plus, ah, j'aimerais ça pouvoir faire ça, j'aimerais ça pouvoir faire ça. Puis là, le problème qu'on a, c'est qu'on n'est pas capable de dire non non plus là-dedans. Fait qu'on dit oui, on promet des choses, on ne les fait pas, on est frustré de ne pas en livrer, on se dit, ben là, on s'en va où ? Fait que là, la machette.
François Lanthier Nadeau: C'est trop... Cette roue-là, justement, qui tourne de Ah, on a des demandes de fonctionnalités, on manque un peu d'acquisition dans le top du funnel, fait qu'on pense que des fonctionnalités supplémentaires vont ouvrir plus le flow, justement, dans le top du funnel. Est-ce que tu penses qu'il y a... Moi, la lecture que j'ai de l'externe, c'est genre, on dirait l'espèce de billet ou d'erreur de fondateurs trop techniques qui n'ont pas assez, justement... eu une croissance de business à l'opposé de construire puis de croître un produit. C'est vraiment différent. Un va dans l'autre, mais c'est vraiment différent. Nous, les premières années chez Snip il y a eu beaucoup de décisions qui étaient... Charles en parle dans le pod live que tu étais là à Québec pour le lancement. Support driven. Ah oui, on analyse la compétition. Eux, ils ont cette feature-là que nous, on n'a pas. Il la faut, sinon ça ne marchera pas. C'est beaucoup des... C'est des biais, genre, de monde tech, de monde plus techno. Puis, ce que je voulais te demander, c'est, y a-tu une force plus mercantile, plus commerciale, plus comme traction dans la compagnie en ce moment, qui pousse de l'autre côté de ça ?
Antoine Meunier: Je te dirais que non.
François Lanthier Nadeau: C'est ça.
Antoine Meunier: À la limite, ça serait moi, mais c'est pas ma job. Moi, je suis juste pour bâtir les produits.
François Lanthier Nadeau: Un des petits chapeaux que t'as, puis avoir trop de chapeaux, ça devient lourd, là, tu sais, c'est beaucoup. Ouais,
Antoine Meunier: ouais, puis... Puis c'est aussi, tu sais, puis il n'y a rien de pire, tu sais, puis là, c'est là, il n'y a rien de pire qu'à avoir un genre d'Antoine dans ta compagnie qui est là, qui a toujours un mot de mot de ta pignon.
François Lanthier Nadeau: Surtout.
Antoine Meunier: Surtout, puis qui est presque valide, tu sais, juste assez valide pour que tu te poses des questions, mais pas assez pour que ça soit la vérité infuse. En fait, c'est bon d'avoir un gars comme toi quand tu es confus,
François Lanthier Nadeau: tu ne sais pas quoi construire ou sur quoi investir. Fait que vraiment plus tôt. Ou un petit peu plus tard, où est-ce que, mettons, t'es comme, OK, là, il y a une saturation, il y a un manque d'innovation dans comment on fait les choses, tout ça. Qu'est-ce qu'on devrait faire de différent ? Mais là, j'ai l'impression que vous êtes à cette croisée des chemins-là où il faut se structurer plus, mais vous avez déjà quelque chose de structuré. Puis, ah, qu'est-ce qu'on fait,
Antoine Meunier: qu'est-ce qu'on fait pas ? Parce que là, le gros risque, puis on est en train de tomber dans le bateau, c'est que se structurer, c'est pas... de mettre des layers de management et de micromanagement. Se structurer, c'est d'avoir un leadership clair.
François Lanthier Nadeau: Moi, je pense que ça devrait passer. Puis écoute, c'est comme tu disais, armchair expert, conseiller à distance un peu rando. Mais avez-vous des objectifs d'affaires clairs, de déterminer des KPIs plus business et pas produits ?
Antoine Meunier: Oui, non oui, mais la réalité c'est que là ça ouvre l'autre porte de ok, mais on va ouvrir le kimono sur le côté business, qu'est-ce qui se passe ? Puis là tu regardes ça aller, c'est amateur hour, mais ça marche. Mais ça va marcher jusqu'à un certain point, puis là la question valide est ok, mais comment on change de vitesse là aussi ? Parce que oui, le produit, il faut être capable de builder, puis de chipper du code, puis de chipper des features qui servent. Six ans. On a une liste longue comme le bras de feature qu'on sait qui vont marcher. Ça, c'est le fun. On a un product market fit bien intégré. Maintenant... Comment est-ce qu'on va chercher les clients ? Parce que ça reste que ça fait partie aussi de ces tools-là que tu ne te lèves pas le matin en te demandant, en cherchant ça tant que ça. Ça arrive à un moment clé dans l'année. C'est un peu comme les taxes. C'est comme tu as besoin de mettre ton handbook à jour. Puis ça reste que tes policies ou tes procedures. il faut, mettons, qu'on va dire le 31 mars, que la nouvelle version soit sortie, puis t'ailles launcher ça, ben, tu sais, je veux dire, le 3 août, là, il y a personne qui pense à ça. Fait que pour nous, le challenge un peu marketing, puis de bâtir un funnel, c'est quelque chose dans lequel on a beaucoup de travail à faire.
François Lanthier Nadeau: Ben, moi, je pense que, écoute, un petit peu freestyle, mais si j'étais pour prendre des décisions, le... Là, je dirais quasiment, OK, la majorité du temps de l'ingénierie, du design, du produit devrait être consacré à l'acquisition. Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Ça peut vouloir dire, regarde, on a un feature set qui est suffisant pour l'instant. On va parler que tu as un founder qui voulait essayer le product-led growth. Peut-être que notre monde plus front-end... Ils vont passer un moment pour essayer de mettre des mécanismes en place, des upsells en place ou des referrals en place dans l'app, dans le front-end de l'app, pour voir ce que ça peut donner. Peut-être que l'ingénieur va travailler sur la performance genre back-end, site web, ou builder un side project, un outil gratuit pour les équipes de RH dans les grosses corpos. Puis ça, ça va être un magnet. Un lead magnet qu'on va utiliser dans une campagne marketing. Peut-être que mon gars de design et de produit, il va focusser sur ce side project-là puis se craquer une campagne sur LinkedIn. Moi, je serais du genre à dire, OK, on va se forcer à générer plus de traction. Puis si on réussit, bien là, on méritera le temps de retourner dans le code base, de faire des nouvelles features. J'ai l'impression que c'est un conseil que je dis tellement souvent à beaucoup... d'entrepreneurs. Oui,
Antoine Meunier: puis ils passent tellement à 100 pieds par-dessus la tête de tout le monde parce qu'ils ont toute la tête dans le cul en train d'essayer de bâtir du produit. Puis je te comprends tellement là-dedans. Puis tu sais, la réalité, c'est que, mettons, si j'étais le porte-parole de Blissbook, je te répondrais Oui, mais Frank, je pars sur une tirade d'une demi-heure sur pourquoi c'est important qu'il faut qu'on bâtisse notre produit comme il faut. Mais la réalité, c'est que tu as raison.
François Lanthier Nadeau: Oui, bien une compagnie, c'est plus important qu'un produit. Genre, il y a comme une hiérarchie.
Antoine Meunier: Ça, apparemment, c'est pas... Tu sais, c'est le genre d'affaire que...
François Lanthier Nadeau: C'est tellement simple que c'est impossible à expliquer.
Antoine Meunier: Si l'autre personne n'est pas d'accord avec ton point, le vendre est un méchant projet.
François Lanthier Nadeau: Oui, mais c'est pour ça qu'au départ de ma tirade, je disais comme, s'il y a genre 3 ou 4 KPIs qui sont très... commerciaux, pis pas techniques, pis qu'il y a un buy-in, une acceptation dans toute l'équipe, que ce soit les fondateurs ou les employés, ben après, ça donne un cadre. Même s'il est pas parfait, ça te permet de travailler avec des contraintes. Pis ça, c'est vraiment... C'est bon d'avoir des contraintes, tu sais.
Antoine Meunier: Mettons qu'on continue là-dessus, pis... Ouais, ouais. Parce que clairement, je trouve ça intéressant. Je suis là, Hey, c'est pas une mauvaise idée. On peut... Tu sais, tant qu'à dire des... Tant qu'à me mettre dans l'eau chaude à tous les jours, je vais... Ça pourrait être une belle avenue. tu réponds quoi à la réponse de oui mais frank on a promis au client tel tel tel feature qui sont pas là c'est la première affaire point 2 c'est on veut que le produit fasse ça ça ça ça le point 3 ça va être notre produit il y a plein de parties qui sont juste outdater et qui ont qui ont perdu leur qui commencent à être périmés, si on veut, qui sont juste vieux, puis qui sont dans du clunky, puis ça fait trop longtemps. Tu réponds quoi à ça ?
François Lanthier Nadeau: Oui, je peux essayer de les prendre l'un après l'autre. Le premier point, on a des clients avec lesquels on a des engagements. Est-ce que c'est des engagements coulés dans le béton ? Oui, oui.
Antoine Meunier: On a mis dans le contrat qu'on allait chiper de quoi qu'on ne sait pas comment faire puis qu'on ne sait pas à quoi il va servir.
François Lanthier Nadeau: Parfait. Bien, écoute, la... La vérité, c'est qu'un contrat, même si ça semble couler dans le bâton, souvent, il y a une certaine malléabilité. Moi, si j'étais le CEO, j'irais voir ces clients-là et je dirais... Écoutez, il y a eu des imprévus de notre côté. On a des gros challenges, mettons, organisationnels, de faire rentrer des nouvelles personnes. Puis si on n'aile pas comme il faut la structure de notre équipe en ce moment, c'est un risque pour Blissbook pour le futur. Puis nous, ce qu'on veut, c'est être un partenaire long terme avec vous. Puis on veut se donner les outils dont on a besoin pour construire ce dont vous avez besoin. Fait que je sais qu'on a fait un engagement à ce niveau-là. si c'est crucial, existentiel pour vous ces fonctionnalités-là et que vous ne pouvez pas survivre sans, est-ce que vous pouvez injecter du capital pour qu'on priorise ça de notre côté ? Ou sinon, est-ce qu'il y a moyen qu'on s'entende pour livrer ça de façon incrémentale pour nous donner l'espace de grandir qu'on a besoin en ce moment et d'être encore plus fort dans 6 à 12 mois ? J'essaierais d'amener, de renégocier, mais avec une belle histoire comme ça de compter. je pense. Je sais pas si tu trouves que ça fait du sens. C'est vraiment un freestyle.
Antoine Meunier: C'est un bon freestyle. Je pense que là, le challenge est plus au point de vue humain. Je pense que ça prend quelqu'un. Ça prend un Frank qui commence par non puis qui s'enligne ensuite vers le oui. C'est quelqu'un qui est capable de juste mettre son pied. En fait, il met toujours son pied dans la porte en premier avant de vraiment ouvrir la porte. Ça fait du sens. L'autre point après, moi, que je serais quand même curieux, c'est cet aspect-là d'avoir... Parce que ça reste que les founders, ça fait longtemps. Pour eux, ça fait déjà... Dans leur tête, ça fait deux ans que le produit n'avance pas. Puis qu'ils ont une vision qui est de plus en plus... Écoute, je pense qu'on pourrait couper la forêt boréale au complet s'il fallait imprimer... la vision du produit avec toutes les features, avec genre qu'est-ce que ça devrait être, dans quel ordre, blablabla.
François Lanthier Nadeau: Mais le produit, moi, j'aurais une discussion avec ces fondateurs-là et je dirais, écoute, le produit, c'est un véhicule de génération de valeur, autant pour les clients que pour nous. Puis l'objectif de ça, c'est de créer une compagnie. Oui, ça fait des années que la vision du produit n'avance pas comme vous voulez. Oui, c'est frustrant, on le comprend. Par contre, en ce moment, Il faut avoir une vision de compagnie avant d'avoir une vision de produit. Puis pour que cette compagnie-là soit saine, on doit injecter du temps et de l'énergie ailleurs que juste dans le produit. Ça fait que j'essaierais, c'est sûr que ça revient un peu sur tes épaules, puis peut-être que tu as des collègues qui peuvent avoir un discours en écho similaire. Puis à la fin de la journée, le risque le plus grand d'une startup, d'autres, c'est la psychologie des fondateurs. C'est eux qui ont le plus d'influence, le plus d'impact dans une compagnie de par les décisions exécutives qu'ils prennent. Ou qu'ils ne prennent pas. Ou qu'ils ne prennent pas, oui, très bien dit. Rendu là, il y a une partie de laisser faire qui est comme, ça, c'est leur responsabilité. Ce n'est peut-être pas de leur faute que ça soit tough, qu'il y ait des challenges, tout ça, mais c'est leur responsabilité en tant qu'actionnaire, qu'auteur. J'aurais tendance à dire ça, Tu sais, mettons que tu le fais vulgaire, tu es comme, ben, t'aimes-tu mieux avoir le produit que tu veux dans deux ans, mais puis de compagnie dans un an et demi parce que genre, on s'est brûlé, on a perdu notre monde, on n'est pas allé chercher assez de clients pour soutenir une croissance intéressante pour un exit peut-être, tu sais. Qu'est-ce que t'aimes mieux ? Avoir une compagnie, tu sais, qui thrive puis qui mature ou un beau produit. Puis, c'est ça, c'est la compagnie, c'est la plus grande coquille plus importante qu'il faut garder en tête. J'essaierais d'avoir un discours comme ça, je pense. En promettant que si on injecte dans l'acquisition, dans la compagnie, l'humain, avant le produit, on se donne un KPI qui est comme, quand on arrive là, on va avoir eu assez de fonds qui ont rentré ou de traction qui a augmenté pour justifier retourner dans le produit et faire ces belles affaires-là que ça fait des années qu'on veut faire. mais malheureusement, il faut prendre notre mal en patience puis oui, c'est un musée de javascript mais à la fin de la journée, le code roule, le handbook, il est utilisé, puis comme on n'est pas, il n'y a pas de d'urgence à ce niveau-là elle est ailleurs l'urgence j'essaierais de dire un discours comme ça après, comment c'est reçu, puis comment c'est acted upon, comment les gens prennent les décisions après ça, il faut faire du laisser-faire un peu c'est pas...
Antoine Meunier: c'est très bien dit Frank, on devrait faire ça plus souvent j'aime ça, on fait des catch-up avec Frank le troisième point, c'était cool déjà Ah, je sais pas, je suis pas bon dans les énumérations. Ça devait être la même chose, mais avec d'autres... J'ai dû dire la même chose, mais avec des mots différents pour faire comme si c'était un point supplémentaire. C'est ça. Non, mais c'est super intéressant, puis pour faire du millage sur ton histoire, c'est que la psychologie du founder, ça reste 100% le problème à... Pas le problème, mais c'est ça le driver de tout ce qui va se passer par la suite. Parce que ce qui est fascinant, c'est que... Ce qui est fascinant, dans le fond, c'est à quel point, puis je pense qu'on est tous, je veux dire, dans tous les aspects de la vie, avec nos partenaires de vie, peu importe, je pense que quand tu es dans quelque chose assez longtemps ou même trop longtemps, tu perds la capacité de l'évaluer de manière objective. C'est là que, dans une startup, je trouve ça tellement intéressant d'avoir l'opinion pure. d'un nouveau, d'un teammate qui rentre. Dans le fond, quand quelqu'un rentre, il y a ce moment-là qui va durer deux semaines, si tu es chanceux, où tu vas avoir des opinions fraîches, mais des genres d'educated guess sur comment ça fonctionne, qu'est-ce qui ne marche pas. Mais malheureusement, la majorité des founders sont tellement pressés à rentabiliser leur investissement de... humains qui ne prennent pas le temps de l'onboarder en écoutant plus qu'en parlant. Ils parlent et ils envoient du matériel à ces hires-là. Généralement, ça se part dans le vide, mais c'est une belle opportunité.
François Lanthier Nadeau: J'ai été coupable de ça aussi, en passant, d'avoir une vision explicite de comment mon canal de marketing devrait évoluer et puis d'engager du monde et juste m'attendre à ce qu'ils rentrent dans ma boîte et fassent ce que je leur dis. La vérité, c'est que les joueurs clés, ils sont pas motivés par ça, tu sais. Tu veux dire, les KPIs, là, où on veut aller, là, t'es-tu d'accord que c'est ça ? Ouais. Regarde, moi, j'irais pas mal par là, mais comme, vas-y, j'en pète toi la gueule, essaye autre chose si tu veux, essaye ça, pis dis-moi, là, si ça marche pas, mais c'est ce jeu de confiance-là, dont tu parlais plus tôt, qui est super, super important, pis c'est ça qui fait que le monde développe un attachement, pis une confiance à, comme, ta startup, pis son genre... Man, here I matter, les gens. Je suis significatif, c'est ça. Fait que c'est super tough, man, d'apprendre ces choses-là. Puis l'autre conseil que je rajouterais par-dessus ce que tu dis, toi tu dis, hey, t'as des nouveaux joueurs clés qui rentrent, man, écoute-les, ils ont une perspective fraîche de l'extérieur, ils ont d'autres expériences, ça va peut-être nous aider. 100% vrai, mais plus que ça, faites un genre de comité aviseur, man. Faites un genre de board informel où tu as des gens qui ont construit des startups et des succès similaires à ce que vous voulez faire, puis qui n'ont pas de parti pris. Ça devient des espèces de médiateurs externes. Ça tweak la balance d'influence dans la compagnie et dans les décisions. Je l'ai vécu pour la première fois, moi, ça, être sur un comité avisard d'une startup récemment, puis super intéressant comme dynamique. Les fondateurs et les employés clés qui participent sont conscients qu'ils ont des enjeux tough, sont conscients qu'ils ont besoin d'aide.
Antoine Meunier: Continuons là-dessus. Je voulais continuer sur le côté faire confiance qui semble être, je pense que c'est super nébuleux, mais ton comité à visage, ça ressemble à quoi ? Mettons pour le fun, parce que moi perso, je pense qu'il y a deux types de personnes dans la vie. Tu as la personne qui recherche des... des advisors à tout coup, tu sais, tout le temps, qui ont faim, qui ont faim d'avoir des conseillers. Puis t'en as qui sont, qui ça les gosse, là. Moi, je fais partie de ceux qui ça les gosse d'avoir trop de monde autour avec des opinions. Oui, c'est sûr. Par contre, c'est intéressant. Tu sais, je veux dire, je dis ça, mais je suis, il y a beaucoup de valeur, mais je trouve que c'est la façon dont c'est fait. Fait que là, je serais curieux de voir si ça ressemble à quoi, mettons, Cet aviseur-là, puis un peu la grosseur de la compagnie que tu advises, puis c'est quoi le format, puis qui est là dans le fond, qui est dans la room ?
François Lanthier Nadeau: Oui, bien, la startup en question sont peut-être quatre en plein, mettons, avec un investisseur externe, pas externe, mais un investisseur principal qui est impliqué de temps en temps. Eux, ils ont des enjeux. de croissance, mettons, puis de focus. Puis ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont sondé un peu leur réseau proche, puis ils ont pris... des gens, ils ont pris deux personnes, je sais pas si c'est un chiffre magique ou pas, j'ai pas full exp là-dedans, ils ont pris moi, qui avait vécu des enjeux de croissance, puis qui avait passé à travers cette croissance-là avec des canaux qu'eux veulent explorer, mettons. Fait que j'ai comme une expérience pertinente, puis sinon, ils ont pris un autre dude qui a comme été un peu un style VP dans un... Dans une plus grosse startup, disons, qu'eux, ils ont fait plusieurs produits SaaS et tout ça. Ils nous ont invités à l'avance avec un doodle super simple. Ils ont dit, si vous auriez l'amabilité de venir nous aider là-dessus, on aimerait entendre.
Antoine Meunier: Quand tu dis nous aider là-dessus, est-ce que c'est un sujet précis ?
François Lanthier Nadeau: Ok, oui. Tu sais que, mettons,
Antoine Meunier: l'ordre du jour, il y a un agenda très clair et c'est super concret ? Oui.
François Lanthier Nadeau: C'est plus... Le premier point de contact, ça a été plus comme, on a besoin d'aviseurs pour notre startup. Est-ce que vous seriez intéressé ? Oui. OK. On vous propose des dates. Puis à l'avance, ils nous ont envoyé une espèce d'ordre du jour de nos enjeux critiques, c'est ça. La data qu'on a en ce moment autour de ça, c'est ça. Puis nos hypothèses, mettons, pour régler ces enjeux-là sont ça. Fait que nous, on pouvait consommer ce contenu-là à l'avance pour se préparer. C'est ce que j'ai. Ce que je n'ai pas fait, évidemment. Puis là, on arrive, puis c'est un Zoom call super simple. Tu as comme les actionnaires puis les employés clés avec les deux aviseurs.
Antoine Meunier: Combien de personnes dans la room, mettons ?
François Lanthier Nadeau: Je pense qu'on était six. OK.
Antoine Meunier: C'était-tu un bon nombre ? Ou c'est trop ? C'est pas assez ?
François Lanthier Nadeau: C'est correct si ce n'est pas six personnes comme toi puis moi qui veulent parler tout le temps. genre, tu sais, eux, ils étaient beaucoup en mode écoute, ils nous présentaient des trucs, puis ils étaient très intéressés à ce que moi puis l'autre aviseur ont ship-in. Fait que dans cette optique-là, ça a bien été. Je trouve qu'on a ship-in beaucoup. Des fois, j'aurais voulu laisser plus de place au CEO pour qu'il explique différents trucs de sa vision puis de ses enjeux. Mais ça a été un truc... à succès. On a eu du bon feedback après. Ça l'a vraiment enligné, je pense, l'équipe sur quoi prioriser. Des fois, il faut de l'aide pour à quoi dire non aussi. Puis des fois, c'est le fun, quand il y a des, pas des mésententes, mais des mésalignements peut-être à l'interne de, je ne sais pas trop, moi, je pense qu'on devrait aller là, eux pensent qu'on devrait aller là, d'avoir une tierce partie plus extérieure qui arrive et qui met du poids sans savoir. ces trucs-là à l'interne, qui mettent du poids sur une option ou l'autre, des fois, ça facilite la prise de décision plus critique. C'est l'expérience que j'ai eue. J'ai trouvé ça tough parce que je trouve que je care beaucoup, mettons, quand je m'implique dans des trucs. Puis je me dis, qu'est-ce que je pourrais faire de plus pour aider ? J'aurais-tu dû plus me préparer ? Je devrais-tu essayer de leur donner du temps après ? Ça, c'est mon côté perso peut-être empathique qu'il faut que je me détache. Ça, on en avait déjà parlé depuis moi offline.
Antoine Meunier: C'est... Mais c'est super intéressant le format. On se rappelle en début d'épisode, moi qui chie sur les advisors pis les counselors pis ces patentes-là. Moi, c'est souvent dans le contexte de... Moi, y'a rien qui me tue, qui me fend le plus en deux que tu travailles avec pis t'sais, encore là dans l'optique que t'es ton employé entre guillemets clé. Pis ça, c'est un titre que tu te donnes à toi-même pour te sentir bien quand tu te couches le soir. Tu avances dans la startup, tu travailles avec les founders, tu bâtes un rapport, une relation. C'est un peu comme une relation qui évolue. Puis là, un moment donné, tu apprends que ton founder t'a trompé avec un advisor qui est allé voir on the side, qui l'a brainwashed complètement sur le dernier livre de Seth Godin. Et là, sacrement, c'est pas sérieux. On peut pas... Fait que là, il revient, il sent un peu l'autre colonne, parce qu'il est allé coucher avec l'autre. Puis là, tout ce qui est... Seth Godin met l'autre colonne. Sûrement, sûrement, sûrement. Mais bref, l'advisor, en voulant bien faire, puis la réalité, c'est que je pense pas que c'est les advisors, les gens qui ont des opinions, le problème, c'est le... je pense que c'est la méthode dont c'est appliqué. Ce que je trouve bien intéressant dans ce que tu racontes, c'est en fait, on fait une table ronde, ou peu importe comment ça s'appelle, c'est là les failles de mon français.
Participant 1: C'est good, man.
Antoine Meunier: On dirait que ça fait trop chevalier.
Participant 1: Ça aussi, c'est cool.
Antoine Meunier: C'est très cool. Tu as plein de chevaliers avec l'ordre. leurs petites épées en styromousse. Même Dragons et Dragons en grandeur de nature. Je trouve ça super intéressant d'avoir les stakeholders à tous les niveaux parce que moi, ce que je trouve qui est contre-productif, c'est tellement dur quand tu as tellement de questionnements en tant que founder que souvent, avoir des opinions externes vont rajouter du questionnement parce que sur le coup, tu vas faire Oui, exactement ! Là, tu vas partir avec ta nouvelle vie. Tu vas faire ton tac, tu vas changer de direction. Tu vas parler à ton équipe. Mais t'as dit, mais elle n'a pas bougé, elle. Elle est encore où elle était avant. Fait que là, t'as un genre de face-à-face weird. Tandis que ce que je trouve cool avec ta table ronde, c'est d'avoir justement, d'avoir des tierces parties avec une expertise, d'avoir le leadership et d'avoir, si on veut, les têtes de département ou peu importe la grosseur de ta compagnie, mais d'avoir un peu cette... d'avoir, d'inclure finalement. ou certaines personnes en team parce que sinon tu n'as pas de buy-in et là, c'est des gars comme Antoine qui sont frustrés au haut sur le plancher.
François Lanthier Nadeau: Mais tu sais, ce que tu as illustré un petit peu plus tôt avec le fondateur m'a trompé, il est allé voir un consultant externe brainwashed par Seth Godin. Pour continuer l'analogie, c'est genre non, il faut que ce soit plus comme un couple ouvert de genre. Hey, tu sais, on a de l'amour à revendre, mais on ne sait pas trop où aller. Puis on fait rentrer une autre personne. Puis tout le monde est down qu'il y ait une nouvelle autre personne et que ce soit un couple ouvert.
Antoine Meunier: Non, c'est une très bonne analogie, mais on va continuer là-dessus. C'est juste que ça prend une intelligence émotionnelle incroyable pour avoir un couple ouvert fonctionnel.
François Lanthier Nadeau: Oui, je pense que c'est une bonne analogie parce qu'une compagnie, ce n'est vraiment pas un couple. C'est plus comme une équipe de sport. Je pense que c'est plus de dire que tes joueurs clés, Est-ce que tu es capable d'amener sur la table ronde dont on parlait des gens qu'il y a 80% de chance qu'ils les inspirent ou qu'ils les admirent, ces gens-là ? Fait que, tu sais, c'est là que le buy-in est super clair. Puis j'ai un autre renteur qui m'a écrit puis il m'a dit, Hey, j'ai des challenges au niveau faire comme comprendre ma vision, puis qu'ensuite mon management, mes leaders, exécutent comme à travers la compagnie ce que moi je veux. Qu'est-ce que tu penses d'un comité aviseur ? Une des premières affaires que j'ai dit, c'est justement, si toi tu struggles pour faire accepter et passer ta vision et qu'il y a beaucoup de résistance, il ne faut vraiment pas que ce soit une décision de faire un comité avisant qui vient juste de toi parce que ça va être perçu comme, ok, j'amène un appel à l'autorité, j'amène des gros guns et je vous dis, c'est pas juste moi qui te dis quoi faire. Il faut vraiment que ça vienne comme aussi, que ce soit une décision qui est prise avec les joueurs clés. que les profils à visage soient présentés, tu sais, carrément. Genre, hey, tu sais, on aurait telle personne, ils ont accompli ça, ces personnes-là, ils seraient probablement à game de venir nous aider. Ça vous tente-tu qu'on discute avec eux autres ? Tu sais, que ça soit comme commun, un peu, là.
Antoine Meunier: C'est super intéressant, parce que, tu sais, je repense à ça aussi, puis là, si on continue la thérapie d'Antoine chez Facebook, le gros challenge, c'est un manque, tu sais, il y a un certain manque de confiance, je pense, au niveau... des co-founders, qui est normal. Dans le sens que quand tu grosses ta compagnie et que tu es un peu dans l'inconnu tout le temps, la façon actuelle de gérer avec l'inconnu, c'est d'essayer de garder le plus de contrôle possible sur toi. Puis là, on revient un peu à l'aspect sur le manque, le lack of trust avec ta team. qu'on a skippé tout à l'heure, mais comme ça c'est l'autre challenge que j'ai en ce moment, c'est je vois du talent qu'on vient de rentrer je vois que ce talent-là n'est pas équipé pour prouver sa valeur comment est-ce que tu sais, pis là des fois je me dis, ben c'est-tu juste une question de personnalité dans le sens que moi je fais peut-être la confiance trop facile, ou c'est plus que moi je trouve ça intéressant de laisser quelqu'un se planter... Parce que sinon, tu peux empêcher quelqu'un de se planter, mais en même temps, tu ne verras pas si cette personne-là est capable de voler aussi.
François Lanthier Nadeau: Oui. Il n'y a pas de recette secrète comme... Non, je raccroche. Bye, Frank. I guess que si tu es une grosse compagnie avec une tonne de rôles hyper spécialisés, tu peux avoir un niveau de confiance facile de genre, la personne a le pedigree. pour remplir ses tâches super spécifiques en front-end. Elle va rentrer, il y a une roadmap. Ce n'est pas une personne nécessairement entrepreneuriale. Boum, elle va arriver dans cette équipe-là, le manager de l'équipe va s'en... Mais quand t'es dans une startup où est-ce que c'est plus diffus un peu encore, non seulement les processus, mais les responsabilités, la recette, c'est de laisser le monde se casser la gueule. Puis s'il se la casse trop, puis que ça te nuit, too bad, t'as fait un mauvais call, ça nous arrive tout, man. Puis comme tu peux te séparer de la personne, mais au contraire, si elle se casse un peu la gueule, mais qu'en même temps, tu vois son attitude, tu vois sa motivation, tu vois son talent, ben là, tu es comme, OK, je saurce qu'on s'en va avec cette personne-là. Ou peut-être qu'elle va faire un... un bon coup, un home run dès le départ. Mais ouais, c'est un peu comme ça que je le vois.
Antoine Meunier: Moi, je le vois comme ça fait trois mois que je mets les protège-lampes, puis j'essaie de patiner, puis ça ne marche pas pendant tout. Puis c'est un peu, c'est ça le challenge aussi, il y a de quoi de frustrant. Je pense que le plus gros, mettons, ma plus grande frustration aujourd'hui, c'est de regarder mon... Mon track record, à date, dans les derniers mois, qui est pas impressionnant, pas en tout. Je suis pas fier de ce que j'ai fait. De ce que j'ai chipé, ou ce que j'ai bâti, ou comment les choses ont avancé, sur les projets que j'ai l'idée que j'avais à faire. Je regarde mon track record, puis il y a rien. Je suis pas fier ni satisfait. Puis en même temps, je suis pas équipé pour... C'est comme si, encore aujourd'hui, je suis pas équipé pour me planter moi-même. C'est complètement absurde. C'est d'être restreint, de ne pas performer, de se planter, mais sans pouvoir vraiment se planter pour vrai, ni pour réussir. Et c'est des trucs qui ne font rien dire, mais on continue.
François Lanthier Nadeau: Non, mais pour le rendre concret, ce que tu dis, je pense que c'est comme, tu engages une personne, tu lui assignes des projets, puis tu t'attends à ce qu'elle complète ces projets-là, puis elle excelle. Sweet. Si à chaque deux semaines ou à chaque mois, Tu changes la nature du projet, tu ajoutes un projet, tu amènes beaucoup de doutes et d'insécurité avec peut-être un changement de vision. Bien, cette personne-là, elle ne pourra jamais faire une ligne droite jusqu'au top de la montagne. Elle va toujours être arrêtée, elle va toujours être comme... Bien là, je suis sur la bonne track, je devrais prendre un autre sentier, tu comprends ? Fait que, il faut que tu te cotes du slack aussi, de ton bord, je pense. En ce moment, vous êtes dans une phase critique où est-ce qu'il y a beaucoup de bruit et de chaos. Fait que... C'est normal de ne pas avancer au fond, Léon. Les éléments ne sont pas 100 de ton bord, juste avec du vent dans le dos. Mais c'est cool parce qu'une fois que ça va se clairer et que vous allez avoir cette clarté-là, c'est sûr que là, tu vas être capable de performer autant que tu veux performer. Même chose pour tes collègues.
Antoine Meunier: Ou de me planter solide, mais au moins. C'est là que tu le sais que, Ah ben, Antoine, c'était pas un bon fit. Tandis que là, je ne pourrais même pas te le dire. Si, mettons, eux font le call de Ouais, Antoine, c'est pas un bon fit je trouve ça unfair. J'ai pas eu la chance de patiner sans protège-l'âme. D'un autre côté, je trouve ça aussi unfair de continuer sachant que je sais pas. On dirait que je sais même pas encore. Je suis-tu un bon fit ? C'est là qu'on tombe dans le prochain segment. C'est la confiance en soi et le syndrome de l'imposteur. Mais non, c'est super intéressant. Puis l'affaire qui est dure là-dedans, c'est que je pense qu'il y a pas de... pas de formule magique. Toutes les startups sont différentes et tous les founders le sont aussi.
François Lanthier Nadeau: Non, mais je pense que ça va faire du bien au monde juste d'écouter cette discussion-là qu'on a eue et de comprendre les challenges de croissance, non seulement de ta compagnie, mais des humains qui rentrent. Puis on a outliné des pistes de solutions au fond. Tout ce qu'on peut espérer avec nos conversations d'autres, c'est de divertir, d'inspirer et d'éduquer un peu. Je pense que En partageant nos expériences honnêtes, nos idées honnêtes, on l'a fait pas mal.
Antoine Meunier: Écoute, peut-être trop même, mais on a peut-être trop d'honnêteté ici. On verra ce que ça donne. Peut-être que ça va être le plus gros backlash de l'histoire de l'humanité. Mais non, c'était super intéressant. Puis pour vrai, merci, Frank. C'est vraiment le fun de jaser. J'ai oublié qu'on recordait tout ça. Fait qu'on va gérer un petit remords plus tard. T'es pas obligé de le publier,
François Lanthier Nadeau: d'où tu jamais...
Antoine Meunier: Ah non, pour vrai, moi, c'est... Je trouve ça super intéressant ce qu'on vient de faire là, parce que c'est quelque chose que je trouve qu'on ne fait pas assez dans notre monde. On est souvent en train de sugarcoater tout, puis la réalité c'est qu'on est tout le temps en train de bagosser pour se rendre au point où il y a des formules magiques. Les formules magiques commencent quand tu as, je ne sais pas, on va dire 15-20 personnes, 30 personnes, que là tu as une structure, que tu as des gens qui ont fait une carrière à avoir une formule magique. dans un endroit spécifique, sont super bons, tu sais, puis les faire entrer, puis avec une expertise, puis tu as le budget pour les aider, les encadrer. Le problème, c'est que quand tu n'as rien de ça, comme la majorité des startups, comme les Blitzbook comme les Snip comme les compagnies qu'on voit autour de nous, comment est-ce qu'on survit assez longtemps pour arriver au point où on peut commencer à avoir des petites formules magiques ?
François Lanthier Nadeau: Tu essaies de construire une compagnie qui génère assez de revenus et de croissance pour te rendre à ce spot-là où tu rentres des gens avec des beaux playbooks, ce qui fait ta tête. Ça revient à ça.
Antoine Meunier: C'est ça. Si ça, ça ne marche pas, tu fais ton petit comité aviseur. avec mais je trouve ça super intéressant pour vrai je trouve ça très cool puis bien franchement je vais le proposer je vais vraiment en discuter avec les gars parce que c'est un je trouve ça intéressant parce que je trouve que ça vient c'est un peu comme les Nations Unies ça vient créer un genre un terrain neutre où puis un peu vent de fraîcheur un peu d'air frais dans une Ça commence à être stuffy. Ça fait longtemps que les portes sont fermées. Ça sent la jambe de hockey. Mais c'est super intéressant. Merci, Frank, de cette homélie du comité aviseur qui, souvent, je trouve un bad rap dans l'industrie. Je pourrais partir dix minutes sur pourquoi tout ce que j'ai toujours entendu sur le comité aviseur était mauvais, mais c'est vraiment cool.
François Lanthier Nadeau: Moi, ce que j'aimerais dire aussi à notre audience, c'est ce que vous venez d'entendre. Je dirais à 95% des discussions offline avec Antoine, ça ressemble à ça. Genre, c'est comme vraiment une fenêtre sur c'est quoi, mettons, je trouve notre relation. Puis là, c'était plus d'un côté, plus pour Antoine puis Blissbook. Mais comme on se disait offline, on va le faire aussi du côté de SaaSpasse. Qu'est-ce qui se passe avec moi ? Comment je me sens ? Où est-ce que je m'en vais ? C'est quoi mes doutes ? Antoine aussi, tu m'as aidé dans plein d'affaires et tu continues de m'aider. C'est des relations comme ça qu'on essaye un peu de créer avec SaaSpasse. Peut-être une relation un à plusieurs que tu écoutes le pub et que tu te sens moins tout seul dans ce que tu as à vivre, ou tu vas à l'event et peut-être tu rencontres une personne avec qui tu peux avoir des discussions comme ça. Parce qu'en tant qu'entrepreneur ou juste builder en SaaS, il faut ça, il faut, man, cette espèce de sport-là. Puis, en tout cas, moi, je suis vraiment content qu'on ait essayé ce format-là, bro, puis ça m'a fait du bien aussi de te parler de tout ça puis on devrait réessayer ça, for sure.
Antoine Meunier: Écoute, on va laisser les auditeurs nous dire si on continue ou pas. Mais non, je trouve ça très cool. Puis écoute, sur ce, Frank, à la prochaine. Yes,
François Lanthier Nadeau: cheers bro, bye bye.
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.