Aujourd’hui sur le pod, je jase avec Antoine Bisson, Co-Founder & CTO chez Poka, un SaaS pour les travailleurs du secteur manufacturier.
On discute de moderniser les processus d’usines, des enjeux de connectivité, de protection des données et d'autres enjeux sécurité super intéressants. On parle aussi de lever du financement, commencer avec un gros client et le transcender et de construire une compagnie avec son meilleur ami. On termine en partageant nos perspectives et cynisme sur bootstrapped vs. funded.
—
La job du mois SaaSpasse chez DashThis!
DashThis est un cool SaaS de reporting pour marketing digital.
Pour l’histoire du fondateur, écoutez [Ep.16 - Stéphane Guérin : 12+ années de SaaS 🎧]
DashThis sont à la recherche d’un spécialiste des ventes ou “account executive”.
Ils ont un paquet de leads qualifiés à aller convertir, donc si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, jeter un oeil à cette page! Prenez le temps d'écouter l'entrevue sur la culture de l’entreprise et la nature du poste, avec Jean-Philippe Fortin-Cantin, associé chez DashThis.
—
Cool SaaS peeps mentionnés :
—
Crédits musique
Si vous faites partie d’un SaaS québécois, allez sur saaspasse.com, cliquez sur le bouton “Ajoutez votre SaaS” pour être indexé dans notre répertoire.
—
Suivez-nous sur LinkedIn et Instagram pour découvrir des SaaS de la province et avoir des updates sur le projet + les nouveaux épisodes du podcast.
François Lanthier Nadeau What's up, folks ? C'est François Lantier Nadeau. Bienvenue sur SaaSpasse, le podcast où on jase de croître un Saas ou une carrière en Saas au Québec. On est dispo sur Shopify Apple Podcasts et les autres. Pas game d'aller vous abonner ou nous laisser un review. Ça serait smart. Il nous faut des downloads pour les commandites, pour enfin payer le producer Ludo, le pro du bono, the real pussycat. On drop un épisode par semaine minimum, juste des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur Saas cliquez le bouton Ajouter votre SaaS pour être indexé dans notre répertoire. Le deuxième événement mensuel SaaSpasse sera encore à Québec, mercredi le 21 juin au bureau de Novatoise. On enregistre un live pod avec Ismaël Meskin, cofondateur de Kimobi. On est encore limité côté place, donc allez sur Evenbright ou sur notre site web. pour réserver vos billets à l'avance. On a un nouveau segment commandité pour le pod, la Job du mois, SaaSpasse. Et pour juin, la Job du mois, SaaSpasse chez Dash10, un cool SaaS de reporting pour marketing digital. Dash10 sont à la recherche d'un spécialiste des ventes ou account executive. Ils ont un paquet de leads qualifiés à aller convertir. Donc, si vous ou une personne dans votre réseau avez le profil, cliquez sur le lien Job du mois dans les show notes ou allez sur Saas slash La job du mois s'en tirait. Nous y trouverez aussi une entrevue sur la culture de l'entreprise et la nature du poste avec Jean-Philippe Fortin-Quentin, qui est associé et directeur marketing chez Dash10. OK, aujourd'hui sur le pod, je jase avec Antoine Bisson, co-founder et CTO chez Poca, un SaaS pour les travailleurs du secteur manufacturier. On discute de moderniser les processus d'usine, des enjeux de connectivité, de données et de sécurité qu'ils ont vécu. de lever du financement, aussi de commencer avec un gros client, a.k.a. les biscuits Leclerc, mais de le transcender, puis de scaler la compagnie beaucoup plus loin que ça, de construire une compagnie avec son meilleur ami, d'une approche bottom-up qui est axée sur les travailleurs et les utilisateurs en usine, puis on partage un peu nos perspectives et cynismes sur lever une business bootstrapped ou financée. All right, on passe au show. Let's go ! Antoine Bisson, bienvenue sur le podcast SaaSpasse. Merci, merci de m'avoir, merci, c'est gentil. Ben oui man, je suis vraiment stoked de te parler parce que j'ai été un peu un admirateur à distance de Poca depuis quelques années. Pis là, ben j'ai... J'ai la source de vérité directe. Antoine, tu nous fais-tu un genre de mini-recap de tes quitois, ton parcours, ton skill set pour qu'on catche ton background ?
Antoine Bisson Oui. Écoute, dès le très jeune âge, j'ai toujours aimé les jeux vidéo. Ça a tout le temps été ma passion. Très jeune, je m'étais dit que j'allais aller en informatique. J'ai commencé à vouloir aller à l'université. justement en informatique à l'âge de 15-16 ans, même avant le cégep. En secondaire 3, c'était mon but. Bref, je suis allé étudier en Ontario à l'Université de Waterloo parce qu'il y avait un programme coop. J'ai été accepté en génie logiciel. J'ai fait mon bac là-bas pendant 5 ans. Ce n'était pas 4, c'était 5 à cause qu'on est en Ontario. Ça a été 5 longues années, très pénibles, je te dirais. Ça n'a vraiment pas été facile. Mais au moins, ça m'a permis de faire le coop. Fait que dans le fond, j'ai fait beaucoup de stages à l'étranger et à Québec et à Montréal. Et en fait, en février 2011, Alex Leclerc, mon ami d'enfance, fait qu'Alex et moi, on se connaît depuis l'âge de 6 ans. Écoute, on est des frères. On dit tout le temps qu'on a un deuxième mariage, puis c'est entre lui et moi. Fait qu'Alex m'est arrivé avec l'idée de POCA en février 2011, pendant que j'étais chez Microsoft. en stage. Moi, j'avais ma job d'enligné, continuer là-bas, faire beaucoup d'argent aux States, l'American Dream, si on veut. Fait qu'écoute, Alex m'est arrivé, il est descendu pendant une fin de semaine. On a brainstormé la business. Puis moi, je prenais tout le côté tech. Alex prenait tout le côté business. Puis c'est de là que Poca est né.
François Lanthier Nadeau Fait que Poca c'est pas mal. C'est ça, c'était quoi ce style-là ?
Antoine Bisson Fait que... affaire Alex, bon, vient de la famille des Biciclet Clair, fait qu'il a eu... Il travaillait, il dit tout le temps qu'il a eu du child labor, un peu en joke. Il est en usine depuis l'âge de 7-8 ans, fait qu'il a vu beaucoup de problèmes. Il n'est pas rentré avec un poste de direction. Quand il a commencé, il était opérateur sur les chiffres de nuit, fait qu'il a tout fait l'échelle pour se rendre compte qu'il y avait beaucoup de problématiques liées à la formation puis à la communication en usine. Quand il est arrivé avec l'idée de POCA, c'était vraiment de moderniser les outils pour les opérateurs en usine. Ce que POCA est, c'est une plateforme mobile, aussi pour les ordis, mais beaucoup axée sur le mobile, pour tout ce qui est la formation, communication, rétention du savoir pour les opérateurs dans le secteur manufacturier. On n'est pas une application pour des compagnies d'assurance, le domaine d'allier ou whatever. C'est vraiment... pour les opérateurs dans le secteur manufacturier pour avoir un outil vraiment à l'air du temps.
François Lanthier Nadeau Puis, tu sais, je pense que... Tu dirais-tu que c'est fair de catégoriser POCA comme un SaaS verticalisé ? Oui,
Antoine Bisson oui, oui, 100 100 Puis nous, on a vraiment une verticale, c'est le manufacturier. Puis là, on est comme dans le segment que ça s'appelle le connected worker. Ça fait que c'est vraiment comme un segment maintenant axé sur... de empower les opérateurs du secteur manufacturier 100% vertical.
François Lanthier Nadeau Très cool, man. D'ailleurs, pour ceux qui écoutent le pod, on a parlé beaucoup de SaaS Verticals sur le pod avec Isaac Swain de PenderFun. Nous aurez checké ça. Écoute, tu te rappelles-tu la première fois qu'on s'est vu ? Moi, j'ai le goût de la compter. On va voir si on a la même histoire.
Antoine Bisson Moi, dans ma tête, c'est au Tech.
François Lanthier Nadeau Ah, beau, on est en même histoire.
Antoine Bisson Ouais, c'est ça.
François Lanthier Nadeau Fait que Charlotte, t'as genre Mars Mercier, tous ces boys-là à l'époque qui organisaient les Tech Drinks. Hey man, on parle de...
Antoine Bisson J'ai checké, c'était en 2015.
François Lanthier Nadeau T'as checké ? 2015 ? Ouais. Hey man, ça faisait...
Antoine Bisson C'était le dernier Tech Drinks de l'année au Cirque. C'était en 2015.
François Lanthier Nadeau C'était comme décembre 2015. Pis aviez-vous déjà raisé à cette époque-là ?
Antoine Bisson Ouais. Fait que dans le fond, le... Le Raising Story, c'est quand même une bonne histoire. En fait, je vais mettre le nom de la personne qui nous a aidés.
François Lanthier Nadeau OK, vas-y.
Antoine Bisson Mais on avait un contact pour nous aider à raiser du cash. Dans le fond...
François Lanthier Nadeau OK.
Antoine Bisson Je vais le dire le nom, ça ne me dérange pas en fait.
François Lanthier Nadeau Ouais ?
Antoine Bisson Ouais.
François Lanthier Nadeau Pas de trouble, man. Vas-y. Nous aviez un contact qui vous a aidé.
Antoine Bisson Oui. Dans le fond, quand on a voulu raiser du cash, Alex et moi, je me rappelle, j'étais sur bord de la piscine chez mes parents et j'étais comme on veut faire le vrai startup dream. Dans le temps, ils donnaient de l'argent comme de l'eau. Alex et moi, on s'est dit let's go, on va chercher du capital Montréal, SF, tout. Dans le temps, il y avait Nick Darvaux-Garneau qui était qui était le chief AI chez Coveo, qui est chez Coveo, mais qui était dans le temps chez Google, Nick. C'était le frère à un des VP chez Leclerc. Fait qu'il nous a dit, venez-vous-en les boys à SF, je vais vous aider à lever du cash. Fait qu'on a levé du cash en septembre 2014. On a levé de l'argent à SF et finalement, on a pris la première ronde de financement de Innovia avec un autre... fonds à SF Uncork. Fait qu'on a levé notre premier 2.5 en...
François Lanthier Nadeau US ?
Antoine Bisson Non, CAD. 2.5 CAD en décembre 2014. Puis les premiers employés sont rentrés en mars 2015. Fait que, oui. Quand on s'est rencontrés la première fois, on avait déjà levé 2.5.
François Lanthier Nadeau C'est ça. Puis je me disais... J'étais très naïf et très influençable par différents... courant de penser start-up, puis bon, les 37 Signals, Basecamp, Bootstrap, all the way, j'étais là, bon, c'est qui les jeunes, Tikun, Sellout, qui les... Dude, little did I know, vous avez bâti une calisse de bel business.
Antoine Bisson Ouais, merci, c'est gentil, mais tu vois, moi aussi, avec le temps, tu sais, mon premier... Quand j'étais jeune, j'étais comme, ah, Bootstrap, c'est de la merde,
François Lanthier Nadeau mais...
Antoine Bisson Aujourd'hui, tu te rends compte que chaque modèle, c'est pour... et c'est con. 100 Puis, dépendamment du timing du marché, il y en a un qui est plus propice à un puis pas à l'autre, 100 Puis,
François Lanthier Nadeau tu sais aussi, justement, ta pénétration de marché, est-ce que pour qu'elle soit successful, il te faut justement du cash, genre, des big guns ? Puis, peut-être que la réponse c'est oui. Puis, si la réponse c'est oui, man, genre, il faut que tu raises.
Antoine Bisson Oui, je pense que oui. Puis, ça dépend aussi, je pense, dans le marché, pas dans le marché, mais dans le segment que tu es. Tu sais, nous, on était dans un segment où, Dans le temps, il n'y avait rien. C'était peu connu.
François Lanthier Nadeau Non, vraiment. C'est ça. C'est comme obscur.
Antoine Bisson C'est ça. Puis, c'était d'arriver le plus vite au marché, tout ce qui est marketing, tout ce qui était développeur. Nous, c'était vraiment de flotter le plus vite le marché. Ce n'est pas ça qu'il fallait vivre du cash. Je pense que ça aurait pu être possible. Il n'y a rien d'impossible, mais ça aurait été beaucoup plus difficile, je pense.
François Lanthier Nadeau Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est aussi, parce que là, je me prép un tout petit peu pour ces podcasts-là, mais... Je checkais ton CV, puis c'est comme intern, intern, intern, Microsoft, boom, co-founder, CTO. La graine d'entrepreneuriat a-tu toujours été là ? Il a-tu fallu qu'Alex, justement, te fasse un gros pitch ?
Antoine Bisson Non, écoute, en fait, les deux, on a des familles assez entrepreneuriales, que ce soit du côté d'Alex et de ma famille. Mon père, il a tout le temps eu ses business. Voyons, les soeurs à mon père aussi. J'ai tout le temps eu... Ça, mon père m'avait tout le temps dit, quand on s'était parti en affaires, il m'avait dit Antoine, tu vas voir, tu ne peux pas être fâché, tu ne peux qu'être déçu quand tu travailles pour toi-même. C'était un peu difficile à gager parce qu'à la fin de la journée, tu es maître de ton propre sort. Mais ça m'avait tout le temps intéressé d'avoir ma business et de voir c'était quoi. Oui, mais je pense qu'il y avait aussi l'âge un peu naïf. À 24 ans, tu te dis Ouais, ouais, on va faire ça. Je pense qu'il y a beaucoup de naïveté qui a aidé à partir aussitôt en affaires.
François Lanthier Nadeau Ça, d'autre, c'est un pattern que je vois. Si tu voyais tous les paramètres et tous les facteurs de risque avant de commencer une venture, en théorie, si tu étais 100 intelligent et rationnel, tu ne le ferais pas. Non, c'est sûr qu'en honte. Non, il y a des boys que je vois qui sont tellement cow-boys. Il pense au upside, à quoi créer, puis comme le downside, il pense même pas. C'est sûr que ça fait que ça marche.
Antoine Bisson Je pense que c'est la bonne mentalité, parce que si tu te remets tout le temps à la question... Ça bouge pas. Non, ça bouge pas. Non, non, c'est sûr que ça bouge.
François Lanthier Nadeau Puis, mettons, je sais pas à quel point il y a des chiffres qui sont publics ou pas, mais mettons juste un portrait numérique pour qu'on ait une idée. Pourquoi, mettons, combien de cash raisé, combien d'employés, ce genre de trucs que vous dites.
Antoine Bisson Oh oui. En termes de cash, on a levé pour... pas loin de... Je dirais, parce qu'il y a tout le temps le US... Ah, ouais,
François Lanthier Nadeau ouais. Ben, vas-y, ballpark.
Antoine Bisson Ouais, environ une cinquantaine, peut-être plus que 50 millions de Canadiens. Aujourd'hui, on est 140 employés. Puis, on frôle 20 millions de revenus.
François Lanthier Nadeau Super. Puis, c'est-tu un modèle pur SaaS, le revenue ? C'est des licences, mettons, des abonnements mensuels ou annuels ?
Antoine Bisson Dans le fond, c'est tout, je te dirais, peut-être pratiquement... 96 de nos contrats sont annuels. Oui, c'est ça. Mais on marche avec le modèle per user. C'est très SaaS, per user. On le brande per month, mais c'est 100 pratiquement annualisé. Puis, oui, c'est pure SaaS, 100
François Lanthier Nadeau Très cool, man. Puis, dans le fond, moi, ce que je trouve cool, c'est que... Écoute, là, tu me dis si je me trompe, mais dans ma tête, manufacture, usine, il y a des trucs qui sont très mission critical là-dedans. Il y a des... tâches qui sont faites, des rôles, des décisions qu'il y a comme un risque, un danger, un impact qu'il peut avoir dans la compagnie. Fait que votre Saas arrive dans ces industries-là, qui sont sans vouloir offenser, qui sont dans une industrie un petit peu plus boring, mais ça amène de la tech, ça amène du social dans une industrie qui est vieille, on s'entend, une industrie qui est genre... Je sais pas comment ils organisaient le knowledge ou les connexions avant, mais... Ça a-tu été tough de commencer à cogner aux portes, de faire genre, yo, il y a une meilleure manière de faire ça ?
Antoine Bisson Ben, tu sais, en fait, moi, je vais tout le temps devoir... Tu sais, Alex, il y a eu ça quand je parle de ça, mais tu vas tout le temps devoir à Alex de, un, l'idée, c'est lui qui a eu l'idée de Poca, puis de, deux, le comment du pourquoi, parce que je veux dire, veux, veux, veux pas, ça faisait quoi, pratiquement ? 13 ans qui est en usine, 13-14 ans qui est en usine. Il savait ce qui ne pouvait pas être fait, ce qui pouvait être fait. Quand on a développé l'application, on savait ce qu'étaient nos limites. On savait ce qu'on voulait faire et ne pas faire. On savait ce qu'étaient les barrières qu'il fallait mettre dans l'application pour justement respecter tout ce qui était santé-sécurité. On va avoir des problèmes légaux par rapport à ça, etc. Il y a plein de gates dans l'application qui font en sorte que On respecte ces aspects-là et que l'employé a accès à une formation qui est adéquate à lui. Fait que ça, mettons, je te donne un exemple. T'es un opérateur, mettons, pâtissier. Fait que toi, un pâtissier, en théorie, t'es supposé d'avoir un 7. de compétences X, puis pour acquérir ce set de compétences-là, tu as besoin de savoir X, Y, Z. OK. Fait que POCA, on va s'occuper de toutes tes compétences, on va s'occuper de toute ta formation par rapport à ça. Fait que, tu sais, nous, on digitalise toute la formation. Fait qu'avant, c'était tout sur papier, maintenant, c'est tout format vidéo, images dans POCA. Mais, tu sais, il y a tout un processus d'approbation qui se doit d'être fait pour que l'instruction de travail pour l'opérateur soit approuvée. Elle va être approuvée par le département légal, le département RH, santé-sécurité, etc. On suit le même process. On permet à tout le monde d'avoir le même process qu'il y avait avant papier, mais maintenant sur un format digital qui respecte tout ça. Veux, veux pas, peut-être qu'on va en parler plus tard, mais on a eu l'idée, on l'a bâtie tout le temps avec l'idée de ne pas juste avoir un client qui est le clair, mais c'était de vraiment avoir le spectre quand... plaît du secteur manufacturier. Il y a des choses qu'on savait qui étaient faites d'une telle façon, mais nous, on l'a tout le temps adapté, plus en sachant qu'on voulait avoir le...
François Lanthier Nadeau Le généralisé.
Antoine Bisson Le généralisé un plus pour le secteur manufacturier, exactement.
François Lanthier Nadeau Mais j'ai le goût de savoir, mettons, je vais compter une histoire fictive et tu me dis si c'est arrivé ou pas. Y a-tu des, mettons, un gaston que ça fait 30 ans qu'il est dans l'usine, comme que lui, les cartables, papiers, c'est all good, pis t'arrives, toi, avec genre... ton beau polar Patagonia, puis t'es comme, hey, nous allons révolutionner les travailleurs connectés, genre maintenant, tout va se passer sur telle tablette, puis genre c'est un beau interface, nanana. Y a-tu de la résistance au changement, mettons, soit up high dans le management ou plus dans la force de travail des opérateurs, genre ?
Antoine Bisson Je te dirais que, ouais, dans le fond, Gaston, le fictif Gaston, souvent le... pushback qu'on avait était plus par rapport au fait de... Gaston, en fait, lui, il veut juste pas que ce soit contribuer au CarTab ou à POCA. Gaston, c'est comme, moi, je veux se former en peer. Regarde-moi, je vais te montrer comment ça marche et t'es mieux d'apprendre en 15 minutes que ton child-buy. Gaston, souvent, la résistance au changement, c'était juste, moi, je fais mes affaires, je fais ma job. puis je veux que ça soit fait comme ça. Nous, dans le fond, l'idée de POCA, c'était de capturer le meilleur savoir d'une usine puis de le partager à travers des autres usines. Nous, le rêve, c'est qu'on puisse permettre à la compagnie de capturer le savoir de Gaston parce que Gaston, il va s'en aller à la retraite dans 4 ans.
François Lanthier Nadeau C'est comme documenter son code.
Antoine Bisson Dans le fond, la façon de l'amener à Gaston, c'est de lui dire Gaston, dans 5 ans, quand tu vas peut-être là... Il faut que l'usine continue de marcher. Tu as été la meilleure personne à l'opérer. Tu nous aides à capturer ça. Tranquillement, pas vite. C'était way, way back. On arrivait vraiment. Il fallait qu'on fasse... On aidait nos clients à pitcher ça aux opérateurs. Parce que justement, il faut que tu prennes ton iPad, tu filmes Gaston qui explique comment partir la machine. Parce que c'est le seul qui est capable de le faire comme du monde.
François Lanthier Nadeau Incroyable.
Antoine Bisson Dans des petites PME ou dans nos plus gros clients, ce problème-là, il existe. Il existe encore. C'est malade. C'est cool.
François Lanthier Nadeau Le transfert de connaissances. Exactement.
Antoine Bisson Puis de dire que tu as le savoir qui repose sur deux personnes, sur une ligne qui fait comme 25 millions de revenus par année, c'est encore...
François Lanthier Nadeau Parle-moi de dépendance.
Antoine Bisson C'est ça. Nous, c'est comme ça qu'on l'amenait. Peu à peu, ça a commencé. Mais nous, je pense qu'on était tellement early dans les usines que notre plus gros cheval de bataille... Au début, c'était le Wi-Fi. C'était même pas... C'était même pas le réfractaire au changement avec des iPads ou de planchers. C'était comme notre plus gros... Le réseau.
François Lanthier Nadeau Oui,
Antoine Bisson il n'y avait juste pas de Wi-Fi dans les usines. Nous autres, on travaillait des fois, on avait regardé pour faire un partenariat avec Cisco pour dire, OK, on va arrêter qu'il y ait une solution en même temps. On va arriver avec des noms pour dire, on rend votre Wi-Fi. Écoute, on était dans des places, puis il y avait juste du Wi-Fi dans les bureaux. Quand tu arrivais sur le plancher, il n'y avait rien. Nous, on avait failli faire un mode offline.
François Lanthier Nadeau Là,
Antoine Bisson j'étais comme... Il y en a-tu un ? Non, il n'y en a pas.
François Lanthier Nadeau OK. Tout est connecté tout le temps.
Antoine Bisson Tout est tout le temps connecté. Une des raisons, c'est que... En fait, il y a beaucoup de... Le fameux secret de la caramine. Ça reste quand même ça qu'il y a dans notre application. Je veux dire, un de nos clients, c'est Mars. Moi, je les ai visités, les usines de Mars. J'ai vu des lignes où... ou que tu vois juste des centaines de milliers de mini-Bandit ou des mini-Mars. J'ai faim. Tu vois tout ça, puis c'est vraiment des secrets industriels. Tout ça est dans l'application. Nous, le fait que ce soit connecté en permanence, ça fait en sorte que personne ne peut prendre un iPad. puis aller chez un compétiteur puis dire, ah, voici comment on fait la bantille ou la masse.
François Lanthier Nadeau Pourquoi est-ce que je comprends pas ?
Antoine Bisson Dans le fond, le fait que ça soit tout le temps connecté puis dans le fond, toutes les usines sont toutes, ils ont toutes, pour accéder à l'instance de masse ou, mettons, le Poca il faut que tu sois sur telle range d'adresses. Exactement. Fait que, tu sais, on met des sécurités comme ça, ce qui fait que si l'iPad est déconnecté du réseau local de un, il n'y a plus accès à Poca. Mais l'autre idée, c'est de dire, bien là, s'il y a un mode offline, ça veut dire qu'il pourrait downloader des vidéos. partir avec l'iPad. Ça, c'est notre aspect de sécurité aussi. Aujourd'hui, le tournant Internet est arrivé en usine. Là, c'est vraiment... Plus facile. C'est facile, mais c'est très intense. C'est vraiment...
François Lanthier Nadeau Qu'est-ce qui t'impense ?
Antoine Bisson Côté toute la sécurité de l'accès à l'information. On pourrait en parler en long et en large, mais il y a l'espèce de fameux retour to on-prem.
François Lanthier Nadeau Oui, les gars qui m'ont vu ont commencé à me parler de ça.
Antoine Bisson Il y a tellement de data, on a peur que le data se fasse voler, etc.
François Lanthier Nadeau Le cloud exit.
Antoine Bisson Oui, c'est ça. Ou un mode hybride un peu. On se fait, pas vérifier, mais la sécurité des données, les accès aux données, ça fait encore plus serrer la vis. On suit le beat. C'est intéressant le shift. qu'on a vues au cours de 9 années.
François Lanthier Nadeau Oui, parce que c'est 9... C'est combien d'années au total ?
Antoine Bisson Moi, j'ai commencé à développer POCA officiellement quand j'ai gradué en mai 2013. J'ai développé la première version de mai 2013.
François Lanthier Nadeau C'est pareil comme SNIP, le timeline.
Antoine Bisson En septembre 2014. J'ai fait application web, application iOS, backend et cloud.
François Lanthier Nadeau Tu codes-tu encore ?
Antoine Bisson J'ai codé récemment pour le fun. Tu aimes encore ça coder ? Oui. Mais quand je suis rentré dans mon bac, ce n'était pas pour devenir un codeur. Ce n'était pas pour devenir un gestionnaire dans le monde informatique. Mon rêve, c'était de travailler chez EA et chez Ubi en tant que gestionnaire de jeux vidéo. J'ai codé pendant un an et demi. Puis Alex, lui, testait la app. le plancher, il m'envoyait des listes de bugs. Ça a été une première année. Je voyais ses emails rentrer et ça ne me tentait pas. Ça a été la première année de code.
François Lanthier Nadeau D'autres, il y a quelque chose que je veux toucher, c'est travailler et partner up avec des chums, avec des amis. Moi, ce n'étaient pas mes amis les gars de Spectrum et Snip au départ. Ça l'est devenu. Aujourd'hui, si jamais on me starte de quoi d'autre, que SaaSpasse. Pas mal sûr que je le ferais avec des amis. Toi, vous étiez amis avant. Puis là, vous êtes arrivé dans quelque chose de... Pour être cliché, le rocket ship, ça allait vite, ça brassait, des affaires qui pétaient. Ça a-tu été tough pour votre amitié, mettons ?
Antoine Bisson Il y a eu des années plus difficiles. Puis Alex et moi, écoute, on est plus proches qu'on ne l'a jamais été. Je suis parrain de sa nouvelle fille. Hier soir, j'étais là, j'ai aidé avec les enfants. Selon moi, c'est make or break. beaucoup que je montre, que je connais, puis tous les investisseurs, c'est un peu ça la joke, c'est qu'on est encore amis, Alex et moi, parce que beaucoup de monde que je connais qui se partent en business avec des amis, ça ne marche pas. Je pense que la clé, c'est comme une relation amoureuse, c'est la communication. Il faut que s'il y a de quoi qui ne marche pas, que je ne sois pas fâché, il faut que tu mettes ton égo de côté. C'est très... C'est très évolutif. On est rentrés dans le business ensemble 50-50, puis on s'était dit si il y a un point de discorde, on ne peut pas en avoir. Il faut s'entendre.
François Lanthier Nadeau Aviez-vous des close shotguns ? Non,
Antoine Bisson parce que la joke, c'était que ça allait être trop facile pour lui. Alors, c'est ça. On en rit. Non, écoute, là-dessus, c'était bien fair. C'était comme, écoute, il faut qu'on trouve un compromis si ça ne marche pas. mais ça a été des années plus difficiles là aujourd'hui ça va bien pis je pense que l'important c'est de communiquer t'apprends à te connaître d'autant plus, pis je le dis,
François Lanthier Nadeau c'est make or break si comment tu fais pour rendre quelque chose qui peut sembler en surface peut-être boring ou ennuyeux l'usine, la manufacture intéressant pour du staff pour des employés c'est On s'entend là, c'est pas genre Web3, genre économie circulaire, green, je sais pas. Il y a plein de facteurs sexys que c'est pas nécessairement là, dans le poker. Mais comment vous faites pour... attirer du monde au début, aujourd'hui, clairement, vous avez une business établie, puis whatever, mais ça, ça m'intéresse, ce côté-là. Il y a deux aspects. Il y a l'aspect client,
Antoine Bisson d'aller chercher le client et lui dire, tu as besoin de Poca. Le deux, c'est une fois qu'on a l'ND client, une fois qu'on a acquis le client, comment on fait pour que les opérateurs, ça marche, ou du moins faire de quoi qui intéresse les opérateurs. Je vais essayer de faire une réponse un peu palme-mêle. Ça risque d'être palme-mêle, mais dans le fond, nous, on a tout le temps eu l'objectif de faire une application pour les opérateurs. C'était de trouver une façon pour eux que quand ils font de quoi dans Poca c'est valorisant et que ça aide leurs confrères. On a une notion d'un peu un fil d'actualité, un factory fee, si on veut. Dans le fond, le but de tout ça, c'est qu'il y ait une voix, ce qu'il n'avait pas avant. Avant, c'était très top-down, c'est très bottom-up. L'idée, c'est que l'opérateur dise qu'est-ce qui se passe dans sa vie. de tous les jours, c'est quoi les problématiques, c'est quoi les bons coûts, comment ils peuvent faciliter le travail des autres, etc. C'est d'amener un outil qui va être valorisant, facile à utiliser, qui est vraiment axé sur eux et juste eux. Parce que les outils en usine sont très axés sur profitabilité, management, efficiency, etc. Tandis qu'il n'y avait rien pour le social puis axé sur eux en soi. C'est comme ça qu'on l'a amené. Je ne te cacherai pas, tout ce qui est interface, UI, UX, on va vraiment le plus friendly possible, quitte à des fois allonger le haha moment parce qu'on ne veut pas trop de complexité, on veut que ça soit friendly Ça a été très itératif aussi. Au départ, ça a été très, très, très de base, on s'entend, mais avec le temps, on rajoute beaucoup de fonctionnalités, beaucoup de complexité, mais c'est… C'est un Catch-22 à essayer de trouver le sweet spot. Ah oui.
François Lanthier Nadeau Puis, c'est malade d'autres, j'adore le truc bottoms up puis de valoriser la personne. Puis, je suppose qu'il y a n'importe quel bon gestionnaire en usine, en manufacture, va être comme fuck yeah Ça me tente que ce monde-là soit craqué, soit motivé, se sente écouté.
Antoine Bisson Bien, c'est sûr. Puis, c'est ça qui manquait. On dit tout le temps qu'il y a un segment, le segment connected worker résout un problème ou du moins adresse un problème qu'il n'y avait pas dans le temps. Clairement, il y avait un manquement à ça. Vraiment à enabler l'opérateur et lui donner un outil pour lui.
François Lanthier Nadeau Ce que je trouve drôle, c'est que je connais une couple de joueurs chez vous. Mettons, Sébastien Siam, Richard Doyle, Greg, Braden Back, je ne sais jamais quand dire son nom. Pete. Pierre-Luc. J'ai vu des photos d'eux autres habillés de la tête aux pieds avec des gens de soute puis de casque. Il était en usine, oui. Il était en usine, donc. Fait que là, premièrement, juste voir des amis, tu sais, de même, j'étais crampé raide. Mais parle-moi de ça, genre, vous faites passer le staff par, mettons, un séjour en usine. C'est quoi le setup ?
Antoine Bisson Bien, moins qu'on le voudrait. OK,
François Lanthier Nadeau intéressant.
Antoine Bisson Oui, c'est difficile parce que la... Ils t'en parleront, les gars, tu vas voir. C'est difficile parce qu'il ne faut pas oublier qu'une ligne de prod, ça roule. Puis nous, dans le fond, le coût à la défaillance est très élevé. On en voit faire des interviews. Si on en voit le monde observer tout ça, c'est une chose. Chacun est différent, mais... C'est difficile de trouver un client qui va nous dire Oui, oui, amène tes gars pendant une journée. Puis ils vont observer.
François Lanthier Nadeau Gaston va peut-être être en crise.
Antoine Bisson Oui, oui. Gaston ne va pas être content, je te le garantis. C'est très difficile. Quand on est capable de le faire, on le fait. Mais c'est vraiment, vraiment difficile parce qu'il ne faut pas que la minute que la ligne arrête de rouler, ça représente, je ne sais pas moi, une minute. Et mars, c'est peut-être un downtime de une heure. C'est comme 5-10 millions. C'est difficile. C'est vraiment, vraiment difficile. On essaie de le faire parce que justement, c'est une réalité qu'on ne connaît pas. Moi, quand Alex m'a amené dans les usines au début, à 5 heures du matin, je ne la trouvais pas drôle.
François Lanthier Nadeau Je n'étais pas...
Antoine Bisson Mais lui,
François Lanthier Nadeau il est grandi là-dedans.
Antoine Bisson Il est grandi là-dedans, il a une petite nature. Mais c'est vraiment difficile à conceptualiser. C'est là qu'on essaie d'amener... On essaie, je ne te cacherai pas, je voudrais qu'on le fasse plus, mais d'amener le monde et de connaître la réalité. et puis...
François Lanthier Nadeau Sur le terrain, là.
Antoine Bisson Sur le terrain.
François Lanthier Nadeau Comment ton staff répond à ça ? C'est-tu comme un devoir, un tout doux que je suis obligé de faire ou c'est comme, fuck yeah, je vais me craquer ça ? Ah,
Antoine Bisson mais tu vois, les gars, eux, si je ne me trompe pas, la dernière fois qu'ils sont allés, c'est eux qui le demandaient. Ah, nice,
François Lanthier Nadeau nice.
Antoine Bisson Autant qu'il y en a qu'aujourd'hui, ils ne sont plus avec nous, mais qu'ils n'aimaient pas ça. C'est sûr que ce n'est pas... C'est une audience, il faut que tu sois passionné. Moi, ce qui me fait capoter, c'est que je m'en vais en épicerie et je regarde 80 des produits qui sont là. On a aidé à les faire. C'est malade. Je trouve ça malade. C'est des secteurs qui intéressent du monde. Il y a des employés qui capotent. Il y en a que je sais qu'ils sont indifférents et je sais qu'il y en a qui sont partis et que ce n'était vraiment pas leur passion. C'est important ça.
François Lanthier Nadeau Comment vous, côté genre marque-employeur ou culture attirée du talent chez POCA, vous marketez beaucoup, je pense, la sophistication, le côté sophistiqué de ce que vous avez construit, c'est un produit, un Saas vraiment moderne, vraiment cool, qui révolutionne quelque chose de plus classique, plus traditionnel, mais vous ne pesez pas au fond, Léon, sur le piton de l'industrie, vous n'êtes pas comme, viens couper en manufacture. Non, puis en fait,
Antoine Bisson peut-être qu'on devrait le faire.
François Lanthier Nadeau Oui, c'est intéressant. Oui,
Antoine Bisson c'est intéressant. Peut-être qu'on devrait le faire. Mais moi, on y va plus sur l'axe de dire que justement, on est une business de tech dans un domaine qui est plus perçu comme, appelons-le un peu plus comme vieux jeu slash dinosaure. Tu sais, les vieilles business de ce monde qui sont encore présentes. Fait que tu sais, nous, admettons qu'on parle à un, je ne sais pas moi, un cloud engineer, bien tu sais, on est comme, je ne sais pas. cas, on est AWS, mais tout ce qui est bleeding edge, tout ce qui est serverless, lambda, nous, c'est comme, on est tout le temps à l'affût, fait qu'embarque dans un rocket ship, pis que t'es dans une espèce de vieux secteur, entre guillemets, mais nous, on amène tout des vieilles technos dans un domaine qui a tout le temps été un peu plus reculé, pis aide-nous à moderniser ça, pis de... Dans le fond, les compagnies qui nous achètent, c'est parce qu'elles n'ont pas de solution. Elles n'ont rien. Ce qui est malade, c'est que quand on va pitcher à des nouveaux clients, on ne vient pas remplacer. Tu ne fais pas un switch de Gmail, de Outlook à Gmail ou vice-versa. Nous, ils n'ont rien. Ils ont des cartables de formation. Nous, c'est vraiment dire, voici ce que tu as besoin. C'est un autre mindset de vente. Mais dis-moi,
François Lanthier Nadeau parce que là, Nous avez prouvé le modèle d'autre, ça fait 10 ans, la compagnie continue de croître, vous avez plein de clients.
Antoine Bisson Ça n'a pas tout à fait été facile au début.
François Lanthier Nadeau Non, non. Non, mais c'est podcast, dans le fond, tu peux juste dire que tout a bien été. Mais, No Swift je suis comme un peu, vous avez prouvé le modèle, clairement que ça a dû ouvrir les yeux d'autres entrepreneurs. Ça a-tu fait émerger de la compétition ? Oui,
Antoine Bisson ça a, oui. Écoute.
François Lanthier Nadeau Parce que là, ce n'est pas juste le cartable alternatif, ça peut être... d'autres choses. Exactement, oui.
Antoine Bisson Aujourd'hui, mettons, les fameux, je ne sais pas c'est quoi en français, un RFP.
François Lanthier Nadeau Request for Proposal. Oui, exactement.
Antoine Bisson C'est ça. L'autre fois, on a eu...
François Lanthier Nadeau Je l'ai juste dit en anglais. Tu ne sais pas de quoi on parle.
Antoine Bisson C'est pas l'exemple français. Mettons, on a gagné un client récemment et il a amené un peu la notion, moi je ne savais pas que ça se faisait, dans le fond, il invite tous des vendors.
François Lanthier Nadeau Puis là,
Antoine Bisson tout le monde pitch, puis là, tout le monde remplit le RFP, mais tu sais, pour notre type de solution Connected Worker, fait qu'on voyait tous nos compétiteurs, puis tu sais, tout le monde pitch, tout le monde répond, tout le monde a ses forces et ses faiblesses, puis...
François Lanthier Nadeau Tout le monde signe un NDA, quelque chose, genre ?
Antoine Bisson Non, non, c'était comme vraiment... Moi, j'ai vu des photos, je n'étais pas là, mais c'était comme pratiquement un centre de conférence, où tout le monde avait son espèce de boat chez le client, puis le client, lui, avait son staff, son management, qui faisait le tour de chaque. qu'il y avait des présentations. C'est vraiment...
François Lanthier Nadeau Des chevaliers qui font des tournois pour gagner la main de la personne.
Antoine Bisson C'est un mix. Je sais qu'on va en parler tantôt, mais c'est un mix de ventes de cas de ultra-modernes dans un milieu aussi où on fait des roadshows, on fait des déjeuners-conférences. C'est quelque chose que, toi et moi, quand on achète un Saas, on... on ne s'attend pas à se faire payer un café pour choisir Antilac et Teams. Non,
François Lanthier Nadeau en effet.
Antoine Bisson C'est de jongler avec ces deux réalités-là qui est intéressante.
François Lanthier Nadeau Ça nous amène dans l'acquisition parce que dans le fond, tout ce que tu es en train de dire là, il y a beaucoup de relationnel, de business development. Moi, je suis trop curieux. L'acquisition, mettons, tu la maps en vente, marketing inbound, marketing outbound. Si tu avais à faire un split là-dedans ou même... autre chose que j'ai oublié, ça ressemble à quoi, Jean ? Je te dirais que notre...
Antoine Bisson Notre meilleur vendeur, c'est nos clients existants et ceux qui changent de place. Fait que, tu sais, mettons...
François Lanthier Nadeau Rapport pas mal.
Antoine Bisson Rapport pas mal, ça, c'est vraiment... Tu sais, écoute, on a eu Dannon à Boucherville quand même assez early on. Puis Dannon Boucherville, il y avait le gars qui renaît Boucherville. Il nous avait amené une présentation chez Evian parce que, dans le fond, Dannon, c'est eux qui ont aussi des bouteilles d'eau Evian.
François Lanthier Nadeau OK.
Antoine Bisson On est allé à une présentation chez Evian. Puis au même moment, son ami qui travaillait chez Mars était à Evian. Puis là, il est comme allé la voir. Puis là, on l'a rencontré. Puis là, après ça, on a eu un autre meeting avec son boss. Puis là, après ça, on a eu Mars. Fait que tu sais, le referral reste le meilleur vendeur. Je pense que dans n'importe quel business, ça reste le best. Mais vu que c'est un secteur qui est assez au top, dans le secteur manufacturier. le monde va changer de place et ça reste tout le temps dans des grosses business. Ça nous aide énormément parce qu'on suit ces personnes-là pas mal. Le split entre inbound, outbound, marketing, je te dirais, ma VP marketing serait peut-être pas contente, je le sache pas à 100%. Je serais pas 50-50, mais pas loin. On investit. On essaie aussi de faire beaucoup du... Soit du account base ou vraiment comme, admettons, récemment, on a signé, je ne sais pas si je peux dire le nom, je vais dire un des plus gros clients dans le pneu au monde.
François Lanthier Nadeau Parfait.
Antoine Bisson Là, on a signé un deuxième. Là, on essaie de bâtir un gros story sur Poca et l'indicatrice du pneu. Après ça, ça va passer. Ça, c'est beaucoup des play qu'on fait.
François Lanthier Nadeau Account base marketing, pour le monde qui écoute, c'est basically de...... spotter un compte spécifique, un gros client spécifique que tu voudrais avoir ou un type de gros client spécifique que tu veux avoir. Puis ensuite, structurer du démarchage, de la création de contenu, du outreach, vraiment pour ce compte-là. Ça marque juste quand c'est du high ARPU. Average Revenue Per User va être super gros. Ça va être un gros client qui va bouger l'aiguille pour ta business. Juste une petite parenthèse d'éducation. C'est vraiment sick, man. J'ai le goût de parler de Leclerc, quote-unquote Leclerc. D'ailleurs, j'ai mangé des biscuits Leclerc récemment. Shout-out, toujours aussi excellent. Une valeur sûre. Si jamais vous voulez commander le podcast... Pas sûr que c'est bon pour mon taux de sucre. Écoute, man, moi, plus jeune, avec du cynisme, j'aurais peut-être dit... Ah ben là, tu sais, ils ont comme un unfair advantage. Tu sais, ils sont déjà pluggés dans des usines puis la manufacture. Aujourd'hui, je trouve juste ça, j'ai maturé puis je trouve juste ça smart de capitaliser sur les opportunités puis les avantages que tu as. C'est ça que les bons entrepreneurs font.
Antoine Bisson C'est vrai, il y avait quelqu'un qui avait écrit un blog post sur ça. Écoute, moi, je l'ai tout le temps dit que quand tu te pars en business, il te faut un premier client. Ça, c'est... coûte que coûte, que ce soit ce client-là, que ce soit toi-même ou que ce soit quelqu'un que tu connaisses. Fait que admettons que toi, tu as un problème, que ta peau est sèche quand tu te laves dans la douche.
François Lanthier Nadeau T'as remarqué ? Fait que tu sais,
Antoine Bisson admettons que toi, tu vas dire, bon, ben moi, mon premier client, c'est moi-même.
François Lanthier Nadeau Donc,
Antoine Bisson toi, tu vas développer ton savon qui va faire que ta peau est douce. Fait que ça, c'est ton premier client. C'est toi-même qui as un problème. Nous, dans notre cas, c'était Biscuit Leclerc.
François Lanthier Nadeau Clairement, oui.
Antoine Bisson Puis tu sais, je veux dire, après ça, il faut quand même que tu te délivres. Puis ça, c'est la partie, je pense, que le monde oublie, puis peut-être dans ton jeu de cynisme, c'est que tu as beau avoir un premier client,
François Lanthier Nadeau il faut que tu shippes.
Antoine Bisson Après ça, il faut que tu shippes, il faut que tu le fasses, que ça marche, il faut que tu ailles d'autres clients, il faut que tu gales la business. Est-ce que, tu sais, oui, On a eu l'avantage d'avoir la plus grosse compagnie de biscuits au Canada. Puis Alex me dirait peut-être en Amérique. Je pense que oui aussi d'ailleurs maintenant aujourd'hui. Oui, c'est un avantage qu'on avait d'avoir ce premier client-là, de développer une business avec lui et d'avoir le bêta. Mais après ça, reste-t-il que ça, c'était le développement puis notre premier client. Mais après ça, je veux dire...
François Lanthier Nadeau L'exécution d'eau, le go-to-market.
Antoine Bisson C'est ça. Puis je peux dire que quand j'ai un investisseur qui a planté 25 millions dans la dernière round, lui, c'était pas comme... Ah ben oui, vous avez... Non, non, c'est comme... C'est ça, combien tu vas me faire ? 100 millions d'euros ? Puis, je veux dire, à un moment donné... Je comprends.
François Lanthier Nadeau Ça transcende ça, je comprends.
Antoine Bisson Je comprends qu'au début, ça kick-start, mais il te faut un kick-start à quelque part, sinon...
François Lanthier Nadeau Mais tu sais, man, ce que tu as dit, ça m'a comme marqué. Il te faut un premier client, puis la réalité, c'est que la majorité du monde en ont un, premier client, puis celui-là, le même type d'unfair advantage. C'est juste que... Fucking Biscuit Leclerc, c'est tellement, genre... incrusté dans le psyché collectif du monde, qui est une belle grosse business depuis longtemps, que tu as l'impression que c'est comme plus un avantage au départ, mais au final, c'est tous des gros clients de même que tu vas aller chercher.
Antoine Bisson L'avantage qu'on a, c'est que c'était comme un client vraiment, excuse-moi, québécois, vraiment, ça accoche. C'est sûr que l'avantage, c'est ça. C'était pas une... C'est pas une bénérie. L'avantage, c'est d'avoir le client le plus ça accoche possible, mais après ça, il faut... quand même que le post-itération bêta, c'est un autre game.
François Lanthier Nadeau Mais tu sais, avec Snip, Spectrum, eux, ils avaient le besoin de Snip. Après ça, il y avait des agences super proches qui ont accepté de utiliser Snip full vite. Même genre de dynamique, tu as déjà ces avantages-là. C'est juste smart de capitaliser sur quelque chose.
Antoine Bisson Il y a quelque chose qu'il ne faut pas que le monde oublie. La difficulté aussi, quand tu as un premier client, c'est de... dire non à ce premier client-là.
François Lanthier Nadeau Oui, pour ne pas que ça devienne hyper spécifique.
Antoine Bisson C'est ça. On a eu des discussions à un moment donné, Alex et moi, de dire, OK, non, ça ne marche pas. Il faut que tu le traites comme un client aussi. Ça a beau être le family name et tout ça, des fois, c'est de s'asseoir et de dire, écoutez, on ne peut pas faire ça.
François Lanthier Nadeau C'était tough, justement.
Antoine Bisson Oui, ça a tout le temps été des discussions difficiles. Je me souviens, Richard, VP chez Leclerc, puis je suis allé à l'hôte de Richard, mais Richard et moi, on avait des discussions, puis j'étais comme, Richard, on n'a pas le temps de faire ça. Je comprends ton besoin. J'aurais dû écouter Richard aujourd'hui avec du temps parce qu'on l'a fait trois, quatre ans plus tard, puis ça a changé la business. Mais le point, c'est que ça reste quand même difficile à trouver cet entre-deux-là. Tu sais, c'est drôle, on parle de « raisez » , puis on parle de cynisme. Je pense qu'avec le temps, on change toutes nos perspectives. Moi, dans le temps, on parlait du « raisez » tantôt, moi, le « bootstrap » , que je te l'ai dit tantôt, j'étais comme « voyons, pourquoi il ne lève pas du cash ? » Aujourd'hui, je suis comme « ok, c'est une réalité » . Il y a beaucoup d'avantages aussi à être « bootstrap » , il y a beaucoup d'inconvénients, plus au début, mais après ça, tu sais...
François Lanthier Nadeau Leverage.
Antoine Bisson Exactement.
François Lanthier Nadeau Puis, raiser du cash aujourd'hui, ce n'est plus la même affaire que raiser du cash en 2013, 2014,
Antoine Bisson 2015. Moi, je m'appartiens à une business aujourd'hui, je ne pense pas que je lèverais du cash.
François Lanthier Nadeau Ah, intéressant.
Antoine Bisson Non, mais dans le marché actuel.
François Lanthier Nadeau Oui, oui, oui. Oui,
Antoine Bisson oui, exact. Non, non, admettons que je m'appartiens à une business de SaaS, bien, j'ai appris, donc je ferais peut-être des choses différentes, mais tu sais, nous, ça nous a beaucoup aidé. On était jeunes puis il fallait la fameuse équation de m'éliminer. Il fallait qu'on m'élimine de l'équation. Il fallait qu'on engage des devs assez rapidement.
François Lanthier Nadeau Oui, non. Puis, j'ai le goût de parler un peu, c'est con, mais tu sais, je faisais de la prep, un peu de recherche, tout ça, puis je suis tombé sur un article qui disait, genre, Son of Quebec Cookie King starts a startup, whatever, whatever. Puis j'étais comme, je me demandais, comment est-ce qu'Alex fillait la proposition ? Je trouvais que c'était un peu, c'est littéralement le journaliste, mettons, il le callise dans l'ombre de ses parents, de sa famille, puis de son nom, puis pas. Fait que tu sais, c'est-tu de quoi qu'il gosse ? C'est-tu de quoi qu'il t'arrive souvent, genre ?
Antoine Bisson Ben tu sais, je pense que c'est important de comprendre... Tu sais, Alex, pour moi, c'est une des personnes les plus armes que je connaisse. OK. Tu sais, c'est comme... Écoute, je dis pas ça parce que c'est mon meilleur ami, là, mais tu sais, c'est comme hyper, hyper humble. Fait que tu sais, je pense que c'est plus le... Quand on avait fait justement cet article-là, c'était pour la Series B, je me souviens, puis c'était plus de voir le title qui sort de nulle part, de tout le temps revenir à ça, puis ça revient un peu à ton fameux genre unfair advantage. C'est tout le temps de revenir à quelque chose, puis t'es comme...
François Lanthier Nadeau Ça discarte le reste.
Antoine Bisson Oui, mais c'est ça. Mais tu sais, t'es comme, oui, mais à un moment donné, revenez-en. Ça fait comme... C'était comme au début, là. Tu sais, je veux dire, à un moment donné, je veux dire... Veux-tu qu'on parle du fait qu'on a signé Nestlé sur toute leur usine à travers le monde ? Pourquoi tu ne mets pas ça comme un headline à la place ? C'est comme... Tu sais, c'est comme, il y en a d'autres business là où genre leur père c'est des ultra grands entrepreneurs, j'ai connu ces business là, mais jamais tu vas voir le tag ou je sais pas, à un moment donné t'es comme, pourquoi là, tu sais, pis...
François Lanthier Nadeau Je pense qu'il y a peut-être un petit peu le syndrome de Québec là, tu sais,
Antoine Bisson le petit peuple,
François Lanthier Nadeau pis genre, tu veux qu'on te donne de l'argent, pis tout, c'est des choses que moi j'ai, en tout cas.
Antoine Bisson Tu sais, pis... Nous, quand on a décidé de se partir, on était ensemble en business. Puis c'était comme, on se part une business. Fait que quand on est allé raise du cash à SF,
François Lanthier Nadeau on n'était pas au Fairmont,
Antoine Bisson sur Nob Hill. On couchait sur le cadre, jeune ami, à Alex, à une heure et demie de métro. Puis c'était la vie. Nos pères, ils ont dit, Les boys, vous décidez, vous décidez. Nous, faites votre business. L'aide qu'on a eue, c'est effectivement d'avoir un client, ça accouche comme premier client. Mais après ça, c'était comme... Moi, j'ai pris mon prêt pour partir dans le business.
François Lanthier Nadeau Il y avait du skin in the game. Oui, oui. C'est important de le dire, man.
Antoine Bisson Ceux qui me connaissent, moi, l'important dans la vie, j'ai appris que les personnes qui me connaissent savent qui je suis et ceux qui me jugent parce que c'est leur problème. Oui,
François Lanthier Nadeau exact. Qu'est-ce que... Moi, je veux parler de lever du cash d'autres parce qu'on dirait qu'au début de l'aventure, tu mentionnes SF pas mal. Avez-vous essayé de lever du capital américain dès le départ ou vous avez commencé au Québec, Canada, après ? C'est quoi la progression ?
Antoine Bisson En fait, quand on a levé la première ronde, c'était justement avec Nick à SF. Nick habitait à SF, donc il connaissait lui. Il était quand même assez haut placé chez Google. Il avait eu une couple de business. Lui, tous ses contacts étaient à SF et... Chris à Montréal chez Innovia.
François Lanthier Nadeau OK.
Antoine Bisson Fait que dans le fond, quand on faisait le tour à SF, on a eu aussi des appels avec Chris en parallèle à Montréal.
François Lanthier Nadeau OK.
Antoine Bisson Puis, tu sais, bien...
François Lanthier Nadeau Fait que la location de la première round, c'était autant canadien qu'américain ?
Antoine Bisson Mais dans le fond, c'était comme... Bien, first, c'était comme... Peu importe, c'est quoi le chèque, là ? C'était comme... On veut juste... Fait que, tu sais... Mais blague à part, je me souviens, on était dans le tour avec Nick puis Alex puis on parlait avec Chris. Puis, tu sais, dans le fond, Chris, il était comme... Écoutez, moi, les boys... selon moi, Innovia a quand même été un des VCs canadiens les plus importants, selon moi, pour assuivre l'espèce de notoriété autant que des fonds américains.
François Lanthier Nadeau Oui,
Antoine Bisson oui. Quand Chris nous a fait la première offre, c'était on par avec ce qu'on avait eu à SF.
François Lanthier Nadeau En termes de valo. En termes de valo,
Antoine Bisson puis c'est encore meilleur en termes de... leader en termes d'autonomie pour Alex et moi, parce qu'à SF, il y avait beaucoup de modèles de comme, vous êtes cute les gars, mais comme on va vous montrer comment ça marche. En fait,
François Lanthier Nadeau genre ça, d'autres, ça me fascine, parce qu'avec Duda je l'ai vu, la pression investisseur, puis comment ça... Tu sais, c'est des drôles de dynamique des fois, sur un board ou sur un... Ben,
Antoine Bisson dans le fond, un des term sheets qu'on a refusé dans la première round, c'était un term sheet de SF, puis c'était comme, ben, Alex, tu te tasses, on va mettre quelque chose en place. on avait même une plus grosse balle au monsieur qui en fait mais ça c'est un petit un playbook très s est très différent je pense qu'aujourd'hui c'est de même mais c'est affecté pour nous c'est important c'est une business qu'on avait qu'on a fondé qu'on était on voulait être les deux qui la run c'était notre idée des make or break on s'en fout fait qu'on a levé la la la la rafle oui je pense que c'est un testament à votre
François Lanthier Nadeau Justement, votre amitié, votre confiance. Quelqu'un qui a eu une opportunité de même d'avoir une grosse valo et de tasser, t'as fait Non, fuck it, on est in it together.
Antoine Bisson Exactement. Quand on a levé, c'est ça. Quand on était à SF, je me souviens, Chris était allé rencontrer Jeff. Il a un fond à San Francisco. Moi, je serais dans de faire un premier term sheet avec Jeff à SF. Moi et Chris à Montréal, on va faire un term sheet ensemble et on va partir de là. Pour nous, ça faisait du sens. On avait notre... de route canadien, à Kinovia, puis un espèce de pied à terre à San Francisco. À partir de là, quand tu embarques dans une machine de WC, c'est une machine qui va vite, qui amène des gros noms aussi rapidement. Quand tu fais d'autres rounds, eux, ils ont leur contact. Ils vont t'amener là, ils vont t'amener à d'autres places.
François Lanthier Nadeau Dirais-tu que... à chaque nouvelle round, c'est plus facile ou vu que c'est plus de cash, c'est plus tough ? Je n'y connais rien d'autre.
Antoine Bisson Moi, ça m'impressionne quand même. Je vais dire un gros merci à Jeff et à Chris là-dessus. On a quand même levé un... 2,5 millions, ça c'est débile, sur un PowerPoint avec Leclerc et PG Modèles sur la rive sud de Québec comme client.
François Lanthier Nadeau Un gros ROI de PowerPoint. C'est ça là.
Antoine Bisson Je me souviens, c'est quand même, en tout cas moi je trouve ça impressionnant. Eux ils voyaient vraiment, le VC voyait vraiment comme l'idéologie. Mais chaque round a ses checkpoints.
François Lanthier Nadeau La dernière, c'était une ?
Antoine Bisson C'était une B. Le B, c'est comme je te donne un gros chèque, il faut que tu opères assez d'analyse, il faut que tu ailles des meilleurs metrics, tu as prouvé ton marché, tu as prouvé ton produit. Maintenant, il faut juste que tu bâtisses une machine. Le C, c'est juste encore plus, le D, etc. Je pense que c'est des plus difficiles. La plus difficile, selon moi, c'est la A. La A, c'est la plus difficile. OK.
François Lanthier Nadeau Fait que t'es comme déjà product market fit. Oui. Puis là, c'est comme, ça peut être quoi ? Anywhere between 5 à 25 millions, genre ?
Antoine Bisson Oui, ça dépend tout le temps aussi. Il y a quelque chose aussi que le monde, il ne faut pas qu'il oublie. Ça dépend aussi tout le temps de c'est quoi ton...
François Lanthier Nadeau Ta valeur précédente ?
Antoine Bisson Oui, mais ton margin aussi. Dans le fond, quelque chose que je veux dire par là, c'est que, des fois, je vois des... Un de mes amis, je connais, il a levé sa A, c'était 75 millions.
François Lanthier Nadeau J'ai...
Antoine Bisson Mais c'est juste que... Lui, pour chaque dollar qui rentre dans le business, son margin de profit est peut-être 50 C'est pas un vraiment pure SaaS ou lui-même. Il faut tout le temps faire attention aux chiffres. Il faut tout le temps aussi faire attention à combien tu dilues. Tu as beau lever 75, mais as-tu laissé 35 sur la table ? As-tu levé... une A à 75 millions puis t'as laissé 15% sur la table, je te lève mon chapeau et t'es un fucking god.
François Lanthier Nadeau Non, c'est des bonnes nuances d'autres que le monde oublie parce qu'ils prennent juste le headline, le chiffre puis le headline.
Antoine Bisson Oui, puis c'est là que quand tu rentres justement là-dedans puis que tu vois les passes que tu peux te faire faire, c'est quoi les term sheets que t'as, c'est quoi les... Là, tu commences à comprendre que chaque chiffre a un meaning en arrière. Il vient avec un... Fait que tout le temps, c'est difficile de nuancer aussi ce qui est bon pour toi. Qu'est-ce qui est bon en tant que shareholder de la business ? Qu'est-ce qui est bon en tant que board member de la business ? Qu'est-ce qui est bon en tant que patron aussi ? Toutes ces affaires-là, quand tu les aimes, c'est difficile à gauger.
François Lanthier Nadeau Comment vous... Parce que je veux dire, oui, vous étiez smart, ambitieux, tout ça, driven, mais vous n'aviez jamais levé du cash puis monté des grosses business de même. Fait que comment vous vous équipiez, entoureux ? C'est où que vous étiez allé chercher le conseil ?
Antoine Bisson Oui. Dans un, il faut quand même que, chose que beaucoup d'entrepreneurs ne font pas, il faut que tu laisses ton égo de côté. Fait que, tu sais, moi, j'ai tout le temps dit, je ne suis vraiment pas le meilleur développeur, je ne suis vraiment pas le meilleur, je ne sais pas moi, gars d'opération, engineering. Mais je pense que ma force, admettons, c'est comme l'aspect culturel, l'aspect HR, l'aspect comme, OK, c'est quoi les problèmes, comment, tu sais, comment qu'on opérationnalise. as a whole.
François Lanthier Nadeau Une vision stratégique.
Antoine Bisson L'important, c'est de rapidement reconnaître tes faiblesses selon moi et de laisser aller tes affaires et d'engager du monde meilleur. Moi, très tôt, j'ai arrêté de coder dans le business. J'ai peut-être codé six, sept mois, mais après ça, Adrien a pris le relais, Marc-Alex, tout le monde est embarqué, a pris le relais et moi, je ne touchais plus au code. Je ne suis pas bon.
François Lanthier Nadeau Je te ramène à, mettons, tu as un term sheet pour ta seed round. Oui. Comment tu fais pour savoir si c'est des bons terms ou pas ? À qui tu parles ? Comment tu t'éduques ?
Antoine Bisson Nous, Nick nous a beaucoup aidé way back avec Gage et ça.
François Lanthier Nadeau Nous aviez un VC qui commentait ça ?
Antoine Bisson On avait un espèce de, appelons-le comme aidant, consultant qui nous aidait à cette première round-up. Mais après ça, nous, après ça, on s'est entouré de personnes, mettons, à Québec. Moi, j'ai beaucoup parlé, Alex et moi sommes très proches de Jean Lavigard qui vient prendre sa retraite, mais c'est faux chez KVO. C'est Jean. C'est le père d'une de mes amies. Jean nous a beaucoup aidés. Je pense que le monde aussi, toi-même, tu le fais. Il ne faut pas que tu hésites à reach out au monde. Exact. J'ai besoin de conseils. Peux-tu m'aider ? LP, notre CFO, il a vendu trois business avant avec des gros WC en Cali. Lui, il connaît aussi. C'est de t'entourer du monde, autant que tes employés, autant des... des mentors, il ne faut pas que tu hésites à reach out à ces personnes-là et te dire, j'ai besoin d'aide, peux-tu m'aider ?
François Lanthier Nadeau Puis quand tu le fais d'une place authentique, où est-ce que tu as du respect pour la personne que tu outreach, puis tu montres, mettons, ta passion, ta faim d'apprendre puis de grower quelque chose, le monde va être très flou. Les entrepreneurs, même, c'est ça. Moi, quand quelqu'un qui m'outreach avec un message comme je viens de dire, je suis comme, sure. Soit, genre, paye-moi un lunch ou genre, on va se faire un petit call, puis comme, c'est une culture de même, tu sais, mais il faut que tu l'embrace, comme tu dis.
Antoine Bisson L'affaire qui, moi, qui mérite, la seule partie qui mérite dans dans ce processus-là, souvent, c'est qu'après ça, tu vas... Le monde que tu aides, il ne faut pas qu'il oublie que tu as été là pour eux. Des fois, ça m'arrive d'aider du monde, puis à un moment donné, genre... Ça, je trouve ça ordinaire, mais tu sais, en dessous de l'eau. En même temps. On ira prendre un pichet, puis on va s'en aller.
François Lanthier Nadeau Exact. Mon psy te dirait, genre, il faut que tu puisses aider. Mon psy, genre, j'étais comme, yo, je pense que je vais donner de l'argent à telle cause, genre, puis tout, j'ai fait un post, whatever. Puis t'es comme, non, tu sais, tu vas... vraiment être en équilibre le jour où tu pourras donner anonymement, pis pas en parler. En tout cas, il est vraiment... Mais il est vraiment nice. C'est quand même un peu un... Pis d'autres, c'est con, mais genre, psychologue, je leverage pour la business, d'autres, à mort. Genre, la moitié des fois, des sujets qu'on parle, c'est business. Les relations dans ma business, comment moi je gère, mettons, mon égo, mon ambition, mes stress par rapport à ça, pis t'sais, la moitié du temps, c'est un coach de business, quasiment. Oui, 100%, pis...
Antoine Bisson Je pense que quelque chose que, en tout cas, ça, c'est un autre sujet, que le monde oublie, moi, je me souviendrai toujours, toujours, toujours, toujours. Quand on a levé la première round, quelqu'un m'a dit, Ah, mais là, ta vie va être facile, t'es rendu millionnaire. J'étais comme… Un doute. Tu sais, au contraire, je pense qu'être entrepreneur, quelque chose que le monde oublie de parler, c'est la santé mentale qui vient avec ça, la pression qui vient avec ça. Des fois, t'es lonely, man. pis c'est difficile. D'avoir un partner, ça aide excessivement. D'avoir un conjoint-conjoint qui est là, ça aide excessivement. Mais t'sais, des fois, Dark Place, c'est vraiment t'sais, ah ben ouais, c'est facile, vous avez de l'argent. Ben, ou t'sais, ah ben, non, non, t'sais,
François Lanthier Nadeau c'est parce que d'autres, plus t'as de l'argent, plus y'a de responsabilité, plus les risques, les enjeux sont élevés. T'sais, c'est pas... C'est sur toi, beaucoup. Moi, j'ai beaucoup... Moi, un truc que je donne au monde, c'est genre, faites-vous de l'espèce de founder-thérapie ou de la thérapie de quartier, de genre, allez prendre une marche, allez parler, allez manger avec d'autres founders. Puis ces gens-là vont avoir beaucoup d'empathie pour ce que vous avez vécu. Puis juste comme pas se sentir tout seul là-dedans, c'est crissement important.
Antoine Bisson Puis une chose que j'ai appris à mes dépens, selon moi, c'est que ce soit nos pères qui nous disaient des conseils ou d'autres founders qui disaient... quoi plus âgés, puis tu te dis tout le temps Ouais, mais eux, c'était dans leur temps. Tu sais, c'est same, same Ça va arriver, je me souviens, je m'étais fait dire des affaires, tu vas voir, ça va arriver. Tu vas voir, Non, ben non, ça n'arrivera pas. 95 des chances, c'est que ça va arriver.
François Lanthier Nadeau La sagesse de nos aînés.
Antoine Bisson Tabarouette. Il ne faut pas oublier que c'est une histoire qui se répète un peu, elle va changer. Mais souvent, quand quelqu'un dit quoi, quelqu'un qui est passé par là, t'es mieux de l'écouter, selon moi. C'est le meilleur conseil que j'ai jamais.
François Lanthier Nadeau J'ai le goût de faire une mini-parenthèse COVID, parce que je trouve que c'est comme quelque chose d'universel, tous les business sont passés à travers. Sais-tu décélérer, accélérer, changer de quoi ? Crucial en business, mettons, vous autres ?
Antoine Bisson En fait, nous... Ça a aidé le secteur manufacturier, surtout dans le domaine qu'on était, de devoir... Parce que nous, dans le fond, les usines ont continué de rouler pendant la COVID. Oui, c'était de la bouffe. C'est de la bouffe, c'est ça. Peu importe. Même pas juste de la bouffe. C'est ça, mais tout le secteur de la construction boomait. On avait des clients, des planchers. Tout ça, nous... Les usines continuent à rouler. La demande pour avoir de quoi de virtuel slash connected worker augmentait. Ça fait que nous, ça l'a aidé à accélérer les cycles de vente, à accélérer aussi beaucoup la connaissance du marché. Parce que du jour au lendemain, comme tout le monde était comme, OK, j'ai besoin de quoi pour communiquer ? Parce que là, le directeur d'usine ne peut pas venir comme ça sur le plancher juste pour le fun maintenant. Il y a eu tout cet aspect-là de connaissance. Justement, nous, avant, c'était beaucoup, on faisait des meetings on-site pour vendre. Alex et moi, on a un an, on voyageait non-stop. Puis là, du jour au lendemain, tout est devenu remote.
François Lanthier Nadeau Nous,
Antoine Bisson ça nous a beaucoup aidé là-dessus. La partie où ça a été plus difficile, c'était que vu qu'il y avait beaucoup d'incertitudes économiques, les clients, des fois, même s'ils étaient en connaissance de cause, en connaissance du marché, en connaissance du produit, c'était plus au côté budgétaire que c'est difficile. C'était comme, ah, OK, pas cette année, on va attendre de voir où ça s'en va. Ça, c'était la partie un peu plus difficile par rapport à ça. Mais pour les employés, pour tout le monde, nous, ça... assez positif, je te dirais.
François Lanthier Nadeau Au niveau... Justement, au niveau... Moi, ce que je peux te dire, c'est que de l'externe, le monde a l'air à aimer ça, travailler chez Poca. La joke que je te faisais offline, c'est que j'ai dû doubler mon équipe. J'ai contacté quelques personnes à Poca, puis tout le monde était comme Non, je suis bon, j'ai des beaux défis, whatever. Ça, c'est une fleur qu'on lance à ta team, à ta culture, au monde de RH, ils vont être contents, whatever. Mais comment... Pourquoi le monde aime ça, travailler là ?
Antoine Bisson Je pense que c'est de toujours donner de quoi que le monde soit content de faire avec des nouveaux défis. Une startup a plusieurs cycles de vie, plusieurs étapes à franchir. C'est d'essayer de faire en sorte que chaque personne, au fil du temps, ait des nouveaux défis à relever, aient eux-mêmes ce renouvel. Ça, c'est très important pour Alex et moi, de tout le temps amener comme... le monde le plus proche possible par rapport à ces défis-là. Les défis sont de plus en plus complexes aussi. On a de plus en plus de gros clients. C'est d'impliquer encore le monde. Tu demanderas à Greg, le meeting avec les clients, c'est encore plus difficile. C'est d'essayer de tout le temps garder le monde motivé avec le travail. L'autre aspect culturel, plus comme humain, Alex et moi, on a passé une business aussi pour avoir du fun. Alex avait sa job chez Biscuit moi j'étais Redman quand même une partie de nous qui a fait ok on veut devenir nos boss mais il y a une partie qui va avoir du fun que ce soit les événements ou tout on y prend coeur on essaie d'avoir le plus d'ambiance possible Très early aussi, on parlait avec Albert de Chimierégo, que la culture Chimierégo est très importante. Ça a tout le temps été un sujet qui était proche de nous, de faire en sorte que le monde est heureux. On fait encore des... Ça s'appelle les Mettons the Founders. Oui, ça m'intéresse. Les nouveaux employés, quand ils arrivent, pré-COVID, on s'assoyait tout le temps avec eux. Maintenant que le COVID, moi, je suis rendu à Montréal, Alex est à Québec. On le fait remote ou on le fait sur place quand on est là, mais on s'assoit avec les employés et on dit, écoutez... C'est un rappel pour dire qu'il n'y a pas de bullshit ici. Tu veux me parler, tu m'envoies un Slack, tu m'arrêtes, tu me parles, on se pose des questions, tu as des concerns, etc. C'est très important que le monde comprenne qu'à la fin de la journée, si l'employé n'est pas heureux, la business ne va pas avancer. Il faut que le monde se retrouve là-dedans et qu'il s'épanouisse.
François Lanthier Nadeau Tough l'embauche ces temps-ci. En fait, embauchez-vous tout court.
Antoine Bisson On embauche, présentement, on a deux, trois postes ouverts.
François Lanthier Nadeau J'ai envie de reprendre un autre.
Antoine Bisson Oui, ça a changé beaucoup, je te dirais. Il y a comme eu un retour du balancier, puis je ne me gêne pas à le dire à mon monde d'engineering. Avant, c'était beaucoup... C'était très difficile, mettons, à embaucher à cause de la demande, tout ça. Là, il y a eu un retour excessivement agressif. du balancier, que ce soit les offres chez Shopify, Facebook,
François Lanthier Nadeau tout le monde l'a eu.
Antoine Bisson Il y a beaucoup plus de équilibre, mettons, entre employeurs et employés. Je pense que c'est plus revenu à, selon moi, quelque chose que je trouve de normal.
François Lanthier Nadeau Je voyais des plays de genre Tu sais, la notion d'amener plusieurs acheteurs sur la table, mais appliquer ça à, genre, plusieurs employeurs sur la table, puis faire du piggyback de, genre, OK, bien, lui, ils vont faire ça, eux autres vont faire ça, eux autres vont faire ça, puis faire une espèce de course au plus gros salaire, là. Ah, man, ça, mouf.
Antoine Bisson Bien, moi, ça m'est arrivé souvent. Ça nous est arrivé souvent de signer l'offre, que la personne signe l'offre.
François Lanthier Nadeau C'est des cols de sang, ça.
Antoine Bisson Puis après ça, elle nous dit, Ah non, en fin de compte...
François Lanthier Nadeau Contre-offre.
Antoine Bisson Contre-offre de mon part, ça, je la prends pas. Puis là, t'es comme... Ok, mais ça fait...
François Lanthier Nadeau T'as signé !
Antoine Bisson Pis là, tu te poses autant la question, est-ce qu'il m'a juste pris pour se leverager un peu ? Exact.
François Lanthier Nadeau J'ai vu que tu as douté. C'est tough, man.
Antoine Bisson Mais ouais,
François Lanthier Nadeau tant mieux si c'est plus équilibré, style, tu sais, à un moment donné. Ouais,
Antoine Bisson ouais, à un moment donné.
François Lanthier Nadeau J'ai le goût qu'on close un peu sur genre, c'est comme Microsoft, la culture dev, la culture de l'AI, je trouve qu'ils font des gros moves. Tu as fait un passage chez Microsoft, donc j'imagine que tu suis d'un certain oeil, mettons, sur ce qui se passe avec ça. Comment tu penses à Microsoft ce temps-ci ?
Antoine Bisson Moi, j'étais chez Microsoft dans le temps, en 2011, je me souviens, puis j'étais le building, juste pour te montrer, j'étais le building. Dans le fond, ça a donné que mon building de l'équipe que j'étais, c'était à côté, c'était comme deux, trois old buildings de Balmer puis tout ça. La rumeur voulait que, quand tu es dans la bâtisse de Balmer, tu prenais la cage d'escalier pour monter d'étage, tu arrivais à un étage, puis il y avait comme des bodyguards pour rentrer dans la cage d'escalier de secours, whatever. OK. Genre, la joke, tu arrivais et tu disais, ah, bien, je cherchais les toilettes, puis le gars, il disait tout le temps, non, tu n'es pas sur le bon étage. Puis je me souviens, je voyais les... Tu sais, il y a comme un système de cast chez Microsoft.
François Lanthier Nadeau OK.
Antoine Bisson Ça a comme sorti récemment. Ça a genre vraiment créé une polémique. Qui ne l'a pas pogné,
François Lanthier Nadeau c'est moi.
Antoine Bisson Bien, ça a sorti il y a comme cinq ans. Fait que tu sais, c'était comme vraiment un niveau de comme... Tu étais vraiment raté comme un chiffre. Fait que tu en mettons, comme pratiquement, c'était genre wow. Fait que tu en mettons des levels 20. Fait que tu as des levels 20. Puis là, ça montait à genre du 100, 120,
François Lanthier Nadeau etc. Wow.
Antoine Bisson Puis dans le fond, c'est très politique. Ils ont eu beaucoup de... de problème, justement, quand Balmer est sorti et tout ça. Fait que c'était vraiment, là, moi, je voyais du monde qui travaillait, il avait l'air de rien y faire, là. Puis, tu sais, ça gagnait des salaires de malade. Fait que je pense qu'il y avait beaucoup, beaucoup de gras, selon moi. Selon moi, une culture beaucoup plus old school avec Balmer et tout ça. Puis, j'ai de la misère à prononcer son nom au nouveau CEO, là, aussi. Fait que...
François Lanthier Nadeau Ouais.
Antoine Bisson En tout cas, quand il est rentré, je pense qu'il a juste, comme, fait clean slate.
François Lanthier Nadeau Ouais.
Antoine Bisson Puis moi, pour vrai, je vais leur donner, c'est impressionnant comment ils ont été capables de turn ça around Je serais curieux d'aller sur le campus aujourd'hui de voir à quel point c'est différent.
François Lanthier Nadeau Mais moi, dude, les moves qui se sont succédés, des gens acheter... En fait, ils ont ressorti une version de.NET vraiment, vraiment plus au goût du jour. On a donné.NET Core, puis après ça, c'est devenu autre chose. Après ça, acheter GitHub. Après ça, investir dans OpenAI. Copilot. Mais tu sais, ils développent... upper first move,
Antoine Bisson très hot. Je suis 100% d'accord. Je pense que ça redonne confiance un peu en tant que nous, jeunes développeurs qui étaient anti-Microsoft.
François Lanthier Nadeau C'est parce qu'en 2011, c'était ça. Nous, quand on disait qu'on collait en.NET, C-Sharp et qu'on utilisait Azure, le monde était comme On ne veut pas travailler chez vous. À ce temps-là, c'est quand même fucking cool.
Antoine Bisson Mettons Azure aujourd'hui, moi, je suis Je suis proud de AWS. On est très contents. C'est vraiment... Mais tu sais, ce n'est pas vrai que tu ne peux pas négliger que le cloud Azure n'est plus ce que c'était il y a cinq ans. Tu sais, là, c'est vraiment... Tu vois, je pense qu'autant que toi et moi, on a dû utiliser des SaaS anti-Microsoft, bien, selon moi, ils sont en train de dépérer. Tu sais, on en parlait avant de rentrer. Que ce soit Slack qui a vendu à Salesforce. Moi, j'oublie tout le temps ça. Oui, oui. Oui, c'est vrai. Tu vois là, c'est plus ce que c'était. Il n'y a plus de... C'est un retour aussi du balancier. Je pense que les grosses corps, malheureusement peut-être aussi, reprennent, rachètent tout ce qui était cool. Puis là, ils vont le remettre. Puis là, à un moment donné, ils vont avoir un autre disruption. Ça va être quoi ? Je ne sais pas. Ça fait que c'est des cycles intéressants. La seule chose, en tant que tout le monde qui nous écoute, t'écoute et qui sont là-dedans. Il ne faut pas que tu fasses abstraction de ça. Il ne faut pas que tu fasses l'autruche là-dedans et dire qu'il faut que tu sois conscient des cycles, selon moi. Il faut que tu t'adaptes aux cycles et il faut que tu dises que regarde, c'est comme ça.
François Lanthier Nadeau Oui, mais c'est un équilibre aussi, Duda avec, oui, tu t'adaptes à certains cycles, à certains outils, mais quand même, il faut que tu utilises, mettons, des techs que tu connais et qui marchent. Quand tu te lances, il ne faut pas juste que tu te maps à des cycles de hype. pour décider de ton infra, de ta tech stack, whatever. 100%. Nous autres, vous avez probablement commencé à coder dans le coup que tu connaissais en crise parce que tu étais le main coder au début.
Antoine Bisson Exact.
François Lanthier Nadeau C'est ça, c'est ça. Mais d'ailleurs, vous avez commencé à coder en quoi, si ça m'intéresse ?
Antoine Bisson Dans le fond, à l'école, on faisait du Python, fait que j'avais fait tout le back-end en Python. Ouais. Après ça, Cloud, moi, dans le temps, c'était AWS contre Rackspace. Peu Rackspace, ça existe encore je pense. Écoute, je me souviens, j'avais fait Ok, let's go, on prend WVS Après ça, Web, c'était du bon vieux jQuery.
François Lanthier Nadeau Ouais, on s'est parlé nous autres aussi.
Antoine Bisson Tout le monde a dû parler. Puis en fait, la app iOS, par contre, ça je l'ai appris. C'était Pure Objective-C. Aujourd'hui, c'est en Swift. Mais ça, je l'avais appris on the fly. Très hot. Ça a été quelque chose.
François Lanthier Nadeau Puis parlant de cycle, puis un peu de s'adapter, à quel point l'AI, ça prend de la place, mettons, dans vos discussions au niveau managériel ou même y'a-tu des trucs bottom-up, les employés en parlent-tu ? Ouais, les employés en parlent,
Antoine Bisson nos clients en parlent. Tout le monde en parle. Contrairement, selon moi, au AR VR. Excellent point de comparaison, dude. Contrairement au AR VR, ça va rester, selon moi. Et il y a beaucoup plus de win, que ce soit des quick ou des long win à faire avec le AI, selon moi. que les RVR. Parenthèse, il y a 5 ans, je me souviens, dans les RFP, dans l'édition client, c'était comme, c'est quoi votre roadmap to ARVR ? C'est quoi votre solution d'ARVR ? Hey, j'ai acheté un HoloLens, là. Il est dans la bibliothèque chez Poca pis c'était genre un 5000 qui dort là, pis qui a rien à faire, là. C'était ça, c'était un muselé. Pis t'sais, dans... J'ai rien contre ça. Il y a des besoins spécifiques à ça. Il y a un marché ciblé pour ça. J'enlève rien à ça. Mais de là à dire, nous, c'était comme vraiment le besoin, la pression pour un mass market total. Alex et moi, on disait à nos clients, écoutez, vous n'avez même pas de iPad. Commençons une étape à la fois et le marché va maturer et va arriver éventuellement à une solution qui est beaucoup plus facile, consumer ready, etc. Moi, j'attends encore la fameuse l'équivalent d'Apple parce que c'est supposé être... Tu vois, ils ne font que le repousser. Parce que moi, en usine, comme je te dis, il y a un besoin pour certains secteurs niche du AR, VR, mais nous, dans le D2D, l'opérateur, quand il court parce que la machine est en train de se craper, il va arriver à sa machine, il va prendre son sel ou il va prendre... C'est... pas le temps de ok je vais prendre mon headset je vais commencer à taper dans le vide pour me loguer in puis je vais rager parce que tu sais peut-être un moment donné à manet mais on est pas là parce que l'aii selon moi la loupe de feedback et éviter et éviter facile et facile fait que tu sais là on commence à avoir ok ça va être quoi le prochain play à faire contrairement au rvr ou que j'étais comme, je pelletais ça en avant, puis j'étais comme, éventuellement, ben, il y en a qui ont pris des gros game balls avec le VR, comme semi-marché, mais tu sais, ça, je l'ai vraiment pris, puis je l'ai mis en avant, puis il y avait des clients que c'était, des fois, c'était go, no go, et RVR, puis j'étais comme, ben, prenez-nous pas, d'abord.
François Lanthier Nadeau Moi, je disais, t'es là-dessus,
Antoine Bisson tandis que l'AI, tu sais, là, c'est plus la question, c'est quoi votre stratégie, puis là, contrairement à RVR, je suis comme, OK, ouais, il faut qu'on s'assoie, puis qu'on y pense vraiment. C'est quand même difficile un peu à savoir comment ça va s'imbriquer. Ça va être une recommandation ? Ça va être... Reste-t-il que la personne utilise une vidéo pour se former ? Pour moi, c'est là pour rester. C'est sûr et certain. Puis à l'interne, on l'utilise beaucoup. coûts pour s'aider nous-mêmes.
François Lanthier Nadeau Oui, oui. Écoute, ce que tu dis, ça écho beaucoup ce qu'on a parlé avec Isaac Swain sur le podcast sur l'AI et les Saas verticaux. Le monde ira checker ça. Dude, je veux juste te dire, on est over une heure. Je suis trop stoked d'avoir eu.
Antoine Bisson C'était super le fun. Écoute, easy going, bonne question. Très facile à parler. Selon moi, c'est ça le plus important.
François Lanthier Nadeau Le pilote est à Montréal.
Antoine Bisson J'habite à Montréal.
François Lanthier Nadeau Prochain event, SaaSpasse, qu'on fait à Montréal. Je vais t'inviter. C'est très dope de te revoir en vrai. poca.io.com, il est cher. C'est une autre histoire. On s'en parle. Je vais mettre tous les links pour Poca dans les show notes. Take care, mon vieux. Merci beaucoup. C'était bien gentil.
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.