Aujourd’hui sur le pod, édition spéciale LIVE lors de l’événement de lancement de SaaSpasse. Je jase avec Charles Ouellet, mon ami et ex-partner chez Snipcart.
On discute de Snipcart au passé, présent, futur. Bons coups, mauvais coups, quelques drôles d’anecdotes On prend des questions de l’audience aussi.
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Charles Ouellet:Ah,
François Lanthier Nadeau: Avoir des commandites pour enfin payer Product Ludo, a.k.a. Produce Bono, a.k.a. TheRealPussycat. C'est un épisode par semaine minimum, des discussions sans filtre avec des founders ou employés clés en SaaS. Si vous faites partie d'un SaaS québécois, allez sur Saas bouton mauve, ajoutez votre SaaS. Vous serez donc indexé dans notre répertoire des SaaS au Québec. Le deuxième événement mensuel de SaaSpasse aura lieu encore une fois à Québec le mercredi 21 juin au bureau de Novotize. On enregistre un live pod avec Ismaël Meskin, cofondateur de Kimopi. On est encore limité côté place, donc allez sur Evenbright ou sur notre site web pour réserver vos billets à l'avance. Alright, aujourd'hui sur le pod, édition spéciale, live. Donc c'est le recording qu'on a fait durant l'événement de lancement de SaaSpasse, le 4 mai dernier. Je jase avec Charles Ouellet, mon ami et ex-partner chez Snipcart. On discute de Snipcart au passé, présent, futur. Nos bons coups, nos mauvais coups, une couple de drôles d'anecdotes aussi. On prend des questions de l'audience. Ça fait du bon content, les réponses un peu plus on the fly. Il devrait y avoir une version live de la vidéo en ce moment. Check les show notes ou nos médias sociaux. All right, on passe au show. Let's go ! Bienvenue sur le podcast, SaaSpasse en live. Je suis très, très, très content d'avoir mon ami Charles Ouellet et mon ex-partner chez Snipcart. Charles, aujourd'hui, on va faire de quoi ? Dans le fond, on n'a jamais vraiment pris le temps de faire. Pour ceux qui ne sont pas au courant, Charles et moi, on a Charles, moi, Georges Vincent l'équipe de Spectrum, je donne le crédit à tout le monde. On a buildé de quoi de vraiment cool chez Snipcart. On a... On s'est donné, on a eu du fun pendant neuf ans. Puis après ça, on l'a vendu, right ? J'en ai parlé partout. C'était très cool, mais c'était très vite. On n'a jamais pris le temps de s'asseoir puis de faire un petit voyage de nostalgie sur l'allée des mémoires. Puis je pense qu'on a appris beaucoup de choses. On a failé à beaucoup de choses avec Snipcart. Puis là, j'ai envie de parler un petit peu de ce côté-là. Fait qu'on ne passera pas full de temps sur la vente. parce que Jonathan Léveillé est-il pas loin ouais j'imagine que je l'imagine se lever à main ok Jonathan Léveillé son podcast Pivot j'ai conté cette histoire-là de la meilleure manière que j'aurais pu le compter allez checker ça si vous avez des questions sur la vente par contre on peut les prendre en question fait qu'on va passer vraiment passé, présent puis futur de Snipcart puis Charles j'ai le goût de commencer avec basically une micro intro de dire au monde genre t'es qui toi puis c'est quoi ton skill set
Charles Ouellet: C'est bon. Moi, c'est Charles Ouellet. Je suis à la base développeur. Ça fait pas loin de 20 ans que je fais du développement web. J'ai commencé CGI dans le temps. Après ça, je suis tombé chez Spectrum. C'est vraiment là que j'ai découvert un peu plus, mettons, le team spirit. La culture. La culture. En tout cas. C'est là que j'ai découvert aussi, mettons, un peu plus le monde des startups. Même si à l'époque, c'était pas... temps encore startup le mot mais tu sais essayer de bâtir des produits numériques un petit peu puis c'est avec eux dans le fond qu'on a parti Snipcart Fait que Spectrum pour ceux qui le savent pas c'est une agence de services à Québec qui font du développement logiciel applicatif toi t'étais principalement un programmeur back-end Ouais c'est ça moi dans le fond j'étais un programmeur back-end j'ai été après ça lead dev aussi quand on a commencé à avoir un petit peu plus de monde dans le team parce que tu sais au début quand je suis arrivé chez Spectrum j'étais le premier dev à part Vincent fait qu'on n'était pas un... pas beaucoup.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, t'étais le… Ben,
Charles Ouellet: le deuxième, en vrai. Ouais, c'est vrai.
François Lanthier Nadeau: C'est de qui, pour moi ?
Charles Ouellet: Antoine Leclerc.
François Lanthier Nadeau: Antoine Leclerc. Pardon, t'es Antoine Leclerc. Donc, t'avais toujours une petite fibre intrapreneuriale slash entrepreneuriale parce qu'avant, mettons, de te lancer all-in dans le produit qui est Snipcart t'avais essayé de lancer quelque chose. Ouais, c'est ça. Ça t'a fait quoi ?
Charles Ouellet: J'étais un gros fan de golf dans le temps pis j'avais parti de quoi qui s'appelait Stats au golf qui était… En fait, c'était comme une préambule réserver tes parties de golf en ligne. Ça ne se faisait pas à l'époque. Puis finalement, ça a failé juste parce qu'on était deux devs, on n'avait aucune connaissance marketing, on ne connaissait personne dans le milieu du golf qui est un milieu assez vieux, assez fermé, tout ça, ça n'a pas fonctionné. Mais quelques années après, il y a une compagnie qui s'appelle Chronogolf qui ont racé une couple de millions, tout ça. Je pense que l'idée était peut-être là, mais l'exécution ne l'était pas.
François Lanthier Nadeau: Juste conseil à tout le monde dans l'audience qui écoute le pod live. C'est toujours le best d'être juste deux programmeurs, si vous voulez clairement. Personne d'autre, vous êtes correct. Mais blague à part, ton background était technique. Tu avais tout le temps le goût de starter quelque chose, des projets. Moi, je n'ai pas pris la peine de me présenter, je m'excuse. François Lanthier Nadeau, pour ceux qui ne me connaissent pas, j'en ai... Non, je l'ai fait plus tôt dans l'Events. Mais le monde qui sont dans l'audio, ils ne sont pas dans l'event d'Antoine, ça me... Fait que qu'est-ce que je fais avec ça ? Grosso modo, François Lanthier Nadeau, je suis le CEO de Snipcart. Mon background, à moi, il est plus produits puis marketing. Fait que c'est... J'étais complémentaire, disons, à Charles, je pense, dans cette aventure-là. Snipcart on va en parler pendant un petit bout. Pour moi, c'est un petit peu émotif. C'est comme une manière de boucler la boucle, tu sais. tourner mon chapitre officiellement avec un paquet de faces de monde que j'aime puis entre autres avec toi pour... Je sais pas. On s'en reparlera plus jamais. Non, c'est ça. Mais t'es rendu avec un chalet dans Malbaie, fait qu'on sait jamais. Grosso modo, Snipcart c'est une solution de l'e-commerce pour développeurs web. Ça a été lancé en 2013 avant même que je me joigne à l'aventure. Puis ça marche encore sur n'importe quel site web. Il y avait des freelancers, des agences, des développeurs internes dans les compagnies d'e-commerce qui trippaient là-dessus et qui l'utilisaient pour builder un paquet de sites web. Ça fait le...
Charles Ouellet: Ouais, je pense que c'est une très bonne description du produit.
François Lanthier Nadeau: Fait que c'est de ça qu'on va parler pendant un bout. Ça et la compagnie qu'on a buildée autour. Alright, fait qu'on embarque dans notre premier gros chapitre. C'est comme les premières années, a.k.a. on était pauvres, mais chanceux d'avoir... une agence dans laquelle on a été incubé parce que sinon, on n'aurait pas été volontaire. Les highlights, Charles, de 2013 à 2015, tu dirais que ça a commencé comment, Snipcart ?? Il n'y avait pas de marketing. C'est quoi, dans quoi on a investi au départ ?
Charles Ouellet: En fait, c'était l'idée qui est venue à cause d'un client de chez Spectrum qui était Gentech à la base, je pense qu'on peut le nommer. Mais en gros, on avait un client qui avait un vieux site et qui avait besoin d'ajouter du e-commerce sur un site. qui avait déjà un catalogue de produits. On s'est dit, ce n'est pas vrai qu'on va toucher au vieux code. Je pense qu'il y a peut-être d'autres développeurs dans la salle ce soir, mais il n'y a pas personne qui a le goût de revenir dans du vieux code de 4-5 ans et d'ajouter des fonctionnalités dans ça. On a bâti une solution on top de ce site-là qui était un panier d'achats en JavaScript. Dans ce temps-là, il n'y avait pas encore beaucoup de trucs complètement en JavaScript.
François Lanthier Nadeau: La micro-astuce, c'est... on a eu une partie du financement du prototype qui est venu d'un projet client, qui avait des intérêts pressants à ajouter du temps.
Charles Ouellet: Exactement. Puis après ça, on s'est rendu compte que peut-être qu'il y avait une espèce de product market fit. Peut-être qu'il y avait une place pour un genre de produit comme ça pour d'autres agences qui avaient le même besoin.
François Lanthier Nadeau: Spectrum a toujours été une business super entrepreneuriale qui a lancé plusieurs projets. Il y en avait des startups qui n'ont pas fonctionné. Puis là, le call managérial qui a été fait par... Georges Vincent tous les partners de l'époque, c'est quoi en fait ? Te rappelles-tu ? On fera pas juste du dev, on va aussi faire.
Charles Ouellet: Ouais, ben c'est ça. Dans le fond, chez Spectrum, à la base, moi, quand j'ai commencé à travailler là-bas, leur but, c'était de faire des produits numériques pour éventuellement arrêter de faire du service, pratiquement. C'est pas ça qui s'est passé. Non,
François Lanthier Nadeau: parce que c'est une belle business de service qui...
Charles Ouellet: C'est ça, qui marche vraiment bien, mais c'était un des objectifs de faire plusieurs startups.
François Lanthier Nadeau: Right. Fait qu'il y en a qui ont pas fonctionné. Ouais. Mais finalement, ils ont fait le call éditorial, le call managérial, pardon, d'embaucher un stagiaire en marketing. Right ? Parce que les startups d'avant, il n'y avait pas nécessairement eu... Ah non, wow, on n'aurait pas dû mettre la petite plante sur la table. C'est la plus grosse décision que j'ai prise à soi. Dans le fond... Un stagiaire au marketing, ça, a.k.a. c'était moi. Je n'avais jamais fait ça. Je n'avais jamais travaillé dans une startup. Mais les autres produits avant Snipcart il n'y avait pas nécessairement un investissement en plein en marketing.
Charles Ouellet: Non, c'est ça. C'était la première fois. Puis, je pense que c'était un peu une erreur qu'on avait comme vue un petit peu avec les autres produits. On se disait, on n'a jamais essayé de pousser justement ce produit-là. On n'a jamais fait de marketing. C'est pour ça qu'on est allé essayer de trouver un stagiaire qui allait être possible et qui allait pouvoir nous aider. à pas revoir le produit.
François Lanthier Nadeau: Right. Fait que là, moi, c'est là que je rentre dans l'histoire. Ça fait à peu près six mois que vous aviez lancé.
Charles Ouellet: Ouais, à peu près. On avait lancé à peine. On avait, je pense, deux clients qui venaient de Spectrum à cette époque-là. Parce qu'un des avantages de partir avec Spectrum, c'est qu'on avait déjà, dans le fond, une base de clientèle qu'on pouvait peut-être essayer de vendre un petit peu. Fait qu'on avait deux clients.
François Lanthier Nadeau: Puis, on a réussi à en avoir plus, dans le fond. Ouais. C'est ça qui est malade. Ouais. Ça a pris... Moi, je suis rentré là, je connaissais rien au dev, right ? Genre, j'étais intimidé parce qu'il y avait un paquet de jokes de programmeurs qui se lançaient dans l'espace commun. Puis je riais pas parce que je comprenais pas c'était quoi un hosty d'API. Parce que j'avais 23 ans. Aujourd'hui, je comprends, mais je suis encore pas capable de l'expliquer. Attends,
Charles Ouellet: t'as écrit un article sur le blog à propos de ça.
François Lanthier Nadeau: J'ai une couple de ghostwriters techniques sur le blog de Snipcart. Non, no shit, moi je suis rentré là puis j'ai fait... écoutez, je suis capable d'écrire du contenu en français et en anglais. Je pourrais juste faire votre blog, juste réviser votre site web, puis j'ai le goût d'apprendre l'SEO. Puis à l'époque, Spectrum était déjà en relation avec Charles McLaughlin-Piché, qui est quelque part dans la salle. Charles qui a pris la peine d'être mon mentor puis de m'éduquer en SEO, Search Engine Optimization. C'est un petit peu comme ça qu'on s'est starté. Ça a pris du temps que ça marche, right ? On a fait du contenu marketing, du SEO. Ça a pris peut-être... un an avant de découvrir comment ça marchait, puis après deux ans avant que ça commence à payer, vraiment. Fait que moi, j'ai grindé de ce côté-là. Puis pendant ce bout-là, on a eu des peaks qui sont intéressants, je pense, à partager avec l'audience. Entre autres, Awards. Tu te rappelles d'Awards ? Explique, c'est quoi ?
Charles Ouellet: Awards, il y a peut-être beaucoup d'autres personnes ici. C'est quoi ? C'est un site qui répertorie tout... Les nouveaux sites, mettons, qui ont des designs vraiment flyés, avant-gardistes, vraiment beaux, ils peuvent se soumettre dans leur candidature à cet espèce de site web-là. C'est une espèce de concours. Dans le fond, il y a des sites of the day, il y a des sites of the month. Puis, c'est un répertoire qui est vraiment utilisé beaucoup par des designers, par du monde qui cherche l'inspiration un petit peu pour les tendances design web et tout ça. Puis, on a gagné le site of the day avec le premier site de
François Lanthier Nadeau: Snipcart. Grâce à Jonathan Simon qui a fait le design et tout ça. ça a été un pic de trafic ce qui est intéressant c'est que quand tu commences puis tu struggles puis tu essaies d'avoir de la visibilité puis tu essaies tout plein d'affaires tu essaies différents canaux marketing quand tu essaies du contenu puis du SEO le pic que tu peux avoir c'est genre un feature ou une mention ou un lien sur un cristi de gros site qui a plein de trafic c'est comme ça nourrit ta bête marketing basically fait que nous on a eu Awards puis j'avais le goût d'en highlighter une couple d'autres on a eu Hacker News ouais que, by the way, ceux qui sont familiers avec Hacker News, c'est un forum de discussion, un peu comme Q&A, super sain, super positif en ligne pour programmeurs, vous irez là-dessus. Grosso modo, on a essayé de craquer cette bite-là puis d'engineer un petit peu, genre, OK, il y a telle personne qui a beaucoup de karma sur le forum, fait qu'on va la slider dans CDM puis dire, hey, check ça, le nouveau blog post qu'on a fait, puis ça parle de toi dedans puis ça n'a jamais marché.
Charles Ouellet: Non, c'est sûr.
François Lanthier Nadeau: Ça n'a jamais marché. Puis, tu te rappelles-tu, c'est quoi le post que c'est pas nous qui a posté là, puis qu'on a été sur la front page Hacker News, puis que ça a dravé une shit tonne de trafic ?
Charles Ouellet: Ouais, je me rappelle. Puis en plus, c'est un post qui a aucun rapport vraiment avec Snipcart. C'est juste qu'à maintenant, on s'est rendu compte qu'il nous manquait plein... Il y avait plein de nos users que le dashboard des... Tu sais, on avait une espèce de dashboard pour nos users qui montrait les sales, puis tout ça, comme par mois, par jour, mais ça loadait pas pour certains users. Puis on s'est rendu compte que c'était les adblockers. qui bloquait ça parce que dans l'URL de notre API, on avait analytics je pense.
François Lanthier Nadeau: Le mot analytics oui.
Charles Ouellet: Donc, on a écrit un post sur comment les ad blockers pouvaient foutre la merde pour les users et tout ça. Puis, c'est ça qui s'est ramassé sur Hacker News.
François Lanthier Nadeau: Ce qui est intéressant là-dedans, c'est que ça a été notre premier goût de ce que j'explique à tout le monde à chaque fois qu'on parle de marketing. Mais même si tu parles de quelque chose très top off de Phenom, qui n'a pas rapport directement avec ton produit, Des fois, tu vas tellement ratisser l'âge, puis c'est tellement intéressant l'histoire que tu contes ou le discours que tu as, qu'il y a une bonne partie de ces gens-là qui vont descendre dans ton funnel, je m'excuse, dans ton cycle de growth, pour être sûr que Jean-Benoît ne soit pas en train de me dire Christ ton funnel à la poubelle ! Fait qu'on a fait Hacker News, ça, c'était malade, ça a généré un paquet, puis ce qui est malade, c'est que c'est des agrégateurs, comment dire, c'est des sources de vérité ou de popularité tellement fortes sur Internet qu'une fois que tu es sur la front page de un enfant dans le main. Ben là, il y a un pack, il y a un écosystème d'autres blogs pis d'autres sites qui se nourrissent du contenu qu'il y a là-dessus. Fait qu'on a été featured à tout plein de places, plein de backlinks. C'était super. Dernier pic de trafic que j'avais le goût qu'on monte, c'est Product Hunt. On a fini combien ?
Charles Ouellet: Deuxième. Deuxième. Product Hunt, ça marche qu'à chaque jour, tu as les top products. Exact. On a fini deuxième.
François Lanthier Nadeau: Product Hunt, un répertoire où tu peux launcher des SaaS ou des features de SaaS maintenant et il y a plein d'autres affaires que tu peux faire sur Product Hunt parce que les seules fois que j'y vais, c'est pour encourager des gens que j'apprécie ou des startups que j'ai. Mais, c'est un peu Dans le fond, sur Product Hunt, tu ne peux pas demander explicitement de voter pour ta soumission, ton lancement que tu fais là-dessus. Donc moi, ce que j'avais passé la journée à faire, c'était demander à des gens d'aller voter pour notre soumission sur Product Hunt. Puis malgré mon hack, ça n'avait pas fonctionné. Elle avait fini deuxième. Mais ce qui est malade avec ça, et c'est ça que je veux partager, je pense, à Claudian, c'est qu'une fois que tu te positionnes dans des sites qui ne sont pas... un feed d'informations éphémères pis qui sont plutôt un répertoire catégorisé, ou est-ce que l'information qui vit dans ce site-là est cherchable, est indexée ? C'est des sites très populaires pis nous, quoi, genre six ans après, on avait encore du trafic qui venait de Product Hunt, des sign-ups, des conversions qui venaient de Product Hunt parce qu'il y a plein de modules de chercher par e-commerce, chercher les products of the day pour telle année, chercher par tel genre de founders, whatever. Il y a plein de filtres, fait que... Réussir à nailer un répertoire là-même, ça nous a vraiment aidé aussi. Qu'est-ce qu'on a nailé aussi ? On a nailé le changement de pricing. Tu te rappelles-tu ce qu'on a fait pour le pricing ? Oui,
Charles Ouellet: ça c'est une des meilleures décisions qu'on a prises dans les premières années de SNIP.
François Lanthier Nadeau: C'est qui qui voulait prendre la décision ?
Charles Ouellet: C'est Georges.
François Lanthier Nadeau: C'est Georges.
Charles Ouellet: On n'était pas convaincus au début parce qu'on s'imaginait toutes les répercussions un peu plus opérationnelles qu'on a quand même eues mais qui ont valu à peine finalement. C'est qu'à la base, on avait plein de sites. qui ne vendaient pratiquement pas. Puis nous, notre revenu, notre modèle de revenu, c'était un pourcentage sur les sales d'un site web. Puis tous les sites qui n'avaient pas de revenu, ils ne nous payaient pas. Fait qu'on a décidé d'introduire un montant minimum de 10 par mois pour utiliser Snipcart. Puis ce montant-là était compensé éventuellement si tu vendais pour plus que le pourcentage qui donnait 10 bien, tu ne payais pas le frais minimum.
François Lanthier Nadeau: Exact. Georges a essayé de nous convaincre de ça toi pis moi on était plus au front de le support la communication publique les tweets qui sortent on était terrifié pis on se disait comme yo en plus on le grand-périsait pas notre prix initial grand-périser ça veut dire les gens qui ont déjà accès à un prix X tu leur laisses si tu changes le pricing pis tu mets un pricing Y right Georges a dit fuck that tout le monde s'en va sur Y fait qu'on a dit ok ouais pas de trouble Georges on pense que c'est une terrible idée il nous a convaincu parce que c'est le meilleur vendeur hustler libanais que j'ai jamais rencontré de ma vie fait qu'il nous a il nous a convaincu il dit mes maths font du sens on l'a fait pis ce qui est arrivé ce qui est malade c'est que oui on s'est pogné un coup de poing en face de support de plainte de tweet de post Facebook pis là on pensait que c'était la fin du monde moi je capotais j'étais là nous avons une crise de relations publiques sur les mains pis c'est comme ça je parlais quand j'étais stagiaire non ? Non, Jokes Aside, ça a passé. Puis ce qu'on s'est rendu compte, c'est que les voix les plus fortes, les plus négatives à ce moment-là, c'était un paquet d'utilisateurs justement qui ne nous rapportaient pas l'argent. Fait que tu te rappelles-tu de combien en trois mois, on a coupé la base d'utilisateurs ?
Charles Ouellet: Je ne me rappelle pas exactement, mais presque de moitié.
François Lanthier Nadeau: Oui. On a perdu 50 de nos utilisateurs, puis on avait probablement 500 plus d'étiquettes de monde qui était en crise. Fait qu'on capotait. Mais tu te rappelles ce qui est arrivé au revenu ?
Charles Ouellet: Ouais, c'est plus que...
François Lanthier Nadeau: Au moins doublé. Oui,
Charles Ouellet: qui plaît, c'est ça.
François Lanthier Nadeau: Right. Fait qu'on a fait un move. C'est des leviers épeurants à tirer le pricing. Puis il y a un super podcast qui est sorti au Québec qui s'appelle sasports.com. Puis il y a un épisode avec Antoine Merci sur le pricing. Vous irez checker ça. Fait que ça, c'était des bons coups. Puis là, juste pour être clear, j'ai comme pas dit c'était quoi l'agenda du pod, mais c'est pas juste Hey, guys, voici tous les bons coups qu'on a fait pendant 10 ans. Il va y avoir des fails puis des challenges aussi. Puis on y arrive. Il y a beaucoup de monde qui me disent, tu sais, vous avez grandi Snipcart pendant toutes ces années-là, ça semblait quand même bien marcher, vous n'avez jamais pensé à lever du cash. Moi, je n'ai pas été impliqué dans ces discussions-là, mais toi, vous l'avez considéré. T'as-tu juste... Ouais, ben,
Charles Ouellet: tu sais, on a regardé un petit peu au début, tu sais, on n'a jamais vraiment voulu lever du cash parce qu'on avait l'espèce de philosophie de, tu sais, on veut bâtir une business qui est... sustainable, qu'on est capable de payer les salaires du monde, que ce soit profitable et tout ça. Mais on a quand même regardé quand même. On avait été invité, je ne sais plus trop par qui, mais chez Thunderfuel. On est allé chez Thunderfuel, on a parlé avec les gens là-bas, puis ils nous avaient offert de rentrer dans leur programme directement sans passer par les espèces d'auditions pour avoir une place.
François Lanthier Nadeau: Tu te rappelles-tu pourquoi vous aviez dit non, on ne prend pas de financement à ce moment-là ?
Charles Ouellet: Il y avait plusieurs raisons. Une des raisons, c'est qu'il fallait qu'on bouge tout à Montréal pendant X temps, puis ce n'était pas quelque chose qui nous intéressait. On voulait rester à Québec. On voulait ça. Puis il y avait aussi la partie d'équité qui prenait, qui nous faisait un petit peu peur. On n'était pas prêts, je pense, à laisser ça partir. Puis on y croyait. Ça fait que c'était les raisons principales pourquoi...
François Lanthier Nadeau: C'est intéressant parce qu'il y a tout le temps, quand tu grows une business, il y a des moments comme ça, des forks dans l'avenir de ta business que tu prends des décisions qui auraient pu changer la trajectoire au complet de ta business. Je pense que ça en était une, comme de early fork pour Snipcart. J'ai le goût de parler rapidement des challenges en rafale qu'on a vécu dans les trois premières années. Parle-moi un petit peu, man, il y a beaucoup de gens qui écoutent SaaSpasse ou qui viennent me parler qu'ils sont dans une dynamique de, ils ont une agence de service, une boîte de service, ça va bien, ça roule, mais ils veulent faire du produit. Parce que ta croissance est un petit peu plus exponentielle, tu peux faire plus de retours sur tes investissements, etc. Nous, c'est un peu ça qu'on a vécu, mais toi, tu l'as vécu d'une drôle manière. Comment tu as trouvé ça, avoir les pieds dans le service et du produit pour les early moments ?
Charles Ouellet: Je pense que c'est tombé dans un bon moment dans ma vie où j'étais capable de travailler vraiment beaucoup. Parce que c'est dur sinon. Je trouvais ça quand même assez dur de faire mon 40 heures semaine, mettons, chez Spectrum, les projets clients, les rencontres avec les clients. Dans ce temps-là, j'étais un petit peu lead dev là-bas. J'avais beaucoup de trucs à faire. On the side, je suis en train de faire Snipcart. On the side, on s'entend que c'était un peu pire on the side. C'était quand même dur. Je pense que c'est quand même pas facile de trouver du monde qui va avoir ce commitment-là, un petit peu, mettons, de travailler 90 heures.
François Lanthier Nadeau: Je pense que c'est la définition de sweat equity. Est-ce que toi, tu as gagné ton équité dans cette compagnie-là avec du temps, du temps, du temps. Of course, backé par du talent. Mettons, de la première version qui a vu le jour de Snipcart tu avais estimé le pourcentage de lignes de code qu'il t'avait écrites ? De la première version ? Première. Pas mal 100%, je pense. OK. Non, 90. 90, c'est ça. Il y a un peu de monde de spectre. Un petit peu de monde, oui.
Participant 3: Surtout dans le... Nice.
François Lanthier Nadeau: Moi, ce que j'ai trouvé tough, c'est que quand je suis rentré, toi, tu étais en hybride, un pied dans les deux. Mais moi, j'étais en plein. J'étais en plein et je ne savais pas ce que je faisais. Fait que... Je pouvais juste avoir accès à toi comme la moitié-ish du temps, quoique tu étais très disponible justement parce que tu en donnais beaucoup. Puis mettons, à Georges puis aux autres personnes aussi de façon temps partielle. Fait que ça, j'ai trouvé ça quand même tough. Je pense que ça n'a pas accéléré ma learning curve, mettons. Par contre, ça m'a donné une sécurité qu'à cet âge-là, avec ce petit ché que j'avais, tu sais, j'avais un petit salaire, mais j'avais un salaire. Je n'avais pas de gros, gros risques ou skin in the game à prendre. Ça, je pense que ça a été quand même bien joué. L'autre challenge qu'on a vécu, c'est qu'on voyait... C'était l'essor des startups aussi à ce moment-là. Les startups-fests, les compétitions, ça ne finissait plus. On voyait du monde lever du cash ou on voyait du monde faire du cash plus vite que nous autres, grossir leur équipe. En fait, on était comme là. On était deux. On était à la même table. On n'avait pas chacun notre table. C'est pas vrai, on avait chacun notre table quand même. C'est quoi le... Comment qu'on a fait pour grossir l'équipe ? Genre, grosso modo. Genre, c'est quoi la règle de pouce, mettons, qu'on a utilisée ?
Charles Ouellet: Ben, c'était... Dans le fond, on y allait avec les revenus. C'était assez simple. On se disait à toutes les fois qu'on fait 5 000 de plus par mois, on est capable de payer un dev, un designer, peu importe, mettons, ce qu'on avait besoin. Fait que c'était la règle de pouce qu'on avait. C'était 5 000 par mois de plus égale un embauche. C'était aussi simple que ça.
François Lanthier Nadeau: C'est ça, pis c'est parce qu'en SaaS, pis en revenus récurrents, tu peux... prédire qu'un revenu mensuel égale X revenu annuel, fait que je vais être capable de couvrir tel salaire. Juste pour être clair, c'était 5000 de plus par mois. On n'a pas engagé à chaque mois. Non, c'est ça.
Charles Ouellet: On a été deux pendant longtemps.
François Lanthier Nadeau: Le gars au marketing n'était pas super bon au début. Sweet. On a fait des fails aussi, dude. On en a listé une couple que je vais envoyer en mitraille. Moi, j'ai essayé, mea culpa, imiter la stratégie éditoriale d'un autre blog de start-up que je trouve vraiment sick en me disant que ça va marcher alors que c'est pas en même audience pis je t'écave. Essayer de faire une stratégie d'influenceur en JavaScript. influenceur je l'ai comme mis de côté dans mes souvenirs je me rappelle pas je l'ai mis de côté cette google sheet là CRM qui a jamais marché on a fait du paid ads qui était comme intéressant mais on avait juste pas assez de budget je pense pour compétitionner fort pis ben franchement moi j'aimais pas ça tant que ça faire du paid ads fait qu'on a comme laissé tomber ce canal là quoi d'autre que j'ai fait un ouais les événements mais ça on va y arriver là
Participant 3: On va en parler un peu après.
François Lanthier Nadeau: En fait, on peut en parler tout de suite, mais avant, je veux que tu me parles de... Bon, OK. N'importe qui qui fait une SaaS, vous allez avoir, dès que tu as un peu de traction, tu as un paquet de personnes qui t'écrivent au support, qui te demandent genre, yo, c'est vraiment cool votre produit, pouvez-vous s'il vous plaît ajouter telle fonctionnalité ? Ça, ça arrive tout le temps, right ? Puis au début, ces voix-là sont comme très alléchantes parce que tu es comme, est-ce qu'ils seraient en train de m'indiquer le... golden, le chemin doré pour le product market fit. Est-ce que c'est vraiment ça que mon audience a besoin ? Parle-moi de ce que c'est le plus gros.
Charles Ouellet: On appelle ça le support-driven development. Pour ceux qui sont en famille avec le dev. En gros, tu l'as quand même expliqué, c'est à chaque demande client, tu te dis, il faut absolument que je fasse cette fonctionnalité-là parce que je veux que ce client-là reste avec nous. On ne veut pas qu'il parte. Il y a peut-être d'autres personnes qui en ont besoin. Puis ça, ce que ça fait, c'est que... Encore aujourd'hui, si vous avez accès aux lignes de code de Snipcart il y a encore des if account ID égale un des premiers clients de Snipcart. Ça a introduit un petit peu de legacy, des features qui ne sont pas nécessairement réfléchies assez.
François Lanthier Nadeau: C'était quoi notre feature qui était très support-driven ?
Charles Ouellet: Il y a eu beaucoup de features au niveau des discounts qui ont été faites. Les subscriptions aussi, ça a été fait un peu comme ça.
François Lanthier Nadeau: Je pense que ce que tu ne mesures pas dans le présent, c'est... OK, en court terme, je pourrais faire plaisir à une personne, mais ça ne mesure pas l'impact down the road en long terme combien de devs techniques je vais accumuler, combien de mes devs à moi je vais faire chier et dans les cinq assets vont me dire T'écris cette ligne de code. Ouais, on est en pointe. Right. Fait qu'à faire attention au support-driven development. Je pense qu'on s'est gouré un petit peu aussi au niveau des gros clients. Je pense que c'est de quoi qu'il est fucking alléchant et que t'es comme Oh ! ils ont un budget de malade, ils ont une team d'engineering de malade, ils vont genre amener faire bumper 200% de notre MRR on a jamais développé de contrat, jamais signé de contrat avec ce monde là fait que Uniprix, TELUS,
Charles Ouellet: moi pis Charles on a mis Uniprix c'était un des premiers qui nous avait mentionné leur intérêt comme avec une firme de Montréal, on s'est dit on s'en va là-dedans comme all-in pis on a développé des intégrations avec des passerelles de paiement pour eux, des choses finalement ça... Tu n'as jamais vu le jour.
François Lanthier Nadeau: Oui. Je pense que si tu veux gérer ta croissance avec des clients mid-market ou enterprise, des plus gros clients, il faut que tu ailles un minimum d'infrastructures, soit techniques ou opérationnelles, pour dealer avec toutes les qualifications, intégration custom, besoin custom, demande de tests de sécurité qui vont venir avec ça. Légal aussi, toutes les... Légal. Parce qu'avant, tu ne pouvais pas juste mettre un contrat dans le chat GPT et dire... en attaquant moins les risques de ce contrat-là. J'ai fait ça récemment. Sûrement que ma blonde m'a dit T'aurais dû le lire. Fait que TELUS aussi, je me rappelle, il fallait marcher, il fallait se déplacer, il fallait aller dans des meetings, j'avais des gougounes, il fallait pas que j'aille avec des gougounes. Plein d'affaires dans le même. Mais le plus gros fail qu'on a fait, pis ça c'est beaucoup, tu sais, guys, Ici, pour ceux qui sont là en live, vous regardez dans la salle et il y a plein de monde cool. J'ai voulu regarder personne pour pas que l'ego inflate. Il y a plein de monde cool qui font plein de projets cool. Nous, quand on a commencé à faire Snipcart hostie que faire des startups, c'était cool. Hostie qu'on se trouvait cool. Surtout moi, j'étais flow. Je pense que j'étais donc bien... d'avoir une carrière qui est justement un peu de facteurs cool pis qui sont pas plates pis que je puisse m'habiller comme je voulais. Tu sais j'étais 24 quand j'ai commencé. Toi là t'as 57.
Charles Ouellet: Ouais c'est ça, moins 20, moins 20.
François Lanthier Nadeau: J'ai la verre blanche un peu là mais... Non, non, c'est juste... Mais, shiny object syndrome, c'était tellement cool les startups pis y'a tellement de gens qui capitalisaient sur cette hype là. À travers des événements, des meet-ups, des concours, des compétitions, puis ils font de la bonne promo, ça sonne alléchant. Des fois, il y a des prix que tu peux gagner, du funding, de la visibilité, puis tout ça. Puis dude, on est embarqués à deux pieds là-dedans, dans une espèce de bandwagon de start-up.
Charles Ouellet: Puis le pire, c'est qu'on n'arrêtait pas de dire qu'on ne cherchait pas de financement et qu'on ne voulait pas de funding. Mais on allait quand même dans tous ces événements-là.
François Lanthier Nadeau: Exact. Entre autres, le Web Summit à Dublin. Oui, c'est qu'on a eu des beaux moments, mais aucune croissance ni retour sur investissement pour notre startup. Shout-out à Gros Mission, Luc Tremblay, Jacob Gagnon, qui ont des vertes et des pommures à compter. Ils étaient avec nous. C'était des beaux moments. Je pense que ce qui a été le plus drôle à propos du Web Summit en Irlande à Dublin, Dublin, c'est qu'on a découvert nos premiers... Copycats ? Explique, c'est quoi le septembre ?
Charles Ouellet: On était, dans le fond, au Web Summit. Tout le monde, toutes les compagnons ont des tout petits stands. Tu passes la journée à répondre à des questions et à répéter le même discours à toutes les personnes qui viennent te voir. Puis là, un moment donné, il y a quelqu'un qui vient nous voir et il nous dit Hey, c'est drôle, il y a une compagnie qui font exactement la même chose que vous, ils sont juste trois, quatre stands plus loin. Fait que finalement, on va les voir. C'est une compagnie, je pense que c'est néerlandaise. de où exactement ? En Europe. Mais il avait fait un Snipcart. Il avait utilisé le même, pour ceux qui connaissent un peu le Snipcart pour ajouter des produits sur ton panier, t'as des attributs JavaScript, HTML à mettre, tout ça. Il avait exactement le même markup que nous, mais il s'est intégré avec une passerelle de paiement super localisée à leur pays. C'est ça.
François Lanthier Nadeau: Puis la première chose qu'ils ont dit quand on est allé voir leur stand, c'est qu'ils étaient des fans. We're big fans. On a dit no shit. Mais c'est intéressant, c'est une forme de flatterie, je pense.
Charles Ouellet: C'est le seul moment qu'on ne s'est pas senti comme une toute petite compagnie dans une espèce de gros...
François Lanthier Nadeau: Un autre qu'on a fait et qu'on peut peut-être déconseiller, je ne sais pas déconseiller, pour nous c'était une mauvaise idée et on va juste compter l'histoire. Le Tech Week à New York, on était sur un budget et je n'ai pas eu le temps de préparer mon slideshow de trucs focales, mais... j'ai un screenshot de Vincent Vincent Girard fondateur de Spectrum Snipcart qui a maintenant Exit qui a maintenant Exit qui nous a envoyé un screenshot après qu'on se soit planté dans cet événement-là en fait il a pas envoyé un screenshot il a envoyé un message pis moi en 2015 j'ai pris un screenshot il dit bon ben y'en a-tu qui veulent acheter des billets de l'auto parce que c'est pas payant de faire des startups Motherfucker, if you're listening, finalement, t'as fait de l'argent. Fait que, ouais, non, je dis ce this » -là, ce joke » -là, parce que ça explique le contexte dans lequel on était, qui était genre, on avait, oui, Spectrum en arrière, puis une business de service qui nous aidait, mais c'était pas une banque à pitons, c'était pas des fonds illimités. Fait que quand on disait, moi, je disais, Yo, Tech Week, c'est énorme, tous les journalistes médias vont être là, de la tech, nanana. On veut aller à New York. Ben, premièrement, il a dit, elle est obligée d'y aller en avion. Non, allez-y en bus. Fait qu'on est en bus.
Charles Ouellet: C'est quand même long en bus avec une vitre qui arrêtait pas de faire toc, toc, toc, toc, toc, tout le long en plus.
François Lanthier Nadeau: Pis on était proche de la toilette, en arrière. Pis il y avait deux Américaines, en tout cas anglophones, en face d'une... qui arrêtaient pas de dire Oh my God ! Right ? En face de nous autres, avec la personne qui faisait toc, toc, toc, toc, toc, toc. Pis on se disait, ah man, on est beau du trap. On le fait pour le... pour le bien de la compagnie. On a passé, je pense, on était dans un centre des congrès, hôtel type of thing. On est allé pendant 9 heures de boot à pitcher non-stop Snipcart. Un jour,
Charles Ouellet: le même disco, je n'étais plus capable de dire le mot developers Encore aujourd'hui, j'ai de la misère à le dire. Developer C'est dur à dire en anglais, mais je n'étais plus capable.
François Lanthier Nadeau: Puis, on s'est brûlé à voix. Tout le long, on était comme OK, oui, mais si tu séduis les genres de juges... qui sont anonymes dans la compétition, mais que dans le fond, ils ont un lanyard d'une autre couleur. Fait que tu le sais tout, tu sais qui les juges. Fait que tu pognes une coche dans ton pitch à chaque fois qu'ils arrivent avec leur lanyard noir. Si on les séduit à ça, on va être dans les finalistes qui vont avoir full de visibilité. Puis si on gagne, je pense qu'il y a un cash price. Il y avait de cool intéressants au bout de la ligne.
Charles Ouellet: Oui, il y avait du cash puis des possibilités après ça de continuer avec ces investisseurs-là.
François Lanthier Nadeau: Puis on était tellement certain qu'on l'avait eu parce qu'on s'était donné corps et âme tout le long. À la fin, on est allé à l'espèce de semi-event où ils révélaient les finalistes qui allaient passer dans la grosse compétition. On était comme Snipcart Snipcart ça s'en vient. Finalement, ils ont nommé neuf et on n'a jamais entendu le nom de la compagnie.
Charles Ouellet: On avait du feedback des investisseurs qui étaient C'est vraiment hot ce que vous faites. Vous avez des bonnes chances. Ils nous hypaient. Ce n'était pas juste comme...
François Lanthier Nadeau: En tout cas. C'est cette fois-là qu'on s'est perdus dans Harlem. Il a fallu que je cours après un taxi parce que tu avais oublié ton portefeuille dedans.
Charles Ouellet: Ton portefeuille, oui.
François Lanthier Nadeau: C'est aussi après ça que Vincent nous a dit que ça ne faisait pas d'argent de faire des startups et qu'on faisait juste en dépense. Par contre, Startup Fest à Montréal, je dois faire un petit shout-out. Je trouve que... Ça a été notre première exposition comme multipliée à tout le monde qui arrête pas de nous dire Snipcart e-commerce, what the fuck, pourquoi vous vous battez contre Shopify ? C'est quoi la différence avec Shopify ? Pourquoi vous faites ça ? Même des journalistes tech à l'époque qui étaient comme ça n'a pas d'intérêt votre truc, on a déjà une coqueluche canadienne Shopify qui fait du e-commerce. Ça nous a permis un peu de s'habituer ou genre apprivoiser cette réalité-là. Puis on a rencontré du monde vraiment cool aussi à Montréal dans la communauté. Ça, c'était pas nécessairement un fail. Last but not least, paniquer à chaque fois que justement Shopify ou un compétiteur lance une feature ou un produit similaire au nôtre.
Charles Ouellet: En revenant du Startup Fest, justement.
François Lanthier Nadeau: Exact. Qu'est-ce qu'il y avait là-dessus ?
Charles Ouellet: C'était le Buy button de Shopify. On pensait que c'était fini pour Snipcart. Je pense qu'on a quasiment pleuré dans le char en venant.
François Lanthier Nadeau: Pas moi, je pleure pas vraiment. Grosso modo, la leçon qu'on a appris de ça, c'est que c'est nombriliste, je pense, ou genre short-sighted de penser qu'à chaque fois que quelqu'un fait quelque chose de similaire à toi, ça veut dire que tu n'attaques direct contre toi ou que ça va vider tes poches, vider tes users. Une chose qu'on a appris à la dure, je pense, c'est qu'il y a beaucoup de markets en SaaS que c'est des grosses... C'est des grosses tartes. Excusez, je me rappelle du nom de ma presse que j'ai faite au WAC l'année passée, c'était Pointe Pointe Gros Tarte. Puis je trouve encore ça drôle d'avoir réussi à le faire passer au WAC. Grosso modo, il y a un paquet de markets que si tu réussis à servir une mince fraction de ce market-là comme il le faut, puis à fidéliser, puis à faire triper ce monde-là, tu as plus qu'une business profitable. Tu as une business profitable qui peut naître de ça. Je pense que cette leçon-là, comme plus macro, plus peut-être mature, de start-up, on l'avait jamais vraiment internalisé, on pensait que tout était à propos de nous, tout était super risqué, tout allait... Ouais, un petit mot de sagesse pour les young guns qui s'y mettent. Je pense qu'on va prendre des questions, s'il y en a. Vous pouvez lever la main s'il y en a qui voudraient venir poser des petites questions sur nos early years, sinon on embraye au fond Léon. Je pense... Yes sir ! Parfait, on a quelqu'un qui vient de nous... poser une question. Le mic est juste là. Fais juste dire ton nom et c'est quoi que tu fais dans la vie avant.
Participant 4: Raphaël, je suis chez M. Charles en produit.
François Lanthier Nadeau: Charles
Participant 4: merci. Moi, je voulais que vous détailliez un peu plus sur le changement de produit. Je suis vraiment curieux de savoir sur ce que c'est.
François Lanthier Nadeau: Le changement de pricing ?
Participant 4: Oui, c'est ça. Pricing, oui.
François Lanthier Nadeau: Pas de trouble. Excellente question. Dans le fond, ce qui arrive, c'est que quand tu roules un SaaS, tu as un paquet de coûts. Il y en a qui sont explicites, il y en a qui sont un petit peu moins visibles. Bon, t'as une infrastructure logicielle qui roule, qui te coûte un prix X sur des serveurs, right ? Ça, c'est comme technique, c'est facilement quantifiable, calculable. Après ça, t'as un paquet de logiciels que tu utilises pour opérer ta business qui ont des frais récurrents, etc., etc., etc. L'affaire que le monde, je trouve, des fois, calcule pas assez, c'est un petit peu le temps humain que tu vas injecter dans différentes activités. Fait que, tu sais, nous, c'était pas... c'était un petit peu chaotique, Snipcart pis on... On n'a jamais tracké notre temps ? Non. OK. Fait que les coûts un peu cachés qu'on avait, ils creepaient up, ils s'en venaient genre tournoisement à travers le support à la clientèle. Puis je pense qu'une fois qu'on a compris à quel point ça pouvait non seulement coûter cher, mais pas rapporter assez de jouer sur le pricing. Fait que c'était deux choses, right ? Ça te coûte cher en support, puis... Grosso modo, c'est comme, je sais pas comment dire, mais c'est juste, c'est un piton ouvert le pricing. Genre tu peux toujours pariser sur le piton, essayer. Puis je pense que Georges qui était beaucoup plus risk taker que toi puis moi, il était comme, sérieux les gars, on le fait. Puis à l'époque, j'ai l'impression que le pricing c'est genre, quand ça marche, t'as peur d'y toucher, puis tu te dis, ok, tout va bien, il y a du cash qui rentre dans Stripe. on est correct, genre, on ne touche pas à ça, ou ça va frustrer le monde. Mais actually, c'est ta responsabilité comme entrepreneur d'essayer justement d'optimiser ton levier de pricing.
Charles Ouellet: Je pense que tu l'as mentionné un peu, nous, le support, c'était un des plus gros problèmes et un des plus gros drivers qui a fait qu'on a changé le pricing, c'est qu'on avait de plus en plus de support, de plus en plus de clients, mais les revenus ne suivaient pas cette même courbe-là. Il fallait qu'on essaie de trouver une façon que... Chacun des clients qui ont passé du temps à faire du support pauvre, ben c'est toi.
François Lanthier Nadeau: un peu payant au moins puis qu'on arrête d'avoir des on les appelait les gosses gossard à l'allée boutique fantôme pour moi fait qu'on va répondre quick d'armes y est-ce une autre question sur le mic vas-y titouan et vite élevé
Participant 5: Bonjour tout le monde. Bonjour, Antoine ici. Ma question est pour Charles. C'est vraiment bon les gars. Il n'y a pas beaucoup de bicherie. Je vais mettre un peu de gaz et je vais m'asseoir. Dans le fond, on a comme le duo parfait de technical, non-technical. Je pense qu'en salle, il y a un bon mix. Il y a plein de technical en coton maté. Les gens comme moi et Frank qui sont rentrés et qui ont dû... prouver, pis c'est dur en crise de te prouver quand tu travailles dans tech avec le marketing, selon le pouvoir, avec l'apprentissage, c'est pas facile, c'est peut-être nos funnels dans le temps. Alors, le gaz. Charles, c'est quoi dans le fond, monter un produit comme Snipcart te ramasser, investir là-dedans, pis te faire dire qu'on te rend un stagiaire en marketing ?
François Lanthier Nadeau: C'est pas ton call, dans le fond, à cette époque-là.
Charles Ouellet: C'est... C'est une bonne question. Ce n'était pas mon cas, mais on a souvent fait ça. Même notre premier embauche de dev, c'était un stagiaire aussi. On ne l'avait jamais essayé. On était des early days de Snipcart. Le marketing, on ne l'avait jamais essayé, à large, dans rien, aucun produit, puis tout ça, chez Spectrum. On n'avait pas tant d'attentes. Je pense qu'on n'avait pas… C'est correct,
François Lanthier Nadeau: c'est parfait. C'était Greenfield.
Charles Ouellet: On a voulu l'essayer. Puis, tu sais, on a toujours eu un peu cette philosophie-là, tu sais, d'essayer, puis pas seulement d'y aller tout de suite avec, tu sais, essayer de se trouver un CMO qui a 25 ans d'expérience ou quoi de même, tu sais, on voulait être lean et commencer avec quelqu'un qui avait, bien, tu sais, on voulait trouver un profil de quelqu'un qui avait de la drive, qui était motivé, qui, tu sais, qu'on avait l'impression qu'il ne ferait pas juste un stage avec nous autres, tu sais, on ne cherchait pas un stagiaire à marketing, on cherchait quelqu'un qui commençait à marketing et qu'on avait l'impression. Ouais. Je ne voulais pas dire ça comme ça, mais un petit peu.
François Lanthier Nadeau: En fait, moi, ce que j'essaie de... J'accompagne différents entrepreneurs à cette heure de temps en temps. À la fin de la journée, tu fais avec les moyens que tu as. C'est vrai que c'est compétitif comme marché d'embauche, mais tu fais avec les moyens que tu as. Nous, on avait, comme tu dis, pas les moyens ni l'intérêt d'embaucher. Je pense que quelqu'un de turbo expérimenté, sauf qu'on avait les moyens de faire un bet sur une personne, de l'intégrer dans une équipe. qui a beaucoup de camaraderie, d'investir dans cette personne-là, pas nécessairement avec un gros salaire, mais avec du temps, avec de l'éducation. Je disais que Charles McLaughlin m'avait formé en SEO puis c'est un bête qui a payé. Puis c'est un modèle qui fit avec une croissance bootstrap. C'est aussi simple que ça. C'est pas un bête parfait puis des fois, ça fail. Sauf que c'est un bête que tu peux te permettre de faire avec ce que t'as. Puis on l'a refait, on l'a refait avec des devs puis ça a payé trois, quatre fois. Je veux dire, non, pas quatre. Lui, elle... Deux fois. Deux fois. Deux fois. Au final, moi, c'était... Merci, Antoine, pour la question. Je pense qu'on va... Oui ? Tu veux-tu nous en poser une ? Oh, disrupteur.
Participant 6: On a fait de la déchirée un peu, mais est-ce qu'il y a quelque chose que vous avez fait triper l'un sur l'autre ou que ça a fait comme... OK, il y a un fit, il y a un flip.
François Lanthier Nadeau: au même temps que tu es quelque chose à l'amener et que tu te dis ok nous ça ne marchera pas ok donc la question pour le feed audio on a parlé un peu de bitcherie, y'a-tu quelque chose qui a fait que ça a cliqué entre Charles pis moi, qui a eu un fit comme plus personnel tu veux-tu répondre en premier ?
Charles Ouellet: Ben je peux y aller mais je pense que c'était les deux mettons un peu c'était notre passion mettons pour je sais pas la job, pour le travail first of all, tu sais j'ai l'impression que c'est ça qui nous a rapprochés éventuellement pis je pense que si ça avait pas été ça aujourd'hui on est amis depuis super longtemps pis tout mais je suis pas sûr qu'on aurait été amis sinon non non mais c'est c'est vrai je pense qu'on serait jamais croisés le
François Lanthier Nadeau: podcast va s'appeler shoot des flèches non mais je suis sûr que c'est la même chose pour tout ouais moi je vais te dire je vais te dire ma réponse je vais te dire ma réponse euh Je suis content qu'on fasse ça, man. C'est comme un genre de co-founder thérapie. Check. Moi, au début, mon égo était quand même en péril parce que je n'avais pas beaucoup de compétences en marketing et vous autres, vous aviez beaucoup de compétences en programmation. Fait qu'il fallait que je me prouve... Puis je trouvais ça tough. Fait que j'avais envie de vous plaire, je pense, autant à toi, à Georges que tout le reste de la team. Fait que ça m'a mis, ça a réussi somehow à faire du jujitsu avec mon ego, puis faire, regarde, je vais prendre le hit, puis je vais apprendre des trucs, puis je vais réussir à les impressionner, ce monde-là. Au niveau de la job. Puis après, ce qui a fait que ça a cliqué, pour répondre plus directement à la question, c'est qu'on s'est rendu compte qu'un puis l'autre... On pouvait se faire confiance, puis on pouvait amener des results dans une branche de la compagnie que l'autre ne pouvait pas amener de results. Puis on était tellement proches, genre littéralement, physiquement, tout le temps à travailler ensemble, qu'on voyait les résultats de l'autre. Fait que la feedback loop de des trucs que nous, on ne contrôlait pas, puis qu'on ne savait pas comment faire, mais qui marchaient bien, on l'avait en face tout le temps. Puis ça, ce genre d'unité-là, ça a été au cœur de la culture d'entreprise des... Golden Days de Snipcart que genre, le marketing puis le dev, ils étaient de même. Of course, quand tu grandis un peu plus, ça devient plus tough à orchestrer, mais ça a toujours été genre une unité puis les devs trouvaient ça sick ce qu'on faisait au marketing. Moi, c'était important que nos devs trouvent ça sick puis nous, le monde, la plus petite équipe de marketing trouvait ça sick ce que les devs chipaient puis faisaient puis ce que les devs pensaient d'utiliser Snipcart. Fait que... Il y a beaucoup de ça, je pense, là-dedans. C'est une excellente question.
Charles Ouellet: C'est une excellente réponse.
François Lanthier Nadeau: Merci, mon vieux. Cool. On move au prochain chapitre. Boily, as-tu le temps ? On le coupera au montage, je ne veux pas avoir ma question. Ça fait combien de temps que je parle, qu'on parle ? Ce n'est même plus Boily, c'est un nouveau Sound Guy, mesdames et messieurs. Coup de théâtre ! Oh mon Dieu ! As-tu le temps ? Ça fait combien de temps qu'on parle ? laisse faire c'est bon on continue grosso modo on bouge sur les golden years mais Charles j'ai le goût qu'on le fasse vite pis qu'on arrive un peu à notre closure fait que 2016 à 2018 c'était les golden days de snip card explique moi explique moi pourquoi c'était les golden days de snip card pour toi ben parce qu'on commençait mettons à faire
Charles Ouellet: de l'argent pour de vrai. C'est là qu'on a commencé à engager du monde puis, tu sais, du monde, justement, qui ont été des piliers. Ça n'a pas juste été des employés qui ont passé dans Snipcart c'est du monde qui ont laissé leur trace encore aujourd'hui, même des personnes qui sont encore là aujourd'hui comme Francis qui est dans l'audience. Fait que je trouve que...
François Lanthier Nadeau: Moi, je veux faire un shout-out. Moi, je veux faire un shout-out. Maxime Navasson, Jean-Sébastien Tremblay, Mathieu Dion. Mathieu Dion, je l'enlève parce qu'il n'est pas venu à l'event ce soir. Francis Côté, Michael Poirier-Ginter, tout du monde qu'on a embauché. fucking débrouillards qui sont rentrés dans une petite business qu'on n'avait pas les moyens de payer des salaires de fou pis qui ont fait une fondation critique de notre business pis moi juste ça qu'on a une vraie team pis un vrai produit qui génère du vrai cash c'était je sais pas on
Charles Ouellet: était blessed c'était malade c'est les années où ce qu'on sait aussi un peu c'est là qu'on a découvert un peu notre identité un peu plus d'entreprise je pense qu'on s'est séparé un petit peu plus de Spectrum par la bande tout ça je pense que c'est là que on a fait le premier vraiment, on a maturé de le side project à une vraie compagnie.
François Lanthier Nadeau: C'est là aussi, justement, on a pris notre propre identité puis on a commencé à faire des gageures de positionnement de marques, pas juste, genre, de développer un produit qui marche bien pour des devs, mais de dire, OK, il y a tel courant dans l'esprit des développeurs en ce moment dans l'industrie, le jam stack, le headless e-commerce. Nous, on va faire des gageures très tôt sur ces courants-là. Ça va faire... Puis on va se positionner... Comment dire ? On va se positionner de façon tôt. Puis on fait la gageure que ça va lever comme trend. Ça l'a levé. Ça nous a amené un paquet de retours. Je pense qu'on a... C'est aussi 2016-2018, c'est le bout où on a fait les... On s'est réessayé dans les événements, des années plus tard, mais done right.
Charles Ouellet: Oui, c'était plus des événements de start-up ego puis d'essayer de pitcher ta start-up à plein de monde. C'était plus des événements pour les devs d'aller parler de notre produit à du monde. qu'ils connaissaient peut-être déjà, mais qui s'affitaient plus. C'était vraiment plus notre marché.
François Lanthier Nadeau: Puis moi, c'est là que j'ai, vers la fin de cette période-là, 2018, c'est là que j'ai commencé à, ça a été long, mais à prendre assez de confiance pour être capable d'aller sur des podcasts, d'aller dans des meet-ups, puis moi, parler à des programmeurs, même si je ne peux pas écrire du code encore à ce jour.
Charles Ouellet: Oui, mais tu parlais quand même.
François Lanthier Nadeau: Mais je t'en... J'en connaissais juste assez pour avoir l'air de savoir ce que je parlais. Mais Joke Society, ça a été, je pense que c'est ça comme... professionnel mais comme compagnon on a compris en maturité puis grosso modo ça a été aussi une passion qu'on a eu quelques quelques fils et quelques challenges je les rôles en mitraille mais Le plus important, je pense que c'est justement les remote days. C'est-à-dire que c'est cool de vivre dans une startup, tu as une qualité de vie, tu peux travailler d'où que tu veux, si c'est ouvert ou remote, tout ça. À cette époque-là, Charles a fait une partie remote, moi j'ai fait une partie remote. Je pense qu'on s'est rendu compte que la culture de Snipcart c'était pas principalement remote, puis c'est correct. Toi, tu veux-tu nous faire un... en 30 secondes.
Charles Ouellet: J'ai passé deux ans à Winnipeg. J'étais le seul.
François Lanthier Nadeau: Qui connaît Winnipeg dans la salle ? Destination exotique.
Charles Ouellet: J'étais le seul de toute l'équipe de dev remote. Souvent, il y a des discussions. Il y avait des meetings, des trucs qui se passaient au bureau que moi, je manquais. Ça a touché un peu. Ça a été dur sur la motivation, sur l'implication que j'avais aussi dans le team. J'ai trouvé ça quand même... tough même si quand je suis parti à Winnipeg, au début, je me disais, on est équipé pour remote, on utilise Slack, il n'y a pas de problème. Mais je me suis rendu compte que c'était vraiment plus...
François Lanthier Nadeau: Je pense que quand tu es un satellite à la distance d'une plus grosse planète qui roule tout ensemble, c'est vraiment plus tough. Moi, faute d'avoir un gros salaire, je me suis dit, je vais profiter de mes conditions de travail et je vais aller aux Philippines, en Thaïlande, au Vietnam. Écoutez, ça a été bien le fun, ça a le looké good sur Instagram, mais c'est aussi le moment où moi j'ai, en 2017, quand je revenais de Thaïlande-Vietnam avec Max Laboisson, j'ai fait une grosse dépression. J'ai fait un arrêt de travail de 6-7 mois facile, puis ça a été, on venait d'embaucher Mathieu Dion, qui a été notre premier vraiment marketeur, que j'étais supposé former, puis j'étais off. complètement. Elle n'est même pas là. Ça a été une période vraiment tough. Moi, ce que je veux dire là-dessus, je ne veux pas trop linger ou passer trop de temps, mais je veux juste dire que pour moi, ça a été un moment où voir que mes partenaires dans le business, à l'époque, j'étais partenaire minoritaire, j'avais un petit pourcent de la business parce que vous me l'aviez basically donné parce que j'étais dédié. Ça a été un moment de forger ma confiance. Parce que j'ai vu que, oui, je ne générerais plus de résultats. Oui, il fallait que j'abandonne ma team et que c'était tough. Je me sentais mal, mais que tout ce monde-là me faisait confiance, me disait Yo, t'en as assez fait, on va t'aider à remplir tel formulaire pour avoir l'aide du gouvernement, whatever, tu sais. Puis prends le temps que t'as besoin de prendre, puis on va te prendre en retour progressif, mec, tu sois prêt, tu sais. Puis moi, ça m'a donné confiance en mes partners, ça m'a donné confiance en ma team, puis dans notre produit, parce que j'ai été capable de partir, d'aller faire la thérapie que j'avais besoin de faire, tu sais, puis de me remettre sur pied. Puis que la business, finalement, ne crashe pas. Puis des fois, je pense que tu as besoin de faire ces tests-là. Hopefully, tu ne le fais pas en faisant la dépression. Tu le fais en partant en vacances quatre semaines. Mais pour voir que ta business peut rouler sans toi. Puis en tout cas, ça a été une période assez critique. T'étais-tu ennuyé de moi ? Un petit peu. Il nous faut un autre stagiaire en marketing. Sweet. Après ça, je passe rapidement sur les fails. On s'est planté dans le pricing. Avec le Pro Pack. Pro Pack, on a dit, OK, on a un paquet de fonctionnalités super avancées. Puis là, ça n'a pas de bon sens qu'on ne charge pas plus cher pour ces fonctionnalités-là. On va les rassembler dans ce qu'on appelle le Pro Pack. On va charger 70 US flat de plus par mois pour avoir accès juste à ça. Puis tu te rappelles ce qui s'est passé avec ça, basically ?
Charles Ouellet: Il y a beaucoup de monde qui ont chialé. On a grandfather à peu près tout le monde. Fait que finalement, on l'offrait à pratiquement tout le monde gratuit parce que le monde disait... Hey, je connais telle personne qui l'a gratuit. Puis on a eu à peu près personne qui s'est inscrit. Spiral loop de pas d'argent de plus. Parce qu'on a... Si on a 10 personnes qui sont abonnées au Product c'est bon.
François Lanthier Nadeau: Oui. Je pense aussi qu'on s'était rendu compte que notre bundling de fonctionnalités, il était beaucoup trop intuitif, puis ad hoc, c'était pas... Il y avait plusieurs personnes qui avaient besoin d'une fonctionnalité là-dedans, qui étaient comme Ça fait aucun sens pour moi de payer ce montant-là juste pour une fonctionnalité, etc. Fait que je pense que ça, c'est des maths qu'on avait faites, mais c'est une expérimentation qu'on a faite, puis... Voyez-vous, on l'a grand-périsé. Les gens qui venaient avant le Pro Pack, ils n'avaient pas accès à toutes les features. Ils n'avaient pas cette peine-là de payer plus avec le nouveau pricing. Ça n'a pas marché. Qu'est-ce qui s'est passé ? On a rolled back. On l'a enlevé. Oui, c'est un levier qui peut être épeurant, le pricing, mais ce n'est pas un levier qui coule dans le béton, genre le destin t'accompagne ou whatever. Là-dessus, on s'était bien fourrés. Gros fail qui nous amène dans l'autre période qui a été... pas mal critique pour snip le nom release de la v3 on a dit en 2018 qu'on allait publier une version 3 notre panier d'achat à tout le monde qui m'a vu que j'étais un marketeur hors pair, je l'avais annoncé à l'avance à tout le monde. Combien de temps ça a pris finalement la release, tu te rappelles ?
Charles Ouellet: Ça a pris à peu près, pas loin de 3 ans je pense, par la V3.
François Lanthier Nadeau: Jesus Christ. C'est une année perversif. Deux ans je pense. Deux ans, ouais. Ça, ça a été vraiment, vraiment tough. Puis tu sais, on va rentrer je pense dans le reste de l'histoire de SimCart avec ça. Qu'est-ce qui est arrivé, c'est qu'on était une équipe de programmeurs. Mostly, il y avait un petit peu de marketeurs, mais mostly des programmeurs. Ce qu'il n'y avait pas chez Snipcart à l'époque, c'était des gens de produits ou des gens qui réfléchissaient de façon un petit peu plus stratégique à qu'est-ce qu'on développe, pourquoi on le développe, pour qui on le développe. C'est toutes des choses que si vous êtes dans les plus grosses startups, vous les avez, ces gens-là. Ou peut-être que dans la salle, vous êtes déjà des gens de produits. Pour vous, ça sonne comme pourquoi il n'y avait pas de product owner, pourquoi il n'y avait pas de product manager, blablabla. Nous, on n'en avait jamais eu, jamais eu besoin. Par contre, on n'a jamais fait un projet, je pense, aussi ambitieux que la refonte complète de notre panier d'achat. C'est là qu'on s'est rendu compte, Christ qu'est-ce qui se passe quand tu donnes un vraiment gros projet à un team de devs dont il y en a plein qui sont perfectionnistes, qui veulent refactorer un paquet de choses, et qu'ils arrivent à une étape ou un problème, et ils disent Ah, tant qu'à être là-dedans, tant qu'à...
Charles Ouellet: On n'avait pas vraiment de planning, pas vraiment de... On n'avait pas de sprint, c'était vraiment plus, on veut faire la V3, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse ? Puis à toutes les fois qu'on arrivait à un point, on disait, ah bien là, ça, il faut qu'on refasse ça, il faut qu'on refasse ça, parce que ça ne marchera pas pour X raisons. Je pense qu'on a vraiment beaucoup, pas tourné en rond, mais ça n'a pas été assez straightforward.
François Lanthier Nadeau: Je pense que l'ampleur du projet de la V3, ça a été, puis se fourrait un petit peu dans combien de temps ça nous a pris. Ça a été ça qui nous a sortis de notre phase Snipcart de cowboy, un peu. De genre, c'est correct que les choses soient faites, mais pas parfaites. C'est correct de, genre, bouger vite. C'est correct, on réparera ça après. Tu sais, ces espèces de philosophies de startup-là, un peu scrappy. À un moment donné, il faut que tu transcendes ça, tu sais, à un certain point critique. T'as le devoir envers toi, ta compagnie, tes users, de, comme, maturer, je pense. Puis on l'a fait. On l'a fait à travers différentes étapes, là. Moi, grosso modo, j'ai dit... Yo, ça marche pas que tout le monde hausse les épaules pis sache pas pourquoi on a pas releacé notre V3 à temps. Je pense qu'il nous faut un product owner, j'ai checké mes affaires, on pourrait engager ou je pourrais moi le faire. Fait qu'on a décidé de faire ça. Moi, je me suis formé en product owner real quick. J'ai décidé de le faire. Après ça, je l'ai fait pendant à peu près un an. Pis ce qu'on s'est rendu compte, c'est qu'au fond de toute cette histoire-là, c'est qu'il y avait personne dans notre équipe pour dire non à certaines choses. Il y avait beaucoup de gens qui étaient capables de dire oui à plein d'affaires, mais tu n'avais pas quelqu'un qui avait la responsabilité ou l'autorité de dire non, on ne fait pas tout ça. C'est souvent ça qui est clé en startup. Ce n'est pas à quoi tu dis oui, c'est à quoi tu dis non. Ça, ça l'avait poussé Georges à dire… Je me rappelle, on était en Suisse. Il venait de déménager en Suisse. On avait donné une conférence à Nantes qui était bien cool. Il avait dit qu'il ne fallait pas juste dire non dans les affaires produites. Il faut que tu dises non dans la compagnie au complet. Il y a plein d'affaires à quoi il faut que tu dises non. Genre, certains types de salaires, certains types d'embauches, certaines initiatives de marketing, des dépenses, whatever. Puis elle dit, il manque de leadership, il n'y a pas de CEO. À mon tour de te lancer une flèche. Tu avais le titre honorifique de CEO, mais je pense qu'il était plus honorifique que... C'est ça, parce que j'avais...
Charles Ouellet: Je n'ai jamais mis le titre de CEO nulle part. Mais oui, c'était... Le monde m'appelait Charles-Émile Ouellet pour que...
François Lanthier Nadeau: Je m'en rappelais plus. Je m'en rappelais plus de ça. Fait que, t'étais un christi de bon programmeur, un bon lead dev, et puis t'es devenu un bon product guy, mais t'étais pas ton ambition d'être CEO. Puis Georges coup de théâtre, qui avait comme tout le temps été basically comme product owner à temps très partiel, CEO à temps très partiel, stratège, manager, tu sais, il a joué plein de rôles critiques à plein de moments, mais il en avait jamais eu. Puis il a dit, toi, Frank, tu veux-tu être le CEO ? Je me rappelle, j'étais en Suisse et je me disais, ça coûte donc bien cher ici en Suisse. Comment il fait ? J'ai fait, man, je n'ai jamais pensé à ça de ma vie et comme syndrome d'imposteur qui avait kick-in à fond Léon et finalement, j'ai décidé d'accepter. On a renégocié de l'équité. Ça a pris plusieurs mois et j'ai dit, si je pourrais investir comme cinq années plus de ma carrière dans Snipcart comme CEO, je veux plus d'équité. Les gars m'ont coté un deal super legit, super généreux. Qu'est-ce qui est arrivé après ? Toi, tu as step-up.
Charles Ouellet: Comme product owner.
François Lanthier Nadeau: Explique. Je serais curieux parce que toi, tu es un programmeur qui est comme... Dépendamment de l'âge des gens ici, il y en a qui vont dire que c'est un vieux de la vieille. Ça fait 18 ans que tu codes ? À peu près. C'est ça. C'était... Ça fait 18 ans que tu codes. Qu'est-ce qu'il a fait à ce moment-là que tu as fait ? Tu sais quoi ? Je vais prendre un rôle plus produit, puis moins hands-on. Même si on s'entend, c'était une startup bootstrap, tu es resté quand même hands-on.
Charles Ouellet: Je trouve qu'à un moment donné, j'ai eu un reality check. Je t'ai rendu que dans notre team, toutes les devs étaient... meilleur que moi. Il était plus à jour, il était plus rapide, il savait plus les dernières affaires qui se passaient. Je me disais que j'étais peut-être rendu à un point où peut-être que je pourrais essayer d'explorer autre chose que juste continuer à développer. Je pense que j'étais juste un petit peu moins intéressé par juste faire du dev et me concentrer là-dessus. Je faisais moins de veille technologique que je faisais avant. J'avais le goût d'essayer un autre volet. Du développement de produits qui était plus...
François Lanthier Nadeau: Moi, je pense que ça a été une manière d'augmenter ton impact dans la compagnie en prenant un step de maturité dans ta carrière. C'était comme un chemin quand même logique, je pense, avec ton profil. Puis ça a vraiment tout changé. C'est comme on a mis ce qu'on appelait un minimum viable process en place. On avait une couple de rituels, des sprints, une couple de rôles, de choses... C'était rien... C'était pas la grosse patente, mais juste ça. Ça a tellement focussé notre équipe de produits puis de devs. Je pense que ça nous a permis de passer à Next Snipcart et d'augmenter les revenus. En rafale, pour finir cette excellente période-là, ça a été aussi la séparation physique de Spectrum. On avait été embedded un petit peu dans les bureaux de Spectrum pendant plusieurs années. Et là, enfin, on avait nos propres bureaux qui étaient juste au-dessus de chez Spectrum. C'est basically comme le teenage qui dit je m'en vais d'ici et qui habite dans le sol. On s'est mis à séparer les business aussi. Les business. Ça faisait un bout, c'était fait. Séparer les business, mais séparer les équipes. Fait qu'on avait une équipe marketing, puis une équipe développement. Même tranquillement plus... On a séparé front-end, back-end. Pas à cette époque-là. Maintenant, oui. Un petit peu plus. C'est ça, on a diversifié notre marketing. On a fait des petits wins avec genre le PR, puis comme les podcasts, puis... les vidéos qu'on a faites. On n'avait pas assez de bande passante pour attaquer un nouveau canal au complet, ce qui était vraiment tough. On a juste peaufiné un petit peu la machine, je pense, qu'on avait de marketing. On serait rendu pas mal, man, à la pandémie.
Participant 7: Oui.
François Lanthier Nadeau: Parce que là, on vous fait comme ça, en accéléré, hopefully, il y a des affaires que vous apprenez, des affaires qui vous font rire, des affaires qui vous inspirent sur vos trucs. Mais l'affaire qui est commune... de tout le monde qui est ici, c'est qu'on l'a tout vécu, la pandémie. On est tous passés à travers, que ce soit comme individus, comme familles ou comme compagnies. Puis nous, c'est vrai... Je me sens toujours un peu mal quand je regarde, mettons, le niveau de souffrance psychologique et économique que ça a généré la pandémie versus les avantages, mettons, que ça a créé pour Snipcart. On a été une compagnie fucking privilégiée d'être dans un space comme le commerce en ligne puis de pogner une accélération des revenus. De pouvoir embaucher Remote, grow la team, grow les revenus, grow tout, man, pendant cette période-là. Fait que, qu'est-ce qu'on a fait à cette époque-là ? On a dit, on se penche la tête, on mérite notre chance, on ship on ship on ship on build une équipe, on essaie de prendre soin de notre monde, de prendre soin de nous-mêmes. Puis je pense qu'on l'a fait le mieux qu'on pouvait, tu sais. Fait qu'il y a eu une partie de chance, mais qu'on a voulu mériter, puis... Tu te rappelles-tu quand la première fois que Duda nous a... Vous en approchez ?
Charles Ouellet: C'était juste avant. C'était en décembre 2020.
François Lanthier Nadeau: Non. Juillet 2020.
Charles Ouellet: C'était en juillet ?
François Lanthier Nadeau: Oui. Duda, mesdames et messieurs, c'est une compagnie que j'aime profondément, encore à ce jour, même si je n'en fais plus partie. C'est un website builder pour agences numériques, agences de marketing numérique spécifiquement. C'est un SaaS qui a été lancé aux États-Unis. Ils ont une grosse force de frappe en Israël. C'est pas un bon. J'aurais pu utiliser un autre mot pour parler d'une équipe en Israël. Jesus Christ. Alright. Hopefully, il n'y a pas vraiment de monde qui parle français. Mais, une christie belle compagnie. Puis, nous... Comment tu expliquerais le fait qu'on est devenus sur le radar de Duda, toi ? Moi, je l'ai compté 10 000 fois, mais toi, comment tu l'expliquais ?
Charles Ouellet: Je pense que justement, avec la pandémie un petit peu, tout le boom de e-commerce, Duda s'est dit, il faut qu'on aille une solution d'e-commerce aussi. Puis, ils ont commencé à regarder toutes les... un petit peu tout ce qui était headless, qu'est-ce qu'il pouvait intégrer facilement. À travers notre contenu, à travers tout ce qu'on avait travaillé comme depuis le début pratiquement de Snipcart de Jamstack, headless CMS, headless e-commerce, on avait quand même une bonne position dans ça. C'est de même qu'on est tombé dans le radar quand ils faisaient leur recherche justement pour avoir ça.
François Lanthier Nadeau: J'aime compter que le CTO Amir de Duda, la manière qu'il a trouvé Snipcart C'est en faisant une recherche George pour Headless e-commerce. Et oh, surprise, surprise, qu'est-ce qu'il y avait dans le top 3 ? Le dernier blog post que Françosis Lanthier Nadeau avait écrit pour Snipcart. C'est un retour sur investissement de 8 chiffres pour un blog post, mon ami. Pas gênant pour un stagiaire en marketing. Blague à part, l'histoire de la vente est partout. Vous pouvez aller la voir. Moi, j'ai le goût qu'on fasse un... Si vous voulez poser des questions là-dessus, vous pourrez. Ça fait déjà beaucoup de temps qu'on parle, Charles, fait qu'on se craint comme, qu'est-ce qui se passe à cette heure ? On m'ouvre en à genre, moi, je suis parti. Moi, je suis parti d'ailleurs pas parce que j'avais des mauvaises relations ou quoi que ce soit. Je suis parti parce que je n'étais plus assez motivé pour être un bon team player et un bon leader. Fait que j'ai décidé de sacrer mon camp et de faire des projets qui feraient que je serais plus mon X. J'ai appris beaucoup. Je suis encore vraiment reconnaissant de tout ce qui est arrivé avec Duda. Ils ont changé ma vie, carrément. je suis en bonne relation avec Duda et avec Snipcart je m'écoute parler et je suis comme on dirait qu'il y a une équipe de PR en Israël qui est genre dans ton maille et qui disait c'est mieux de dire que de te connaître mais c'est la vraie de vraie vérité j'aime encore les founders et le monde là-bas ça c'est l'espèce de statement par rapport à Duda mais là je suis plus là ce que je veux savoir c'est qu'est-ce que ça a changé le plus parce que ça c'est, la vente c'est une histoire en soi mais il y a un après la vente genre l'équipe et là, on l'a doublé après la vente à peu près ? Oui, après la vente, on a doublé l'équipe puis on a rapetissé un petit peu aussi par après, mais quand même, on est... Ça, ça a été quand même quelque chose de spécial, je pense, de doubler l'équipe parce que longtemps, on a été la business bootstrap qui n'avait pas tant de budget, qui ne pouvait pas nécessairement faire des grosses embauches. Puis là, on avait un pas mal plus gros budget avec une histoire quand même magnétique ou quand même intéressante, je pense. Puis moi, ça a été l'occasion pour moi de retourner sur LinkedIn puis d'écrire basically aux employés de toutes les compagnies qui avaient essayé de me poacher du monde pendant les huit dernières années. À ce temps-là, j'ai un pas mal plus gros budget. D'ailleurs, si vous faites partie de ces compagnies-là puis que vous êtes dans l'audience, je suis vraiment désolé. J'ai une règle assez simple pour le poaching, fun fact. Si je vous ai serré la main puis que je suis allé manger avec vous, peu importe où, au restaurant, Ma règle, c'est que je ne poche pas de monde chez vous. Je pense que je vais en reparler sur le podcast, mais si vous voulez en parler après, vous pouvez venir. Mais grosso modo, c'était sick, man, parce qu'on avait plus de jeu, plus de pouvoir là-dessus, puis on a doublé l'équipe vraiment rapidement.
Charles Ouellet: Les conditions aussi de l'équipe Exit ça fut quand même bien, parce que tout le monde travaille en tech ici. Il y a eu une inflation au niveau des salaires, puis tout, avec la COVID, tout ça. Ça nous a permis d'un peu... Parce que...
François Lanthier Nadeau: Ça, c'était une des motivations pour la vente dans le business un peu aussi. C'est-à-dire que, crème, on a du monde vraiment fidèle, vraiment sharp qui ont aidé à la croissance de Snipcart. Puis, on n'a jamais vraiment été capable de leur offrir des conditions de travail qui sont… C'était un bel environnement, c'était le fun, c'était challengeant. Mais au niveau juste salaire ou juste avantages sociaux, le market tirait par en haut vraiment fort. Fait que là, on avait enfin la chance de bouger plus vers en haut. Puis, je pense que c'est… Je suis encore fier qu'on l'ait fait.
Charles Ouellet: Moi aussi, c'est une des choses que je suis le plus grateful de l'acquisition. C'est un moment-là quand on annonçait les raises à tout le monde et tout, ça reste un des moments qui est le plus positif.
François Lanthier Nadeau: Oui, c'est très cool. Je veux que tu me parles un peu des défis techniques. Parce que là, pour contexte, tu as une équipe internationale qui est aux États-Unis, au Brésil, en Israël et maintenant au Canada. Toi, tu es une petite équipe. canadienne, québécoise, qui doit intégrer sa technologie et son équipe dans cette plus grosse machine-là. Clairement, c'est pas les mêmes langages de programmation qui sont utilisés. La culture de travail est différente. Fait que, côté produit et code base, genre, c'est quoi les highlights de ça ? Qu'est-ce qui t'est passé ?
Charles Ouellet: Je pense qu'un des plus gros highlights qu'on a fait, c'est le fork de code base, qu'on appelle. C'est que, tu sais, on avait le code de Snipcart. Tu sais, Snipcart à la base, c'est fait pour être intégré sur n'importe quelle site web, n'importe quelle technologie. Ça se veut super flexible. Tandis qu'avec Duda, on s'intègre dans... une technologie. On pouvait rendre nos choses beaucoup plus simples à certaines places, beaucoup plus focus sur avec quoi on s'intègre. On a décidé de prendre le code de Snipcart de le mettre de côté et de prendre le code pour Duda et vraiment s'en aller avec ça pour l'intégration avec Duda.
François Lanthier Nadeau: C'était-tu Crève-Cœur ou c'était Libérateur en tant qu'équipe de programmation de faire comme on fait un gros fork demain ?
Charles Ouellet: C'était Libérateur parce que c'était à nous... Ça simplifiait beaucoup la vie de dev. Il y avait plein d'affaires qu'on n'avait pas. Ça nous enlevait beaucoup de contraintes, beaucoup d'obligations qu'on aurait eues à voir si on avait voulu avoir le même code qui roule pour les deux plateformes, si on veut. Je pense que c'était libérateur. Puis,
François Lanthier Nadeau: les conditions ont augmenté. Oui. Des fois, il y a des visites de collègues. Il y a une partie de l'équipe qui est allée voir en Israël, du monde au Colorado. Il y a du monde de l'Israël qui viennent vous voir de temps en temps. Ça, c'est comme un plus. C'est une exposition à d'autres cultures, comme apprentissage de plus grosses compagnies qui fonctionnent. Tout ça, c'est très cool. Mais qu'est-ce qui a été tough en ce moment, après la vente ?
Charles Ouellet: C'est sûr qu'on travaille justement avec des équipes à l'international. On est sur des... time zones différentes. On a des meetings à des heures tôt le matin pour nous parce que les gens à Tel Aviv, eux autres, c'est tard le soir pour eux. C'est aussi une culture vraiment différente. On se rend compte que les gens à Tel Aviv, parce que je parle beaucoup de Tel Aviv parce que nous, on travaille pratiquement juste avec le monde d'Israël parce que toute leur R&D est là-bas. Les gens sont différents. Ils sont beaucoup plus straight to the point. Il y a... pas beaucoup de small talk dans les meetings. C'est comme beaucoup plus axé sur la job seulement et plus direct aussi. Je pense que c'est quelque chose qu'au début, ça nous a un peu frappé. Mais là, on commence à s'habituer et on commence à être plus smooth.
François Lanthier Nadeau: Moi, mes premiers meetings, on n'avait pas le meilleur setup audio. J'ai d'ailleurs dépensé 23 000 pour faire un meilleur acoustique. Il y a du monde qui rit parce qu'il m'a conseillé de ne pas faire ça. Meilleure acoustique de salle de conférence. Fait que là, mauvaise acoustique, gens à une time zone différente qui parlent en anglais langue seconde, nous qui parlons en anglais langue seconde, on se comprenait pas, pis c'est des gens beaucoup plus straightforward, mettons, que nous autres, les Israéliens. Fait que nous, on finissait les meetings pis on se disait Tabarnak, ça va m'allaiter, man. Hey man, on s'est pognés tout le long, t'sais. Shit, genre, j'espère que ce sera pas tout le temps de même, oh mon dieu, dans le cas qu'on va s'embarquer. Pis de l'autre bord, à mire, pis le monde, j'étais dedans, il était comme Ah, c'est tout bon. All good, ce meeting-là, il n'y a pas… C'est normal. Même quand on est allé en Israël, ils nous ont fait une présentation, un deck de genre les Canadiens versus les Israéliens. Je me rappelle. Qu'est-ce qu'ils mangent pour déjeuner ? Je me rappelle. C'était genre des bangs de Tim Mettons.
Charles Ouellet: Et eux autres, un shakshuka.
François Lanthier Nadeau: Un shakshuka. Je pense qu'il y a eu de l'adaptation culturelle, mais c'est hot, man. Il y a du monde vraiment sharp dans cette compagnie-là. Je pense que ça nous a permis de grandir comme… comme professionnel. Mais avoir un projet tellement gros, tu sais, faire Dooda e-commerce, c'est ça le nom de ce qui a été buildé et ce qui continue d'être buildé. Puis, by the way, ça marche, c'est en prod. Il y a déjà des centaines, si tu comptes les plus gros clients, des milliers, je pense, de stores. Oui,
Charles Ouellet: plus que 1000 stores actuellement.
François Lanthier Nadeau: Ça, c'est le gars pas de marketing qui dit plus que 1000. Moi, je dis, il y a des milliers de stores live. Ça, juste moi, je veux nous faire une grosse tape dans le dos parce que... Il y a plein d'acquisitions et de fusions qui ne marchent pas. Ça pète. Ça ne voit jamais le jour. Christ Snipcart Duda, ça a marché, man. Je suis vraiment fier de ça. Vous continuez de travailler là-dessus. Il y a des beaux défis qui s'en viennent aussi, je pense, en termes de scaling. Il y a des affaires comme les instances en Europe qu'on avait... Explique un tout petit peu là-dessus.
Charles Ouellet: Oui, c'est que dans le fond, Duda a beaucoup de clients entreprise. Des gros clients qui utilisent Duda comme... white label. Puis eux, souvent, sont en Europe. Puis il y a plein de contraintes au niveau de la privacy, de l'hébergement des données, puis tout ça, que quand tu es en Europe, il faut que ton data soit en Europe, tes serveurs soient en Europe. Ça fait qu'on va avoir, on est en train de travailler sur l'ajout de tout notre stack, dans le fond, si on veut, sur l'infrastructure en Europe pour desservir ces clients-là.
François Lanthier Nadeau: Je pense aussi qu'un bon challenge puis une réalité différente avec Duda c'est qu'ils visent des clients mid-market puis enterprise. Tu signes pas ces clients-là, tu les convertis pas de la même manière que tu convertis des self-serve, libre-service qui s'inscrivent et qui utilisent ton produit. Pis quand t'as un Christ de Goliath qui arrive dans le pipeline pis qui fait Yo, on pourrait ajouter 10 000 stores par année, ça serait un contrat mensuel de genre 80 000 piastres. Qu'est-ce que ça fait pour une équipe de dev quand tu as des vendeurs excités qui arrivent avec ça ?
Charles Ouellet: Ça change la roadmap.
François Lanthier Nadeau: Puis ça, on le dit avec humour, mais c'est vrai pareil. Puis des toughs, quand nous, on a été full drillé à dire non à tout, dire non aux gros clients, puis faire nos shit à notre rythme, là, ça a changé la vibe. Mais je pense que c'est des beaux défis. Puis aussi, le payoff, quand le gros client… Il intègre ta solution et il la déploie. Il y a des milliers d'utilisateurs. C'est comme, oh shit, on a fait de quoi être gros. C'est quand même malade. La question, pas la question qui tue, mais la question que je me suis fait demander beaucoup et j'ai répondu un petit peu à travers le podcast, mais j'ai le goût de te la poser à toi. Parce que là, on a compté tout plein d'affaires. Puis je me rends compte qu'un podcast live, c'est long en sacrifice, même. Je vois la face de certaines personnes, il fait chaud, le monde a le goût d'avoir des drinks. C'était la première formule, donc je vais prendre le feedback constructif par la suite. Mais je vais finir avec la question qui tue, puis s'il y en a qui veulent venir nous poser une couple de questions, on fait ça, puis après ça, freestyle, drinks, whatever. Charles, t'as regretté d'avoir vendu ta startup ?
Charles Ouellet: Non, je ne regrette pas. Des fois, je m'ennuie. Je m'ennuie de la petite compagnie qui dit non aux gros clients. Des fois, je m'ennuie de ça. Mais en général, je ne regrette pas. Je trouve qu'on a réussi à améliorer la condition de tout le monde dans l'équipe, d'avoir des nouveaux défis pour à peu près tout le monde dans le team aussi. Je trouve qu'où on s'en va, la direction qu'on prend avec Dooda e-commerce, c'est vraiment cool. Non, je ne regrette vraiment pas d'avoir vendu. Personnellement aussi.
François Lanthier Nadeau: Ben oui, anciennement, c'est un windfall, c'est sûr. Tu veux-tu me la poser, moi, tout, pour finir ?
Charles Ouellet: Oui. T'en regrettes-tu, toi, Frank, d'avoir vendu ?
François Lanthier Nadeau: Non, je ne regrette pas. Je pense qu'à travers le temps qui est passé, la COVID, la vente, il y a un deuil de me séparer de Snipcart qui était comme entamé. Je pense que j'étais rendu ailleurs. Puis pour moi, looking back... C'était comme la meilleure manière de partir un petit peu avec un bang. Je vais dire que, bien franchement, si ça n'avait pas été The Snipcart quand j'étais dans la moitié de ma vingtaine, que c'était plus rock'n'roll, disons, ma vie personnelle, ça a été l'encre qui m'a gardé positif. Ça a été une grosse partie de mon identité. Ça m'a gardé fier et motivé, alors que la majorité du reste de ma vie, fuck. marchait pas. J'ai développé des amnésies, man, qui durent à travers le temps, à travers les pays aujourd'hui, puis comme, juste à te dire merci, man. Merci d'avoir... Oui,
Charles Ouellet: ça a été professionnellement mes plus belles années, puis c'est en grosse partie grâce à toi.
François Lanthier Nadeau: On se remettra là-dessus. Alright, on a Ramblone, Ramblone, Ramblone. S'il y a des questions intéressantes, vous pouvez venir... Non, mais c'est juste pour le respect de la fatigue du monde ou leur goût, whatever. Ouais, non, pour vrai, si vous avez des questions comme... Vas-y, ouais, ouais. Ah, OK, le gars de vidéo dit d'y aller, ça, ça veut dire que... Merci, Emile, pour ton call éditorial. Man, j'avais pas assez d'autorité pour le faire. Vas-y, mon vieux.
Participant 6: je me demandais ça a pris à peu près 7-8 mois le processus de 7 mois auriez-vous aimé que ça soit plus court ou plus long avec du recul d'avoir plus de temps de réflexion ou au contraire vos idées étaient faites et tu pensais qu'on passait à autre chose nos idées étaient faites depuis beaucoup avant ça au début c'était supposé prendre moins que 6 mois c'est tout
François Lanthier Nadeau: le temps c'est comme un projet de construction de software c'est tout le temps plus long que ça se pose de l'aide mais... Moi, bien franchement, émotivement parlant, c'était la pandémie, c'était l'isolation, c'était les... Pas les chicanes, mais mettons, les conflits. C'était fucking tough, man. Si ça avait été plus long que 7 mois, mettons, mais là, à 12, pas mal sûr que ça aurait été mon deuxième burn-out. Fait que non, je suis content que ça ait pas pris plus de temps que ça. Je pense que tu vois des histoires d'horreur d'acquisition qui se font draguer pendant des... des mois, des années, pis qui vide les fondateurs, pis que ça met la business dans une position de merde, pis qu'après ça, ils reneguent le prix, tout ça. Tu sais, nous, on a vraiment pas vécu ça. Fait que ça a été tough, là. C'était tout à distance. Il y avait du monde en Suisse, du monde en Israël, il y avait du monde au Brésil, aux États-Unis, au Canada. COVID à travers ça, tu sais, c'était vraiment pas... Tu sais, je me rappelle, un moment donné, mettons, là, j'ai pris... J'ai dit à Itaï, le CEO de Duda, j'ai dit Hey, on peut-tu juste parler, comme, juste de n'importe quoi, là ? Genre, je suis à près de vendre l'affaire qu'on a construit pendant, genre, neuf ans. Tu es sur le bord de me donner des millions de dollars. Je ne sais pas si tu as des enfants, genre. Qu'est-ce que tu fais la fin de semaine ? Tu sais, j'étais comme, c'est tellement weird. On est tellement loin, genre. Excuse, j'ai hitté ton mic. Fait que, c'est ça. J'aurais aimé ça, ça. Puis je pense aussi que les discussions tough avec les partners dans notre actionnariat, si on avait été en personne, puis pas sur fucking Zoom, Teams. ou bien Slack, ça aurait été mille fois plus facile.
Charles Ouellet: Ça simplifie des choses, par exemple, des fois d'être remote, par exemple.
François Lanthier Nadeau: Tous les vols, le courtisage, plus comme...
Charles Ouellet: Non, mais parce qu'on ne voulait pas, on ne l'a pas annoncé à tout le monde, on avait des calls d'acquisition tout le temps, tout ça, tu sais. Ça aurait été pas mal plus compliqué de passer ces six mois-là sans que toute l'équipe sache. Oui,
François Lanthier Nadeau: on avait dans le calendrier des long-term sessions. de planifier Charles et moi à chaque semaine qui durait des heures. Parce que tu sais, on est fucking transparent comme personne et comme compagnie. On aurait voulu en parler, mais l'affaire, c'est que tu introduis tellement d'incertitudes et de chaos dans ton équipe si à chaque semaine, tu as huit personnes différentes qui sont comme le futur de ma carrière, le futur de la compagnie, qu'est-ce qui va se passer ? Y a-t-il des updates là-dessus ? C'est déjà tellement énergivore pour toi en tant que fondateur. Tu peux même plus, ou leader, whatever, tu peux même plus investir comme tu devrais investir dans les opérations de ta business. Puis là, faut-tu genre les attendre et les stress des autres en plus. C'est la seule vraie fois, je pense, qu'on a été opaque dans notre gestion de compagnie, nos communications clients. Euh, communications employées, excuse. Excellente question. Y'en a-tu d'autres qui veulent se franquer une petite question ou on... Yes, hey, what up ? Je t'adore, t'as Gaspésie.
Participant 8: Tchè tchè. Tantôt, vous avez parlé des bons frères, puis vous avez pensé vite là-dessus. personnellement j'accumule un CV de film et j'espère que ça va m'amener à un succès. Mais j'aimerais savoir, particulièrement avec Uniprix vous avez parlé d'avoir budgété des features ou plutôt de développer des choses pour ce pitch-là spécifiquement. C'était un film, mais vous n'avez pas mentionné ce que vous avez appris de ça. Si vous ne l'avez pas fait, arrivez-vous à manquer une opportunité ou un learning ?
François Lanthier Nadeau: Excellente question. Charles était plus là. Je vais te laisser y aller, mais je ne vais pas te choper.
Charles Ouellet: Je pense qu'un des learnings qu'on a eus, c'est de ne pas s'exciter trop vite quand on a une espèce de gros client comme ça qui se manifeste. Je pense que souvent, c'est des affaires qui se dealent et qui se font sur plusieurs mois. Puis là, je pense qu'on est allé un petit peu trop rapidement. On a commencé trop vite à faire du travail pour eux alors qu'on n'avait pas tant de... On n'avait pas de contrôle, on n'avait rien d'officiel tant que ça. Je pense qu'on s'est juste trop emballé.
François Lanthier Nadeau: Shiny Object Syndrome si t'as de quoi être vraiment cool, qu'il y a de l'air vraiment gros dans le court terme, rapidement, ton cerveau va se dire Ok, on va investir là-dedans alors qu'il faut que tu step back, que t'aies une vision plus stratégique que tu fasses. J'ai-tu les ressources ? J'ai-tu le skill set ? C'est quoi le likelihood, les chances que ça marche de dire là ? T'as des questions qui n'étaient juste pas assez matures, je pense,
Charles Ouellet: pour se poser. Au début, ils parlaient que c'était juste certaines fonctionnalités. Plus on avait des appels, plus il y avait de features, plus il y avait de choses que... On n'était vraiment pas rendus là comme entreprise.
François Lanthier Nadeau: Il y a beaucoup de parties prenantes dans les gros joueurs. Ces parties prenantes, ces décideurs-là, ils s'impliquent à différents moments du deal. Ça fait changer la game souvent. Quand tu n'as pas les reins assez solides en termes de bande passante pour take on un petit peu ça, je pense que ça se fout. que tu te questionnes si ça vaut la peine de faire des deals de même ou pas. Puis, on n'a pas d'opinion fort là-dessus. Aujourd'hui, vous travaillez avec Duda, vous faites des Christ de Gros Deals Enterprise puis ça pay off parce qu'ils ont l'infra puis la structure pour gérer des deals de même. Excellente question, Duda. Titouane, je t'ai vu shaker dans ta place. OK. Comme quand ça fait du bruit dans le fond de nos podcasts parce qu'Antoine n'est pas capable de rester assis et calme pendant un an. Yes ! Hey, what's up, dude ?
Participant 9: Question remote. Vous avez parlé tantôt que Snipcart n'était pas vraiment remote votre data, mais là maintenant vous êtes comme remote malgré vous en étant multi time zone, multi office, tout ça. Je me demande comment vous avez fait cette transition-là et comment vous avez... Je...
François Lanthier Nadeau: Excellent question, Duda. Thanks. Moi, ce que j'ai... Francis, tu t'en rappelles peut-être comment je le formulais, mais je disais de quoi, genre, regardez, il y a une couche de synchronisation qu'on doit, genre, nourrir, maintenir, opérer avec tout le reste de Duda. Fait qu'il y a des satellites partout, il y a des cultures différentes, des langages différents, des time zones différents, etc. On l'a mentionné. Tu peux pas être in sync... Avec ces gens-là, en tout temps, ça marche juste pas. C'est juste pas logique. Fait qu'il faut que tu designs une couche d'interaction pis de synchronisation qui est efficace. Pis si tu nails ça, après ça, tu t'en crées, tu te retournes dans ton satellite. Ta réalité, tes affaires, ta business. On restait comme notre vibe, tout ça, tu sais. Mais je pense que c'était fucking tough. C'est fucking tough à designer cette couche-là parce que, d'un côté, toi, t'es pas habitué. Mettons, nous autres, on est pas habitué à des process. Je dis encore nous et on. Il va falloir qu'un moment donné, j'arrête, mais pas sur ce podcast-là. On n'est pas habitués à ça, puis eux sont habitués à ça. Quand tu essaies de te rejoindre dans la zone, soit dans le temps, ou dans les meetings, ou la documentation, où est-ce que tu te synchronises comme équipe, eux, ils ont beaucoup d'attentes au niveau de ce que tu vas amener, ce que tu vas donner, la préparation, le temps, les meetings. Puis nous... Je dis ça, mais en même temps, ils ont été trop fair là-dessus. Ça a été progressif. Il n'y a pas eu de culture clash. très rapide.
Charles Ouellet: Il y a quand même une bonne séparation aussi des responsabilités entre les équipes. Je trouve qu'on s'améliore et on devient de meilleur en meilleur pour trouver ces camps qui vont avoir des dépendances entre les équipes et les prévoir un petit peu d'avant justement pour que ça ne devienne débloquant. Je pense aussi qu'avec la pandémie, veut veut pas, notre équipe, on s'est beaucoup amélioré au niveau remote. On a même engagé, on a trois personnes actuellement à Montréal, trois personnes dans le team. Toutes nos communications se font pratiquement à sync via Slack, même si on est à côté au bureau, tout ce qui est important. Mais ça,
François Lanthier Nadeau: pour répondre un temps à Will, la team du Canada, la team de SNIP, elle reste quand même pas tant remote. C'est-à-dire que même les gens remote de Montréal, on les faisait venir, on les fait encore venir une fois par mois, une ou deux nuits, une activité sociale à chaque fois. On paye toutes les dépenses pour ça parce que... Pour nous, c'est important d'être ensemble et de vivre du bonding, des expériences, whatever.
Charles Ouellet: C'est plus culture d'entreprise et team building.
François Lanthier Nadeau: Même au sein de Duda, c'est un challenge, le remote en général. Oui, mais excellente question. On a une petite dernière. Au début, il y a quelqu'un qui marchait en arrière de moi. J'étais comme, wow, il y a quelqu'un qui a vraiment hâte de poser une question. Il est juste là. Finalement, c'est un ex-chanteur du groupe de rock des années 80, Scorpion, mon ami Emile. Yes !
Participant 4: Tantôt vous avez parlé de leadership, je serais curieux de savoir ça a été quoi la progression parce que je pense qu'au départ il n'y avait pas vraiment de leadership, c'était plus du 50-50, ça a été quoi la progression de ça, le leadership au niveau de la culture, c'est quand vraiment, parce qu'au départ c'était toi qui étais CEO, après ça finalement ça a été toi. Après ça c'était lui. Non c'est lui. Ça a été quoi, à un moment donné ça a été comme non là. Non c'est une bonne question ça.
François Lanthier Nadeau: Dans le fond, Georges a toujours eu un charisme, une autorité et un leadership naturel. Georges était un fondateur de Spectrum qui était aussi cofondateur de Snipcart et qui a exit quand on l'a vendu. L'affaire, c'est que c'était une exposition à temps très partiel à ce leadership-là de Georges. Parce qu'il y avait plein d'autres projets, plein d'autres clients, business, whatever. Il n'était pas full-time avec Snipcart. Puis moi, dans les premières années, je n'avais juste pas la... confiance en moi nécessaire pour être un leader. Je pense qu'il a fallu que j'aille des bons coups, mettons, en arrière de ma cravate, juste des années et de la maturité qui passent avant d'être game, de justement assumer une position un petit peu de leadership. Même avant de vendre Duda, après l'avoir vendu, c'est un work in progress pour moi, le leadership. Je les mettais mes culottes et je les remplissais les souliers, mais je suis quelqu'un de très émotif, très empathique, trop transparent. Des fois, je time mal mes communications sur tout ça. Je pense que ça, c'était mes flaws, mettons, comme leader. Mais d'un autre côté, j'avais une vision. Je suis un bon vendeur, je suis un bon storyteller. Fait que j'étais capable de rassembler ma gang. Le monde savait que je care beaucoup à propos de chacune des personnes qui étaient dans ma team. J'allais marcher chaque semaine. J'essayais de faire une heure de marche avec un membre différent de l'équipe. Juste pour parler de n'importe quoi et juste être proche de mon équipe. Ça a été un peu plus dur une fois qu'on a doublé l'équipe et tout ça après. Mais moi, je pense que j'étais capable, man. Charles, tu me dis de quoi quand je t'ai dit, tu sais, Georges man, peu importe avec qui il parle, il va genre te conter une histoire ou te conter une vision, puis comme, le monde va avoir le goût de travailler avec Georges genre, puis je pense que je te le disais même d'un point de vue un peu comme, pas négatif, mais comme en voulant dire, genre, qu'il est vraiment bon à vendre, tu sais, n'importe quoi, genre, puis tu m'avais dit, ouais, mais actually, Frank, avec toutes les embauches que tu viens de faire, puis toutes les moves que t'as faites récemment, je pense que c'est un petit peu ça pour toi aussi, genre, ça a...
Charles Ouellet: Je te dis plusieurs fois que t'as ressemblé quand même un petit peu à Georges.
François Lanthier Nadeau: Pas au niveau... Pas physique. Georges est beaucoup plus massif que moi, puis moi, je suis une petite pièce d'homme. Ouais, fait que man, le leadership, ça a pris des années avant qu'on s'établisse. Je pense que comme personne, on avait besoin de maturité, comme compagnie aussi, puis une fois que j'ai pris ces souliers-là, je me suis intéressé à ça. Je me suis intéressé à d'autres leaders. Parce que j'apprends beaucoup, moi, par proximité, par osmose. Je veux voir du monde qui l'ont fait ou qui le font en même temps que moi et qui me font triper. Je ne suis pas... Il y a beaucoup, beaucoup d'entrepreneurs que tu vas écouter sur des podcasts, mettons, qui vont tout le temps dire, genre, j'ai lu tel, tel, tel livre et ils appliquent des playbooks ou ils tirent des leçons et je trouve ça sick. Mais moi, je suis comme plus human-driven, genre. Quand je vois du monde qui m'inspire et qui me motive, je suis comme, OK, je vais être un peu plus comme eux ou faire un peu ça comme eux. Fait que... Comme ma blonde dirait, j'allais dans des dîners, des soupers tout le temps. J'essayais même de me faire apprendre comment être un bon leader. J'allais chercher beaucoup aussi de knowledge de Georges encore ce jour. C'est une réponse un petit peu vague, mais je ne sais pas si ça fait assez de sens pour toi.
Participant 4: Oui, absolument.
François Lanthier Nadeau: Je pense que c'est ça au début.
Charles Ouellet: Tu peux y aller là-dessus. Au début, c'était vraiment des devs qui faisaient des features qui leur tentaient. on avait pas de calme c'est sûr on avait pendant longtemps on a été un peu ça deux pendant longtemps c'est plus que trois quatre ans je parle c'est pas juste une couple de mois c'est ce fait qu'on y allait un petit peu avec qu'est ce qu'on au feeling mettons puis on n'avait pas tant de deadline on développer des features on avait quand même du output tout ça mais tu sais on n'avait pas pour qu'on n'ait pas besoin de leadership mais on n'avait pas ressenti besoin mettons d'avoir plus de leadership casseux
François Lanthier Nadeau: Exact. Je pense que tu as un certain scale où ça fait plus de sens d'avoir un truc comme ça. Juste en rentrant chez Duda, on l'a vu justement que le niveau hiérarchique était un petit peu plus vertical et top-down que ce qu'on était habitué, mais ça faisait du sens. Il y avait un niveau de complexité et du besoin d'envoyer tout le monde dans la même direction. Maintenant, il y a un minimum de process ou d'autorité qui doit être mis en place. Est-ce qu'on boit d'autres drinks s'il en reste ? Il y a de l'eau et potable. Il y a quelqu'un qui m'a demandé ça, by the way. L'eau et potable, ici, à Québec. Fait que vous pouvez boire de l'eau aussi s'il ne reste pas de drinks. Puis, on se dit genre un gros fucking merci d'être là et de nous avoir écouté. C'est trop super. Merci, guys. Merci.
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